6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 17:15

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : HAWKS OF THE SEA

 

 

C'est de qui ? W. Eisner

 

 

La Couv':

 

Naissance d'une légende  /  Hawks Of The Sea  Vs.  The Master Of Ballantrae

 

Déja croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Néofelis éditions.

 

 

Une planche:

 

Naissance d'une légende  /  Hawks Of The Sea  Vs.  The Master Of Ballantrae

 

Ca donne Quoi ? Au commencement étaient Les Boucaniers ! C’est en effet par ce comics peu connu et heureusement aujourd’hui tiré de l’oubli par les éditions Néofelis, que la légende Will Eisner a débuté dans le médium.

 

Strip d’aventure, de grande aventure même, Hawks Of The Sea, qui voit le jour en 36, est directement inspiré de films comme Capitain Blood ou The Sea Hawk (tiens !) où Errol Flynn promène son sourire charmeur sur des ponts de navires en faisant valser son sabre et ses partenaires féminines.

 

Eisner, qui signe la bande d’un pseudonyme, fait de son héros, le Faucon, un pirate héroïque, combattant farouche de l’esclavage. Le reste du casting est au diapason avec une galerie de second rôles hauts en couleur, et, si l’intrigue est assez classique, elle n’en n’est pas simpliste pour autant.

 

L’autre intérêt de Hawks Of The Sea est de pouvoir apprécier l’évolution dans le trait comme dans la narration de celui qui sera amené à devenir l’un des plus grands auteurs de comics.

 

Si au départ on sent l’influence des strips à l’ancienne, Prince Valiant en tête, rapidement l’art du cadrage, le sens du stroytelling prennent une dimension réjouissante qui annonce les œuvres à venir du maître.

 

On ne remerciera donc jamais assez Jean Depelley et Louis Chance, ainsi que Néofélis d’avoir exhumé cette centaine de planches, véritable patrimoine de la BD mondiale.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE MASTER OF BALLANTRAE

 


C'est de qui : W. Alwyn

 

 

Une Couv':

 

Naissance d'une légende  /  Hawks Of The Sea  Vs.  The Master Of Ballantrae

 

Déjà entendus sur le site? Oui, très probablement.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Alwyn, de formation instrumentiste, musicien virtuose et compositeur au répertoire classique solide, a déjà un solide CV sur grand écran quand il écrit la B.O de cette adaptation du roman de Stevenson avec en vedette, oui, vous l’aviez compris Eroll Flyn.

 

L’année précédente il a mis en musique The Crimson Pirate, avec Burt Lancaster, et l’expérience a été semble t-il des plus bénéfique vu la flamboyance de ses thèmes, l’ambiance luxueuse et héroïque de ses pistes.

 

Si nous sommes en 53, le score d’Alwyn fait clairement référence à l’Age d’Or d’Hollywood,  Korngold en tête, avec ses mélodies de cordes travaillées et ses cuivres aux accords riches.

 

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Une chronique de Fab

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:51

 

 

Les Comics, le ciné, la musique, les jeux vidéo....mais aussi les livres audio! Les Xénomorphes sont décidément partout, de B.O BD au Hangar Cosmique du capitaine Lio...

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : ALIENS : SALVATION

 


C'est de qui : Gibbons & Mignola

 

 

La Couv':

 

Le salut par l'Isolation  /  Aliens Salvation  Vs.  Alien: Isolation

 

Déjà croisés chez nous? Yep.

 

 

Une planche:

 

Le salut par l'Isolation  /  Aliens Salvation  Vs.  Alien: Isolation

 

Ca donne Quoi ? Alors que trois volets de la franchise cinématique ont déjà terrifié deux générations de spectateurs, Dave Gibbons, que les lecteurs de comics connaissent comme le dessinateur des Watchmen, écrit pour Dark Horse, déjà défricheuse de talents et future force d’opposition aux Big Two outre Atlantique, un scénario basé sur la mythologie Alien.

 

Dans une sorte de jungle hostile hors du temps (en tout cas infestée de ptérodactyles), un cuisinier "mais pas que" (et, non, ce n’est pas Steven Seagal)

 

 

S’extirpe d’une carcasse de capsule de sauvetage. Lui et le capitaine, à moitié fou et salement amoché, semblent être les seuls survivants de leur vaisseau, les autres membres ayant été soit descendus soit condamnés par le susnommé capitaine quand il a pété les plombs en découvrant que la « cargaison » du vaisseau n’était plus sécurisée (vous aurez compris, perspicaces lecteurs, la nature de la dite cargaison).

 

Mais en fait non : la nana sexy qui fait office de Ripley dans Salvation, et, surtout, toute une ribambelle de créatures extra terrestres rapides et vicieuses, sont également de la fête. Dans la jungle, personne ne vous entendra crier !

 

Si les ingrédients principaux de la recette sont bien là : Aliens pullulants, héros charismatique, reine pondeuse, artillerie lourde, androïde infiltré et corporation maléfique, Gibbons introduit un élément nouveau et non des moindres : la religion.

 

Le problème avec ce sujet, on le sait bien, c’et comme pour la politique (surtout en ce moment), c’est aussi épineux que casse gueule. Et, comme toute recette, un peu trop d’un ingrédient peut tout vous foutre en l’air !

 

En effet, la quasi incessante litanie intérieure de Selkirk, le cuistot catho, devient vite lourdingue, surtout quand, en plein cauchemar xénomorphe, il dévie sur l’éventuelle tentation que représente le corps de l’autre survivante du vaisseau (et Gibbons évitera d’ailleurs un éventuel passage à l’acte en en faisant la droide de l’histoire), où ne cesse de demander aide et/ou pardon à dieu.

 

Le salut par l'Isolation  /  Aliens Salvation  Vs.  Alien: Isolation

 

Mignola, de son coté, est aux balbutiements de sa carrière. Il a bossé pour DC sur de fort bonnes choses, dont un Batman très réussi,  et a signé une magistrale adaptation du Dracula made in Coppola.

 

Il a déjà trouvé son style graphique si caractéristique, fait d’à-plats de noirs, de corps musclés parfois presque difformes mais terriblement dynamiques (on pense, dans un autre genre, à Kirby), le tout agrémenté d’éléments de décors gothiques, même dans une jungle tropicale extra terrestre.

 

Ses aliens sont tout bonnement terrifiants, les scènes de combats sont dantesques et l’ensemble baigne dans le gore classe (si tant est que deux termes aussi opposés puissent être évoqués ensemble).

 

En substance, tout ce qui va faire le succès de sa série cultissime à venir est déjà là : Raspoutine peut invoquer Hellboy !

 

Au final on gardera de ce one shot une idée de départ originale et porteuse, traitée d’une main un peu lourde et trop à la manière du second volet filmique de la série – l’un des moins bons- dont le gros point fort et la partie graphique quasi sans fautes.

 

 

a

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ALIEN : ISOLATION

 

 

C'est de Qui ? Henson & Smith

 

 

La couv'

 

Le salut par l'Isolation  /  Aliens Salvation  Vs.  Alien: Isolation

 

Déjà entendu par ici? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Alien a été pas mal décliné dans le monde vidéo-ludique, rares ont été les expériences satisfaisantes. Cependant, de l’avis de votre humble serviteur et de pas mal de gamers bien plus chevronnés (en même temps c’est pas bien difficile), Alien : Isolation est une vraie réussite a plus d’un titre.

 

Mettant en scène la fille de Ripley, le jeu reprend ce qui a fait le succès du premier film, chef d’œuvre d’un genre galvaudé depuis : vaisseau aux sombres couloirs où il faut souvent se cacher voire tout bonnement fuir pour sa vie,, monstre puissant et sournois, grosse tension constante, atmosphère tendue comme un arc et, surtout, musique super flippante.

 

Le duo derrière la B.O de Isolation a tenu à rendre hommage au travail viscéral de Goldsmith sur le film de Scott, modèle du genre, en s’inspirant des thématiques pour les développer selon les séquences de jeu. Ils y ont ajouté beaucoup de matériel, dans l’esprit de  celui de base auquel ils ont voulu ajouter une partie électro et ont eu la bonne idée de le faire avec les instruments et effets disponibles à l’époque du film (toute fin des années 70).

 

Si, sur plus de deux heures de musique on a pas mal de plages de musiques d’accompagnement pur, à savoir des nappes menaçantes mais parfois très underscoring ; les moments plus axés sur l’action et la peur, notamment les &apparitions du xénomorphe,  sont d’une redoutable efficacité, ce sont évidement celles que l’on retiendra pour accompagner la version évangile de Aliens par Gibbons et Mignola.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 14:20

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : RAT QUEENS. QUATRE FILLES ET UN POULPE.

 

 

C'est de qui ? Sejic, Upchurch & Wiebe.

 

 

La Couv':

 

 

Heroic Tentacules  /  Rat Queens 2  Vs.  In The Name Of The King

 

Déja croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité par ? Urban Comics

 

 

Une planche:

 

Heroic Tentacules  /  Rat Queens 2  Vs.  In The Name Of The King

 

Ca donne Quoi ? Pour moi, qui dit jeux de rôles, dit Fantasy ET Epouvante. Les deux principaux univers, dans lesquels j’ai passé des heures de jeu étant ado, que ce soit en tant que maître de jeu ou joueur, font d’ailleurs bon ménage, les amateurs de BD que vous êtes le savent bien.

 

Et qui dit Jdr d’épouvante dit Appel de Cthullhu, le jeu inspiré par l’œuvre de Lovecraft auquel Wiebe, le scénariste de Rat Queens, doit également s’être frotté puisqu’il nous gratifie, dans ce second volet des aventures de nos quatre héroïnes barges, de créatures géantes tentaculaires qui n’auraient pas dépareillées à Arkham.

 

Le mot d’ordre de cette suite et donc Action (avec un grand A oui) alors que Palissade semble vouée à la destruction totale sur l‘impulsion d’un bad guy revanchard. On en apprend, via des flashs blacks furtifs, un peu plus sur le passé des Rat Queens, qui, vous vous en doutez, vont remporter cet homérique combat (avec un coup de pouce des autres groupes mercenaires).

 

L’humour décalé est toujours présent, le dessin, à quatre mains sur ce volume, reste dynamique et bien adapté à son sujet (notons qu’à partir du 11 numéro il change de mains d’ailleurs). Je suis un brin plus réservé quant à certains choix de traductions qui, entre autres, risquent de mal vieillir, mais on peut aussi penser que Rat Queens, toute fun qu’elle soit, n’est pas amenée a devenir un classique, donc ce n’est pas capital.

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 


C'est quoi ? IN THE NAME OF THE KING

 


C'est de qui ?  H. Lohner

 

 

La Couv' :

 

Heroic Tentacules  /  Rat Queens 2  Vs.  In The Name Of The King

 

Déjà croisé chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si le film a un casting d’acteurs confirmés (même si c’est plus souvent dans des seconds rôles qu’en tant que stars), son concept même – il est tiré d’un jeu vidéo – et son réalisateur – Uwe Bowl le « Ed Wood » de notre époque, le fun en moins- le vouait fatalement à l’échec.

 

Voulant surfer sur le succès de l’adaptation de Jackson de la trilogie de Tolkien, le réal’ allemand a plutôt pondu un nanar en costume friqué certes (et encore !) mais d’une pauvreté scénaristique navrante, filmé avec les pieds que les comédiens n’arrivent clairement pas à sauver du naufrage annoncé.

 

Sa B.O, truffée de morceaux de métal baveux inécoutables (procédé abandonné depuis la fin des années 90, sur un film de 2006, forcément ça fait tâche !), est complétée par le compositeur teuton Henning Lohner qui, malgré des travaux intéresants dans le domaine du minimalisme et de la musique conceptuelle semble, une fois qu’il a eu intégré l’écurie Remote Control de son comparse Hans Zimmer, avoir laissé en Allemagne toute créativité et originalité et enchaîne les scores téléphonés pour des films de seconde zone peu reluisants.

 

Ici on a donc droit à un véritable catalogue de ce que ne devrait plus être la musique de fantasy depuis disons Ladyhawke, interprété comme c’est écrit, sans inspiration voire en mode automatique.

 

Cela étant, on peut aussi prendre ça au second degré en l’écoutant avec le tome 2 de Rat Queens et là ça devient tout d’un coup une expérience fort fun, insistant sur le coté parodique du comics et ses scènes d’action de haut vol !

 

 

 

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Une chronique de Fab

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 07:53

 

Entre deux oeufs en chocolat, élevons un peu le niveau en parlant occultisme et Seconde Guerre Mondiale:

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : ALEISTER & ADOLF

 

 

C'est de qui ? Oeming et Rushkoff

 

 

La Couv':

 

Dualités malsaines  /  Aleister & Adolf  Vs. The strange case of Dr Jekyll & Mr Hyde

 

Déja croisé sur le site? Oui pour le dessinateur.

 

 

Une planche:

Dualités malsaines  /  Aleister & Adolf  Vs. The strange case of Dr Jekyll & Mr Hyde

 

Ca donne Quoi ? Même si vous n’êtes pas un féru d’Histoire il suffit que vous soyez fan de BD/Comics (et si vous êtes en train de lire ces lignes il y a tout de même de fortes chances que ce soit le cas) pour savoir qu’Hitler et les nazis entretenaient d’étroits rapports avec l’occulte. Du Hellboy de Mignola à Je suis Légion de Nury et Cassaday, en passant par l’uchronie de l’Histoire Secrète, le sujet a fait les beaux jours du 9° Art, et à raison.

 

De son coté, Aleister Crowley, personnage emblématique d’une certaine culture magique, dont nous avons déjà parlé chez nous, avait bizarrement peu eu les honneurs de la BD, c’est aujourd’hui chose faite, et, coup double puisque l’album du jour évoque même les rapports entre le sorcier autoproclamé et le führer, imaginant l’implication de Crowley dans le conflit.

 

Un jeune agent américain est chargé de récupérer la Lance de Longinus, détenue par les S.S et, pour ce faire, doit s’immiscer dans le cercle de « la Bête »en le convaincant au passage si possible d’intervenir via ses soi-disant pouvoirs afin de contrer l’avancée inexorable des troupes allemandes. Il va se retrouver au centre de rites sacrificiels à base de magie tantriques et autres sombres pratiques qui vont sérieusement l’ébranler. Néanmoins l’opération, si pas aussi réussie que l’espérait les alliés, s’avérera bénéfique à plus d’un point.

 

 

Dualités malsaines  /  Aleister & Adolf  Vs. The strange case of Dr Jekyll & Mr Hyde

 

Certes le scénario –qui s’appuie sur des faits historiques- n’est que fiction, mais il en dit long sur le pouvoir des symboles (le V de la Victoire de Churchill – trouvé par Crowley- opposé à la récupération de la swastika par les nazis, mais aussi, évidement, le pentacle).

 

Oeming, qu’on a croisé ici sur sa série phare Powers avec Bendis, a opté pour un graphisme bien plus détaillé que dans la dite série, et son trait qui s’affine au fil des années (même si l’influence de Mignola –surtout ici- est encore parfois bien présente) associé à des efforts de narration via une mise en page inventive, sont un autre point fort de ce one-shot prenant.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 


C'est quoi ? THE STRANGE CASE OF DR JEKYLL & MR HYDE

 


C'est de qui ? R. Cobert

 

 

La Couv' :

 

Dualités malsaines  /  Aleister & Adolf  Vs. The strange case of Dr Jekyll & Mr Hyde

 

Déjà croisé chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Adaptation télévisuelle du célèbre roman de Stevenson, ce Dr Jekyll doit sa réussite à une interprétation sans failles d’un Jack Palance habité par le double rôle mais également par l’illustration musicale, directement inspirée des grands classiques du genre, ceux de la Hammer en tête.

 

Il faut savoir que Robert Cobert voulait écrire une B.O originale pour cette version mais que, malgré tout ses efforts pour convaincre Dan Curtis, le producteur, ce dernier insista pour utiliser celle de sa série Dark Shadows (récemment porté sur grand écran par Tim Burton), arguant –un peu à raison- que le public accrocherait d’autant plus en étant en terrain conquis.

 

Politique qui tendra à se démocratiser notamment dans le monde de la bande annonce où l’on emploie des musiques connues sur des films avec lesquelles elles n’ont pourtant rien à voir, histoire de captiver l’audience. L’un des exemples les plus flagrants étant la musique de  Requiem For A Dream entendue dans la B.A du second volet du Seigneur des Anneaux pourtant dotée dés le premier volet d’une B.O excellente.

 

 

 

Mais ne nous égarons pas plus, je vous laisse tester la très classique mais non moins efficace musique de Cobert avec cette évocation de l’une des figures contemporaines les plus marquantes de la magie (Alan, va te rhabiller !) vous m’en direz des nouvelles.

 

 

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Une chronique de Fab

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 15:20

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi :STRANGE FRUIT

 


C'est de qui : Waid et Jones

 

 

La Couv':

 

Récolte tardive  /  Strange Fruit  Vs.  Split

 

Déjà lus sur le site? Pas sur.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt.

 

 

Une planche:

 

Récolte tardive  /  Strange Fruit  Vs.  Split

 

Ca donne Quoi ? Dans une bourgade du Mississippi, à la fin des années 20, une crue sans précédent menace d’engloutir la ville, alors que la tension est à son comble et que la catastrophe peine à réunir les blancs et noirs (ces derniers étant fortement persécutés par les premiers, et on parle de Ku Klux Klan entre autre choses guillerettes) un être étrange, très probablement extra terrestre (vu l’attirail que nous découvrirons plus tard) tombe du ciel. Il est très grand, surpuissant, muet et …noir.

 

Si son arrivée précipite les évènements va-t-il être capable de sauver la ville du désastre.

 

Strange Fruit joue sur plusieurs tableaux sans vraiment arriver à ce fixer sur un ce qui le dessert un peu. D’un coté il évoque évidement les tensions raciales en Amérique au début du siècle dernier sans apporter d’eau au moulin en restant dans l’image d’Épinal ; de l’autre il fricote avec le genre super-héroique sans pour autant exploiter son personnage principal, figure mutique et monolithique qui, à aucun moment ne représente quelque chose de concret que ce soit comme menace ou comme solution.

 

La  partie graphique quant à elle est bien belle (quoiqu’un peu figée sur certains visages trop photo réalistes)dans la droite lignée d’un Alex Ross et l’album se conclue par d’intéressants bonus (couv’ originales, essais graphiques, etc…).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi? SPLIT

 

 

C'est de Qui ? West Dylan Thordson

 

 

La couv'

 

Récolte tardive  /  Strange Fruit  Vs.  Split

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Non.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Après presque deux décennies de bons et loyaux services, Shyamalan fait des infidélités à James Newton Howard, à moins que ce soit ce dernier qui suite aux  échecs commerciaux à répétition ait préféré aller vers des réals plus bankable.

 

Qu’à cela ne tienne l’homme aux films « à chute » fait appel à un nouveau venu à qui il va cependant demander d’explorer les thématiques underscorings à répétition de son ex collaborateur tout en y injectant une bonne dose de frayeur musicale.

 

Par le biais d’un piano solo inquiétant, de parties de violons aigues ou encore de bruits ressemblants à des grognements constants, Thordson réalise un score de genre aussi torturé que le sujet du film (un schizophrène aux 23 personnalités enlève des jeunes filles) et installe une atmosphère oppréssante de bout en bout avec quelques passages forts nerveux.

 

Une B.O qui ne fonctionne qu’en tant que telle (en même temps c’est un peu le but me direz vous !) mais qui, heureusement pour nous, avec un autre médium, est tout aussi intéressante.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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