26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 07:01

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ASPIC DETECTIVES DE L’ETRANGE. WHODUNNIT A L’OPERA

 


C'est de qui : Gloris & Despujol

 

 

La Couv':

Les Fantomes de l'Opéra   /   Aspic. Whodunnit à l'opéra  Vs.  That Darn Cat

Déjà croisé sur le site? Oui pour le scénariste

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Voici enfin le retour de notre duo d’enquêteurs sur le paranormal…enfin duo c’est vite dit vu que Flora, après sa désagréable rencontre avec le vampire n’est plus que l’ombre d’elle-même et n’a plus goût à rien, au grand dam d’Hugo. La visite inopinée de son père venu lui annoncer sans cérémonie la mort de sa mère lui fait comme un électrochoc et la remet sur le chemin du surnaturel.

 

Ca tombe bien, il s’avère que suite à une série de crimes en son  sein,  l’Opéra de Paris a bien besoin de l’intervention de l’agence Aspic. Et c’est parti pour les interrogatoires et autres recherches d’indices dans une ambiance en huis clos aussi stressante qu’amusante.

 

Si Gloris assure toujours avec brio sa partie scénario, ménageant ses effets et maintenant le bon ton humoristique et fantastique de la série, la partie dessin a été confiée à Despujol. Si d’une manière générale il sait rester dans les traces de son prédécesseur, on perd un peu en détail du trait, surtout sur les plans les plus larges et j’ai trouvé que Flora était moins marquante que dans les précédents opus, mais rien qui n'empêche vraiment la transition de se passer sans soucis.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? THAT DARN CAT

 

 

C'est de Qui ? Robert Brunner

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé dans le coin? Pas sur

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Dans ma prime jeunesse j’étais, comme probablement une foultitude de gamins, féru de longs métrages Disney, qu’ils soient en animation ou en « live ».

 

L’Espion Aux pattes de Velours estt probablement l’un de ceux dont nous avons le plus usé la VHS, comédie animalière dont le studio aux Grandes Oreilles avait le secret, le film, comme c’était la norme à l’épqoue chez Disney, avait de plus une bande originale dans l’air de son temps fort soignée.

 

Mélange de jazz cool et de surf grand public composé par l’un des piliers de la maison qui, en quasiment deux décennies écrira plus d’une vingtaine de B.O pour les films en prises réelles, la musique de cette Madeleine de Proust (probablement inregardable aujourd’hui cela dit), à quelques anicroches anachroniques près, s’est révélée aussi fun que la nouvelle enquête de l’agence aspic.

 

 

 

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Une chronique de Fab

25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 14:00

 

 

Comme promis on conclue notre cycle western en beauté avec une belle réédition d'un fleuron du genre:

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : MANOS KELLY. INTEGRALE.

 


C'est de qui : Palacios

 

 

La Couv':

Panorama du Western  /  Manos Kelly Intégrale   Vs.  100 Rifles

Déjà lu sur B.O BD ? Oui.

 

 

C’est édité par ? Le Long Bec

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ma première rencontre avec Antonio Hernandez Palacios remonte à mes 6 ou 7 ans, mon père me ramène un petit album souple carré où l’on voit sur la couverture un cowboy en costume de sudiste (c’est du moins ce que ça m’inspirait à l’époque) tout colts dehors et un cheval cabrant derrière lui.

 

Si j’ai bien entendu oublié l’histoire de ce premier tome de Mc Coy (puisqu'il s'agissait de cette série), je me souviens encore d’avoir été captivé par le réalisme des dessins, le dynamisme des poses et la sauvagerie des scènes de fusillades ; de loin en loin, je rouvrais le bouquin pour me replonger avec autant de délice que d’appréhension dans ce western âpre et sauvage.

 

J’ai retrouvé le dessinateur espagnol presque 25 ans plus tard quand, à la recherche des albums de l’éphémère mais passionnante collection Noire des Humanos (que nous avons chroniqué ici) je découvre sa version, O combien fantaisiste mais au graphisme toujours aussi prenants du Cid de Corneille.

 

Autant vous dire que la parution toute récente de l’intégrale de la série Manos Kelly aux décidément étonnantes éditions du Long Bec a été pour moi un véritable bain de jouvence tout autant qu’un plaisir de bédéphile averti.

 

 

Antérieure à Mc Coy, la série Manos Kelly n’en n’est pas moins magistrale à bien des niveaux. Elle se déroule juste après la guerre Américano-mexicaine et fait essentiellement s’opposer cow-boys et indiens dans des intrigues travaillées.

 

Le degré de réalisme des décors, l’expressivité des personnages, la profondeur de certains scénarios et le soucis de précision historico-ethnique (notamment en ce qui concerne les tribus indiennes) fait plaisir à lire. Palacios, visiblement passionné par son sujet réalise trois albums sans fautes qui sont reproduits ici avec talent et méticulosité. Nouvelle traduction, couleurs  respectées, un dossier en préambule et, surtout, deux histoires inédites dont une en noir et blanc, qui, mais c’est personnel (et c’est la faute aux éditions Mosquito et à leurs rééditions classes en NetB), m’a presque fait regretter que les trois albums n’aient pas été proposés sous cette forme.

 

 

 

Un classique d’un autre âge qui n’a pourtant quasiment rien perdu de son charme et de son efficacité et que je ne saurais que trop recommander à tout amateur du genre qui se respecte.

 

 

 

LA MUSIQUE  

 

 

 

C'est Quoi ? 100 RIFLES

 

 

C'est de Qui ? J. Goldsmith

 

 

La couv'

 

 

 

Déjà entendu par ici? Oui.

 

 

On peut écouter ?  

 

 

Ça donne quoi? : Sortant de la Planète des Singes pour laquelle il venait d’écrre l’un de ses travaux les plus ambitieux en date, Goldsmith arrive sur ce western qui aligne autant de mauvaises idées que de oncifs et s’annonce comme un échec au moins artistique alors que la prod joue la réussite sur ses stars et son concept.

 

N’étant pas –encore ?- homme à bacler le travail, le compositeur s’aligne au genre et, s’il n’a clairement pas la liberté d’expérimenter autant que sur son précédent projet, il n’hésite pourtant pas à utiliser des rythmiques complexes et changeantes, à incorporer des instruments et percussions latines à son orchestre, à placer des phrases de flutes ou de timpani qui n’auraient pas déplues à un Jethro Tull, le tout en gardant en ligne de mire un goût pour l’action des plus surs où les cuivres se taillent la part du lion.

 

Au final le score de 100 Rifles est une réussite, un ovni assez rare dans la production encore massive de westerns à l’épqoue et qui, de par ses couleurs folkloriques et sa variété est une B.O magistrale avec cette ré-édition soignée de Manos Kelly.

 

 

 

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Une chronique de Fab

25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 08:09

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : GERONIMO, MEMOIRES D’UN RESISTANT APACHE

 


C'est de qui : Lugrin & Xavier

 

 

La Couv':

Panorama du Western   /  Geronimo  Vs.    Departum

Déjà croisés sur B.O BD? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Longtemps nous n'avons eu des amérindiens en général, et de leurs figures marquantes en particulier, que des images d'Epinal faussées via le prisme d'un cinéma hollywoodien sélectif et mégalo, peu enclin à reconnaître l'infamie faite aux peuples natifs du continent américain.

 

Pourtant quand j'étais gamin et que je regardais les westerns de John Ford ou Henry Hattaway, j'ai toujours eu plus d'empathie  pour les "Peaux-Rouges" que pour les tuniques bleues. Il était évident que l'album du jour allait me faire de l'œil.


Ce copieux ouvrage partisan (mais peut il en être autrement quand on évoque le personnage d'un résistant armé?) remet en perspective la vie de Geronimo, guerrier puis chef Apache qui s'est illustré dans la lutte contre l'invasion de l'armée U.S. 


En partant de la biographie rédigée par S.M Barret d'après ses entretiens avec Geronimo, les deux auteurs de l'album retrace le parcours tragique qui mènera ce dernier de sa vie paisible des plaines sauvages à la misère noire des réserves avec, en point d'orgues, les guerres indiennes et la traque de sa troupe.

 

 

 


A un dessin en noir et blanc semi réaliste les auteurs, qui sont allés sur place rencontrer les descendants du chef indien et assister aux cérémonies rituelles, ont choisi d'ajouter nombre de photos de leur cru et de documents qui appuient le côté reportage de l'album.


Si l'on pourra peut être leur reprocher l'usage de dialogues parfois aussi anachroniques que déplacés dans la bouche d'Apaches (l'un d'eux évoque tout de même les "Bisounours"!), et éventuellement un engagement louable mais peut être mal relayé sur la toute fin de la BD, force est de reconnaître que le but est atteint: la réhabilitation du personnage de Geronimo, loin d'un quelconque glamour et sans idéalisation.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? DEPARTUM

 

 

C'est de Qui ? Lisa Gerrard & De Francisci

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Oui pour Gerrard, il y a peu.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? L’ex Dead Can Dance, après une paire de bandes originales en collaboration avec le compositeur américain De Francisci dont l’habité Tears Of Gaza, remet le couvert avec lui (façon de parler hein, en tout bien, tout honneur) pour un album plus traditionnels (comprendre pas une B.O de films) qui ravira les fans de l’ancien groupe de Gerrard.

 

La voix a muri, les ambiances sont toujours éthérées, plus cinématographiques forcément sur des pistes parfois fort courtes mais hypnotiques. Au sein des claviers  et des diverses percussions, viennent s’immiscer ici une guitare acoustique, là un dulcimer asiatique tandis que les cordes classiques viennent faire quelques apparitions remarquées.

 

Une musique aux influences et origines peut être un peu éloignées de celles de Géronimo mais qui ont bien appuyé le coté tragique et mélancolique de cette bio.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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