16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 14:06

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LA MALEDICTION DE GUSTAVE BABEL

 


C'est de qui : Gess.

 

 

La Couv' :

 

Le Tour de Babel  /  La Malédiction de Gustave Babel  Vs.  Mabuse  Inferno

 

Déjà lu chez B.O BD? Oui

 

 

C’est édité par qui ? Delcourt

 

 

Une planche:

 

Le Tour de Babel  /  La Malédiction de Gustave Babel  Vs.  Mabuse  Inferno

 

Ca donne Quoi ? Les années 20, Gustave Babel, ex-tueur à gages redoutable, vient d’être abattu dans sa retraite sud américaine. Alors que la vie s’échappe de son corps, il revoit en flashback son existence mouvementée, au service de la Pieuvre, mafia parisienne qui tire les ficelles du monde du crime.

 

A la suite de trois contrats où les victimes meurent avant que Babel n’ait pu les atteindre, ce dernier commence à tenter de remettre en place un passé sombre, fait d‘absences, de trous dans sa mémoire.

Ce qu’il y découvre dépasse tout ce qu’il aurait pu imaginer et vont le confronter à sa némésis, l’Hypnotiseur.

 

Cinq années Babel sera resté en « gestation », Gess, qui avait débuté la série pour le site 8comix a finalement pu achever son premier album solo, histoire passionnante et tentaculaire de près de 200 pages où l’on retrouve, outre le graphisme si particulier et original de l’auteur, quelques unes des thématiques qui parcouraient déjà ses précédents ouvrages, mais avec une vraie personnalité.

 

Habile mélange d’influences où l’on peut retrouver des réminiscences aussi bien des Enfants du Paradis que du  Samourai, le tout saupoudré d’une touche bienvenue de fantastique, cette Malédiction est un bol d’air dans un paysage Franco-Belge quasi exsangue de sa surproduction d’œuvre souvent formatées et interchangeables !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? DR. MABUSE. INFERNO

 

 

C'est de Qui ? R. Israel

 

 

La couv'

 

Le Tour de Babel  /  La Malédiction de Gustave Babel  Vs.  Mabuse  Inferno

 

Déjà croisé ici? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Robert Israel est un compositeur atypique s’il en est. En effet, l’homme s’est fait une spécialité d’écrire des partitions pour des films muets qui, pour la quasi majorité, en étaient jusqu’alors dépourvus.

 

Le Docteur Mabuse, premier du nom, séparé en deux parties (Inferno en étant la seconde) a déjà été mis en musique – à posteriori-  deux fois (compositions que nous avons toutes deux entendues chez nous), si la version d’ Israel n’est pas ma préférée, il faut reconnaître un vrai charme à son ambiance volontairement surannée faite essentiellement de mélodies jouées par des instruments solistes : violon, piano…qui parfois se rencontrent, agrémentés de percussions aussi simples qu’inattendues et pourtant terriblement efficaces.

 

Suspense est évidemment le mot d’ordre ici, mais oubliez les lieux communs du film noir, Israel est un habitué de la musique du début du siècle précédent, traduit ses idées thématiques par des phrases recherchées qui, malgré leur sonorité datée, transpirent parfois la modernité dans l’approche. Une B.O parfois quasi diégétique très réussie, idéale pour accompagner la Malédiction de Gustave Babel.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 08:29

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : GONZO

 


C'est de qui : Will Bingley et Anthony Hope-Smith

 

 

La Couv':

 

BD Parano  /  Gonzo  Vs.  Birdman

 

Déjà croisé sur le site? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Nada.

 

 

Une planche:

 

BD Parano  /  Gonzo  Vs.  Birdman

 

Ca donne Quoi ? Enfin ! Une BD sur l’inventeur du Gonzo journalisme, ce fan de la Beat Génération qui allait mettre en pratique le Sur La Route de Kerouac, sur les traces de ses prédécesseurs. Entre le reportage sur les Hell’s Angels qui tournera plus que mal, la course à Vegas qui finira en « parano », son impossibilité à assumer  paternité et ou vie de couple, sa tentative de se faire élire shériff ou encore ses renvois successifs de rédaction de journaux et magazines, la vie dissolue et surréaliste de Thompson méritait bien un album à part entière (oui, ok, y a bien Spider Jerusalem mais quand même).

 

Assez loin de l’image donnée par l’interprétation outrancière et cabotine de Jack Sparrow, Thompson est présenté ici comme le junkie et l’alcoolo qu’il était certes mais, avant tout, comme un artiste avide d’écriture, d’expériences nouvelles, de filiation avec ses illustres modèles.

 

L’autre grand atout de ce généreux one shot est son dessin accrocheur, trait charbonneux et nerveux, digne héritage d’une certaine école américaine old school dont les références aujourd’hui seraient à mi chemin du regretté Darwyn Cooke (période Catwoman)  et de Michael Lark, artiste croisé entre autre sur Gotham Central.

 

Des titres à des années lumières du genre de la bio de Thompson donc et justement c’est là qu’est l’originalité, plutôt que de choisir quelque chose d’attendu et de passe-partout (comprenez « réaliste ») le scénariste (ou peut être plus probablement l’éditeur d’origine) a su opté pour une option gagnante.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? BIRDMAN

 

 

C'est de Qui ? Antonio Sanchez

 

 

La couv'

 

BD Parano  /  Gonzo  Vs.  Birdman

 

Déjà entendu sur B.O BD? Yep

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Attention : concept ! Pour la B.O de ce film surprenant (et un brin maniéré d’accord,  moins que le suivant cela dit mais ne nous égarons pas) avec un Michael Keaton (qui aurait d’ailleurs pu faire un meilleur Hunter S. Thompson de cinéma que Johnny le Cabot) ressuscité, Innaritu fait appel au batteur Antonio Sanchez, ex sideman de Chick Corea et actuellement derrière les fûts pour Pat Metheny (excusez du peu !).

 

Le résultat est tout bonnement hallucinant, avec son seul instrument rythmique Sanchez dynamite les codes du score et produit un ovni avant-gardiste qui s’avère même particulièrement mélodique, contre toute attente.

 

Si je conçois qu’à l’écoute seule ça puisse vite devenir fatiguant, malgré la virtuosité du musicien, c’est assez surprenant à la lecture d’une BD, surtout quand celle-ci évoque le « pape du Gonzo » !

 

 

 

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Une chronique de Fab

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 08:16

 

 

A l'occasion des 80 ans de Prince Valiant ce mois ci, j'ai eu l'occasion de traduire (à la demande de son auteur) un texte célébrant la série de Hal Foster écrit par Brian Kane, l'homme derrière les ré-impressions classes de Prince Valiant chez Fantagraphics, et véritable passionné de l'oeuvre de Foster.

Anniversaire Princier!

 

Le Roman Graphique épique Prince Valiant a 80 ans

Par Brian M. Kane


Traduction française par Fabien Guigue



Avant la télévision, quand la plupart des films étaient en noir et blanc, les Comics du Dimanche étaient une oasis de couleur dans l’ère grisâtre de la Dépression. Des comics strips très populaires dictaient les ventes des journaux au début du vingtième siècle il ne faut donc pas s’étonner si leurs créateurs étaient perçus comme des stars. Le récit épique Prince Valiant à la cour du Roi Arthur par Harold Rudolf “Hal” Foster débuta dans la section des comics en couleur, le 13 février 1937. Avant Prince Valiant, Foster fut à l’origine des strips d’aventures incluant des protagonists adultes en adaptant Tarzan dans un strip journalier en noir et blanc, en 1928, qui fut suivi par le Tarzan en couleur du dimanche, de 1931 à 1937. Confronté à de sévères restrictions financières et créatives en tant qu’artiste employé, Foster concentra ses grandes qualités d’illustrateur sur son propre strip. Cet effort extraordinaire apporta une renommée internationale à Prince Valiant et à son créateur. Aujourd’hui, après 80 ans, « Val » reste l’un des seuls strip d’aventure encore en publication.



Il est difficile d’imaginer l’impact que le Prince Valiant de Foster a eu sur la culture populaire des années 30 et 40. Quand Prince Valiant est apparu, les débuts de Superman dans Action Comics avaient déjà plus d’un an. Enormément des créateurs de comics des deux premières générations doivent beaucoup à Foster. Les jeunes artistes de comics étudiaient la technique de Foster, copiant parfois des cases de ses bandes. Des « traces » de l’art de Foster peuvent être retrouvées dans l’origine de Batman et des comics dessinés par Jack Kirby, co-créateur de la plupart des héros de cinéma d’aujourd’hui, dont Captain America, Les Avengers, les X-Men ou Thor. Plus important encore, Val incarnait un code morale chevaleresque, créant une éthique de conduite dont les standards étaient la vérité, la justice et ce que ça signifiait d’être un héros.



Des oeuvre novatrices comme le Hobbit, L’épée dans le roc et les Chroniques de Narnia n’existaient pas en 1937. Quand le révolutionnaire Le Héros aux Milles Visages de Joseph Campbell fut publié, Prince Valiant avait déjà vécu douze années de son propre périple héroïque. Pourtant, contrairement à Campbell, les aventures de Val contenaient des personnages féminins forts et confiants, attestant de l’influence de l’épouse de Hal Foster sur son écriture. Pour les néophytes, Valiant, petit prince du royaume de Thulé, tombe amoureux et finit par épouser Aleta, reine des Iles Brumeuses. Grace à Hal et Hélène, Aleta devint un modèle pour des millions de femmes obligées de « gérer » l’Amérique durant la Seconde Guerre Mondiale, combattant l’oppresseur grâce à leur esprit, leur charme et leur intelligence ; et, l’on retiendra que, un poignard dissimulé à sa taille, Aleta défaisait les ennemis bien avant la Princesse Leia, Katniss Everdeen, ou la plupart des princesses Disney.



Bien que se déroulant à l’époque du Roi Arthur, le Prince Valiant de Foster était foncièrement actuel. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Val combattait les Huns, ce qui eut pour consequence l’interdiction du strip dans les journaux allemands. En 1943, Val se lia d’amitié avec un garçon à la jambe atrophiée qui ne pouvait pas « jouer au soldat » avec les autres enfants. Néanmoins le garçon fut encouragé à affuter ses capacités afin qu’un jour il puisse devenir fabriquant de flèches pour le Roi Arthur. L’histoire parut l’année où une épidémie de polio frappait l’Amérique, et 16 mois après Pearl Harbor, et fut un véritable appel aux armes à tous ceux qui ne pouvaient pas rejoindre les rangs. Après la Guerre, alors que les troupes américaines rentraient au pays, Val et Aleta naviguaient vers le « Nouveau Monde » et eurent un fils, annonçant le Baby Boom. Ainsi, alors que la démographie des années 50 changeait, les couples multiraciaux dans Prince Valiant se mariaient et avaient des enfants, tout comme dans la sitcom populaire « I Love Lucy ».



Le Prince Valiant de Foster n’est pas qu’un strip d’aventure, de romance ou d’humour ; bien que parsemé de tout ces éléments, Prince Valiant est un roman graphique sur la vie, où les gens tombent amoureux, où des batailles sont livrées, où des enfants naissent et grandissent, des coeurs y sont brisés, des amis disparaissent au front et où même des protagonists défigurés ou handicapés, jeunes ou vieux, hommes et femmes, ont une place et un but dans le monde que Foster a façonné. Alors que certains pourraient penser que Prince Valiant est archaïque au regard des standards d’aujourd’hui, peut être que le vigoureux message « La Force au service des Bonnes Actions » est simplement en avance sur son temps. Vive Val !

+++

Brian M. Kane, Ph.D. est l’auteur de la biographie Hal Foster: Prince of Illustrators, qui lui a valu un prix IPPY et est l’éditeur de la réimpression chez Fantagraphics de la série Prince Valiant.

 

Anniversaire Princier!
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:44

 

 

Autre temps, autre moeurs...autre guerre, non moins sanglante, non moins célèbre puisque elle est même passé dans le langage courant (voir plus bas!), seconde chronique de notre cycle thématique du week-end:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA NUIT DE L’EMPEREUR 2

 


C'est de qui : Ordas et Delaporte

 

 

Une Couv':

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

Déjà croisé sur le site? Oui sur le tome 1

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

Ca donne Quoi ? L’Empereur (pas la vieille édentée qui crèche sur l’Etoile Noire hein, on parle du petit caporal Corse là) est pour beaucoup une idole, voire, soyons fous, un fantasme. Pourtant son désir démesuré d’expansion dans les traces – toutes proportions gardées n’est-ce pas- d’un Alexandre le Grand par exemple, est tout de même, outre la marque d’un égo démesuré et d’une soif inextinguible de pouvoir,  surtout, ce qui causa sa perte.

 

La calamiteuse campagne de Russie (fait amusant : la Bérézina –rivière traversée en catastrophe par l’armée napoléonienne lors de la retraite russe- est d’ailleurs devenue une expression consacrée pour évoquer un fiasco sans précédent), début de la fin, est le cadre de ce diptyque dont le tome 2 confirme le bien qu’on avait pensé du début. 

 

Nous retrouvons notre escouade suicide ( !) aux prises avec les cosaques, qui, quitte à y laisser des plumes, décide d’y aller avec la manière forte. Si l’addition est lourde à payer, le contrat est rempli, le sosie de Napoléon est sauvé et le traitre capturé.De son côté l’Aigle fait face à l’ennemi Russe et, là aussi au prix de lourdes pertes, s’en sort avant de retrouver et remercier ses émissaires.

 

Scénar’ mouvementé et bien mené, dessin nerveux et original, bref, une petite variation historique des plus divertissantes.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE PRIDE AND THE PASSION

 

 

C'est de Qui ? G. Antheil

 

 

La couv'

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

 

Déjà croisé sur B.O BD?  Yep

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne quoi? Alors, disons le d’emblée, il faut zapper les deux premières pistes de cette galette pour ne pas être complètement décontenancé à la lecture de ce second volet de la Nuit de l’Empereur ou se demander si le rédac’ chef de B.O BD ne vous prend pas pour des guignols).

 

En effet, si la période historique correspond – les guerres Napoléoniennes- The Pride and The Passion se déroule en Espagne. Antheil, passionné de musique espagnole (ah ben ça tombait bien du coup !) se laisse donc aller, et on lui pardonnera sans peine, à insérer des éléments de folklore de ci de là dans sa partition, via des mélodies ou plus simplement l’utilisation de certains instruments.

 

Pour le reste ce sera du tout bon, du hollywoodien solide et relativement classique où les cordes sont dédiées aux grands sentiments et à la romance et où les cuivres et les percussions (là aussi souvent colorées hispanisantes) se chargent des parties plus épiques (et il y en a !).

 

Pour la petite histoire, c’est la seule B.O d’Antheil a avoir connu une sortie en disque, mais à l’ère d’internet, heureusement, on peut assez facilement redécouvrir pas mal des travaux de ce compositeur majeur.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 12:24

 

 

Suite (et fin) de notre cycle Guerre et BD avec, ce week-end encore, des oeuvres -et des guerres- fort éloignées:

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : AZRAYEN

 

 

C'est de qui ? Lax - Giroud

 

 

La Couv':

 

Guerre et BD  /  Azrayen  Vs.  La Colline Oubliée

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour Giroud – pas encore pour Lax

 

 

Une planche

 

Guerre et BD  /  Azrayen  Vs.  La Colline Oubliée

 

Ca donne Quoi ? Nous sommes en pleine guerre d'Algérie sur les hauts-plateaux de Kabylie. Une escouade de soldats, sous les ordres du capitaine Valéra, est chargée de retrouver une section GMS (Groupe Mobile de Sécurité) disparue. L'officier commandant cette section perdue est le lieutenant Messonnier que les Kabyles ont surnommé Azrayen', autrement dit l'ange des ténèbres. Takliht, jeune institutrice berbère et amante de Francis Messonier, est emmenée de force dans les recherches par Tirard, officier de renseignements.

 

Les divers protagonistes ne sortiront pas tous indemnes de cette aventure : Takliht retournera à son village épouser le cordonnier qui l'attend pour oublier sa vie en porte-à-faux, Valéra comprendra la défaite inéluctable à venir dans le regard des enfants des villages détruits, le soldat Rouzy demandera sa mutation dans une SAS (Section Administrative Spécialisée)… Même l'officier de renseignements aux méthodes peu recommandables Tirard évoluera vers la haine de cette sale guerre. Seul le sergent Chanaz ne changera pas.

 

Giroud s'est inspiré des mémoires de son propre père pour plusieurs des péripéties vécues par les soldats dans l'album. Comme il l'explique dans le dossier disponible à la fin de l'intégrale : son père a consigné des faits mais il n'a pas condamné les comportements observés par ceux qui y ont participé.

 

D'autres épisodes viennent d'autres sources comme la réaction d'hommes épuisés qui tirent au fusil mitrailleur sur des singes qui leur ont jeté des cailloux. Il y a aussi les faits historiques plus dramatiques comme la répression après des attentats ou l'usage des interrogatoires musclés (que l'armée refusait d'appeler torture) ou les crimes de guerre qui ont obsédé (ou obsèdent encore) ceux qui les ont vécu.

 

Guerre et BD  /  Azrayen  Vs.  La Colline Oubliée

 

Sur ce scénario plutôt sombre et tragique, Lax a mis des dessins lumineux et tendres même avec les personnages plus déplaisants. Il a choisi une colorisation ocre et grise qui convient bien aux paysages traversés. Les personnages sont expressifs autant dans le bonheur que le malheur.

 

Voici un récit de la guerre d'Algérie simple, humain et accessible à tous.

Le dossier lié à l'intégrale sur le voyage des Giroud père et fils en Algérie est à lire pour découvrir la genèse des personnages.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? LA COLLINE OUBLIEE

 

 

C'est de Qui Chérif Kheddam

 

 

La couv'

 

Guerre et BD  /  Azrayen  Vs.  La Colline Oubliée

 

Déjà entendu chez nous?  non.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Quelle musique pouvait mieux convenir que celle du premier film tourné en langue kabyle. La période évoquée ne correspond pas à celle de l'album puisque les faits ont lieu pendant la seconde guerre mondiale. Mais la musique de Chérif Kheddam alterne entre mélancolie et joie en mélangeant instruments traditionnels (flutes, percussions, luths…) avec des instruments classiques occidentaux.

 

C'est la seule musique de film composée par Chérif Kheddam qui est plus connu comme poète et chanteur en Algérie. C'est en France où il était venu chercher du travail juste après la guerre qu'il a découvert et étudié la musique avant de retourner en Kabylie où il a animé une émission pour découvrir de jeunes talents.

 

 

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Une chronique de Gen

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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