1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 16:26

 

 

Bon allez, on a bien ri ce matin, mais il est grand temps de reprendre les choses sérieuses.

 

 

Nous avions laissé en rade le cycle sur l’Artiste du Mois, et, l’occasion faisant le larron, ce sont la sortie chez Mosquito coup sur coup de deux œuvres de Toppi (auteur qu’en plus nous apprécions beaucoup) qui nous permettent de le relancer :

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : WARRAMUNGA

 


C'est de qui : Toppi

 

 

La Couv':

 

L'Artiste du Mois: Toppi  /  Warramunga  Vs.  Legend of the Lost

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

Une planche:

 

L'Artiste du Mois: Toppi  /  Warramunga  Vs.  Legend of the Lost

 

Ca donne Quoi ? Deux autres récits du maestro italien remis au goût du jour par les éditions Mosquito qui rappellent qu’il était aussi doué pour illustrer la savane africaine que les paysages du Far West ou le Japon médiéval.

 

La première histoire, assez courte, qui donne son nom à l’album, joue sur le registre fantastique mettant aux prises un duo de malfaiteurs en cavale et un vieil aborigène en apparence inoffensif mais aux pouvoirs aussi étonnants que…fatals !

 

La seconde, plus conséquente, tourne à nouveau autour de l’opposition entre blancs cruels et stupides et indigènes bien plus malins que l’on pourrait le croire. Quand l’invité de son maître abat son frère  par jeu lors d’une chasse,  M'Felewzi, rabatteur en apparence peu futé, met en branle une inexorable vengeance à l’encontre des deux boers.

 

L'Artiste du Mois: Toppi  /  Warramunga  Vs.  Legend of the Lost

 

Si l’on retrouve des thématiques chères à l’auteur, on reste surtout en admiration devant son coup de crayon et, surtout, ses « effets de matière ». A une époque où Photoshop relevait quasiment de la science fiction Toppi, comme par exemple, de l’autre coté de l’Atlantique,  son contemporain Breccia (avec une approche  différente), étonnait par la puissance évocatrice de son dessin et la composition de ses planches qui, bien souvent, s’affranchissait du format étriqué de la planche pour donner de véritables œuvres picturales, sans pour autant perdre en intensité narrative, loin de là.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LEGEND OF THE LOST

 

 

C'est de Qui ? Lavagnino

 

 

La couv'

 

L'Artiste du Mois: Toppi  /  Warramunga  Vs.  Legend of the Lost

 

Déjà entendu chez nous?  Fort probable.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Deux hommes, une femme, un trésor, le désert…tous les ingrédients sont là pour un long métrage romantico-aventureux, manquait plus qu’une B.O à la hauteur  pour parfaire l’ambiance.

 

C’est à l’un des plus prolifiques compositeurs transalpins qu’échoue cette responsabilité ; si  Lavagnino s’est essentiellement illustré dans la B.O de péplums plus ou moins réussi et a touché à pas mal de genres dans la série B, il prouve qu’il est également tout à fait capable de faire dans le long métrage plus ambitieux.

 

Il conjugue ici avec bonheur exotisme et mélodie, sa partition fait appel à des chœurs féminins haut perchés, des cordes langoureuses et riches et un piano soliste plus discret mais tout aussi efficace.

 

Son évocation des mystères du désert et du suspense de l’intrigue est évidement un rien désuète selon les standards d’aujourd’hui mais pour aller avec deux récits datant des années 70/80 c’est pas mal du tout.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 06:56

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : TCHOUPI FAIT DES BETISES

 

 

C'est de qui : T. Courtin

 

 

La Couv':

 

Le nombre ...du jour.

 

Déjà lu sur le site? Euh, non soyons sérieux tout de même.

 

 

Une planche:

 

Le nombre ...du jour.

 

Ca donne Quoi ? Tchoupi se morfond grave aujourd’hui, vu que ses parents, en plus de lui avoir filé un blase à coucher dehors, ont pas été foutu de lui faire un petit frère à tourmenter.

 

Il décide donc que c’est à eux d’assumer son désoeuvrement chronique et sort faire un remake de PSG/OM avec son daron, occupé à arranger les bosquets de madame (au sens propre hein, bande de dégénérés, on est dans un bouquin pour enfant quand même !). Devant le refus catégorique de « Papa » (oui, les parents de Tchoupi –activistes convaincus des lobbys anti-chasse- ne font aucun effort d’intégration dans le monde des hommes en refusant catégoriquement de choisir un vrai prénom) de taquiner la baballe, Tchoupi met un coup franc dans les bégonias avant de s’éclipser fissa pour éviter la gifle qui l’attendait.

 

Bon c’était bien fun mais Tchoupi traine toujours sa misère en ce début d’après midi, qu’à cela ne tienne, « Maman » (cf plus haut) va en faire les frais. Alors qu’elle travaille sur son ordinateur (clairement éteint sur l’image,  je crois que Maman enfume grave Papa en lui faisant croire qu’elle bosse pendant qu’il trime) Tchoupi appuie sur un bouton et, soi disant « efface tout ce que Maman avait fait » ! Euh, note pour plus tard, Maman, la sauvegarde de temps à autre, ça peut être une bonne option !

 

(on notera d'ailleurs qu'à plusieurs reprises dans la série on cherche à briser l'image patriarcale de la sacro sainte famille en présentant "Papa" dans la cuisine ou en train de faire la lessive, et "Maman" en business woman à la maison, je vous laisse seuls juges de l'éventualité d'apprendre à vos enfants si oui ou non, papa est encore le chef du foyer)

 

Et ça va continuer comme ça entre inondation de la salle de bains et persécution de la petite sœur bébé…

 

Faites gaffe les parents de Tchoupi, le jour où il réussit dans la musique, peut être qu’il deviendra un vrai rebelle :

 

(note aux éventuels sympathisants de choses genre Manif pour tous, aux alentours de 4'20 vous prendrez soin de détourner le regard sous peine d'être excommuniés)

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE NUMBER OF THE BEAST

 

 

C'est de Qui ? Iron Maiden

 

 

La couv'

 

Le nombre ...du jour.

 

Déjà entendu chez nous?  Pense pas.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Présente sur la galette du même nom, troisième de la Vierge de Fer, premier avec Dickinson au micro, le morceau The Number of the Beast, avec son titre et ses paroles au caractère explicites s’attirera les foudres de nombres de groupes cathos/coincés aux States au début des années 80, en faisant également l’un des singles les plus célèbres de Maiden.

 

Vaguement inspiré par le film The Omen, contenant des passages récités de l’Apocalypse et avec une intro vocale démente, le morceau n’est pas pour autant, comme certains auraient voulu croire, une quelconque ode au satanisme mais bel et bien un brulot de Heavy Metal possédant tout les aspects, musicaux comme thématiques, d’un genre qui, reconnaissons le, vieillit tout de même mieux que le reste de ce qu’a pu proposer la décennie.

 

C’est en tout cas ce que se dit Tchoupi quand, puni dans sa chambre, il met à fond sur son ipod The Number of the Beast !

 

 

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Une chronique de 1° Avril

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 07:37

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : INFERNI. HERITAGE

 

 

C'est de qui ? David Boriau (scénario) et Grelin (dessins)

 

 

La Couv'

 

L'enfer est-il vraiment pavé de bonnes intentions?  /  Inferni Vs. Beetlejuice (série animée)

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour le scénariste

 

 

C’est édité chez qui ? Jungle

 

 

Une planche

 

L'enfer est-il vraiment pavé de bonnes intentions?  /  Inferni Vs. Beetlejuice (série animée)

 

Ca donne Quoi ? Suite au divorce de ses parents, Anton va devoir attendre que tout soit réglé chez sa tante Méryl qui vit dans un manoir un rien sinistre. À cela s'ajoutent un bélier noir caractériel, une cuisinière immense dans toutes les dimensions… et des fantômes. Puis, à l'école, Anton fait connaissance avec Alice est mise à l'écart des autres à cause de Thad, un des 3 fils du pasteur.

 

Unir fantastique et jeunesse est sans doute un des cocktails les plus durs à réussir en BD. Ce 1e tome d'une nouvelle trilogie est plutôt prometteur en alliant atmosphère étrange, problèmes personnels du héros et tourbillon d'évènements plus ou moins dramatiques. Les dessins sont sympathiques avec un rien d'inspiration manga mais sans excès.

 

Un détail plaira aux jeunes lecteurs : la couverture est partiellement phosphorescente dans l'obscurité.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? BEETLEJUICE ANIMATED SERIE

 

 

C'est de Qui partiellement de Danny Elfman pour le thème principal

 

 

La couv'

 

L'enfer est-il vraiment pavé de bonnes intentions?  /  Inferni Vs. Beetlejuice (série animée)

 

Déjà entendu chez nous?  Oui pour Danny Elfman

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? 2 minutes de reprise du thème de Danny Elfman créé pour le film de Tim Burton sur un rythme échevelé qui dynamisera (ou dynamitera) le début de la lecture, mais collera parfaitement avec la fin.

 

Nul besoin de présenter Danny Elfman aux habitués de BOBD puisqu'il est régulièrement cité.

 

En revanche, je crains que les jeunes lecteurs actuels ne connaissent pas la folle série animée ayant Beetlejuice et Lydia pour héros (ils sont amis au contraire du film). Mais les trentenaires devraient s'en rappeler.

 

Le reste de la B.O est dans le même esprit, alternant frissons et humour avec réussite tout en proposant pas mal de variations.

 

 

 

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Une chronique de Gen

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 16:15

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LES CLASSIQUES EN MANGA

 


C'est de qui : Variety Art Works

 

 

Une Couv':

 

Classiques sauce soja  /  Les classiques en manga

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil.

 

 

Une planche:

 

Classiques sauce soja  /  Les classiques en manga

 

Ca donne Quoi ? Est-ce un lieu commun d’affirmer que les jeunes ne lisent plus aujourd’hui ? C’est en tout cas une certitude, grâce au net même plus besoin de se frapper les éventuels lectures éparses données par les enseignants, un petit coup de google et voilà un résumé de quelques lignes, emballé c’est pesé.

 

On pourra donc saluer l’initiative du studio Variety Art Works, édité en France chez Soleil, qui reprend en manga de grands titres de la littérature mais aussi des œuvres essentielles de la pensée mondiale. Chez nous on a croisé entre autre une version du Capital de Marx, mais, tout récemment, ce sont Le Discours de la Méthode de Descartes...

 

Classiques sauce soja  /  Les classiques en manga

 

Et la Théorie de l’Evolution de ce bon vieux Darwin :

 

Classiques sauce soja  /  Les classiques en manga

 

Qui sont passés par la moulinette nippone.

 

Si l’essentiel du message est bien là, expliqué plutôt clairement (ce qui n’était pas forcément chose aisée vu les textes retenus), on regrettera dans le Discours par exemple  le choix de l’ajout de séquences dans le présent qui impactent un peu le sérieux du propos.

 

Le style graphique fait old school classique et est plutôt agréable même si un peu  passe partout.

 

Coté littérature, je suis un brin plus réservé sur les versions de bouquins majeurs que sont Une Vie de Maupassant (l’un des auteurs de mon panthéon perso) et les  Misérables d’un certain Hugo (Victor de son blase).

 

Classiques sauce soja  /  Les classiques en manga

 

En effet, le premier pâtit un peu de son look « Candy » et le second condense 1500 pages en 192 (la norme de tout ces mangas)  donc forcément on perd un peu du sel de l’histoire.

 

Si, vous vous en doutez, je conseillerai évidement de lire les originaux avant de tenter ces versions manga, ils peuvent être une bonne passerelle vers la « vraie » lecture.

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:10

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : SNAERGARD.

 


C'est de qui : V. Wagner

 

 

La Couv':

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec.

 

 

Une planche:

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Ca donne Quoi ? Le moins que l’on puise dire c’est que Pelle, jeune prince dans la Norvège du XIII° siècle, ne partage pas grand chose avec son royal géniteur, homme brutal et cruel. Lorsque l’occasion se présente de s’éloigner de l’étouffante vie au château, à la poursuite d’un énorme loup blanc terrorisant la population, notre héros saute dessus.

 

En chemin il va faire la connaissance de Njal, un étranger qui prétend parcourir le monde. Plus tard, alors revenu au château, Pelle apprend que Njial a été attaqué par le loup, à l’auberge. Sur place pourtant, si la bête est bien là, aucune trace du jeune homme que Pelle retrouvera plus tard tapi dans la nature avec la même blessure que la flèche du prince a affligé à l'animal.

 

Les destinées des deux jeunes gens vont s’avérer intimement liées et Pelle n’hésitera pas à partir avec Njial à la recherche de sa sœur jumelle, elle aussi frappée d’une malédiction dans laquelle est impliqué le propre sorcier du père de Pelle. 

 

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Après avoir touché un peu à des genres aussi différents que le western ou le polar victorien, principalement  avec son compère Roger Seiter au scénario, et s’être essayé – avec réussite-  à la bd muette  en ombres chinoises pour enfant, Vincent Wagner saute le pas et propose, pour sa première expérience en solo, une saga nordique diablement maîtrisée, parcours initiatique à la fois sombre et  plein d’espoir où les vieilles croyances sont le sel de ce récit d’aventure plein de suspense. L'auteur a même puisé dans ses propres recherches "sur place" pour donner plus de réalisme à son background.

 

Coté ambiance, on pense à des choses comme Galkidek de Giroud et Grella ou l’Ombre Blanche d’Ozanam et Carrion : des récits originaux à plus d’un titre qui, tout en s’inspirant de choses existantes savent garder une part de nouveauté et une vraie personnalité sur un créneau pourtant très couru.

 

Au dessin  Wagner fort donc des expériences précédentes, conjugue les styles pour mieux illustrer cet album généreux (170 pages !) dans des tons de bleus, de noirs et de rouges du plus bel effet, des réminiscences de Breccia ou encore d’Alfonso Font apparaissent même de ci de là.

 

Allez, si je n’aurai qu’un petit reproche à faire à Snaergard ce serait une toute fin un brin abrupte mais rien qui ne vienne ternir le beau tableau de mon coup de cœur du mois !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? ODIN, FROM THE LAND OF FIRE AND ICE

 

 

C'est de Qui ? A. Butterworth

 

 

La couv'

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Déjà entendu chez nous ? Non.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ?   Œuvre « jeune » si on la compare au répertoire dont elle fait partie (la musique classique dans son ensemble), Odin, from the Land of Fire and Ice vient de fêter son trentième anniversaire.

 

Composée pour un ensemble de cuivres par le britannique Arthur Butterworth dont l’inspiration –de son propre aveu- émane principalement des contrées nordiques, de leur sauvagerie, leur primalité et, vous vous en doutiez au vu du titre de cette pièce, ses légendes, elle fait partie des plus techniques mais également des plus riches écrite pour cette famille d’instruments.

 

Le principal protagoniste de la mythologie nordique ne pouvait trouver meilleure couleur que celle des cuivres pour l’évoquer comme il se doit ; ici donc, en trois mouvements distincts, ils sont simplement (mais efficacement !) accompagnés de percussions, mais sur une partition pourtant pensée comme une véritable symphonie à l’imagerie grandiose et très imagée.

 

C’est à la lecture du préambule de Vincent Wagner que j’ai opté pour Odin au détriment du Roi d’Ys de Lalo que j’avais d’abord choisi (et que je vous garde pour plus tard), et le mariage s’est révélé enthousiasmant.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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