13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 11:25

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LES GUEULES ROUGES

 


C'est de qui : Dupont et Vaccaro.

 

 

La Couv' :

 

Peaux ...Noires  /  Les Gueules Rouges  Vs.  Return of the Gunfighters

 

Déjà lu chez B.O BD? Oui, les deux.

 

 

C’est édité par qui ? Glénat.

 

 

Une planche:

 

Peaux ...Noires  /  Les Gueules Rouges  Vs.  Return of the Gunfighters

 

Ca donne Quoi ? Idée audacieuse et originale qu’a eu Jean Michel Dupont de proposer un scénario digne d’un film hollywoodien de l’Age d’Or (des indiens faussement accusés d’un crime) en le faisant se dérouler dans la région Valenciennoise dont il est originaire.

 

Si le scénario peut vous sembler tiré par les cheveux, il faut savoir qu’il est « justifié » par la venue du show de Buffalo Bill, au tout début du siècle dernier, dans le Nord de la France.

 

Ainsi on va suivre l’aventure de Gervais jeune garçon dont le niveau intellectuel pourrait sortir de la fatalité de finir à la mine, comme son père et son grand-père avant lui, mais dont le paternel ne veut rien savoir.

 

Un beau soir il fugue pour assister clandestinement au spectacle de Buffalo Bill et va se lier d’amitié avec deux peaux-rouges qui le ramène chez lui. La même nuit une fillette est retrouvée assassinée et tout pointe vers le duo d’indiens. Gervais réussira-t-il à disculper ses nouveaux amis ?

 

Peaux ...Noires  /  Les Gueules Rouges  Vs.  Return of the Gunfighters

 

Les Gueules Rouges  est un one-shot réussi et prenant qui valse sans cesse entre la chronique socio-historique, le western et même le roman noir en empruntant à ces genres ce qu’ils ont de meilleur. Imaginons un instant  une adaptation de Germinal par John Ford, elle aurait probablement la même ambiance que les peintures d’Eddy Vaccaro, qu’on suit chez nous depuis Championzé , et qui a encore évolué dans son style et magnifie ici les paysages miniers, faisant ressembler les collines du Nord aux Black Hills américaines (comme le dit l’un des indiens de l’histoire).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? RETURN OF THE GUNFIGHTERS

 

 

C'est de Qui ? Salter

 

 

La couv'

 

Peaux ...Noires  /  Les Gueules Rouges  Vs.  Return of the Gunfighters

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Western de seconde zone réalisé à la fin des années 60 et qui sortira d’ailleurs directement à la télévision Return Of The Gunfighters permet à Salter, stakhanoviste de la B.O à Hollywood (et dont la malchance aura été d’arriver au moment où les studios étaient sur la pente descendante), de sortir un peu de la SF et des films d’horreur où il abattait les partitions les unes après les autres.

 

On sent que le compositeur se fait plaisir en jouant avec les codes du genre même si une grosse poignée de pistes semblent issues de travaux précédents (ce qui était encore monnaie courante comme pratique à l’époque, nous l’avons évoqué quelque fois) et c’est tout un panel d’ambiances et d’émotions qui est exprimé ici.

 

Alors certes pas de grand orchestre symphonique, pas de thématiques compliquées ou de mélodies très originales mais de l’ouvrage honnête et bien foutu qui, grace à sa variété faite de bricolages fait bien l’affaire sur notre western nordiste !

 

 

 

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Une chronique de Fab

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 14:49

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : L’OR DE MORRISON 1

 


C'est de qui : Seiter & Brecht

 

 

La Couv':

 

Pour des poignées de dollars  /   L'Or de Morrison  Vs.  Le Trésor de la Sierra MAdre

 

Déjà croisés sur B.O BD? Roger Seiter souvent.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec

 

 

Une planche:

 

Pour des poignées de dollars  /   L'Or de Morrison  Vs.  Le Trésor de la Sierra MAdre

 

Ca donne Quoi ? Des anciens confédérés idéalistes et revanchards s’allient avec une bande de mercenaires afin d’attaquer un train convoyant une grosse somme d’or, mais, entre les soldats de l’Union, un sheriff implacable, ou encore des apaches sauvages, l’opération ne vas pas se passer comme prévu.

 

Entre bains de sang, poursuites hautes en couleurs et fusillades homériques, ce premier volet de l’Or de Morrison pioche dans les classiques du genre en réussissant à s’en détacher. Seiter, scénariste chevronné et inspiré, multiplie avec métier les rebondissements et les groupes en présence sans pour autant perdre ni son lecteur ni son intrigue.

 

Si le dessin semi-réaliste de Recht est soigné et détaillé dans les décors je l’ai trouvé moins précis sur les visages des protagonistes et aurait peut être préféré un style plus réaliste, sans pour autant que cela enlève quoi que ce soit à la réussite de ce très bon western.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LE TRESOR DE LA SIERRA MADRE

 

 

C'est de Qui ? M. Steiner

 

 

La couv'

 

Pour des poignées de dollars  /   L'Or de Morrison  Vs.  Le Trésor de la Sierra MAdre

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? A l’époque où sort sur les écrans le Trésor de la Sierra Madre l’un des chefs d’œuvre de John Ford, rarement un film non musical aura autant compté sur sa bande originale pour convoyer sentiments, émotions et tensions.

 

Steiner, en homme de métier émérite, s’appuie sur le scénario et l’ambiance du film pour créer des thématiques propres à chaque personnage ou groupe, et des motifs récurrents selon les séquences.

 

Le résultat est aussi étonnant que payant puisque les morceaux annoncent parfois subtilement ce qui va se passer à l’écran créant par la même une dimension supplémentaire dans l’intrigue.

 

C’est cependant plus sur la seconde partie de la B.O que l’on comptera pour accompagner ce premier tome de l’Or de Morrison vu l’action omniprésente dans l’album.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 10:05

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : SAUVAGE TOME 2

 

 

C'est de qui : Yann et Meynet

 

 

La Couv':

 

Griffes sauvages  /  Sauvage. Dans les griffes de Salm Salm   Vs.  Commancheros

 

Déjà lus sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

Griffes sauvages  /  Sauvage. Dans les griffes de Salm Salm   Vs.  Commancheros

 

Ca donne Quoi ? Dire que l’on aura attendu ce second tome de Sauvage est un doux euphémisme. Le voici enfin et la relecture du précédent n’aura pas été du luxe pour remettre les évènements de ce récit d’aventure bariolée en mémoire.

 

Pour rappel, on suit Félix Sauvage, un jeune officier idéaliste pendant la campagne mexicaine menée par Napoléon 3 (enfin façon de parler, l’Empereur est resté bien tranquille à Paris pendant que ses soldats se font étriller par les hommes de Maximilien) qui, on l’apprend enfin ici, cherche à venger la mort de ses parents dont le Marquis de  Trazégnies, gradé de l’armée française en poste au Mexique, est responsable.

 

Après avoir essuyé un sanglant assaut, voilà notre héros en route vers le camp du chef du corps expéditionnaire Achille Bazaine à qui il doit remettre un bâton de Maréchal, flanqué malgré lui d’une femme de tête, Angélique de Salm-Salm, à la recherche de son époux disparu pendant une escarmouche.

 

Entre les priorités de chacun, les missions d’espionnage et les aléas des affrontements, la vengeance de Sauvage va être disons…retardée !

 

Si coté dialogues Yann a comme souvent un peu trop tendance à tomber dans ses tics habituels, le scénar est un habile mélange d’aventure, de western et de grand spectacle le tout semble bien documenté et, surtout, bénéficie du trait fin (et sensuel !) de Meynet, aussi habile à croquer les uniformes de ses soldats que les formes de ses héroïnes.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE COMMANCHEROS

 

 

C'est de Qui ? E. Bernstein

 

 

La couv'

 

Griffes sauvages  /  Sauvage. Dans les griffes de Salm Salm   Vs.  Commancheros

 

Déjà croisé dans le coin?  Souvent oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Chant du cygne de Michael Curtiz, tourné au tout début des années 60, les Commancheros, si clairement classique dans son scénario, son interprétation et ses décors, donne à Elmer Bernstein l’occasion, après le coup d’éclat des Sept Mercenaires, de se re-frotter au genre.

 

Tout en gardant le coté aventure héroïque du film de Sturges avec un thème porté par les cuivres,  il laisse tomber les couleurs hispanisantes pour des accents amérindiens prononcés aux multiples percussions auxquelles il en a ajouté d’autres, peu communes dans le genre –à la manière d’un Goldsmith- et qui, pour le coup, le dynamitent.

 

La présence de pas mal d’instruments à vent, eux aussi pas forcément souvent présents dans le western, adoucissent cette B.O très rythmique, la rendant très écoutable en tant que telle et assez variée et riche pour faire une bande son impeccable pour cette suite de Sauvage.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 14:40

 

 

 

Concluons notre cycle du week-end avec une nouveauté, un western décalé aussi déroutant que réussi!

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : STERN. LA CITE DES SAUVAGES.

 


C'est de qui : J & F. Maffre

 

 

La Couv':

 

Panorama du Western  /  Stern. La Cité des Sauvages.  Vs.  Cheyenne Social Club

 

Déjà lus sur le site? Oui, sur l’opus précédent.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

Panorama du Western  /  Stern. La Cité des Sauvages.  Vs.  Cheyenne Social Club

 

Ca donne Quoi ? Notre croquemort est bien embêté, le gérant du Général Store de Morrison ne peut pas lui fournir les bouquins qu’il avait commandés. Le voilà obligé de se rendre à Kansas City mais on voit bien que c’est la dernière chose qu’il ait envie de faire.

Et on va vite comprendre pourquoi !

 

Entre d’anciennes accointances qu’il se serait bien passé de retrouver ou encore sa future ex femme mise en ménage avec  …une autre femme, Stern va en voir des vertes et des pas mures lors ‘une loooongue nuit dont il se serait bien passé.

 

Après un tome 1 intriguant et original les frères Maffre changent de décor et de ton (même si on retrouve un certain humour décalé qui faisait le charme du premier) en projetant leur anti-héros dans un environnement radicalement différent qui met en exergue autant l’asociabilité de Stern que les défauts de ses contemporains.

 

La Cité des Sauvages est un western parce que l’intrigue se déroule dans l’Ouest de la fin du 19° siècle, mais coté influences imaginez plutôt Deadwood revisité par les frères Cohen que High Noon !

 

Rafraichissant !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? CHEYENNE SOCIAL CLUB

 

 

C'est de Qui ? Walter Scharf

 

 

La couv'

 

Panorama du Western  /  Stern. La Cité des Sauvages.  Vs.  Cheyenne Social Club

 

Déjà croisé dans le coin? Non

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? En près de 50 ans, Walter Scharf a tenu quasiment tout les postes des départements musiques d’Hollywwood et a principalement œuvré, en tant que compositeur même, pour le western et la comédie.

 

Ca tombe bien puisque Cheyenne Social Club est une agréable parodie dans laquelle deux cow-boys old school, interprétés par les vétérans Henry Fonda et James Stewart, se retrouvent sans y être le moins du monde préparé, à la tête d’une maison close.

 

Avec donc son solide bagage (le bonhomme a tout de même été nommé 10 fois pour l’Oscar de la meilleure B.O), Scharf accentue les passages humoristiques en tirant toutes les ficelles possibles de la musique de comédie à l’américaine bon ton, tout en  puisant à volonté dans l’americana et les thématiques westerns bien classiques.

 

Si parfois l’ensemble peut sonner un rien too much avec certains passages de ce tome 2, souvent ça fait mouche et accentue les moments décalés de cet album original.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 15:44

 

 

Pas de cycle western qui se respecte sans un Tex, et quand en plus c'est une sortie toute récente, que demander de mieux?

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : TEX. FRONTERA

 


C'est de qui : Boselli & Alberti

 

 

La Couv':

 

 

Panorama du Western /  Frontera  Vs.  In A Valley Of Violence

 

Déjà croisé chez nous? Pas sur.

 

 

Une planche:

Panorama du Western /  Frontera  Vs.  In A Valley Of Violence

 

Ca donne Quoi ? Cet album de Tex, sorti en couleur avec une pagination bien moins fourni que les petits volumes auxquels nous étions habitués (mais dans un format Franco-Belge) est un peu La Jeunesse de Blueberry adaptée au ranger transalpin.

 

On y voit en effet un Tex encore jeune, enfermé dans un pénitencier, qu’une fougueuse française, chanteuse de cabaret, va venir délivrer afin qu’il l’aide à accomplir sa vengeance.

 

Un ton sombre, voire violent, dans l’esprit du Cavalier Solitaire dessiné par Kubert où l’on découvre que notre héros peut aussi être un dur (et ça fait plaisir), je viens d’ailleurs de découvrir que la famille de Tex a été assassiné par des desperados et que ce n’est qu’après s’être fait justice lui-même et avoir bourlingué un peu qu’il est devenu ranger au Texas, je vais creuser la piste !

 

Un mot sur l’excellente partie graphique d’Alberti, qui met à bon escient ses multiples expériences que ce soit en franco-belge, en fumetti mais également outre Atlantique où il a bossé pour les Big Two; son trait est détaillé, expressif et original, un bol d’air sur une série aux codes parfois fort stricts.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 


C'est quoi : IN A VALLEY OF VIOLENCE

 


C'est de qui : Jeff Grace

 

 

La Couv':

 

Panorama du Western /  Frontera  Vs.  In A Valley Of Violence

 

Déjà entendu chez nous? Oui.

 

 

On peut écouter:

 

Ca donne Quoi ? Difficile aujourd’hui, on l'a souvent écrit ici, de faire un western qui arrive à être un tant soit peu original…enfin, encore faut-il en avoir envie !

 

Ce n’était pas semble t-il l’intention du réalisateur de ce film au scénario de vengeance bien basique ni non plus du compositeur de la B.O, Jeff Grace, habitué aux séries B de genre, qui singe sans vergogne Ennio Morricone et tout ses suiveurs.

 

Le générique donne d’ailleurs d’emblée le ton, « hommage » (hum !) visuel et musical à celui de Le Bon, La Brute et Le Truand  de Léone. Le reste est à l’avenant, heureusement que guitares et cordes, bien supportés par la rythmique, arrivent à se faire menaçants de temps à autre et créent un suspense intéressant, l’ensemble se laisse du coup écouter sans trop de lassitude surtout si c’est en fond sonore d’un Tex aussi intéressant que celui du jour.  

 

 

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Une chronique de Fab

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