3 septembre 2026 4 03 /09 /septembre /2026 13:09





 

LA BD:

 


C'est quoi : HOME SICK PILOTS



 

C'est de qui? Watters & Wijngaard



 

La Couv':



 




 

Déjà croisés sur le site? Non.





 

C’est publié chez qui? Urban






 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? Les Home Sick Pilots,  trio de punk rock de la côte Ouest composé de la chanteuse torturée Ami et des musicos Buzz et Rip, se retrouvent un soir par défi dans un vieux manoir à la lugubre réputation, où ils prévoient de faire leur prochain concert.

 

Alors qu’ils tombent sur les membres d’un groupe rival et qu’une rixe s’ensuit, Ami disparaît.

 

Va alors s’ensuivre une quête pour la jeune femme qui doit retrouver des objets liés à l’sprit de la maison tandis que ses amis cherchent à la retrouver et réalisent que le batiment est comme doté d’une vie propre.



 

Bon, on le sait, le sous genre “maison hanté” est un classique de l’épouvante qui peut plus ou moins bien fonctionner vu le nombre de variations qu’il a connu.

 

On reprochera essentiellement à Dan Watters, scénariste de cette généreuse mini-série, d’avoir voulu trop en mettre, peut-être par crainte de manquer d’originalité justement. Mais l’adage du trop étant l’ennemi du bien se vérifie souvent ici, entre l’esprit polymorphe, les objets magiques, les créatures slash robots géants, et les embrouilles post adolescentes, on a vraiment un sentiment de “y en a un peu plus j' vous le mets quand même?!”



 

Côté dessin et couleur c’est plutôt réussi par contre avec une ambiance à la fois glauque et psychédélico-trash bien rendue dans un style semi réaliste assez original.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : SILENT HILL 3



 

 

C'est de qui? Yamaoka



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 

 

Ça donne Quoi ? On retrouve dans le score du troisième volet de Silent Hill, série vidéoludique culte dont les 3 premiers épisodes au moins (je n’ai pas testé les suivants) étaient des modèles de réussite dans le genre flippant et immersifs, tout ce qui fait la réussite du genre: Décalage de certains thèmes aux accents éthérés voire enfantins, instruments utilisés, contraste entre les ambiances évoquées, ou encore parties chantées par des voix glaçantes et autres plages atmosphériques.

 

 

 

Les compositions éclectiques de Yamaoka, qu’elles provoquent le trouble chez l’auditeur ou l’empresse de constamment regarder derrière lui avec un air de terreur, forment un panel d’épouvante musicale parfois sournoise, souvent malaisante, toujours intense !


 

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7 juillet 2026 2 07 /07 /juillet /2026 07:45




 

LA BD:

 


C'est quoi : LE MASSACRE DU GANG ENFIELD



 

C'est de qui? Condon & Phillips



 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui? Delcourt





 

Déjà croisés sur le site? Oui





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Au tout début du XX° siècle le far-West est encore sauvage mais est en voie d’être pacifié par la force, à commencer par celle des Rangers, sorte de sheriffs fédéraux.

 

Montgomery Enfield, un jeune bandit de “petit” chemin vit, à la tête de sa bande d’outlaws, de petits coups et autres braquages de banque (la même en fait, celle de leur patelin qu’ils s’appliquent à cambrioler une fois par mois).

Mais les habitants d’Ambrose en ont assez de ces exactions et, quand le banquier est abattu, devant l'inefficacité de leur homme de loi local, ils vont s’en remettre au “capitaine’ Billy, un ranger aux méthodes musclées.



 

Les jours du gang Enfield, pourtant innocents du meurtre, sont dorénavant  comptés et ce “posse” de voleurs de poules va se retrouver piégé de la pire des façons.



 

Le duo derrière Texas Blood, polar rural très sombre que nous avions chroniqué il y a une paire d’années, revient avec un western brutal et sanguinolent, qui s'inspire peu ou prou des légendes de l’Ouest, Billy The Kid et Jesse James en tête, en prenant le parti des hors la loi (qui ici passent à la fois pour les gentils et les victimes).



 

Rien de bien nouveau sous le soleil du Texas donc, Condon & Phillips connaissent leurs classiques mais n’est pas Sam Peckinpah qui veut et le duo d’auteurs livre ici un scénario plutôt lambda dirigé par une succession de scènes rivalisant de violence et de noirceur plutôt que par un vrai fil rouge narratif prenant.



 

Coté dessin, comme nous l’avions dit sur son précédent bouquin, Phillips s’inscrit dans la veine de son paternel, qui continue de faire les beaux jours des scénarios de son camarade Brubaker, mais, à l’image d’un Lucas Nine (dans un style aux antipodes certes mais dans un esprit de filiation évident), peine encore à trouver sa patte perso.

ici il s’en sort plutôt bien sur le casting mais propose des décors parfois bien vides, un traitement trop informatique à mon goût et, surtout, une sur saturation des couleurs qui piquent les yeux parfois.

 

A réserver aux amateurs hardcore en manque de western brutal.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : DIABLO



 

 

C'est de qui? T. Williams



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 


 




 

Ça donne Quoi ? Pour mettre en musique la traque que le fiston Eastwood (qui tente désespérément de paraître aussi badass que son paternel) engage contre les ravisseurs de sa jeune et charmante épouse, le compositeur canadien, d’origine anglaise, Timothy Williams a préféré, en accord avec son réalisateur, opérer pour une approche non traditionnelle du genre, en insistant au moins autant, si ce n’est plus, sur le coté psychologique et suspense de l’histoire que sur son background western. 



 

Ainsi, si cuivres et violons sont bien au rendez-vous, les guitares sont restées au placard.

 

Il en ressort une B.O variée, souvent lambda dans ses thématiques et sa conception des mélodies, mais avec quelques beaux moments dans les différents genres abordés et des pistes assez pêchues pour accompagner comme il se doit le déchaînement de violence gratuite du comics du jour.

 

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3 juillet 2026 5 03 /07 /juillet /2026 12:51





 

LA BD:

 


C'est quoi : LES MYSTERES DE HOBTOWN



 

C'est de qui? Bertin & Forbes



 

Les Couv':

 

 

 

C’est édité chez qui? Delcourt





 

Déjà croisés sur le site? Non





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ?  Hobtown, bourgade de Nouvelle Écosse en apparence bien tranquille est le théâtre de mystérieuses disparitions d’adultes.

Si la police ne semble pas passionnée (ni très efficace!) par cette affaire, le club de jeunes détectives du lycée va tenter de la résoudre et découvrir que leur ville recèle de biens obscurs secrets. 



 

Delcourt réédite cette série canadienne, paru il y a quelques années chez les québécois de Pow Wow, et, pour l’occasion, la propose en couleur, dans une version cartonnée du plus bel effet.



 

S’ils démarrent sur des bases connues -les détectives ados, les sociétés secrètes, le fantastique rural…- les auteurs de Mystères à Hobtown dynamite rapidement à la fois leur récit et leur narration pour proposer un condensé de bizarrerie lynchienne qui met son lecteur mal à l’aise.

On pense d’ailleurs au récent Friday de Brubaker, déjà chez Delcourt pour le coté enquêtes ados et fantastqiue glauque.



 

Si le premier tome, avec ses multiples fils narratifs, pourra décontenancer un peu un lecteur pas assez attentif, le second, huis clos plus classique avec moins de protagonistes principaux, se révèle plus convaincant et accrocheur.



 

Le style graphique oscille entre un réalisme old school et le comics indé et apporte une dimension à la fois originale et oppressante au titre.

 

Le troisième volet devrait paraître avant la fin de l’année et nous nous y intéresserons très probablement. 

 

 

 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE BRIMSTONE CLUB



 

 

C'est de qui? Midnight Syndicate



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 




 

Ça donne Quoi ? Midnight Syndicate est un groupe qui compose des musiques de films d’épouvante…qui n’ont jamais été tournés!

 

Cultivant un habile mélange d’instruments divers et variés et des effets en post-prod, leur discographie couvre tout un pan de la B.O de genre, empruntant aux classiques pour mieux les ressortir à leur sauce.

 

Ce Brimstone Club convoque quelques passages obligatoires du long métrage fantastique, ne s’embarrassant pas toujours de finesse il faut le reconnaître, du suspense pernicieux en passant par l’horreur gothique, le tout avec une unité bien présente.

 

Sur les 2 tomes des Mystères de Hobtown ça fonctionne à merveille, renforçant l’aspect grand guignol décalé du titre.

 

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10 juin 2026 3 10 /06 /juin /2026 13:38


 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA GRANDE HISTOIRE DE PICSOU TOME 3.



 

C'est de qui? D. Rosa



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisé sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Si le canard le plus riche de l’histoire des comics (et de l’Histoire tout court d’ailleurs) est une création du grand Carl barks, c’est vraiment Don Rosa, héritier direct de Barks, qui lui a donné ses lettres de noblesse.

 

Avec cette nouvelle collection, on l’a évoqué lors de la chronique des 2 précédents tomes, Glénat propose une somme conséquente des travaux de Rosa sur Picsou.

 

Ici, à coté de récits drôles mais parfois un rien anecdotiques nous avons droit à des histoires exotiques plus marquantes comme Retour à Xanadu, L’Ile au bord du temps ou encore la Guerre des Wendigo pour lesquelles Rosa propose des décors et des personnages hauts en couleurs dans des intrigues souvent rocambolesques.

 

Évidemment, pour beaucoup de lecteurs, à commencer par votre serviteur, ces lectures sont de petites Madeleines de Proust, et, surtout, marchent aussi bien sur les nouvelles générations de lecteurs malgré un style graphique que d’aucuns qualifieront de “à l’ancienne” mais d’une qualité qui n’a pas pris une ride! 



 



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : JOHNNY TREMAIN



 

 

C'est de qui? G. Burns



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 
 


 

Ça donne Quoi ? S’il est responsable des scores de certains des immenses succès des studios aux grandes oreilles (La Belle au Bois Dormant ou encore Le Livre de la Jungle c’est lui!)George Burns a aussi oeuvré sur des longs métrages bien moins connus de Disney et notamment une poignée de films “live ction” (avec de vrais acteurs pour notre lectorat allergique aux anglicismes barbares).

 

Ce Johnny Tremaine en fait partie, film au scénario inspiré du roman historique du même nom se déroulant avant et pendant la guerre d’indépendance américaine et qui exalte un sentiment de patriotisme bon enfant.



 

Burns écrit des thèmes qui puisent  à la fois dans l’americana et les codes du cinéma d’animation, avec une poignée d’arrangements jazzy dont il a le secret.

 

Une B.O enjouée et old school juste ce qu’il faut pour ces aventures des héros Disney.

 

 

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17 mai 2026 7 17 /05 /mai /2026 08:55


 

LA BD:

 


C'est quoi : ESCAPE

 

 

C'est de qui? Remender & Acuna



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Urban





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Remender





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ?  Un conflit mondial oppose le peuple des Chauves Souris, dirigés d’une main de fer par un régime tyrannique, au reste des races animales.

Les alliés semblent avoir trouvé la faille pour renverser l’ennemi: détruire son arme ultime, un canon géant.

Une équipe de vétérans, répartis dans deux bombardiers, est envoyée pour faire exploser l’arme mais vont être décimés par l’artillerie anti aviation.

Seul survivant, Milton se retrouve en territoire hostile et décide de finir sa mission…suicide



 

La nouvelle série de Rick Remender secoue autant son lecteur que son personnage principal, dans une course contre la montre à la tension quasi constante et à la narration d’une rare nervosité.



 

En grande partie inspirée par l’histoire de son grand père, aviateur dans l’armée durant la Seconde Guerre Mondiale (et que le scénariste a découvert sur le tard, son propre père étant brouillé avec le grand père en question, revenu abimé du conflit), Escape est aussi un récit sans concession sur l’absurdité et les horreurs des conflits, sur la responsabilité individuelle des populations belligérantes.



 

Comme à l’accoutumée, Remender sait s’associer avec des artistes au talent indéniable et Daniel Acuna ne déroge pas à la règle. Son style réaliste associe des décors criants de détails à des personnages anthropomorphiques à l’expressivité diablement humaine qui inscrit Escape -à tout le moins pour sa partie graphique- dans la lignée des grandes réussites du genre. 



 

Mais il faut tout de même nuancer un peu le tableau.

Vous savez peut être, si vous êtes un habitué de B.O BD, que j’exerce le merveilleux métier de bibliothécaire, et, de ce fait, que je lis beaucoup (ce qui, par ailleurs, n’est pas forcément toujours lié, je connais pas mal de collègues qui ne lisent quasiment pas, mais passons).

 

Et, quand je lis un roman, je ne me plains pas qu’il y ait trop de textes (ce qui serait un peu saugrenu évidemment) mais quand je lis une BD, souvent, l’omniprésence de textes aurait une fâcheuse tendance à doucement me gonfler.

 

C’était déjà le cas, dans ma prime jeunesse, avec les envolées lyriques de Roy Thomas -sur Conan- ou de Stan Lee -sur…beaucoup de choses- qui bien souvent ne faisaient que paraphraser les dessins.



 

Dans Escape, sur des séances d’action pourtant explosives, Remender fait beaucoup  philosopher son héros, plombant quelque peu le rythme de lecture. A un moment d'ailleurs, j’ai complètement arrêté de lire la voix-off pour ne me concentrer que sur la narration graphique.



 

Attendons donc la fin de l’histoire, sachant que souvent Remender a du mal à conclure ses séries de façon vraiment satisfaisante, avant de se prononcer sur la qualité de l’ensemble.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LIGNES ENNEMIES



 

 

C'est de qui? Philippe Jakko 



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 




 

Ça donne Quoi ? J’ai découvert Philippe Jakko via le score d’Enemy Lines, un film de guerre sorti il y a quelques années où un groupe de commandos est envoyé en Allemagne nazie pour exfiltrer un scientifique (un scénario classique qui présente d’ailleurs quelques similitudes avec celui du comics du jour).

 

 

 

Nonobstant le budget assez réduit du tournage, Jakko prend à contre-pied la tendance actuelle dans le cinéma de genre américain qui multiplie les scores à base de drones et autres sons électroniques d’ambiances bourdonnantes.



 

Le français opte en effet ici pour une approche symphonique traditionnelle, avec pas mal de passages où l’émotion est à fleur de peau et des thèmes lyriques bien ficelés même si assez lambda et une grosse poignée de pistes d’action efficaces au possible.

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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