5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 15:44

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  RHAAL-HAN LE FILS DES AGES DES FILLES PAS FAROUCHES.

 

 

C'est de qui ? H. Mc Cock

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui, dans le même registre d’ailleurs.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Vous l’aurez compris dés le titre de l’album, nous sommes ici en présence d’une parodie légère du Rahan de Chéret…mais pas que.

 

Il faut voir ce one shot plutôt comme un hommage, une lettre d’amour à une série qui a bercé l’enfance de générations de lecteurs dont font partie entre autre votre serviteur et l’auteur de Rhââl-Han.

 

Ainsi les amateurs reconnaîtront certains des récits fondateurs de la série, mais aussi des bons gros clins d’œil à d’autres icones de la BD (Blake et Mortimer, la Famille Pierrafeu) mais pas que puisue l’on croise même notre cher…président !

 

 

Coté intrigue, parce qu’il y en a bel et bien une, le fils de Crado (sic !) croise la route d’une belle femme peu farouche avec qui il copule joyeusement avant de découvrir qu’elle a un rejetton et qu’elle et sa tribu ont été maudits.

 

Dés lors Rh^âl-Han n’aura de cesse, entre deux saillies passionnées, de protéger l’ enfant et sa mère jusqu’au déces de celle ci. Notre héros aux cheveux de feu décidera alors d’aller confier le petit d’homme à une tribu amie (nons sans croiser un homme du futur et quelques dinosaures).

 

Coté graphismes les décors sont aussi détaillés que colorés et les personnages sont volontairement caricaturaux, avec des hommes aux corps musclés et aux tronches démesures et des femmes aux atouts assez dantesques.

 

Un album fun dont les scènes de sexe, relativement sages au final,  ne sont donc clairement pas le seul intérêt.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CAVEMAN

 

 

C'est de qui ? L. Schifrin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? La parodie est un genre hautement casse gueule et ne sont pas les frères Zucker ou Wayans qui veut. Ainsi, surfant sur la vague d’une poignée de films préhistoriques pondus par la Hammer, ce long métrage des années 80 n’arrive jamais à décoller malgré la présence de Ringo Starr et de la superbe Barbara Bach au générique.

 

Parlons en du générique -et du reste de la B.O- d’ailleurs car c’est bien tout ce qu’il y à a sauver ici, et pas qu’un peu puisque c’est le talentueux Lalo Schifrin qui en est responsable. Le compositeur s’en donne à cœur joie en singeant avec humour et ambition les scores de l’Age d’Or hollywoodien auxquels il insuffle une énergie communicative, une petite dose de suspense léchée et, cerise sur un gâteau déjà fort apetissant, des arrangements quasi funkys dont il a le secret et qui ont fait la réussite de scores comme Bullit, Dirty Harry ou encore Enter the Dragon.

 

C’est donc la bonne humeur potache que se termine ce cycle bd érotique de la rentrée !

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 07:21

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LUGOSI. GRANDEUR ET DECADENCE DE L’IMMORTEL DRACULA.

 

 

C'est de qui ? K. Shadmi

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? La Boîte à Bulles

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Comme vous le savez peut être (remarquez ce ne doit pas être trop difficile à deviner sinon) je suis presque autant fan de cinéma que de BD (que de musique). Dans beaucoup de genres mais tout particulièrement dans de vieilles choses oubliées iconiques, de celles qui ont forgé mes goûts quand je les ai découvertes, à une époque où internet et le smartphone n’était qu’un concept de SF (et pourtant je ne suis pas si vieux que ça !).

 

Et, puisque l’on est à raconter ma vie (mais après j’arrêtes promis !) le deuxième prénom de ma fille est d’ailleurs Bela, non pas en référence à l’héroïne Twilight (beurk) mais bel et bien à …Béla Lugosi.

 

Pas que je sois un fan hardcore de l’acteur mais son interprétation du Dracula de Stoker, dans une version certes tronquée et modifiée, m’a marquée probablement plus que celle d’un Christopher Lee ou que d’un Gary Oldman.

 

Peut-être parce que c’était le premier (si l’on excepte le Comte Orlock joué par le tout aussi terrifiant Max Schreck, dans le Nosferatu de Murnau) mais surtout parce que l’acteur hongrois possédait un magnétisme et une présence manifeste, dont l’héritage allait se répercuter sur les décennies à venir et dans bien des domaines.

Ce long préambule vous fera réaliser que ma chronique de la biographie de Bela Lugosi, signée par le talentueux et iconoclaste Koren Shadmi, va être forcément subjective, mais il faut reconnaître que l’artiste américain, tout en étant exhaustif, ne cherche jamais à -trop- glamouriser ou rendre sympathique son sujet, acteur doué pour qui  le rôle de sa vie sera aussi sa malédiction puisqu’après celui-ci il ne connaîtra quasiment jamais plus le même succès, se cantonnant à jouer des méchants souvent caricaturaux et interchangeables.

 

Cette relative décadence s’accompagnera de diverses addictions : à la morphine, à la méthadone, à l’alcool et…aux femmes, rendant sa vie personnelle aussi misérable que sa carrière professionnelle.

 

En dessinant la vie de Bela Lugosi, basée sur des recherches méticuleuses, entrecoupée d’extraits marquants de sa filmographie,  Shadmi- dans son style expressif si particulier qu’il a su atténuer sans pour autant qu’il perde sensibilité et originalité- remet dans la lumière une icone du cinéma mondial, un personnage plus grand que nature dont la légende prit le pas sur la réalité jusqu’à finir inhumé dans la cape du rôle qui aura fait sa renommée comme son malheur.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LES MAITRES CHANTEURS DE NUREMBERG

 

 

C'est de qui ? Wagner

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Possible

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Avant que le surdoué Phillip Glass et le Kronos Quartet redéfinissent la musique du Dracula de Browning (celui avec Lugosi donc), le film ne comportait (époque de tournage oblige) que peu de passages musicaux et ceux-ci étaient empruntés à des œuvres classiques, à savoir le Lac des Cygnes et, donc, ces Maîtres chanteurs de Nuremberg, de Wagner.

 

 

Œuvre plus légère qu’à l’accoutumée pour le compositeur qui, après l’écriture de Tanhauser a besoin de fonds, et donc de reconnaissance publique et critique, pour s’atteler sérieusement au Ring, cet opéra est, à plus d’un titre, diablement « cinématographique ».

 

 

Que ce soit dans son utilisation des leitmotivs de certains personnages, que l’on peut apparenter aux thèmes dédiés dans les scores de cinéma, dans les variations d’ambiances, de mélancolique à enjouée, ou dans le traitement des canons, l’oeuvre traduit en effet musicalement des composantes de l’histoire, modifiant ses rythmiques (notamment avec les staccatos), employant des écarts et des formes inhabituels dans l’opéra puisqu’il emprunte à la fugue et à la sonate.

 

L’ouverture de l’opéra notamment est d’une richesse et d’une variété telles qu’elles accompagnent sans peine et sans démériter cette bio passionnante d’un mythe du 7° Art.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 08:02

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE DIVIN SCENARIO

 

 

C'est de qui ?  Beneteaud & Dori

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Actes Sud/ L'An 2

 

 

Déjà croisés sur le site?Oui pour le dessinateur

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Gabriel n’est pas aux anges –même si c’en est un, un archange même !- voilà que le grand patron, Dieu himself, l’envoie sur Terre afin de trouver l’heureuse élue –hum !- qui aura la joie de porter son fils et représentant.

Mais avec l’information succincte qu’il doit trouver une femme lisant et un gps aux réglages douteux, notre messager angélique va erre d’époques en époques à travers la planète pour trouver la perle rare.

 

Il visite pèle mêle l’Italie de la Renaissance balbutiante, l’orient des Mille et une Nuits, l’Hollywood des stars de ciné ou encore la France du XVIII° siècle, croisant Emma Bovary, des héros d’un film de David Lynch et des Liaisons Dangereuses de Laclos, en profitant même pour « auditionner» d’éventuelles candidates.

 

Le tout poursuivi par Lucifer qui n’hésites pas à prendre les traits de Gloria Swanson ou du Joker de Batman  pour tromper Gabriel.

 

 

Vous l’aurez compris, ce Scénario est certes divin mais aussi jubilatoire et virtuose, plein d’humour et de finesse et a de plus l’énorme avantage d’être porté par le style graphique ô combien original de Fabrizio Dori dont nous avions déjà apprécié le talent sur le Dieu Vagabond et qui fait preuve ici d’une belle maestria, adaptant son trait aux époques et aux styles évoqués et donnant vie à ce fourmillant casting avec réussite.

 

Sans hésiter l’un des albums les plus originaux et réussis de cette première moitié de 2021 !

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : LES NUITS DE CABIRIA

 

 

C'est de qui ? N. Rota

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Les Nuits de Cabiria est la 5ème colaboration entre Nino Rota et Fellini,  film que le réalisateur décidera de faire suite à l’interprétation de Giulietta Masina, son actrice principale, et pour lequel il aura clairement eu le nez creux puisque le film récoltera pléthore de prix dont l’Oscar du film étranger en 1956 et trois prix d’interprétation pour Masina.

 

La B.O reprend les éléments qui ont fait la réussite des précédents scores, du Cheik Blanc à la Strada : une pincée de jazz easy listening de l’époque, quelques touches latines et un soupçon de burlesque.  Nino Rota écrit une composition colorée et entraînante où la bonne humeur est de rigueur même si quelques arrangements en tonalité mineure amène une ambiance mélo bienvenue.

 

Tout aussi riche et enthousiasmant que la bd du jour à laquelle il amène un (saint) esprit franchement décalé de par ses sonorités surannées !

 

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 09:56

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  A LA RECHERCHE DU DIMANCHE PERDU

 

 

C'est de qui ? I. Surducan

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Les Aventuriers de l’étrange

 

 

Déjà croisée sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Nina travaille sans relâche du lundi au …samedi et… rebelote car dans son monde il n’y a plus de dimanche !

 

Tour à tour cuisinière, jardinière, horlogère… notre Sisyphe de conte de fées n’en finit pas de trimer pour satisfaire les « loups » que sont devenus les jours de la semaine sans jamais pouvoir se reposer.

 

Jusqu’au jour où elle décide d’aller chercher le dimanche quitte à affronter la sorcière qui n’est pas celle qu’elle croit !

 

 

Iléana Surducan, en cavalier solitaire après un album jeunesse avec sa sœur, déjà chez les Aventuriers de l’Etrange, propose ici une adaptation d'un conte peu connu de Grimm, récit  aux thématiques toujours d’actualité qui ravit les plus jeunes par ses graphismes colorés et hybrides et charme les adultes par ses trouvailles graphiques et narratives et sa réflexion sur le travail et le loisir dans l’existence.

 

Comme pour les Contes de Grimm, dont un revu par sa sœur, l’éditeur propose une fois encore une édition soignée avec dorures qui rajoute au charme de ce petit album que je ne saurais que vous conseiller avec les grandes vacances qui arrivent !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GRANDE VALSE

 

 

C'est de qui ? W. Kilar

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? A mi-chemin entre les mélodies légères mais néanmoins souvent mélancoliques du Roi et L’oiseau et le majestueux gothique du Dracula de Coppola, cette Grande Valse signée par le compositeur polonais Wojceh Kilar est une variation inspirée d’un genre pourtant très exploité en classique.

 

Si les cordes virevoltantes sont bien là, un piano soliste et des vents –hautbois en tête- s’invitent également à la fête et Kilar en profite pour insuffler des nuances folkloriques tenues de ci de là notamment via des trilles et staccato bienvenus.

 

Une pièce enlevée et longue juste ce qu’il faut pour accompagner à merveille la recherche de ce si précieux dimanche perdu.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

 

 

 

Repost0
5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 09:45


LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BUZZELLI. OEUVRES 3.

 

 

C'est de qui ? Buzzelli

 

 

La Couv':

 

 

 

 

Déjà lu chez nous? Oui sur les précédent.

 

 

C’est édité chez qui ? Les Cahiers Dessinés.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Troisième et dernier tome des oeuvres du trop peu connu transalpin Buzzelli, où sont réunies divers illustrations et dessins réalisés entre autre pour une revue subversive des années 70 en Italie.

 

On y retrouve tout le génie cynique et sexy des histoires des précédents tomes, via des personnages plus grands que natures, des tranches de vies dignes d’un Fellini époque Satyricon ou d’un Pasolini goguenard.

 

Brocardant la société italienne de l’époque à grands coup de caricatures appuyées, n’épargnant personne du petit bourgeois à l’intellectuel, du monsieur tout le monde aux retraités, tous passent sous le crayon ravageur du maestro.

 

Foin d’histoires ici, si ce n’est deux très courtes, mais une conclusion intéressante du panorama de l’œuvre de Buzzelli que les esthètes apprécieront.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : LE TRIO INFERNAL

 

 

C'est de qui ? E. Morricone

 

 

La Couv':

 

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Souvent oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Pour un premier film Francis Girod frappe fort avec cette comédie noire où Piccoli incarne un avocat véreux qui forme avec deux sœurs allemandes (dont Romy Schneider excusez du peu) un trio lié par la luxure et le crime.

 

Ennio Morricone de son côté est en pleine effervescence avec, rien que pour cette année 1974, pas moins de 16 B.O à son actif.

 

Délaissant les gimmicks de westerns et autres giallos qui ont fait sa renommée, il joue ici plutôt la carte de l’humour grinçant en détournant de façon quelque peu grandiloquente certains de ses thèmes de films de gangsters (on pense parfois au Clan des Siciliens) qu’il panache de pistes plus romantiques classes.

 

 

Le tout est parfois déroutant passant d’une ambiance à une autre, souvent aux antipodes, mais porte la marque du talent de son auteur et est aussi jouissif et décalé que les Buzzeliades de ce troisième tome édité par les Cahiers Dessinés.

 

 

 

---------------

 

 

Une Chronique de Fab

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags