19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 07:15
Magique jeunesse  /  Sacha et Tomcruz  &  Le Voleur de Souhaits

 

 

Mercredi + Vacances scolaires pour encore une partie de l'hexagone: deux bonnes raisons pour une double ration d'albums jeunesse!

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : SACHA ET TOMCRUZ. 1 LES VIKINGS

 


C'est de qui : Halard & Quignon

 

 

La Couv':

 

Magique jeunesse  /  Sacha et Tomcruz  &  Le Voleur de Souhaits

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche:

 

Magique jeunesse  /  Sacha et Tomcruz  &  Le Voleur de Souhaits

 

Ca donne Quoi ? La collection Métamorphoses, si elle penche souvent vers le gothique classe, possède aussi une poignée de titres dédiés à la jeunesse.

 

J’en veux pour preuve cette nouvelle série dont le protagoniste principal est un jeune garçon un peu à part, fils d’une antiquaire perchée dont la dernière trouvaille est une authentique épée viking. Par la faute de son chien Tomcruz, qui est allé farfouiller dans le laboratoire du défunt père de Sacha, nos deux héros vont être projetés  dans le monde des drakkars et des clans guerriers.

 

Bastien Quignon dont le trait pastel et hybride nous avait déjà maqué sur Sixteen Express et El Paso, s’adapte à merveille au style jeunesse du scénario et au concept de sa scénariste qui mélange avec réussite chronique de tous les jours, aventure fantastique et fiches « pratiques » rigolotes.

 

Atypique et rafraichissant.

 

 

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LA BD

 

 

 

C'est Quoi ? LE VOLEUR DE SOUHAITS

 

 

C'est de Qui ? Clément et Gatignol

 

 

La couv'

 

Magique jeunesse  /  Sacha et Tomcruz  &  Le Voleur de Souhaits

 

Déjà lus chez nous?  Oui pour le dessinateur.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt.

 

 

Une planche :

 

Magique jeunesse  /  Sacha et Tomcruz  &  Le Voleur de Souhaits

 

Ca donne Quoi ? C’est le nom de Bertrand Gatignol, dont j’ai adoré le travail sur les deux tomes des Ogres Dieux, qui m’a fait m’intéresser à cet album jeunesse et je dois dire que, si moins « spectaculaire » que sur la série parue chez Métamorphoses, le style graphique de l’artiste est toujours aussi avenant.

 

Il illustre ici une fable sur un jeune garçon qui a  un hobby bien singulier puisqu’il attrape et collectionne …les souhaits !

 

Ceux des autres pour être précis ; à chaque fois que quelqu’un éternue, Félix lance un « A mes souhaits » qui lui permet d’enfermer les vœux des gens dans des récipients de verre. Pourtant un jour il croise la route de l’énigmatique Calliope sur qui son don ne marche pas : la jeune fille ne souhaite rien… ce qui renvoie Félix à sa propre absence de souhait. Les deux enfants ne vont alors plus se quitter (mais où sont donc leurs parents respectifs d’ailleurs ?) afin de découvrir ce qu’ils souhaitent réellement. 

 

Essentiellement récitatif, les bulles étant même parfois remplacées par des images, Le Voleur de Souhaits est un récit poétique et touchant qui, de par ses qualités graphiques et son sujet original, plaira à un large public.

 

 

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Deux chroniques de Fab

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 07:53

 

Entre deux oeufs en chocolat, élevons un peu le niveau en parlant occultisme et Seconde Guerre Mondiale:

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : ALEISTER & ADOLF

 

 

C'est de qui ? Oeming et Rushkoff

 

 

La Couv':

 

Dualités malsaines  /  Aleister & Adolf  Vs. The strange case of Dr Jekyll & Mr Hyde

 

Déja croisé sur le site? Oui pour le dessinateur.

 

 

Une planche:

Dualités malsaines  /  Aleister & Adolf  Vs. The strange case of Dr Jekyll & Mr Hyde

 

Ca donne Quoi ? Même si vous n’êtes pas un féru d’Histoire il suffit que vous soyez fan de BD/Comics (et si vous êtes en train de lire ces lignes il y a tout de même de fortes chances que ce soit le cas) pour savoir qu’Hitler et les nazis entretenaient d’étroits rapports avec l’occulte. Du Hellboy de Mignola à Je suis Légion de Nury et Cassaday, en passant par l’uchronie de l’Histoire Secrète, le sujet a fait les beaux jours du 9° Art, et à raison.

 

De son coté, Aleister Crowley, personnage emblématique d’une certaine culture magique, dont nous avons déjà parlé chez nous, avait bizarrement peu eu les honneurs de la BD, c’est aujourd’hui chose faite, et, coup double puisque l’album du jour évoque même les rapports entre le sorcier autoproclamé et le führer, imaginant l’implication de Crowley dans le conflit.

 

Un jeune agent américain est chargé de récupérer la Lance de Longinus, détenue par les S.S et, pour ce faire, doit s’immiscer dans le cercle de « la Bête »en le convaincant au passage si possible d’intervenir via ses soi-disant pouvoirs afin de contrer l’avancée inexorable des troupes allemandes. Il va se retrouver au centre de rites sacrificiels à base de magie tantriques et autres sombres pratiques qui vont sérieusement l’ébranler. Néanmoins l’opération, si pas aussi réussie que l’espérait les alliés, s’avérera bénéfique à plus d’un point.

 

 

Dualités malsaines  /  Aleister & Adolf  Vs. The strange case of Dr Jekyll & Mr Hyde

 

Certes le scénario –qui s’appuie sur des faits historiques- n’est que fiction, mais il en dit long sur le pouvoir des symboles (le V de la Victoire de Churchill – trouvé par Crowley- opposé à la récupération de la swastika par les nazis, mais aussi, évidement, le pentacle).

 

Oeming, qu’on a croisé ici sur sa série phare Powers avec Bendis, a opté pour un graphisme bien plus détaillé que dans la dite série, et son trait qui s’affine au fil des années (même si l’influence de Mignola –surtout ici- est encore parfois bien présente) associé à des efforts de narration via une mise en page inventive, sont un autre point fort de ce one-shot prenant.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 


C'est quoi ? THE STRANGE CASE OF DR JEKYLL & MR HYDE

 


C'est de qui ? R. Cobert

 

 

La Couv' :

 

Dualités malsaines  /  Aleister & Adolf  Vs. The strange case of Dr Jekyll & Mr Hyde

 

Déjà croisé chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Adaptation télévisuelle du célèbre roman de Stevenson, ce Dr Jekyll doit sa réussite à une interprétation sans failles d’un Jack Palance habité par le double rôle mais également par l’illustration musicale, directement inspirée des grands classiques du genre, ceux de la Hammer en tête.

 

Il faut savoir que Robert Cobert voulait écrire une B.O originale pour cette version mais que, malgré tout ses efforts pour convaincre Dan Curtis, le producteur, ce dernier insista pour utiliser celle de sa série Dark Shadows (récemment porté sur grand écran par Tim Burton), arguant –un peu à raison- que le public accrocherait d’autant plus en étant en terrain conquis.

 

Politique qui tendra à se démocratiser notamment dans le monde de la bande annonce où l’on emploie des musiques connues sur des films avec lesquelles elles n’ont pourtant rien à voir, histoire de captiver l’audience. L’un des exemples les plus flagrants étant la musique de  Requiem For A Dream entendue dans la B.A du second volet du Seigneur des Anneaux pourtant dotée dés le premier volet d’une B.O excellente.

 

 

 

Mais ne nous égarons pas plus, je vous laisse tester la très classique mais non moins efficace musique de Cobert avec cette évocation de l’une des figures contemporaines les plus marquantes de la magie (Alan, va te rhabiller !) vous m’en direz des nouvelles.

 

 

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Une chronique de Fab

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 12:24

 

 

Où, pour une trilogie des plus "à part" dans le paysage franco-belge, Jet et Fab font une chronique ... de concert!

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LE ROI DES MOUCHES

 

 

C'est de qui ? Mezzo et Pirus

 

 

La Couv':

 

Sa Majesté des camés  /  Le Roi des Mouches  Vs.  The Hunger

 

Déja croisé sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

Sa Majesté des camés  /  Le Roi des Mouches  Vs.  The Hunger

 

Ca donne Quoi ? Il n’est jamais trop tard… n’est ce pas ? Sur les insistants conseils de mon ami Jet, j’ai donc rattrapé ce manque dans ma culture bédéphilique et j’ai lu Le Roi des Mouches de Mezzo et Pirus.

 

Suite de scénettes impliquant plusieurs protagonistes qui vont rapidement se croiser, le scénario de Pirus s’attache à décrire une galerie de loosers pathétiques, ados découvrant les joies des relations sexuelles de la consommation de drogue et des galères qui en découlent, adultes désabusés et déprimés s’accrochant à tout ce qui peut les empêcher de chavirer.

 

Ne vous fiez pas à ce résumé lapidaire cela dit, si la chronique sociale est abordée on penche pas mal dans le Noir pur jus voire le récit psychologique barré audacieux mélange de David Lynch et Larry Clark, en effet si tout ceci se passe en France, dans l’Est, au début des années 2000, ça aurait, en effet tout aussi bien pu être dans une de ces banlieues ricaines que l’on connait par le prisme du ciné et de la littérature U.S.

 

Si je ne conteste pas la maîtrise graphique et narrative ou encore le caractère assez radical salvateur de l’œuvre dans le paysage  franco-belge de l’époque (voire d'aujourd’hui), j’ai moins accroché au nihilisme un rien forcé, à mi-chemin entre Chuck Palahniuk et Charles Burns, ou encore à la voix-off constante parfois redondante des images, pas mal de dialogues et monologues intégrés dans des phylactères auraient peut être conféré au récit un peu plus de fluidité.

 

Pour être tout à fait honnête, après les deux premiers tomes, et au vu des critiques assez acerbes sur le dernier, j’ai préféré rester sur cette impression mitigée mais plutôt positive, je laisse donc à Jet le mot de la fin concernant la conclusion de la trilogie:

 

 

Le troisième tome sonne un peu comme le bémol ou le chant du cygne d'une série qui m'avait enthousiasmé sur ses deux premiers opus.

 

On se rassure comme on peut mais si le dessin est toujours aussi inspiré, les dialogues le sont moins notamment dans les dialogues parfois incompréhensibles voire même vides de sens. Un comble qui suggère l'état végétatif d'Eric Klein sous l'emprise des drogues qu'il ingère...en ne distinguant plus la réalité de son imagination.

La conclusion n'est pas non plus à la hauteur de mes attentes et croyez-moi j'en suis le premier véritablement déçu car au final j'ai eu l'impression de ne pas avoir tout compris sans en avoir pris le même plaisir manifeste qu'aux deux premiers tomes....

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LES PREDATEURS

 

 

C'est de Qui ? M. Rubini, D Jaeger & divers.

 

 

La couv'

 

Sa Majesté des camés  /  Le Roi des Mouches  Vs.  The Hunger

 

Déjà entendu sur B.O BD? Certains peut-être.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Probablement l’un des seuls bons films de Tony « frère de Ridley »Scott; bien ancré dans son époque sans pour autant vraiment souffrir d’éléments qui pourraient le rendre trop daté aujourd’hui…hormis peut être sa B.O.

 

Et encore ! Au milieu de pièces classiques plus ou moins (très) connues de Schubert, Ravel ou encore ce bon vieux Bach, Rubini, qui  pourtant plombera à jamais Le Sixième Sens de Mann quelques années plus tard, compose une bande son surprenante, entre organique et électro (pour rappel, on est au balbutiement des années 80, remettre donc l’ « électronique » en question dans son contexte n’est ce pas) toujours sur le fil du rasoir entre atmosphère lascive et suspense torve.

 

A l’image d’un film ambitieux et léché, la musique de The Hunger remplit parfaitement son rôle et, même si les écarts sont grands de prime abord, installe une ambiance surréaliste sur ce Roi des Mouches qui n’en demandait pas tant !

 

 

 

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Une chronique de Jet et  Fab

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 07:34

 

 

 

Retrouvez, après la chronique, une interview "Musique et BD" de Jules Stromboni, son sympathique auteur, rencontré au festival d'Aix en Provence.

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : MAZZERU

 


C'est de qui : J. Stromboni

 

 

La Couv' :

 

Maledizione !  /  Mazzeru  Vs.  Ambient Lights

 

Déjà lu chez nous? Oui, une paire de fois.

 

 

C’est édité par qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

Maledizione !  /  Mazzeru  Vs.  Ambient Lights

 

Ca donne Quoi ? Le Mazzeru est un être atteint d’une malédiction qui le fait rêver des décès à venir dans sa communauté via la chasse et la mise à mort d’animaux.

 

Césario jeune homme mal dégrossi qui garde les chèvres pour un père bourru et violent tombe amoureux de la jeune Chillina, qui vit également avec son père, veuf.

 

Un jour, le père de Chillina, pris de folie, tente d’abuser de sa fille, cette dernière le blesse et s’enfuit dans les bois. Cru morte par les villageois, elle va vivre une vie de chasseresse sauvageonne, s’adonnant parfois à des crimes violents, tous rêvés par Césario.

 

Ce dernier tente d’échapper à sa malédiction et à son amour impossible en allant vivre sur le continent, où il travaille dans une  mine. Mais le destin le ramènera sur l’Île qui n’a pas que la Beauté et la tragédie finira évidement mal.

 

 

Maledizione !  /  Mazzeru  Vs.  Ambient Lights

 

Outre son sujet très sombre et mené de main de maître, le one-shot de Jules Stromboni se distingue également  par son traitement graphique.

 

Gravure en noir et blanc proche de l’illustration old school et de la carte à gratter parfois, travail sur la matière, sur les à plats de noir et de blanc, incursion ponctuelle de la couleur dans les cauchemars du héros…pas de bulles ou de phylactères, beaucoup de pages muettes, Mazzeru n’est pas un album de BD au sens traditionnel, c’est un livre hors norme aussi prenant que conceptuel.

 

Casterman a soigné l’édition en proposant un livre plus grand que la moyenne, au format et au papier choisis par l’auteur afin que le rendu soit au plus proche de sa réalisation d’origine. Une des belles découvertes de ce printemps.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

C'est quoi : AMBIENT LIGHTS

 


C'est de qui : Mark Korven

 

 

Une Couv':

 

Maledizione !  /  Mazzeru  Vs.  Ambient Lights

 

Déjà entendu sur le site? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si The Witch n’est pas le renouveau du film fantastique que tout le monde a voulu nous vendre, sa B.O, que nous avons écoutée l’an passé, fût clairement un vent de fraicheur sur un genre usé jusqu’à la corde.

 

C’est ce qui m’a donné envie d’en savoir plus sur son compositeur, l’australien Mark Korven, spécialisé dans la musique de documentaire, les séries tv et, surtout, passionné de world music.

 

Non content d’explorer les cultures musicales et leurs instruments, Korven n’hésite pas à inventer ou co-créer de nouvelles machines souvent aussi surréalistes qu’efficaces.

 

J’en veux pour preuve cette sorte de vielle amplifiée à laquelle on aurait ajoutée des aimants, des règles en métal à tordre ou à frotter avec un archet, voire un Ebow (archet électronique cher entre autre à David Gilmour de Pink Floyd) une réverb analogique et j’en passe.

 

Elle a été pensée dans le but de mettre en musique des films d’horreur mais le caractère non mélodique des sons produits, les atmosphères dégagées par ses possibilités sonores et rythmiques sont assez étendues pour accompagner une œuvre aussi sombre et atypique que Mazzeru.

 

 

 

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Bonjour Jules et merci d’avoir accepté de te prêter au jeu du questionnaire croisé B.O/BD.

 

 

Commençons par un classique :

 

 

Tes Albums de musique de chevet ?

 

  • "Ya balad" de Bachar Mar-Khalifé
  • "El incendio que se llevo la ciudad" de Radikal Satan
  • "Shitman" Koonda Holaa
  • "Aimer ce que nous sommes" Christophe

 

 

 

 

Et tes Albums de Bd ?

 

 

  • "Là où vont nos pères" Shaun Tan
  • "Mitchum" Blutch
  • "les 4 fleuves" Baudoin/Vargas
  • "L" Benoit Jacques
  • "Prosopopus' De Crecy
  • "Rebetiko" Prudhomme

 

Maledizione !  /  Mazzeru  Vs.  Ambient Lights

 

 

Les influences et les goûts :

 

 

Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

 

La B.O de "Pina" de Wim Wenders et celle de l"Appollonide" de Bonnello.

 

 

 

Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 

 

Baudoin/ Munoz-Sampayo/ De Crecy

 

Maledizione !  /  Mazzeru  Vs.  Ambient Lights

 

 

Ton travail :

 

 

 

Ecoutes tu de la musique quand tu écris/dessine, et plutôt quoi ?

 

 

Oui, en plus des disques pré-cités, j'écoute la radio (fip/France Culture), ou encore Arvo Pärt, Fred Frith, Zoufris Maracas, Van Wissem... Et plein d'autres trucs.

 

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

 

Une histoire contemporaine qui se déroule à Londres et dont les dialogues sont construits exclusivement avec ceux piochés dans les 39 pièces de Shakespeare. Un cut up.

 

Maledizione !  /  Mazzeru  Vs.  Ambient Lights

 

 

Et si…

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

 

J'ai été batteur dans un groupe de rock/noise/blues : Otto. Il faut que je m'y remette.

 

 

 

Encore un grand merci pour tes réponses, et au plaisir de te retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !

 

 

 

 

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Une chronique et une interview de Fab

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 13:15

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LE FULGUR 1

 


C'est de qui : Bec & Nenadov

 

 

La Couv':

 

Fulgur... au Point!  /  Le Fulgur  Vs.  Revenge of the Creature

 

Déjà croisé sur le site? Bec oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche:

 

Fulgur... au Point!  /  Le Fulgur  Vs.  Revenge of the Creature

 

Ca donne Quoi ? Un mécène américain finance une expédition pour laquelle un submersible révolutionnaire inventé par le professeur Claudian va emmener une équipe par 4000 mètres de profondeur afin de retrouver une cargaison d’or coulée quelques années plus tôt.

 

Vous vous en doutez, rien ne vas se passer comme prévu et, à 4000 mètres de fond, personne ne vous entendra crier !

 

Les fonds marins et Bec c’est une grande histoire d’amour. En effet, depuis presque 20 piges, l’auteur de Sanctuaire et autres Carthago n’a de cesse de replonger au plus profond des abysses pour y taquiner les éventuelles grosses bébêtes qui s’y terreraient depuis la nuit des temps. En choisissant d’adapter le roman de Semant Bec innove un peu en se frottant à une aventure qui se passe au début du siècle dernier, avec le coté aventure et technologie rétro futuriste que l’on peut rencontrer dans l’œuvre de Jules Verne par exemple.

 

On sent que le scénariste connaît son affaire et sait ménager ses effets, si l’on regrettera peut être un coté assez « déjà vu », on sera consolé par le trait panaché de Nenadov, héritier d’une certaine tradition européenne aujourd’hui délicieusement surannée, qui sert bien le propos.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? REVENGE OF THE CREATURE

 

 

C'est de Qui ? H. Stein & William Lava

 

 

La couv'

 

Fulgur... au Point!  /  Le Fulgur  Vs.  Revenge of the Creature

 

Déjà entendu sur B.O BD? Plein de fois oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Cherchant à surfer sur le succès de Creature from the Black Lagoon, film d’épouvante en 3D (de l’époque hein) qui avait fait grand bruit (et dont la vision à la Dernière séance d’Eddy Mitchell, avec les lunettes rouges et bleues m’avait impressionné) ; Jack Arnold et la prod sortent une (première) suite où la créature est capturée et amenée à la civilisation (oui, King Kong, tout ça…).

 

Si la musique était déjà importante dans le premier volet, ce second en est encore plus rempli. Pas moins de 73% de la pellicule contient de la bande son ! Ce phénomène s’explique notamment par l’utilisation de matériel non retenu sur la Créature du Lagon Noir. De l’underscoring soulignant un suspense lourd à de véritables moments de frénésie instrumentale, Herman Stein, grand pourvoyeur de B.O de genre et versé tout particulièrement dans le fantastique, déchaîne ses cordes et ses cuivres à la moindre scène d’action. Le thème principal est décliné à plusieurs reprises créant une unité sonore et posant l’ambiance entière du film.

 

 William Lava, homme de l’ombre sur ce long métrage comme ce fut souvent son lot, et lui aussi relativement habitué des sous genres de l’épouvante, fournit une poignée de pistes dans la même veine qui n’ont rien à envier au travail de Stein.

 

De la musique de genre solide et classique, tout juste ce qu’il fallait aux terreurs sous-marines version Bec.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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