11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 08:39

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est quoi : 13 DEVIL STREET 1940

 

 

C'est de qui ? B. Vieillard

 

 

La Couv':

 

Un Hôtel pas comme les autres!  /  13 Devil Street 1940  Vs.  Arabesque

 

Déjà croisé sur B.O BD? Oui, sur le précédent.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Filidalo

 

 

 

Une planche:

 

 

Un Hôtel pas comme les autres!  /  13 Devil Street 1940  Vs.  Arabesque

 

Ca donne Quoi ? Après l’époque de Jack L’Eventreur, c’est pendant la Seconde Guerre Mondiale, alors que Londres subit le Blitz nazi, que l’on se retrouve au Devil Street Hôtel, au 13 de la rue du même nom, où vont se tramer de biens curieux évènements, de l’Appel de De Gaulle à la tentative de résurrection du Roi Arthur en passant par la recherche d’un trésor par des agents secrets voire des métamorphoses surprenantes !

 

Benoit Vieillard reprend la formule hautement conceptuelle gagnante du tome précédent en proposant une sorte de décor unique (encore que sur ce tome il « triche » un peu puisque l’on peut découvrir la cave et le toit de l’immeuble^^) en instantanés.

 

Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de lire le tome 1, rappelons que le livre se présents sous la forme de doubles pages représentant l’Hôtel du 13 Devil Street ; la narration en est bien entendu complètement chamboulée puisque tout se passe en simultané, comme dans une pièce de théâtre qui aurait plusieurs scènes en même temps.

 

Un Hôtel pas comme les autres!  /  13 Devil Street 1940  Vs.  Arabesque

 

 

Le procédé est vertigineux, surtout qu’il s’étale sur plus de 320 pages et l’auteur nous réserve quelques surprises graphiques qui valent leur pesant de cacahuètes !

 

Coté Guests-stars on croise entre autre Le Général De Gaulle et Winston Churchill, Alan Turing, des sosies de Marlène Dietrich, de Einstein, voire même un dragon ou encore  l’écrivain H. G Wells dont l’œuvre est ici mise à (bon) profit puisque les références s’y rapportant sont légion (de L’Île du Dr Moreau à l’Homme Invisible en passant par la Machine à Explorer le Temps).

 

Bref, encore un joli coup de force fort drôle de la part de Benoit Vieillard, esthète inspiré du médium s’il en est !

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? ARABESQUE

 

 

C'est de Qui ?  H. Mancini

 

 

La couv' 

 

Un Hôtel pas comme les autres!  /  13 Devil Street 1940  Vs.  Arabesque

 

Déjà entendu chez nous? Oui il y a encore peu d’ailleurs.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Espionnage et comédie font bon ménage, j’en veux pour preuve ne serait-ce que la pléthore de parodies bondiennes qui ont fleuries depuis que la franchise existe.

Dans Arabesque Gregory Peck joue un prof dont le quotidien peinard va être bouleversé par la traduction d’un texte ancien qui va lui mettre pas mal d’embrouilles sur le dos, à commencer par la charmante Sophia Loren.

 

Tout ici, du Londres   de la fin des années 60 à la musique luxueuse de Mancini, concourt à la réussite du film.

Le compositeur, s’il singe le thème de 007 de John Barry dans son générique, se penche ensuite vers quelque chose de plus raffiné ; des mélodies colorées qui penchent vers la comédie romantique (de l’époque n’est ce pas) côtoient des pistes plus axées sur le suspense avec notamment des effets d’échos sur les instruments à vents fort réussis.

 

Un mélange, donc, d’humour et de thriller original et rafraichissant, qui va comme un gant de velours à ce nouvel exercice de style signé Benoit Vieillard.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 06:05

 

 

Pour sa sortie en intégrale, Jet revient sur The Grocery, série de Singelin et Ducoudray parue  chez Ankama et Fab propose l'accompagnement musical:

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : THE GROCERY

 

 

C'est de qui : Ducoudray & Singelin

 

 

La Couv':

L'épicerie du coin  /  The Grocery  Vs.  Traffic

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Ouvrir The Grocery est un risque à prendre, celui de l'addiction. On entre dans cette histoire au prix de quelques efforts sur une liste considérable de personnages principaux et secondaires dans une banlieue de Baltimore de nos jours.

La petite épicerie tenue par Elliott et son père fait office de repère à des quartiers grouillant d'une vie parfois pas si paisible où les rivalités sociales et ethniques vont finalement finir par éclater.

 

En écrivant les premières pages de cette histoire fleuve d'abord prévue en 3 tomes mais complétée en 4 plus un hors série indispensable sur les origines des personnages, Aurélien Ducoudray ne s'attendait surement pas à dépeindre un récit aussi touchant et violent dont les mécanismes narratifs s'apparentent à une série tv américaine (on pense aux gangs de The Wire, à la conclusion de Six Feet Under ou la richesse d'écriture de Breaking Bad)  influences digérées pour en faire un récit somme tout très personnel avec un découpage désarçonnant et rythmé passant d'une situation à une autre pour mieux les faire s'entrechoquer.

 

 

Les dessins de Guillaume Singelin, véritable révélation de cette série, sont de toute beauté avec des gueules humanoïdes qui possèdent un véritable cachet. Outre une large palette d'émotions, ce sont multitude de détails qui éclairent le lecteur surpris de se retrouver dans une véritable saga avec un univers plein de vie, de sang et de fureur.

 

Approfondissant sensiblement ses personnages par des flashbacks ingénieux dans Before The Grocery et osant même une métaphore des frontières assez culottée que je vous laisse soin de découvrir, The Grocery laisse un gout amer en bouche, celui d'un récit éprouvant mais dont où on aura envie de revenir à un moment ou un autre. Il s'agit clairement d'une œuvre dure et bien moins polie que ses dessins ne laissent supposer mais en tous cas d'une oeuvre culte. Assurément.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? TRAFFIC

 

 

C'est de Qui ? C. Martinez

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu dans le coin?  Oui

 

 

On peut écouter?

Ca donne Quoi ? Si bien pensée et fort adaptée aux images de Soderbergh –dont il a composé toutes les B.O sauf une-  la musique que Cliff Martinez a écrite pour ce polar à récits croisés sur la lutte contre la drogue à la frontière mexicaine a (déjà !) assez mal vieilli.

 

Usant et abusant d’ambiances électro atmosphériques, de nappes d’effets éthérées heureusement relevées de ci de là de rythmiques un peu plus groovy (mais toujours trop peu organiques), le compositeur opère un underscoring payant mais quasiment inécoutable en tant que tel (ce qui n’est évidement pas sa fonction première me direz-vous, et vous aurez raison) et, surtout, ancrant le long métrage dans son époque l’empêchant, à l’image de certains films qui auraient pu avoir un autre avenir si leurs B.O avaient été différentes (au hasard, Le Sixième Sens de Mann ou The Keep de …Mann, damn’ le bonhomme serait-il spécialiste du genre ?).

 

 

 

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Une chronique de Jet et Fab

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 07:17

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est quoi : MAXIME VALMONT

 

 

C'est de qui ? Seiter et Manunta

 

 

La Couv':

 

Gentleman Cambrioleur?  /  Maxime Valmont  Vs.  The Thomas Crown Affair

 

Déjà croisés sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec

 

 

 

Une planche:

 

 

Gentleman Cambrioleur?  /  Maxime Valmont  Vs.  The Thomas Crown Affair

 

Ca donne Quoi ? Une jeune et peu farouche princesse russe est prête à tout pour retrouver la montre volée sur le cadavre encore chaud du dernier tsar, Nicolas II.

Arrivée à Paris elle s’adresse à Maxime Valmont, un riche héritier spécialiste en œuvres d’art. Avec sa belle et efficace assistante, notre héros va vite se rendre compte que les vautours s’amoncellent au dessus des reliques de l’ancien empire Russe, mais ces derniers vont trouver à qui parler.

 

L’infatigable et touche à tout Roger Seiter nous livre ici un récit d’aventure dans la veine des classiques du genre avec un personnage haut en couleur, un gentleman chasseur d’objets d’art et détective privé à ses heures, juste milieu entre Arsène Lupin et Indiana Jones, et tout lui réussit, à commencer par la conquête de la gent féminine.

 

L’italien Giuseppe Manunta, avec son dessin semi-réaliste des plus sensuels, montre qu’il est aussi habile sur des histoires de morts-vivants, des récits coquins (il gratifie d’ailleurs le lecteur ici d’une scène à trois des plus osée…et un rien gratuite, mais fort agréable) que sur ce genre, il donne une vraie personnalité à cette nouvelle série d’aventure qui a tout les atouts pour prendre sa place parmi les classiques du genre.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

 

C'est quoi : THE THOMAS CROWN AFFAIR

 

 

C'est de qui ? Bill Conti

 

 

La Couv':

 

 

Gentleman Cambrioleur?  /  Maxime Valmont  Vs.  The Thomas Crown Affair

 

 

Déjà entendu chez nous? Peut être une fois ou deux.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Encore un remake aussi inutile que falot où Pierce  « Ex-007 » Brosnan n’arrive jamais à faire oublier l’un des acteurs les plus cool de sa génération, Steve Mc Queen himself, néanmoins le mérite de Conti aura été de ne pas essayer de singer la musique de Legrand mais de proposer plutôt une B.O aux rythmes jazzy où le piano est l’élément prédominant.

 

On regrettera cependant une orchestration en background un peu trop omniprésente et parfois passe-partout, l’opposition continuelle entre l’instrument soliste et le reste de l’orchestre étant rapidement fatiguant à l’écoute.

 

Les thèmes principaux sont animés et si les arrangements et sonorités sonnent un peu daté c’est assez entrainant et fun pour les aventures de Maxime Valmont.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 07:45

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : JAZZ MAYNARD 6. TROIS CORBEAUX.

 

 

C'est de qui ? Raule & Roger

 

 

La Couv':

 

Funky Islande  /  Jazz Maynard. 3 Corbeaux.  Vs.  The Friends of Eddie Coyle

 

Déjà croisés chez nous? Oui, sur les précédent.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud.

 

 

 

Une planche:

 

 

Funky Islande  /  Jazz Maynard. 3 Corbeaux.  Vs.  The Friends of Eddie Coyle

 

Ca donne Quoi ? Jazz se doutait que l’impulsivité parfois candide de son meilleur ami pouvait mettre en péril la mission à Reykjavik où ils doivent dérober l’Oeil Doré pour le compte des services secrets iraniens ; voilà qu’il doit le tirer des griffes d’un groupuscule extrémiste qui a pour mauvaise habitude de faire faire des vols planés en hélico à ses victimes.

 

Ce vendredi sort donc la fin hautement mouvementée de la seconde trilogie de cette excellente série qu’est Jazz Maynard ; en parallèle de l’aventure islandaise nous avons droit à des flashbacks sur la jeunesse de Jazz et le pourquoi du comment il est devenu gentleman cambrioleur.

 

Le trait racé et sexy très animé de Roger est probablement le point fort de la série dont on attendra une nouvelle aventure avec imaptience.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ?   THE FRIENDS OF EDDIE COYLE

 

 

C'est de Qui ?  D. Grusin

 

 

La couv' 

 

 

Funky Islande  /  Jazz Maynard. 3 Corbeaux.  Vs.  The Friends of Eddie Coyle

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Nous sommes au début des années 70 et une vague de films noirs « cools » déferle sur Hollywood, lancée par le mythique Dirty Harry et sa B.O non moins réussie signée Lalo Schifrin.

 

Du coup nombreux seront les producteurs et/ou réalisateurs à vouloir mâtiner leurs films par une musique groovy au possible.

 

Si David Grusin n’a pas la sensibilité funky de son collègue argentin il a cependant une culture jazz prononcée (puisqu’il a enseigné le genre) et, surtout, une carrière de compositeur déjà variée derrière lui.

 

On oscille donc constamment entre funk survolté où orgue Hammond et percussions diverses et variées s’en donnent à cœur joie, et suspense tendu plus classique mais dont l’efficacité est pour le coup relevée par l’opposition de genres.

 

Un peu décalé mais pas inintéressant sur ce sixième Jazz Maynard riche en rebondissements.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 09:51

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : THE PRIVATE EYE

 

 

C'est de qui ? B. K. Vaughan & M.Martin

 

 

La Couv':

 

Privé...d'Internet!  /  The Private Eye  Vs.  The Star Chamber

 

 

Déjà lus dans le coin? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

 

Une planche:

 

 

Privé...d'Internet!  /  The Private Eye  Vs.  The Star Chamber

 

 

Ca donne Quoi ? Nous avions encore l’autre jour une discussion sur les conséquences d’une éventuelle disparition d’internet de nos vies de tous les jours, probablement désastreuses au vu de l’addiction quasi générale de plusieurs générations aux écrans divers et variés sur lesquels s’étend la Toile aujourd’hui.

 

Il y a une paire d’années, le (sur)doué Brian K. Vaughan s’était déjà poés la question et, avec l’aide de l’excellent illustrateur Marcos Martin ils avaient crée The Panel Syndicate, site sur lequel ils onr proposé au lecteur leur version de la dite (pseudo) catastrophe.

 

Nous voilà plusieurs décennies après que le cloud a littéralement explosé  en livrant au vu et su de tout le monde tout les sales petits (et gros !) secrets qu’il dissimulait ; ceux de monsieur Tout le Monde comme celui des politiques voire des états.

Maintenant les gens vivent sous des alias, portent des masques et costumes plus exubérants et anonymes les uns que les autres, sont devenus (encore plus) esclaves de la TeeVee (la télé) et, au besoin, font appel aux néo-paparazzis quand ils ont besoin de découvrir des infos sur quelqu’un.

Entre en scène P.I, un privé plein de ressources qui va vite voir l’une de ses affaires tourner au vinaigre quand sa cliente se fait abattre et qu’il réalise que l’homme derrière le meurtre cherche à ressusciter…l’internet !

 

Dialogues au cordeau, courses poursuites décoiffantes, humour noir, suspense tendu…le tout dans l’écrin d’un graphisme virtuose et coloré ; The Private Eye est une vraie réussite, encore un exemple du talent de son scénariste et l’éclatement au grand public de son dessinateur ; le tout présenté dans une édition superbe de la collection Strips de chez Urban.

Un must de cet automne toutes catégories confondues !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE STAR CHAMBER

 

 

C'est de Qui ?  M. Small

 

 

La couv' 

 

Privé...d'Internet!  /  The Private Eye  Vs.  The Star Chamber

 

 

Déjà croisé sur B.O BD? Une paire de fois

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Avec The Star Chamber, où Michael Douglas, jeune avocat plein de fougue, est confronté à un groupuscule de notables (hum !) faisant justice eux même quand cette dernière est impuissante, Michael Small renoue avec le thriller psychologique.

La décennie précédente il a fait des merveilles sur The Parralax View ou encore Marathon Man et retrouve avec un plaisir évident et communicatif le genre.

 

Si nous sommes au balbutiement des années 80, Small évite l’écueil des synthétiseurs, pour notre plus grand bonheur.

Ses cuivres sont menaçants, les vents, même quand ils sont minimalistes, parviennent à créer une tension palpable et ses cordes sont sans cesse en embuscade, attendant la moindre occasion pour se déchainer.

 

Si le final en fanfare, au sens propre du terme, est clairement too much et décalé avec The Private Eye, le reste de la B.O est au diapason d’un comics nerveux, intelligent et mené de main de maître.

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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