6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 14:08
 
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  GRIMOIRE NOIR

 

 

C'est de qui ? Greentea & Bogatch

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisées sur B.O BD? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Blackwell n’est pas une bourgade comme les autres, toutes les filles qui y naissent sont dotées d’un pouvoir magique mais, en contrepartie, ne peuvent pas quitter la ville.

Un jour la petite Heidi, fille du sheriff, échappe à la surveillance de Bucky, son frère et reste introuvable. Alors que les pleurs de sa mère commencent à inonder la ville, Bucky aidé de Cham, son amie,  va se lancer à la recherche de Heidi et découvrir à la fois que la confrérie formée par quelques ados de Blackwell a de biens sombres desseins et que l’origine du mal risque de précipiter la ville dans le chaos.

 

Un généreux one shot qui, sous ses aspects de comics pour ados et autres ex fans de Harry Potter se révèle bien plus que ça avec un scénario qui entretient le mystère, un casting bien campé et attachant et des thématiques sous jacentes bien traitées, le tout enrobé dans une intrigue qui tient son lecteur d’un bout à l’autre.

 

Grimoire Noir est également la première incursion dans le monde du 9° art de Yana Bogatch, illustratrice canadienne au talent impressionnant et dont la page Insta Cosmic Spectrum est suivi par plus de 500 000 fans (et ce n’est pas pour rien).

 

Son style info qui emprunte à la fois au gothique classique et à l’illustration jeunesse et manga est le vecteur parfait pour ce The Craft du 21° siècle.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :HIDER IN THE HOUSE

 

 

C'est de qui ? C. Young

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Quelques fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Abonné au genre fantastique à l’époque, Christopher Young est embauché par le réal – son ami d’enfance pour la petite histoire-de ce film à suspense qui, grâce à sa B.O justement, a pu être autre chose qu’une énième série B oubliable au possible (quoique !).

 

S’inspirant du caractère du personnage principal, un homme perturbé qui habite secrètement dans le grenier d’une famille, Young alterne des pistes de plages hypnotiques où les pianos ponctuent d’accords hiératiques presque désaccordés des chœurs éthérés et un synthé d’un autre age pour un effet gothique surprenant, et les montées en puissances de cordes hystériques dignes des meilleurs slashers du genre.

 

Partie prenante du film, quasi inécoutable en tant que telle, la partition du compositeur est une réussite dans le genre qui a fini de faire de Grimoire Noir une lecture aussi originale qu’appréciable

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 08:52
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DECORUM 1

 

 

C'est de qui ? Hickman & Huddleston

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Déjà croisés sur le site? Le scénariste oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un monde futuriste organisé en planètes, castes et autres peuples d’une manière aussi tentaculaire que complexe, Neha, une jeune marginale chargée de transporter des paquets pour un type louche se retrouve au milieu d’un sanglant assassinat orchestré par Morley, une spécialiste du genre qui va, contre toute attente, prendre la jeune fille sous son aile et la former à son art.

 

Résumé comme ça Decorum pourra vous embler assez lambda comme intrigue et…c’est le cas. En effet, si Hickman installe un background très –trop ?- développé, avec historique et peuplades divers et variés, la trame de son scénario ne semble être, au bout de ce premier TPB, qu’un récit d’initiation aux protagonistes aux caractères antinomiques de plus.

Là où le titre se démarque c’est dans sa présentation, avec grands renforts de cartes, infographies, symboles, imbriqués dans les chapitres, avec une narration en parallèle entre ses héroïnes et « the big picture ». A voir si la suite va donner plus de corps à l’histoire ?

 

Urban avec cette série (et une paire d’autres) lance un format plus grand, proche de celui de l’album franco-belge qui, en dehors d’une éventuelle volonté d’expansion du lectorat- permet d’apprécier à leur juste valeur les compositions d’Huddleston, véritable intérêt au final de Decorum.

 

 

Si elles ne font peut être pas partie des influences de l’artiste, il est assez frappant de voir les réminiscences dans certaines parties de son travail de ceux de pointures comme Toppi ou Breccia, mais pas que ! Le style graphique de ce tome 1 évolue en effet sans cesse, passant d’un noir et blanc expressionniste old school à une peinture picturale aux couleurs chatoyantes ou encore au comics actuel dans la lignée d’un Jock ou d’un Sean Murphy.

 

Alors certes on pourra avancer, à raison, que c’est peut être justement un peu trop varié et que ce n’est pas la forme qui sauve le fond mais c’est néanmoins une bien belle découverte en soi.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :PREDATORS

 

 

C'est de qui ? J. Debney

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Malgré un potentiel certain quasiment aucune des suites du  Predator original, celui avec Arnold, n’a su exploiter le filon correctement, et encore moins dans les spin-off pourtant ô combien prometteurs Alien Vs Predator.

 

Ce n’est clairement pas le volet de 2010 qui infirmera cette hypothèse. Multiplier les bestioles chasseresses n’a en effet pas fait évoluer l’intérêt du scénario et l’on se retrouve avec un gros film d’action-survival classique.

Le score du film est d’ailleurs un exemple assez parlant de la volonté de la prod de ne pas –plus ?- dériver du matériau d’origine mais au contraire de rentabiliser.

 

En effet John Debney, derrière le pupitre, est expressément commissionné pour reprendre le travail d’Alan Silvestri sur le premier Predator et de broder dessus tout en restant scrupuleusement dans le même esprit.

 

En bon artisan Debney s’exécute et l’on a l’impression d’entendre des chutes de studios de la première B.O avec quelques variations de thèmes plus ou moins inspirées mais pour le reste c’est cordes sur exictées succédant à des nappes de cuivres graves, rythmiques martiales et envolées lyrico-brutales de l’orchestre dans son ensemble.

 

Rien de bien nouveau sus le soleil donc si ce n’est un pastiche bien ficelé et, donc, une musique de genre maîtrisée et qui atteint sans peine son but.

Et c’est tout ce qu’il nous fallait sur le premier volet décalé de Decorum !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 07:48
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES AVENTURES ORIGINALES DE RED SONJA

 

 

C'est de qui ? Thomas, Thorne, Maroto, Jones et Adams

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Graph Zepelin

 

 

Déjà croisés sur le site? Certains oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pendant féminin du célèbre Barbare de Robert Howard, Red Sonja a été « crée » par Roy Thomas au début des années 70, s’inspirant d’un personnage qu’Howard avait imaginé au départ dans un contexte historique.

 

Si c’est le génial Barry Windsor Smith qui le premier lui donne corps dans une aventure de Conan, c’est l’espagnol Esteban Maroto qui imaginera son look ravageur en bikini de mailles. Moins iconique que le Cimmérien, Red Sonja aura pourtant assez d’impact sur le lectorat de l’époque pour avoir sa propre série en comics, une version au cinéma (la sculptural Brigitte Nielsen dans le très oubliable Kalidor) et quelques reprises en comics sur une vingtaine d’années (avec quelques interruptions et, évidemment, changement d’équipes artistiques).

 

 

C’est la toute première série que nous propose aujourd’hui Graph Zeppelin, avec les nouvelles couleurs crées pour la version Dynamite de 2005 regroupant 8 épisodes de la rousse incendiaire. Entre les féroces combats à l’épée, les ennemis retors, les artefacts à dérober ou encore des créatures infernales, on retrouve ici l’esprit Héroïc Fantasy que Roy Thomas a fait planer sur les différentes séries dédiées à Conan. On notera cependant parfois un message un peu plus profond (un brin de féminisme avant l’heure, une plaidoyer pour les marginaux, etc…)

 

Comme à l’accoutumée Thomas est très bavard mais le plaisir de retrouver le trait de Maroto, Dick Girodano et surtout du regretté Frank Thorne est intact (notons que, bridé par une certaine censure, Thorne quittera le giron Marvel quelques années plus tard pour lancer sa version coquine de Red Sonja : Githa of Alizzar).

 

L’éditeur a prévu de publier les 4 tomes de cette réédition et, par Crom, ce n’est pas nous qui nous en plaindrons.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :WARCRAFT 2

 

 

C'est de qui ? G. Stafford

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu dans le coin? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Stafford est l’homme derrière la musique de la franchise Warcrfat, de ses balbutiements à son apogée (WOW pour les connaisseurs) en passant par ses dérivés (Spacecraft), il a mis la main à la pâte quasiment à chaque fois.

 

Formé au classique et grand amateur de rock progressif, les budgets alloués aux premiers jeux (dont celui qui nous intéresse) ne lui permettent pas de disposer d’un orchestre « en vrai », le compositeur écrit donc pour des claviers mais la qualité de son écriture fait –presque- passer outre le son très synthétique de l’ensemble.

 

Mettant à profit autant ses bases musicales que son expérience des classiques du genre (du film d’aventure hollywoodien aux canons de la fantasy sur grand écran, Conan de Poledouris en tête), Stafford livre un score de genre satisfaisant que ce soit dans l’épique comme dans l’action et juste assez old school pour accompagner au mieux ces aventures de Red Sonja!

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 08:34

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BATMAN. ARKHAM. DOUBLE FACE

 

 

C'est de qui ? Divers

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Certains oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? La collection Arkham chez Urban consacre chaque tome à un ennemi emblématique de l’Homme Chauve-souris avec une sélection de récits marquants sur le personnage, courant depuis la création (ou presque) de ce dernier jusqu’à aujourd’hui (ou …presque).

 

Ainsi ce volume dédié à l’un des plus ambivalents des adversaires de Batman, j’ai nommé Harvey Dent, ex-procureur de Gotham, en croisade contre le crime qui va être défiguré par un jet d’acide. La moitié du visage rongé, notre ex héros sombre dans la folie et devient Double-Face l’un des pires psychopathes qu’ait eu à affronter le Dark Knight.

 

L’album s’ouvre avec le numéro de 1942 de  Detective Comics où le personnage fait son apparition puis enchaine une dizaine d’histoires sur quasiment 7 décennies jusqu’aux évènements du New 52.

 

Etrangement j’ai trouvé que les vieux épisodes, ceux des années 40 à 60  aveint moins mal vieillis graphiquement que certains arcs des années 80/90, où une certaine surenchère de détails et de couleurs était de mise. L’évolution du traitement et de la psychologie des protagonistes est intéressante à lire et les afficionados de la mythologie Batman apprécieront ce panoramique personnellement  mes passages préférés sont l’histoire courte signée Bruce Timm et son coté film noir, et la relecture glaçante de Freaks version Dark Knight par Matt Wagner.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ENEMY

 

 

C'est de qui ? Bensi & Jurriaans

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pas évident de trouver une B.O adéquate à une anthologie qui propose aussi bien des récits type polar des 40’s comme des thrillers tendus plus actuels, c’est chez le duo Bensi / Jurriaans que je suis allé fureter, le parcours des deux artistes étant plutôt parlant.

 

Avec des scores allant du drame psychologique (Martha Marcy May Marlene) au spin off horrifique (Fear the Waking Dead), ces deux musiciens de formation classique  ont démontré leur faculté à s’adapter aux exercices imposés sans perdre ni leur originalité ni leur personnalité.

 

Enemy, le film de Villeuneuve sur cet homme qui pense se découvrir un jumeau, a été crée en étroite collaboration entre le réal’, son chef op’ et les compositeurs.

Reflet de l’intrigue parfois déroutante, la musique de Bensi et Jurriaans est construite en strates de plages instrumentales d’ambiances, hésitant entre la douceur et la folie, ponctuées de sons sourds menaçants, de bruits divers et variés retravaillés en post prod.

 

Minimaliste et informelle, constamment en tension, cette B.O se la joue underscore sur les diverses aventures du Batman, parfois (très) décalée, parfois juste parfaite.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 11:18

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ADVENTUREMAN

 

 

C'est de qui ? Fraction & Dodson

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Dodson oui, Fraction également.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Claire, membre d’une famille compoése exclusivement de filles (et de leur père) a l’habitude de lire les aventures d’Adventureman à Tommy son fils.

Leur dernière lecture en date relate l’homérique combat entre l’équipe du héros et celle de son Némésis, le Baron Bizarre.

Un jour Claire découvre un ouvrage sur Adventureman qui lui était inconnu et qui semble révéler de bien étranges informations !

 

Si Matt Fraction a une solide expérience dans le domaines du comics de super héros, j’ai souvent été moins convaincu par ses incursions sur d’autres genres. Ici il les mélange – les genres- empruntant au steampunk, à l’aventure victorienne, à la chronique familiale et, of course, aux super héros. Et c’est un peu là que le bât blesse, n’est en effet pas Neil Gaiman qui veut et Fraction a beau vouloir raconter beaucoup de choses (bien trop à mon sens d’ailleurs, la lecture s’en trouve sensiblement alourdie) cela n’enrichit pas forcément le scénario.

Commencer par plus de 20 pages de baston entre protagonistes plus hauts en couleurs les uns que les autres n’aide pas non plus à rentrer dans un univers qui semble riche mais est assez nébuleux pour le moment.

 

Au rayon des atouts on évoquera évidement le trait aussi sensuel qu’abouti de Dodson qui charge pas mal ses compositions cela dit et a tendance à rendre toutes ses héroïnes uber-sexys.

 

L’un dans l’autre un titre un peu hybride qui devrait néanmoins plaire aux amateurs de super héros et à ceux –nombreux- du dessinateur.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :WONDER WOMAN 84

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Affirmer tout de go qu’Hans Zimmer est le plus grand compositeur de notre époque relève soit du copinage forcé par la rod, soit de la pire mauvaise foi, soit d’un singulier manque de discernement. Au vu du raté du second épisode consacré au personnage de Wonder Woman on comprendra mieux que Patty Jenkins responsable du long métrage comme de l’affirmation ci-dessus, puisse être taxée de la dernière affirmation (mon dieu que ces phrases sont longues et incompréhensibles !)

 

Exit donc Gregson Williams, auteur du score du premier Wonder Woman, pour laisser la place à son mentor, le bulldozer musical responsable de tant de grosses productions formatées de ses dernières années.

 

On zappera sciemment les premiers  morceaux de la B.O, typée tribaux (allez savoir pourquoi) à grands coups de chœurs féminins scandés et de percussions endiablés, pour se rabattre sur le reste de la partition de Zimmer qui, comme à l’accoutumée, ne fait pas dans la dentelle, loin s’en faut, à grand renforts de cuivres vrombissant et autres cordes endiablées digne d’une cérémonie d’ouverture des J.O.

 

Un peu de bonne humeur, de l’émotion de ci de là,  une dose de suspense lambda et de l’action à revendre sont les ambiances que l’on retrouve ici et qui sont de fait compatibles avec le premier volet d’Adventureman.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

 

 

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