27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 13:50

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi ?  LA FRONTIERE.

 

 

C'est de qui ? Philippe Foerster

 

 

La Couv':

Panorama du Western  /  La Frontière  Vs.  Pat Garett & Billy The Kid

Déjà lu dans le coin?  Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ?

Foerster a signé là un mélange de western et de fantastique avec cette petite ville du Nouveau Mexique totalement isolée du reste du monde par une frontière de poussière infranchissable.

Infranchissable! Pas pour Géronima Uranza, fille de Benita Uranza et Billy the Kid! Mais elle traîne avec elle, accroché comme une sangsue, le journaliste Ashley Upston qui a acquis une certaine célébrité en romançant la vie du Kid. Pourquoi Géronima veut-elle absolument aller à Golden Spittoon malgré le danger? Pour sauver sa mère quitte à utiliser ses colts.

 

Foerster offre au lecteur une flopée de personnages plus étonnants et bizarres les uns que les autres : Géronima bien sûr, le prédicateur lépreux, le padre Guillermo qui semble un clone de Quasimodo, le cul-de-jatte noir Congo Brazil (et accessoirement sorcier vaudou)… et aussi le grand méchant de l'histoire Claus Christmas. Ce dernier est toujours habillé de rouge et a une belle barbe blanche (toute ressemblance avec un personnage bien connu n'est pas une coïncidence); mais il a aussi une momie qui lui permet de recréer les 10 plaies d'Égypte et donc de terroriser la population.

Ses graphismes sont à la démesure des personnages créés et bien soutenus par la colorisation de Samsa : voir la charge du troupeau de squelettes de longhorns ou les tourbillons de poussières.

 

Amateurs de westerns "purs et durs", passez votre chemin!

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ?   PAT GARETT & BILLY THE KID

 

 

C'est de Qui   Bob Dylan

 

 

La couv'

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Western atypique s'il en est, cette version de la vie du célèbre hors la loi est sortie en 1973 alors que Dylan est en pleine redécouverte de la country. Du coup, il signe une musique certes de genre mais plutôt mélancolique et tranquille en fort contraste avec la violence du film (il est signé Sam Peckinpah qui n'est pas connu pour avoir tourné des bluettes). Les guitares, l'harmonica et le banjo sont à l'honneur sur cette galette essentiellement instrumentale, qui mélange country et musique folklorique et à laquelle ont également participé Roger McGuinn des Byrds et  Booker T, excusez du peu.

 

La nostalgie, qui cache le feu qui couve sous les braises, accompagnera les aventures de Géronima avec un clin d'œil à son père adoré, Billy the Kid.

 

Bob Dylan ne s'est pas contenté de faire la musique, il joue aussi dans le film. Les activités d'acteur ou compositeur de musique de film ne sont pas celles qui ont le plus contribué à sa célébrité en France où cela a plutôt été sa carrière de chanteur, en particulier celles de son parcours militant des années 1960. Pour la petite anzecdote, de nombreuses personnes de ma génération ont découvert Bob Dylan grâce aux adaptations françaises d'Hughes Aufray (même si elles édulcoraient le texte original).

 

 

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Une chronique de Gen

27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 06:49

 

 

 

Un classique chez B.O BD, le cycle western revient le temps du week-end, avec des choses nouvelles et d'autres moins, de la variété et de la qualité, comme toujours!

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA REGLE DU JEU

 


C'est de qui : Serpieri

 

 

La Couv':

Panorama du Western  /  La Règle du Jeu  Vs.  Il Mercenario

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? On ne change pas une équipe qui gagne. Adage vérifié une fois de plus avec ce nouvel album de réédition par Mosquito de vieux récits du maestro italien, dans des versions noir et blanc qui rendent hommage à son art.

 

La Règle du Jeu propose deux récits, datant tous deux de la fin des années 70/ début des années 80, où l’affrontement entre blancs et indiens est au centre des scénarios.

 

Dans l’histoire qui donne son titre au recueil Serpieri évoque le mythique Pony Express avec un jeune messager aux prises avec les Peaux-Rouges. Tandis que Porter le Coup est une histoire de vengeance implacable.

 

Si les scénarios peuvent parfois sembler un brin manichéens et un peu désuets aujourd'hui, le trait réaliste de l’italien force toujours autant l’admiration, que ce soit sur les expressions de ses protagonistes ou dans le détail de ses décors souvent grandioses.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? IL MERCENARIO

 

 

C'est de Qui ? E. Morricone & B.Nicolai

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé par ici ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? La même année que Le Grand Silence, du même réalisateur, l’increvable Ennio Morricone (et son fidèle  collaborateur Bruno Nicolai), mettent également en musique ce Mercenaire, western qui se déroule au Mexique avec Jack Palance dans son rôle habituel du bad guy.

 

La bonne idée de la B.O est le thème sifflé puis repris par la trompette dans le morceau L’Arena repris par Quentin la photocopieuse Tarantino dans le second volet de Kill Bill . Outre ce passage assez mélancolique, le reste de la galette, si elle porte les marques explicites de ses créateurs, n’en reste pas moins très efficace dans bien des domaines.

 

La guitare et les vents ont une place prépondérante et, malgré la vingtaine d’autres scores écrits rien que sur cette année 1968 (dont le mythique Il Etait Une Fois Dans L’Ouest) l' italien parvient toujours à proposer quelque chose d’original dans ses travaux.

 

 

 

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Une chronique de Fab

26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 17:17

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA GESTE DES CHEVALIERS DRAGONS. 17-18-20

 

 

C'est de qui : Ange (scénariste) + les dessinateurs : Vax (17 & 18) – Looky (20)

 

 

Une Couv':

La Saga De L'été...arrive à sa fin!

Déjà croisé sur le site? Certains oui.

 

 

Ca donne Quoi ? Avec ces 3 albums, nous sommes en pleine guerre des sardes ou guerre de 1000 ans. Si l'on suit la chronologie d'Ange , 16 ans ont passé depuis le franchissement de la frontière par les sardes (tome11). 16 ans de guerre pendant lesquelles les personnages vus dans les tomes précédents ont bien évolués : Amarelle est à présent chevalier dragon et combat avec la Faucheuse d'Ishtar (infos du sultan Sarkis dans le tome 15), les sœurs dirigeant l'ordre de Messara et l'empire ont rompu leur alliance (tome 15).

 

Mais nous n'avons pas de nouvelles à propos de la générale & ex-ancienne, de Farida ancienne et ex-matriarche d'Ishtar, des novices d'exception Soriko et X qui devraient influencer le destin de l'ordre (tome 11). Et nos connaissances sur les sardes n'ont pas beaucoup évoluées depuis le tome 10 et l'enlèvement du petit Louis, sinon qu'ils ont des bateaux et des alliés, les hoktes, sans doute aussi barbares que les sardes (infos du tome 15).

 

Du coup, le lecteur entre de plein pied dans la guerre avec le tome 17,  Amarelle. La guerre des sardes 1e partie. Comme le titre l'indique, Amarelle est le pivot du récit. Une 1e étape nous montre Amarelle et Soriko débarquant à Arsalam pour participer à la guerre en tenant ce site stratégique face aux sardes alors qu'elles ont à peu près 20 ans (an 8 de la guerre). Côté sardes, nous retrouvons Louis, fils adoptif de Shong-Li, apprenant que son père a été assassiné. Puis 5 ans plus tard, l'impératrice envoie le duc de Charmont en ambassade à Arsalam. Il découvre des chevaliers dragons qui sont devenues aussi brutales et violentes que les ennemis sardes qu'elles affrontent quotidiennement, qui font des colliers de dents, qui ont des relations homosexuelles presque non dissimulées comme Amarelle et Soriko… Côté sarde, Louis et Fils de Rouge, après un combat sans vainqueur, attaquent simultanément en 2 points : le triple pont et Arsalam. Attaques stoppées par un séisme qui détruit le pont et par la défense héroïque de Soriko et une autre chevalier. Les espionnes de Rhinna lui ont appris qu'un dragon gigantesque, car sans doute très ancien, provoque les séismes et est resté inconnu à cause de son éloignement de l'empire. Avec Farida, Rhinna décide de ne pas intervenir pour que le dragon détruise le maximum de tribus sardes et de terres orientales.

 

 

 

 

La suite de la guerre des sardes est racontée dans le tome 18, Arsalam – La guerre des sardes 2e partie. L'empire est en fort mauvaise posture et le choix de laisser le dragon en vie n'a pas vraiment eu le résultat escompté.

Si les femmes, enfants et vieillards des tribus meurent en grand nombre, l'armée sarde n'a plus qu'un choix : avancer plus loin dans l'empire jusqu'à Messara qu'ils assiègent. Rhinna vient en personne "reprendre en mains" la situation à Arsalam et continue à mentir sur la présence du dragon. Elle provoque le rejet des combattantes avec son mépris et son intransigeance, rejet qui conduit à une rébellion et la sécession de l'ordre d'Arsalam et au massacre de ses gardes du corps. L'impératrice envoie le duc de Charmont, devenu son amant, à Arsalam une nouvelle fois. Amarelle et lui vont convaincre Louis que détruire l'empire ne servirait à rien puisqu'il règnerait ensuite sur un champ de ruines.

Un accord va être signé, sans accord de l'impératrice, qui donne 1/3 de l'empire de Messara au nouvel empire de l'Est à condition que le dragon meure. Le duc de Charmont offrira sa tête, en tant que traître qui a "vendu" l'empire, pour qu'une paix fragile puisse s'établir.

 

 

 

 

 

Ange a tapé très fort avec ce diptyque : délitement total des valeurs affichées de l'ordre des chevaliers dragons, jeu de massacre guerrier et politique, mensonges de tous les côtés. Plus, l'évolution des chevaliers dragons utilisées en troupes d'élite de l'empire face aux sardes vers une sauvagerie et des pratiques barbares qui font d'elles des reflets de leurs ennemis...insoumises et rebelles vis-à-vis de l'ordre qui les a sacrifiées sans état d'âme apparent et qui sacrifie des milliers de vies humaines sous prétexte que ce sont des sardes. Où est la belle maxime : "l'ordre ne fait pas de politique"?

 

Mais 2 personnages surnagent dans cette boue : Amarelle qui essaie de rester fidèle aux principes qui lui avaient été inculqués et, surtout, le duc de Charmont qui est fidèle à l'empire plus qu'à l'impératrice et qui a des valeurs morales très nobles… Le dernier type bien apparu dans la série!

 

Vax a récupéré les personnages de Looky (tome 11) à sa façon sans les dénaturer ainsi que ceux de Boutin-Gagné (tome 15). Il excelle dans les scènes de bataille auxquelles il insuffle un dynamisme terrible. Ses personnages sont beaux et expressifs même quand ils commettent des actes horribles. Les amateurs de plastique féminine seront heureux de ta tenue qu'il fait porter à Amarelle (voir couverture tome 17), même si je me demande comment elle arrive à survivre avec aussi peu sur elle.

Son dragon me fait penser au croisement d'un ver des sables de Dune et d'un stégosaure taille 4XL (voir image)… et, en plus, cette horreur crache du feu! Son impératrice est belle, fragile, sensible mais elle résiste et s'efforce d'agir pour le bien de son peuple… Une grande dirigeante!

 

 

 

 Le tome 20, Naissance d'un empire se déroule majoritairement à Arsalam. Mais cela débute par une étrange rencontre dans le désert : une jeune fille sarde tombe sur un colonel de l'Empire d'Occident et le duc de Lorta discutant dans une oasis.

La discussion évoque une attaque sous 3 mois de l'Empire d'Orient si le duc confirme la faiblesse de l'empire sarde. Arsalam est un vrai nid d'espions sur fond de construction du palais de Louis, et de difficile mise en place de l'ordre des chevaliers dragons d'Arsalam.

2 groupes de novices s'affrontent : les ex-occidentales et les sardes auxquelles se joignent les anciennes esclaves et autres transfuges. Louis continue d'avoir des soucis avec la tribu Rouge, la plus puissante, et il doit faire face à des rebellions dans les anciennes contrées de l'Empire d'Occident.

Face à cela, Amarelle refuse d'impliquer l'ordre "qui ne fait pas de politique", mais elle ira en ambassade rencontrer l'ancienne dans ses territoires nordique qui ont pris leur indépendance. Lorta, descendant lointain de Yassine du tome 13, verra la naissance de l'empire quand les novices s'uniront pour combattre le dragon apparu dans le palais à la suite de la jeune sarde du début… donc trop puissant pour être attaqué!

 

 

 

 

Ange ouvre une nouvelle porte à ce que j'appelle "la geste dans la geste" et qui est la guerre de 1000 ans dans la série. Porte pour le moment entrouverte que le scénariste va sans doute pousser un peu plus dans le futur. Amarelle est prise à son tour dans les contradictions de l'ordre : rejeter un engagement politique pour écraser ou aider les rebelles occidentaux, mais accompagner une ambassade auprès de l'ancienne pour lui proposer une alliance. Lorta ne sait pas vraiment où se situer : Arsalam est le berceau de ses ancêtres, mais leur fortune s'est construite à Messara.

 

Looky a retrouvé le personnage qu'il avait créé au tome 11 avec quelques années de plus. Il a choisi de la défigurer partiellement en accentuant son marquage au front que Vax avait réduit à un simple tatouage dans les tomes 17&18. Il l'a rendue aussi plus dure, plus amère. Louis aussi est devenu plus sombre et tourmenté.

Les graphismes de Looky excellent à montrer la dureté des faits à travers les expressions des personnages.

Comme pour la majorité des tomes, la colorisation de Stéphane Paitreau éclaire subtilement le désert de jour comme de nuit, les froideurs nordiques ou les beautés d'Arsalam.

 

A conclure...

 

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Une chronique de Gen

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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