27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 16:51

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LIBERTALIA. 1

 


C'est de qui : Grella, Pigière & Miel

 

 

La Couv':

 

La Liberté ou...la liberté  /  Libertalia  Vs.  The Sea Hawk

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour le dessinateur.

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman.

 

 

Une planche:

 

La Liberté ou...la liberté  /  Libertalia  Vs.  The Sea Hawk

 

Ca donne Quoi ? S’emparant de la légende de la colonie Libertalia où une poignée de gentilshommes de fortune donneront naissance aux prémices de l’anarchie, les deux scénaristes de cette trilogie font souffler le vent de la grande aventure à l’ancienne.

 

Leurs deux jeunes héros, un riche héritier idéaliste et un prêtre désabusé par les inégalités, vont être pris dans le tourbillon d’évènements qui les mènent, dans ce premier tome, de la France de la fin du XVII° siècle aux plages sauvages de Madagascar où ils vont fonder Libertalia.

 

Avec un scénario classique mais sans temps morts (souffrant même parfois de certaines ellipses un rien abruptes) ponctué de batailles navales dignes des grandes oeuvres du genre, Le Triomphe ou la mort a surtout été l’occasion pour moi de retrouver le dessinateur de l’excellente série Galkiddek qui démontre là une autre facette de son talent sur des paysages et scènes plus grandioses.

 

La Liberté ou...la liberté  /  Libertalia  Vs.  The Sea Hawk

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE SEA HAWK

 

 

C'est de Qui ? E. Korngold

 

 

La couv'

 

La Liberté ou...la liberté  /  Libertalia  Vs.  The Sea Hawk

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? La valeur se mesure donc belle et bien au nombre des années, j’n veux pour preuve ce score de l’Age d’Or Hollywoodien, composé par l’un de ses plus illustres représentant et dont l’influence s’est étendu sur plus de six décennies.

 

The Sea Hawk, après les succès des deux précédents longs en costume mettant en vedette Eroll Flynn, bénéficie d’un budget plus que conséquent et réunit tout ce que le genre a de meilleur. Coté musique Korngold conjugue ce qui a fait le succès de ses précédents efforts : l’humour soigné de The Adventures of Robin Hood, les grands airs d’aventure de Captain Blood, le tout panaché de thèmes aux accents plus historiques et plus majestueux. Il écrit 1h 40 de score pour un film d’à peine plus de deux heure et bénéficie pour l’exécution d’un orchestre de plus de 50 musiciens.

 

Ses phrases recherchées, l’utilisation des leitmotiv et du chromatisme font de The Sea Hawk une B.O remarquable en tout points, bien bel accompagnement au tome 1 de Libertalia.

 

 

 

-----------------------------

 

 

Une chronique de Fab

Repost 0
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 13:31

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : LES SCHTROUMPFS

 

 

C'est de qui ? Peyo avec parfois l'intervention de Yvan Delporte ou Gos pour les scénarios ou les dessins

 

 

Une Couv':

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie2)

 

Ca donne Quoi ?

 

Les schtroumpfs et le Cracoucass – 1968

Le grand schtroumpf a encore raté une expérience : son engrais transforme une pâquerette en plante carnivore. Mais les 2 schtroumpfs auxquels il demande d'aller l'enterrer dans le désert le jettent dans un précipice… 1 goutte tombe dans la bouche d'un oisillon qui devient un oiseau monstrueux. Celui-ci va s'attaquer au village et le détruire partiellement. Réfugiés dans la vieille tour abandonnée, les schtroumpfs vont transformer une arbalète en lance-pierres, puis lance-pétard. L'oiseau déplumé est capturé et sera réduit à une taille minuscule par une potion prise chez Gargamel.

 

Une fois de plus (ce n'est pas la dernière), une désobéissance aux consignes entraîne une catastrophe. Un méchant oiseau attaque le village, mais une cigogne aide les schtroumpfs à se réunir. Le grand schtroumpf apparait ici comme un vrai héros totalement dévoué aux petits schtroumpfs au risque de mettre sa vie en danger (la corrida avec le cracoucass déplumé est comique).

J'avoue que celui que je préfère dans cette histoire est le cracoucass qui est un vrai méchant qui n'a pas de raison spéciale d'en vouloir aux schtroumpfs, à part peut-être le côté alimentaire!

 

Le schtroumpfeur de pluie – 1969

Le schtroumpf bricoleur a une idée géniale : fabriquer une machine à contrôler le climat… et cela fonctionne! Mais les intérêts divergents du schtroumpf paysan, qui veut de la pluie pour ses salades, et du schtroumpf poète, qui veut écrire une ode au soleil, vont entreîner un dérèglement du climat se traduisant par des passages instantanés du chaud au glacial ou du soleil à la tempête. Heureusement que le grand schtroumpf (encore lui!) a une idée géniale pour détruire l'invention folle.

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie2)

 

Y aurait-il un soupçon de défiance envers les techniques appliquées trop vite sans tests chez le trio Peyo, Gos et Delporte? On pourrait le croire au vu des catastrophes provoquées par la machine (heureusement uniquement sur le village schtroumpf). À moins que ce ne soit un héritage rabelaisien du "science sans conscience n'est que ruine de l'âme" pour montrer qu'une technique de pointe ne doit pas être utilisée n'importe comment ou mise entre n'importe quelles mains. N'empêche, quel génie, ce schtroumpf bricoleur!

 

Le Cosmoschtroumpf – 1969

 

Au lieu de se contenter de rêver devant les étoiles, le cosmoschtroumpf veut visiter d'autres mondes. Malheureusement sa fusée, motorisée par l'usage d'un pédalier, n'est pas assez puissante. Mais la solidarité n'est pas un vain mot pour les schtroumpfs et ils vont réaliser ce rêve en démontant et remontant la fusée et en se transformant en "schlips". Pour convaincre le cosmoschtroumpf de rentrer chez lui, il va falloir lui imposer une série d'épreuves dont la dernière sera décisive.

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie2)

 

Le groupe formé par les 100 schtroumpfs est vraiment fantastique quand il s'unit pour combattre la dépression d'un des leurs. Je suis juste étonnée qu'ils n'arrivent pas à parler le langage humain (sans schtroumpf) et qu'ils passent aussi aisément au langage schlips. J'aime beaucoup la morphologie des schlips imaginée par Peyo : une peau rouge (contraste avec le bleu), des cheveux noirs raides, une bouche cernée de blanc (comme un maquillage de clown) et un pagne en paille. Une vraie tribu sauvage, quoi! Les épreuves brillamment réussies par l'aspirant schlips sont plus drôles les unes que les autres, le grand schtroumpf les imaginant sur le vif car il n'avait pas prévu que le cosmoschtroumpf veuille rester sur sa nouvelle  "planète".

 

Notons que cette histoire a été créée en 1969 à l'époque où le programme Apollo battait son plein et l'année où Neil Armstrong a posé le pied sur la lune.

 

Schtroumpf vert et vert schtroumpf -1972

 

Le langage schtroumpf nous semblait bien établi jusqu'à ce que nous découvrions qu'il y a une différence entre le Sud et le Nord du village. Tout part du prêt par le schtroumpf bricoleur de son schtroumpfe-bouchon  à un schtroumpf du Nord qui cherche un tire-bouschtroumpf. Puis la représentation de la pièce "le petit schtroumpferon rouge" (et pas le petit chaperon schtroumpf selon le Sud) tourne à la bataille rangée. Le grand schtroumpf, pris par ses expériences, a cru régler le problème, mais une frontière Nord-Sud est tracée au sol. Le seul à pouvoir réunir les schtroumpfs est Gargamel. Pour cela, le grand schtroumpf utilise une formule magique pour échanger leurs corps. Pour une fois, c'est Azraël qui sauvera le village, quand l'échange de corps est annulé, en s'attaquant à Gargamel qu'il croit être toujours le grand schtroumpf.

 

 Il se dit que Delporte et Peyo voulaient  évoquer la querelle linguistique entre wallons et flamands dans cette histoire. Mais elle s'applique aussi bien à toutes les "querelles de clocher" qui créent des bagarres entre quartiers ou entre groupes quelconques dès qu'il y a une différence pouvant servir de déclencheur. En littérature, je pense à la querelle des "petits-boutiens" de Lilliput et des "grands-boutiens" de Blefuscu dans les voyages de Gulliver de Jonathan Swift ou à la guerre des boutons de Louis Pergaud… Des ambiguïtés dans le langage persistent de nos jours : des mots qui n'ont pas le même sens en anglais du Royaume Uni qu'en anglais des États-Unis, des mots anciens oubliés par les français et encore utilisés par les canadiens francophones… Ces ambigüités restent au niveau de la moquerie le plus souvent, mais elles peuvent entraîner des problèmes dans des relations commerciales quand les interlocuteurs ne mettent pas le même objet sur un même mot, par exemple.

 

J'ai un souvenir personnel de mes années d'études : un copain étudiant du Nord avait invité un groupe à fêter son anniversaire chez lui. En fin de repas, je luis dis : "je vais passer la pièce. Où est-elle?". Il me demande ce que je veux et je lui dis : "En français courant, une serpillière!". "Ah! Une wassingue!" m'a-t-il répondu. Autrement dit, 3 mots pour le même objet. Et plus tard en Lorraine on m'a dit que c'était un torchon de plancher, 4e mot.

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie2)

 

Le lecteur découvre avec joie qu'il n'est pas le seul à ne pas toujours comprendre ce que disent les schtroumpfs. Les sudistes mettent schtroumpf au début des mots composés et les nordistes à la fin d'où le schtroumpfe-bouchon du Sud qui devient tire-bouschtroumpf au Nord. Cela donne une case hallucinante où certaines particularités du langage schtroumpf sont démontées et montrent qu'il faut savoir d'où vient celui qui parle… On y découvre aussi que le schtroumpf grognon "n'aime pas les tire-bouchons!". Par la suite, Peyo jouera plusieurs fois avec les tire-bouchons en langue schtroumpf.

 

On assiste aussi à l'apparition du football suite à un coup de pied dans la balle qui fait dégénérer une partie en match Nord-Sud… digne des rencontres historiques PSG-OM où le public s'injuriait d'une tribune à l'autre. Et plaignons celui qui habite sur la frontière qui cuit un "œuf à la schtroumpf" d'un côté et mange un "schtroumpf à la coque" de l'autre… cela le rend fou!

 

 

La soupe aux schtroumpfs – 1976

 

3 schtroumpfs se trouvant à côté de la maison de Gargamel voient un géant, Grosbouf, s'y inviter à manger. Les réserves vidées, Gargamel lui propose de faire une soupe aux schtroumpfs, un met délicieux. La chance l'aidant, Grosbouf trouve le village. Le grand schtroumpf va le faire patienter jusqu'au lendemain avec de la musique, de la poésie, un repas, de la morale, puis en lui expliquant qu'il faut la rosée matinale. Puis 4 schtroumpfs ignifugés sautent dans le chaudron et en ressortent quand Grosbouf s'éloigne. La soupe n'est pas très bonne et, à cause de la mixture mise dedans, le géant devient un monstre. Persuadé que c'est la faute de Gargamel, il l'oblige à chercher un antidote qui s'avère être une feuille de salsepareille.

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie2)

 

La confrontation entre les petits schtroumpfs et le géant donne un contraste amusant, surtout que celui ne semble pas être plus méchant que cela, juste très affamé. La série de transformations de Grosbouf en des créatures de plus en plus bizarres, ponctuée des rires des schtroumpfs, est dessinée de façon très dynamique.

 

Encore une fois, le grand schtroumpf prouve que ses 542 ans n'ont pas été passés à s'amuser et qu'il a bien étudié la magie. Son intelligence aigüe et vive le rend digne de guider les schtroumpfs (en plus de l'âge).

 

 

*****

 

L'un des grands plaisirs de la série, pour un adulte, est de décoder le langage schtroumf pour y retrouver maximes, proverbes ou citations comme "Ce qui se schtroumpfe bien s'énonce schtroumpfement". Bien sûr, avec les variantes du Nord et du Sud du village, cela complique parfois un peu les choses et, parfois, ils ne se comprennent pas entre eux!

 

L'autre plaisir est de voir au-delà de l'histoire pour enfants et de rire de nos propres travers humains.

 

Peyo était un grand auteur qui restera au panthéon du 9e art en particulier pour sa création unique et magique des schtroumpfs.

 

Un dernier mot : cette liste d'histoires m'est personnelle, vous aurez envie d'en enlever certaines et d'en rajouter d'autres. Mais pour cela, vous allez devoir les relire… ce qui était mon but initial!!

 

 

----------------

 

 

Une chronique de Gen

 

Repost 0
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:51

 

 

Les Comics, le ciné, la musique, les jeux vidéo....mais aussi les livres audio! Les Xénomorphes sont décidément partout, de B.O BD au Hangar Cosmique du capitaine Lio...

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : ALIENS : SALVATION

 


C'est de qui : Gibbons & Mignola

 

 

La Couv':

 

Le salut par l'Isolation  /  Aliens Salvation  Vs.  Alien: Isolation

 

Déjà croisés chez nous? Yep.

 

 

Une planche:

 

Le salut par l'Isolation  /  Aliens Salvation  Vs.  Alien: Isolation

 

Ca donne Quoi ? Alors que trois volets de la franchise cinématique ont déjà terrifié deux générations de spectateurs, Dave Gibbons, que les lecteurs de comics connaissent comme le dessinateur des Watchmen, écrit pour Dark Horse, déjà défricheuse de talents et future force d’opposition aux Big Two outre Atlantique, un scénario basé sur la mythologie Alien.

 

Dans une sorte de jungle hostile hors du temps (en tout cas infestée de ptérodactyles), un cuisinier "mais pas que" (et, non, ce n’est pas Steven Seagal)

 

 

S’extirpe d’une carcasse de capsule de sauvetage. Lui et le capitaine, à moitié fou et salement amoché, semblent être les seuls survivants de leur vaisseau, les autres membres ayant été soit descendus soit condamnés par le susnommé capitaine quand il a pété les plombs en découvrant que la « cargaison » du vaisseau n’était plus sécurisée (vous aurez compris, perspicaces lecteurs, la nature de la dite cargaison).

 

Mais en fait non : la nana sexy qui fait office de Ripley dans Salvation, et, surtout, toute une ribambelle de créatures extra terrestres rapides et vicieuses, sont également de la fête. Dans la jungle, personne ne vous entendra crier !

 

Si les ingrédients principaux de la recette sont bien là : Aliens pullulants, héros charismatique, reine pondeuse, artillerie lourde, androïde infiltré et corporation maléfique, Gibbons introduit un élément nouveau et non des moindres : la religion.

 

Le problème avec ce sujet, on le sait bien, c’et comme pour la politique (surtout en ce moment), c’est aussi épineux que casse gueule. Et, comme toute recette, un peu trop d’un ingrédient peut tout vous foutre en l’air !

 

En effet, la quasi incessante litanie intérieure de Selkirk, le cuistot catho, devient vite lourdingue, surtout quand, en plein cauchemar xénomorphe, il dévie sur l’éventuelle tentation que représente le corps de l’autre survivante du vaisseau (et Gibbons évitera d’ailleurs un éventuel passage à l’acte en en faisant la droide de l’histoire), où ne cesse de demander aide et/ou pardon à dieu.

 

Le salut par l'Isolation  /  Aliens Salvation  Vs.  Alien: Isolation

 

Mignola, de son coté, est aux balbutiements de sa carrière. Il a bossé pour DC sur de fort bonnes choses, dont un Batman très réussi,  et a signé une magistrale adaptation du Dracula made in Coppola.

 

Il a déjà trouvé son style graphique si caractéristique, fait d’à-plats de noirs, de corps musclés parfois presque difformes mais terriblement dynamiques (on pense, dans un autre genre, à Kirby), le tout agrémenté d’éléments de décors gothiques, même dans une jungle tropicale extra terrestre.

 

Ses aliens sont tout bonnement terrifiants, les scènes de combats sont dantesques et l’ensemble baigne dans le gore classe (si tant est que deux termes aussi opposés puissent être évoqués ensemble).

 

En substance, tout ce qui va faire le succès de sa série cultissime à venir est déjà là : Raspoutine peut invoquer Hellboy !

 

Au final on gardera de ce one shot une idée de départ originale et porteuse, traitée d’une main un peu lourde et trop à la manière du second volet filmique de la série – l’un des moins bons- dont le gros point fort et la partie graphique quasi sans fautes.

 

 

a

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ALIEN : ISOLATION

 

 

C'est de Qui ? Henson & Smith

 

 

La couv'

 

Le salut par l'Isolation  /  Aliens Salvation  Vs.  Alien: Isolation

 

Déjà entendu par ici? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Alien a été pas mal décliné dans le monde vidéo-ludique, rares ont été les expériences satisfaisantes. Cependant, de l’avis de votre humble serviteur et de pas mal de gamers bien plus chevronnés (en même temps c’est pas bien difficile), Alien : Isolation est une vraie réussite a plus d’un titre.

 

Mettant en scène la fille de Ripley, le jeu reprend ce qui a fait le succès du premier film, chef d’œuvre d’un genre galvaudé depuis : vaisseau aux sombres couloirs où il faut souvent se cacher voire tout bonnement fuir pour sa vie,, monstre puissant et sournois, grosse tension constante, atmosphère tendue comme un arc et, surtout, musique super flippante.

 

Le duo derrière la B.O de Isolation a tenu à rendre hommage au travail viscéral de Goldsmith sur le film de Scott, modèle du genre, en s’inspirant des thématiques pour les développer selon les séquences de jeu. Ils y ont ajouté beaucoup de matériel, dans l’esprit de  celui de base auquel ils ont voulu ajouter une partie électro et ont eu la bonne idée de le faire avec les instruments et effets disponibles à l’époque du film (toute fin des années 70).

 

Si, sur plus de deux heures de musique on a pas mal de plages de musiques d’accompagnement pur, à savoir des nappes menaçantes mais parfois très underscoring ; les moments plus axés sur l’action et la peur, notamment les &apparitions du xénomorphe,  sont d’une redoutable efficacité, ce sont évidement celles que l’on retiendra pour accompagner la version évangile de Aliens par Gibbons et Mignola.

 

 

 

-----------------------

 

 

Une chronique de Fab

Repost 0
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 16:31

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LE COUP DE PRAGUE

 

 

C'est de qui ? Fromental et Hyman

 

 

La Couv':

 

Valses de Vienne...et de Prague  /  Le coup de prague  Vs.  La Veuve Noire

 

Déja croisé sur le site? Oui pour Hyman.

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Une planche:

 

Valses de Vienne...et de Prague  /  Le coup de prague  Vs.  La Veuve Noire

 

Ca donne Quoi ? En « repérage » pour son prochain roman, destiné à être adapté au cinéma, Graham Greene, atterrit à Vienne, au lendemain de la Seconde Guerre Monidale, alors que la ville a été partagée entre les nations vainqueurs. Dans ce vivier d’espions et d’agents doubles, guidé par Elizabeth, la narratrice,  une jeune femme aux connivences multiples, notre romancier va faire bien plus que simplement glaner des informations.

 

Alors que seconds couteaux aussi pittoresques que dangereux et cadavres encombrants s’amassent autour de notre duo, leur aventure les mènera finalement dans une Prague prête à tomber aux mains des soviétiques.

 

Mélangeant allègrement et avec un certain brio grande et petite histoire, faisant moult clins d’œil –graphiques comme scénaristiques- au Troisième Homme, le roman dont la genèse est évoquée ici- Jean Luc Fromental rend un fort bel hommage à un écrivain trop souvent réduit à cette œuvre phare mais qui, en parallèle d’une carrière littéraire riche mena une existence faite de double jeu et de zones d’ombres propices à l’imagination.

 

 

 

Valses de Vienne...et de Prague  /  Le coup de prague  Vs.  La Veuve Noire

 

Mené de main de maître, ce récit d’espionnage digne de son inspiration, est mis en image par un Miles Hyman inspiré, qui croque décors et personnages de façon très cinématographique dans son style si particulier.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LA VEUVE NOIRE

 

 

C'est de Qui ? L. Harline

 

 

La couv'

 

Valses de Vienne...et de Prague  /  Le coup de prague  Vs.  La Veuve Noire

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Après avoir longtemps officié chez Disney, qu’il quitte couronné de deux Oscars, Harline s’essaye à la B.O de films traditionnels, oscillant entre les genres, sans pour autant rencontrer le même succès.

 

La faute n’en n’est certainement pas à ses talents de compositeur puisqu’il continue à appliquer les recettes gagnantes apprises sur l’animation : les mélanges de styles, les thématiques à plusieurs niveaux avec répétitions de motifs par différents instruments et l’underscoring discret mais très efficace.

 

On appréciera sur le score de ce petit film de genre hélas passé à coté de son sujet, une écriture riche, inspirée notamment de certains classiques aux idées originales comme le suspense apporté par les cordes graves et la romance personnifiée par les cuivres, comme le hautbois par exemple, le tout fort inhabituel sur du Noir.

 

Une atmosphère variée qui, si elle n’a pas le décalage de la B.O d’Anton Karas  pour le Troisème Homme (entendu chez nous une fois ou deux), n’en n’est pas moins très adaptée à celle du Coup de Prague.

 

 

 

--------------------------

 

 

 

Une chronique de Fab

Repost 0
23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 13:35

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : L’HOMME

 


C'est de qui : Meralli & Ulric

 

 

La Couv':

 

Homo Burlesqus  /  L'Homme  Vs. The Seven Per Cent Solution

 

 

Déjà croisé chez nous? Non

 

 

Une planche:

Homo Burlesqus  /  L'Homme  Vs. The Seven Per Cent Solution

 

Ca donne Quoi ? Le scénario de cet album à l’italienne est des plus déroutant ! Mélangeant allègrement l’absurde à la SF de seconde zone et à l’espionnage grotesque, il se présente en plus sans aucune bulle, les descriptifs étant placés, à l’ancienne (Prince Valiant Style !) en dessous des cases.

 

Le héros, si tant est que l’on puisse définir ainsi le personnage principal, qui semble tout droit sorti des Marx Brothers, est le témoin de choses aussi surprenantes que cocasses, allant d’un boucher friand d’expériences interdites à la filature par des agents pas très secrets, en passant par des tentacules lovecraftienne.

 

Le tout est traité sur le thème de l’absurde et, si le dessin minimaliste faussement old school est plutôt fun, ça tourne quand même bien vite en rond.

 

Dommage on est passé pas loin de la déclinaison à la Monty Python, peut être pour la prochaine livraison ?

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE SEVEN PER CENT SOLUTION

 

 

C'est de Qui ? J. Addison

 

 

La couv'

 

Homo Burlesqus  /  L'Homme  Vs. The Seven Per Cent Solution

 

Déjà entendu chez nous ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Pour célébrer la rencontre entre le plus grand des détectives et le père de la psychanalyse le tout dans une ambiance victorienne bon enfant mais classe, il ne fallait pas moins qu’un compositeur de la trempe de John Addison.

 

Outre la présence prédominante du violon, instrument dont joue Sherlock Holmes, on oscille entre un romantisme chatoyant, des mélodies légères et sautillantes et un peu de valse, époque et lieu obligent.

 

Néanmoins, ce méli-mélo d’ambiances à l’unité irréprochable sait aussi se parer d’un soupçon bienvenu de  suspense qui finit de faire de la B.O de The Seven Per cent Solution une belle réussite, tout à fait écoutable en tant que telle, voire, puisque c’es de cela qu’il s’agit ici, en lisant cet album à qui elle fait beaucoup de bien !

 

 

 

 

---------------------

 

 

 

 

Une chronique de Fab

Repost 0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags