16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 15:00

 

 

Le Réveil de la Force est maintenant sur tous les écrans et avouons que si le film n’est pas exempt de défauts, dont une auto-citation parfois pénible et des raccourcis scénaristiques embarrassants, il parvient toutefois à ressusciter deux éléments fondamentaux de Star Wars que l’on croyait morts avec la 2nde trilogie : une esquisse de mythologie et surtout des nouveaux personnages attachants et incarnés. Rien que pour ça (mais aussi parce qu’elle assure le spectacle !), la tentative d’Abrams mérite qu’on lui donne sa chance. Ceci étant dit, revenons à nos banthas…

 

 

 

LA BD :

 

 

 

C'est quoi : LES OMBRES DE L’EMPIRE

 

 

C'est de qui ?  Killian Plunkett & John Wagner

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus chez nous? Non & non

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Projet multimédia en avance sur son temps lors de son lancement en 1996, Les Ombres de l’Empire a été pensé, dès le départ, comme une histoire déclinable sur la plupart des supports existants : roman, jeu vidéo, cartes illustrées, figurines, extension pour jeu de rôle, mais également une BD et une BO (création nettement moins courante) qui nous intéressent ici. Adaptation du roman de Steve Perry, la BD de Plunkett et Wagner se situe entre les épisodes V et VI et permet de suivre pas moins de quatre histoires en parallèle. On devine rapidement quel est son point faible : trop d’intrigues tuent l’intrigue. Limité par son format, Wagner est ainsi contraint à des coupes qui nuisent au rythme et au développement de l’ensemble, mais garde, paradoxalement, ses meilleures cartouches scénaristiques pour Bobba Fett, personnage quasiment absent du roman, qui se retrouve pourchassé par tous ses "collègues" chasseurs de primes, tandis qu'il cherche à livrer à Jabba The Hutt, le corps d'Han Solo congelé dans la carbonite. Un parcours du combattant digne de celui de L'Epreuve de force (qui, malgré son titre, n'est pas un Star Wars, mais bien un film de et avec Clint Eastwood) qui aurait pu nourrir une BD à elle seule. Servie par un dessin correct, mais parfois brouillon, desservie par des couleurs beaucoup trop flashy, mais rehaussée par un découpage aux petits oignons, Les Ombres de l’Empire reste une oeuvre tout à fait honorable qui remplit sa mission première : replonger le lecteur dans l’ambiance pleine de bruit et de blasters constitutive de Star Wars.     

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? SHADOWS OF THE EMPIRE

 

 

C'est de Qui ? Joel McNeely

 

 

La Couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne quoi ? Il semblerait que l’idée de composer une musique pour accompagner la lecture du roman de Steve Perry, et par extension de la BD qui en découle, ait été suggérée par John Williams himself. S’appuyant sur quelques thèmes incontournables créés par ce dernier (notamment le "Main Title" et l’"Imperial March"), Joel McNeely, qui avait déjà marché dans les pas du Maître en assurant le score de l’excellente série Les Aventures du jeune Indiana Jones, parvient à s’affranchir de son influence, sans en trahir l’esprit, et nous offre une bande originale de… livre, digne de celle d’un film. Il faut dire que la production a laissé au compositeur les coudées franches pour développer ses morceaux en s’appuyant davantage sur des lieux ou des personnages présents dans l’histoire, plutôt que sur des scènes précises. Le résultat est payant et nous donne une BO extrêmement cohérente, qui se paye le luxe d’étirer certaines pistes jusqu’à 8 min, latitude dont ne disposera pas un Jeremy Soule pour le jeu vidéo Knights of the Old Republic (un autre bel effort musical lié à Star Wars hors films). Brillamment interprété par l’Orchestre National d’Ecosse, la musique des Ombres de l’Empire apporte un plus artistique indéniable à ce projet et nous conforte dans l’idée qu’une bonne BO peut vraiment jouer un rôle déterminant pour décupler le plaisir de lecture d’une BD.

 

 

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Une chronique signée Lio 

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bobd
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 09:20

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : CHEVALIER DES SABLES 1

 

 

C'est de qui ? Robin Raffalli & Fabien Grolleau

 

 

La Couv':

 

 

Déja Lu sur B.O BD? Oui pour le scénariste

 

 

C’est édité chez qui ? Sarbacane, un lien vers le site :

http://editions-sarbacane.com/chevalier-des-sables-tome-1-le-colosse-de-jericho/

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si on a eu, il y a une paire d’années, une palanquée de séries BD ayant pour thème les croisades, aucune, dans mon souvenir, ne les abordait sur le ton de la comédie…et encore moins destinées à la jeunesse. Les auteurs de Chevalier des sables rectifient le tir avec ce tome 1 au ton et au trait joyeusement décalés. Leur héros, Sigismond, a le malheur d’être le neveu de Godefroy de Bouillon, ce qui lui vaut d’être la risée de ses camarades (et des autres). Quand un justicier aussi impressionnant qu’inattendu vient semer le trouble parmi les croisés au sein de Jéricho, c’est à un vétéran de guerre brutal, Renaud de Châtelleraut, que Sigismond se voit allié afin de les en débarrasser. Fabien Grolleau dose avec justesse action, émotion et humour,  dans un tome certes d’introduction mais sans temps morts. Coté graphisme on est dans la lignée du style maison, celui de Thomas Gilbert par exemple, les héritiers des Sfar et consorts. Je ne vous cacherai pas que je suis un brin sceptique sur la réception du public visé quant à cette partie graphique justement ; cela étant, ma fille -6 ans- n’y étant pas hermétique, loin de là, je pense que c’est typiquement un point de vue de spécialiste amateur et qu’il n’est à prendre que comme tel (que voilà une bien longue phrase pour ne pas dire grand’chose !)

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? BLAZING DRAGONS

 

 

C'est de Qui   Amin Bhatia

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si comme moi vous êtes amateur de l’esprit déjanté des Monty Python, et tout particulièrement de leur version très « personnelle » de la Quête du Graal, vous vous devez de jeter un œil à cette série animée qui revisite peu ou prou la même histoire, les chevaliers étant remplacés par…des dragons. Nonsense et humour purement britanniques sont les principaux ingrédients de cette animation certes un brin vieillotte mais toujours aussi fun. Un jeu vidéo pour Playstation (à l’époque où celle ci ne coutait pas encore un rein et où les jeux si pas aussi chiadés graphiquement –quoique- étaient autrement plus prenants et originaux) dérivé du dessin animé a été développé avec plus ou moins la même équipe artistique reprenant ses ingrédients avec bonheur. La B.O du jeu toute en bonhomie médiévale déconnante est tout bonnement excellente et, quoique surannée 20 ans plus tard, reste agréable à écouter, surtout sur de la fantasy comme ces Chevaliers des Sables.

 

 

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Une chronique par Fab

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bobd
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 12:39

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ALCIBIADE

 


C'est de qui : Rémi Farnos

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur B.O BD? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alcibiade, jeune garçon au caractère aventureux, quitte son village afin de rencontrer un oracle qui lui révélera son destin. D’aventures en rencontres le jeune homme deviendra un héros et forgera lui-même sa propre légende. Vous Savez qu’avec les années, je deviens quasiment aussi sensible au fond qu’à la forme en BD. Je voue par exemple un culte à Gianni di Luca, dessinateur transalpin peu connu chez nous (et pour cause seule une petite poignée de ses œuvres ont été traduites dans l’éphémère mais précieuse collection Noire des Humanos, dans les années 70) dont la spécialité était d’étendre sa narration au travers des cases, se libérant de toute forme de contrainte ou presque, avec une maitrise de l’exercice de style rare. Plus proche de nous, Wes Craig fait aussi des merveilles sur des séries pourtant plus mainstream. Et nous voici donc avec ce one shot intriguant, sorte de fable/road movie fantasy, récit d’initiation subtil qui peut se lire à plusieurs niveaux et qui joue avec un rare bonheur sur les compositions de pages/planches. Ainsi, dans un style proche de Tom gauld (en un peu moins simplifié peut être), l’auteur adapte le nombre de cases à la taille/age de son héros, éclate le sens de lecture traditionnel au profit des déplacements de ses personnages ou encore divise une même planche en plusieurs cases que traversent les protagonistes. Bref, si peut être un peu petit (niveau format) et un brin court (une grosse trentaine de pages), Alcibiade est clairement un régal de bédéphile.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE SECRET OF N.I.M.H

 

 

C'est de Qui ? J. Goldsmith

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé dans le coin? Of Course !

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? A la fin des années 70, après 8 ans passés chez Disney Don Bluth, monte son propre studio d’animation, Le Secret de N.I.M.H sera leur premier film…mais également le dernier ! En effet, si plébiscité au fil des années par un certain public, et malgré des qualités manifestes, les recettes au box office ne permettront pas de rembourser le coût de la prod et conduiront le studio à la banqueroute (Bluth prendra sa revanche une poignée d’années plus tard avec Fievel). Une partie du budget a notamment du partir dans la B.O du dessin animé, écrite par rien moins que Jerry Goldsmith, dont c’était la première expérience dans le domaine et qui avouera d’ailleurs plus tard avoir finalement pensé sa musique comme celle d’un vrai film pour les thèmes et la structure générale. Le résultat s’en ressent, en bien, et la musique de NIMH participe totalement à sa réussite. Des motifs enlevés aux ambiances changeantes, rappelant aussi bien certains grands compositeurs classiques (Stravinsky en tête) que d’inattendus ouvrages précédents de Goldsmith (Poltergeist par exemple). Une B.O aussi épique qu’agréable qui est très en phase avec l’épopée d’Alcibiade

 

 

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Une chronique par Fab

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bobd
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 15:34

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : LE CHEVAL D’ORGUEIL

 

 

C'est de qui ? Marc Lizano & Bertrand Galic

 

 

La Couv':

 

 

Déja vu sur B.O BD? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil, un lien vers le site :

http://www.soleilprod.com/serie/cheval-d-orgueil.html

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si Soleil a longtemps été connu surtout pour ses publications Fantasy à succès, il faut aujourd’hui compter avec les deux collections qui sont le fleuron de l’éditeur, à savoir Métamorphoses (de Barbara Canepa, dont nous avons chroniqué quelques fort jolies choses) et Noctambule (idem). C’est dans cette dernière que sort (demain) l’adaptation originale du Cheval D’Orgueil, qui fête ses 40 ans cette année (comme votre serviteur, dimanche d’ailleurs !). Au lendemain de la Grande Guerre, Pierre Jakez Hélias, l’auteur du roman, nous raconte le quotidien de sa famille, pauvre, dans un petit village breton, tiraillée entre survie, traditions et la présence de plus en plus envahissante de la République, ses lois et sa langue. Un récit autobiographique  que le style graphique original et des plus inattendu (les personnages ont des têtes gigantesques disproportionnées avec leurs corps), rend encore plus touchant en le mettant à la portée de (presque) tous les publics.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? HOW GREEN WAS MY VALLEY

 

 

C'est de Qui ?  Alfred Newman

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quelle était verte ma vallée, si il n’a pas forcément bien vieilli aujourd’hui, a tout de même battu Citizen Kane pour l’Oscar du meilleur film en 1941. C’est dire si Hollywood avait mis le paquet pour que tout les atouts soient du coté de ce long métrage, la B.O n’étant pas l’un des moindres. En effet, Newman, qui sera également nommé aux Oscars, livre là une de ses meilleures compositions, collant au plus près aux différentes ambiances du scénario : lyrique, poétique, dramatique mais aussi amusant et chaleureux, un pur exemple de score de l’Age D’Or du 7° Art américain. Des mineurs du Pays de Galle aux paysans de Bretagne il n’y a que La Manche à traverser, pas de problèmes pour B.O BD !

 

 

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Une Chronique par Fab

 

 

 

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bobd
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 14:11

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : L’HOMME AU LANDAU

 

 

C'est de qui ?  J. Lob

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus chez nous? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Cornélius, un lien vers le site :

http://www.cornelius.fr/blog/index.php?post/2015/09/15/L-homme-au-landau-et-autres-histoires

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Scénariste de renom, Jacques Lob dessinait également certaines de ses histoires caustiques dans divers périodiques des années 70. Ce recueil reprend fidèlement tous les récits où il œuvrait en tant que dessinateur ET scénariste avec des petits feuilletons bien décalés comme l'homme au landau, Batmax ou les aventures de Roger Fringant. Entrecoupés de quelques courts gags, ces récits révèlent un auteur à contre-courant de la bd bien-pensante de l'époque en mettant en scène au choix un manipulateur parasite et oisif vivant constamment dans un landau comme Diogène dans son tonneau, un gamin se métamorphosant en superhéros malveillant des amants de sa mère ou un reporter à l'affut d'aventures sciencefictionnesques décalés à la Blake et Mortimer. Reprenant un trait simple mais précis proche des crobards de Robert Crumb, Jacques Lob se lache complètement et entretient une flamme salvatrice de provocation dans tous ces récits finalement plutôt drôles. Mention spéciale aux aventures de Roger Fringant dans une relecture respectueuse mais absurde des aventures de Tintin ou du Rayon U de Jacobs.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? SEX SHOP

 

 

C'est de Qui ? Serge Gainsbourg

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comment ne pas penser,  pour accompagner cette lecture aux attraits érotiques évidents, à la musique que Gainsbourg a composée pour le film Sex Shop de Claude Berri. On l’oublie souvent (enfin pas chez nous, les habitués le savent) mais Gainsbourg, en marge de sa fructueuse carrière de chansonnier et de parolier, a écrit quelques bandes originales qui valent le détour. Cultivant également la provocation de haute tenue, Gainsbourg et Lob ont en commun cette dextérité de transformer la vulgarité en atout de charme. Constant décalage entre musique easy listening et paroles crues, il n'en fallait pas plus pour faire la liaison entre ces deux œuvres sulfureuses mais tellement salvatrices.

 

 

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Une chronique par Jet

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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