28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 11:26

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LENINE

 


C'est de qui : Ozanam & Rodier

 

 

La Couv' :

 

Il s'est fait la Russie  /  Ils Ont Fait L'Histoire: Lénine  Vs.  October Cantata

 

Déjà lu chez B.O BD? Ozanam fort souvent, pas Rodier par contre.

 

 

C’est édité par qui ? Glénat.

 

 

Une planche:

 

Il s'est fait la Russie  /  Ils Ont Fait L'Histoire: Lénine  Vs.  October Cantata

 

Ca donne Quoi ? Il y a un moment que je ne m'étais plus penché sur la collection Ils ont fait l'Histoire mais le sujet même de l'un des deux nouveaux volets s'est imposé de lui même.



En effet si j'évite fort soigneusement de parler politique sur un blog dédié à la - possible- alliance entre la Bd et à la musique de film, l'époque troublée dans laquelle nous vivons, faite de scandales et autres malversations en hauts lieux, me porte à croire qu'un album qui évoque des événements qui ont eu lieu il y a un siècle de l'autre côté de l'Europe, et qui seraient presque de mise aujourd'hui quand on voit les similitudes entre les situations, est quasiment d'utilité publique.
 


En effet demandez aujourd'hui à n'importe quel jeune de moins de 20 ans s'il sait qui était Lénine, il y a fort peu de chance qu'il vous réponde par l'affirmative. Pourtant, et même si, on le sait, le bonhomme ne fut pas exempt de reproches, loin de là même, c'est en grande partie grâce à son action que le communisme a pu voir le jour dans un empire dirigé par les tsars depuis des siècles (et si une éventuelle ressemblance entre des hommes d’état  au train de vie princier dirigeant  une nation de citoyens de plus en plus précaires vous apostrophe, elle n’est peut être pas fortuite et -devrait?- vous faire réfléchir sur la possible conduite à tenir dans quelques semaines...).


Mais revenons à nos moutons: Antoine Ozanam, adepte de sujets aussi divers qu'éloignés mais avec une constante dans la qualité, s'est attelé à la difficile tâche de raconter la biographie du dirigeant soviétique en y insufflant un maximum de "vie" via la narration graphique et le trait réaliste de Rodier.

 

Connaissant la culture et l’amour du scénariste pour le médium je suis quasiment sur qu’il connaît les précédentes BD consacrées au bonhomme dont le Lénine et la  grande Révolution que Poïvet a réalisé à la fin des années 60 dans Vaillant, récit aux graphismes réalistes prenants (même si évidement désuets) mais à la partialité quelque peu appuyée ...

 

Il s'est fait la Russie  /  Ils Ont Fait L'Histoire: Lénine  Vs.  October Cantata

 

ou encore le guère plus objectif Lénine dans la collection Les Grandes Biographies en BD et son format poche.

 

Si forcément très riche en texte, l'album d'Ozanam et Rodier ne tombe pourtant que très rarement dans le récitatif de ceux cités ci desus et n'est jamais pesant.

Si j'ai moins apprécié certains passages comme l'évocation de la vie amoureuse de Lénine par exemple, le scénariste a su parfaitement montrer par exemple l'opposition entre le train de vie du révolutionnaire, adepte d'un certain confort et voyageur infatigable, et  ses convictions politiques jusqu'au-boutiste.


La révolution d'Octobre et ses suites aurait peut être gagné à être un peu plus longuement évoquée au détriment d'autres passages, tout comme l’exécution du propre frère de Lénine qui aurait été à l’origine de ses velléités révolutionnaires, mais dans l’ensemble et au vu d’un probable cahier des charges forcément restrictif, le boulot est plus qu'honorable, que ce soit sur la partie scénar comme dessin avec un trait réaliste propre et au dessus de la moyenne de ce que la collection à pu proposer jusqu’ici.

 

Il s'est fait la Russie  /  Ils Ont Fait L'Histoire: Lénine  Vs.  October Cantata

 

Le volume est, comme à l’accoutumée, complété par un dossier sur Lénine, rédigé par Marie Pierre Rey spécialiste de la Russie et de son histoire.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? CANTATE D’OCTOBRE.

 

 

C'est de Qui ? S. Prokoviev

 

 

La couv'

 

Il s'est fait la Russie  /  Ils Ont Fait L'Histoire: Lénine  Vs.  October Cantata

 

Déjà entendu chez nous?  Fort souvent.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si évidement propagandiste et grandiloquente à souhait, la Cantate pour la célébration du vingtième anniversaire de la Révolution d’octobre (oui, j’ai opté pour le titre court) est une œuvre à part dans la discographie pourtant déjà magistrale de son auteur.

 

Ecrite avec enthousiaste pour glorifier la naissance de l’Union Soviétique, de la révolution de 1917 jusqu’à la mainmise de Staline sur le pays, elle permet au compositeur de se voir allouer des  moyens plus que conséquents, cette pièce en dix mouvements comporte un ensemble aussi diversifié qu’original d’instruments : à toute une batterie de cuivres et un chœur fourni viennent s’ajouter un ensemble d’accordéons, un orchestre militaire, des harpes et des claviers et même des sirènes, un véritable canon et un mégaphone (qui clame les discours de Lénine).

 

Si la composition est contrastée et originalement variée, on regrettera son caractère un peu trop « patriotique » (même si Prokoviev –qui reviendra vite de son engouement pour la politique de Staline- ne la proposera pas finalement pour la cérémonie d’anniversaire en question) mais là, reconnaissons-le, c’est de circonstance.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 13:49

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : PAPER GIRLS

 

 

C'est de qui : Brian K. Vaughan & Cliff Chiang

 

 

Une Couv':

 

Des Choses Plus Étranges  /  Paper Girls  Vs.  The Lost Boys

 

Déjà lus sur le site? Oui pour Vaughan.

 

 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Une planche:

 

Des Choses Plus Étranges  /  Paper Girls  Vs.  The Lost Boys

 

Ca donne Quoi ? C’est l’histoire de quatre filles, ados des années 80, dans la banlieue de Cleveland, qui distribuent des journaux sur leurs Bmx pour gagner un peu d’argent de poche. Pourtant, en ce lendemain d’Halloween, pas mal de choses ont changé.

 

Tout commence par la rencontre avec un groupe d’encapuchonnés à la langue bizarre, et pas vraiment amicaux avant de se compliquer sérieusement quand notre quatuor découvre un étrange aéronef dans une cave, voyagent dans le futur où elles rencontrent l’une d’elles en plus vieille, sont attaquées par des créatures géantes et que des êtres d’un lointain futur semblent les observer avec une malsaine attention.

 

La dernière série en date de Vaughan passe encore un cap dans le mélange des genre, avec Paper Girls il exploite à fond, et même un peu plus, le concept du voyage spatio-temporel que, comme à son habitude, il agrémente de références bienvenues à la culture pop.

 

Le dessin est dynamique et agréable, un peu dans l’esprit de celui de Terry Moore même si moins précis.

 

L’ensemble fait parfois un peu fourre-tout, voire paraître partir dans tous les sens, mais faisons confiance au créateur de séries aussi réussies que Y Le Dernier Homme ou The Private Eye pour savoir où il nous emmène.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE LOST BOYS

 

 

C'est de Qui ? T. Newman

 

 

La couv'

 

Des Choses Plus Étranges  /  Paper Girls  Vs.  The Lost Boys

 

Déjà entendu chez nous?  Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Comme beaucoup de films à succès des années 80, Génération Perdue possède une bande son composée de morceaux pop-rock de l’époque qui, bien évidement ont pour la plupart fort mal vieillis aujourd’hui (on gardera éventuellement la reprise du People are Strange des Doors par Echo and the Bunnymen et le gothique Cry Little Sister).

 

Néanmoins oublier la –courte-  partition que Thomas Newman a écrite pour cette variation plutôt réussie du film de vampires avec ados serait dommage.

 

Orchestration sombre et très rythmée sur les passages d’action, ponctuée de phrases à l’orgue histoire d’enfoncer le pieu, si elle est parfois alourdie de synthés craspecs et autres effets datés, elle excelle dans l’évocation de l’horreur et du suspense.

 

Si quelques passages sont un peu exagérés pour bien coller avec Paper Girls, l’ambiance 80’s et la tension constante de la B.O en font une compagne originale du comics de Vaughan et Chiang.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 17:05

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : TU SAIS CE QU’ON RACONTE…

 

 

C'est de qui ? Rochier (scénario), Daniel Casanave (dessins), Wandrille et Maud Bachotet (couleurs)

 

 

La Couv':

 

Elle court, elle court, la rumeur   /   Tu sais ce qu'on raconte… vs. Le Boléro

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour le dessinateur.

 

C'est édité chez qui?  Warum.

 

 

Une planche:

 

Elle court, elle court, la rumeur   /   Tu sais ce qu'on raconte… vs. Le Boléro

 

Ca donne Quoi ? Dans une petite ville, la rumeur court qu'un jeune homme impliqué dans un accident mortel quelques années avant est passé boire un verre au bar. Du coup, plein de choses ressortent et la ville se divise entre ceux qui le croient responsable ou non. La folie monte jusqu'à ce qu'un autre accident ait lieu.

 

Daniel Casanave est un formidable dessinateur qui sait donner de la vie et de l'importance à des petits détails à priori sans importance : un mouvement (oui en BD), une expression, un outil… Il sait donner une vérité à tous ces personnages différents.

 

Gilles Rochier lui a offert un scénario qui met l'accent sur les mensonges, les mesquineries et les souffrances qui restent dans la ville depuis le 1e accident… et de la bêtise humaine qui mène au drame une fois de plus.

 

J'ai juste regretté un point : je trouve que la colorisation dans des teints brunâtres ou rougeâtres écrase par moments la lisibilité des dessins. Était-ce le choix du dessinateur? Je n'en suis pas sûre.

 

Ce petit bémol mis à part, cet album est une superbe réussite.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LE BOLERO

 

 

C'est de Qui Maurice Ravel

 

 

La couv'

 

Elle court, elle court, la rumeur   /   Tu sais ce qu'on raconte… vs. Le Boléro

 

Déjà entendu chez nous?  oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Il semble inutile de présenter Le Boléro de Maurice Ravel qui est l'une des œuvres de musique classique les plus connues, jouées et détournées partout dans le monde.

Pour accompagner une rumeur qui monte et enfle, c'est l'accompagnement idéal.

 

Un début en douceur avec un fond de percussion régulière et des pupitres de cordes jouant sans archet, puis une flute solo énonce le thème de base arrive très vite. Elle est remplacée par une clarinette solo,  puis un basson solo joue le 2e thème. Une succession d'interventions d'instruments solos interviennent sur l'un ou l'autre thème en augmentant le niveau sonore petit à petit jusqu'à l'accord final et brutal.

 

Cette fin sonore convient parfaitement à celle de l'album : "si ça se trouve, c'était même pas lui…"

 

Pour le plaisir de l'œil, voici une version du Boléro, que j'ai trouvée par hasard, réalisé par un étudiant d'une université brésilienne en spécialité cinéma d'animation :

 

 

Un détournement célèbre :  Le parti d'en rire de Francis Blanche et Pierre Dac.

 

 

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Une chronique de Gen

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 08:26

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : GERONIMO

 


C'est de qui : Matz et Jeff

 

 

La Couv':

 

Le sentier de la guerre  /  Géronimo  Vs.  The Duel

 

Déjà croisé sur le site? Oui, ensemble même.

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres.

 

 

Une planche:

 

Le sentier de la guerre  /  Géronimo  Vs.  The Duel

 

Ca donne Quoi ? Après le très original Geronimo, mémoires d’un résistant apache, sorti l’an passé chez Delcourt, c’est au tour du duo derrière, entre autre, Balles Perdues, déjà chez Rue de Sèvres, de s’intéresser à l’un des personnages les plus marquants de l’Histoire des amérindiens. Dans ce one shot sont retracées les années de lutte du chef indien, de la mort de sa famille, déclencheur de sa fureur, jusqu’aux ultimes soubresauts de sa guerre ouverte contre l’envahisseur blanc qui le conduira dans les réserves indiennes.

 

Ici l’angle choisi est très « western », l’album privilégiant clairement l’action et le spectacle via une unité du fond et de la forme assez frappante. Pas de grande réflexion psychologico historico sociale sur la condition indienne ou sur la justesse de leur combat, mais plus une suite chronologique d’évènements marquants, souvent héroïques, mis en valeur par des planches spectaculaires ou des pleines pages très travaillées.

 

Si on reprochera peut être au trait de Jef d’être parfois trop ressemblant en ce qui concerne les visages de ses protagonistes, ou de manquer de finesse, toujours sur les visages, dans les plans d’ensemble,  on reconnaîtra au duo un réel sens de la mise en scène et un savoir faire narratif dans le grand spectacle sauvage et violent.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE DUEL

 

 

C'est de Qui ? C. Eastman

 

 

La couv'

 

Le sentier de la guerre  /  Géronimo  Vs.  The Duel

 

Déjà entendu chez nous ? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ?   Eastman, violoniste depuis son plus jeune âge ayant collaboré avec des pointures dans le monde de la musique (de Beck à Bryan Adams en passant par Elton John) a, hélas, été introduit à la musique de film par Hans Zimmer avec qui il a bossé sur, entre autre, Black Hawk Down ou Pirates de s Caraïbes.

 

L’expérience lui ayant plu il a depuis monté son propre studio d’enregistrement où il compose, seul dorénavant (et c’est tant mieux) ses propres scores.

 

Sur ce western en apparence classique et qui n’évite pas certains clichés, mais avec quelques variantes appréciables, s’il fait pas mal dans l’underscoring, Eastman construit lentement sa montée en tension vers un climax attendu. Son travail avec Carter Burwell sur le remake (dispensable) d’Alamo se fait sentir ici, l’influence du compositeur attitré des frères Cohen étant évidente notamment dans l’absence de thèmes répétés (voire même distincts).

 

Grand amateur d’instruments à cordes, c’est à cette famille qu’il donne la part du lion et, si pas des plus originale, la couleur générale de la B.O est agréable.

 

On aurait fort bien plus choisir un score plus animé voire héroïque pour cette version de la vie de Géronimo mais l’ambiance de la BD étant déjà au sensationnalisme, j’ai préféré baisser l’atmosphère d’un ton.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 11:43

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ELFQUEST. LA QUETE ORIGINELLE.

 


C'est de qui : Wendy et Richard Pini

 

 

La Couv':

 

Le Retour des Elfes!  /  Elfquest  Vs.  The Sword and The Sorcerer

 

Déjà lu sur le site? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Snorgleux comics.

 

 

Une planche:

 

Le Retour des Elfes!  /  Elfquest  Vs.  The Sword and The Sorcerer

 

Ca donne Quoi ? J’ai, en plus probablement de la passion du médium BD, un autre point commun avec Eric Joly, éditeur d’Elfquest, c’est un passé de rôliste. C’est également durant cette période (je vous parle d’il y a plus de vingt ans n’est-ce pas) que j’ai découvert, succinctement, la série de Wendy et Richard Dini, vous imaginez donc la Madeleine de Proust que représente pour moi (et très probablement pour pas mal de lecteurs) cette réédition.

 

Pour ceux qui ne connaitraient pas du tout la série, Elfquest raconte la destinée d’une tribu d’elfes, les Wolfriders (qui, les plus anglophones de nos lecteurs l’auront compris, ont des loups comme montures) dont la forêt a été brulée par les hommes, ennemis de toujours, et qui, après avoir fui au travers du territoire des Trolls, trompés par ceux-ci, se retrouvent dans le désert.

 

Alors que tout espoir de survie semble perdu, nos héros tombent sur d’autres elfes, différents d’eux, avec qui ils vont, tant bien que mal, apprendre à cohabiter, une romance compliquée naissant même entre le chef des Wolfriders et la fille du leader de ces cousins à la peau halée.

 

Née à la fin des années 70, la série du couple Dini s’inspire évidement de certains de ses glorieux prédécesseurs tout en ayant une vraie personnalité, des personnages attachants et un scénario aussi plein de rebondissement que de bons sentiments. Si le look et les noms de ses protagonistes semblent être l’héritage d’une époque révolue (on a parfois l’impression que les costumes sont tout droit sortis de Hair) la série n’a pourtant pas pris une ride et tient sans soucis la dragée haute à bien des publications actuelles du genre.

 

Depuis longtemps indisponible en VF, Elfquest est, pour un début, un choix judicieux et réjouissant de la part de Snorgleux comics qui l’a soigné niveau édition. Vivement la suite.

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LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE SWORD AND THE SORCERER

 

 

C'est de Qui ? D. Withaker

 

 

La couv'

 

Le Retour des Elfes!  /  Elfquest  Vs.  The Sword and The Sorcerer

 

Déjà croisé chez nous? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Dans une improbable Angleterre médiévale un mercenaire doté d’une épée toute aussi  improbable (elle a trois lames dont deux éjectables ! si, si, c’est le genre de choses que l’on pouvait voir dans un film de Fantasy dans les années 80) apprend qu’il est l’héritier du royaume et compte bien faire valoir ses droits, quitte à tout massacrer (comprendre le vil usurpateur et ses troupes ainsi qu’un sorcier antédiluvien, du menu fretin quoi !) sur son passage (et emballer la princesse of course).

 

C’est donc le sujet de ce film de genre qui, sorti la même année que Conan le Barbare de John Milius (décidément, on y revient beaucoup je trouve ces jours ci !) ne pourra évidement pas rivaliser avec, pas que, de toute façon, il est mis une quelconque chance de son coté pour le faire.

 

Coté musique le britannique Withaker qui s’est fait les dents (hum !) sur des films de vampire de la Hammer, prouve qu’il est tout a fait capable d’écrire une partition ambitieuse,  inspirée aussi bien par les compositeurs de la fin du siècle dernier que par certains de ses illustres prédécesseurs, Korngold en tête.

 

Avec des thèmes florissants bien distincts et tous très travaillés, il livre une B.O avenante et joyeuse où les passages un peu plus noirs du scénario sont souvent atténués, les instruments à vents y sont bien exploités face au cocktail de cuivres et cordes plus attendu. La partition ne manque pas d’originalité avec quelques –trop rares cependant- passages frôlant l’atonalité que ce soit via les flûtes où un inattendu xylophone et se place loin au dessus de pas mal de productions à venir du genre, Conan excepté même si l’on se souvient de tout ce que Poledouris a emprunté à Prokoviev.

 

Une très agréable musique d’accompagnement dont l’ambiance colle quasi parfaitement à celle de ce premier volet d’Elfquest.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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