13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 09:27

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? MORTEL IMPREVU

 

 

C'est de qui ? D. Monféry

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Afin d’échapper à un mari violent, une londonienne part pour l’Amérique où elle va rencontrer un homme dont elle tombe amoureuse.

Ensemble ils décident de se joindre à 3 aventuriers qui partent pour la ruée vers l‘or dans le Klondike.

Mais, comme beaucoup, nos protagonistes vont réaliser que tout le monde n’est pas fait pour la vie sauvage, loin de là même !

 

Un récit aussi haletant qu’âpre, qui exploite la dureté du Grand Nord américain ainsi que la nature humaine face à l’adversité, à l’image du décor hostile dans lequel il se déroule.

 

 

Décor magnifiquement rendu par le trait de Dominique Monféry, dans un style réaliste hyper maîtrisé qui n’est pas sans faire penser à une certaine école franco-belge prestigieuse qui compte dans ses rangs, entre autres, des pointures comme René Follet ou Emmanuel Lepage.

 

 

Si je dirais que la toute dernière planche est, à mon avis, peut être de trop, ne passez pas à coté de ce western crépusculaire qui est une réussite du genre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : DEADLY BLESSING

 

 

C'est de qui ? J. Horner

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? James Horner, pourtant peu habitué à la discipline à l’époque, compose pour le Deadly Blessings de Wes Craven une B.O dérangeante même si un peu brouillonne parfois.

Des voix masculines qui chantent en latin, des voix féminines sanglotant ou criant, des cordes haut perchées dérangeantes, des sons gutturaux et autres vents lugubres créent des moments de tension palpable diablement efficace.

 

Une musique chaotique, difficilement écoutable en tant que tel mais avec un impact assez impressionnant sur la lecture de Mortel Imprévu.

 

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Repost0
10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 07:42

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? WILD BILL HICKOK

 

 

C'est de qui ? Dobbs et Bufi

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Dobbs.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si aujourd’hui un Smartphone et une connexion à internet permettent de savoir ce qu’il se passe quasiment partout et tout de suite, à  l’époque –finalement pas si lointaine sur l’échelle de l’Histoire- du Far West, on se fiait hélas plutôt aux racontars ou encore aux « dime novels » .

 

C’est de cette façon que bon nombre de « légendes » de l’Ouest sont nées même si, bien souvent, la réalité était bien moins glamour.

 

Comme c’était le cas avec Jesse James, dans ce second tome de la Véritable histoire du Far West, Dobbs s’applique à remettre l’image d’une autre figure historique à sa place : dans la boue des rues de l’Ouest.

 

Wild Bill Hicock, connu pour être une des plus fine gâchette de son temps a vécu plusieurs vies, il a participé à la Guerre de Sécession, a été Marshall, guide pour l’armée et, last but not least, acteur de son propre rôle dans un spectacle itinérant, mais c’était aussi, et surtout, un homme violent et impétueux, viveur insatiable, prompt à dégainer et tuer, amateur de plaisirs en tout genre.

 

Pour mettre en image la vie plus grande que nature de Wild Bill, le dessinateur italien Ennio Buffi opte pour un style réaliste et détaillé, et quelques belles compositions qui ne sont pas sans faire penser à certains endroits à celle de ses illustres prédécesseurs dans l’Histoire du Far West en BD des éditions Larousse, où ont tout de même débuté des noms comme Serpieri, Buselli ou encore Frisano.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE MISSING

 

 

C'est de qui ? J. Horner

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ?

 

Ron Howard a surpris son monde avec ce western atypique et sombre dans lequel Tommy Lee Jones part à la recherche de deux jeunes filles enlevées par des indiens (un pitch assez classique dans le genre), si le casting est bon, le film est en demi teinte et ne convainc jamais vraiment.

 

Pour l’occasion le réalisateur  retrouve James Horner, dont la carrière était alors un peu en demi teinte, et donne l’opportunité au compositeur de retourner explorer les pistes empruntées à l’époque de  Légendes d’Automnes.

 

On retiendra évidemment pour la lecture de Wild Bill Hickok les morceaux dédiés aux scènes de suspense du film, où Horner fait preuve d'inventivité en mélangeant des gimmicks classiques avec des sonorités inspirées par la musique amérindienne et jouée sur des instruments traditionnels ou approchant (dont une innatendue flute japonaise !), et ponctuées de chants indiens.

 

Si l’utilisation –heureusement pas trop appuyée- des synthés fait sonner cette B.O parfois un peu datée, elle n’en reste pas moins assez variée et cohérente pour accompagner comme il se doit l’évocation crépusculaire de la pseudo légende de l’Ouest.

Repost0
23 mai 2022 1 23 /05 /mai /2022 09:35

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? JESSE JAMES

 

 

C'est de qui ? Dobbs & Regnault

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?  « Vous avez lu l'histoire de Jesse James. Comment il vécut, comment il est mort » …que ce soit le cas ou pas, le premier tome de la nouvelle collection de chez Glénat va vous permettre de (re) découvrir cette pseudo légende de l’Ouest qui, au final, correspondrait, plutôt puisqu’on en est aux citations de chansons, plutôt  à celles de Sad Hill,  signées Iam : « Je brise le mythe, les cow-boys sont des merdes, que cette phrase soit écrite dans la legende ».

 

 

Effectivement, loin d’un certain glamour hérité d’Hollywood, le scénario de Regnault et Dobbs, s’il est peut être un peu trop condensé (format oblige), présente le « bandit bien aimé » sous un jour bien moins radieux : revanchard de la défaite du Sud lors de la Guerre de Sécession, Jesse James embarquera son frère et différents pistoleros dans une vague de braquages plus ou moins ininterrompue jusqu’à ce que l’un des membres de sa bande, attiré par la prime, mette fin à sa carrière de bandit de grand chemin.

 

Chef tyrannique, père peut impliqué, excité de la gâchette …c’est peu dire que l’image d’Epinal en prend un coup, et ce n’est finalement peut être pas plus mal, la société –de spectacle surtout- ayant longtemps glorifié des figures historiques qui ne le méritaient pas.

 

 

Coté graphismes Regnault semble se régaler à mettre en image les décors de l’Amérique Sauvage, son style réaliste aux détails fournis se prête bien à rendre les raids en ville, les attaques de train et autres chevauchées endiablées.

Un Far West qui ressemble à la fois à celui de Sergio Leone et de John Ford, le tout mis en couleur par les soins du dessinateur.

 

A noter que, pour ne rien gâcher, l'album est complété par un cahier documentaire sur le personnage

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :L’OUEST EN FEU.

 

 

C'est de qui ? B. Nicolai

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ?  A l’écoute, même un amateur éclairé comme votre serviteur pourrait confondre le travail de Bruno Nicolai sur ce Land Raiders (western assez passable au demeurant) avec celui de son comparse Morricone tellement les emprunts au maestro sont nombreux et confondants notamment sur le thème principal du film.

 

Guitares syncopées, rythmiques et percussions galopantes, harmonica et, of course, les chœurs, tout l’attirail est là, exprimant tour à tour suspense tendu, romantisme doux ou aventure épique.

Si on fait l’impasse sur les flagrantes similitudes de style, on est à même d’apprécier une musique western qui colle bien à l’ambiance et au rythme de ce Jesse James.

 

 

 

 

---------------

 

Repost0
17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 16:20

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? ROCKING CHAIR

 

 

C'est de qui ? Kokor et Peyraud

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Déjà croisés sur le site? Non.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Venus chercher le rêve américain, une famille de colons européens se fait entourlouper par leur guide et l’embuscade tendue par ce dernier tourne au bain de sang.

Seuls rescapés du drame un jeune homme et une jeune fille vont tenter de s’en sortir, emmenant avec eux le fauteuil à bascule de la mère du garçon.

 

Mais la vie dans les grands espaces américains est hostile et bientôt nos deux jeunes gens vont être séparés tandis que, de son coté, le rocking chair va connaître un destin hors du commun, changeant de propriétaires au fil des années.

 

Difficile aujourd’hui de faire un western en s’éloignant des sentiers ultra balisés empruntés par des centaines d’auteurs, écrivains, réalisateurs… pourtant on peut dire que le pari des auteurs de Rocking Chair est remporté haut la main tant lieur récit atypique, s’il est bien enraciné dans les racines du genre – la conquête de l’Ouest et la ruée vers l’or, difficile de choisir background plus classique- se veut original et intelligent.

 

Un peu à la manière du Go West Young Man paru l’an passé, ici aussi on retrouve un objet en forme de « fil rouge » de l’histoire, qui, comme dans le classique du genre, Winchester 73 (cité d’ailleurs dans la chronique de l’album choral d’Ogier), passe de main en main apportant à chaque fois plus de malheur que de bonheur jusqu’à une « end » pas si happy que ça.

 

 

Jean Philippe Peyraud livre un western en forme de tragédie-comique, avec des destins souvent chamboulés pour ne pas dire broyés par l’Histoire avec un grand H de la naissance de l’Amérique, cahotique et violente s’il en est.

 

De son coté Alain Kokor rend une copie sans fautes dans un style expressif aux paysages vivants et aux faciès anguleux, qui n’est pas parfois sans faire penser à celui de Pierre Alary, tout au lavis formidablement mis en couleur dans des monochromes et bichromies très réussis.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :HANNIE CAULDER

 

 

C'est de qui ? K. Thorne

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après plus de deux décennies à naviguer entre série B et musiques de  séries TV, Ken Thorne est embauché sur ce western hybride (qui a dit bâtard ?!), qui lorgne éhontément vers le western spaghetti sans pour autant en être un.

 

Tourné à la gloire de Raquel Welsh, qui n’hésites pas à mettre en valeur sa plastique parfaite, Hannie Caulder hésite constamment entre la parodie, le film de vengeance, l’exploitation ou encore le film féministe…pour ne jamais trouver sa place où que ce soit.

 

La B.O est à l’image du reste, une sorte de patchwork d’ambiances et de genres mais plutôt bien mélangés avec une unité au final impressionnante vu là d’où on était parti.

 

Outre les gimmicks traditionnels du film de cow-boy, quelques pistes jouent clairement le registre de la comédie enjouée, d’autres fleurent bon l’aventure avec les cuivres en vedette, et une paire de thèmes plus sombres finissent de faire de ce score un accompagnement de choix pour l’album hors norme lui aussi de Kokor et Peyraud qui joue aussi bien avec les genres.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Repost0
22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 13:53
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? MARSHALL BASS. MAITRE BRYCE.

 

 

C'est de qui ? Macan et Kordey

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? A l’occasion d’un repas dominical, notre taciturne marshall se remémore comment il a obtenu son étrange patronyme : River.

 

Esclave d’un propriétaire sudiste, Bass aidait ce dernier à arnaquer des gogos plus ou moins fortunés en utilisant notamment sa capacité exceptionnelle à rester sous l’eau.

 

Jusqu’au jour où l’un des pigeons, nordiste plus humain que ses congénères du sud, affranchit Bass qui va alors profiter de l’occasion pour prendre sa revanche.

 

Album parenthèse que ce Maître Bryce qui nous dévoile un pan de la jeunesse de l’atypique héros de Macan et Kordey, le premier sait toujours aussi bien manier l’humour grinçant et décrire des protagonistes haut en couleurs aux zones d’ombres intéressantes, tandis que le second livre de belles planches de paysages sudistes, quelques gunfights animés et toujours une galerie de trognes aux expressions convaincantes.

 

Et si, finalement, le « meilleur western depuis Blueberry », c’était Marshall Bass ?!

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ET LE VENT APPORTA LA VIOLENCE

 

 

C'est de qui ? C. Savina

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Encore un stakhanoviste du score de films de genre (et surtout de seconde zone) que Carlo Savina qui, comme ses pairs de l’époque, l’incontournable Morricone en tête, s’est pas mal frotté au western spaghetti.

 

Pour ce film âpre au scénario de vengeance fort classique, bien servi par un Klaus Kinski et son physique à la serpe, s’il n’évite pas quelques poncifs du genre, trompettes et guitare entre autre, l’italien joue surtout sur une tension sourde, avec des phrases courtes jouées au piano ou aux vents, entrecoupées de silences menaçants.

 

Une B.O qui sort un peu des sentiers battus à l’époque et qui va bien à ce nouveau Marshall Bass.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

 

 

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags