7 janvier 2024 7 07 /01 /janvier /2024 08:32

 

LA BD:




 

C'est quoi ? RECKLESS. DESCENTE AUX ENFERS.


 

C'est de qui ? Ed Brubaker & Sean Phillips


 

La Couv':


 

 

C’est édité chez qui? Delcourt


 

Déjà croisés sur le site? Oui


 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans le précédent tome de Reckless, sorti il y a peu, Anna la “sidekick” d’Ethan Reckless s’était retrouvée dans de sales draps en enquêtant sur une affaire retorse alors que son mentor était absent.

Dans Descente aux enfers on découvre où Ethan était passé: reclus à L.A où il passe son temps à surfer, il se voit obligé d’aider un ami envers qui il a une dette.

 

Le voilà sur la piste d’une épouse ex-junkie en fuite dont il va découvrir le douloureux passé et, on ne se refait pas, aider à accomplir sa sanglante vengeance.


 

Lors de la critique de leur nouvelle réalisation, qui ne m’avait que moyennement plu, je me demandais si le duo Brubaker-Phillips n’avait pas tout dit de leur(s) univers commun.

 

Ce 5° Reckless semble infirmer cette question même si l’atmosphère et l’esprit de la série tournent un peu en rond.


 

Cependant les amateurs de polar noir en auront pour leur compte, plus en tout cas que ceux du trait de Phillips qui m’a semblé parfois plus brouillon ici, faute peut être à une production (trop?) soutenue ces derniers mois.


 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi : MEMENTO


 

C'est de qui ? D. Julyan


 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui


 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Avant de devenir un poids lourd hollywoodien via des productions à grand spectacle en tout genre, même si pas forcément toujours réussies, Chritopher Nolan débutait avec ce thriller psychologique tendu que son collaborateur attitré de l’époque (les 2 hommes avaient bossé sur les courts métrages de Nolan) avait superbement mis en musique.

 

En effet, s’il a touché à tous les genres, de la fantasy à petit budget à l’épouvante bis en passant par la comédie et même le film de guerre, c’est avec Nolan que David Julyan a probablement produit ses meilleures B.O.

 

 

Julyan, adepte des mélanges de technique, prend le film - monté de façon non-linéaire fort réussie- à contrepied en gardant une unité chronologique à son score où  acoustique et électronique font plutôt bon ménage même si cette seconde catégorie se taille la part du lion.

 

Le compositeur crée des atmosphères stéréoscopiques et stressantes qui ne sont pas parfois sans faire penser à certaines compositions de Nine Inch Nails, le combo de Trent Reznor, lui aussi passé à la B.O depuis quelques années.

 

Apothéose de noirceur musicale qui ne dépareille pas avec ce nouveau Reckless.





 

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4 janvier 2024 4 04 /01 /janvier /2024 09:54

 

LA BD:




 

C'est quoi ? AU COEUR DE LA TERRE 1 / LA PRINCESSE DE MARS.


 

C'est de qui ? Morvan & Ortiz / Biagini


 

Les Couv':

 

 

 


 

C’est édité chez qui? Glénat


 

Déjà croisés sur le site? Oui


 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? S’il est surtout connu pour être le papa de Tarzan, l’auteur américain Edagr Rice Burroughs a aussi pondu quelques récits de SF devenus des classiques qui, à la manière de ses contemporains ou d’illustres prédécesseurs (Jules Verne en tête), exploitait le filon des fantasmes de l’époque sur la terre creuse ou les potentiels habitants d’autres planètes.


 

Aujourd’hui ces histoires peuvent faire sourire de par l’accumulation de poncifs  souvent complètement surréalistes mais, pour son adaptation, J.D. Morvan table sur l’action et le rythme au détriment de tout bla-bla pseudo-scientifique.


 

Le lecteur, si tant est qu’il aime ce genre de SF récréative assez basique, sera emporté par l’esprit de l’aventure, plutôt pas mal rendu par le trait de Rafael Ortiz sur Au Coeur de la Terre, que j’ai cependant préféré sur l’autre adaptation qu’il a signé avec Morvan pour Glénat, dans un tout autre registre, de J’Irai cracher sur vos tombes de Vian.

Le transalpin Fransesco Biagini, sur la Princesse de Mars, a un style plus cartoony et expressif qui, si sympathique, amène un coté parfois comique étrange.



 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi : CREATURES THE WORLD FORGOT


 

C'est de qui ? M. Nascimbene


 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui


 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Ayant délaissé pour un temps les films d'horreur (auxquels ils reviendront bien vite, vu qu'ils épuisèrent rapidement leur filon) les mythiques studios de la Hammer produisent, vers la fin des 60's, une poignée de films préhistoriques aux intérêts divers et décroissants.


 

 Mario Nascimbene, qui s'est déjà acquitté avec les honneurs des volets précédents, tient ici toute l'entreprise sur ses épaules de compositeur chevronné et inventif. 

 

Un score orchestral dominé par les percussions mais dans lequel Nascimbene fait un usage original des voix, en les faisant sonner comme des bourrasques de vent par exemple. 

 

Suspense, aventure et action s'entendent comme larrons en foire sur une galette qui accompagne ces adaptations avec qui elle partage ce parfum de SF surannée. 

 

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1 janvier 2024 1 01 /01 /janvier /2024 17:14

...nouvelle année, santé et bonheur à tous!

 

 

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bobd
30 décembre 2023 6 30 /12 /décembre /2023 09:22

 

LA BD:




 

C'est quoi ? SIN CITY. SOMBRES ADIEUX


 

C'est de qui ? Frank Miller


 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui? Huginn & Muninn

 

Déjà croisé sur le site? Oui


 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? J'ai découvert Frank Miller à la fin des années 80 quand un de mes oncles m'a offert la version française du Dark Knight en 4 volumes chez feu les éditions Zenda.

Grosse claque forcément pour un gamin de même pas 15 ans à l'époque que ce dynamitage en règle à la fois des canons de l'Homme chauve souris mais aussi du comics tout court (à la même époque un autre auteur pliait le game, un certain Alan Moore, mais je ne le découvris que plus tard).


 

Quelques années après je tombe en médiathèque sur les Sin City, et là, l'amateur de films noir que j'étais (et suis toujours) prend une nouvelle fois en pleine tête, avec un plaisir coupable, ces récits où, s'il respecte les passages obligés du genre (voix-off omniprésente, femmes fatales, héros durs à cuire et méchants retors), Miller une fois encore s'appropriait le Noir via un traitement graphique magistral à base de grands à plats de noirs et de blancs, de jeux d'ombre ultra expressifs et autres découpages cinématographique efficace et casting au poil.


 

Quasiment 30 ans plus tard voilà que Huginn et Muninn, éditeur au départ spécialisé dans les beaux livres thématiques et qui s'est lancé ces derniers temps dans les comics "hors Big Two", reprend la série (déjà réédité il y a une décennie par Rackham) de Miller, proposant diverses versions mais surtout une nouvelle traduction signée du romancier Henry Loevenbruck (excusez du peu, les amateurs de best seller fantastique/polar apprécieront).

 


 

Même si je connais l'histoire par coeur, pour l'avoir lue maintes fois et avoir même apprécié sa "photocopie" cinématographique pondue par Robert Rodriguez, j'ai pris un certain plaisir à retrouver la cité du vice, ses bad guys corrompus, ses filles de joie vénéneuses et, last but not least, Marv, sorte de "The Thing" humain au coeur aussi grand que ses poings frappent fort.

 

Tombé amoureux de Goldie, une superbe jeune femme qu'il va retrouver morte dans le lit où elle lui a offert son corps, notre brute increvable n'aura de cesse de retrouver les responsables du crime, même si pour sa il doit retourner toute la fange qui tapisse la cité du vice, et dieu sait qu'il y en a !


 

La question qui m'a néanmoins effleurée l'esprit est de savoir si, en 2023, un récit aussi manichéen et -en apparence - machiste que ce "Sombres Adieux" (traduction de The Hard Goodbye) pourra encore intéresser un nouveau public ou sont-ce seuls les amateurs de l'auteur ambigu et de sa série phare, qui se pencheront sur ces nouvelles versions?

 

L'avenir nous le dira.



 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi : THE ROAD BUILDER


 

C'est de qui ? B. Herrmann


 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui


 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? A l’époque où il compose la B.O de ce petit film fantastique honnête, la carrière d’ Herrmann est un peu dans le creux de la vague. Brouillé avec Hitchcock depuis quelques années, il s’est installé à Londres où il écrit des musiques de longs métrages mineurs qui ne le satisfont guère.

Si Night Digger ne fait pas partie des meilleures œuvres de son auteur, loin s’en faut, un Herrmann moyen vaudra toujours mieux que, par exemple, le meilleur des Hans Zimmer. Ainsi, après avoir échoué à faire changer la fin du scénario adapté par rien moins que Roald Dahl, le compositeur décide que sa partition sera intitulée  Scenario macabre for orchestra, avec simplement des numéros de pistes plutôt que de titres relatifs au film.

 

Le résultat n’en n’est pas moins intéressant et fonctionne presque mieux ansi, la pièce présentant même une sorte de progression conceptuelle. Si l’on retrouve des gimmicks chers à Herrmann, cordes à la limite de la dissonance, motif court et répété, ensemble restreint mais utilisé à fond ; le score de Night Digger, si efficace, reste dans l’ombre de choses comme Psycho ou le Sisters qu’il écrira pour De Palma une paire d’années plus tard.

 

Néanmoins la relative ambiance sourde très en underscoring de l’ensemble se marie plutôt bien à cet hommage violent à tout un pan du genre.





 

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bobd - dans Comics Noir Miller
27 décembre 2023 3 27 /12 /décembre /2023 19:54

 

LA BD:




 

C'est quoi ? LES MISÈRES ET MALHEURS DE L’AVERNE


 

C'est de qui ? Lucas Varela


 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui? Tanibis

 

Déjà croisé sur le site? Oui


 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ?Lucas Varela revient à son personnage culte, le malchanceux Paolo Pinnochio qui se retrouve à nouveau aux prises avec les 9 cercles de l’enfer et les créatures démoniaques qui les peuplent.

 

Tantôt bouilli à la marmite, pendu, jeté au cachot ou encore transpercé de flèche, le cousin délirant du célèbre pantin subit les affres de la damnation en une grosse vingtaine de planches/scènes totalement muettes mais ô combien parlantes.

 

 

Ce voyage infernal à la croisée de Tom Gauld et de Hieronymus Bosch, présenté dans un format cartonné à l’italienne est une superbe conclusion aux précédentes tribulations du héros de Varela.

 

Cet ouvrage très joliment édité a sa place dans la bédéthèque de tout amateur éclairé!




 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi : PARADE


 

C'est de qui ? Satie


 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui


 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ?  Le ballet Parade a été créé en 1917 à Paris d'après un argument de Jean Cocteau, dans de décors de Pablo Picasso et sur la musique d'Erik Satie. Ballet surréaliste avant l'heure qui a beaucoup choque à l'époque avec son mélange détonnant de musique "classique" avec intervention de sirènes, de machines à écrire et autres cornes de brume… Il est parfois dit que c'est Jean Cocteau lui-même qui manipulait la sirène pour la première représentation!

 

Une musique légère (enfin pas toujours) et dont le côté fantastique et absurde s'accorde parfaitement à cette traversée des enfers ubuesque!




 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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