4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:02

 

 

 

Allez, éloignez les enfants de B.O BD pour le week-end puisque nous lui consacrons un cycle BD X qui, comme à l'accoutumée, va se révéler aussi éclectique qu'original.

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi ? COMTESSE

 

 

C'est de qui : A. Picault

 

 

La Couv':

 

Cycle BD X  /   Comtesse  Vs.  Tous les matins du monde

 

Déjà croisée sur le site? Non.

 

 

Une planche:

 

Cycle BD X  /   Comtesse  Vs.  Tous les matins du monde

 

Ca donne Quoi ? Madame La Comtesse s’ennuie ferme, elle qui aimerait que Monsieur Le Comte la butine un peu en est pour ses frais, et pour cause, son époux est plutôt de la jaquette.

 

Ainsi, au fil d’interminables journées, notre châtelaine se laisse aller à rêveries et autres fantasmes humides et torrides. On ne saura pas si elle est passée à l’acte avec son serviteur ou si tout ceci n’est resté qu’illusion mais ce qui est sur c’est qu’elle semble en avoir tiré bien du plaisir.

 

Aude Picault livre avec ce premier volume de la collection BD Cul des Requins Marteaux (le meilleur de la petite poignée  que j’ai lu jusqu’à présent), entièrement muet, dans un style graphique aérien qui n’est pas sans faire penser parfois à Sempé (mais à des années lumières du Petit Nicolas of course), un exercice de style délicieux, parfois cochon, où robes à baleines et perruques poudrées côtoient gros plans de masturbation féminine et autres pénétrations, le tout sans jamais être vulgaire.

 

Cycle BD X  /   Comtesse  Vs.  Tous les matins du monde

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? TOUS LES MATINS DU MONDE

 

 

C'est de Qui ? Divers,  arrangés et ou dirigés par Jordi Savall

 

 

La couv'

 

Cycle BD X  /   Comtesse  Vs.  Tous les matins du monde

 

Déjà croisé dans le coin?  Certains probablement.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Film d’ « écurie », biopic classe ayant récolté sa moisson de Césars attendue lors de sa sortie, le film de Corneau a de beaux atouts pour lui : décors, costumes, interprètes et, last but not least, son répertoire.

 

L’Espagnol Jordi Savall, instrumentiste et chef d’orchestre au bagage imposant, spécialiste de la musique d’époque, pioche dans les compositions de gens comme Couperin, Lully et, of course, Marin Marais (pour ceux qui l’ignorent le film est centré sur ce dernier) pour illustrer le long métrage, balayant par la même tout un pan de la musique baroque française avec des œuvres plus ou moins connue et aux humeurs variées.

 

Si une ou deux suffisent pour accompagner les égarements de notre Comtesse (du fait de l’absence de textes, la lecture est plutôt rapide), on gardera les Improvisations sur les folies d'Espagne ou l’ Arabesque  dans lesquelles la viole de gambe de Savall est  moins solennelle que sur le reste de la galette.

 

De la confiture pour les cochons... au sens propre ou figuré, c'est selon!

 

 

 

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Une chronique de Fab

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:16

 

 

 

Une chronique Pour/Contre aujourd'hui sur B.O BD:

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : L’AMOUR EST UNE HAINE COMME LES AUTRES

 


C'est de qui : Marty et Louis

 

 

La Couv':

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Déjà croisé sur le site? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Ca donne Quoi ? Abélard, le jeune noir futé et Will le gros rouquin pas bien malin deviennent amis à la vie à la mort quand le second sauve la vie du premier et que Abe lui promet d’être toujours là pour lui quand ses capacités seront mises à rude épreuve.

 

Les années passent et le pacte, secret, nous sommes dans la Louisiane des années 30 à 50, celle du Ku Klux Klan et des différences raciales, lie toujours les deux amis. Mais une jeune femme aux dents longues va venir chambouler tout ça et les préjugés et la haine vont rattraper Abe et Will.

 

Si pas mauvais en soi, ce one-shot aligne à mon goût un peu trop de lieux communs du genre, insitant sur le pathos de la situation, pour emporter l’adhésion.

 

Coté dessin cependant c’est très réussi, avec une influence d’Outre Atlantique intéressante et de belles couleurs.

 

 

L'avis de Gen:

 

 

Contrairement à mon ami Fab, j'ai bien aimé cet album.

 

Déjà il y a en effet les beaux graphismes et la colorisation en teintes "photos anciennes" de Lionel Marty qui donnent un charme particulier au récit en atténuant la violence de certaines scènes

 

Puis le scénario de Stéphane Louis qui certes semble très classique et inspiré de nombre de films évoquant les amitiés "contre-nature" entre noirs et blancs dans les états racistes du Sud des USA dans les années 1930/1940. Mais il y a les 2 mères, en particulier celle d'Abe (le jeune noir), qui donnent un éclairage différent.

 

Enfin, pour la fin qui redonne un peu d'espoir pour le futur de l'humanité.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? TWELVE YEARS A SLAVE

 

 

C'est de Qui ? H. Zimmer et divers.

 

 

La couv'

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si d’aucun ont salué la retenue inhabituelle dont a fait preuve Hans Zimmer sur la B.O de ce bestiau à Oscar, faisons notre langue de pute quelques instants et évoquons la plainte pour plagiat à l’encontre du thème principal du film ou encore les similitudes plus qu’évidentes entre le dit thème et celui d’Inception du même Zimmer…

 

Tout ça pour dire que, certes ce score est moins pompier que la production habituelle du boss de Remote Control,  qui de son propre aveu n’était pas forcément le meilleur choix pour mettre le film en musique et qui, heureusement, n’a pas fourni beaucoup de pistes, le reste de la galette étant composé de compositions originales d’artistes comme Alicia Keys, Chris Cornell ou encore John Legend.

 

L’atmosphère générale est évidement en phase de notre album du jour que ce soit dans la couleur comme dans les bons sentiments.

 

 

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Une chronique de Gen et Fab

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 10:41

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : HENRIQUET, L’HOMME REINE

 


C'est de qui : R. Guérineau

 

 

La Couv':

 

Dancing Queen  /  Henriquet, L'Homme Reine  Vs.  Le Roi Danse

 

Déjà lu sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt.

 

 

Une planche:

 

Dancing Queen  /  Henriquet, L'Homme Reine  Vs.  Le Roi Danse

 

Ca donne Quoi ? Il y a une poignée d’année, Richard Guérineau nous offrait une adaptation réjouissante du Charly 9 de Jean Teulé qui se distinguait autant par son fond que sa forme (si certains d’entre vous ont été tentés ici de citer Victor Hugo, je leur conseillerais d’aller lire une de ses œuvres, plutôt  que de perdre du temps sur internet, bref continuons).

 

Enchanté par les travaux de recherche effectué pour cet album et désireux de prolonger l’expérience, Guérineau a donc décidé de donner une « suite » à Charly 9 en évoquant son successeur, Henri III.

 

Alors autant être tout de suite clair, si ce généreux album ne manque pas d’humour, on sent tout de même qu’il n’y a pas le matériau de base de Teulé derrière. Guérineau garde une approche pleine d’esprit, mais on le sent avant tout désireux de coller à la réalité historique, que ce soit dans les faits comme dans le langage. Henry III se déroulant sur une période beaucoup plus longue que l’album précédent, les faits et protagonistes abondent, quitte parfois à perdre un peu le lecteur en route, mais, comme sur Charly 9, l’auteur a eu l’excellente idée de présenter certaines parties sous d’autres formes graphiques (mention spéciale au clin d’œil à Hagard Dunor et à l'anthologie de notre enfance: L'Histoire de France en BD).

 

Dancing Queen  /  Henriquet, L'Homme Reine  Vs.  Le Roi Danse

 

La partie graphique parlons en, c’est tout bonnement excellent, que ce soit dans les faciès caricaturesques à souhaits des personnages, certaines scènes de bataille silencieuses épiques (notamment une des finales toute de noir et de rouge) ou la reconstitution historique des lieux et costumes (partie que Guérineau aime beaucoup de son propre aveu), c’est à mon goût ce qui porte Henriquet, l’Homme Reine si pas au niveau de Charly 9, juste un peu en dessous.

 

 

a

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LE ROI DANSE

 

 

C'est de Qui ? Lully

 

 

La couv'

 

Dancing Queen  /  Henriquet, L'Homme Reine  Vs.  Le Roi Danse

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? C’est un euphémisme de dire que Gérard Corbiau, réalisateur du Roi Danse, connaît la –grande- musique, puisque c’était déjà la sujet principal trois de ses quatre précédents films.

 

Ici il la considère même, et c’est lui qui le dit n’est ce pas, comme l’un des principaux protagonistes du long métrage. Ainsi il écrit et tourne en fonction de ses choix d’illustrations musicales, cherchant constamment l’osmose parfaite entre les deux éléments.

 

Certes  la musique de Lully, violoniste et compositeur attitré de Louis XIV, source d’inspiration pour nombre de grands musiciens qui suivront, ne peut être qualifiée de contemporaine de l’époque de notre BD (pour la petite histoire c’est un  De Guise qui introduit Lully à Versailles, de la lignée de celui qu’Henry III fit assassiner), mais elle possède néanmoins tout le faste du baroque du XVI° siècle et, dans les extraits retenus pour la B.O du film de Corbiau, via les divers genres et ambiances représentés fait  un belle compagne à l’album de Guérineau.

 

 

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Une chronique de Fab

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 12:34

 

Allez, c'est mercredi: un album pour les plus (ou moins) jeunes qui aiment le frisson:

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LA PENSION MOREAU

 


C'est de qui : Lizano et Broyart

 

 

La Couv' :

 

 

Hop, en pension!  /  La Pension Moreau  Vs.  The Woman in Black

 

Déjà lu chez B.O BD? Oui pour le dessinateur.

 

 

C’est édité par qui ? Les éditions de la Gouttière.

 

 

Une planche:

 

Hop, en pension!  /  La Pension Moreau  Vs.  The Woman in Black

 

Ca donne Quoi ? Inspiré par Chasse à l’enfant de Prévert, poème lui-même inspiré d’un fait divers du début du siècle dernier, la Pension Moreau est certes un titre axé jeunesse mais relativement sombre.

 

Dans ce pensionnat à l’ancienne sont envoyés les enfants dont les parents –prêts à payer des sommes parfois colossales- ne veulent plus. Une fois entre les murs de cette prison à peine déguisée, les jeunes gens sont forcés de s’acquitter de tâches parfois ingrates, de suivre des cours stricts, le tout sous le joug de professeurs tyranniques à tête d’animaux.

 

Quatre des pensionnaires, dont Emile jeune garçon renfermé et amateur de dessin, vont néanmoins commencer à s’élever contre cette situation intenable.

Entre ce postulat de départ et le dessin certes axé jeunesse mais dans des teintes sombres, avec force gros plan sur les faciès expressifs des protagonistes, le premier volet de la Pension Moreau est un mélange de genres intéressant et maitrisé,  à ne peut être pas mettre entre les mains de lecteurs (lectrices!) trop émotifs ou pas préparés (croyez-moi, j’ai tenté l’expérience).

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE WOMAN IN BLACK

 

 

C'est de Qui ? R. Portman

 

 

La couv'

 

Hop, en pension!  /  La Pension Moreau  Vs.  The Woman in Black

 

Déjà entendu chez nous?  Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Avant de percer au cinéma avec des réussites diverses et variées, Rachel Portman a fait ses armes sur pas mal de boulots pour la BBC.

 

Parmi eux une version un brin cheap mais fidèle de The Woman In Black (histoire que la mythique Hammer choisira pour tenter de relancer les studios, sans succès) pour laquelle la compositrice fait dans l’économie avec une utilisation aussi simple que puissante de cordes, avec des motifs lancinants et répétitifs.

 

Si le procédé peut faire penser parfois à certains gimmicks d’Herrmann (Psycho en tête), ici on frôle parfois le minimalisme à la Phillip Glass, voire même le « bruitage », l’effet spécial tant le leitmotiv sait devenir entêtant.

 

Là encore, gardez l’expérience pour vous, l’effet sur des lecteurs trop jeunes et influençables étant probablement limite traumatisant !

 

 

 

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Une chronique de Fab

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 09:55

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : NAINS 6. JORUN DE LA FORGE.

 

 

C'est de qui ? Nicolas Jarry & Pierre-Denis Goux

 

 

La Couv':

 

 

Mal aimé, je suis le mal aimé  /   Nains 6 vs The Fury

 

Déjà croisé sur le site? oui

 

 

Une planche:

 

Mal aimé, je suis le mal aimé  /   Nains 6 vs The Fury

 

 

Ca donne Quoi ? Une histoire de conflit père-fils qui aurait pu très mal tourner et qui peut éveiller des échos dans l'esprit de la majorité des lecteurs avec un 2e fils qui se croit sans talent en comparaison de son frère ainé et mal aimé, un père qui ignore le problème ou plutôt qui ne sait pas comment lui dire "je t'aime", une mère qui essaye d'équilibrer les rapports familiaux…

 

Une crise d'adolescence chez les nains de l'ordre de la Forge, cela fait très mal au sens propre et au sens figuré… Mais de là à le confier à la Légion de Fer (équivalent nain de la Légion Étrangère)! Mais l'album ne finit pas aussi mal qu'on aurait pu le craindre au début.

 

Nicolas Jarry a réussi ici un scénario de fantasy tout à fait inhabituel : même s'il y a de grandes batailles contre les créatures du mal, c'est le conflit intérieur de Jorun qui caractérise ce 6e tome de la série.

 

Pierre-Denis Goux est le dessinateur qui a posé les bases graphiques de toute la série. Autant dire qu'il est parfaitement à l'aise dans ses graphismes de personnages autant que dans ceux des lieux. Je pense qu'il a été content de retrouver le légendaire Redwin même s'il lui a fallu le montrer sous un jour plus sombre en tant que père de Jorun.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE FURY SYMPHONIC SUITE

 

 

C'est de Qui John Williams

 

 

La couv'

 

Mal aimé, je suis le mal aimé  /   Nains 6 vs The Fury

 

Déjà entendu chez nous?  Souvent.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour sa seule collaboration avec Brian de Palma, John Williams a composé une musique parfois qualifiée de "grandiose" avec force violons, vents et cuivres plus un soupçon de synthétiseurs (ou de thérémine?). Une musique qui passe d'une douceur "romantique" à des violons grinçants et inquiétants en passant par des trompettes haletantes.

 

Avec son alternance de passages lents et doux ou tonitruants, cette suite symphonique accompagnera aussi bien les états d'âme de Jorun que ses violents combats. Il est un équivalent de Robin, le fils du héros du film, avec une violence terrible qui ne peut pas rester contenue.

 

J'avoue que le film m'avait marqué quand je l'avais vu et que je souviens encore d'une scène assez horrible et sanglante… d'où ce parallèle entre 2 adolescents révoltés et violents (même si Robin est manipulé pour déclencher ses crises de violence tandis que Jorun se conditionne tout seul).

 

 

 

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Une chronique de Gen

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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