28 janvier 2026 3 28 /01 /janvier /2026 08:47




 

LA BD:

 


C'est quoi : TUNNELS

 


C'est de qui? Sanlaville



 

La Couv':

 



 

Déjà croisé sur le site? Oui





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Un couple et leurs 3 filles prend la route des vacances quand, au sortir d’un tunnel, ils se retrouvent dans une sorte de boucle spatio temporelle sur une route sans fin sur laquelle se déroule une course mortelle de voitures futuristes, conduites par des pilotes plus rapiécés que la créature de Frankenstein qui parlent un étrange dialecte et se nourrissent exclusivement de sucreries.



 

Dans son style graphique immédiatement reconnaissable, très proche de celui de ses camarades Vivès et Balak, avec qui il a signé le mythique Lastman, Michael Sanlaville quitte l’univers sportif de son manfra Banana Sioule pour livrer ce cauchemar à haute tension, qui pioche dans les probables influences filmiques de leur auteur, Mad max ou Duel entre autre.

 

Si l’ensemble peut paraître un peu léger voire rapide à lire (et ce malgré une intro un brin longuette), la postface éclaire la thématique abordée par Sanlaville et aurait méritée d’être peut être placée en amont de l’album.



 

Reste un album de genre pêchu et plein de tensions, au dessin original dont l'univers “parallèle”  pourrait même être éventuellement développé. 






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : STRANGER THINGS SEASON 5




 

C'est de qui? Dixon et Stein



 

La Couv':

 



 

Déjà entendus chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ça donne Quoi ?   Fin de partie pour les kids d’Hawkins qui ont bien (trop?) grandis,  et pour leur Némésis avec cette cinquième (trop?) longue saison, une décennie après les débuts de la série.

 

Celle-ci, est passée entre-temps, succès mondial phénoménal oblige, d’un hommage appliqué aux classiques du ciné des années 80 à un show digne d’un blockbuster souffrant de problèmes de rythme, d’acting ou encore de fils narratifs un peu trop nombreux.

 

Après ne crachons pas trop dans la soupe, tout n’est pas à jeter dans cette conclusion loin s’en faut, à commencer par la B.O qui, si elle reste dans son esprit minimaliste eighties possède quelques moments de bravoure appuyés, scénario catastrophe et grosses bastons armées obligent.

 

Les pistes sont en général assez courtes et nombreuses, les atmosphères sont relativement variées et, si les synthés vintage sont à la fête, l'orchestration sonne parfois singulièrement actuelle et fait preuve d’une efficacité manifeste.



 

 

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26 janvier 2026 1 26 /01 /janvier /2026 10:09





 

LA BD:

 


C'est quoi : THE JUNCTION

 


C'est de qui? Norm Konyu



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisé sur le site? Non






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Au milieu des années 80, dans une petite bourgade, Lucas et son père disparaissent sans laisser de traces.

Un jour de 1996, le garçon sonne à la porte de chez son oncle mais il est exactement le même que le jour où il a disparu, en 12 ans il n’a pas vieilli d’un seul jour.

Quant à son père, il reste introuvable.

 

La police et une psychologue vont tenter de démêler l’écheveau de ce mystère en décortiquant l’étrange journal intime du garçon, plein de dates similaires, de personnes inconnues, d’une ville - Kirby Junction- qui n'apparaît sur aucune carte.

 

Lucas lui même, mutique au départ, tient de rares propos incohérents.

 


 

En mélangeant le récit de l'enquête et celui du journal de son personnage principal, Norm Konyu qui, comme son nom ne l’indique pas est canadien et dont c’est le deuxième album qui paraît en France,  propose un récit gigogne où le lecteur navigue constamment entre réalité et fantasme jusqu’à perdre ses repères pour, petit à petit, découvrir là où l’auteur veut l’emmener.



 

Alliant avec réussite le fond et la forme, l’album bénéficie d’une partie artistique fort originale avec un style presque géométrique qui mélange les traitements graphiques, ajoutant encore au décalage du scénario.



 

Si le côté fantastique n’est finalement peut-être qu'un prétexte à une histoire aux thématiques plus profondes et finement abordées, il faudra néanmoins, un peu comme dans un film de David Lynch par exemple, accepter de ne pas avoir toutes les clés et toutes les réponses pour apprécier The Junction, one shot qui se démarque sensiblement de la production actuelle de la BD.







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : EUROPA




 

 

C'est de qui? J. Holbek



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ça donne Quoi ?   Avant de partir en sucette, Lars Von Trier a réalisé pas mal de choses fort intéressantes dont ce Europa, sorte de voyage hypnotique et symbolique dans l’Europe de la toute fin de seconde guerre mondiale, avec un traitement en quasi noir et blanc et en voix off parfois déconcertant.

 

Pour la B.O Holbek compose une musique qui s'inspire à la fois des mouvements classiques de l’époque mais aussi des grands compositeurs de thriller des années 50/60 et alterne des thèmes mélancoliques soignés aux mélodies qui ne manquent pas de panache et des passages bien plus sombres, portés sur la rythmique pour évoquer le suspense, la tension et le malaise.

 

Un panache d’ambiances intéressantes sur l’album tout aussi hybride de Norm Konyu.

 

 

 

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bobd - dans Glénat Konyu
23 janvier 2026 5 23 /01 /janvier /2026 10:42




 

LA BD:

 


C'est quoi : HAVANA SPLIT 2. TROPICANA

 


C'est de qui? Brrémaud & Macioci



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dupuis





 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble même!






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Nos trois kidnappeurs improvisés sont dans une mouise noire!

Non seulement l’enlèvement de Concepccion a provoqué un séisme au sein de la pègre cubaine qui emploie les grands moyens pour la retrouver (et fait le nettoyage par le vide!) mais ils ont eu le malheur de se trouver sur les lieux d’un faux attentat orchestré par la CIA qui, du coup, veut également leurs têtes.

 

Entre règlements de comptes, trahisons et magouilles politiques, le trio va avoir du mal à s’en sortir.



 

Si le premier volet de Havana Split s’était avéré fort sympathique, avec une touche de polar fun et coloré, cette suite monte d’un bon cran, que ce soit côté action, tension mais surtout inventivité du scénario.



 

Là où beaucoup auraient proposé un scénar classique et, surtout, déjà vu, le doué Fred Brrémaud conjugue une ambiance et un background originaux avec un vrai suspense et une noirceur latente constante, notamment via quelques scènes d’anthologie (mention spéciale à celle des ballons dans le ciel cubain!).

 

Gageons que nombre de critiques auront la paresse intellectuelle (voire culturelle?) de comparer le travail du scénariste à celui de Tarantino mais là où ce dernier ne fait que pomper recycler le travail de ses illustres pairs, Brrémaud fait preuve d’une fraîcheur et d’une inventivité qui font plaisir!



 

Le trait de Vic Macioci, dont on vantait les mérites lors de la chronique du tome précédent, rajoute encore au décalage entre le fond et la forme et fait de ce second volet (sur quatre) une lecture de qualité.



 

La suite promet d’être haute en couleurs (et pas que!)







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : A PLENO DIA




 

C'est de qui? L. Rosenmann



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 




 

Ça donne Quoi ?  Après quasiment deux décennies à composer pour quelques uns des plus grands réals de son époque, Leonard Rosenman aborde les années 70 en se mettant à la page en empruntant le chemin de l’expérimentation, à l’instar de certains de ses pairs, Goldsmith en tête, dont il va d’ailleurs prendre la suite sur la musique de la Planète des Singes.



 

Si l’orchestration de ce téléfilm reste dans la mouvance des thrillers de l’époque Outre Atlantique où tout le monde “empruntait” au grand la Lalo Schifrin, Rosenman a néanmoins la bonne idée de placer des effets d’échos de certaines parties d’instruments qui viennent jouer de courts groupes de notes sur des nappes atmosphériques.

 

Si aucun thème marquant ne se détache de la partition, le résultat, proche de l’underscoring, est diablement efficace. Les staccatos quasi déstructurés de cuivres provoquent une tension palpable et un suspense soutenu.

 

 

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21 janvier 2026 3 21 /01 /janvier /2026 09:40




 

LA BD:

 


C'est quoi : LE NOM DE LA ROSE 2

 


C'est de qui? Manara



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisé sur le site? Oui.






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Alors qu’Adso goûte -presque- à son corps défendant aux plaisirs de la chair (et va connaître de fait également une cruelle peine) et que d’autres cadavres sont découverts à l'abbaye, arrive une délégation de prêtres pour un débat qui s’annonce houleux et, cerise sur le gâteau, un cruel inquisiteur débarque également sur place pour enquêter sur les crimes.

Guillaume de Baskerville se retrouve alors dans l'œil du cyclone et va avoir fort à faire pour s’en sortir.



 

Dans sa postface à ce second et dernier volet de l’adaptation par le maître italien de l’érotisme du chef d’oeuvre de son regretté compatriote, Jean Jacques Annaud, responsable d’une version cinéma très réussie même si elle comporte de notables différence avec son modèle littéraire, confirme qu’adapter c’est forcément s’approprier, voire trahir un peu, mais qu’Umberto Eco avait cautionné sa vision.



 

Comme nous l’avions dit dans la chronique du tome précédent, vouloir rendre en deux albums de BD la complexité du Nom de la Rose est une gageure que peu auraient mené à bien.

C’est une semi réussite que l’on peut accorder à Manara qui, devant la difficulté d’avoir à évoquer à la fois l’enquête holmesienne du roman mais aussi sa thématique religieuse, à savoir l’affrontement entre les représentants du Pape et les Franciscains sur la prétendue pauvreté du Christ, livre un album assez chargé niveau textes et au rythme un peu bancal.

 


 

Néanmoins la partie graphique est une indéniable réussite (hormis peut être - comme le fait remarquer d’ailleurs Jean Jacques Annaud- on est pas trop regardant sur l’interprétation visuelle de la seule femme de l’histoire que l’artiste transalpin a représenté dans la plus pure tradition de ses héroïnes célèbres) que ce soit sur le travail de rendu architectural, l’expressivité des personnages (si l’on n’est pas trop allergique aux ressemblances avec acteurs existants), la beauté des décors, et, last but not least, les variations de représentations selon le récit.



 

Un diptyque à ranger aux côtés du Caravage et des aventures de Giuseppe Bergman dans les oeuvres “tout public” de Milo Manara. 








 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : RIPPER STREET S.4




 

C'est de qui? D. Scherrer



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 




 

Ça donne Quoi ?  Ripper Street est un cas rare (unique?) dans le monde des séries tv.

Condamnée à l’arrêt pur et simple par la BBC, initiatrice du programme, la série s’est vue offrir deux saisons supplémentaires et une fin digne de ce nom grâce à un engouement massif des fans via une pétition en ligne qui a poussé Amazon à investir.

 

Il faut dire que Ripper Street est pétri de qualités: casting, scénarios, réalisation et, of course: B.O.



 

Dominik Scherrer, le compositeur, qui à coté n’a pas fait de choses fort remarquables par ailleurs, a écrit une partition gothique aux accents victoriens avec quelques ajouts originaux côté instruments qui ne manque ni de suspense ni d’émotion sans pour autant en faire des tonnes dans un domaine comme dans l’autre.

 

 

 

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19 janvier 2026 1 19 /01 /janvier /2026 08:39




 

LA BD:

 


C'est quoi : L’ESCADRON BLEU, 1945

 


C'est de qui? Ollagnier & Le Pon



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dupuis





 

Déjà croisés sur le site? Non.






 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? Si les femmes durant la Seconde Guerre Mondiale ont eu un rôle prépondérant à l’arrière, certaines se sont illustrées au sein de la Résistance.

Nous avons chroniqué la très belle série Madeleine, Résistante et c’est également d’une Madeleine qu’il s’agit ici.

 

Madeleine Pauliac, ancienne pédiatre qui va devenir officier et risquer sa vie pour ramener de l’Est, à la toute fin de la guerre, les prisonniers français retenus par les troupes soviétiques dans une Pologne exsangue que les américains abandonnent à Staline sans états d’âmes malgré les exactions que la population ne va pas manquer de subir.

Elle viendra également en aide aux victimes des viols des soldats allemands et russes en avortant celles tombées enceintes qui ne désirent pas garder les enfants, parmi lesquelles pas mal de religieuses.

 

Si Pauliac gère la partie “diplomatie” au départ, de leur côté toute une troupe de courageuses ambulancières,  surnommée l’Escadron Bleu, opère également un salutaire rapatriement sanitaire derrière le futur rideau de fer, parfois au péril de leurs vies.

 

Madeleine Pauliac et l’Escadron étaient destinées à se rencontrer et à tenter de remplir ensemble leur mission de sauvetage.

 


 

Adapté du roman Madeleine Pauliac, l'insoumise de Philippe Maynial, son neveu, cet album de plus de 150 pages lève le voile sur une page peu connue de la fin de la guerre et le comportement héroïque de ce groupe de femmes qui n’ont pas hésité à mettre leurs existence en danger pour remplir la mission que le Général De Gaulle en personne leur avait confié.

 

Ce sont des milliers de soldats qui seront sauvés par l’Escadron Bleu en quelques mois.

 

Virginie Ollagnier livre un scénario riche en détails et faits historiques, aux nombreuses scènes de bravoure mais qui sait aussi mettre en lumière les personnalités à part de ses héroïnes. 



 

De son côté Yan Le Pon qui a porté pas mal de casquettes dans le monde de l’animation et du storyboard, rend une copie intéressante à plus d’un titre, avec un souci du détail qui donne corps au récit.

Le design de ses personnages m’a peut être un peu moins convaincu mais l’originalité de son trait emporte néanmoins l’adhésion.








 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LA CROIX DE LORRAINE




 

 

C'est de qui? B. Kaper



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ça donne Quoi ?  Gene Kelly, sorti de ses comédies musicales à succès, joue, dans ce film de 43 un prisonnier français qui, avec Jean Pierre Aumont, vont s’évader d’un camp de travail allemand. 

 

Le toujours excellent Peter Lorre joue le nazi de service et le film est un monument de patriotisme propagandiste, alors qu’au départ il est inspiré de l’autobio d’un légionnaire allemand dans la légion Française qui doit combattre l’Allemagne et sera capturé puis s’évadera. 

 

Le film, de plus le film bénéficie d’une musique écrite par Kaper, qui n’en n’est pas à son coup d’essai dans le film de guerre et est passé maître dans l’art d’écrire des thèmes de suspense dramatique prenants. Un bien bel accompagnement old school pour une lecture originale et édifiante.



 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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