30 juin 2026 2 30 /06 /juin /2026 12:18




 

LA BD:

 


C'est quoi : GUNNAR LE VAMPIRE.



 

C'est de qui? N. Dumontheuil



 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui? Dupuis





 

Déjà croisé sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Au début du siècle dernier, dans une petite bourgade française, un vampire pacifique s’est installé dans un château proche du village où il est apprécié de -presque!- tout le monde.

 

Aussi quand des animaux sont vidés de leur sang et mutilés, leur têtes apparaissant dans divers endroits de façon macabre, les villageois se demandent si leur voisin multi centenaire ne serait pas redevenu un prédateur sanguinaire! A moins que ce ne soit la faute des gens du voyage?! Bref, l'ambiance paisible du lieu va en prendre un coup, surtout avec l’arrivée de la sœur de Gunnar, de son dangereux et fantasque époux  et d’un chasseur réputé qui aimerait bien ajouter nos suceurs de sang à son palmarès!



 

Deux ans après son adaptation de Paasilina, Dumontheuil revient avec un personnage principal tout aussi marginal et décalé avec lequel il se frotte au mythe du vampire.

 

Loin des clichés du genre, auxquels il tord même le cou à une poignée de reprises (ail, crucifix et autre lumière du soleil n’ont par exemple pas d’incidences sur notre suceur de sang) l’auteur propose une histoire loufoque et mélancolique doublée d’une réflexion sur l’existence et la perte de ce que l’on aime ponctuée de moments aussi burlesques que gore.

Les références, notamment cinématographiques, feront plaisir aux connaisseurs!

 

La partie graphique est, une fois encore, une belle réussite, exit la trichromie grisée du titre précédent, Dumotheuil retrouve sa palette de couleurs en privilégiant les ocres et les oranges pour les extérieurs jours, les verts et kakis pour les intérieurs et les bleus pour la nuit.

Les décors fourmillent de détails, les personnages sont expressifs en diable et l’ambiance est d’une belle originalité.



 

Au rayon des bémols on pourra tiquer sur le rythme de la narration qui, sur plus de 270 pages, tend à être inégal parfois, et sur quelques arcs narratifs qui auraient mérités d’être plus développés, mais force est de reconnaître à ce généreux album une personnalité manifeste qui tend à faire défaut à beaucoup de choses qui sortent ces dernières années. 




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE FEARLESS VAMPIRE KILLERS



 

 

C'est de qui? K. Komeda



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 





 

Ça donne Quoi ? Kristof Komeda n’aura eu l’occasion de mettre en musique que peu de films avant sa disparition prématurée à 38 ans.

 

On retiendra de sa courte discographie les longs métrages fantastiques qu’a expérimenté son ami Polanski (oui, à défaut de savoir choisir ses amis Komeda écrivait de la bonne musique c’est déjà ça!)dont ce Bal des Vampires.



 

Komeda livre une partition prenante, tant par son utilisation des voix éthérées et des chœurs gothiques que celle des vents, le tout dans l’esprit des grands films de la Hammer.



 

Ajoutez quelques passages humoristiques bien amenés, et vous obtenez un score très recommandable qui sera d'ailleurs souvent pompé par la suite (et par des compositeurs souvent fo

 

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25 juin 2026 4 25 /06 /juin /2026 15:39




 

LA BD:

 

 


C'est quoi : MUSSOLINI. AVANTI POPOLO.



 

C'est de qui? Perna & Kerfrieden



 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? La trajectoire du tyran italien -et notamment ses derniers jours-  a déjà été abordée en BD, il y a quelques années dans le très réussi Journal de Clara et  pas plus tard que l’an dernier, déjà chez Glénat d'ailleurs, de façon fort originale sur le fond comme la forme dans La Dernière nuit de Mussolini.



 

Le diptyque de  Perna et Kerfrieden s’il se révèle peut être plus classique dans son traitement, coté scénar comme dessin, reste une source d’information intéressante pour le lecteur, avec notamment pas mal de notes et références de bas de pages.



 

La partie graphique sert bien le propos avec un souci du détail et du rendu historique et des personnages souvent expressifs mais m’a moins emballé, en cause notamment de nombreuses cases aux fonds “vides” et un style un peu trop “tradi” à mon goût.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE TWO FACES OF JANUARY



 

 

C'est de qui? A. Iglesias



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 



 

Ça donne Quoi ? Sur ce thriller adapté de Patricia Highsmith et se déroulant à Athènes dans les années 60, l’expatrié Iglésias, en odeur de sainteté depuis ses nominations aux Oscars et Golden Globe dés ses premiers travaux à Hollywood.



 

Le collaborateur attitré pendant un temps d’Almodovar capte l’ambiance mélodramatique chargée de suspense du scénario, n’hésitant pas à s’inspirer des travaux d’Herrmann (tant qu’à faire hein !) pour mettre en musique la valse sombre du trio d’arnaqueurs du film. 



 

Lyrique et romantique autant que tendue, la musique d’Iglésias possède une touche « hors du temps » qui fait un très bon accompagnement musical à ce premier volet de Mussolini.



 

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23 juin 2026 2 23 /06 /juin /2026 07:11

 

LE LIVRE



 

C'est quoi?  LES CINQ AMI.E.S L’ECHAPPENT BELLE IN EXTREMIS

 


 

C’est de qui?  Fabcaro



 

Le pitch de l’éditeur: C’est enfin les vacances d’été ! Nos cinq ami·e·s vont enfin pouvoir en profiter pour se détendre un peu ! C’est sans compter, hélas, sur un événement inattendu : on a dérobé un dossier de la plus haute importance dans le bureau de Charles Barral ! Tout ceci est bien mystérieux… Les Roumains que nos ami·e·s ont croisés sur la plage n’y seraient-ils pas pour rien ?... Voilà une nouvelle enquête palpitante qui s’annonce pour nos cinq ami·e·s !

 

Cà donne quoi?   Bon, vous l'aurez compris dès la couverture de ce petit bouquin, on est ici sur de la parodie complètement décalée d’une de nos lectures d’enfance, madeleine de Proust s’il en est, j’ai nommé le Club des 5 d’Enid Blyton, par ailleurs également créatrice de Oui-Oui 

Dire que la britannique a bercé l’enfance de milliers de gosses est un euphémisme, même si, dans le même temps, elle véhiculait des valeurs qui ne sont plus aujourd’hui que l’apanage des participants aux Manifs pour Tous.

C’est d’ailleurs sur ce terrain là que s’engage Fabcaro avec l’humour ravageur (et qui tâche parfois soyons honnêtes) qu’on lui connaît. 

Les jeunes héros de son pastiche sont des gamins de bonne famille bien réac (sauf Bruno qui a perdu ses parents et apprécie les cuisses galbées et diverses façon de tenter de mettre fin à ses jours), ont des prénoms qui sonnent vintage juste ce qu’il faut (Garance, Nathanaël, Apolline… bon est ce vraiment pire que Kylian, Lyssandre,  Sofia ou Mattéo ?), rient aux blagues racistes de leur lourdingue de père et n’hésitent pas à harceler des enfants “roumains” parce que bon, ils ne sont jamais tout blancs on le sait (c’est le cas de le dire!).

 

Festival de situations décalées, de comique de répétition poussé parfois à l’extrême, de répliques acides voire grasses (voire les deux), brocardage en règle des clichés du genre et de la mentalité rance de toute une frange de la société encore bien (trop!?) présente aujourd’hui…Les 5 ami.e.s est un excellent petit moment de lecture ponctuée de francs éclats de rire. 

 

Alors oui c'est parfois lourd et trop second degré (quoique) mais si on est client de cet humour là (et pas que, mes gamins de 17 et 11 ans ont beaucoup ri aussi) ce serait dommage de passer à côté,

 

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bobd - dans Livre Humour Fabcaro
19 juin 2026 5 19 /06 /juin /2026 12:52


 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LUNE DE MIEL 3. MIDI ENTRE 4 PLANCHES.



 

C'est de qui? B. Vives



 

La Couv':

 




 

Déjà croisé sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Dans cette nouvelle aventure, Quentin et Sophie arrivent à Bruxelles pour un colloque sur les surréalistes. Mais la capitale belge va s’avérer fort loin de l'image que s’en faisait le couple, en effet ils ont plus l’impression d’avoir atterri dans une ville digne de la conquête de l’Ouest que dans l’un des berceaux du 9° art!



 

Attaque de banque, règlements de comptes à coups de colts et autres soirées danse en ligne au saloon vont plonger Sophie et Quentin dans une sorte de réalité parallèle hors du temps, pleine d’une violence à laquelle ils vont être obligés d’adhérer pour essayer de s’en sortir en un seul morceau.



 

J’avais trouvé le Secret de Coatlicue, second tome de Lune de Miel, un peu light mais j’ai plutôt apprécié ce 3° volet de Lune de Miel, dans lequel Vivès se fait encore plus plaisir que sur les précédents, faisant voler en éclat toute vraisemblance scénaristique pour un bon gros délire néo western.



 

Gageons que ce Midi entre quatre planches en déroutera plus d’un mais on est obligé de reconnaître que son auteur sait tordre les codes du genre pour proposer une foi encore une lecture totalement plaisir coupable où l’on débranche le cerveau le temps de l’album (qui selon toute vraisemblance sera le dernier).




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : ET MAINTENANT ON L’APPELLE EL MAGNIFICO



 

 

C'est de qui? De Angelis



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 


 




 

Ça donne Quoi ? Parenthèse dans une filmo western où il a l’habitude de jouer les pistoleros, Terence Hill interprète dans cette poussive série B internationale un homme distingué qui se retrouve dans une ville du far west où ses manières et ses goûts détonnent un peu trop.



 

Les frères De Angelis, qui, comme tous leurs pairs de l'époque, ont tâté de la musique de western, naviguent ici entre parodie moriconienne et  pistes à l'humour décalé, le tout avec des arrangements soignés vu la production pourtant visiblement fauchée.



 

Cette B.O atypique s’il en est amène encore une dose de décalage à l’album potache de Vivès qui n’en demandait peut être pas tant!



 

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16 juin 2026 2 16 /06 /juin /2026 16:03


 

LA BD:

 


C'est quoi : L’EXODE DU LOUVRE



 

C'est de qui? G. Smudja



 

La Couv':

 




 

Déjà croisé sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Même si la liesse est de mise en ce mois de juillet 39, l’ombre des fascismes voisins et le douloureux souvenir de la Grande Guerre planent sur le France.

A Paris, Jacques Jaujard, directeur du Louvre, sentant la menace d’un nouveau conflit se préciser, va, avec l’aide de ses collègues et de douzaines de volontaires de tous horizons (on croise des boulangers, des danseuses, des étudiants en art!), organiser  le transit de centaines d'oeuvres et notamment les plus précieuses du musée vers des endroits où les nazis n’iront pas les chercher…du moins l’espère-t-il!

 

Jaujard fait face à une logistique infernale pour gérer les flots de camions, l'emballage et le transport de certaines oeuvres que leur taille ou poids rendent complexes à déplacer alors que la guerre est finalement déclarée et que le compte à rebours s'amenuise!



 

Décidément, Gradimir Smudja n’est jamais là où l'on croirait le trouver!

Après s’être penché avec talent sur le destin de grands artistes, de Van Gogh à Toulouse Lautrec en passant par Mozart (dont il a fait… une souris!), il s’était intéressé dans son précédent opus à la biographie du coureur Jesse Owens.



 

Voilà qu’on le retrouve sur ce projet historico-culturel tiré d’une histoire vraie qui lui permet, comme c’était déjà le cas dans Le Bordel des Muses ou Au fil de l’Art, de croquer quelques grandes figures littéraires et artistiques.

 


 

Ce véritable Midas du 9° Art, qui travaille tout à la peinture à l’ancienne, a encore trouvé là un sujet qui lui permet de faire étal de tout son talent. Le chatoiement de ses couleurs n’a d’égal que le fourmillement des détails.

On sent que le Louvre et ses trésors inspirent Smudja, et pas qu’un peu.

 

Une fois encore l’artiste marie le fond et la forme et livre un écrin graphique magistral à une histoire peu connue d’une autre forme de résistance- qu'il parsème d'un humour bon enfant et d'un soupçon de fantastique - peut être un peu moins héroïque mais néanmoins essentielle.  



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : UNE HEURE AVANT L’AUBE



 

 

C'est de qui? M. Rozsa



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 



 

Ça donne Quoi ?Un film qui commence comme un drame psychologique humain pour finalement tourner en histoire d’espionnage nazi et l’occasion pour un Miklos Rosza alors encore dans les débuts de sa carrière de faire montre de l’étendue de son talent. 



 

Le compositeur passe sans sourciller de l’émotion au suspense, de la douceur mélancolique à la froideur implacable et imparable. Il insuffle dans sa partition ce qui sera un leitmotiv payant tout au long de sa filmo, à savoir des éléments de musique folklorique et classique de sa contrée d’origine.



 

Un petit score assez peu connu dont le panel d’émotions exprimées, toutes avec autant de réussite, est très en phase avec cette première partie de l’Exode du Louvre.

 


 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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