15 mai 2026 5 15 /05 /mai /2026 08:06


 

LA BD:

 


C'est quoi : LES AGES D’OR DE DONALD 2

 

 

C'est de qui? Barks, Milton et d’autres…



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour certains.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ?   Dans les nouvelles collections des anthologies classes de Glénat sur les Âges d’Or des personnages iconiques de Disney voici le second volume consacré au plus célèbre canard de l’histoire du comics: Donald.



 

Une fois encore c’est le génial Carl Barks qui est à l’honneur ici, avec de très bns récits où les protagonistes ne sont pas foisons et c’est tant mieux.

Je trouve en effet que les récits fonctionnent mieux quand le casting est resserré, Donald et ses neveux sont, sur la majeure partie des bd regroupées dans ce tome, les héros et croisent tout de même quelques méchants coriaces, à commencer par Pat Hibulaire dans une variation inspirée de l'Île au Trésor.



 

Mention spéciale aussi à l’aventure avec les œufs cubiques qui mêle humour et dépaysement.



 

Ce tome 2 couvre quasiment 6 décennies avec des épisodes des années 40 à 2001, j’en avais lu deux ou trois étant enfant que j’ai redécouvert avec grand plaisir.

Par contre je suis beaucoup moins fans du style de l’artiste danois qui clôt ce volume mais peut être est ce aussi dû à la trop grande différence avec ceux de ses illustres prédécesseurs.





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : ELEMENTAIRE MON CHER…LOCK HOLMES.



 

 

C'est de qui? H. Mancini



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 


 

Ça donne Quoi ? Des nombreuses parodies du célèbre détective crée par Arthur Conan Doyle, cet « Elémentaire mon cher…Lock Holmes » est une des plus inventives et des plus fun. Michael Caine y joue un acteur qui joue le rôle de Sherlock Holmes tandis que Ben Kingsley interprète Watson, véritable cerveau du duo qui a d’ailleurs inventé le détective de toutes pièces.



 

Mancini (qui reviendra quatre ans plus tard au personnage sous forme de …souris !) propose un joli mélange bien dosé de comédie légère et des pistes plus dramatiques, le tout dans une orchestration travaillée bienvenue, inspirée par l’époque victorienne du scénario.



 

On est clairement dans le haut du panier de la production du compositeur, variée et chargée s’il en est, et l’ambiance générale est des plus avenantes.

 

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12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 13:49




 

LA BD:

 

 


C'est quoi : CAUCHON…OU L’HOMME QUI TUA JEANNE D’ARC.

 

 

C'est de qui? Dorison, Parnotte & Delahaye



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dargaud





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Dorison et Parnote.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ?   France, alors que la Guerre de Cent Ans bât son plein, celle qui a influé sur son cours en faveur des Français a été capturée. Jeanne D’Arc, abandonnée par le Dauphin, est vendue aux Anglais et Henry VI mandate Pierre Cauchon pour conduire le procès de la Pucelle.

 

Mais le prélat, pourtant arriviste et ambitieux, va voir sa détermination flancher peu à peu alors qu’il tente de confondre la jeune fille.

Et si elle disait vrai, si elle avait été vraiment choisie?

 

Pour son nouveau et ambitieux projet, Xavier Dorison s’est associé avec Louis David Delahaye, scénariste chevronné du documentaire sur  petit écran qui se lance pour la première fois dans le 9° art.

Les deux hommes ont décidé de se pencher sur celui qui fit condamner (malgré lui?) l’une des figures marquantes de l’Histoire de France, un homme de l’ombre considéré comme un “méchant” dont ils atténuent l’image manichéenne, en retraçant avec une certaine minutie le procès de Jeanne D’Arc.

 

Pourtant, et malgré la présence d’un historien sur le projet, il transpire qu'une réalité historique poussée n'est pas la préoccupation majeure des auteurs, c'est d’ailleurs quelque peu expliqué dans le dossier en fin d'album et Dorison a souvent dit, sur ses scénars "historiques" que ce qui l'intéressait c'était d'abord l'ambiance, l'intrigue, les personnages...bref la grande Histoire au service de la petite (il a même dû citer la phrase associée à Dumas sur l'Histoire violentée et des beaux enfants qui en résultent).

 

Ici, ils imaginent des seconds rôles ou transforment les personnages historiques pour mieux servir le propos et, au vu du métier du duo, ça fonctionne fort bien.



 

Je pense que les lecteurs cherchant une BD pointue sur le procès de la pucelle d’Orléans (ou même sur le rendu des lieux historiques) devront peut être passer leur tour ou accepter que l’Histoire -qui, comme le dit un autre dicton, est écrite par les vainqueurs- puisse être modifiée à des fins de spectacle.

 

Les autres, la majorité de ceux qui s'intéresseront à ce généreux album à la fabrication classe, devraient être servis par un casting convaincant, un suspense bien distillé et une tentative de réhabilitation d’un personnage peu connu de l’Histoire contrairement à sa victime.

Que la pseudo réhabilitation en question soit pertinente n’est finalement même pas le propos, les scénaristes préférant s’attacher à rendre le procès et -surtout- ses biais, et quelques autres thématiques qui, plusieurs siècles après, ont toujours la dent dure.



 

Et on ne peut évidemment pas ne pas évoquer la partie graphique, où là aussi talent et savoir-faire rivalisent de brio.

Que ce soit dans une narration efficace (on notera par exemple l’usage judicieux des inserts de gros plans dans des planches, pour attirer l’oeil du lecteur et l'imprégner dans l’histoire) où un dessin semi réaliste aux décors riches et aux personnages diablement expressifs, Parnotte livre là un de ses travaux les plus aboutis qui ne faiblit jamais tout au long des 140 pages de l’album.

 

L’un des albums marquants de ce printemps à n’en pas douter!

 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : BECKET



 

 

C'est de qui? 



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD




 

On peut écouter ?  

 

 




 

Ça donne Quoi ? Le compositeur, imposé par le réalisateur contre l’avis de la production, est invité à assister à une partie du tournage afin de s’immerger dans l’esprit du film (tiré d’une pièce de Jean Anouilh).

 

 

Il s’inspire de plusieurs sources d’époque, en commençant par les chants grégoriens, la musique religieuse étant la plus répandue au 12°siècle. Pourtant loin de lui l’idée d’essayer d’écrire de la musique médiévale. Il y fait plutôt des allusions, des clins d’œil, en l’incorporant à des choses plus modernes, comme l’ajout de triades, et autres canons.

 

Rosenthal, qui réduit son instrumentation à une dizaine d’instruments en plus des voix, cherche avant tout à créer une tapisserie musicale pour l’histoire qu’à proposer un panorama de mélodies d’antan.

 

 

Si le film comporte peu de scènes riches en action ou en batailles, l’émotion et la tension sont néanmoins fort bien représentées et ce sont deux atmosphères très présentes dans l'album de Dorison, Parnotte & Delahaye.


 

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6 mai 2026 3 06 /05 /mai /2026 07:33

 

LA BD:

 


C'est quoi : GOETZ

 

 

C'est de qui? Fane & Cassegrain



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Vu l’état dans lequel la Terre se trouve, l’Homme a décidé d’aller bousiller une autre planète, et peu importe si celle-ci est déjà peuplée d’êtres humains certes moins “évolués” mais qui n'avaient rien demandé à personne et qui vont morfler de cette colonisation sauvage.

 

En 3 décennies, outre l’invasion des terres par des constructions aussi pharaoniques que dévastatrices, les envahisseurs ont également bien abusé de leur supériorité technologique pour abuser des indigènes.

Mais ces derniers, dans un dernier sursaut de survie, ont décidé de se rebeller et ont unifié les tribus sous la coupe d’un seul roi.



 

Seul le bâtard du roi, un barbare sanguinaire et violent qui n’en fait qu’à sa tête, refuse l’unité et va tenter de s’imposer à la fois contre les terriens et contre les siens.



 

Bon, le pitch en gros pourrait faire penser à l’histoire de  Pocahontas - ou Avatar dépendant vos références culturelles, mais bon c’est peu ou prou la même histoire - dans laquelle vous rajoutez un Conan le Barbare chaotique -ou Slaine de Mills, les bédéphiles avertis sauront de qui on cause- le tout dans un univers de science fiction classique mais solide.

Mais c'est aussi -surtout même- une variation ô combien originale du Diable et du Bon Dieu de Sartre, référence qui, si elle ne parlera pas forcément à beaucoup de lecteurs de l'album surprendra voire emballera ceux qui connaissent!

 


 

Les idées et les thématiques: l’homme qui n’apprend pas de ses erreurs, l’ambition dévorante, la servitude, le progrès nocif, la liberté à tout prix…) sont intelligemment exploités par Fane, qui avait déjà fait dans la SF avec son diptyque précédent, et livre ici un  récit de genre violent et rythmé.

 

Je ne vous cache pas que ce qui m’a attiré en premier lieu sur ce généreux one-shot c’est sa partie graphique que le scénariste qui assure souvent texte et dessin, a ici laissé la place à Didier Cassegrain dont je suis grand fan qui retrouve un peu ici un univers proche de celui de son Conan paru il y a quelques années.



 

Personnages, décors, vaisseaux, bâtiments et, last but not least, couleurs, l’album est un plaisir pour les yeux, on se dit que Cassegrain est décidément à l’aise sur tous les genres qu’il aborde dans son style anguleux et expressif aussi personnel qu’original! 

  

 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : FURY



 

C'est de qui? S. Price



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 



 

Ça donne Quoi ? Etonnante B.O pour ce (très moyen) film de guerre qui, avec ses chœurs lyriques, ses rythmiques martelées et ses riffs métalliques sombres étonnera plus d’un auditeur qui, à l’écoute indépendamment du long métrage, pourrait penser qu’elle a été écrite pour un film d’horreur ou de SF.



 

Et du coup ça tombe bien pour notre album du jour, on appréciera l’inventivité du compositeur qui  a samplé et utilisé des sons tels que le roulement des chars d’assaut, les douilles de balles tombant au sol et autres joyeusetés pour agrémenter des thèmes déjà peu joyeux. 

 

Efficacité assurée surtout si on la couple avec un album rentre dedans comme Goetz!.


 

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4 mai 2026 1 04 /05 /mai /2026 14:44

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : DIABLE PÂLE

 

 

C'est de qui? Brugeas & Sinner



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Le Lombard





 

Déjà croisés sur le site? Oui





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Taglito est un “indien blanc”, un jeune américain receuilli par des apaches dans sa prime jeunesse et qui a été élevé comme tel.

 

Alors que son peuple d’origine envahit peu à peu les terres indiennes, notre héros idéaliste, accompagné de Truth, une jeune apache à la personnalité bien trempée, va multiplier les déguisements et autres subterfuges pour dérober un chargement de winchesters afin d’armer sa tribu d’adoption.

 

mais quelques obstacles vont se dresser sur leur route et parmi eux, l’homme qui a vaguement tenté d’élever Taglito avant de l’abandonner aux indiens, un poivrot repenti du nom de Jo.

 

 

C’est décidément le mois “Brugeas” avec pas moins de 3 albums qui sortent quasi simultanément, dans des genres forts éloignés (quoique…).

Pour ce Diable Pâle, le scénariste s’est frotté aux cow-boys et, plus précisément, aux indiens, donnant à ces derniers l beau rôle, prenant ainsi à contre pied, comme cela a apas mal été fait depuis les années 70/80, le cliché du méchant peu-rouge.

 

En grand fan du genre, j’avoue être resté un brin sur ma faim. Il y a de bonnes idées dans ce one shot très rythmé mais tout va très vite, on a pas vraiment l’occasion de s’attacher aux protagonistes, faute de background trop poussé, malgré des liens qui ne demandaient qu'à être développés.



 

Je dirai que j’ai eu les mêmes réserves sur ce Diable Pâle que sur Braquage à la Hussarde. Peut être qu’une suite permettrait d’atténuer ce sentiment de “trop mais trop peu”; après, avec l’arrêt de deux de ses précédents projets avant leur terme, il est possible que le scénariste cherche à proposer des albums plus ou moins auto-conclusifs qui, en cas de succès, seront amenés à se développer, C’est ce qu’on lui souhaite!



 

Abonné aux récits de genre, Nicolas Sinner fait également ici sa première incursion dans le western avec un style plus léger qu’à l’accoutumée et des couleurs peut-être un peu trop claires à mon goût qui contrastent un peu avec l’aspect violent de l’histoire. Néanmoins le dynamisme de sa narration et la cinématographie de ses cadrages restent convaincants.





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LA GRANDE EVASION



 

 

C'est de qui? A. Deutch



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.




 

On peut écouter ?  

 


 

 

Ça donne Quoi ? A la fin des années 30 Alphonse Deutsch est surtout connu pour accompagner musicalement les projections de films muets, écrire des arrangements pour la scène et des compagnies de danse. 

Il signe ensuite avec la Warner et devient compositeur attitré au studio pour tout ce qui est films noirs ; High Sierra lui donne l’occasion de mettre à profit son sens de l’illustration musicale via des thèmes débordants de tension où il emploie même les vents et les cordes à contre emploi pour mieux les mettre en valeur ensuite sur des montées en puissance dédiée au suspense.

 

 

 

Si ce score a été composé pour un  film de braquage, il possède beaucoup de similitudes avec les canons du western et du film d’aventure, ce qui en a fait une B.O intéressante à la lecture de ce Diable Pâle.

 

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2 mai 2026 6 02 /05 /mai /2026 15:22

 

LA BD:

 


C'est quoi : LE HORLA

 

 

C'est de qui? Les Frères Brizzi



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Futuropolis





 

Déjà croisés sur le site? Oui.




 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Dans le haut du panier de mes auteurs favoris, Maupassant a toujours trusté les premières places, au coude à coude entre autres avec Oscar Wilde.

 

En BD ça fait bien 10 ans -et la version de Sorel du…Horla d’ailleurs- que je n’avais pas lu quelque chose qui faisait honneur à l’écrivain, heureusement les (sur)doués frères Brizzi, sur la lancée de leurs adaptations littéraires chez Futuro et Daniel Maghen, qui sont toutes plus réussies les unes que les autres, ont décidé pour la lancée “officielle” de leur Bibliothèque Fantastique qui s’enrichira d’un nouveau titre chaque année, de se frotter à Maupassant.



 

En deux mots le Horla c’est le récit effrayant et tragique d’un bourgeois normand qui, après le passage d’un voilier sud américain sur la Seine proche de sa demeure, se pense possédé et commence à ne plus arriver à dormir, à avoir des visions lugubres et à lentement mais sûrement sombrer dans la folie.



 

Terrain de jeu idéal pour les frères Brizzi qui livrent là une version habitée!

Comme toujours ils ont choisi le noir et blanc et les niveaux de gris. Gaetan gère les décors tandis que Paul dessine les protagonistes. Les premiers sont à la croisée du Romantisme et de l'expressionnisme tandis que les seconds empruntent aux grands caricaturistes avec une force d’expressivité rare.



 

En 80 pages les auteurs s’approprient le texte d’origine tout en y restant très fidèle et signent à nouveau un petit chef d’oeuvre du 9° Art que l’on classera à coté de leurs précédents opus en attendant impatiemment le prochain tome de la collection sur lequel ils ont déjà commencé à travailler: La Femme au collier de velours d’Alexandre Dumas.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE HAUNTING OF JULIA



 

 

C'est de qui? C. Towns



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 


 

 

Ça donne Quoi ? Colin Towns joue la carte de la sobriété, voire de l’underscoring pour cette série B de 1977, où Mia Farrow joue une mère ravagée par la mort de sa fille qui croit être hantée par son fantôme, plot plutôt classique dans le fantastique. 

 

 

Utilisant peu d’instruments dont -hélas mais bon c’est l’époque qui voulait ça- des synthétiseurs, il crée une atmosphère fort tendu, et même si quelques pistes de cette B.O sonnent  très datée, on appréciera la force du piano lead, des cloches lugubres, des cuivres hauts perchés et des cordes survoltées.

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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