25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 13:35

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA LAME ET LA CROIX

 


C'est de qui : Casini

 

 

La Couv':

 

 

De Capes et de Croix  /  La Lame et la Croix  Vs.  L'affaire des Poisons

 

 

 

Déjà lu sur le site? Pas sur.

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Andalousie, XVI° siècle, Alberto, descendant bâtard rescapé d’une famille royale, se joint à une bande de bateleurs itinérants tandis qu’en France Richelieu afin de servir ses desseins, embauche contre son gré une jeune comtesse qui va lui servir d’espionne à la cour d’Autriche. Tout ce petit monde va tenter de tirer son épingle du jeu sur fond de Guerre de Trente Ans.

 

Que voilà une bonne aventure de capes et d’épées, qui fleure bon les classiques du genre tout en étant diablement originale. En situant son intrigue durant une  période quasiment pas abordé dans le 9° Art à ma connaissance, Casini lui apporte originalité et authenticité même si les ingrédients principaux de sa série sont purement fictionnels.

 

Son trait expressif bien réhaussé par un choix de couleurs judicieux met en valeur ce premier volet qui, s'il sert essentiellement de tome d’introduction au vu du nombre de protagonistes et de lieux en présence, promet un développement prenant.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? L’AFFAIRE DES POISONS

 

 

C'est de Qui ? René Cloerec

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? René Cloerec fait une infidélité à Claude Autant-Lara, en 1955, le temps de ce film de capes et d’épées qui s’inspire de L’affaire des poisons (comme son titre l’indique n’est ce pas) advenue au XVII° siècle, à la cour de  Louis XIV, impliquant des proches du roi et notamment ses courtisanes.

 

Sortant de la B.O de l’adaptation du Rouge et le Noir (du réal sus-cité), le compositeur reste dans la musique « historique » même si une quelconque influence des mélodies et styles de l’époque n’est pas réellement flagrante. Il fait plutôt rimer romantisme et suspense dans un cocktail goûteux et bien préparé aux saveurs d’aventure délectables.

 

A consommer sans modération en accompagnement d’un plat de choix comme ce premier volet de La Lame et La Croix.

 

 

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Une chronique de Fab

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 11:12

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : BIG MAN PLANS

 

 

C'est de qui ? E. Powell & T. Wiesch

 

 

La Couv':

 

 

Petite terreur  /  Big Man Plans  Vs.  Planet Terror

 

 

 

Déjà lus sur B.O BD? Oui pour Powell.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? The Goon d’Eric Powell, depuis plus de 16 ans qu’elle existe, a -comme beaucoup de séries me direz-vous- connu des hauts et des bas. Cependant, au contraire du Hellboy de Mignola par exemple, la série a, à mon avis, mis du temps à trouver son ton, entre humour morbide gore et horreur gothique décalée, pour lentement glisser vers une ambiance très sombre ces dernières années.

 

Big Man Plans – imaginé pendant une période assez noire de la vie de son auteur-  transpire cette noirceur à chaque case, trop même peut être tant l’histoire de ce nain est violente parfois à l’extrême. Il faut dire que l’existence s’est acharnée contre notre inhabituel héros qui va rendre la monnaie de la pièce via une vengeance motivée par la lettre de l’amour de sa vie (à sens unique of course).

 

 

Grenade, marteau, tenailles, couteau de cuisine, pied de biche…tout est bon pour faire payer les salopards après qui Big Man en a et Powell, dans le style cartoony trash qui a fait le succès du Goon, se lâche dans les grandes largeurs, livrant une poignée de scènes plus gores les unes que les autres.

 

Big Man Plans n’est certes pas un comics à mettre entre toutes les mains, jusqu’au-boutiste s’il en est, mais -de temps en temps n’est ce pas- ça peut faire du bien de lire des trucs qui sortent des clous et vous secouent un peu !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? PLANET TERROR

 

 

C'est de Qui ?   R. Rodriguez

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé dans le coin ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Même si sa portion de Grindhouse est la moins ratée des deux, et si contrairement à son pote responsable de l’autre, lui au moins a le mérite d’utiliser de la musique écrite exprès pour, Rodriguez devrait vraiment penser à embaucher quelqu’un de spécialisé dans le domaine pour les B.O de ses films.

 

Si les couleurs de la musique de Planet Terror ne sont pas sans faire furieusement penser à celles de Sin City, il faut se rappeler que les meilleurs morceaux de la B.O de ce dernier sont ceux dus autres compositeurs. Rodriguez nous ressort ses guitares blues-saturées qui grognent, ses saxos pseudo langoureux et ses rythmiques carrées, l’ensemble sonnant comme un polar très années 90. Si la sauce prend malgré tout,  elle a tout de même un petit goût cheap qui reste dans la bouche une fois la galette écoutée, cela dit l’atmosphère générale se prête bien à l’intrigue de Big Man Plans à laquelle elle apporte une distanciation fun bienvenue.

 

 

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Une chronique signée Fab

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 14:57

 

 

 

 

Wysiwig (acronyme de la locution « What You See, Is What You Get ») : logiciel disposant d'une interface qui donne à l'utilisateur l'impression de voir son document tel qu'il sera publié.

 

Source : Wikipédia

 

 

 

 

LA BD :

 

 

 


C'est quoi : WIZZYWIG : PORTRAIT D'UN HACKER EN SERIE

 


C'est de qui :  Ed Piskor

 

 

La Couv' :

 

 

Portrait du hacker en jeune homme / Wizzywig Vs. Wargames

 

Déjà lu sur le site ?  Non

 

 

Une planche :

 

 

 

Ca donne quoi : Elevé par sa grand-mère, après la mort de ses parents (dont on ne saura rien de plus), Kevin Phenicle, alias Boingflop, manifeste très tôt un intérêt pour l’informatique et les systèmes de télécommunication qui va le conduire derrière les barreaux, et fera de lui, après récidive, l’un des hommes les plus activement traqué par le FBI.    

 

La biographie de ce pirate informatique imaginaire, inspiré par plusieurs figures bien réelles, permet à Ed Piskor de dépasser la vision généralement manichéenne que nous avons des hackers, ou du moins de se positionner dans un entre-deux. Une zone grise dont chacun tirera sa propre conclusion, selon ce qu’il voudra bien voir du personnage et de ses motivations (« What you see, is what you get »…).  

 

 

Au-delà d’une simple BD documentaire sur l’émergence des ordinateurs personnels et de la culture nerd/geek qui va avec (l’histoire commence vraisemblablement fin 70-début 80 et s’achève avec le scandale Wikileaks en 2011), c’est donc avant tout le portrait d’un jeune homme paumé et solitaire, mal à l’aise avec les femmes et dépassé par la machine qu’il a lancé, que nous livre Piskor. Un parcours pas très éloigné, au final, de celui d’un Frank Abagnale Jr., le héros d’Arrête-moi si tu peux. La couverture de la BD résume d'ailleurs parfaitement le parti-pris de l’auteur, qui nous montre les différentes apparences adoptées par Phenicle au cours de sa vie pour échapper au FBI : des changements de looks radicaux… sur la même tête d’éternel gamin.

 

Pour ce 1er projet solo, l’auteur réussit le mix parfait entre son intérêt pour la culture du hacking (il travaille régulièrement pour Boing Boing, magazine, puis site internet lié à la culture cyberpunk) et le fruit d’une expérience acquise notamment auprès d’Harvey Pekar, avec qui il a collaboré sur sa série American Splendor et l’album Macedonia. Servi par des dessins en noir et blanc au trait simple, mais précis, et un scénario fourmillant de petits détails qui font vrais, Wizzywig constitue autant une immersion dans l'univers des hackers, qu'une vision critique, à travers l'expérience douloureuse de Kevin Phenicle, d'une justice américaine incapable de gérer humainement les répercussions de la révolution numérique qu'elle a initiée.              

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

 

C'est Quoi ? WARGAMES

 

 

C'est de Qui ? Arthur B. Rubinstein

 

 

La couv' :

 

 

 

Déjà croisé sur B.O BD ? Non

 

 

On peut écouter ? Oui, la réédition est disponible en intégralité sur le Tube.

 

 

 

Ca donne quoi ? Parmi les personnalités qui ont inspiré Ed Piskor pour la création du personnage de Kevin Phenicle, figure en bonne place Kevin... Mitnick, premier hacker à s'être retrouvé sur la liste des dix fugitifs les plus recherchés du FBI, pour avoir accédé illégalement aux bases de données de Pacific Bell, Motorola, Nokia... et tenté d'infiltrer celles du Pentagone. Selon l'un des amis de Mitnick, ce dernier aurait également réussi à s'introduire dans le site du NORAD (le commandement de la défense aérospatiale américaine), allégations non confirmées par l'intéressé, mais reprises, au début des années 80, par un journaliste du New York Times et qui ont alors renforcé la rumeur selon laquelle le film Wargames était inspiré, lui-aussi, par la vie de Mitnick.

 

Pour illustrer son histoire de petit génie de l'informatique qui conduit malgré lui le monde au bord de la Troisième Guerre mondiale, John Badham fait appel à Arthur B. Rubinstein, son collaborateur sur C'est ma vie après tout ! (mais qui s'en souvient ?) et Tonnerre de feu (avec un Roy Scheider nettement plus charismatique en pilote de Supercopter que Jean-Michel Vincent...). Le compositeur propose une partition à la facture très classique (comprendre sans utilisation d'instruments électroniques) qui lorgne avec bonheur vers les bandes-sons de films d'espionnage des 70's. Une ambiance tendue donc, même si elle ne s'interdit pas quelques plages de décontraction, qui accompagne parfaitement la longue fuite de Kevin Phenicle à travers l'Amérique profonde.     

 

 

 

 

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Une chronique de Lio

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bobd
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 08:02

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : CARMILLA

 


C'est de qui ?  Crocy

 

 

La Couv':

 

 

Vampires, vous avez dit Vampires?  /  Carmilla  Vs.  The Curse Of Dracula

 

 

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? EP éditions

 

 

Une  planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après avoir livré ses versions du Dracula de Stoker et de la légende D’Elizabetht Bathory on n’est pas surpris que Pascal Crocy s’attaque à l’un des textes fondateurs du mythe du vampire dans la littérature populaire, le Carmilla de Sheridan Le Fanu.

 

Cette histoire de la relation licencieuse et interdite entre une jeune fille de bonne famille et une étrangère à l’étrange pouvoir dont l’influence touche toute la population environnante est rendu ici via un ballet entre les deux protagonistes qui n’est pas sans faire penser à…un clip de Mylène Farmer  (comparaison à prendre comme telle avec tout ce qu’elle peut impliquer de bon comme de moins réussi n’est ce pas !)auquel on aurait rajouté des intertitres narratifs.

 

En effet si le style séraphin de Crocy trouve là, une fois encore, matière à s’exprimer au mieux, et que la mise en couleur est fort belle,  on lui reprochera peut être une adaptation bavarde, tronquée  et finalement bien plus sage que par exemple  celle sortie il y a quelques années par l’italienne Sofia Terzo, clone graphique de Manara mais qui redonnait au texte sa suavité et son atmosphère perverse.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE CURSE OF DRACULA

 

 

C'est de Qui ? Divers (Les Baxter, Joe Harnell entre autres)

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur le site? Certains très probablement.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quand Keneth Johnson écrit le scénario de son Dracula pour la série TV Cliffhangers (1979 sur la NBC), il fait appel à son vieil ami et collaborateur Joe Harnell avec qui il a entre autre bossé sur The Incredible Hulk (et avec qui il remettra ça sur V l’année suivant ce Dracula).

 

Compositeur versé autant dans la variété haut de gamme que dans l’illustration musicale à long terme Harnell se charge des thèmes de début et de fin et laisse à Les Baxter (que les habitués du coin connaissent bien) le soin de fournir des pistes de remplissage bon teint qui, si, pour certaines, pompent allègrement les travaux de James Bernard pour le Dracula de la Hammer, sont un intéressant mélange du classicisme du genre dans les années 50 et 60 et de la modernité en matière de B.O  héritée de la décennie suivante.

 

Un cocktail varié qui a apporté une touche d’originalité décalée à une version un peu timide d’un classique intemporel.

 

 

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Une chronique de Fab

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bobd - dans Fantastique Crocy EP Baxter
22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 16:07

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : FREAKSHOW

 


C'est de qui : S. Chevriot

 

 

La Couv':

The Walking Freaks  /  Freakshow  Vs.  Chaperon Rouge

 

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Scutella

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quoi de plus exaltant pour deux gamins en liberté qu’une fête foraine, ses attractions, ses phénomènes de foire, ses…morts-vivants ! S’engage alors une course poursuite mortelle pour tenter d’échapper aux zombies, et tout le monde va y laisser des plumes.

 

Freakshow, vous l’aurez deviné, est un hasardeux mélange entre Freaks et Le Jour des Morts Vivants, le tout dans un style graphique intéressant entre l'expressivité d'un Daniel Zezelj et l’illustration old school même si c’est un peu statique parfois.

 

L’album est soutenu mais un brin long peut être, après, pour être tout à fait honnête, je ne suis pas vraiment la cible du genre, les amateurs de zombies et autres joyeusetés par contre y trouveront leur compte.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? LE CHAPERON ROUGE

 

 

C'est de Qui ? Brian Reitzeill & Alex Heffes

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu dans le coin?  Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si, séparément, les deux compositeurs ont produit des choses plus ou moins dignes d’intérêt, ici on atteint les limites du genre tant les lieux communs sont nombreux. Bon, en même temps il faut avouer que cette version du conte des frères Grimm prêterait presque à sourire si elle n’en n’était pas à pleurer. Commise par la réalisatrice du premier Twilight (déjà ça s’annonçait mal !) le conte de notre enfance prend des faux airs gothiques pour aller se parer d’une atmosphère romantico-kitch dans l’air du temps afin de plaire aux amateurs de la daube sus-citée.

 

Quasiment rien à sauver donc de ce ratage et la B.O ne fait pas vraiment exception, plombée d’effets électroniques malvenus elle oscille entre des nappes d’ambiances inquiétantes ou sirupeuses heureusement contrebalancées par quelques passages plus énervés et aux rythmiques tendues.

 

Ce sont évidement ces dernières que l’on favorisera pour la lecture de Freakshow histoire de rester dans l’esprit de la BD.

 

 

 

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Une chronique signée Fab

 

 

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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