10 juillet 2026 5 10 /07 /juillet /2026 14:57




 

LA BD:

 


C'est quoi : V LES VISITEURS



 

C'est de qui? Yasuda Tatsuya



 

Une Couv':


 



 

Déjà croisé sur le site? Non





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Il y a tout juste 40 ans je découvrais un soir sur Antenne 2 (l’ancêtre de France 2 pour les moins de 20 …30…40 ans!) une série TV de SF qui allait me marquer, comme toute une génération!

 

V, les Visiteurs, allégorie de l’occupation nazie et de la Résistance durant la Seconde Guerre Mondiale…mais avec des extraterrestres reptiliens en guise de méchants!



 

Le pitch est assez classique: des habitants d’une autre planète débarquent en soucoupes volantes à plusieurs endroits de la Terre car  chez eux leurs ressources ne suffisent plus à leur survie.

Venus en paix, ils demandent aux humains de partager les leurs. Tout se passe bien mais rapidement l’attitude des E-T change et un reporter découvre qu’ils ne sont pas ce qu’ils sont et que leur but est d’asservir les humains pour s’en sustenter.

La résistance s’organise! 



 

 

Suspense omniprésent, scènes chocs (la découverte du secret des extra terrestres), casting bien campé avec en tête la retorse chef des envahisseurs, Diana, fantasme de tous les spectateurs masculins (et pas que!), et, de l’autre côté, le Mark Hamill du pauvre en guise de héros courageux, effets spéciaux impressionnants pour l’époque (qui ont bien entendu très mal vieillis) … V fut ce qu’aujourd’hui on pourrait qualifier par l’ anglicisme “banger” et eut même droit à un remake peu inspiré (si ce n’est le choix de …l’actrice qui joue Diana, Morena Bacarin excusez du peu!) il y a quelques années.



 

Mais pas que!

En effet V a aussi eu droit à une adaptation en Manga scénarisé par rien moins que le papa de Goldorak, Go Nagaï,  et mis en image par Yasuda TATSUYA.

 

Publiés en  1990 chez  keibunsha, les 2 tomes ont été réédités il y a peu via le financement participatif. 



 

Alors je dirais que ce manga, dont le scénario est fort fidèle à l’histoire d'origine, parlera forcément plus à ceux qui ont vu/apprécié la série d’origine, surtout que le style graphique est très classique/old school, mais donnera peut être envie à ceux qui ne la connaissent pas de tenter le visonnage (par contre, je vous aurais prévenu, ça a pris un sale coup de vieux!)






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : ROBOCOP 3



 

 

C'est de qui? B. Poledouris



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? 




 

On peut écouter ?  

 


 


 

Ça donne Quoi ? Seul éventuel point positif de ce troisième volet aussi catastrophique que mercantile, le retour de Basil “Conan le Barbare” Poledouris derrière le pupitre avec une réutilisation intéressante des thèmes écrits pour le premier volet de Robocop.

 

 

 

Mais pas que puisque le scénario (co-signé par Frank Miller d’ailleurs même si il ne restera pas grand-chose de ses idées au final) introduit une faction de résistants (oui, tiens! ) qui permet à Poledouris de créer un nouveau thème où il développe des mélodies plus héroïques.

 

Contrairement à pas mal de ses autres travaux de l’époque, le compositeur évite l’écueil du tout synthétique, préférant le mélange avec les instruments classiques (et heureusement).



 

Il en résulte un intéressant mélange de score d’action traditionnel et futuriste qui va bien avec cette adaptation nippone de la série culte V.

 

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bobd - dans SF Manga Tastuya
7 juillet 2026 2 07 /07 /juillet /2026 07:45




 

LA BD:

 


C'est quoi : LE MASSACRE DU GANG ENFIELD



 

C'est de qui? Condon & Phillips



 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui? Delcourt





 

Déjà croisés sur le site? Oui





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Au tout début du XX° siècle le far-West est encore sauvage mais est en voie d’être pacifié par la force, à commencer par celle des Rangers, sorte de sheriffs fédéraux.

 

Montgomery Enfield, un jeune bandit de “petit” chemin vit, à la tête de sa bande d’outlaws, de petits coups et autres braquages de banque (la même en fait, celle de leur patelin qu’ils s’appliquent à cambrioler une fois par mois).

Mais les habitants d’Ambrose en ont assez de ces exactions et, quand le banquier est abattu, devant l'inefficacité de leur homme de loi local, ils vont s’en remettre au “capitaine’ Billy, un ranger aux méthodes musclées.



 

Les jours du gang Enfield, pourtant innocents du meurtre, sont dorénavant  comptés et ce “posse” de voleurs de poules va se retrouver piégé de la pire des façons.



 

Le duo derrière Texas Blood, polar rural très sombre que nous avions chroniqué il y a une paire d’années, revient avec un western brutal et sanguinolent, qui s'inspire peu ou prou des légendes de l’Ouest, Billy The Kid et Jesse James en tête, en prenant le parti des hors la loi (qui ici passent à la fois pour les gentils et les victimes).



 

Rien de bien nouveau sous le soleil du Texas donc, Condon & Phillips connaissent leurs classiques mais n’est pas Sam Peckinpah qui veut et le duo d’auteurs livre ici un scénario plutôt lambda dirigé par une succession de scènes rivalisant de violence et de noirceur plutôt que par un vrai fil rouge narratif prenant.



 

Coté dessin, comme nous l’avions dit sur son précédent bouquin, Phillips s’inscrit dans la veine de son paternel, qui continue de faire les beaux jours des scénarios de son camarade Brubaker, mais, à l’image d’un Lucas Nine (dans un style aux antipodes certes mais dans un esprit de filiation évident), peine encore à trouver sa patte perso.

ici il s’en sort plutôt bien sur le casting mais propose des décors parfois bien vides, un traitement trop informatique à mon goût et, surtout, une sur saturation des couleurs qui piquent les yeux parfois.

 

A réserver aux amateurs hardcore en manque de western brutal.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : DIABLO



 

 

C'est de qui? T. Williams



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 


 




 

Ça donne Quoi ? Pour mettre en musique la traque que le fiston Eastwood (qui tente désespérément de paraître aussi badass que son paternel) engage contre les ravisseurs de sa jeune et charmante épouse, le compositeur canadien, d’origine anglaise, Timothy Williams a préféré, en accord avec son réalisateur, opérer pour une approche non traditionnelle du genre, en insistant au moins autant, si ce n’est plus, sur le coté psychologique et suspense de l’histoire que sur son background western. 



 

Ainsi, si cuivres et violons sont bien au rendez-vous, les guitares sont restées au placard.

 

Il en ressort une B.O variée, souvent lambda dans ses thématiques et sa conception des mélodies, mais avec quelques beaux moments dans les différents genres abordés et des pistes assez pêchues pour accompagner comme il se doit le déchaînement de violence gratuite du comics du jour.

 

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3 juillet 2026 5 03 /07 /juillet /2026 12:51





 

LA BD:

 


C'est quoi : LES MYSTERES DE HOBTOWN



 

C'est de qui? Bertin & Forbes



 

Les Couv':

 

 

 

C’est édité chez qui? Delcourt





 

Déjà croisés sur le site? Non





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ?  Hobtown, bourgade de Nouvelle Écosse en apparence bien tranquille est le théâtre de mystérieuses disparitions d’adultes.

Si la police ne semble pas passionnée (ni très efficace!) par cette affaire, le club de jeunes détectives du lycée va tenter de la résoudre et découvrir que leur ville recèle de biens obscurs secrets. 



 

Delcourt réédite cette série canadienne, paru il y a quelques années chez les québécois de Pow Wow, et, pour l’occasion, la propose en couleur, dans une version cartonnée du plus bel effet.



 

S’ils démarrent sur des bases connues -les détectives ados, les sociétés secrètes, le fantastique rural…- les auteurs de Mystères à Hobtown dynamite rapidement à la fois leur récit et leur narration pour proposer un condensé de bizarrerie lynchienne qui met son lecteur mal à l’aise.

On pense d’ailleurs au récent Friday de Brubaker, déjà chez Delcourt pour le coté enquêtes ados et fantastqiue glauque.



 

Si le premier tome, avec ses multiples fils narratifs, pourra décontenancer un peu un lecteur pas assez attentif, le second, huis clos plus classique avec moins de protagonistes principaux, se révèle plus convaincant et accrocheur.



 

Le style graphique oscille entre un réalisme old school et le comics indé et apporte une dimension à la fois originale et oppressante au titre.

 

Le troisième volet devrait paraître avant la fin de l’année et nous nous y intéresserons très probablement. 

 

 

 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE BRIMSTONE CLUB



 

 

C'est de qui? Midnight Syndicate



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 




 

Ça donne Quoi ? Midnight Syndicate est un groupe qui compose des musiques de films d’épouvante…qui n’ont jamais été tournés!

 

Cultivant un habile mélange d’instruments divers et variés et des effets en post-prod, leur discographie couvre tout un pan de la B.O de genre, empruntant aux classiques pour mieux les ressortir à leur sauce.

 

Ce Brimstone Club convoque quelques passages obligatoires du long métrage fantastique, ne s’embarrassant pas toujours de finesse il faut le reconnaître, du suspense pernicieux en passant par l’horreur gothique, le tout avec une unité bien présente.

 

Sur les 2 tomes des Mystères de Hobtown ça fonctionne à merveille, renforçant l’aspect grand guignol décalé du titre.

 

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30 juin 2026 2 30 /06 /juin /2026 12:18




 

LA BD:

 


C'est quoi : GUNNAR LE VAMPIRE.



 

C'est de qui? N. Dumontheuil



 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui? Dupuis





 

Déjà croisé sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Au début du siècle dernier, dans une petite bourgade française, un vampire pacifique s’est installé dans un château proche du village où il est apprécié de -presque!- tout le monde.

 

Aussi quand des animaux sont vidés de leur sang et mutilés, leur têtes apparaissant dans divers endroits de façon macabre, les villageois se demandent si leur voisin multi centenaire ne serait pas redevenu un prédateur sanguinaire! A moins que ce ne soit la faute des gens du voyage?! Bref, l'ambiance paisible du lieu va en prendre un coup, surtout avec l’arrivée de la sœur de Gunnar, de son dangereux et fantasque époux  et d’un chasseur réputé qui aimerait bien ajouter nos suceurs de sang à son palmarès!



 

Deux ans après son adaptation de Paasilina, Dumontheuil revient avec un personnage principal tout aussi marginal et décalé avec lequel il se frotte au mythe du vampire.

 

Loin des clichés du genre, auxquels il tord même le cou à une poignée de reprises (ail, crucifix et autre lumière du soleil n’ont par exemple pas d’incidences sur notre suceur de sang) l’auteur propose une histoire loufoque et mélancolique doublée d’une réflexion sur l’existence et la perte de ce que l’on aime ponctuée de moments aussi burlesques que gore.

Les références, notamment cinématographiques, feront plaisir aux connaisseurs!

 

La partie graphique est, une fois encore, une belle réussite, exit la trichromie grisée du titre précédent, Dumotheuil retrouve sa palette de couleurs en privilégiant les ocres et les oranges pour les extérieurs jours, les verts et kakis pour les intérieurs et les bleus pour la nuit.

Les décors fourmillent de détails, les personnages sont expressifs en diable et l’ambiance est d’une belle originalité.



 

Au rayon des bémols on pourra tiquer sur le rythme de la narration qui, sur plus de 270 pages, tend à être inégal parfois, et sur quelques arcs narratifs qui auraient mérités d’être plus développés, mais force est de reconnaître à ce généreux album une personnalité manifeste qui tend à faire défaut à beaucoup de choses qui sortent ces dernières années. 




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE FEARLESS VAMPIRE KILLERS



 

 

C'est de qui? K. Komeda



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 





 

Ça donne Quoi ? Kristof Komeda n’aura eu l’occasion de mettre en musique que peu de films avant sa disparition prématurée à 38 ans.

 

On retiendra de sa courte discographie les longs métrages fantastiques qu’a expérimenté son ami Polanski (oui, à défaut de savoir choisir ses amis Komeda écrivait de la bonne musique c’est déjà ça!)dont ce Bal des Vampires.



 

Komeda livre une partition prenante, tant par son utilisation des voix éthérées et des chœurs gothiques que celle des vents, le tout dans l’esprit des grands films de la Hammer.



 

Ajoutez quelques passages humoristiques bien amenés, et vous obtenez un score très recommandable qui sera d'ailleurs souvent pompé par la suite (et par des compositeurs souvent fo

 

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25 juin 2026 4 25 /06 /juin /2026 15:39




 

LA BD:

 

 


C'est quoi : MUSSOLINI. AVANTI POPOLO.



 

C'est de qui? Perna & Kerfrieden



 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? La trajectoire du tyran italien -et notamment ses derniers jours-  a déjà été abordée en BD, il y a quelques années dans le très réussi Journal de Clara et  pas plus tard que l’an dernier, déjà chez Glénat d'ailleurs, de façon fort originale sur le fond comme la forme dans La Dernière nuit de Mussolini.



 

Le diptyque de  Perna et Kerfrieden s’il se révèle peut être plus classique dans son traitement, coté scénar comme dessin, reste une source d’information intéressante pour le lecteur, avec notamment pas mal de notes et références de bas de pages.



 

La partie graphique sert bien le propos avec un souci du détail et du rendu historique et des personnages souvent expressifs mais m’a moins emballé, en cause notamment de nombreuses cases aux fonds “vides” et un style un peu trop “tradi” à mon goût.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE TWO FACES OF JANUARY



 

 

C'est de qui? A. Iglesias



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 



 

Ça donne Quoi ? Sur ce thriller adapté de Patricia Highsmith et se déroulant à Athènes dans les années 60, l’expatrié Iglésias, en odeur de sainteté depuis ses nominations aux Oscars et Golden Globe dés ses premiers travaux à Hollywood.



 

Le collaborateur attitré pendant un temps d’Almodovar capte l’ambiance mélodramatique chargée de suspense du scénario, n’hésitant pas à s’inspirer des travaux d’Herrmann (tant qu’à faire hein !) pour mettre en musique la valse sombre du trio d’arnaqueurs du film. 



 

Lyrique et romantique autant que tendue, la musique d’Iglésias possède une touche « hors du temps » qui fait un très bon accompagnement musical à ce premier volet de Mussolini.



 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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