29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 10:07

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? THE KONG CREW 2

 

 

C'est de qui ? Herenguel

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà lu chez nous? Oui sur le précédent.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Nous avions laissé les protagonistes de Kong Crew dans de sales draps pour la plupart : entre le duo formé par le journaliste/aviateur et le scientifique aux prises avec des raptors, l’aviateur de l’US Aur Force en rade dans la Grosse Pome revenue à l’état sauvahe, capturé par des amazones nouvelles générations fans de cosplay ou encore, last but not least, ce pauvre chien qui aimerait bien ne pas finir comme en cas dans la gueule d’un dino.

 

Ce second tome, toujours aussi divertissant, repart de plus belle en proposant même quelques pistes en flash back sur le pourquoi du comment de la situation.

 

On y a droit à de belles scènes de baston entre le roi Kong et les bestioles préhistoriques qui ont élu domicile dans les restes de New York mais aussi a des scènes chez les amazones qui ne sont pas sans faire penser à Mad Max 3.

 

Ce mélange détonnant d’aventures uchroniques de haut vol et d’humour sympa est toujours servi par le dessin virtuose d’Eric Hereenguel qui prend visiblement beaucoup de plaisir à ce mash-up de genres et rend hommage à certains grands du comics US (on pense au Bravo pour l’Aventure d’ Alex Toth mais aussi aux Xenozoic Tales de  Mark Schultz en passant par le Steve Canyon de Milton Caniff, excusez du peu !)

 

Un vrai plaisir coupable qui plus est fort bien mis en valeur par le travail d’édition dAnkama !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : MUTINY IN OUTER SPACE

 

 

C'est de qui ? H. Salter et divers

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui, tous probablement.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Pour cette série B des années 60, comme il s’en tournait à la pelle à l’époque le budget du film ne prévoyait évidemment pas d’embaucher un compositeur pour écrire la musique.

 

Le studio pioche donc dans le « stock music », vivier de pistes interchangeables écrites et enregistrées par les compositeurs attitrés.

Ici on retrouve des morceaux signés Hans J. Salter, Leith Stevens, Walter Greene, noms que les habitués du coin connaissent bien puisqu’on les retrouve au générique des douzaines de films tous genres confondus.

 

J’ai préféré opter pour de la musique à tendance suspense bien old school  comme celle proposée ici  plutôt qu’une B.O à grand spectacle à tendance aventure avec pointe de comique (genre qu’on croise pas mal dans les 80’s et 90’s par exemple, avec certains films de Spielberg ou de Zemeckis, pour ne citer qu’eux) histoire d’accentuer le coté décalé et série B de qualité 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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29 octobre 2021 5 29 /10 /octobre /2021 09:32

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi ? KOSMOS

 

 

C'est de qui ? Bedouel & Perna

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble même.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? En pleine Guerre Froide, alors que les Etats Unis sont persuadés d’avoir mis un coup décisif au bloc de l’Est en envoyant le premier homme sur la lune, qu’elle n’est pas la stupéfaction de Neil Armstrong quand, une fois sur place,  il réalise que les soviétiques les ont devancé.

 

Passé la surprise, l’astronaute découvre que son homologue russe est…une femme, et qu’elle git inconsciente sur le sol lunaire à quelques mètres de son lieu d’alunissage.

 

 

Kosmos nous raconte, en flashback, la destinée hors du commun de cette jeune femme russe qui fut la première à mettre le pied sur l’astre lunaire, auteure de la phrase célèbre attribuée ensuite à Armstrong, qui n’hésitera pas à sacrifier sa vie pour la grandeur de l’URSS… sauf que tout ceci est bien évidemment faux !

 

 

Pat Perna, utilisant avec brio le fléau actuel des fake news et autres manipulations de masse par les médias, propose une uchronie saisissante, fort documentée, ce qui la rend d’autant plus crédible dans l’absolu. Cerise sur le gâteau, sur ce contexte géopolitique manipulé, il dresse des portraits de protagonistes convainquant

 

 

Son compère Fabien Bedouel fait à nouveau montre de son talent graphique dans des décors spatiaux dépouillés où gravitent des fusées au réalisme poussé. Le choix audacieux du noir et blanc permet à l’artiste de réaliser certaines cases assez impressionnantes où sa maitrise des masses d’ombres et de lumière fait mouche.

 

Il rend encore plus stressant ce thriller politico-spatial réalisant une sorte de huis clos aussi anxiogène sur le fond que sur la forme.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :HORROR VACUI

 

 

C'est de qui ? J. Greenwood

 

 

La Couv':

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si pour le fan de Radiohead basique, l’influence de Giorgy Ligeti sur Jonny Greenwood -gratteux du groupe anglais- n’est pas forcément évidente (encore faut-il que le fan en question connaisse Ligeti, certes), dans le travail de composition solo de Greenwood, et notamment sur ses B.O de films, la filiation saute déjà plus aux oreilles.

 

Sur cette pièce classique écrite il y a une paire d’année, le compositeur rend clairement hommage à son homologue austro-hongrois, explorateur éclairé du sérialisme, du dodécaphonisme, ou encore, de la musique sérielle.

Lui aussi défriche le peu de domaines encore laissés vacant en musique en imaginant comment rendre par les instruments classiques des effets de réverb et d’échos crées électroniquement.

 

Les aspérités et les dissonances des 68 cordes utilisées ici rendent l’ensemble souvent angoissant (on pense entre autres aux pièces de Ligeti utilisées par Kubrick dans Shining ou 2001) et font de cette pièce une œuvre qui abat les barrières entre classique et électronique, entre musique de film imaginaire ou de …BD uchronique !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 09:00

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LE DERNIER ATLAS 3

 

 

C'est de qui ? Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle et Blanchard

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui tous.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? L’affrontement titanesque en Afrique n’a héla pas suffit à venir à bout de l’entité appelée UMO que l’on retrouve maintenant sur le sol français, au grand dam des autorités qui dépêchent une équipe pour piloter l’Atlas Georges Sand et tenter d’arrêter l’immense créature extraterrestre.

 

Les enfants nés sous l’influence de l’UMO sont d’ailleurs dans le viseur du gouvernement qui, après avoir repoussé les élections au vu de la crise provoquée par l’invasion et par un accident nucléaire tente de mettre la main sur la fille de Françoise.

 

De son coté Tayeb subit le chantage de Legoff qui compte bien tirer parti du chaos ambiant et ce malgré les crises qu’il subit.

 

Troisième et dernier épisode de la série ambitieuse du quatuor d’auteurs français qui persiste et signe dans ce mélange des genres disparate mais qui fonctionne bien -à quelques exceptions près (la multiplication des protagonistes et des pistes scénaristiques nuit parfois à la fluidité du récit)- faisant du Dernier Atlas l’une des œuvres à la fois les plus personnelles et originales de son époque, que ce soit sur le fond comme sur la forme.

 

L’intrigue réussit à aborder des thématiques aussi éloignées que la SF grand spectacle, la politique actuelle, la différence et le racisme, le banditisme… le tout sans – trop- se perdre tout au long de ces plus de 700 pages, et en gardant un sens à la fois le l’entertainment et une narration nerveuse.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CONSPIRACY THEORY

 

 

C'est de qui ? C. Burwell

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Carter Burwell, compositeur attaché aux frangins Cohen, a l’occasion de travailler avec Richard Donner, alors une des grosses pointures du cinéma Outre Atlantique sur ce thriller paranoïaque dans lequel Mel Gibson en fait -comme souvent à l’époque Arme Fatale- un brin trop pour que le film ait l’impact voulu et ce malgré la partition de Burwell, l’un des plus intéressantes de sa carrière.

 

En effet, Donner le pousse à explorer plusieurs pistes, de la comédie soft aux accents jazzy jusqu’à l’espionnage à consonances héroïques exprimé via les cuivres et un peu de guitare, et le compositeur, qui avouera à l’époque avoir été quelque peu dans ses petits souliers, s’exécute avec un talent certain.

 

Alors il est vrai qu’à l’écoute la B.O de Consiracy Theory fait preuve d’un manque d’unité assez marqué mais pour un récit aux actions parallèles nombreuses comme l’est Le Dernier Atlas, c’est plutôt de bon ton, permettant de multiplier les ambiances tout en gardant un fil rouge dédié au suspense, ponctué de quelques beaux coups d’eclats.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 14:25

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? ASTRA SAGA

 

 

C'est de qui ? P.Ogaki

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà lu sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans l’espace infini, dans plusieurs siècles, un chargement d’Or Sacré attise les convoitises des factions en présence qui s’opposent au sein d’alliances et de traitrises.

Une troupe de choc est missionnée pour intercepter l’or convoyé par une flotte massive ; à bord du cargo et dans l’espace bientôt les combats vont faire rage.

 

Début d’une nouvelle série de Space Opéra à grande échelle, Astra Saga, qui mélange habilement SF et éléments des mythes nordiques, brille par un background travaillé et des graphismes à la hauteur de son sujet, mais se révèle exigeante de par la multiplication des protagonistes en présence, un scénario assez bavard et quelques changements de rythme de narration abrupts (le passage du « présent » aux flashbacks sur la jeunesse de certains personnages notamment).

 

Philippe Ogaki livre un premier tome chargé jusqu’à la gueule de scènes spatiales épiques où les affrontements vont bon train qu’il illustre avec maestria (aidé dans la tâche par rien moins que cinq coloristes !) mais perd parfois en route le lecteur, submergé d’informations disséminées tout au long de l’album.

 

Notons qu’une appli de réalité augmentée permet d’avoir des infos sur l’univers d’Astra Saga qui pourra être utile aux amateurs de SF motivés.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DUNE

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Hélas oui !

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? L’adaptation de l’œuvre culte de Herbert par Denis Villeneuve fait couler beaucoup d’encre depuis des mois et, le film étant sur les écrans depuis eu, semble tenir ses promesses.

 

Sa B.O a été confiée à Hans Zimmer avec qui Villeneuve a déjà bossé sur sa suite de Blade Runner et dont il est habitué à l’univers sonore, ayant collaboré sur 3 longs métrages avec Jóhann Jóhannsson, élève de Zimmer décédé en 2018.

 

Si Zimmer s’accroche mordicus à certains de ses tics musicaux (le vrombissement informe en tête), il semble plus inspiré par son sujet que sur, par exemple, ses récentes B.O de super héros.

 

Ici la musique est un complément essentiel de la narration, avec une variété de sonorités et de timbres assez rares chez le compositeur puisque l’on trouve à la fois des instruments classiques et orientaux (l'incontournable duduk mis à toutes les sauces dans les BO ces dernières années), beaucoup d’effets électroniques, mais également des bruits divers et variés, des grognements et chants quasi gutturaux qui apportent une atmosphère hypnotique, virevoltant entre plages planantes et mélopées menaçantes.

 

Je n’irai pas jusqu’à dire qu’Hans Zimer remonte beaucoup dans mon estime avec ce nouveau score mais le travail effectué est notable et la qualité de l’ensemble a bien profité à ce premier tome d’Astra Saga.

 

 

 

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 09:44

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES FANTOMES DE NEPTUNE. PORTAIL.

 

 

C'est de qui ? Valp

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà lue chez nous? Oui sur les précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans cet ultime tome des Fantômes de Neptune nous avons droit à un festival de révélations et de flashbacks sur ce qui a amené les protagonistes de cette épopée uchronique là où ils en étaient à la fin du précédent album.

 

Ainsi Victor avait deux frères dont les destins aussi surprenants que tragiques ont probablement joué sur la folie de ce dernier.

Le Khéropis (la créature extra terrestre qui était dans l'artefact) quant à lui révèle à Mina et Montague l’histoire de son peuple et leur rapport avec la race humaine ainsi que l’existence d’une créature aux pouvoirs terribles.

 

Les masques tombent, les ennemis d’hier deviennent les alliés et les figures du passé refont surface.

 

La bataille pour la sauvegarde de l’espèce humaine atteint son paroxysme avec cette conclusion très rythmée dans laquelle Valp fait une fois de plus montre de tout son talent graphique avec des décors steampunk dantesques, des personnages aux inspirations mangas bien campés et une identité graphique affirmée.

 

Sur un créneau voisin du Château des étoiles d’Alex Alice, l’auteure des Fantômes de Neptune réussit le pari de proposer une série à la fois grand public et personnelle où elle mélange avec un certain bonheur ses multiples influences.

 

Vivement ses prochains projets !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE TOMORROW WAR

 

 

C'est de qui ? L. Bafle

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? C’est amusant, sur chacun des 4 albums j’ai essayé une B.O d’époque et de genre différents et ça a collé à chaque fois.

Probable que le caractère fondamentalement protéiforme de la série y est pour beaucoup, j’en veux pour preuve le score qui a accompagné cet ultime épisode.

 

 

Film  de SF rentre dedans calibré grand spectacle mais sans y mettre vraiment les moyens, The Tomorrow war convoque allègrement voyage dans le futur, héros impeccable, batailles pyrotechniques et autres aliens pas très sympas pour un résultat qui plaira surtout aux amateurs du genre.

 

 

Coté musique Lorne Bafle s’appuie sur ce qu’il fait de mieux, l’action poids lourd dans l’esprit de Zimmer et de ses autres fréquents collaborateurs.

 

 Il reprend ici les recettes qui ont fonctionnées sur des choses comme Pacific Rim, Geostorm ou encore le jeu vidéo Call of Duty, s’appuyant lourdement sur les sons électroniques qui vrombissent ténébreusement et les alternant avec des thèmes héroïco-épiques survitaminés aux rythmiques métronomiques.

Mais, comme dit plus haut, ce déferlement d’énergie futuriste va de pair avec ce quatrième Fantômes de Neptune qui ne lésine ni sur le grand spectacle ni sur l’émotion.

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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