19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 07:08

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : HARMONY 3. AGO

 

 

C'est de qui ? M. Reynes

 

 

La Couv':

 

La revanche d'une blonde  /  Harmony. Ago  Vs.  Harmony 3

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui sur les tomes précédents.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

 

Une planche:

 

 

La revanche d'une blonde  /  Harmony. Ago  Vs.  Harmony 3

 

 

Ca donne Quoi ? Les hommes de Richards et Steinman ont retrouvé la trace d’Harmony, mais sans savoir que les pouvoirs de cette dernière se sont grandement développés depuis qu’elle s’est échappée du complexe militaire. Complexe où elle décide de retourner de son plein  gré, et ce afin de sauver ses deux amis encore retenus sur place.

Même avec l’aide de William et de Mahopmaa l’évasion va s’avérer compliquée surtout qu’un nouveau joueur des plus puissants fait son entrée dans la partie.

 

Si Harmony est considérée comme de la BD « Franco-Belge » (oui, regardez dans les « tags » tout en bas de la chronique), la filiation avec l’univers comics est évidente, de par un dessin virtuose à la colo très réussie, une narration dynamique et bien pensée et, surtout, dans les thématiques abordées : de jeunes êtres différents face à des adultes hostiles qui convoitent leur pouvoir à des fins peu recommandables, qui  ne sont  pas sans évoquer par exemple les X-Men de Marvel.

 

Mathieu Reynes conclue une première trilogie de haut vol, pleine de pistes à explorer, qui devrait rencontrer le succès qu’elle mérite et donner lieu à d’intéressants développements.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? HARMONY 3

 

 

C'est de Qui ?  T. Kubler

 

 

La couv' 

 

La revanche d'une blonde  /  Harmony. Ago  Vs.  Harmony 3

 

Déjà entendu chez nous? Oui sur les tomes précédents aussi.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Je vais être honnête avec vous, au départ j’avais choisi le score de The Dark Knight pour accompagner la conclusion de cette trilogie ; plus par facilité qu’autre chose, en effet pour écouter la B.O dédiée de Thomas Kubler il fallait que j’allume le Mac tout en lisant la BD.

 

Bien vite pourtant j’ai changé mon fusil d’épaule ; en effet outre le fait que je n’aime pas trop la pyrotechnie du boss de Remote Control, la moindre des choses était tout de même d’apprécier à sa juste valeur un travail que je savais de qualité vu le résultat sur les deux premiers volets.

 

Avec ce troisième opus, Kubler se place dans la lignée de gens comme John Powell ou Henry Jackman, compositeurs capables de produire des B.O calibrées grand spectacle sans pour autant se départir d’une certaine sensibilité.

 

Le dosage très juste entre ambiances feutrées mais à la tension sous jacente et passages plus emportés dédiés à l’action pure ; le tout écrit pour un large panel d’instruments fait de cette nouvelle B.O d’Harmony une œuvre digne des standards hollywoodiens.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 07:41

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  INFINTY 8. LE JOUR DE L’APOCALYPSE.

 

 

C'est de qui ? Mourier, Trondheim et De Felici.

 

 

La Couv':

 

Infinty 8. Le Jour de l'Apocalypse  Vs.  Not of this earth

 

 

Déjà croisé dans le coin? Oui pour Trondheim

 

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

 

Un visuel:

 

 

Infinty 8. Le Jour de l'Apocalypse  Vs.  Not of this earth

 

 

Ca donne Quoi ? Cinquième reboot pour l’Infinty 8 et voilà qu’arrivent…les zombies !

On le sait, les morts vivants ont la côte depuis quelques années, ne serait-ce que dans les succès TV actuels, de l’adaptation du comics The Walking Dead aux Marcheurs Blancs de Game Of Thrones, ou dans pléthore de publications franco-belges, difficile d’échapper à des créatures en putréfaction souvent agressives.

 

Davy Mourier trouvait que ça allait manquer à l’univers d’Infinty 8 et s’est donc dévoué pour en placer dans son scénar…et il a pas lésiné sur le nombre.

 

On sait les bestioles friandes de chair humaine (et plus si affinités !) et la nécropole qui bloque la course du vaisseau est un vivier quasi inépuisable, Ann Ninunta ne sait bientôt plus où donner de la tête entre sa fille à aller chercher à la crèche avant qu’elle ne finisse en zombie, les avances d’un beau lieutenant et, of course, les hordes de morts vivants qui pullulent dans l’Infinty 8 comme au dehors.

 

On en apprend enfin un peu plus sur la nécropole dans ce cinquième volet, plus enlevé que les précédents, avec un retour en force du fun et toujours de l’action quasi non-stop.

 

Aux crayons, l’italien Lorenzo De Felici propose un trait axé comics un rien old school qui n’est parfois pas sans faire penser au style délicieux de Stéphane Fert, qui m’a bien plus emballé que les précédents et m’a clairement réconcilié avec la série concept.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : NOT OF THIS EARTH

 

 

C'est de qui ? R.Stein

 

 

La Couv':

 

Infinty 8. Le Jour de l'Apocalypse  Vs.  Not of this earth

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas mal de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? A l’époque bénie où Roger Corman réalisait et/ou produisait des séries B de genre, la plupart du temps complètement fauchées, qui l’obligeaient à combler le manque de moyens par un débordement d’imagination ; c’est fort souvent au stakhanoviste Ronald Stein qui, dans la lignée de ses congénères italiens de l’époque, écrivait de deux à trois B.O par an en moyenne, que revenait la tâche de mettre tout ça en musique.

 

Là aussi le besoin d’imagination et une certaine « qualité étaient de mises vu qu’il fallait parfois pallier la pauvreté de l’image par une musique des plus suggestives.

 

Le fantastique était l’un des domaines de prédilection de Stein qui, dans la mesure des moyens financiers alloués, avait peu ou prou les mains libres et en profitait au mieux. Entre les percussions omniprésentes dont les schémas  allaient être copiées lors des trois décennies suivantes et l’incursion du clavecin, Not of this earth, avec son histoire d’extra terrestre venu chercher du sang humain pour sauver sa race, a la particularité d’avoir les sons de l’orchestre étouffés sur certaines pistes avant que les cordes se déchainent, prenant l’auditeur par surprise.

 

De la bonne petite B.O à l’ancienne bien délirante sur un tome d’Infinity 8 qui ne l’est pas moins !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 07:37

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : ON MARS

 

 

C'est de qui ? S . Runberg & Grun

 

 

La Couv':

 

Colonie...mais pas de vacances!  On Mars  Vs.  Pandorum

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui pour le scénariste.

 

 

 

C’est édité par ? Daniel Maghen

 

 

Une planche:

 

 

Colonie...mais pas de vacances!  On Mars  Vs.  Pandorum

 

 

Ca donne Quoi ? Suite à une bavure qui a couté la vie à la fille d’un politique haut placé, Jasmine Stenford, femme flic, est envoyée en prison sur Mars dont les humains ont enfin réussi à commencer l’exploitation en vue de la coloniser.

Là elle va vite se rendre compte que la vie des prisonniers en travaux forcés ne tient qu’à un fil. Fil qui peut être renforcé semble t-il si l’on adhère à un culte nouveau des plus louches.

 

Hasard amusant des congés d’été j’ai découvert quasi en même temps le premier tome de On Mars du duo Runberg-grun et le dernier épisode (en date je présume) de la franchise Alien, par Scott lui-même ; qui se passent tous deux à la même « époque ».

 

Si le second est une franche déception à bien des niveaux et un bel exemple de comment tirer une balle dans le pied d’une série déjà dangereusement vacillante, le premier, s’il ne fait pas preuve de la plus grande originalité dans ses ingrédients, se défend plutôt pas mal dans un genre pourtant très exploité grâce à une narration solide (on sent le scénariste chevronné) et un dessin réaliste précis et détaillé très réussi.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? PANDORUM

 

 

C'est de Qui ?  M.Britsch

 

 

La couv' 

 

 

Colonie...mais pas de vacances!  On Mars  Vs.  Pandorum

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Huis-clos angoissant par excellence, le vaisseau perdu dans l’espace infini infesté par de vilaines bestioles est limite devenu un poncif du genre tellement il  a été exploité dans le genre. Mais pour un Alien (tiens, encore !) ou un Pitch Black, combien de ratés, comme ce Pandorum ?

 

Premier film en anglais pour le réal teuton Christian Alvart qui a emmené à bord (du vaisseau) son collaborateur au pupitre, Michael Britsch.

 

Ce dernier déploie une batterie de sons électroniques et autres percussions marteau piqueur sur une grosse partie de la B.O (tant et si bien qu’il a fallu parfois « sélectionner » les pistes lors de la lecture du tome 1 d’On Mars, moins bourrin que la musique de Britsch) et, quand il fait appel à de vrais instruments les dissonances et autres envolées pyrotechniques ne tempèrent pas vraiment le propos.

On apprécie du coup les rares moments plus calmes, avec des passages vocaux intéressants et dune utilisation originale des cordes.

 

On reconnaîtra au composteur allemand la réussite dans l’installation d’une atmosphère des plus oppressantes (qui a dit fatigante ?) même s’il aurait probablement fallu choisir quelque chose de moins extrême pour bien accompagner notre lecture du jour.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 16:56

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : DYLAN DOG. GOLIATH.

 

 

C'est de qui ? Mari & Ruju

 

 

La Couv':

 

Horreur Maritime  /  Goliath  Vs.  Outland

 

Déjà lu chez nous? Oui pour le dessinateur.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito.

 

 

 

Une planche:

 

 

Horreur Maritime  /  Goliath  Vs.  Outland

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le lieu plus ou moins complètement isolé où un ou plusieurs protagonistes se retrouvent face à une menace est un classique dans le récit fantastique. Que ce soit un vaisseau dans l’espace, une île déserte ou encore un sous-marin, le huis-clos fonctionne en général fort bien.

 

Pour cette nouvelle aventure du détective transalpin Dylan Dog, c’est sur une plate-forme pétrolière gigantesque que Pasquale Ruju choisit de situer son intrigue.

 

N’ayant  plus reçu de nouvelles depuis plus de 3 jours, et ces dernières étant pour le moins alarmante (équipage terrifié, panique à bord, tentacules étranges) la compagnie propriétaire du Goliath missionne Dylan Dog (et un trio de mercenaires lourdement armés) afin de découvrir ce qu’il s’est passé.

 

Entre un accostage risqué en pleine tempête, la perte du bateau supposé ramener notre équipe, et la découverte de rescapés pour le moins effrayants, l’opération bascule rapidement dans l’horreur.

 

Les habitués de la série Dylan Dog l’auront compris, c’est une aventure pour le moins inhabituelle qu’ils vont pouvoir découvrir ici. Le flegme de notre enquêteur va être bien mis à mal dans ce scénario à cent à l’heure de film catastrophe qui emprunte aux grands classiques du genre.

 

Le trait nerveux  de Nicola Mari (dont c’est le troisième Dylan Dog paru en VF chez Mosquito) avec ses masses de noir et son travail sur les ombres, est d’une efficacité redoutable ici même s’il n’est parfois pas sans faire penser à celui de Mignola surtout sur ce récit aux évidentes réminiscences Lovecraftiennes.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? OUTLAND

 

 

C'est de Qui ? J. Goldmsith

 

 

La couv' 

 

 

Horreur Maritime  /  Goliath  Vs.  Outland

 

 

 

Déjà croisé sur B.O BD? Fort souvent.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Vous le savez si vous êtes amateur de musique de film ou si vous venez un temps soit peu fureter chez nous, Jerry Goldsmith, l’un des plus grands compositeurs de sa génération (voire toutes confondues) est un expérimentateur hors-pair.

 

Ce sont ses B.O qui ont indubitablement participé à la réussite de films comme La Planète des Singes, Alien ou encore Chinatown.

 

Dans la veine de ses scores de SF précédents, avec une certaine tendance à la montée d’adrénaline sévère, il compose au tout début des années 80 la musique de ce western futuriste où le « sheriff » Sean Connery enquête sur les malversations d’une entreprise minière droguant ses employés.

 

Cependant Outland est moins caractéristique du talent de Goldsmith que nombre de ses succès de l’époque. Basé sur des phrasés très rythmiques interprétés par les instruments aux registres les plus bas de l’orchestre (même si une poignée de cordes s’échappe avec véhémence de temps à autre) il joue beaucoup sur l’action et le suspense poussés et en devient assez éprouvant écouté seul.

 

Par contre, en « B.O » du survival maritime de notre Dylan Dog, c’est une dose supplémentaire de tension non négligeable et d’autant plus percutant.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 14:49

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est quoi : LASTMAN T.10

 

 

C'est de qui ? Balak, Vives Sanlaville

 

 

La Couv':

 

Lady Marianne /  Lastman t.10  Vs.  Liquid Swords

 

Déja lus chez nous? Oui, sur les tomes précédents.

 

 

C'est édité par: Casterman.

 

 

 

Une planche:

 

 

Lady Marianne /  Lastman t.10  Vs.  Liquid Swords

 

 

Ca donne Quoi ? Dans le précédent volet nous découvrions que le sorcier recruté par le Roi de la Vallée pour ressusciter la Garde Royale était quelque peu obnubilé par la statue de Marianne.

Entre temps nous avons eu droit à une mini série animée qui revenait sur ce qui s’était passé avant l’arrivée de Richard dans la Vallée des Rois, début de la série. En auteurs chevronnés, notre trio assemble donc peu à peu les différentes pièces du puzzle en nous proposant dans ce dixième tome (il était temps remarquez puisqu’il n’y en  a hélas plus que 2 avant la fin,) un flash back sur la jeunesse de Marianne, la découverte de sn pouvoir, son entrainement, sa rencontre avec Howard…

Parallèlement, à Paxtown Katana et les survivants essayent tant bien que mal de se remettre du chaos, Richard de son coté, viré par Tomi, retrouve Cristo dont l’identité lui réserve une sacré surprise.

 

Une narration toujours aussi nerveuse, un encrage particulier pour les séquences dans le passé, les multiples pistes déroulées dans les différents médias qui se recoupent enfin…Lastman est décidément une grande série qui, sans se prendre la tête et en mélangeant allègrement les genres, marquera très certainement la BD franco-belge (si, si !)

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? LIQUID SWORDS

 

 

C'est de Qui ? GZA

 

 

La couv' 

 

 

Lady Marianne /  Lastman t.10  Vs.  Liquid Swords

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Possible

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? En art, finalement, tout n’est que citations, meta-texte et autres recyclage. J’en veux pour témoin le projet de l’un des membres fondateurs du mythique Wu Tang Clan qui s’est lancé, en 95, dans la récréation solo avec ce Liquid Sword .

L’inspiration de pas mal des morceaux est évidente puisque on entend des samples de Shogun Assassin, série de films adaptés de Lone Wolf and Cub, l’un des mangas les plus influents de l’histoire du médium.

 

Epaulé par son cousin RZA, autre pilier du Wu Tang , et avec des apparitions de quasiment tous les membres du combo, Liquid Swords est un exemple quasi parfait de ce que doit être un bon album de hip-hop et c’est avec sa version instrumlentale, retenue ici, qu’on s’en apercoit.

 

Samples variés (soul, jazz, films de samourai…), breaks au cordeau, beats intelligents…même sans le flow de ses créateurs, l’ensemble des pistes de la galette dégage un groove et une ambiance unique.

 

J’avais déjà évoqué la difficulté d’accompagner musicalement la série Lastman, il s’avère que cette option là est bien souvent payante.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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