1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 12:42
Fantastique Jeunesse!  /  L'étrange Boutique de Miss Potimary  Vs.  ParaNorman

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : L’ETRANGE BOUTIQUE DE MISS POTIMARY

 


C'est de qui : I. Chabbert & S. Lefèbvre

 

 

La Couv':

 

Fantastique Jeunesse!  /  L'étrange Boutique de Miss Potimary  Vs.  ParaNorman

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Jungle

 

 

Une planche:

 

Fantastique Jeunesse!  /  L'étrange Boutique de Miss Potimary  Vs.  ParaNorman

 

Ca donne Quoi ? Si vous ne le saviez pas déjà, les plus beaux cadeaux sont ceux que l’on se fait soi même ! Ce n’est pas Betty, tout juste 9 ans, qui vous dira le contraire. Avec le pécule reçu pour son anniversaire la fillette achète, dans une mystérieuse boutique d’antiquités, une curieuse « boîte à secrets » orientale.

 

Elle ne s’attendait probablement pas à se retrouver, une fois le mécanisme déjoué, dans un passé alternatif où elle a pris la place de sa propre mère enfant et où elle va devoir, aidée de sa fidèle petite souris –qui s’est mise à parler au passage-  aider une poignée de fantômes à libérer l’un d’entre eux.

 

Fantastique, aventure et humour sont les principaux ingrédients de cette nouvelle série au dessin à mi chemin entre l’illustration jeunesse et le manga.

 

La plus jeunes des critiques de chez B.O BD (8 ans depuis peu)  à trouvé l’histoire de ce premier tome palpitante et son paternel pense que le potentiel est clairement là pour la (les) suite(s) !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? PARANORMAN

 

 

C'est de Qui ? J. Brion

 

 

La couv'

 

Fantastique Jeunesse!  /  L'étrange Boutique de Miss Potimary  Vs.  ParaNorman

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Une fois ou deux probablement.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Salué par tout un pan de la critique et du public, ce long métrage d’animation où un jeune garçon voit des fantômes (tiens !), a une B.O assez remarquable dans son genre écrite par l’homme à qui l’on doit des choses aussi éclectiques que le Magnolia de Anderson ou le Eternal Sunshine…de Gondry.

 

Des univers décalés, profonds, complexes, j’en passe et des meilleurs que l’ancien multi-instrumentaliste leader de groupes pop-rock a su s’approprier et auxquels il a donné une couleur sonore marquante.

 

Pour cette comédie animée macabre, il parodie allègrement le meilleur des films de genre des années 80 (des Friday the 13th aux Griffes de la nuit) en alternance avec des passages d’action ou de comédie débridées aux orchestrations parfois rugissantes.

 

Il est amusant de noter que pour un premier dessin animé (Brion n’a d’ailleurs renouvelé l’expérience que pour un court métrage Pixar depuis), le compositeur s’en sort au mieux, prouvant une grande connaissance mélodique et une ouverture musicale qui fait plaisir à entendre.

 

Loin de certaines B.O récentes formatées de Disney, ParaNorman apporte un soupçon de frisson bienvenu à l’Etrange boutique de Miss Potimary.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 10:09

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : HEARTBEAT

 


C'est de qui : M. Llovet

 

 

La Couv':

 

Le Sang c'est la vie (la BD aussi un peu)  /  Heartbeat  Vs.  Dracula

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Une planche:

 

Le Sang c'est la vie (la BD aussi un peu)  /  Heartbeat  Vs.  Dracula

 

Ca donne Quoi ? Le manga, on l’a souvent vu chez nous, n’est plus depuis longtemps, l’apanage des auteurs orientaux puisque que ce soit aux States ou en Europe, nombre de dessinateurs ont produit des choses qui n’ont pas à rougir face à leurs cousins asiatiques.

 

Maria Llovet, auteur espagnole assez peu connue chez nous (seuls trois de ces titres ont été traduits en français il y a une poignée d’années) peut se targuer de faire partie du lot ; son Heartbeat, sorte de variation vampirique dans un lycée japonais où une hjeune élève, rejettée par certains étudiants à cause de ses origines sociales modestes, va rencontrer un buveur de sang aussi charismatique que dangereux.

 

Alors attention, on n’est pas dans Twilight non plus hein, faut ps déconner, ce serait le cas je n’aurais pas pris la peine de lire et de chroniquer ce titre ; non ici on est sur un quasi exercice de style au scénar malsain et aux graphismes hybrides qui empruntent autant à des gens comme Paul Pope, James Jean qu’à, dans une moindre mesure, Suehiro Maruo.

 

La forme est donc aussi importante sinon  plus que le fond et seuls  les textes poétiques qui rendent l’ensemble  un brin bavard sont à regretter.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? DRACULA

 

 

C'est de Qui ? T. Morris

 

 

La couv'

 

Le Sang c'est la vie (la BD aussi un peu)  /  Heartbeat  Vs.  Dracula

 

Déjà entendu chez nous?  Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Vous savez que je suis un grand amateur devant l’etrenel du roman de Bram Stoker, ainsi, quand une adaptation voit le jour, qu’elle soit sur papier, petit ou grand écran, je me surprend chaque fois à espérer qu’elle fera, ne serait-ce qu’en partie, honneur à la version d’origine.

 

Làs, ce ne fût pas le cas sur cette (heureusement) éphémère série TV où la prod a eu entre autre l’idée saugrenue de confier le rôle du Comte à Jonathan Rhys Meyers pour qui le costume s’est avéré trop grand…et ce ne fût pas la moindre de ses failles.

 

Mais passons et intéressons nous quelques instants (le temps de la lecture de Heartbeat en fait, ni plus ni moins) à la musique de l’unique saison, que l’on doit au décidément prolifique (mais pas toujours inspiré) Trevor Morris.

 

Il donne la primeur à l’électronique au détriment de l’orchestre traditionnel ce qui, déjà, pour une série se déroulant dans l’Angleterre Victorienne, peut surprendre, mais admettons. Le souci c’est surtout que l’ensemble reste assez basique, très attendu, avec des montées en puissance rare et trop classiques et une alternance émotion/suspense vite répétitive. Néanmoins, soyons honnêtes, c’est un peu l’ambiance du « manga » de Llovet et la musique de Morris intensifie même cette étrange atmosphère à mi chemin de la série ado et de l’horreur trash.

 

 

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Une chronique de Fab

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 12:20

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : SHI. AU COMMENCEMENT ETAIT LA COLERE.

 


C'est de qui : Zidrou & Homs

 

 

La Couv':

 

La vengeance est un plat qui se mange...au féminin  /  Shi  Vs.  The Grandmaster

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour Zidrou, souvent même.

 

 

C’est édité chez ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

La vengeance est un plat qui se mange...au féminin  /  Shi  Vs.  The Grandmaster

 

Ca donne Quoi ? C’est un Zidrou en grande forme que l’on retrouve en ce début d’année avec ce récit se déroulant sur des époques différentes où il est question de vengeance…féminine.

 

L’album s’ouvre sur une scène choc s’il en est ; à Londres de nos jours, le grand patron d’une fabrique d’armes voit sa femme et son fils périr dans un attentat préparé avec ses propres créations. Flashback, même lieu mais à l’époque de l’Exposition Universelle ; une jeune fille de bonne famille (mais toute bonne famille a ses vilains secrets n’est ce pas ?) au tempérament rebelle, décide de s’intéresser au sort d’une japonaise dont le bébé est mort et qui a été enfermée dans un asile, sans se douter que ses actes impulsifs vont avoir de graves répercussions.

 

Beaucoup d’action, parfois très rocambolesque, pour un premier tome riche (même un brin trop coté narration au départ), magnifiquement illustré par un Homs dont le trait réaliste expressif et des plus sensuel, n’est pas sans faire penser à ceux de Landa ou d’Anthony Jean.

 

De l’aventure avec un grand A, amenée à se décliner dans le temps ce qui, si la qualité d’écriture reste la même et les promesses sont tenues, n’est pas pour me déplaire !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE GRANDMASTER

 

 

C'est de Qui ? Shigeru Umebayashi

 

 

La couv'

 

La vengeance est un plat qui se mange...au féminin  /  Shi  Vs.  The Grandmaster

 

Déjà croisé dans le coin?  Non

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? J’ai été fort étonné, pendant le générique de cette bio plutôt réussie de l’expert en arts martiaux qui entraina, entre autres, Bruce Lee, de voir, accolé au nom du compositeur japonais figurait celui de Nathaniel Mechaly. En effet, après prise d’infos, il semblerait que Mechaly ait été embauché pour « occidentaliser » le score du film pour les publics américains et européens.

 

Si pas foncièrement mauvais ce dernier a hélas un peu trop bossé pour l’écurie de nounours Besson et y a chopé des automatismes disgracieux ; là il a même poussé le vice jusqu’à inclure deux morceaux de Morricone !

 

Nonobstant, les compositions d’ Umebayashi ont encore une place prépondérante sur la bobine et la galette, Wong War Kai, avec qui le compositeur a bossé une paire de fois, lui a demandé de faire juste part entre mélodies traditionnelles savamment imbriquées dans des thématiques plus cinématographique et pistes d’action.

 

On entend tout de suite l’apport de Mechaly sur des passages bien plus bateaux, voire parfois un brin dégoulinants et, surtout, bien plus formatés.

 

Si l’on fait abstraction d’un réel manque d’unité sur l’ensemble, surtout à l’écoute seule, on obtient là un accompagnement intéressant pour ce premier épisode de Shi qui, lui aussi, mélange orient et occident (et plus su affinités !)

 

 

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Une chronique de Fab

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 15:48

 

Suite de notre cycle thématique du week-end; après les horreurs de la Guerre au Japon, voici un album qui évoque le drame de la vie sous l'occupation durant la Seconde Guerre Mondiale.

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : COLLABORATION HORIZONTALE

 


C'est de qui : Carole Maurel & Navie

 

 

La Couv':

 

Guerre et BD  /  Collaboration Horizontale  Vs.  Kings Go Forth

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour la dessinatrice.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche:

 

Guerre et BD  /  Collaboration Horizontale  Vs.  Kings Go Forth

 

Ca donne Quoi ? Je vais probablement faire grincer des dents dans les chaumières mais je serais parfois tenté de reprendre l'affirmation de Lalo Schifrin qui disait que 70% de la réussite d'un film est dû à sa musique, et à l'appliquer à la partie dessin dans la BD.


Certes ce serait un peu extrême mais je reste persuadé que tout fan intégral du médium comme moi ne serait pas loin du 50% voire 60% même en faveur des graphismes.


Forcément en attaquant ma chronique sur ce laïus vous pourriez penser, et je ne vous jetterais pas la pierre, que l'album du jour se résume à cette proportion. Il n'en n'est rien. Son scénario est même, c'est une évidence, à l’ origine de l'inspiration de la dessinatrice; c'est une histoire de femmes, une histoire d'amour, un récit fictif certes mais nourri d'éléments historiques.

 

En pleine Seconde Guerre Mondiale, dans un immeuble parisien, véritable microcosme de la société d’alors, avec ses sympathisants silencieux limite collabos, ses résistants de l’ombre qui luttent contre l’envahisseur et ces messieurs et mesdames tout le monde qui tente de continuer à vivre, Rose jeune femme dont le mari est au front et qui vit avec son fils, va commettre l’irréparable, tomber amoureuse d’une bel officier allemand.

 

Guerre et BD  /  Collaboration Horizontale  Vs.  Kings Go Forth

 

Une alliance rare du fond et de la forme font de ce drame historique une très belle réflexion tout en pudeur (et ce malgré son titre finalement assez cru) sur l’amour, la différence, le prix à payer pour assumer ses fautes. Certes on verse parfois dans le mélo et quelques lieux communs, mais la partie graphique finit d’emporter l’adhésion.

 

Après l ‘Apocalypse selon Magda l’an passé, Carole Maurel livre en effet une copie sans fautes, avec une narration graphique inspirée et innovante, toute en nuances, véritable plus value de Collaboration Horizontale.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? KINGS GO FORTH

 

 

C'est de Qui ? E. Bernstein

 

 

La couv'

 

Guerre et BD  /  Collaboration Horizontale  Vs.  Kings Go Forth

 

Déjà entendu sur B.O BD? Pas mal ouais.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Au milieu d’une année chargée en B.O variée, Bernstein écrit une de ses partition les plus aboutie pour ce film de guerre qui, comme l’album BD du jour, se déroule durant les dernières heures de la Seconde Guerre Mondiale.

 

Si l’on passe le thème d’ouverture, un brin trop martial pour nous intéresser, l’éventail que propose le score de kings Go Forth est aussi riche que vaste. Du suspense, de la romance, des bon sentiments, de la musique illustrative où les groupes d’instruments jouent en solo ; on a même une poignée de pistes jazzy très agréables.

 

Le Bernstein des débuts, déjà touche à tout mais encore plein de fraicheur et pas encore roué aux ficelles du métier, ça ce ne se refuse pas, surtout quand c’est pour écouter avec un album original que celui chroniqué ci- dessus.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 18:23

 

 

Trois oeuvres aux antipodes dont le fil rouge est la guerre pour un week-end thématique  pas comme les autres, initiée par Gen.

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : MARUTA 454

 

 

C'est de qui ? Paul-Yanic Laquerre (Scénario), Pastor (Dessins & couleurs) - Song Yang (Direction artistique)

 

 

La Couv':

 

Guerre et BD  /  Maruta 454  Vs.  Furyo

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

Une planche:

Guerre et BD  /  Maruta 454  Vs.  Furyo

 

Ca donne Quoi ? Si les expériences faites sur les prisonniers par les médecins nazis dans les camps de concentration ont été dévoilées par les récits de survivants et des documents retrouvés dans les camps, celles réalisées par les scientifiques japonais sur des prisonniers chinois ou coréens sont encore niées par le Japon et peu connues en Occident.

 

Cet album, paru en 2010 chez Xiao Pan (éditeur disparu depuis), raconte la rafle des hommes valides d'un village chinois. Les villageois croient d'abord à une période de travail forcé mais découvrent rapidement qu'ils ne sont que des cobayes (maruta = cobaye) utilisés pour des expériences dont l'issue ne peut être que la mort : prélèvement quotidien de sang, résistance aux gaz nocifs ou au froid ou aux chocs électriques… Tout cela étant réalisé sous la surveillance de médecins militaires qui ne seront pas inquiétés après la guerre pour la plupart.

 

Le maruta 454 s'appelait Wang Ziyang et était potier. Il a réussi à s'échapper avec 11 compagnons et a rejoint, contraint et forcé, la résistance à l'envahisseur japonais dans l'armée de la Troisième Route. C'est grâce à son témoignage et celui d'autres évadés que Paul-Yanic Laquerre, historien canadien, a écrit le scénario et un intéressant dossier historique en fin d'album.

 

Guerre et BD  /  Maruta 454  Vs.  Furyo

 

Grâce aux dessins de Pastor dans des tonalités sombres et nocturnes, ce récit terrible est devenu une aventure humaine douloureuse et violente mais sans images excessivement choquantes.

 

Un album qui est aussi un cri contre les horreurs que la guerre entraîne dans son sillage.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? FURYO

 

 

C'est de Qui Ryūichi Sakamoto

 

 

La couv'

 

Guerre et BD  /  Maruta 454  Vs.  Furyo

 

Déjà entendu chez nous?  oui.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? À la sortie du film (1983), ce morceau avait envahi les ondes. Ce mélange de musique électronique, orchestre classique, instruments japonais était nouveau pour beaucoup d'oreilles occidentales. La douceur de cet air contrastait totalement avec le contexte du film : un camp de prisonniers où sont entassés des soldats des armées du Commonwealth (furyo = prisonnier de guerre). Elle contraste aussi avec la violence des rapports humains entre geôliers et prisonniers.

 

Il y avait 2 musiciens/comédiens dans ce film : David Bowie et Ryūichi Sakamoto. David Bowie n'a pas voulu écrire la musique du film pour y être seulement comédien. Et c'est donc Ryūichi Sakamoto qui a composé tous les morceaux de la BO. Il y a gagné une récompense du BAFTA (British Academy of Film and Television Arts).

 

Une musique qui accompagnera en douceur la découverte de l'album pour beaucoup de lecteurs.

 

 

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Une chronique de Gen 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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