23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 12:27

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi :LE VOYAGEUR

 

 

C'est de qui ? K. Shadmi

 

 

La Couv':

 

La fin du voyage?  /  Le Voyageur  Vs.  Anthology ressource

 

 

Déja lus sur B.O BD?  Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Ici Même

 

 

Une planche:

 

 

La fin du voyage?  /  Le Voyageur  Vs.  Anthology ressource

 

 

Ca donne Quoi ? Koren Shadmi est décidément à part dans le paysage de la Bande dessinée mondiale, après deux coups d’essais intéressant l’auteur israélien produit un étonnant coup de maître avec Abaddon paru il y a quelques années, récit d’anticipation étrange et bien mené.

Il a ensuite quelque peu brouillé les pistes avec ses albums suivants, récits courts ou étude des relations de couple…

 

Il revient, toujours chez Ici Même, avec Le Voyageur, l’histoire d’un homme étrange et longiligne, devenu immortel suite à la chute sur terre d’artefacts extra terrestres, probablement au XVII° siècle.

Depuis Lucas, c’est son nom, erre à la recherche de réponses, rencontrant parfois d’autres immortels, jusqu’à une révélation finale tragique mais libératrice.

 

La fin du voyage?  /  Le Voyageur  Vs.  Anthology ressource

 

Le récit est découpé en chapitres, traités dans une bichromie différente, mélangés comme les pièces d’un puzzle, se déroulant à des époques différentes, couvrant plusieurs siècles de l’existence de notre tragique héros.

 

Si l‘ensemble peut paraître parfois étrange il traduit cependant bien l’énigme que représente son personnage principal et l’ensemble crée une ambiance dérangeante et originale

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? ANTHOLOGY RESSOURCE

 

 

C'est de Qui ? Dean Hurley

 

 

La couv' 

 

La fin du voyage?  /  Le Voyageur  Vs.  Anthology ressource

 

 

Déjà entendu chez nous? Non.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Avant X- Files, Lost et autres Stranger Things, s’il y a bien une série fantastique qui mérite son statut de « culte » de par le brio avec lequel elle mélangeait les genres tout en étant novatrice et brillante, c’est bien Twin Peaks.

 

Probablement l’un des bébés les plus étranges de son créateur, David Lynch en personne, pourtant déjà responsable à l’époque de choses bien barrées comme Eraserhead ou Blue Velvet , la réussite de Twin Peaks réside dans l’enchevêtrement d’un background basique au possible – la bourgade de ploucs américains- et d’évènements surréaliste voire surnaturels.

 

Comme souvent avec Lynch, la musique est un élément prédominant de l’action, tout particulièrement dans Twin Peaks où le fidèle Angelo Badalamenti passe continuellement du mélo sirupeux dégoulinant au suspense chaloupé via des plages sonores quasi expérimentales angoissantes.

 

C’est sur ce dernier aspect que j’ai arrêté mon choix pour accompagner Le Voyageur, avec l’album Anthology Ressource que l’on doit à un autre vieux compagnon de route de Lynch, Dean Hurley, superviseur de la musique et du panorama sonore de pas mal des créations du réal, quelles soient cinématographiques ou non.

 

Sur la troisième saison de Twin Peaks (que je n’ai pas encore regardée, shame on me !) il propose un panel de pistes sonores composées au hasard de souffle, de bruits de cymbales, de larsen électrique, de nappes de claviers ou encore de mélodies plus classiques mais traitées à la reverb’ entre autres effets.

 

L’ensemble est évidement placé sous le signe de l’étrangeté et d’une certaine noirceur et est un vrai régal avec le nouvel opus de Koren Shadmi !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 09:09

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  KENNEL BLOCK BLUES

 

 

C'est de qui ? Ferrier, Bayliss & Metcalf

 

 

La Couv':

 

Comme chiens et chats  /  Kennel Block Blues  Vs.  Fritz The Cat

 

Déjà croisé dans le coin? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

 

Une planche:

 

 

Comme chiens et chats  /  Kennel Block Blues  Vs.  Fritz The Cat

 

Ca donne Quoi ? Le concept aussi original que saugrenu derrière Kennel Block Blues c’est un peu  Oz, la série TV qui se déroule en prison,  transposée dans un…chenil, et adaptée en comédie musicale ! Le tout évidement avec une certaine dose de second degré.

 

Oliver, le bon toutou enfermé par erreur à Jackson n’arrive tellement pas à assimiler la violence de son nouveau foyer qu’il s’évade dans un monde de chansons et de danses qui, s’il étonne ses codétenus, les irrite aussi passablement.

 

Avec les quelques amis qu’il va parvenir à se faire, et face à la menace constante du gang adverse des chats, Oliver n’a plus qu’une alternative : se faire la malle !

 

Ce n’est pas un hasard si le scénariste de cette série a bossé sur l’adaptation en comics de Sons Of Anarchy, on retrouve dans Kennel Block Blues la violence inhérente aux gangs de l‘univers des bikers dans laquelle il a eu la bonne idée d’insuffler une bonne dose de déconne.

 

Si l’histoire est parfois un peu bavarde, elle retourne plutôt bien les poncifs du genre et est servie par un dessin qui alterne bien entre le glauque de l’univers carcéral et le délire cartoony des passages fantasmés par le héros.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : FRITZ THE CAT

 

 

C'est de qui ? Ed Bogas et Ray Shanklin

 

 

La Couv':

 

 

Comme chiens et chats  /  Kennel Block Blues  Vs.  Fritz The Cat

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ralph Bakshi, avant de se spécialiser dans la Fantasy animée, fricotait avec le politiquement correct, notamment sur son premier long, tiré du comics culte de Robert Crumb (même si les deux artistes eurent quelques désaccords sur le film) Fritz The Cat.

 

Sorti au tout début des années 70, premier dessin animé a être classé X (bon après c’est l’Amérique puritaine qui jugeait n’est ce pas), le film a gardé pas mal du coté provoc’ du comics ; coté B.O, au milieu d’une poignée de chansons rock et funk de l’époque (pas forcément connue et ce n’est pas plus mal), Ed Bogas et Ray Shanklin composent une musique dans l’air du temps où orgue hammond, guitares électriques pleines de disto aux cocottes à faire palir un Isaac Hayes et autres rythmique funky rythment les errances turbulentes du félin politiquement peu correct.

 

C’est assez groove et old school pour mettre l’accent sur l’aspect décalé et déconnant de Kennel Block Blues qui en devient du coup quasiment fun à lire.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 07:41

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  INFINTY 8. LE JOUR DE L’APOCALYPSE.

 

 

C'est de qui ? Mourier, Trondheim et De Felici.

 

 

La Couv':

 

Infinty 8. Le Jour de l'Apocalypse  Vs.  Not of this earth

 

 

Déjà croisé dans le coin? Oui pour Trondheim

 

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

 

Un visuel:

 

 

Infinty 8. Le Jour de l'Apocalypse  Vs.  Not of this earth

 

 

Ca donne Quoi ? Cinquième reboot pour l’Infinty 8 et voilà qu’arrivent…les zombies !

On le sait, les morts vivants ont la côte depuis quelques années, ne serait-ce que dans les succès TV actuels, de l’adaptation du comics The Walking Dead aux Marcheurs Blancs de Game Of Thrones, ou dans pléthore de publications franco-belges, difficile d’échapper à des créatures en putréfaction souvent agressives.

 

Davy Mourier trouvait que ça allait manquer à l’univers d’Infinty 8 et s’est donc dévoué pour en placer dans son scénar…et il a pas lésiné sur le nombre.

 

On sait les bestioles friandes de chair humaine (et plus si affinités !) et la nécropole qui bloque la course du vaisseau est un vivier quasi inépuisable, Ann Ninunta ne sait bientôt plus où donner de la tête entre sa fille à aller chercher à la crèche avant qu’elle ne finisse en zombie, les avances d’un beau lieutenant et, of course, les hordes de morts vivants qui pullulent dans l’Infinty 8 comme au dehors.

 

On en apprend enfin un peu plus sur la nécropole dans ce cinquième volet, plus enlevé que les précédents, avec un retour en force du fun et toujours de l’action quasi non-stop.

 

Aux crayons, l’italien Lorenzo De Felici propose un trait axé comics un rien old school qui n’est parfois pas sans faire penser au style délicieux de Stéphane Fert, qui m’a bien plus emballé que les précédents et m’a clairement réconcilié avec la série concept.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : NOT OF THIS EARTH

 

 

C'est de qui ? R.Stein

 

 

La Couv':

 

Infinty 8. Le Jour de l'Apocalypse  Vs.  Not of this earth

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas mal de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? A l’époque bénie où Roger Corman réalisait et/ou produisait des séries B de genre, la plupart du temps complètement fauchées, qui l’obligeaient à combler le manque de moyens par un débordement d’imagination ; c’est fort souvent au stakhanoviste Ronald Stein qui, dans la lignée de ses congénères italiens de l’époque, écrivait de deux à trois B.O par an en moyenne, que revenait la tâche de mettre tout ça en musique.

 

Là aussi le besoin d’imagination et une certaine « qualité étaient de mises vu qu’il fallait parfois pallier la pauvreté de l’image par une musique des plus suggestives.

 

Le fantastique était l’un des domaines de prédilection de Stein qui, dans la mesure des moyens financiers alloués, avait peu ou prou les mains libres et en profitait au mieux. Entre les percussions omniprésentes dont les schémas  allaient être copiées lors des trois décennies suivantes et l’incursion du clavecin, Not of this earth, avec son histoire d’extra terrestre venu chercher du sang humain pour sauver sa race, a la particularité d’avoir les sons de l’orchestre étouffés sur certaines pistes avant que les cordes se déchainent, prenant l’auditeur par surprise.

 

De la bonne petite B.O à l’ancienne bien délirante sur un tome d’Infinity 8 qui ne l’est pas moins !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 11:42

 

Le seul blog de la planète à proposer un accompagnement musical à la lecture de bandes dessinées de toutes sortes fête aujourd’hui ses six années d’existence.

 

6 ans de chroniques quasi quotidiennes au succès florissant, et à la  fréquentation soutenue.

 

Merci donc aux collaborateurs du site, aux lecteurs assidus et, évidemment, à tout ceux, dans la chaine du livre, qui font que la BD continue à nous passionner.

 

Pour l’occasion, une chronique inhabituelle puisqu’il s’agit non pas d’une BD mais d’un ouvrage sur un auteur majeur du médium, j’ai nommé :

 

 

 

 

LE LIVRE

 

 

 

 

C'est Quoi ? BIG JOHN BUSCEMA

 

 

C'est de Qui ?  F. Florez

 

 

La couv' 


 

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

 

C’est édité par? Urban

 

 

Un extrait?

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

Ca donne Quoi ? Ma première rencontre, dans les années 80, avec le personnage qui allait squatter le haut de mon panthéon durant des décennies, j’ai nommé Conan le Barbare, le héros de Robert Howard, fût sous les traits que lui a prêté le dessinateur John Buscema, dans une série de comics écrite par Roy Thomas et publiée chez Marvel.

 

Ensuite, via les Strange que m’achetait mon père, j’ai retrouvé certains de mes super héros favoris (Wolverine, les Vengeurs, le Silver Surfer) sous le crayon affuté du même Buscema, avec toujours la même virtuosité dans le trait, la même sauvagerie dans les poses et une dynamique narrative des plus efficaces.

 

Ayant débuté sous la coupe du grand Jack Kirby (dont il recopiait pas mal le style au départ), aux cotés d’autres légendes comme John Romita, Gil Kane, ou encore Gene Colan, et avec des maîtres à penser aux noms aussi glorieux qu’ Hal Foster (papa de Prince Valiant, juste la meilleure série au monde) ou Milton Canif, John Buscema marquera d’une patte indélébile le monde du comics, en donnant de pas mal de ses icônes des versions quasi définitives et en inspirant toute une génération d’artistes à venir.

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

 

 

Ce mois ci Urban sort un de ces énormes omnibus dont ils ont le secret, grande taille, grosse pagination, qui rend enfin un hommage digne de ce nom au dessinateur.

 

Rédigé par l’un de plus éminents spécialistes du bonhomme, riche d’une iconographie soignée (mention spéciale aux reproductions pleines pages de planches d’époque, façon Artist edition !), c’est un témoignage prenant sur l’histoire du médium et un régal pour les yeux de fans de comics old school !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 12:45

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est quoi : DEADLY CLASS. CAROUSEL.

 

 

C'est de qui ? Remender et Craig

 

 

La Couv':

 

 

C'est la rentrée, et ça fait la gueule!  /  Deadly Class 5  Vs.  Smoking Land

 

Déja croisés sur B.O BD?  Oui ensemble sur les tomes précédents.

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics.

 

 

Une planche:

 

 

C'est la rentrée, et ça fait la gueule!  /  Deadly Class 5  Vs.  Smoking Land

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est aussi la rentrée pour les élèves de Kings Dominion, la seule école où l’on apprend à tuer son prochain.

Si les petits nouveaux sont tout contents d’être là, pour les anciens, ceux qui viennent de passer le terrible examen qui les a vu obligé de se débarrasser de leurs ex camarades de classes devenus des « rats », le moral n’est pas forcément aussi rose.

Que ce soit Saya, déprimée d’avoir du tourner le dos à Marcus et au reste de la bande et enjointe par Maître Lin de chaperonner une nouvelle recrue, Shabnam, l’ignoble manipulateur et sa troupe de suiveurs lèche bottes ou encore Viktor le bourrin soviétique, l’ambiance est des plus tendue pour cette nouvelle année !

 

La  partie graphique de Craig est toujours aussi emballante et novatrice et c’est tant mieux car on sent que Remender, probablement un brin victime du succès de la série, cherche à faire durer, en proposant là une partie de Jeu de Rôle qui s’éternise, ici une blague « prout » bien inutile…heureusement les moments d’action et de baston sont toujours aussi bien maîtrisés et le dernier épisode de ce volume redonne de l’intérêt pour la suite.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? SMOKING LAND

 

 

C'est de Qui ? King Weed

 

 

La couv' 

 

 

C'est la rentrée, et ça fait la gueule!  /  Deadly Class 5  Vs.  Smoking Land

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Cocorico, voilà, chose rare, un groupe français dans les pages de B.O BD.

Enfants du Stoner Rock de Kyuss et autres Causa Sui, les King Weed, malgré leur nom aussi provoc que la pochette de leur album, jouent une musique certes souvent planantes, aux longues plages saturées de guitares distordues jouant des riffs lourds qui vont de l’ambiant au métal en passant par un blues heavy, avec, derrière les rythmiques marteau pilon qui vont bien.

 

Exclusivement instrumentale la musique de King Weed transporte autant de spleen et de rage contenue que ce nouvel arc de Deadly Class et le mariage, s’il manque peut être parfois un peu d’action coté musique, est des plus agréable.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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