29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 07:42

 

 

 

Et l'on termine notre cycle consacré à Wrightson par la création probablement la plus iconique de notre Artiste du Mois, j'ai nommé:

 

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : SWAMP THING

 

 

C'est de qui ? Len Wein et Bernie Wrightson

 

 

La Couv':

L'Artiste du Mois: Bernie Wrightson  /  Swamp Thing  Vs.  Vexovoid

Déjà lus dans le coin? Oui …pour Wrightson mais vous aviez saisi je pense !

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Comme le disait Fab pas plus tard qu’hier, Bernie Wrightson a biberonné tout jeune à l’épouvante des EC Comics des années 50. Cette influence, qui du reste perdurera tout au long de sa carrière, est évidemment déjà prégnante sur les travaux de jeunesse du dessinateur. Parmi ses premières publications (dans les différentes anthologies horrifiques renaissantes de DC Comics, à partir de la fin des années 60), il y a House Of Secrets n°92 en 1971 , qui introduit Swamp Thing, la Créature des Marais imaginée par Len Wein. Ce dernier confesse avoir proposé à Wrightson ce script sombre et désespéré, se déroulant dans un climat gothique au début du siècle dernier, car ce dernier, la vingtaine à peine à l'époque, venait de faire l'expérience d'une rupture douloureuse, et se sentait d'humeur !

 

 

A la fin de l'année 1972, le personnage réapparaît dans un contexte contemporain, sous la forme de son avatar le plus célèbre, Alec Holland, avec la même équipe aux commandes. Wein et Wrightson surfent sur le contexte de leur époque, favorable à une renaissance du genre horrifique, avec un assouplissement sensible du Comics Code et l'accession de certains personnages-phare du genre au domaine public. Mais le tandem fait mieux que jouer sur la fibre nostalgique en créant une authentique nouvelle figure du bestiaire fantastique.

 

 

Bernie Wrightson ne reste que le temps de dix épisodes, mais il a le temps de frapper les esprits durablement, créant d'emblée des personnages visuellement marquants comme l'antagoniste Arcane et sa nièce Abigail (et il invoque aussi une foule de monstres, loups-garou, vampires, extraterrestres, robots en tous genres... et même Batman, magistralement représenté par Wrightson). Il faut dire que les décors imaginés par Wein se prête à merveille au style du talentueux débutant : de la vieille masure gothique au bayou de Louisiane sinistre et ombragé, ce ne sont pas les sites lugubres qui manquent pour mettre en valeur les atouts du dessinateur.

 

Ce dernier a fait à l'époque le choix, risqué, de refuser du travail pour se consacrer pleinement à ses planches, assurant dessins et encrage, pour un rendu somptueux. On saluera l'initiative de Delcourt de publier ses épisodes en noir et blanc (en prologue à la publication, hélas avortée, de la mythique prestation d'Alan Moore sur le titre, 10 ans plus tard), sublimant le rendu du travail de Wrightson.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? VEXOVOID

 

 

C'est de Qui ? Portal

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé sur le site? Aucune chance

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? D'après le hurleur en chef Phil Anselmo (Pantera, Down et bien d'autres projets), et l'on peut en croire un spécialiste en la matière, Portal est le groupe le plus « extrême » à la surface de la planète. Depuis une quinzaine d'années, ces death-metalleux australiens déversent à leur rythme indolent (4 albums au compteur seulement) une musique unique, d'une virulence inouïe, mais sous des dehors finalement assez stoïques et apaisés.

 

En effet, il y a comme une volonté « d'aplanir » le son chez Portal : que ce soit dans les structures, labyrinthiques et indéchiffrables, ou la production, austère et absconse, le groupe semble chercher à neutraliser toute trace de dynamique. Et puis il y a le son de ces guitares, quelque part entre le clapotis de sables mouvants et le bourdonnement sourd d'une nuée d'insectes carnivores. Un rendu unique, dont on ne trouvera d'équivalence que sur certains efforts des français de Blut Aus Nord ou Deathspell Omega, autres fleurons du métal extrême aventureux. Quoi de mieux pour accompagner ce purgatoire sonore que des déguisements aussi tarabiscotés qu'inquiétants (comme chez les suédois de Ghost et Terra Tenebrosa), et des paroles cryptiques inspirées des écrits du grand Lovecraft, avant que le groupe ne développe son propre bestiaire/panthéon fictif...

 

Le dernier-né de leur discographie, Vexovoid, est peut-être le plus abordable du lot ; entendons-nous bien : Portal ne s'est pas mis pour autant à la pop ou au zouk, et les oreilles les plus sensibles saigneront dès les premières mesures de l'album. Mais le groupe a tout de même l'idée lumineuse de réduire considérablement la durée de leur disque (35 minutes à peine, et c'est ma foi bien suffisant pour une écoute d'une traite), et de clarifier un peu les structures de leurs compositions. La sensation de cauchemar sonique marécageux demeure néanmoins. Si vous voulez expérimenter la sensation de vous réveiller le matin comme si vous aviez plongé en flammes dans un marais la veille au soir, vous savez ce qu'il vous reste à faire !!

 

 

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Une chronique de Peio

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 17:06

 

 

 

 

LA BD :

 

 

C'est quoi : LES MUTANTS

 

 

C'est de qui ? Bernie Wrightson et alii

 

 

La Couv':

L'Artiste du Mois : Bernie Wrightson / Les Mutants vs Forbidden World

Déjà croisés par ici ? Oui.

 

 

Une planche :

 

 

 

Ca donne Quoi ? Cette bande dessinée, que l’on déniche encore facilement d’occasion, est parue début 80 aux Editions du Triton, maison défunte spécialisée dans la publication de comics horrifiques (Creepy, Vampirella) et de certains artistes qui ont pu œuvrer sur ces séries : Wally Wood, Richard Corben, Mike Kaluta, Neal Adams, Jeff Jones… et bien sûr Berni (sans "e" à l’époque) Wrightson. Bref, que du lourd !

 

Contrairement à ce que laisse entendre le titre, et à l’instar de certaines anthologies Marabout de la grande époque aux accroches parfois abusives, il ne s’agit pas à proprement parler d’un recueil d'histoires réunies autour de la thématique du "mutant", figure emblématique de la science-fiction, même s’il en est bien question pour deux d’entre elles… sur dix-neuf. A la rigueur, pourrait-on considérer ici la "monstruosité", physique ou morale (égoïsme, lucre, arrivisme…), comme fil directeur qui ne permettrait quand même pas d’inclure l’ensemble des récits. Laissons donc de côté notre tentative de thématiser "l’inthématisable", pour nous concentrer sur le contenu. Les Mutants regroupe des histoires courtes, publiées par Wrightson entre 1969 et 1974. Celles-ci naviguent allègrement entre SF old school, horreur gothique dans la pure tradition des EC Comics, ode  à la tolérance, adaptations digest d’œuvres littéraires ou cinématographiques, heroic fantasy sous influence howardienne et détournements grivois (et colorisés !) de figures fantastiques ou historiques, orchestrés par le scénariste Vaughn Bodé (dont la mort prématurée en 1975 préfigurait celle de David Carradine...).

 

Si tous les scénarios ne sont pas d’égale qualité, la faute à des chutes parfois trop abruptes, on se console aisément avec les dessins de Wrightson, dont on peut mesurer l'ampleur du talent et l'incroyable capacité à adapter son style détaillé et emphatique à tous les registres qu'il aborde.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

C'est Quoi ? FORBIDDEN WORLD

 

 

C'est de Qui ? Susan Justin

 

 

La couv':

 

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter ?

   

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? "You can't judge a book by its cover", comme le chantait Bo Diddley. L'adage ne s'est jamais aussi bien vérifié qu'avec les productions fauchées de Roger Corman. Forbidden World (qui n'est pas exactement un mix entre Forbidden Planet et Lost World, mais c'était bien tenté, Roger !) ne déroge pas à la règle. Derrière une bien belle affiche des frères Hildebrandt se cache un énième repompage d'Alien dans lequel une poignée d'acteurs en roue libre tente de venir à bout d'un mutant (titre alternatif de cette série B-Z, sortie en 1982) viscelard et baveux. Tout cela n'est bien sûr qu'un prétexte à quelques scènes gores bien troussées et surtout aux effeuillages répétés des deux actrices principales, Dawn Dunlap (ex-égérie de David Hamilton) et June Chadwik (qui un an plus tard allait incarner la vicieuse Lydia dans la série V).

 

A l'instar de l'affiche, la musique de Susan Justin (qui a décroché le job parce qu'elle était la copine du réalisateur... the right girl in the right place !) tend à tirer le film vers le haut. La compositrice nous gratifie d'une musique électronique à mi-chemin entre new wave et tonalités atmosphériques synthétiques caractéristiques du début des années 80. En dépit d'un budget qu'on imagine famélique, elle parvient à créer une partition qui n'a rien à envier à celles de Craig Safan (Remo Williams, The Last Starfighter) ou de John Harrison (Creepshow) et prouve, si besoin en était, qu'avec un orgue Casio, une boîte à rythmes et un brin d'inspiration, on peut bâtir des discographies (n'est-ce pas Mr. Carpenter ?). Quoi qu'il en soit, l'ambiance horrifico-vaporeuse de cette BO colle parfaitement à celle développée par l'ami Berni dans les pages sombres de son anthologie, alors ne boudons pas notre plaisir !   

 

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Une chronique de Lio

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 07:16

 

 

 

L’épouvante, Bernie Wrightson ça le connaît. C’est par là qu’il a débuté, dans le mythique House Of Mystery chez DC et dans les publications similaires du principal concurrent (Marvel pour ceux qui ne suivent pas au fond !). c’est dans l’épouvante encore qu’il s’est fait un nom, avec la co-création de Swamp Thing  popularisé ensuite par Alan Moore, (on y reviendra) et enfin c’est là qu’il a persisté et signé via l’illustration magistrale du Frankenstein de Mary Shelley (dont nous avons d’ailleurs chroniqué la suite, parue il y a peu en VF). Consacrons donc notre cycle L’Artiste Du Mois à ce grand monsieur du comics, avec des ouvrages à l'inverse de la chronologie pour une fois, et que, sans plus attendre, le spectacle commence :

 

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : FREAKSHOW

 

 

C'est de qui ? Jones & Wrightson

 

 

La Couv':

L'Artiste du Mois: Bernie Wrightson  /  Freak Show  vs La Maschera del demonio

Déjà croisés par ici? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ?Inspiré par des artistes comme Frank Frazetta, avec qui il partage une science du rendu du mouvement et de la dynamique des postures, Wrightson a notamment fait  les grandes heures des anthologies Creepy et Eerie. Quelques années plus tard, il retrouve son compère de toujours, le scénariste prolixe Bruce Jones, pour une histoire comme les deux hommes en ont le secret.

 

Freakshow, comme son nom l’indique, parle d’un spectacle ambulant de créatures difformes, humains rejetés par la société qu’un brave homme recueille afin de leur donner une vie et, histoire de gagner de quoi manger, expose  brièvement aux badauds des villes et villages qu’ils traversent. Une jeune femme croise la route de la caravane et fait un bout de route avec eux, bientôt une idylle nait entre nos deux tourtereaux et mère nature leur offre un bébé. Las, notre bon samaritain est un ex-alcoolique qui, en proie à un intense stress durant l’accouchement de sa belle, se laisse aller à la boisson.  Ivre mort, il va commettre l’irréparable, et, comme dans toute bonne histoire d’horreur qui se respecte, son crime ne restera pas impuni.

 

 

Développer le concept des histoires courtes  à chute, classique du genre, sur plus de 50 pages pouvait paraître risqué mais le métier de nos deux compères fait la différence. Jones, bien moins bavard qu’à l’époque des récits des anthologies citées ci-dessus, pousse son scénario dans les retranchements de l’épouvante et du  tragique permettant à Wrightson de livrer une de ses œuvres les plus abouties que ce soit en matière de réalisme des décors, de précision du trait ou encore d’expressivité corporelles et faciales. Tout dans Freakshow respire le malsain et la peur, l’artiste, qui assure dessin, encrage et couleur, se surpasse littéralement et le résultat ravira tout lecteur d’horreur qui se respecte.

 

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LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LA MASCHERA DEL DEMONIO

 

 

C'est de Qui ? L. Baxter

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Le film qui fit connaître Mario Bava au grand public, à qui pas mal de réalisateurs vouent un véritable culte, est sorti aux States un après sa diffusion en Europe, dans une version édulcorée (comprendre que la censure avait fait disparaître les scènes trop explicites niveau violence) et, fait plus rare, avec une B.O différente.

 

En effet, le public américain étant à l’époque (mais je ne pense pas qu’il ait beaucoup évolué, loin de là) considéré comme peu enclin à l’originalité, le distributeur fait appel à Les Baxter, qui sort tout juste de la composition du House Of Usher de Corman, pour écrire un score moins alambiqué et « artistique » que celui qui accompagne le film (et que l’on doit à Nicolosi).

Baxter applique sciemment les codes du genre, à base de cordes qui n’hésitent pas à se faire stridentes, de cuivres sourds et menaçants, de percussions qui déboulent, et autres passages obligés. Une poignée de pistes plus calmes et mélancoliques atténuent un peu le sentiment général d’une B.O fort calibrée mais on ne peut plus évidente sur une lecture comme Freak Show.

 

 

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Une chronique de Fab

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 13:19

 

 

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : LE CORPS A L’OMBRE

 


C'est de qui   D. De Thuin

 

 

La Couv':

 

Quand le corps craque  /  Le Corps à L'Ombre  Vs.  Cracks

Déjà croisé chez nous? Non

 

 

C’est édité chez Qui ?  Glénat

 

 

Une Planche:

 

 

Ça donne Quoi ? Entre le déces de sa mère, la rentrée au lycée et la lugubre suite de meurtres qui frappe la ville, Drazig, adolescent taciturne, n’a pas la forme. Attiré par ce sordide fait divers, notre jeune héros va se lancer dans sa propre enquête au risque d’aller trop loin.

 

Le Corps à L’Ombre est un mélange original de récit initiatique, de transition entre enfance innocente et âge adulte, et d’histoire de serial Killer, même si ce dernier aspect est trop classique à mon goût: on découvre assez rapidement qui est le coupable et certains points sont survolés, mais ce n'est clairement pas l'intérêt principal de cet album dont le style animalier et le ton décalé font beaucoup penser aux  Lapinots de Trondheim.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? CRACKS

 

 

C'est de Qui ? J. Navarrete

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Auréolé de sa nomination aux Oscars pour le score du labyrinthe de Pan, qui l’a propulsé sur le devant de la scène européenne (la traversée de l’Atlantique ne tardera d’ailleurs pas),  Navarrete écrit pour ce thriller psychologique (avec une Eva Green complètement dans son élément) une musique très classique (au sens noble du terme), qui n’est pas sans rappeler les travaux de ses homologues britanniques.

 

Quand le piano n’est pas seul sur quelques pistes aux thématiques mélancoliques appuyées, il est rejoint par une section de cordes et/ou de vents qui apportent des accents tantôt dramatiques tantôt –plus rarement- effrayants. On est parfois dans l’underscoring, voire le minimalisme,  mais quelques envolées lyriques voire dansantes font que la galette ne se résume clairement pas à ça.

 

Une B.O peut être un peu inattendue sur Le Corps à L’Ombre mais qui en rehausse l’originalité.

 

 

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Une chronique de Fab

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 09:32

 

 

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : LE CONCILE DES ARBRES

 

 

C'est de qui ? Boisserie & Bara

 

 

La Couv':

Variations Gothiques  /  Le Concile des Arbres  Vs.  The Witch

Déjà vus ici? Oui, ensemble et séparément.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Il me tardait de retrouver le trait si particulier de Nicolas Bara depuis la sortie du Chant des Malpas (déjà dans la collection Long courrier chez Dargaud), mon désir a été exaucé puisque le voilà à nouveau aux coté de son scénariste pour un récit où fantastique  et aventure font bon ménage, le tout parsemé d’une pointe d’humour.

 

Au XIX° siècle, un duo d’enquêteur peu assortis, spécialisés dans les enquêtes surnaturelles, est confronté à un cas de disparition enfantine au sein d’un hôpital au personnel suspicieux. Leurs investigations vont les amener à affronter l’esprits de druides, passés dans des arbres effrayants et dotés de vie.

 

Si le scénario est assez classique et prend quelques raccourcis un peu faciles, la partie graphique relève l’ensemble de fort jolie façon, entre la colo bien choisie et une narration experte.

 

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LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE WITCH

 

 

C'est de Qui ? M. Korven

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Lalo Schifrin aimait à dire que la B.O fait 70% du film. Et en effet, combien de longs métrages célèbres doivent en grande partie leur réussite à un thème et/ou une ambiance musicale ? De Star Wars à Il était une fois dans l’Ouest en passant par Le Parrain, 2001 ou Easy Rider, certains films ne seraient définitivement pas les même avec une autre B.O.

 

Mark Korven, enfant du rock et du jazz, connaît bien ses classiques et sait aller pêcher ses influences là où il faut. Pour mettre en musique ce fils fantastique se déroulant dans l’Amérique du XVII° siècle où une famille de colons isolée va être la proie d’une sorcière, le canadien fait appel au spectre de Ligeti et de Bartok mais c’est surtout l’ombre de Penderecki qui plane sur pas mal de pistes.

 

Combinant des voix éthérées quand elles ne semblent pas possédées à des stries de cordes parfois redoutables et des percussions quasi tribales, le compositeur livre une B.O habitée et entêtante, parfois extrême, parfois trop référencée mais d’une rare puissance évocatrice. Les 70% sont amplement remplis…dommage que les 30 autres aient fait défaut. 

 

Certains trouveront, probablement à raison, que la musique retenue est un peu extrême pour ce Concile des Arbres, mais son aspect horrifique parfois expérimental, croyez moi sur parole, comble largement les bémols du scénario.

 

 

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Une Chronique par fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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