4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 08:21

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : LES MAITRES DE WHITE PLAIN

 

 

C'est de qui ? Chevais-Deighton & Belmonte

 

 

La Couv':

 

Toujours la même histoire...Les maîtres de White Plain  Vs.  Providence

 

 

 

Déja croisé chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

 

Une planche:

 

 

Toujours la même histoire...Les maîtres de White Plain  Vs.  Providence

 

 

Ca donne Quoi ? Fin du XIX° siècle en Caroline du Sud, alors que l’esclavage des noirs commence à faire grincer des dents les principaux intéressés et que des rumeurs de sécession grondent déjà, on suit le destin d’une famille de propriétaires terriens esclavagistes qui va être secouée par le scandale de l’adultère interracial.

 

Règlements de comptes, vieilles rancoeurs et autres vengeances à retardements rythment ce premier volet au dessin directement hérité de Rossi et Giraud.

 

Si le scénario reste assez classique, avec l’affrontement entre deux personnages que tout oppose, à commencer par leur couleur de peau et leur origine sociale,  le reste de la distribution ne détone pas et on apprécie une intrigue bien posée quique parfois un brin déstabilisante dans sa narration.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? PROVIDENCE

 

 

C'est de Qui ? M. Rozsa

 

 

La couv' 

 

 

Toujours la même histoire...Les maîtres de White Plain  Vs.  Providence

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour son premier film en langue anglaise, Alain Resnais, grand admirateur de Miklos Rosza, fut ravi d’apprendre que, contrairement à ce qu’il pensait, le compositeur n’était pas à la retraite bien qu’il n’ait plus rien écrit depuis 4 ans.

 

Si le film est bancal il permet au hongrois de renouer avec ses thématiques riches, ses incursions dans le folklore traditionnel et, of course, son sens du dramatique. Le tout via des modes mineurs aux couleurs mélancoliques, portés par cordes et cuivres au diapason et, l’une de ses grandes marques de fabrique : le théremine.

 

Variée et, n’ayons pas peur des mots, magistrale (elle remettra le pied à l’étrier à Rozsa qui composera ensuite une poignée de fort bonnes choses), peut être même trop bonne pour le film de Resnais, elle porte ce premier volet des Maîtres de White Plain à des hauteurs bienvenues.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 09:11

 

 

 

4e partie : albums 16 à 18 + Hors-Série 1

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : VALERIAN ET LAURELINE

 

 

C'est de qui ? Pierre Christin (scénario) - Jean-Claude Mézières (dessins) – Evelyne Tran-Lé (couleurs)

 

 

Bases de la saga : voir partie 1

 

 

 

Tome 16 : Otages de l'Ultralum

 

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

Résumé :

 

Valérian et Laureline sont en vacances dans un palace en belle… et riche compagnie dont le calife d'Iksaladam et le califon, son fils. Les tentacules du califon s'étant agrippés aux jambes de Laureline, ils sont enlevés tous les 2 par le quatuor Mortis.

 

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

Le calife offre une récompense faramineuse à qui lui ramènera son fils. La fortune du calife vient des réserves immenses de carburant ultra-luminique (contracté en ultralum) présentes dans son royaume composé d'un amas d'astéroïdes où l'impermanence spatiotemporelle rend l'exploitation particulièrement dangereuse et aléatoire. Valérian s'associe, par force, avec Kistna (réincarnée depuis le tome 13) pour aller au secours de Laureline. Ils vont retrouver Jal à Point Central, d'où Laureline est partie dans une barge de transport de carburant dans lequel elle est tombée, ce qui nécessite une douche avec le grognon.

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

Ce sont les damnés de l'ultralum, qui se nomment eux-mêmes les extralums, qui ont commandité l'enlèvement pour négocier de meilleures conditions de travail avec le calife… qui leur sont refusés. Heureusement Valérian arrive juste à temps pour sauver ses amis avant d'être assisté pat Jal et Kistna.

 

Pas la peine de chercher bien loin quels états et responsables sont visés par cet album. Les extralums m'ont fait penser aux presque esclaves de certains émirats arabes où les travailleurs venus volontairement d'Inde ou Malaisie ou… se font exploiter à mort avec privation de leurs passeports, loyers exorbitants pour des dortoirs mal conçus. Les dangers de l'exploitation de l'ultralum m'ont aussi fait penser à la récolte de l'épice dans le cycle Dune de Frank Herbert.

 

J'étais si habituée au vaisseau spatial de Valérian fonctionnant avec des moteurs atomiques que ça a été une grosse surprise de découvrir un carburant liquide pour les appareils spatiotemporels.

 

 

Tome 17 : L'orphelin des Astres

 

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

Résumé :

Astéroïdes de Shimballil, on retrouve des protagonistes du précédent album : le califon et le quatuor Mortis.

 

Ils sont toujours à la recherche du califon pour toucher la prime promise. Entre autres péripéties pour leur échapper, Valérian et Laureline utiliseront des outils pour reculer dans le temps donnés par les extralums et des "bécanes" de livreurs de pouzzoufs, se mêleront au milieu du cyberkinomax, passeront par une université et finalement laisseront le califon dans une pension de luxe pour qu'il soit à l'abri du quatuor Mortis et apprenne enfin quelque chose.

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

Puis ils repartent dans l'espace avec un portrait du califon pour être poursuivi par le quatuor.

 

Beaucoup de petites scènes dans cet album qui ne montre pas une continuité parfaite et que, du coup, j'ai trouvé un peu ennuyeux. C'est une satire autant de certains universitaires (et de leurs recherches aberrantes) que de certains producteurs de films. Le quatuor Mortis parle en permanence avec des allusions musicales, ce qu'il ne faisait pas dans le tome précédent.

 

Peut-être un album destiné à nous préparer aux albums suivants.

 

 

Tome 18 : Par des temps incertains

 

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

Résumé :

Cette fois-ci, nous retrouvons Hypsis et ses manipulations de l'Histoire terrienne. Dieu (puisqu'il faut bien lui donner un nom) en veut à la Terre du XXIe siècle d'avoir oublié ses engagements (voir tome 12). Il fait donc une intervention "à l'ancienne" au milieu du conseil d'administration extraordinaire de la multinationale Vivaxis. Rappelez-vous, Dieu n'est pas patient et il va le prouver avec la destruction du dernier étage du bâtiment.

 

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

 

Qui dit Dieu, dit Diable! L'un ne va pas sans l'autre… et nous apprenons que les anciens archanges hypsiens ayant perdus leurs tours se retrouvent au coeur de Point Central à recycler antimatière, déchets radioactifs et autres horreurs du même genre.

N'étant plus immortels, ils meurent régulièrement mais se reconstituent plus ou moins rapidement. Celui qui nous intéresse s'appelle Sat et il surveille les actions de Dieu sur Terre avec l'aide des doubles détectives Frankie et Harry (voir tomes 16 & 17). Pendant ce temps-là, les Shingouz contactent Valérian et Laureline pour les prévenir des dangers pour la Terre. Donc, retrouvailles avec monsieur Albert qui a reçu des renseignements importants d'un ami de Vivaxis.

2 laboratoires secrets à espionner (en Roumanie et en Afrique du Sud) vont demander la séparation du duo. Sat est arrivé sur Terre avec Frankie & Harry où il monnaye d'énormes diamants pour adopter un look un peu plus discret (cornes et queue pointue à cacher).  En Roumanie, Laureline retrouve Schroeder (voir tome 1) qui ne se souvient pas d'elle, bien évidemment (ce n'est plus la même trame temporelle), mais qui lui apprend qu'il travaille sur le clonage d'êtres parfaits.

 

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

 

En Afrique du Sud, Valérian retrouve Sun Rae (voir tome 1) qui est devenu le chef de la sécurité d'un laboratoire travaillant à l'amélioration de la race humaine. Irmgaal, Ortzog et Blimfim (voir tome 8) sont là pour faire des clones basiques des êtres supérieurs! Monsieur Albert, surveillant Sat, a la confirmation par sa signature qu'il est bien le diable (Baal Zébub ou Hâ Satan ou Diabolos) intervenant sur Terre.

Tout le monde se retrouve à l'assemblée des actionnaires de Vivaxis… assemblée quelque peu chahutée par les interventions de Dieu (explosives), de Sat (financières) et de Valérian (au désintégrateur).

 

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

 

 

Finalement un accord est conclu : à L.C.F. Sat les biens terrestres (Rolls et secrétaire incluses), à Dieu les biens célestes (royalties régulières et accord pour la destruction des clones). Valérian et Laureline ont négocié une réponse à leur principale préoccupation : où est la Terre de Galaxity? Dans un trou noir massif! Enfin une indication même floue pour retrouver leur monde

 

Ouf! Voici un album qui aurait peut-être mérité un diptyque tellement il "saute du coq à l'âne" en permanence. La quantité d'informations, plus ou moins cohérentes avec le reste de la série, est énorme et il y a beaucoup de trous laissés à la bonne (ou mauvaise) compréhension du lecteur.  Pour ma part, je n'ai pas bien compris l'existence d'un enfer sur Point Central qui semble incompatible avec le plan de Laureline et les ombres du tome 6… Mais peut-être est-ce simplement un glissement de ligne temporelle qui a modifié la structure de Point Central!!

 

Jean-Claude Mézières s'est fait plaisir en variant les techniques graphiques du traditionnel à l'ordinateur. Il a beaucoup joué avec des cases irrégulières, des limites floues, de belles images de cosmos. Evelyne Tran-Lé a fait des merveilles en colorisant tout cela.

Pierre Christin nous confirme simplement que le capitalisme est d'essence diabolique comme un examen attentif de l'Histoire terrestre le laissait pressentir! Cependant il est intéressant de noter que les mobiles des différents intervenants sont différents : de la curiosité scientifique au désir de dominer le monde en passant par un simple appât du gain.

 

Les auteurs ont pu jouer plus facilement avec la notion de trames temporelles car elles ont été largement utilisées dans le monde de la SF (romans, films, séries ou jeux vidéo) et même parfois été évoquées par des scientifiques très sérieux (dans des termes pas forcément très compréhensibles) qu'au début de la série.

 

 

 

 

 

Les albums suivants étant liés pour former une trilogie, j'évoquerai dans cette partie l'album comportant des histoires courtes parues dans Super Pocket Pilote. Une 1e parution en album souple de petite taille avait eu lieu dans la collection 16/22 de Dargaud en 1979, avec 5 histoires seulement, avant une réédition complétée à 7 histoires avec couverture cartonnée et taille un peu plus grande en 1997.

  

Tome HS1 : Par les chemins de l'Espace

 

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

1e histoire - Le grand collectionneur : Valérian a été pris dans un piège magnétique comme le lui explique un arcturien par contact mental. Le grand collectionneur attrape les vaisseaux passant à proximité de son astéroïde pour mettre les passagers dans son zoo privé. Avec l'aide de l'arcturien, Valérian déconnecte le piège magnétique et permet à la plupart des prisonniers de s'échapper.

 

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

 

Voilà une histoire qui semble avoir inspiré le tome 5 Les oiseaux du Maître. Mais ici c'est une sorte de crabe gigantesque mettant ses proies en cage plutôt qu'un blob réduisant ses victimes en esclavage.

 

2e histoire - Le fflumgluff de l'amitié : Valérian a rendez-vous avec son ami Slane quand il voit le vaisseau de celui-ci exploser sous la pression d'une sorte de plante gigantesque. Valérian recule dans le temps jusqu'à retrouver son ami en mission commerciale avec une tribu amicale… qui ne l'est plus quand Valérian empêche Slane de manger le fflumfluff de l'amitié qui n'est autre que la plante du début.

 

Cette courte histoire montre les possibilités énormes des sauts spatio-temporels (générant une nouvelle ligne temporelle à chaque fois, bien sûr)… et laisse le lecteur imaginer le rencontre houleuse entre les 2 amis!

 

3e histoire – Tsirillitis l'astéroïde : Valérian est inanimé dans son vaisseau quand Laureline arrive avec un antidote à ses symptômes. Mais Valérian veut voir ce qu'il y a à l'intérieur de la planète. Avec Laureline, ils découvrent que l'astéroïde est un organisme vivant qui veut les assimiler. Une dose d'antidote l'obligera à les rejeter… et à s'éloigner des humains.

 

Une planète creuse, voilà qui évoque Ukbar (tome 3). Cet organisme vivant géant reste une originalité dans la série, mais ce genre de créatures a été évoqué dans d'autres supports de SF.

 

4e histoire – Les engrenages d'Uxgloa : Involontairement Valérian se retrouve au milieu d'une bataille entre les seigneurs de guerre Kline et Urs. En empêchant Kline d'utiliser une arme atomique, Valérian détruit son vaisseau. Urs tue son ennemi et explique à Valérian que son armée est fabriquée d'autres lui-même créés par des machines. Pour trouver une "porte de l'espace", Valérian a besoin d'un Valérian âgé et d'un Valérian jeune. À 3, ils trouvent la porte qui renvoie Valérian sur Terre à son époque.

 

Un récit qui oscille entre SF et fantastique avec cette "porte des étoiles" quasi magique. L'idée d'une armée composée de copies d'un individu est plutôt sympathique… Aurait-elle servie de modèle à l'armée des clones de Star Wars?

 

5e histoire – La planète triste : Valérian bloque son vaisseau dans la ceinture d'astéroïdes de Flammil à la suite d'une gaffe. En cherchant de l'aide, il découvre les anciens flammiliens qui ne peuvent plus vivre sur leur planète contaminée par un conflit nucléaire. Valérian propose l'aide de la Terre qui a connu le même problème pour décontaminer Flammil.

 

On retrouve encore le message des auteurs sur les dangers du nucléaire et ses conséquences. Mais ici la mauvaise expérience terrienne pourra sauver d'autres peuples.

 

6e histoire – Triomphe de la technique : Valérian va essayer de convaincre une paisible tribu d'accepter un relais de communications sur sa planète en les familiarisant avec la technique. Mais ses démonstrations tournent toutes au fiasco car les membres de la tribu ont de grands pouvoirs (dignes des super-héros de comics). Mais ils acceptent le relais.

 

Saga de l'été 2017 : Valérian et Laureline

 

 

 

Mon histoire préférée! Elle se moque gentiment des "civilisés" utilisant beaucoup d'appareillages complexes alors que des "sauvages" vivent très bien sans technologie mais  avec d'autres moyens. L'un de leurs pouvoirs ressemble à celui de Brittibrit du tome 14.

 

7e histoire – Drôles de spécimens : Valérian, Laureline et 2 scientifiques sont en mission sur une drôle de planète coupée en 4 parties par des distorsions spatiotemporelles : zone A à vieillissement rapide, zone B à rajeunissement rapide, zone C où l'on rapetisse jusqu'à disparaître et zone D où l'on devient gigantesque. Quelques explorations mal maitrisées vont causer quelques soucis d'âge ou de taille à l'équipe…

 

Serait-ce une satire des expéditions scientifiques plus ou moins bien contrôlées? Peut-être. L'idée d'une planète à distorsions spatiotemporelles est plutôt originale.

 

Au final, un album que j'aime bien et qui montre la qualité des auteurs de la série car l'exercice d'écriture d'histoires courtes est l'un des plus durs qui soit… Nous savons tous qu'il est plus facile d'ajouter une phrase dans un texte que d'en retirer une!

 

 

 

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Une chronique de Gen

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bobd - dans Franco Belge
2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 09:05

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : MOTOR GIRL.

 

 

C'est de qui ? T. Moore

 

 

Une Couv':

 

Une fille plus qu'étrange  /  Motor Girl  Vs.  Stranger Things

 

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui

 

 

 

Une planche:

 

 

Une fille plus qu'étrange  /  Motor Girl  Vs.  Stranger Things

 

 

 

Ca donne Quoi ? Samantha a un gorille parlant en guise d'ami imaginaire, rencontre des extraterrestres qu'elle est la seule à voir (du moins au départ) et s'entête à croupir dans une casse au beau milieu du désert.

D'un autre côté, avoir été faite prisonnière pendant un an durant la guerre en Irak, ça laisse des séquelles et excuse pas mal de choses n'est ce pas?! Alors quand une bande de scientifiques militaires pas très bien intentionnés tente de l'intimider afin de la déloger de son lopin de sable, ils vont trouver à qui parler.


A la manière de son homologues Ted Naifeh, papa de Courtney Crumrin  ou de Princesse Ugh, Terry Moore semble définitivement abonné aux héroïnes fortes et décalées. Après SIP, Écho ou encore Rachel Rising, il revient avec une série atypique où l'humour et le fantastique côtoient sans cesse le drame.


S'il est trop tôt pour dire si Motor Girl sera à la hauteur de ses très bons prédécesseurs, et qu’il faut reconnaître que la série débute sous de bons auspices, l’alternance entre les passages complètement loufoques (les apparitions des extra-terrestres) et ceux assez dramatiques des souvenirs traumatisants de la captivité de l’héroïne laissent présager qu’elle risque de souffrir encore plus du déséquilibre narratif qui a empêché Rachel Rising d’être excellente.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? STRANGER THINGS

 

 

C'est de Qui ?  Dixon & Stein

 

 

La couv' 

 

 

Une fille plus qu'étrange  /  Motor Girl  Vs.  Stranger Things

 

 

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Stranger Things a, comme pas mal de séries Netflix, crée une certaine « hype », plus ou moins justifiée, on reconnaîtra quand même qu’abondance de biens peut nuire et qu’à trop chercher à citer ses sources, vampirisant le cinéma des années 80 que la série évoque à tout va, elle en devient parfois vaine.

 

Heureusement  le duo de compositeur de la B.O a eu la bonne idée de ne pas (trop) tomber dans cette nostalgie un rien lourdingue et, si ils utilisent bien des instruments d’époque (oui, des synthétiseurs, oui! des boites à rythmes !! horreur !) s’en servent plutôt à bon escient, évitant l’écueil des effets à répétition et des gimmicks facile.

 

Toute la première partie de la galette d’ailleurs tend plus vers  la musique ambiant du début des années 90 que vers les B.O de la décennie précédente et c’est un contrepoint intéressant à l’atmosphère plus que mélangée des premiers épisodes de Motor Girl.

 

Les pistes plus descriptives, où le suspense et l’action sont à l’honneur, trouvent également leur place plus avant dans l’histoire et pourront peut être même aller sur la suite ; si suite il y a… et si j’en suis !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 07:06

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LA GESTE DES CHEVALIERS DRAGONS 24– LES NUITS D’HANIXANDRIE.

 

 

C'est de qui ? Ange (scénario) – Stéphane Collignon (dessin) – Stéphane Paitreau (couleurs)

 

 

La Couv':

 

La vengeance des bâtards  /  La geste des chevaliers dragons 24  Vs.  Kalidor

 

Déjà croisé sur le site? oui

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche:

 

La vengeance des bâtards  /  La geste des chevaliers dragons 24  Vs.  Kalidor

 

Ca donne Quoi ? Au Port d'Hanixandrie, Tarek Lorta trafique dans divers domaines sous protection d'Orka, ex-chevalier dragon de Marelles devenue mercenaire. Une attaque à leur hôtel se termine par la mort d'Orka. Tarek va chercher à découvrir qui veut sa mort. Pour être protégé, il achète au marché aux esclaves une écuyère chevalier dragon d'Ishtar, Sybile, avec de l'or volé. Elle se révèle d'une efficacité redoutable et permet à Tarek d'apprendre que celui qui veut sa mort est le prince de Lorta.

Tarek est sans doute un descendant d'un bâtard du grand-père du prince et Sybile sans doute une bâtarde de la famille de Cressay… De quoi les rapprocher. Ils profitent d'une fête au palais pour interroger le prince… mais cela ne se passe pas très bien. Les jeunes gens décident de s'attaquer à ce représentant d'une classe méprisant les pauvres par 2 côtés : Tarek lance contre sa fortune et ses affaires financières des attaques pirates, des détournements de caravanes ou convois (par corruption de fonctionnaires) et même l'explosion d'un de ses vaisseaux marchands; Sybile envoie un message à l'ordre d'Ishtar dont la matriarche vient réclamer réparation pour le meurtre d'Orka, grosse réparation en or et en terres, et pardon demandé nu dans la rue.

Orka est vengée, mais Sybile repart à Ishtar.

 

Pas de dragon dans ce dernier album, mais la découverte de 2 jeunes gens que nous retrouverons peut-être dans le futur… et la confirmation que le monde est toujours aussi pourri même un siècle après la séparation des 2 empires.

 

Stéphane Collignon s'est parfaitement fondu dans l'esthétique de la série que ce soit pour le visage couturée de cicatrices d'Orka ou pour les divers lieux visités. Rien que la couverture mérite le détour.

 

Ange continue de nous faire explorer son monde par petites touches et rappelle aux nouveaux lecteurs que toutes les recrues des ordres ne sont pas forcément volontaires!

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? KALIDOR

 

 

C'est de Qui   Ennio Morricone

 

 

La couv' 

 

La vengeance des bâtards  /  La geste des chevaliers dragons 24  Vs.  Kalidor

 

 

Déjà entendu chez nous?  oui.

 

 

 

On peut écouter? :

 

 

Ça donne Quoi ? Pour accompagner 2 guerrières aussi efficaces qu'Orka et Sybile, rien ne vaut une bonne vieille BO d'un film de fantasy mettant en scène une amazone lourdement armée.

 

Désolée, Fab, il y a quelques interventions de chœurs (répétant perpétuellement Sonja si j'ai bien compris) mais l'avance inexorable de la musique est un parfait écho à la descente aux enfers du prince de Lorta dans de grandes clameurs de trompettes claironnantes et de stridences de violons. Au milieu, une tonalité plus sombre reflète parfaitement son humiliation d'être nu dans la rue. Et la fin sur une touche mélancolique aux violons larmoyants est parfaite pour le départ de Sybile.

 

Ce n'est pas la musique de film d'Ennio Morricone que je préfère car ce n'est pas un film qui m'a laissé beaucoup de souvenirs…

 

 

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Une Chronique de Gen

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 15:00

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : SPACE GANGSTERS 2

 


C'est de qui : J. Motteler

 

 

La Couv':

 

Girls just want to have fun (in Space)  /  Space Gangsters 2  Vs.  Metalstorm

 

 

Déjà croisé sur B.O BD? Oui, sur le précédent entre autre.

 

 

Une planche:

 

Girls just want to have fun (in Space)  /  Space Gangsters 2  Vs.  Metalstorm

 

Ca donne Quoi ? On retrouve nos deux sœurs ennemies en pleine mission de vol de toile de maître dans un vaisseau un brin pourri qui, pas de chance, va être pris d’assaut par des pirates. Ces derniers sont à la recherche d’un objet des plus saugrenus  qui intéresse aussi Pénélope mais également une espèce de tueuse des plus dangereuses.

 

Une immense partie de chat et de souris mortelle commence alors pour tout ce petit monde, qui pour repartir avec son butin qui pour sauver ses fesses.

 

Bien plus axée sur l’action à 200 à l’heure que le tome précédent, on reprochera peut être à cette fin de Plaisir Aquatique, outre un « but » qui semble futile jusqu’à la toute fin de l’aventure, de se lire (trop) vite et de ne sembler être qu’une grosse introduction à une saga plus ambitieuse qui, succès du diptyque éventuel aidant, se développera dans l’avenir.

 

Néanmoins le dessin reste aussi frais que dynamique et l’ambiance de l’histoire est agréable, donc ce n’est pas une vraie déception.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? METALSTORM

 

 

C'est de Qui ? R. Band

 

 

La couv'

 

 

Girls just want to have fun (in Space)  /  Space Gangsters 2  Vs.  Metalstorm

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Richard Band (non, pas de jeux de mots faciles s’il vous plait !) ne restera pas dans les annales (non plus!!) de l’histoire de la bande originale de films principalement parce qu’il a eu la malchance d’œuvrer essentiellement durant les années 80, décennie friande de synthétiseurs dégoulinants absolument inécoutables aujourd’hui.

 

C’est d’autant plus dommage que, sur les quelques longs métrages où il a eu l’occasion d’écrire pour des instruments plus classiques (quartet de cordes et même ensemble jazz selon les projets), ses thèmes travaillés, où les codes du genre sont toujours mâtinés d’un humour musical original, sont des réussites.

 

S’il a beaucoup écrit pour le cinéma d’épouvante ses incursions dans les autres domaines font –presque- regretter qu’il n’en n’ait pas plus fait.

 

Metalstorm , western post-apocalyptique  aux vagues accents de Mad Max ou Star Wars, est un de ces ovnis où l’improbabilité du scénario n’a d’égale que l’amateurisme du jeu de ses acteurs où la pauvreté de ses effets spéciaux. Réalisé par le propre frère de Band, le film a évidemment connu le flop retentissant auquel il était destiné mais, comme dans énormément de cas (et tant mieux), la bande originale vaut mieux que le film est n’a pas subi son sort, à savoir les limbes de l’oubli, puisqu’il existe une version en CD qui lui rend bien hommage.

 

Coté thématiques, l’héroïsme est de rigueur, l’action est le mot d’ordre,  mais beaucoup de pistes penchent vers le sombre, à grands renforts de cuivres jouant dans des registres graves. Sans faire dans la folle originalité, la partition de Band est des plus divertissantes.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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