5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 14:40

 

 

 

Concluons notre cycle du week-end avec une nouveauté, un western décalé aussi déroutant que réussi!

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : STERN. LA CITE DES SAUVAGES.

 


C'est de qui : J & F. Maffre

 

 

La Couv':

 

Panorama du Western  /  Stern. La Cité des Sauvages.  Vs.  Cheyenne Social Club

 

Déjà lus sur le site? Oui, sur l’opus précédent.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

Panorama du Western  /  Stern. La Cité des Sauvages.  Vs.  Cheyenne Social Club

 

Ca donne Quoi ? Notre croquemort est bien embêté, le gérant du Général Store de Morrison ne peut pas lui fournir les bouquins qu’il avait commandés. Le voilà obligé de se rendre à Kansas City mais on voit bien que c’est la dernière chose qu’il ait envie de faire.

Et on va vite comprendre pourquoi !

 

Entre d’anciennes accointances qu’il se serait bien passé de retrouver ou encore sa future ex femme mise en ménage avec  …une autre femme, Stern va en voir des vertes et des pas mures lors ‘une loooongue nuit dont il se serait bien passé.

 

Après un tome 1 intriguant et original les frères Maffre changent de décor et de ton (même si on retrouve un certain humour décalé qui faisait le charme du premier) en projetant leur anti-héros dans un environnement radicalement différent qui met en exergue autant l’asociabilité de Stern que les défauts de ses contemporains.

 

La Cité des Sauvages est un western parce que l’intrigue se déroule dans l’Ouest de la fin du 19° siècle, mais coté influences imaginez plutôt Deadwood revisité par les frères Cohen que High Noon !

 

Rafraichissant !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? CHEYENNE SOCIAL CLUB

 

 

C'est de Qui ? Walter Scharf

 

 

La couv'

 

Panorama du Western  /  Stern. La Cité des Sauvages.  Vs.  Cheyenne Social Club

 

Déjà croisé dans le coin? Non

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? En près de 50 ans, Walter Scharf a tenu quasiment tout les postes des départements musiques d’Hollywwood et a principalement œuvré, en tant que compositeur même, pour le western et la comédie.

 

Ca tombe bien puisque Cheyenne Social Club est une agréable parodie dans laquelle deux cow-boys old school, interprétés par les vétérans Henry Fonda et James Stewart, se retrouvent sans y être le moins du monde préparé, à la tête d’une maison close.

 

Avec donc son solide bagage (le bonhomme a tout de même été nommé 10 fois pour l’Oscar de la meilleure B.O), Scharf accentue les passages humoristiques en tirant toutes les ficelles possibles de la musique de comédie à l’américaine bon ton, tout en  puisant à volonté dans l’americana et les thématiques westerns bien classiques.

 

Si parfois l’ensemble peut sonner un rien too much avec certains passages de ce tome 2, souvent ça fait mouche et accentue les moments décalés de cet album original.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 15:44

 

 

Pas de cycle western qui se respecte sans un Tex, et quand en plus c'est une sortie toute récente, que demander de mieux?

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : TEX. FRONTERA

 


C'est de qui : Boselli & Alberti

 

 

La Couv':

 

 

Panorama du Western /  Frontera  Vs.  In A Valley Of Violence

 

Déjà croisé chez nous? Pas sur.

 

 

Une planche:

Panorama du Western /  Frontera  Vs.  In A Valley Of Violence

 

Ca donne Quoi ? Cet album de Tex, sorti en couleur avec une pagination bien moins fourni que les petits volumes auxquels nous étions habitués (mais dans un format Franco-Belge) est un peu La Jeunesse de Blueberry adaptée au ranger transalpin.

 

On y voit en effet un Tex encore jeune, enfermé dans un pénitencier, qu’une fougueuse française, chanteuse de cabaret, va venir délivrer afin qu’il l’aide à accomplir sa vengeance.

 

Un ton sombre, voire violent, dans l’esprit du Cavalier Solitaire dessiné par Kubert où l’on découvre que notre héros peut aussi être un dur (et ça fait plaisir), je viens d’ailleurs de découvrir que la famille de Tex a été assassiné par des desperados et que ce n’est qu’après s’être fait justice lui-même et avoir bourlingué un peu qu’il est devenu ranger au Texas, je vais creuser la piste !

 

Un mot sur l’excellente partie graphique d’Alberti, qui met à bon escient ses multiples expériences que ce soit en franco-belge, en fumetti mais également outre Atlantique où il a bossé pour les Big Two; son trait est détaillé, expressif et original, un bol d’air sur une série aux codes parfois fort stricts.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 


C'est quoi : IN A VALLEY OF VIOLENCE

 


C'est de qui : Jeff Grace

 

 

La Couv':

 

Panorama du Western /  Frontera  Vs.  In A Valley Of Violence

 

Déjà entendu chez nous? Oui.

 

 

On peut écouter:

 

Ca donne Quoi ? Difficile aujourd’hui, on l'a souvent écrit ici, de faire un western qui arrive à être un tant soit peu original…enfin, encore faut-il en avoir envie !

 

Ce n’était pas semble t-il l’intention du réalisateur de ce film au scénario de vengeance bien basique ni non plus du compositeur de la B.O, Jeff Grace, habitué aux séries B de genre, qui singe sans vergogne Ennio Morricone et tout ses suiveurs.

 

Le générique donne d’ailleurs d’emblée le ton, « hommage » (hum !) visuel et musical à celui de Le Bon, La Brute et Le Truand  de Léone. Le reste est à l’avenant, heureusement que guitares et cordes, bien supportés par la rythmique, arrivent à se faire menaçants de temps à autre et créent un suspense intéressant, l’ensemble se laisse du coup écouter sans trop de lassitude surtout si c’est en fond sonore d’un Tex aussi intéressant que celui du jour.  

 

 

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Une chronique de Fab

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:46

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : SCALP

 


C'est de qui : H. Micol

 

 

La Couv':

 

Panorama du Western  /  Scalp  Vs.  SnowTown

 

Déjà croisé sur le site? Oui Il y a peu même!

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

Panorama du Western  /  Scalp  Vs.  SnowTown

 

Ca donne Quoi ? Qu’il est loin le temps de cette course poursuite de dingue en total freestyle, ou cette satire acerbe et osée d’une certaine société française…

 

Le Micol 2017, toujours là où on l’attend pas et jamais à court d’inspiration a jeté son dévolu sur les milles vies de John Glanton, hors la loi, soldat, mercenaire, chef de bande sanguinaire et despotique, chasseur de scalps et tueurs d’indiens, qui finira d’ailleurs massacré par ces derniers.

 

Il en fait une fresque graphique hors normes à base de grandes cases en noir et blanc, tableaux glauques et gores, parfois scabreux dignes d’un Gustave Doré sous acides, à la démesure de la sauvagerie du personnage.

Visiblement hanté par son projet (et, quelque part dans la lignée de Terre de Feu, sa série inachevée), Hugues Micol passe un nouveau cap dans sa maîtrise et son approche du médium et nous assène avec Scalp la première claque graphique et narrative de l’année.

 

Panorama du Western  /  Scalp  Vs.  SnowTown

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? SNOWTOWN

 

 

C'est de Qui ? J. Kurzel

 

La couv'

 

Panorama du Western  /  Scalp  Vs.  SnowTown

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Pour leur première collaboration, les frangins Kurzel testaient déjà une formule amenée à se pérenniser pour le meilleur, à savoir des sujets de longs métrages sombres et une B.O conceptuelle, élément majeur du film.

 

SnowTown a pour sujet une série de meurtres en Australie dans les années 90, Jed Kurzel (le Monsieur Musique de la fratrie), écrit un score aux éléments qui deviendront sa marque de fabrique (et trouveront leur apogée dans l’inspiré Macbeth).

 

Nappes de mauvaises augures à base de notes répétées quasi hypnotiques, jouées par des cordes inhabituelles (Guitare, mandoline, etc…) rehaussées d’effets de feedback électro, ses pistes sont plus proches parfois de l’atmosphère sonore type underscoring que de la B.O à proprement parler tout en étant redoutable d’efficacité.

 

Une ambiance aussi conceptuelle que l’album avec lequel elle a été écoutée et dont elle a renforcé l’aspect décalé et puissant.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:01

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LE RETOUR

 


C'est de qui : Duhamel

 

 

La Couv':

 

Éternel Retour  /  Le Retour  Vs.  The Secret life of Walter Mitty

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Éternel Retour  /  Le Retour  Vs.  The Secret life of Walter Mitty

 

Ca donne Quoi ? Après avoir goûté à la célébrité dans le vaste monde, Cristobal, artiste peintre conceptuel, vient faire un retour aux sources méritées sur l’île volcanique qui l’a vue naître.

 

Quand il découvre les projets hôteliers immobiliers sauvages en développement il s’insurge et décide de s’engager dans un bras de fer avec les autorités locales et de faire de l’île une sorte d’œuvre d’art à part entière.

 

Comme tout grand artiste mégalo et avec sa part d’ombre, Cristobal va lentement provoquer sa propre perte.

Pour son premier album seul aux manettes, Bruno Duhamel compose un portrait sans fards de la condition de l’artiste, en décrivant un personnage foncièrement  marginal qui, sous couvert d’altruisme culturel et patrimonial va se révéler un égocentrique total.

 

Le trait que l'on pourrait qualifier de classique franco-belge d'humour (même si là le registre est en effet assez éloigné) est toujours aussi agréable, le choix des couleurs pour la vie du peintre et de la bichromie pour l’enquête sur sa mort fonctionne plutôt bien.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE SECRET LIFE OF WALTER MITTY

 

 

C'est de Qui ? T. Shapiro

 

 

La couv'

 

Éternel Retour  /  Le Retour  Vs.  The Secret life of Walter Mitty

 

Déjà entendu chez nous?  Une fois ou deux.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Mea Culpa, il peut m’arriver d’être tétu et sectaire. Par exemple, il y a une poignée d’acteurs que je ne peux pas encadrer et, de ce fait, je refuse de voir leurs films. Tom Hanks, Jim Carrey, Ryan Gosling ou encore Ben Stiller font partie du lot. Ainsi, et malgré tout le bien que j’ai pu en entendre je n’ai pas vu le film dont j’ai pourtant retenu la B.O pour Le Retour.

 

C’est en fait le nom de son compositeur qui m’a attiré sur cette galette. En effet, si l’on peut – à raison- se méfier de quelques une des comédies bas du front qui parsèment sa filmo, Shapiro a prouvé avec des travaux comme Trumbo ou Girlfight qu’il était capable de couvrir un large éventail.

 

Ici il crée une suite d’ambiances douces-amères, un vaste paysage thématique tout en nuances, à base de nappes électroniques simples, enrichies de percussions variées et de fredonnements masculins. Sur quelques rares pistes le score devient plus classique, avec le retour de vrais instruments sans pour autant nuire à l’harmonie de l’ensemble.

 

Une B.O qui donnerait presque envie de voir le film pour lequel elle a été écrite et qui a été fort intéressante sur le one-shot généreux de Duhamel.

 

 

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Une chronique de Fab

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 09:46

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : METROPOLIS 4

 


C'est de qui : Lehman & De Caneva

 

 

La Couv':

 

Uchropolis  /  Metropolis  Vs.  The Fly

 

Déjà lus sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche:

 

Uchropolis  /  Metropolis  Vs.  The Fly

 

Ca donne Quoi ? Nos enquêteurs touchent le fond : Faune est amoureux de Loulou et cherche à se débarrasser de Lohmann qu’il a poussé vers son coté obscur.

 

Alors que la piste d’Adolf Hitler se précise, une machine mythique, l’ Automate Mental 45, refait surface et remet carrément la réalité historique en question.

 

Le duo artistique derrière Métropolis était attendu au tournant et ne déçoit en rien sur cette conclusion haute en couleur. Certes la fin en surprendra peut être certains, à plus d’un titre, mais j’ai trouvé, une fois encore, le jeu sur les références assez brillant.

 

Nous en discutions avec Gen il y a peu, lire Métropolis sans un certain bagage coté expressionisme allemand, Lang en tête, doit forcément faire perdre de la saveur à la série, mais nous ne sommes pas non plus dans une transtextualité m’as-tu vu à la Alan Moore et l’intrigue se tient très bien même si on n’a pas vu M Le Maudit ou si l’Androïde dorée ne nous évoque rien.

 

L’œuvre de Lehman, débutée avec la Brigade Chimérique et étoffée ensuite de titres comme L’Homme Truqué, L’œil de la Nuit ou encore, donc, Métropolis, s’enrichit à chaque nouvel opus, confirmant le talent d’écriture du bonhomme qui, en plus, coté dessinateurs, sait bien s’entourer. Que demander de plus ?

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE FLY

 

 

C'est de Qui ? H. Shore

 

 

La couv'

 

Uchropolis  /  Metropolis  Vs.  The Fly

 

Déjà croisé dans le coin?  Pas mal de fois oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? La collaboration entre Cronenberg et Shore a été prolifique et enrichissante pour l’un comme pour l’autre au fil des années. The Fly marque un tournant dans la carrière du compositeur, en abordant – en accord avec le réal’- la partition comme celle d’un opéra, Shore élargit en effet clairement ses domaines d’écriture.

 

Evitant avec bonheur l’électronique pourtant très en vogue à l’époque, (nous sommes au beau milieu des années 80), il exploite à fond l’ensemble de l’Orchestre Philharmonique de Londres pour donner vie à ses thèmes basés sur des motifs à deux , quatre ou six notes mais qui se développent  en tout symphonique.

 

Les montées de cordes notamment seront une source d’inspiration pour toute une génération de compositeurs à venir qui œuvreront dans l’horreur ou la S .F.

 

Un score d’envergure pour clore comme il se doit une série à nulle autre pareille.

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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