24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 16:04




 

LA BD:

 


C'est quoi : JUSTE APRÈS LA VAGUE

 

 

C'est de qui? D. Monféry



 

La Couv':



 

 

C’est édité chez qui? Rue de Sèvres





 

Déjà croisé sur le site? Oui.






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Une catastrophe naturelle a provoqué une dramatique montée des eaux sur la planète, rayant de la carte une immense majorité de la population.

Coincés sur un sommet aride, une famille de 8 enfants et leurs parents espèrent du secours. Mais le niveau des eaux continue peu à peu de monter alors que les moyens de subsistance se raréfient.

 

Les parents décident de prendre la barque pour tenter de trouver les restes de civilisation mais, dilemme, ils ne peuvent pas embarquer toute leur progéniture.

 

Ils font le cruel choix d’en laisser trois sur le pic rocheux, se promettant de revenir les chercher. Mais les dangers du voyage et ceux qui guettent les enfants resté seuls vont mettre à mal ce projet.

 


 

C’est à nouveau sur une adaptation littéraire que l’on retrouve le talent de conteur et d’illustrateur de Dominique Monféry sur B.O BD (et chez Rue de Sèvres aussi d’ailleurs) et c’est, comme sur ses précédents albums, toujours un plaisir.



 

S’emparant du récit pseudo post-apocalyptique (l'intérêt est évidemment ailleurs!) de Sandrine Collette, Monféry en fait à la fois ressortir, via ses compositions habitées au style semi réaliste qui emprunte aussi bien au classicisme des grands illustrateurs qu’à l’expérience dans l’animation de l'artiste, le tragique de cette famille déchirée par des choix cornéliens et des épreuves terribles, mais aussi le background aquatique hostile faisant de l’océan un ennemi à part entière, aux aspects souvent monstrueux.

 


 

Ses personnages ne sont pas en reste avec des visages aux expressions anguleuses qui traduisent tout le malheur qui s’abat sur cette famille face aux éléments et au destin.

 

Une version puissante et terrible d’un texte déjà fort, dont Monféry ne retire que l’essentiel pour son narratif, faisant de son adaptation une vraie réussite. 




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : SHE WILL



 

 

C'est de qui?  C. Mansell



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.




 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

Ça donne Quoi ? Huis clos, hallucinations, trauma, ambiances…She Will, pour un film plus ou moins fantastique, compose avec les éléments du genre en proposant une image soignée à défaut d’un scénario vraiment convaincant. 

 

Il donne néanmoins à Clint Mansell l’occasion de creuser un peu plus psychologiquement la veine d’un genre auquel il vient de se frotter avec In the Earth.

 

Le compositeur écrit des pistes aux atmosphères souvent glaçantes, où il mélange orchestration classique et sons électroniques, ajoutant même quelques voix et chœurs de ci de là.



 

Bon, soyons honnêtes nous sommes loin des grandes réussites du maestro, et sa partition se révèle quasiment aussi lambda que les images qu’elle accompagne, esthétique et léchée mais manquant parfois d’une touche d’originalité qui aurait fait la différence.

 

Néanmoins, le score reste bien au-dessus de beaucoup de choses que l’on a pu entendre sur le même créneau et son ambiance oppressante en fait une B.O plutôt adéquate à Juste après la Vague.

 

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22 février 2026 7 22 /02 /février /2026 16:03




 

C'est quoi?  LA CORDE



 

C’est de qui?  L. Fogli et J. Lambroschini adaptent P. Hamilton

 


 

Le pitch de l’éditeur:   Louis et Gabriel, jeunes intellectuels arrogants, commettent un meurtre par pur défi, convaincus de leur supériorité. Leur victime ? Un camarade dont le cadavre, dissimulé dans un coffre en plein milieu du salon, repose sous les yeux de leurs invités. Mais alors que la soirée bat son plein, entre conversations mondaines et piques acérées, Emile Cadell, leur ancien professeur, commence à douter...

 

Ca donne quoi? Il y a un peu plus de 30 ans, quand j'étudiais le cinéma, j'ai eu l'occasion de voir La Corde d'Alfred Hitchcock, qui proposait la -fausse- prouesse d'être tourné en un seul plan séquence (en réalité la longueur des pellicules de l'époque ne permettait pas la possibilité technique et le réal a eu recours à quelques petits trucs de montage pour donner l'illusion du plan unique).

L'aspect purement filmique mis à part j'avais gardé un fort bon souvenir du scénario, huis clos dans lequel James Stewart confondait deux de ses anciens étudiants coupables de ce qu'il pensaient être le crime parfait.

 

Je viens de découvrir que le film est inspiré d'une pièce de théâtre et que les Editions de la Librairie Théâtrale viennent d'en faire paraître une adaptation en français.

Transposant l'action quelques décennies après l'original, et en France pour pouvoir glisser des références culturelles bienvenues et plus aptes à parler au lecteur français, cette version s'est avérée tout aussi savoureuse que l'avait été celle d'Hitchcock avec des scènes et des dialogues qui fonctionnent fort bien et qui donnent envie de voir la pièce en "live".

 

le texte est assez court (80 pages) les personnages crédibles et le suspense toujours au rendez-vous, du théâtre comme on aimerait en lire plus souvent!

 

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bobd - dans Livre Théâtre
20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 09:15





 

LA BD:

 


C'est quoi : THORGAL SAGA. LA DEESSE D’AMBRE



 

C'est de qui? Mangin & Bec



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Le Lombard





 

Déjà croisés sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?  On le sait, le plus célèbre viking de la BD franco-belge est un chat noir! Enfin disons que, à l’image d’un Ulysse du nord, les dieux aiment jouer avec le destin de notre infortuné héros.

 

Cette fois-ci, c’est une ancienne déesse misandre qui l’a pris pour cible. Enfin pas lui directement puisque c'est sur son rejeton, Jolan, que tombe la malédiction.

 

Et le pire c’est qu’une fois encore, Thorgal est victime de son bon fond: parce qu’il  lui est venu en aide alors qu’elle allait se faire dépouiller par des voleur, une jeune femme offre une pendentif en ambre.

Ce dernier recèle un terrible charme: tout homme qui le porte tombe dans un sommeil profond, et c’est le tout jeune Jolan qui va s’amuser à mettre le collier.

 

Pour sauver son fils, Thorgal part à la recherche de la guerrière qu’il retrouve dans son village menacé par les flammes. Là, il découvre que tous les hommes qui ont approché les lieux ont également sombré dans le sommeil à cause d’exactions perpétrées par une bande de pillards.

 

C’est face à la déesse Huldra en personne que devra se dresser l’Enfant des étoiles pour tenter de sauver les victimes de son ire.



 

Pour ce 6° Thorgal Saga, Valérie Mangin et Christophe Bec ont choisi de placer leur histoire peu ou prou dans le premier tiers de la série mère, avant la naissance de Louve (avant le Cycle de Qa je dirais).

 

Écrit à quatre mains, le scénario est assez classique mais pas inintéressant, avec un bon rythme et assez de rebondissements pour ne pas lasser le lecteur.

On sent la connaissance et l’amour des deux auteurs pour la création de Van Hamme et Rosinsky.



 

Coté dessin et narration je suis un brin moins enthousiaste; si les décors sont la plupart du temps réussis et immersifs, avec une paire de belles pleines pages, Bec a, comme souvent des problèmes récurrents sur les visages et placement des personnages, probablement dûs à une habitude de travail “photo-réaliste” heureusement moins marquée ici que sur beaucoup d’albums qu’il a dessinés de par le passé.



 

Les amateurs du viking le plus malchanceux de la BD seront servis mais ce nouveau volet de la série alternative Saga manque à mon sens, de peu certes mais tout de même, de remplir le cahier des charges du principe de base, à savoir faire du Thorgal “personnel et alternatif”, ce que n’a finalement vraiment réussi que le premier opus, Adieu Aaricia.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : BLACK ANGEL



 

 

C'est de qui?  Trevor Jones



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ça donne Quoi ? A l’aube d’une riche (quoiqu’un peu en dent de scie, surtout sur la fin) carrière pour le 7° Art, Trevor Jones écrit la musique de ce moyen métrage, réalisé par le directeur artistique de Star Wars et Alien qui, lui par contre, ne percera jamais à Hollywood en tant que réal (et sa courte filmo fait plutôt peur d’ailleurs).



 

Black Angel est un récit de fantasy où le côté artistique l’emporte un peu sur l’histoire: les décors sont bien choisis et bien filmés, les costumes et maquillages tiennent leurs promesses (mention spéciale au méchant et son look à la Frazetta) et l’ensemble n’a pas trop vieilli si ce n’est que le film, à cause notamment de quelques ralentis inutiles, arrive à être plombés par des longueurs ce qui, pour une durée de 25 minutes, est un tour de force!



 

La musique de Jones est quant à elle une totale réussite, à la fois hypnotique et épique, avec des chœurs féminins hauts perchés habités, à la fois tonale et néo classique dans son approche,  annonciatrice évidente de celle que le compositeur Sud Africain va livrer l’année suivante à John Boorman pour son Excalibur.



 

Le film, redécouvert des décennies après sa diffusion au cinéma -en première partie de l’Empire Contre Attaque- est dispo sur youtube entre autre si vous souhaitez vous faire votre avis (et écouter la B.O de Jones)

 

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18 février 2026 3 18 /02 /février /2026 14:37





 

LA BD:

 


C'est quoi : THE PAINTED CRIME



 

C'est de qui? S. Martino



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisé sur le site? Non





 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? La Cité des Anges, fin des années 40. Ancien G.I, Peter Graham s’est reconverti en détective privé, bossant sur des cas banals pour payer son loyer.

Mais Peter veut surtout retrouver Clark Brown, le frère d’un de ses compagnons d’armes mort à la guerre à qui il doit remettre une trompette. 

 

Le trompettiste a disparu et notre détective privé, en se lançant sur sa piste, va découvrir des secrets qui auraient dû rester cachés et qui impliquent quelques gros noms d’Hollywood.



 

On retrouve dans cet album signé Stefano Martino toute la panoplie du roman noir classique, avec anti-héros désabusé et presque dépassé par les évènements, femme fatale  et bad guys coriaces.

 

Même la voix-off est de la partie (fort présente d’ailleurs, les allergiques au procédé passeront peut être leur chemin).



 

Le style graphique  semi réaliste est soigné, dans un  noir et blanc stylisé aux nombreux détails et aux riches décors qui immerge complètement le lecteur dans l’ambiance de l’envers du décor de l'Âge d’Or Hollywoodien.








 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : AN UNLOCKED WINDOW



 

 

C'est de qui? B. Herrmann



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

Ça donne Quoi ? Surfant sur la célébrité du réalisateur le plus en vue du moment, la NBC lance une série thématique de thrillers intitulée Alfred Hitchcock Hour.

 

Si ce dernier est à l’origine du projet, il ne fait effectivement quasiment que présenter, réalisant une grosse poignée d'épisodes sur la décennie que durera le show.

 

Pour cet épisode où un serial killer rôde en ville et où deux infirmières se sont enfermées dans la maison de leur patient âgé …en oubliant de fermer une fenêtre, c'est Bernard Herrmann en personne qui compose la musique (d’autres grands noms de la B.O officieront sur quelques épisodes d’ailleurs) et ça s’entend.



 

Cordes stridentes, rythmiques oppressantes et cuivres graves rivalisent pour créer une atmosphère où la tension est le maître mot.

 

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16 février 2026 1 16 /02 /février /2026 15:27


 

LA BD:

 


C'est quoi : ISIS, LES MYSTÈRES DÉVOILÉS. CHAIR DIVINE. 



 

C'est de qui? Winona & Emka



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Tabou bd





 

Déjà croisées sur le site? Oui, ensemble d’ailleurs.





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? L’Egypte antique, Isis n’arrive pas à se remettre de la mort de son aimé, Osiris et décide de tenter de le ramener auprès d’elle, quitte à s’opposer à Seth en personne.

 

 

Après avoir mis en scène la sexualité des dieux vikings, le duo Winona- Emka se penche sur l’une des divinités les plus connues de l’Egypte Ancienne: Isis.

 

Comme pour le précédent, on sent que la scénariste connaît son sujet et a su se l’approprier, distillant même de ci de là dans son scénario des informations sur le panthéon et les légendes égyptiennes.



 

Elle donne à sa dessinatrice l’occasion de proposer quelques illustrations pleines pages qui donnent de la force à la narration. Son trait original aux couleurs qui font un peu “à l’ancienne”, est, là encore, très adapté au thème et à l’époque.

 

Si les scènes de sexe sont crues et explicites elles ne sont jamais salaces (comme c’était déjà le cas sur la Char des Dieux) et au pire,  les lecteurs les plus prudes pourront opter pour la version “soft” parue chez Graph Zeppelin.






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : CESAR ET CLEOPATRE



 

 

C'est de qui? G. Auric



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ça donne Quoi ? Après avoir composé pour certaines des plus grosses pointures du cinéma français ( Cocteau ou René Clair entre autres) George Auric s’exile de l’autre côté de l’ Atlantique où il va travailler avec les grands noms d’Hollywood (Litvak, Preminger, Huston…). 

 

En 1946 il compose la musique d’ une adaptation de la pièce de Shaw, avec Vivien « Scarlet O’Hara » Leigh dans le rôle de Cléopâtre.



 

Grosse production de qualité, le film sera boudé par le public, malgré de belles qualités, à commencer par sa B.O

 

Pourtant elle n’aura pas été une partie de plaisir pour Auric qui  aura dû, par exemple,  traduire par des sons plus que par de la musique à proprement parler, pas mal de scènes parfois figées et ne pouvant décemment pas être alourdie d’une quelconque mélodie. L’ensemble est d’une grande qualité générale et ne manque pas de panache, quoiqu’un brin daté pour ce premier tome d’ Isis.

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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