2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:29

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : THE GODDAMNED

 


C'est de qui : Aaron & Guéra

 

 

La Couv' :

 

Après lui le déluge  /  The Goddamned  Vs.  The Legend of Hercules

 

Déjà lus chez nous? Oui

 

 

C’est édité par qui ? Urban Comics

 

 

Une planche:

 

Après lui le déluge  /  The Goddamned  Vs.  The Legend of Hercules

 

Ca donne Quoi ? Si, en athée convaincu, je ne lai lu qu’assez tard (à l’adolescence et en pleine « connaissance de cause »), j’ai toujours dit que l’Ancien Testament, était le premier récit de Fantasy de la littérature.

 

Un bouquin plein de violence et de sang, de récits de sacrifices, de châtiments et autres vengeances sans omettre scènes de batailles et autres destruction massive.

 

Le duo derrière l’excellent Scalped, dont j’ai dit à l’époque tout le bien que j’en pensais, ne s’y est pas trompé en choisissant pour héros Caïn, assassin de son frère et par la même premier meurtrier de l’histoire, condamné par Dieu à ne jamais mourir afin d’expier son crime.

 

Dans le premier tome de The Goddamned, ils en font un personnage sanguinaire, désireux de mettre fin à sa malédiction quitte à ce que ce soit de la pire manière qu’il soit. Il va faire la connaissance de Noé, patriarche barbare brutal à la tête d’une armée de guerriers plus ou moins dégénérés et le choc entre les deux figures bibliques va être retentissant.

 

Dans un déferlement de violence scénaristique et graphique, porté par un dessin racé parfois très chargé, gore à souhait mais épousant parfaitement le propos (Guéra s’impose ici comme un héritier trash de Barry Windsor Smith), The Goddamned est une relecture jouissive d’un texte antédiluvien (c’est le cas de le dire !)

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

C'est quoi : THE LEGEND OF HERCULES

 


C'est de qui : T. Kantelinen

 

 

La Couv':

 

Après lui le déluge  /  The Goddamned  Vs.  The Legend of Hercules

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Existe-t-il un genre « épique commercial » que les séides du peu fameux Remote Control auraient inventé puis popularisé ?

 

Tuomas Kantelinen ne fait pas partie de l’écurie de Zimmer et a même à son actif, outre une poignée de boulots divers pour le grand écran, des œuvres classiques, opéra, musique de chambre et j’en passe.

 

Pourtant, à l’écoute de son score pour cette énième version des exploits du héros antique, navet annoncé qui ferait même pâle figure à coté d’un épisode de la série TV Spartacus,  on pourrait croire le contraire.

 

Thèmes rentre dedans à base de cuivres pompiers, de percussions métronomiques et autres  mélodies entendues cent fois, chœurs survoltés omniprésents…heureusement que le compositeur finlandais connait un peu l’harmonie et les arrangements classique qui lui permettent d’insuffler un brin d’originalité à une partition autrement un rien cheap mais d’une efficacité redoutable qui ne dépareille pas avec cette version gore des premiers récits bibliques !

 

 

 

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Une chronique de Fab

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 16:44

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : ISADORA

 

 

C'est de qui ? Birmant et Oubrerie

 

 

La Couv':

 

Femmes Fatales  /  Isadora  Vs.  La Tragédie de Salomé

 

Déja croisé sur le site? Oui  

 

 

C’est édité par ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

Femmes Fatales  /  Isadora  Vs.  La Tragédie de Salomé

 

Ca donne Quoi ? Après Il était une fois dans l’Est, le duo doué Birmant-Oubrerie se penche sur le « reste » de la vie d’Isadora Duncan, la danseuse ultime, l’esprit libre, la scandaleuse, la viveuse.

 

Via des flashbacks sur les principaux passages de sa vie et de sa carrière, on  découvre ses débuts fauchés où, partie d’Amérique,  le système D et l’esprit vagabond étaient les maîtres mots, aux premiers entrechats et à la découverte de son sex appeal et de son attrait sur le sexe opposé.

 

Mais aussi ses rencontres avec quelques grands artistes de son temps, de Stanislavski à Rodin en passant par St Saens, ses amours sulfureux avec  Essenine, de 18 ans son cadet, son engagement politique passionné…

 

Plus « vivant » que le précédent album Isadora permet également à Clément Oubrerie de faire étal de tout son talent, que ce soit sur les scènes de danse, encore plus fortes ici ou sur la personnification de la musique (Clément il FAUT que vous fassiez une version de l’Anneau des Nibelungen !) le dessinateur fait preuve d’une inventivité et d’une inspiration assez étonnantes plus abouties encore à mon sens que sur les précédents travaux que nous avons pu lire chez nous.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 


C'est quoi ? LA TRAGEDIE DE SALOME

 


C'est de qui ?  F. Scmitt

 

 

La Couv’

 

Femmes Fatales  /  Isadora  Vs.  La Tragédie de Salomé

 

 

Déjà entendu chez nous ? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ?  J’avoue porter au mythe de Salomé une attention aussi inexplicable que récurrente. Qu’elle date de ma première lecture de la pièce (écrite en français d’ailleurs) d’Oscar Wilde, ou de son adaptation superbe par P. Craig Russell dans le cadre de ses opéras graphiques, je ne saurais dire, toujours est-il que chaque fois qu’une version me tombe sous la main, quelle que soit sa nature ou son origine, je ne peux m’empêcher d’y jeter un œil.

 

Ainsi fut-il de cette pièce musicale, écrite au tout début du siècle dernier pour une danseuse célèbre (oui, à l’époque les stars n’étaient pas que de sinistres crétins participants à un show de télé réalité !) dans le cadre d’un ballet muet.

 

L’un des principaux soucis de Schmitt était d’éviter la comparaison avec l’opéra de Strauss, tout juste présenté.

La différence de composition, due notamment à un nombre bien plus réduit d’instruments et à l’absence de textes, joua en la faveur du compositeur français.

 

Si les passages mélodramatiques, qui sont nombreux, sont forts avec leur influence wagnérienne évidente, on leur préférera néanmoins les parties plus descriptives, très cinématographiques à mon goût où là, par contre, c’est plutôt à Debussy qu’on penserait.

 

Une œuvre fort peu connue malgré ses qualités dont les ambiances et la nature même (une musique écrite pour la danse) en font la B.O idéale pour Isadora.

 

 

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Une chronique de Fab

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 09:06

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : PSYCHO INVESTIGATEUR. L’HERITAGE DE L’HOMME SIECLE

 


C'est de qui : Dahan et Courbier

 

 

La Couv':

 

Enquêtes vertigineuses  /  Psycho Investigateur   Vs.  The Haunting

 

Déjà croisés chez nous? Oui sur le tome 1, il y a pas mal de temps déjà.

 

 

C’est édité chez qui ? Petit à Petit

 

 

Une planche:

 

Enquêtes vertigineuses  /  Psycho Investigateur   Vs.  The Haunting

 

Ca donne Quoi ? Quelle aubaine pour notre investigateur de la mémoire et de ses méandres de pouvoir explorer celle d’un centenaire devenu amnésique !

 

Mais la tâche va s’avérer plus qu’ardue au vu du vécu du sujet et des mystères qui l’entourent ; épreuves qui vont mener Simon Radius a faire face à son propre passé.

 

Combinaison quasi ultime du fond et de la forme avec lesquelles seules les œuvres de Marc Antoine Mathieu peuvent à mon avis rivaliser, ce second tome de Psycho Investigateur joue à fond la carte du livre objet qui exploite le médium dans ses moindres recoins : de la couverture à trous aux formes des cases et planches en fonction des lieux de l’action, en passant par la page à plier, à lire en transparence où à l’envers, on peut dire que Dahan et Courbier se sont fait plaisir et livrent une suite des plus inspirée –que l’on n’en pouvait plus d’attendre-  à un premier tome déjà réussi.

 

Certes on a un peu l’impression parfois que la prouesse graphique prend le pas sur le scénario mais, en général, il le sert de fort intelligente façon.

 

Enquêtes vertigineuses  /  Psycho Investigateur   Vs.  The Haunting

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE HAUNTING

 

 

C'est de Qui ? Humphrey Searle

 

 

La couv'

 

Enquêtes vertigineuses  /  Psycho Investigateur   Vs.  The Haunting

 

Déjà entendu par ici? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Avec une carrière solide dans le domaine de la musique classique (il sera l’un des défricheurs de la musique sérielle entre autre), le britannique Humphrey Searle n’a composé qu’une poignée de scores pour le cinéma et quasiment que des films assez peu connus.

 

The Haunting est peut être le plus connu puisque ce film d’épouvante de 63 propose une variation intéressante du scénario de maison hantée et est parfois considéré comme un pendant étrange du Citizen Kane de Wells, dans son usage de certaines techniques et dans la manière dont il a été filmé.

 

Searl propose une partition essentiellement atonale qui fourmille d’idées, passant de thèmes d’underscoring  doucereux et inquiétants à des passages bien plus descriptifs purement glaçants.

 

Loin de tous les canons du genre, le compositeur joue sur l’étrangeté des couleurs musicales et le trouble constant de son score complète à merveille l’originalité du second volet des aventures du Psycho investigateur !

 

 

 

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Une chronique de Fab

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 10:06

 

 

 

(Pour les rêveurs)

 

 

 

LA BD

 

 

 

C'est Quoi ? CAPITAINE FRIPOUILLE

 

 

C'est de Qui ? Olivier Ka & Alfred

 

 

La couv'

 

Tremblez, riez, frissonez  Jeunesse!  /

 

Déjà lus chez nous ? Oui.

 

 

C’est édité par ? Delcourt.

 

 

Une planche:

 

Tremblez, riez, frissonez  Jeunesse!  /

 

Ca donne quoi ? Nouvel album dans la décidément enthousiasmante collection des Enfants Gâtés (qui s’adresse bien évidement aussi aux parents gâtés, je peux en attester), ce Capitaine Fripouille avec son format hors norme (imaginez, il est même plus grand que les Prince Valiant de chez Fantagraphics déjà difficilement rangeables dans une bibliothèque!), marie une fois encore le fond et la forme pour le meilleur.

 

Dans une jolie petite bourgade en apparence paisible, Jabot,  un homme d’affaires sans scrupules s’est accaparé tous les commerces existants. Tous ? Non, une petite échoppe d’irréductibles libraires résiste encore et toujours à l’envahisseur.

 

Mais c’est à la banque de leur ennemi qu’ils doivent de l’argent et, si celui ci n’est pas remboursé bientôt, la librairie n’aura d’autre choix que de céder.

 

Sur ces entrefaites un exubérant vieux monsieur aux allures de mousquetaire débarque en grande pompe ; ce n’est autre que le Capitaine Fripouille, père de la libraire, qui compte bien en faire voir à Jabot.

 

Critique de la mondialisation galopante, éloge de la rébellion, clin d’oeil à Théophile Gautier et autres somme d’influences délirantes (le combat des maisons, hybrides entre des mechas et la Baba Yaga, vaut son pesant d’or !)…les adultes pècheront avec joie les perles qu’ils trouveront dans ce one-shot au dessin subtil et coloré que les plus jeunes apprécieront pour sa poésie et son humour.

 

Une réussite de plus pour cette collection déjà bien…gâtée !

 

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Pour les plus petits (quoique…)

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ALI BABA ET LES 40 VOLEURS

 


C'est de qui : Di Marino

 

 

La Couv':

 

Tremblez, riez, frissonez  Jeunesse!  /

 

Déjà croisé chez nous? Probable.

 

 

C’est édité par ? Bamboo

 

 

Une planche:

 

Tremblez, riez, frissonez  Jeunesse!  /

 

Ca donne Quoi ? Nouveauté dans la collection Ma Première BD, c’est au tour du célèbre conte oriental de passer par la case de l’adaptation muette destinée aux plus jeunes.

 

Si le dessin, rond et coloré, remplit parfaitement son office, le « texte », fidèle au récit d’origine, pourra par contre un peu rebuter les enfants en bas âge.

 

En effet, que ce soit le passage de la mort du frère d’Ali Baba ou encore celui de l’empoisonnement des voleurs cachés dans les jarres ; mon plus jeune a par exemple eu du mal à comprendre ce qui se passe et vu son âge (pas encore 3 ans), je n’insiste pas trop sur le pourquoi du comment ; concept auquel aucun des précédents albums de la collection ne m’avait présenté.

 

Néanmoins Ali Baba reste un grand classique à faire découvrir et, comme sur les autres volumes, la BD est agréablement accompagnée d’exercices de dessin amusants et de l’histoire originale.

 

 

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(Pour les futurs fans de The Walking Dead)

 

 

LA BD

 

 

C'est Quoi ? TIZOMBI. TOUJOURS AFFAME.

 

 

C'est de Qui ? Cazenove & William

 

 

La couv'

 

Tremblez, riez, frissonez  Jeunesse!  /

 

Déjà lus chez nous ? Oui pour Cazenove.

 

 

C’est édité par ? Bamboo.

 

 

Une planche:

 

Tremblez, riez, frissonez  Jeunesse!  /

 

Ca donne quoi ? Imaginez la rencontre entre Mercredi Adams fugueuse et d’un gamin Zombie dont la particularité est d’être le premier à être né zombie…et d’avoir toujours les crocs !

 

Affublé d’une poignée de copains aussi glauques que dérangés, notre duo passe son temps dans un cimetière digne d’un film de la Hammer où sur le schéma d’une page/un gag, on suit leurs mésaventures délirantes.

 

Assez loin des séries girly auquel il nous a habitués, Cazenove fait du Goon version jeunesse, sans grosses effusions d’hémoglobine et plutôt fun que les pré-ados et ados, qu’ils soient gothiques ou pas, devraient  trouver… à leur goût!

 

A noter le très bon travail d’Elodie Jacquemoire sur la couleur qui mélange le meilleur des deux univers !

 

 

 

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Des chroniques de Fab

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 07:37

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : DETECTIVES. NATHAN ELSE.

 


C'est de qui : Hanna, Guinebaud et Lou

 

 

La Couv':

 

Sept de der  /  Détectives. Nathan Else  Vs.  La Guerre des Cerveaux.

 

Déjà croisé sur B.O BD? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ?  Delcourt

 

 

Une planche:

 

Sept de der  /  Détectives. Nathan Else  Vs.  La Guerre des Cerveaux.

 

Ca donne Quoi ? Alors qu’ils se lamentent sur les répercussions des « petits livres jaunes » relatant leurs soi disant enquêtes, et dont le dernier en date, particulièrement mauvais, relate la mort du détective, Else et son fidèle ami Eaton ont la désagréable surprise de voir la réalité rattraper la fiction quand un forcené poignarde notre héros.

 

Ses anciens pairs vont alors se lancer dans une enquête aux conclusions aussi rocambolesques que surprenantes !

 

Hana brocarde allègrement les héros de Conan Doyle dans ce septième volet, inversant certains rôles, jouant sur la fiction, dans la réalité, dans la fiction, au travers des romans écrits sur les enquêtes du duo Else/Eaton. Convoquant tout son casting de détectives, et lui opposant un panel de monstres célèbres rebaptisés, il propose, avec pas mal d’humour, une fin originale à une série qui ne l’est pas moins.

 

Guinebaud, que l’on avait croisé chez nous sur le premier album de cette série ou encore Sept Dragons, continue avec réussite l’esprit de Détectives, dans un style graphique semi réaliste anguleux et cartoony fort bien mis en valeur par les couleurs de Lou.

 

Nathan Else est donc le chant du cygne généreux (plus de 70 pages tout de même !) de la série concept elle même inspirée par l’album 7 Détectives de la série concept Sept. Ce septième tome résout quelques énigmes rencontrées tout au long des albums précédents (que je ne saurais trop vous conseiller de relire si vous voulez d’ailleurs apprécier pleinement cette conclusion).

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? LA GUERRE DES CERVEAUX

 

 

C'est de Qui ? M. Rozsa

 

 

La couv'

 

Sept de der  /  Détectives. Nathan Else  Vs.  La Guerre des Cerveaux.

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Rozsa ayant promis à son compatriote George Pal de lui écrire « un jour » une B.O, et alors qu’il avait pris ses distances d’avec le rythme stakhanoviste qui put être le sien durant les deux décennies précédentes afin de se consacrer au répertoire classique, voilà que le réalisateur se rappelle au bon souvenir du compositeur.

 

Nous sommes en 1968 et Rozsa revient à la musique de film avec un enthousiasme communicatif et des idées nouvelles, le tout forcément très teinté d’écriture classique.

 

L’orchestration est élaborée, les rythmes souvent vigoureux et l’utilisation en instruments solistes  du cybalum (cithare sur table d’Europe de l’Est), de la clarinette ou encore du basson en complément de l’orchestre,  apporte une couleur originale à la musique de cette Guerre des Cerveaux.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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