28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 08:32

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : HELIOS.

 


C'est de qui : E. Chaize

 

 

La Couv':

Vers le Soleil  /  Helios  Vs.  Careful With That Axe Eugene

Déjà croisé chez nous? Non

 

 

C’est édité chez qui ?  2024

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Alors oui, les puristes vont dire que l’étonnant Helios n’est pas à proprement parlé un album de BD, et on ne pourra pas leur donner tort puisque dans les 40 pages de cet immense bouquin (presque 30cm sur 40 tout de même !), pas l’ombre d’une bulle, d’un phylactère ni même d’une case. Mais, on l’a vu déjà chez B.O BD, les éditions 2024 n’ont pas l’habitude de rentrer dans les moules, et chaque fois le résultat est enthousiasmant !

 

Helios est une suite de tableaux étendus sur des doubles pages narrant la quête d’un peuple pour retrouver le Soleil. Et si chez Corneille ils partirent cinq cent pour se retrouver trois mille, ici la kyrielle de suivants va se réduire comme peau de chagrin au fil des épreuves traversées et des ennemis rencontrés (serpent géant, ombres noires, désert aride,…).

 

 

La force des graphismes de Chaize, somme d'influences aussi variées que diverses,  réside dans l’accumulation –et même parfois la dissimulation- de détails au sein de compositions ambitieuses et colorées à la puissance narrative manifeste. La présentation du livre, en reliure cousue particulière (« à la Suisse » nous indique l’éditeur) permet d’apprécier à sa juste valeur cette épopée visuelle qui, certes, se lit vite, mais mérite qu’on y revienne pour redécouvrir toutes ses subtilités.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? CAREFUL WITH THAT AXE EUGENE

 

 

C'est de Qui ? Pink Floyd

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Yep

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Probablement la période créatrice la plus foisonnante des Floyd, débarrassé de l’ingérable Syd Barett qui a laissé à Waters les mains libres pour développer concepts musicaux et variations vertigineuses.

 

Careful… est un exemple typique de ces dites variations avec un début atmosphérique où le clavier brode des nappes autour d’un accord unique avant que la phrase titre, susurrée par le bassiste, n’entraîne un déferlement de violence guitaristique et rythmique où Moore tient la dragée haute à Mason et Wright avant que ce dernier ne repart sur une mélodie plus posée, aux échos orientaux qui va lentement terminer le morceau en fade-out.

 

En prenant juste le temps qu’il faut, ces trois parties de la chanson (qui dure quasiment 9 minutes) font une B.O parfaite pour Helios où le faste de la cour est suivi du périple cauchemardesque jusqu’à une conclusion solaire.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 12:56

 

 

C'est les vacances et c'est mercredi! Deux bonnes raisons de chroniquer de la BD "jeunesse", mais pas que!

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LES SUPER SISTERS. SUPER SISTERS CONTRE SUPER CLONES

 


C'est de qui : Cazenove & William

 

 

La Couv':

Super Vacances  /  Les Super Sisters  Vs.  The Simpson

Déjà croisé sur B.O BD? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Bamboo

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Coup double (voire triple !)  avec cet album estampillé jeunesse de chez Bamboo puisuqe outre occuper ma plus grande durant les caniculaires après-midi d’été, il m’a également permis de lui expliquer (en partie n’est ce pas), les myhtologies des comics.

 

En effet, le stakhanoviste Cazenove, qui officie chez l’éditeur aussi bien sur les titres destinés aux plus jeunes que dans les diverses collections humour, s’amuse comme un petit fou avec son duo de frangines (dont nous avions parlé le mois dernier) dans ce spin-off de la série mère où elles sont dotées de supers-pouvoirs et ont à faire à forte partie (quoi que !).

 

Dans ce second tome, qui se lit tout à fait indépendamment du reste, l’ensemble étant composés de one-shots, il est question de clones adultes de nos héroïnes à dégommer, d’insectes gigantesques à écrabouiller, d’école à sauver de la destruction, de leçons de super-pouvoirs et autres effets de styles capillaires. Le tout est dessiné dans un style à mi chemin entre la BD jeunesse pure et le comics parodique, est rempli de clins d’oeils et caméos bien funs et, si les fans de comics purs et durs ne seront pas forcément emballé par la série, rappelons qu’elle se destine à un public jeune (et plutôt girly) et à leurs papas amateurs de super-héros, de BD, de parodie, voire des trois mélangés !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE SIMPSONS. THE MOVIE.

 

 

C'est de Qui ? H. Zimmer 

 

 

La couv' 

 

 

 

 

Déjà rencontré chez nous ? Rarement.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Je présume que les habitués du coin seront aussi surpris de me voir choisir une B.O de Zimmer que ce que je l’ai été de voir le nom du triste sire au générique du long métrage adapté de la série culte.

 

Outre le thème célèbre de Danny Elfman, utilisé à petite dose ici, Zimmer, qui s’est retrouvé là pour faire plaisir à l’un de ses amis de la prod’, livre une suite de thèmes pas désagréables et plutôt funs même si, malgré son intention première, et probablement parce qu’il bossait sur l’un des chapitres de la franchise Pirates des Caraïbes en même temps, il n’arrive que rarement à capter l’essence de la musique originale et donc de l’ambiance de la série.

 

Reste une B.O de film d’animation de registre comédie/action bien calibrée mais pas follement originale, loin s’en faut qui, cependant, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, est plutôt bien réutilisée.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 10:17

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LE RAPPORT DE BRODECK. L’INDICIBLE

 


C'est de qui : M. Larcenet

 

 

La Couv':

Tragédie sous tous Rapports  /  Le Rapport de Brodeck  Vs.  Ypres

Déjà croisé sur B.O BD? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans ce second tome de l'adaptation du roman éponyme de Phillipe Claudel, en parallèle de la double rédaction du rapport sur la mort de l'étranger, on en apprend un peu plus sur ce qui est arrivé à Brodeck (la délation des villageois, le calvaire qui a causé le trauma de son épouse, ...), le drame qu'il est chargé bien malgré lui de relater faisant ressortir ses vieux démons. Via son récit et son enquête on découvre également la nature de la victime et les événements qui ont mené à la tragédie.


La force du récit de Claudel permet à Larcenet de livrer ce qui est probablement son œuvre la plus aboutie à ce jour autant sur le fond que la forme (bien plus que Blast à mon avis).


Que ce soit dans les trognes de ses villageois ou les faciès monstrueux des soldats, dans les inserts quasi naturalistes où les paysages très inspirés par Breccia, via une alternance des techniques, il donne à un texte déjà fort une nouvelle dimension.
On s'enfonce avec cette conclusion encore un peu plus, si c'était possible, dans une noirceur dont ni les protagonistes ni le lecteur ne ressortiront indemnes.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? YPRES

 

 

C'est de Qui ?  Tindersticks

 

 

La couv' 

 

 

Déjà rencontré chez nous ? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Les Tindersticks ne sont pas ce qu’on pourrait appeler un groupe de joyeux lurons, que ce soit leur discographie studio ou les quelques B.O qu’ils ont produit pour Claire Denis, l’ambiance n’est que rarement au beau fixe.

 

Avec ses nappes instrumentales que ce soit à tendance jazzy ou orchestrales, leur musique est souvent perçue comme très cinématique, Dickon Hinchliffe, leur multi-instrumentiste, quittera d’ailleurs le groupe et se spécialisera dans la musique de film (on l’a écouté une paire de fois chez nous).

 

Cela étant avec l’album qu’ils composent  pour l’exposition permanente belge sur la bataille d’Ypres, le groupe passe clairement un cap. Foin d’instrumentation organique ici, d’instruments traditionnels, de batterie et, of course, de voix. Tout est froid et atmosphérique au possible, le paysage sonore des pistes évoque une sorte de symphonie électro hors du temps, souvent déprimante voire conceptuelle et jusqu’au-boutiste qui usera plus d’un auditeur à l’écoute seule.

 

Sur cette suite et fin du Rapport de Brodeck, c’est la déprime totale assurée en fin de lecture/écoute.

 

 

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Une chronique de Fab

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 06:26

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : TROLLS DE TROY. L’OR DES TROLLS

 


C'est de qui : Arleston & Mourier.

 

 

La Couv':

De l'Or pour les Trolls  /  Trolls de Troy 21  Vs.  La ruée vers l'or

Déjà croisés sur B.O BD ? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? La série des Trolls de Troy avait montré quelques faiblesses ces derniers temps avec des scénarios étirés en longueur pour atteindre les 44 pages fatidiques ou 2 albums à suivre. Arleston semblait être arrivé aux limites de son univers, mais voilà ce tome 21 qui renoue avec la folie et la dérision des premiers albums. Ouf!

 

Sur un sujet apparemment simple, Waha a conclu un accord avec 3 chercheurs d'or pour qu'ils puissent exploiter le gisement de la rivière proche du village troll de Phalompe, les évènements vont s'enchainer dans une spirale folle : destruction de la forêt par une foule de chercheurs d'or, création d'une milice anti-troll de protection à base de pulvérisation de parfums, parachutage par dragon géant trolloguidé de monceaux d'or pour faire chuter les cours…

 

Graphiquement Mourier maitrise parfaitement ses personnages (depuis le temps, c'est normal) et les forêts de Troy qu'il dessine seraient des merveilleux sites de randonnée… s'il n'y avait pas les trolls!

 

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore : les noms bizarres des trolls et des sages (enfin d'une majorité de ces personnages) ont-ils un sens caché?

Pour le savoir, rien de plus simple : en ajoutant Troll ou Sage au début ou la fin du nom du personnage, on obtient un jeu de mot plus ou moins convenable.

Exemple : l'amoureux de Waha Pröfy donne Pröfy + Troll = profiteroles ou la petite trolesse Tyneth donne Troll + Tyneth = trotinette… Idem, pour les sages, Khömunimaj donne Sage + Khömunimaj = sage comme une image...

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LA RUEE VERS L’OR

 

 

C'est de Qui ? Divers.

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Pas impossible.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Chaplin n'a pas écrit totalement la musique pour la version muette du film sortie en 1925 mais seulement quelques morceaux.

Pour la version reprise en 1942, il en a écrit la totalité assisté pour l'arrangement par Gerard Carbonara et par Max Terr pour la direction d'orchestre.

 

Il y a des réminiscences de morceaux de musique classique dans plusieurs parties de la BO, Chaplin jouait d'oreille et n'écrivait pas ses morceaux. On entend des mesures de Grieg avec Peer Gynt ou Rimski-Korsakov avec le Vol du bourdon. J'y ai personnellement retrouvé quelques mesures de Wagner sorties soit du Ring, soit de Tannhäuser (la romance à l'étoile). Il a aussi utilisé des morceaux traditionnels en illustrations sonores.

 

Mais le morceau (même court) qui accompagne parfaitement cette aventure des trolls est La danse des petits pains. Non seulement c'est le morceau de plus connu du film, mais il convient parfaitement à l'appétit démesuré de nos "amis" poilus et à l'image finale (qui rappelle un peu les banquets d'Astérix)… à se passer en boucle!

 

 

 

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Une chronique de Gen

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:31

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ZAI, ZAI, ZAI

 


C'est de qui : Fabcaro

 

 

La Couv':

Kafka au supermarché  /  Zai, Zai, Zai  Vs.  Les Aventures de Rabbi Jacob

Déjà croisé chez nous? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans le monde de Fabcaro, oublier de présenter sa carte de fidélité dans un supermarché peut avoir de grosses répercussions. A partir de cette situation incongrue l'auteur va décrire une société absurde sur base de vignettes fixes dont seules les paroles vont être modifiées en conséquence.

 

Et tous les maux actuels de notre société vont être passés à la moulinette Fabcaro, police incompétente, actions politiques à la ramasse, tranches de vie familiales hors de propos et même un regard lucide sur la situation d'auteur de bd... Tout va être décortiqué et revu à la sauce Fabcaro dont le ridicule des évènements ne manquera pas d'en faire sourire plus d'un.

 

Le trait minimaliste neutre et la bichromie portent volontairement l'accent sur cette succession de scènes mordantes et achèveront de faire de ce petit carnet l'une des œuvres les plus actuelles et ironiques du moment. 

 

Pourquoi l'intituler Zai Zai Zai  alors ? Réponse à la toute fin des aventures de Fabcaro en Gaule profonde.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? LES AVENTURES DE RABBI JACOB

 

 

C'est de Qui ? V. Cosma

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Possible.

 

 

On peut écouter?

Ca donne Quoi ? Il y a peu de chances que vous soyez passé à coté d’une des douze mille rediffusions des Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury avec un De Funès survolté à la limite de l’auto caricature mais, évidement, d’une efficacité intense.

 

La bande-son (qui, pour la petite histoire, a dû être soumise à De Funès pour aval, c’est dire l’influence qu’avait l’acteur à l’époque) est signée Vladimir Cosma qui, n’hésite pas à mélanger allègrement les genres dans un patchwork aussi réussi qu’hallucinant.

 

Détournement de mélodies juives, thèmes dignes de films noirs, funk débridé joué par grand orchestre (rappelons qu’on est au début des années 70) et une touche de mélo de ci de là, le compositeur multi récompensé s’en donne à cœur joie en livrant l’une des B.O les plus originales d’une carrière pourtant bien remplie.

 

 

 

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Une chronique de Jet et Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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