12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 07:00

 

 

 

Après Olivier Rameau le mois dernier, Gen revient sur une série jeunesse (de saison en plus!) des plus emblématique avec une chronique de fond dont voici la première partie:

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LES SCHTROUMPFS.  1: Avant 1980.

 

 

C'est de qui ? Peyo avec parfois l'intervention de Yvan Delporte ou Gos pour les scénarios ou les dessins.

 

 

Une Couv':

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie 1)

 

Déjà croisé sur le site? non.

 

 

 

Une planche:

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie 1)

 

Ca donne Quoi ?

Loin de moi, l'idée de faire une thèse sur les schtroumpfs (d'autres l'ont fait), mais juste de rappeler que la série n'est pas aussi naïve ou gentillette que certains le pensent.

 

Je ne vais pas citer tous les albums mais plutôt reprendre les histoires que je préfère (pour leur scénario ou pour leurs graphismes) dans leur ordre de création sur la base de l'article de wikipédia.

 

La Flute à 6 trous (devenu La flute à 6 schtroumpfs en album) - 1958 :

 

Dans cette histoire, ils apparaissaient comme les fabricants d'une flute à 6 trous, au lieu de 7, qui avait le pouvoir d'obliger les personnes l'écoutant à danser jusqu'à l'évanouissement. Elle était tombée entre les mains d'un malandrin et il avait fallu en refaire une 2e pour combattre à armes égales.

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie 1)

 

On ne peut pas dire que les schtroumpfs étaient économes (ni écolos) dans cet album puisqu'ils coupent un énorme arbre pour faire une flute juste avec son cœur!

 

Leurs bonnets étaient encore proches de ceux des lutins, mais ils parlaient déjà schtroumpf.

 

 

Les schtroumpfs noirs – 1959

 

Dans la 1e aventure des schtroumpfs, ils sont confrontés à une terrible épidémie due à la mouche Bzzz. Suite à la piqure ou la morsure d'un ami contaminé, ils deviennent noirs et ne savent plus dire autre chose que "Gnap"… Mais tout finira bien grâce à l'explosion du laboratoire. 

 

L'aspect physique des schtroumpfs est celui que nous connaissons encore. Mais ils ne sont pas encore nommés d'après leurs traits de caractères.

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie 1)

 

Si seulement, il existait des remèdes aussi efficaces que le pollen de tubéreuse contre les épidémies surgissant çà et là de par le monde!

 

 

Le voleur de schtroumpfs – 1959

 

Impossible de passer à côté de cette histoire où apparaissent les 2 ennemis récurrents des schtroumpfs : le sorcier Gargamel et son chat Azraël. Le premier veut dissoudre un schtroumpf pour créer la pierre philosophale servant à transformer les métaux en or. Le second a des visées gastronomiques sur ces petits êtres sans défense. Cela se conclura par la 1e grande défaite du sorcier grâce à une belle action commune des schtroumpfs.

 

Notons tout de même que Gargamel est un sacrément bon sorcier qui sait faire des philtres et potions très efficaces… quand ils ne sont pas transvasés dans un autre flacon!

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie 1)

 

Comme cela se passe dans beaucoup d'histoires des schtroumpfs, c'est en s'unissant qu'ils arrivent à combattre leur ennemi ou à surmonter une catastrophe plus ou moins naturelle. Gargamel et Azraël ont déjà leurs graphismes bien définis : l'un avec sa robe noire rapiécée d'un morceau blanc et l'autre avec son oreille déchirée.

 

 

L'œuf et les schtroumpfs – 1960

 

Pour faire un gâteau de fête, le grand schtroumpf a besoin d'un œuf. Mais ses 2 envoyés vont ramener un œuf trouvé dans la forêt qui s'avère être magique. En le touchant avec un objet, il résout le vœu de celui qui a frappé. Et voilà que les schtroumpfs demandent tout et n'importe quoi jusqu'à ce que le grand schtroumpf souhaite que tout redevienne comme avant… et qu'un poussin sorte de l'œuf!

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie 1)

 

Le lecteur a une drôle de surprise à la lecture de cette histoire qui nous fait découvrir les schtroumpfs sous un jour très humain : avides, jaloux, impatients et même méchants entre eux. Où est la belle harmonie qui règne généralement dans le village?

 

Je pense que c'est une variation voulue par Peyo du conte recueilli par les frères Grimm "Les trois souhaits". C'est la transformation en saucisse du 1e schtroumpf qui m'y fait penser puisque le 1e vœu du bucheron est d'avoir une saucisse, ensuite collée au nez de sa femme en 2e vœu (involontaire) avant que le 3e vœu remette tout en ordre.

 

 

Le Schtroumpfissime – 1964

 

Le grand schtroumpf parti chercher de l'euphorbe, les schtroumpfs s'élisent un chef. Au début chacun vote pour lui-même et il est décidé de laisser passer une nuit avant le vote. Un schtroumpf découvre par hasard  qu'il peut acheter les votes des autres soit an promettant des lois contre les raseurs ou pour un gâteau journalier ou le travail seulement si on veut bien, soit en les flattant, soit en proposant des postes ministériels. Une fois élu, il va s'habiller en doré et demander à être appelé "schtroumpfissime".

Les autres croient à une blague, mais une équipe de gardes est créée et les schtroumpfs vont connaître le travail forcé pour construire un palais. Après l'arrestation du schtroumpf farceur, une révolte est balayée par la garde et un groupe d'insoumis se forme. L'affrontement est inévitable et la bagarre est générale quand le grand schtroumpf revient et calme les esprits avec cette phrase terrible : "Vous vous êtes conduits comme des humains!".

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie 1)

 

C'est mon histoire préférée. Elle fait partie de celles où Peyo et Delporte se moquent gentiment de nos travers humains. Cela commence avec la facilité avec laquelle on se laisse séduire par un beau parleur et que l'on est prêt à le croire sur sa bonne mine. Puis cela continue avec le dévoiement d'une fonction élective en dictature. Et cela se finit avec une guerre civile.

 

Le pouvoir peut pourrir ceux qui en ont plus ou moins : depuis le délégué de classe qui oublie qu'il doit représenter tous les élèves et pas ses intérêts personnels aux élus des états démocratiques (enfin pas trop s'il y a abus de pouvoir) en passant par les représentants du personnel en entreprise qui prennent des décisions sans demander l'avis de leurs collègues.

 

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie 1)

 

Au dessin, Peyo s'est sans doute bien amusé en faisant évoluer le bonnet du schtroumpfissime en y collant une couronne, puis en le transformant en casque de guerre avec un beau cimier rouge. Au scénario, Delporte s'est amusé à placer quelques phrases assassines du genre : "Il suffit de leur faire des promesses!" ou "Dites-moi vous!"… Il faut lire en entier le discours de veille de vote en remplaçant les "schtroumpf" par des mots habituels du discours politique; je vous garantis qu'il est impossible de ne pas rire ou au moins sourire. Comme au "Schtroumpf" tonitruant répondu à la demande de reddition du dernier carré, d'ailleurs.

 

 

 

La Schtroumpfette – 1966

 

Tout commence par un nouveau sortilège réalisé par Gargamel : la création d'une schtroumfette pour semer la zizanie dans le village schtroumpf. Il ne lésine pas sur les ingrédients : perles pour les dents, saphirs pour les yeux et soie pour la chevelure. Mais sa création ne va pas vraiment séduire les schtroumpfs.

 

Par pitié pour elle, le grand schtroumpf va corriger son physique et en fait une vraie beauté fatale. Tous sont sous son charme et obéissent à ses moindres désirs jusqu'à provoquer une catastrophe. S'en suit un procès dont elle sort acquittée. Mais, ayant compris qu'elle est nocive pour les schtroumpfs, elle décide de s'éloigner du village. Les schtroumpfs se vengeront en créant une humaine (pas très belle) qu'ils envoient à Gargamel.

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie 1)

 

Le bain magique à réaliser pour doter une statuette d'une nature féminine est un florilège de tous les défauts attribués par les misogynes aux femmes : coquetterie, hypocrisie, inconscience, perfidie, prodigalité… Mais Delporte et Peyo ont mis une note de bas de page pour engager la seule responsabilité de l'auteur du grimoire!

 

Je pense qu'ils ont choisi aussi de se moquer gentiment de la propension des hommes à se laisser subjuguer par la beauté au point d'oublier la personnalité et l'esprit.

 

Pour le moment, la schtroumpfette vit hors du village mais elle s'y installera dans le futur. Elle évoluera aussi côté caractère mais elle gardera son côté naïf.   

 

 

 

Pièges à schtroumpfs – 1968

 

Ce n'est peut-être pas leur histoire la plus connue mais je l'aime bien car elle montre encore une fois que Gargamel n'est pas stupide et qu'il est un sorcier efficace à défaut d'être gentil. Pour capturer tous les schtroumpfs, il commence par poser des pièges adaptés à leurs personnalités : fleur soporifique pour le coquet, cadeau coup-de-poing pour le farceur, livre de morale pour celui à lunettes ou gâteau collant pour le gourmand. Puis un grand filet d'oiseleur pour les autres venus à la rescousse des prisonniers… dont le grand schtroumpf arrive à se dégager. Gargamel perdra bien sûr, mais, cette fois-ci, c'est son attrait pour l'or qui va le perdre.

 

Séquence Nostalgie : Les schtroumpfs (partie 1)

 

J'avoue avoir un intérêt pour les méchants des histoires car un héros n'est rien s'il n'a pas un bon adversaire. Considérer Gargamel comme un crétin serait être injuste à l'égard des schtroumpfs souvent héroïques face à lui et devant rivaliser d'ingéniosité. D'accord c'est un perdant, mais ses pièges sont souvent ingénieux. Que voulez-vous qu'il fasse seul contre 100?

 

 

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Une chronique de Gen

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 07:35

 

 

C'est les vacances scolaires pour une partie de l'Hexagone, voici une BD qui devrait plaire aux jeunes ...et leurs parents!

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : IMBATTABLE

 


C'est de qui : Jousselin

 

 

La Couv':

 

In Casable  /  Imbattable  Vs.  Pixar Short Films

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Une planche:

 

In Casable  /  Imbattable  Vs.  Pixar Short Films

 

Ca donne Quoi ? Vous savez que j’affectionne tout particulièrement les BD qui expérimentent sur le médium, et ce depuis longtemps.

 

Des planches/cases  en mouvement du génie méconnu Gianni De Lucca 

 

In Casable  /  Imbattable  Vs.  Pixar Short Films

 

aux expérimentations formelles vertigineuses d’un Marc Antoine Mathieu, je reste persuadé que la BD est propice à l’explosion de ses codes.

 

In Casable  /  Imbattable  Vs.  Pixar Short Films

 

Pascal Jousselin l’a bien compris et propose avec Imbattable une réjouissante variation loufoque de super-héros où son personnage se déplace dans l’espace et le temps au sein même des cases des planches pour défaire les bad guys, ramener pain à sa mémé, récupérer un chat dans un arbre ou empêcher qu’on installe une affiche multimédia hideuse au milieu du jeu de pétanque du village (pas de tout repos la vie de super héros hein !).

 

La plupart des historiettes, dessinées dans un style humoristique/jeunesse très agréable,  fonctionnent sur le système une planche/une historiette même si deux ou trois récits sont décliné sur plusieurs pages. Tout d’abord paru dans le magazine  Spirou, il est évident que le format se savoure plus à petites doses qu’en un album lu d’une traite mais certains gags sont tout bonnement excellents et je me suis surpris à avoir la banane à la lecture  de certains.

 

Je terminerais sur une précision ; si l’album peut sembler directement destiné à un jeune public, je suis persuadé que les adultes l’apprécieront plus du fait de la lecture à plusieurs niveaux (au sens propre) que les plus jeunes auront peut être du mal à concevoir (expérience tentée sur ma fille de 8 ans).

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? PIXAR. LES COURTS METRAGES

 

 

C'est de Qui ? Divers

 

 

La couv'

 

In Casable  /  Imbattable  Vs.  Pixar Short Films

 

Déjà entendu chez nous?  Certains oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? La musique est primordiale dans le dessin animé, de tout temps et quel que soit le format. Néanmoins l’approche est radicalement différente qu’il s’agisse d’un long métrage ou d’un court.

 

Le long nécessite souvent une à plusieurs thématiques et une unité –sans parler des incontournables chansons- voire un éventuel merchandising de CD à coté. Pour le court, paradoxalement, la création est plus libre et souvent plus ardue.

 

Dans le cas  d’œuvres muettes c’est encore plus flagrant. Nous avons croisé chez nous des dessins animés de beaucoup d’époques différentes, que ce soient les Merry Melodies de Disney, les Hanna Barbera ou encore les œuvres plus récentes et subversives de chaines comme Adult Swim, chaque fois leurs B.O se sont révélées parfaites pour l’usage étrange que l’on en fait chez nous.

 

Les courts métrages de chez Pixar, filiale 3D de Disney, sont une mine d’or coté musiques d’accompagnement, la première compil’, retenue ici et essentiellement composée de B.O d’œuvres du début des années 2000, propose des ambiances variées dans des styles souvent fort éloignés où les compositeurs (Giachinno entre autres) se font plaisir : exemple ultime avec ce court ci, un régal musical (et, accessoirement, excellent avec les courtes aventures du super héros passeur de cases !).

 

 

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 10:41

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi :TER

 


C'est de qui : Rodolphe et Dubois

 

 

La Couv':

 

 

 

De la Ter(re?) à...  /  Ter  Vs.  Passengers

 

Déjà lus sur le site? Oui pour Rodolphe.

 

 

C’est édité chez qui ? Maghen

 

 

Une planche:

 

De la Ter(re?) à...  /  Ter  Vs.  Passengers

 

Ca donne Quoi ? Sur une étrange planète, Pip un profanateur de sépultures découvre un jeune homme nu, muet et amnésique. Ramené à la ville où habitent Pip et sa sœur, Mandor (nom donné à l’inconnu en raison d’un tatouage sur son bras), s’avère doué avec les machines, mai pas seulement : envoyé à l’école il apprend à une vitesse fulgurante. Avec le temps, la sœur de Pip commence à s’intéresser à ce bel inconnu tout comme la caste qui vit en haut de la ville, tous habillés de noir et détenteurs semble t-il de secrets.

 

Rodolphe revient à ses amours avec ce récit de SF qui, s’il aligne quelques lieux communs du genre, déroule son intrigue en mélangeant scènes bien écrites, personnages attachants, humour fin et mystère savament distillé (jusqu’à ce cliffhanger qui n’est pas sans faire penser à la fin de l’un des récits les plus marquants du genre).

 

Au dessin Dubois, dans un style assez typique du franco belge, livre une copie sans fautes, d’une beauté parfois à couper le souffle que ce soit dans les paysages, le bestiaire ou les plastiques de ses protagonistes.

 

Pour quelqu’un qui n’est pas aficionado du genre comme moi, j’ai beaucoup apprécié ce premier volet de Ter, c’est dire ce que les amateurs de SF devraient en penser !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi? PASSENGERS

 

 

C'est de Qui ? T. Newman

 

 

La couv'

 

De la Ter(re?) à...  /  Ter  Vs.  Passengers

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si le nom de Thomas Newman peut étonner de prime abord sur un film de SF, il faut se rappeller que le compositeur s’est déjà frotté un peu au genre, surtout quand celui-ci en cotoyait d’autres.

 

C’est le cas ici puisque Passengers est tout autant un film de science fiction qu’une romance entre le couple d’acteurs/personnages (et a clairement été vendu comme tel). Ainsi le style souvent minimaliste de Newman trouve parfaitement chaussure à son pied, que ce soit dans l’illustration de scènes intimistes (et ce malgré l’immensité de l’espace ou de l’inétrieur du vaisseau), ou des plus rares moments un peu animés du long métrage (Cascade Failure ; Looking for wrong) où l’on a un peu plus de suspense ou de mouvement et que la partition s’en ressent.

 

On déplorera peut être une sonorité très éléctro (oui vous me répondrez que, sur le genre, c’est tout de même assez approprié) mais on a parfois tout de même l’impression d’entendre une B.O de la décennie précédente (un panaché des siennes entre autre!)

 

Cela étant, le bon équilibre entre les ambiances, le caractère assez riche de l’écriture voire grandiose de temps à autre, est assez en osmose avec ce premier tome de Ter qui, lui aussi, n’hésites pas à panacher.

 

 

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Une chronique de Fab

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 10:19

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LES GRANDS SOLDATS

 


C'est de qui : Rivelaygue & Tallec

 

 

La Couv':

 

Grand par la taille...  /  Les Grands Soldats  Vs.  Tom Jones

 

Déjà croisé chez nous? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Gallimard

 

 

Une planche:

 

Grand par la taille...  /  Les Grands Soldats  Vs.  Tom Jones

 

Ca donne Quoi ? Le roi a décidé qu’il voulait une garde rapprochée de soldats gigantesques afin d’en imposer à tout ces petits camarades couronnés. Ainsi, à des milliers de kilomètres de la Prusse, la petite vie tranquille de Cathal Crann va être bouleversée quand il va se retrouver enrôlé de force pour cette nouvelle armée.

 

Si sa taille et sa force, toutes deux impressionnantes, vont lui attirer l’attrait royal et les faveurs féminines d’une charmante fille de docteur, elles vont aussi susciter jalousie et atteinte à sa vie.

 

Voilà, raconté comme ça ça pourrait sonner comme du grand récit d’aventure mais en fait pas vraiment. Tiré d’une vérité historique, on est plutôt là dans le récit doux-amer non dénué d’humour parfois, dans la mouvance, que ce soit dans le ton ou les graphismes, de l’école David B/Christophe Blain (comment ça il n’y a pas d’ « école David B/Christophe Blain » ? bon, vous avez saisi l’idée), ce qui, pour une collection dirigée à l’époque par Sfar, n’était pas surprenant.

 

Un one-shot qui aurait pu, avec quelques modifications, devenir un premier tome de série d’aventures décalées intéressant mais qui, en l’état, et malgré des qualités, laisse un peu une impression de « Et puis ?... »

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? TOM JONES

 

 

C'est de Qui ? J. Addison

 

 

La couv'

 

Grand par la taille...  /  Les Grands Soldats  Vs.  Tom Jones

 

Déjà entendu chez nous ? A une poignée de reprises oui.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? A contre courant de la mode de l’époque, Tom Jones, adaptation pas très fortunée d’Henry Fielding, fait un véritable carton à sa sortie en 63 que ce soit public ou critique et remporte, entre autres prestigieuses récompenses, l’Oscar de la meilleure B.O.

 

Suite naturelle d’une fructueuse collaboration entre Tony Richardson, le réalisateur, et John Addison, le score de Tom Jones est probablement en partie responsable du succès du film.

 

Proposant un mélange éclectique de romance et de gaieté tapageuse, via des thématiques aussi nombreuses qu’originales, Addison utilise des instruments d’époque, comme le clavecin qui ouvre le film, mais également des choses moins conventionnelles voire inattendues sur de la musique d’époque comme un saxophone, un piano désaccordé ou une guitare sautillante.

 

Là où il excelle c’est dans le mélange des thème principaux (et parfois pourtant fort éloignés) au sein d’une même piste, finissant de donner une belle unité à une partition aussi aboutie qu’audacieuse.

 

Une B.O qui a apporté un petit brin de folie délirante à un album qui en manquait hélas.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 12:36

 

 

 

 

Retrouvez, en fin de chronique, l'interview "Musique et BD" de Phillippe Marcelé.

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : MACBETH

 


C'est de qui : Marcelé

 

 

Une Couv':

 

De Bruit et de Fureur  /  Macbeth  Vs.  Logan

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

Une planche:

 

De Bruit et de Fureur  /  Macbeth  Vs.  Logan

 

Ca donne Quoi ? On l’a vu l’an passé, les adaptations du Barde en BD, si nombreuses, oscillent entre le trop sage et le décalage complet. La richesse de Macbeth, que ce soit d’un point de vue thématique, narratif comme du langage employé en a fait l’une des pièces les plus appréciées et reprises (à toute les sauces !) de son auteur.

 

Philippe Marcelé, qui s’y était déjà frotté  il y a presque 40 ans, a senti le besoin de revenir aujourd’hui sur la tragédie écossaise qui, de son propre aveu, l’a toujours fasciné.

 

Si évidement on connait la trame par cœur, il est intéressant de voir les parti pris : la représentation des sorcières, lascives au possible, mais également les répliques retenues, les passages sciemment omis (l’assassinat du Roi par exemple), ou encore la place faite à Lady Macbeth, véritable personnage principal de la pièce.

 

De Bruit et de Fureur  /  Macbeth  Vs.  Logan

 

Autre point crucial de cette version, la partie graphique. N’y allons pas par quatre chemin, Marcelé a rendu à Macbeth son aspect de tragédie barbare à plus d’un titre. Certaines planches pourraient être tirées d’un récit de fantasy sauvage,  à mi chemin entre une version fantasmée de Thorgal et le Conan de Buscema (avec d’ailleurs un clin d’œil au Death Dealer de Frazetta).

 

Les visages sont torturés, les paysages immergent le lecteur dans la dureté du récit le tout dans un noir et blanc sur expressif, aux matériaux divers et variés, tout en hachures savamment réalisées.

 

Un album hors des modes et du temps qui dynamite un récit mythique toujours aussi fort !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LOGAN

 

 

C'est de Qui ? M. Beltrami

 

 

La couv'

 

De Bruit et de Fureur  /  Macbeth  Vs.  Logan

 

Déjà entendu chez nous?  Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? A moins que vous ne soyez nouveau dans le coin vous savez que les grands écarts ne nous ont jamais fait peur chez B.O BD.

 

Ainsi il ne m’a pas paru incongru, connaissant le sujet de la pièce adapté par Marcelé et ayant vu ce qui reste à mon sens probablement le film Marvel le plus intéressant de tout ce qui a été fait jusqu’à présent (même si pas exempt de défauts) de marier la B.O de Logan à Macbeth.

 

Crépusculaire, violent, tragique et sans concessions, les deux médiums ont plus d’un point en commun.

 

Certes le parti pris de Beltrami (faiseur passable à coté de ça et également responsable entre autres des B.O des précédents films consacrés au mutant griffu) d’opter pour beaucoup d’électro oblige à un court temps d’adaptation mais, une fois lancée, la lecture de la vision barbare de l’œuvre de Shakespeare s’accommode bien des rythmiques limites industrielles couplées aux cordes et cuivres montantes imitant les sirènes.

 

Présenté  comme un western des temps modernes, Logan en a certainement la noirceur, c’est via une orgue Hammond toujours à la limite de l’atonalité et des nappes plombées, que Beltrami apporte un peu de répit et de mélancolie dans sa partition, il lui ajoute un harmonica de verre, qui n’a rien à voir avec l’instrument cher à Bob Dylan mais est une sorte de mix improbable entre un piano et des bols musicaux (si, si !).

 

Minimalisme et épure  pour férocité maitrisée : un mélange hautement addictif !

 

 

 

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Bonjour Phillippe et merci d’avoir accepté de vous prêter au jeu du questionnaire croisé B.O/BD.

 

 

 

Commençons par un classique :

 

 

Vos Cinq Cd de chevet ?

 

 

J'ai peur de décevoir. En fait je ne crois pas être très mélomane et je n'écoute quasiment que de l'opéra, sans doute parce que ce n'est pas que de la musique. Mais à part des chanteurs lyriques, je suis dans l'incapacité de citer un seul chanteur ou un seul groupe.

 

 

 

Et vos Albums de Bd ?

 

 

Il m'est impossible de citer tous les auteurs que j'aime. Mais s'il faut en citer quelques uns, je mettrai en premier Guido Buzzelli, Crumb, Hugo Prat, Munoz et Sampayo, Tardi, Cabanes, et beaucoup d'autres. Mais il faudrait citer aussi les classiques: Töpffer, McCay, Cannif, etc.

 

De Bruit et de Fureur  /  Macbeth  Vs.  Logan

 

 

 

Les influences et les goûts :

 

 

 

Une musique de film qui  vous a marqué, que vous affectionnez particulièrement (indépendamment du film) ?

 

 

Le cinéma a beaucoup d'importance pour moi, mais je ne sais pas comment répondre à cette question. Je crois que je n'ai jamais fait attention à la musique, bien qu'elle ait, sans aucun doute, influencé ma perception du film.

 

 

Votre travail :

 

 

Ecoutez vous de la musique quand vous écrivez/dessinez, et plutôt quoi ?

 

 

Pendant longtemps, j'ai écouté beaucoup de musique, c'est à dire d'opéras. Maintenant, que ce que je fais le permet, j'écoute plutôt des livres-audio ou des émissions de radio.

 

 

 

 

Ce sur quoi vous travaillez actuellement, les prochains projets ?

 

 

En ce moment, en bande dessinée, je suis parti sur un nouveau projet avec Rodolphe. C'est une conversation fictive avec Lovecraft.

 

 

De Bruit et de Fureur  /  Macbeth  Vs.  Logan

 

 

Et si…

 

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée vous aviez fait de la musique, vous auriez  été qui, vous auriez joué quoi ?

 

 

C'est une question que je ne me suis jamais posée. Et je crois que j'ai bien fait car, à la différence de Ingres, de Crumb et de quelques autres (Margerin par exemple), je ne crois pas que j'aurais été un bon musicien dans quelque genre que ce soit.

 

 

 

Encore un grand merci pour vos réponses, et au plaisir de vous retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !

 

 

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Une chronique et une interview de Fab

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