26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 17:24

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BLACK HAMMER PRESENTE : DOCTOR STAR

 

 

C'est de qui ? Lemire & Fiumara

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ?  Urban Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Passer de rat de laboratoire à super héros, Jim Robinson ne l’aurait pas imaginé ; pourtant c’est bien ce qu’il va se passer quand le gouvernement américain décide de financer ses recherches sur la parazone permettant au scientifique de pousser ses travaux jusqu’à les expérimenter lui-même et devenir Docteur Star.

Il va alors rejoindre les autres super héros de Spiral City puis aller porter secours à une peuplade extraterrestre…mais tout ceci a un prix et ce sont la femme et le fils de Robinson qui vont en payer le prix.

 

La série Black Hammer, on l’a déjà dit chez nous, est, en plus d’une réussite à bien des points, le témoignage d’amour de son scénariste Jeff Lemire au genre super –héroïque du Silver Age.

Tout comme Alan Moore avant lui, Lemire a –plus ou moins- adapté au goût du jour des figures oubliées du comics de cape et en a fait une série regorgeant de bonnes idées scénaristiques comme narratives.

Ce spin-off, centré sur le personnage de Doctor Star, en est probablement le pinacle en ce sens qu’il s’inspire clairement du personnage de Starman et de celui de(s) Green Lantern, Lemire poussant même l’hommage jusqu’à prêter à son héros les traits et le nom du créateur du héros original : James Robinson.

 

Mais au-delà des clins d’œil admiratifs, cette mini-série est avant tout un récit plein de mélancolie sur la paternité, les erreurs de l’existence, le fardeau des regrets et le désir –souvent vain- de rachat tardif. Si le tout est parfois assez convenu et ne révolutionne pas le genre, faisant même un peu anecdotique à côté du récit principal, on appréciera ce portrait d’un héros malgré lui à sa juste valeur, loin de certains clichés du comics, remarquablement mis en images dans le style réaliste d’un Max Fiumara inspiré qui reprend avec brio certaines idées de Rubin –artiste de la série mère- les adaptant à sa sauce et en proposant de nouvelles très réussies.

Il retrouve pour l’occasion son coloriste vedette du B.P.R.D, l’inimitable Dave Stewart qui, une fois encore, livre un travail sans anicroches.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ALONG WITH THE GODS : THE TWO WORLDS

 

 

C'est de qui ? Jun-seok Bang

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Au visionnage de la bande annonce de Along with the gods on ne peut être que perplexe tant le mélange d’univers semble confus. On y croise un pompier qui meurt en intervention, qui se retrouve dans une sorte de purgatoire où il est escorté par des esprits tout droits sortis de Matrix et/ou de mangas pour ados, et doit passer des épreuves afin d’être le champion de…on ne sait trop quoi !

 

Nonobstant cette ambiance surréaliste et probablement plus parlante à un public plus habitué à ce genre de cinéma (inspiré semble-t-il du folklore coréen) la B.O du film sonne comme un mélange bien dosé entre les grands classiques du fantastique grand public des années 80 et les scores épiques que Joe Hisaishi a écrit pour Miyazaki.

On y apprécie la variété des atmosphères où les instruments classiques et folkloriques se marient fort bien, enrichissant les passages d’action grandioses comme ceux plus intimistes ou dédiés à l’émotion.

Si parfois un peu fourre-tout, la partition de Bang est néanmoins assez riche pour accompagner admirablement ce spin-off abouti de Black Hammer.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 20:40
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CONS DE FEE

 

 

C'est de qui ? W. Wood

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Revival

 

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Wally Wood, figure de proue de la BD de genre Outre Atlantique, qui a fait les grandes heures des comics de guerre, d’épouvante ou encore SF dans des anthologies historiques, s’est aussi octroyé quelques récréations plus… polissonnes !

 

La précédente édition dans la langue d' Aya Nakamura ...de Molière, de certains de ces récits date d’il y a  plus de 40 ans et se résumait à une grosse cinquantaine de planches; Revival a exhumé peu ou prou tout ce que Wood a produit dans le genre et on a quasiment le triple de pages dans ce Cons de Fée, toutes en noir et blanc, présentées plus ou moins par thématiques.

 

On retrouve les parodies osées de contes classiques comme Hansel et Gretel, Blanche Neige, de récits pour enfants comme Alice au pays des Merveilles ou le Magicien d’Oz, et des choses plus délirantes comme ses versions de Flash Gordon ou Prince Valiant qui ont du faire hausser des sourcils interloqués à l’époque à Alex Raymond et Hal Foster (ce dernier a dû d’ailleurs se féliciter de n’avoir pas choisi Wood comme repreneur de sa série phare).

 

 

L’un dans l’autre, si le caractère subversif de l’ensemble est manifeste et si certaines cases flirtent ouvertement avec le porno, ces histoires sont à prendre comme le témoignage d’une époque bénie du comics américain où des parutions comme Mad permettaient à des auteurs marquants du media de se faire plaisir (tout comme à leur lectorat).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE MONACHINE

 

 

C'est de qui ? E. Morricone

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Fort souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Nous sommes au début de la prolifique (et c’est un euphémisme !) carrière de Morricone au cinéma – il ne débutera sa collaboration avec Sergio Léone, synonyme de reconnaissance internationale, que l’année suivante- mais déjà le maestro sonne prometteur sur cette gentillette comédie où la délicieuse Catherine Spaak joue une none ingénue dans la Rome des années 60 (ne cherchez pas là une quelconque amorce de film érotique, ce n’en n’est pas un).

 

Flute lead, clavecin utilisé à contre-emploi (qui apporte une ambiance un peu médiévale), cloches et autres harpes se marient de façon aussi inattendue que plaisante sur une poignée de  thèmes simples mais loin d’être simpliste.

 

Avec une touche de swinging sixties, un soupçon de pop et une bonne humeur communicative, ce travail certes mineur du compositeur n’en reste pas moins très agréable surtout pour aller avec les francs délires osés de Wally Wood.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 15:14
 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  FIRE POWER 1

 

 

C'est de qui ? Kirkman, Shamnee & Wilson.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Un américain orphelin parcourt la Chine, passant d’un senseï à l’autre et apprenant diverses méthodes de combat à la recherche d’informations sur ses parents.

 

Quand il arrive enfin au bout de son périple, dans un temple éloigné de tout, il va se découvrir des pouvoirs inattendus et un destin probablement plus compliqué que ce à quoi il s’attendait !

 

 

Si le principe même n’est pas neuf, loin s’en faut surtout dans le comics (de super héros entre autre !), avec un voyage initiatique formateur, des condisciples jaloux voire agressifs, un senseï aux multiples facettes, une amourette accessoire et j’en passe, Kirkman dont le savoir-faire n’est plus à démontrer- les nombreux fans de Walking Dead et Invincible confirmeront- livre une narration soignée aux dialogues ciselés et bien dosée que ce soit dans l’humour, l’action ou les diverses pistes possibles.

 

 

Le trait cartoony et fort dynamique de Shamnee, bien appuyé par les couleurs tantôt flashys tantôt plus douces sert bien le propos de ce premier volet qu’on sent calibré mais avec des qualités manifestes.

 

Mention spéciale à la conclusion de qui, évidemment intrigue assez le lecteur  (voire relance l’intérêt de ceux que le reste de l’album aurait pu lasser) pour avoir envie de découvrir la suite.

Celle-ci confirmera si Kirkman a encore touche le jackpot.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :WARRIOR SAISON 2

 

 

C'est de qui ? Safinia & Scott Salinas

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le western –et ses dérivés- ne se démode décidément pas tant qu’il est revisité à bon escient. La série de Cinémax Warrior vient confirmer ces dires avec cette évocation du San Francisco de la fin du XIX° siècle où les chinois arrivent par bateaux entiers, recréant peu à peu leur mode de vie dans la cité californienne, avec leurs tongs et leurs disputes intestines face à une population américaine naissante qui les accepte difficilement.

 

Après attention on est bel et bien là sur de la série d’action et d’arts martiaux plus que sur un docu historique, le scénario d’origine est d’ailleurs l’idée d’un certain…Bruce Lee. La B.O de la série est un score pur western, agrémenté de maints ajouts orientaux bien placés le tout truffé d’arrangements électroniques, de distorsion et autres rythmiques endiablées.

Le mélange, aussi improbable sur le panier que la série elle-même, fonctionne pourtant pas mal, mélange de traditionnel et de modernisme qui ne se prend pas la tête et met l’action sur le devant de la scène.

 

Tout comme Kirkman a compris que le comics doit être avant tout un divertissement fun, Salinias et Safinia livrent une partition qui alterne entre le cliché et le jouissif.

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 15:44
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  THE GOLDEN AGE

 

 

C'est de qui ? Robinson & Smith

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Je dirais que non.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pas facile de (re)trouver sa place dans cette Amérique post seconde guerre mondiale, quand on est une icone en collants dont les super-pouvoirs, autrefois gages de stratification par le commun des mortels, est devenu quasiment une tare.

C’est ce que disent peu ou prou les membres de la Justice Society of America alors qu’ils peinent à aborder sereinement le cap d’une ère nouvelle.

Entre problèmes psychologiques, de couple, ou encore d’ego nos héros vont néanmoins devoir mettre tout leurs soucis de côté afin de faire face à une menace qui va venir…de l’intérieur !

 

Si l’on pensera inévitablement quelque part à l’œuvre de démystification des super héros par Alan Moore, Watchmen en tête, ne cherchons pas là pour autant une comparaison qui n’a pas lieu d’être.

La minisérie de Robinson et Smith, parue quasi après une décennie celle de Moore et Gibbons mais bien moins médiatisée, si elle aussi évoque des personnages classiques remis au goût du jour (enfin celui des années 90 le cas présent), affublés de névroses et de failles terriblement humaines qui déboulonnent leurs piédestaux, n’a pas la même ambition, et le sous texte et l’aspect méta n’y sont pas autant développés.

 

The Golden Age se veut plus direct, plus terre à terre et récréatif (le cerveau d’Hitler implanté dans un super héros, c’est digne d’une bonne vieille histoire des Contes de la Crypte !) moins référencé, en un mot plus accessible.

 

Cet éclairage sur un groupe phare de chez DC est illustré dans un style qui n’est pas sans rappeler parfois celui du regretté Darwyn Cooke même si moins original à mon goût et la colo n’a pas trop pris de rides contrairement à beaucoup de choses sorties durant cette décennie.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TRON

 

 

C'est de qui ? W. Carlos

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sur

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Satisfaire au cahier des charges de Disney, même si l’on parle ici d’un film « live » loin des grosses machines animées des studios, tout en gardant sa personnalité musicale propre n’est pas donné à tout le monde. Si pas mal de compositeurs ont passé l’épreuve avec les honneurs d’aucuns s’y sont cassés les dents et les B.O des longs métrages Disney pondus ces dernières années (une décennie au bas mot) sont fort loin des réussites artistiques des rands classiques.

 

Wendy Carlos, déjà à l’œuvre sur le Shinning de Kubrick (tout de même !) prouve qu’elle fait partie de la première catégorie sur la B.O de Tron, film culte s’il en est qui, même s’il a mal vieilli, reste un mètre étalon de la SF.

 

Elle ressort son Moog qu’elle incruste au sein d’un orchestre symphonique, naviguant entre modernité audacieuse (nous sommes en 82) et illustration sonore grand spectacle. Si elle sacrifie au style grand public avec des thèmes héroïques pleins de suspense et d’aventure, les accents futuristes de ses arrangements, les clins d’œil aux musiques de jeux vidéo de l’époque (le _ bit pour ceux à qui ça parle) sont encore très fun à entendre aujourd’hui et, avec le comics du jour, prennent un côté décalé bienvenu qui appuie l’ambiance rétro historique du titre.

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

 

 

Repost0
16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 14:04

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  GUNNING FOR HITS

 

 

C'est de qui ? Rougvie & Moritat

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Akiléos

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Rêvant de produire son idole de toujours, Brain Slade, rock star has been des 60’s-70’s, Martin Mills signe un jeune groupe prometteur afin d’attirer l’attention de l’ex star. Mais rapidement les choses se gâtent, entre égos surdimensionnés, drogue dure, et autres fantômes du passé qui ressurgissent.

Heureusement pour Mills que son passé de tueur à gage –si, si ! –lui a appris à gérer des situations plus compliquées !

 

Jeff Rougvie, entre autres activités dans le showbizz, a été un producteur de talent qui a bossé avec pas mal de pointures du rock et de la pop. Fan de comics il murissait depuis pas mal d’années ce projet qui mélange des éléments de son expérience professionnelle – celle avec David Bowie surtout- et roman noir parsemé d’un humour de la même teinte.

 

Le résultat est savoureux pour tout afficionado de musique qui se respecte, c’est un témoignage de l’état de l’industrie musicale à une époque clé – les années 80 et la naissance du CD et du formatage de la musique – vue de l’intérieur et rendue avec autant d’acidité que de cynisme.

Les amateurs de BD bien rythmée et fun à lire ne seront pas en reste car pour ne rien gâcher les dessins sont signés par Moritat, artiste américain dont le style graphique est dans la lignée du regretté Darwyn Cooke et du talentueux Wes Craig, avec des petits effets de narration qui servent bien le propos.

Pour aller plus loin le scénariste livre un peu de ses secrets dans l'avant propos et les notes en fin d'album et a même crée un site internet dédié à la série et un faux compte tweeter pour son héros !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :KISS KISS BANG BANG 

 

 

C'est de qui ?J. Ottman

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Avec deux cabotins comme Kilmer et Downey Jr dans les rôles principaux, nul doute que cet hommage fun aux films noirs fleurait bon la comédie qui ne se prend pas la tête.

C’est le cas et la réussite du film est en partie due à la musique de John Ottman qui propose des thèmes légers voire impertinents, aux composantes variées parfois empruntées un peu à droite et à gauche, du funk américain des années 70 (pour la wah-wah discrète mais efficace), au jazz suave (le saxo et les cuivres) en passant par le folklore sud-américain sur quelques rythmiques.

 

Ottman, souvent cantonné aux B.O de blockbuster super héroïques ou aux films d’épouvante de seconde zone, prouve ici qu’il excelle dans ce genre de thriller décalé. Il fait étal de son savoir-faire sur les arrangements, très classes, qui portent sa partition aux cotés d’autres réussites du genre signées Goldsmith ou Barry.

 

De l’humour, du suspense, un sens de la dérision malin sont les ingrédients de ce score qui a bien vieilli et apporte une touche supplémentaire d’originalité à Gunning for Hits.

 

Mais, si vous préférez, l’auteur a dressé une playlist spotify de morceaux de tous horizons, plus ou moins connus, qu’il a écouté ou qu’il apprécie. C’est vous qui voyez.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

 

 

 

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags