20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 15:33
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA VENIN. ENTRAILLES.

 

 

C'est de qui ? Astier

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Rue De Sèvres

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui sur les précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Emily continue sa méthodique vengeance, flanquée de la jeune Claire qu’elle a sauvé d’un destin peu enviable, c’est cette fois dans le rôle d’une institutrice qu’elle débarque dans la ville de sa prochaine victime.

 

Mais ses précédents meurtres commencent à faire des remous et entre les deux agents de Pinkerton toujours à ses trousses, une poignée de chasseurs de primes et un ennemi plus retors que les précédents, la partie cette fois s’annonce plus que serrée.

 

 

Ce nouvel épisode de La Venin continue à jouer la carte de l’originalité - bienvenue sur un créneau ô combien couru - en proposant à nouveau un background fort différent des précédents et une intrigue qui fait la part belle aux rebondissements et au suspense tout en conservant cette alternance de flashbacks.

 

 

Astier mène toujours aussi bien sa barque, illustrant son western féministe (hum) de son style coloré semi réaliste avec forces détails et des cadrages des plus dynamiques, le tout, là aussi, dénotant de la plupart des autres productions du genre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DJANGO PREPARE A COFFIN

 

 

C'est de qui ? Les frères Reverberi

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Alors qu’il vient à peine d’opter pour le pseudonyme qui le rendra célèbre, Terence Hill reprend le personnage iconique de Django –joué par une poignée d’acteurs avant lui- dans ce film de vengeance qui s’en sort un peu mieux que pas mal des douzaines d’autres tournés à la chaine à l’époque.

 

 

Du côté de la musique ce sont les frères Reverberi qui signent une partition assez lambda, dans la droite lignée de confrères plus prestigieux (voire plus doués avouons-le). Sifflements, trompette galopantes, guitares rythmées jouant dans les graves, canons de cordes…on trouve là tout l’attirail de la B.O de western spaghetti.

 

 

Notons que le distributeur français capitalisera sur le succès du personnage de Trinita, associé chez nous à l’acteur pour changer le titre en Trinita, prépares un cerceuil !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 


 

 

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 10:03
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DON VEGA

 

 

C'est de qui ? P. Alary

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà lu chez nous? Une bonne partie de sa production oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans une Californie à l’aube de son existence, malmenée par la ruée vers l’or et l’avidité de quelques puissants, un jeune héritier spolié de son domaine par un cruel général en retraite, va rendre la justice à sa façon en se dissimulant derrière un masque, perpétuant la révolte des paysans locaux.

La légende de Zorro est née !

 

Comme probablement toute une frange du lectorat de B.O BD j’ai grandi avec les rediffusions de la série Disney du vengeur masqué, pleine d’allant et de bonne humeur, qui, comme pour pas mal d’autres figures de la culture populaire, a défini une vision de l’oeuvre.

 

Pierre Alary, seul aux commandes de ce généreux one-shot (qui n'en sera peut être pas un, à voir si le succès est au rendez-vous), donne sa version de la naissance de Zorro, replacée dans un contexte géopolitique bien exploité, dans une aventure menée tambour battant où les scènes marquantes s’enchaînent entre suspense et duels, avec quelques clins d’oeils de ci de là et, surtout, une identité graphique des plus originale.

 

 

De Belladone à Silas Corey, je suis amateur du style de l’artiste, néanmoins, comme récemment sur son très bon Conan, certains esprits chagrins pourront le trouver  un peu trop cartoony ou coloré, surtout vu la noirceur du ton qu’il a choisi de donner à son scénario, ce qui est indéniable cependant c’est la réussite d’Alary à s’approprier l’icône, sa science de la narration et du cadrage et, surtout,  la maîtrise de son trait, que ce soit dans les visages anguleux et expressifs de ses protagonistes ou la beauté des décors de la Californie du XIX°.

 

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :HELL OR HIGH WATER

 

 

C'est de qui ? Cave & Ellis

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une poignée de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Fidèles à une certaine ligne de conduite, les deux compères des Bad Seeds, poètes musicaux et légendes du milieu, composent pour ce western contemporain très sombre, une B.O aux thèmes épurés, où les cordes jouent dans des registres bas, avec des boucles répétées parfois jusqu’à l’hypnose.

 

Atmosphérique est le maître mot ici, on est clairement plus dans l’illustration musicale voire sonore que dans la mélodie à proprement parler, même si une poignée de pistes plus mélancoliques, où un violon et quelques chœurs éparses s’invitent, viennent contrebalancer l’ambiance générale.

 

Comme souvent dans les scores d’Ellis et Cave, les séquences d’action sont rares et ne prônent pas l’énergie comme on peut l’entendre ailleurs, et il est vrai que quelques morceaux un peu plus vigoureux auraient été bienvenus pour accompagner les nombreuses scènes animées de l’album d’Alary ; mais ce petit bémol mis à part le duo musique et BD fonctionne très bien.

 

 

 

 

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 06:58
 

 

 

 

Le western a donc le vent en poupe en cette rentrée, et notamment chez soleil où une série sur les légendes de l’Ouest vient de débuter et où l’on trouve également une série sur une autre figure du genre : Jeremiah Johnson.

Alors, à l'Ouest enfin du nouveau? Voyons cela:

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JEREMIAH JOHNSON

 

 

C'est de qui ? Duval, Pecau & Jadson

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site? Les scénaristes oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? J’ai quasiment appris l’anglais grâce aux westerns hollywoodiens. Ceux qui passaient à le Dernière Séance ou au Cinéma de Minuit, que mon père nous enregistrait sur K7 Vidéo et que, pour certains, j’ai visionné des dizaines e fois.

Le Jeremiah Johnson de Pollack avec Redford fait partie de mes westerns de chevet même si je le considère comme à part dans le sens où le héros n’est pas un personnage manichéen à la Eastwood ou à la John Wayne et que les indiens y sont traités de manière réaliste, loin de toute image d’Epinal biaisée.

 

J’étais donc curieux de voir le traitement que Duval & Pecau ont réservé au personnage. Il faut annoncer d’emblée qu’ils se sont plus penchés sur sa version historique, dont la biographie est probablement très exagérée cependant, et ils livrent dans ce premier tome une histoire âpre, aux (anti) héros bruts de décoffrage dans un environnement hostile et réaliste.

Je vous avoue que je ne suis pas fan du point de vue, ni de la narration qui fait un brin énumération chronologique via le récitatif. Les scènes sanglantes sont nombreuses, peut être un peu trop, surtout que le style graphique réaliste de Jadson, artiste œuvrant habituellement sur du comics US notamment pour Marvel,  s’il livre de forts beaux paysages, n’est pas ma tasse de thé, pas plus que la colo dans l’esprit Digikore, qui est un canon chez Soleil.

 

Je ne saurais que trop conseiller à ceux qui ne le connaissent pas de découvrir le film de Sydney Pollack.

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  WEST LEGENDS. SITTING BULL.

 

 

C'est de qui ? Peru & Merli

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site? Peru je dirais que oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? En six one shot cette collection présente autant de figures marquantes du far West, avec pour chaque album un duo d’artistes différents. Pour évoquer l’un des plus célèbres chefs indiens, emblème de la révolte de son peuple face à l’envahisseur blanc, Olivier Peru a choisi de le confronter à une troupe violant le traité passé avec le gouvernement et censé protéger les Black Hills de toute intrusion.

Hélas ce territoire recèle une énorme mine d’or qui va signer la fin de l’accord et le massacre de milliers d’indiens.

 

Raconter la grande histoire par le prisme de la petite fonctionne en général pas trop mal et Peru, en scénariste chevronné, ficelle bien son intrigue pourtant on a parfois un peu l’impression d’être « trompé sur la marchandise » du fait que le personnage principal prend un peu trop le pas sur Sitting Bull lui même qui aurait pu limite être n’importe quel indien revanchard.

La figure historique du chef indien aurait probablement mérité un traitement plus épique même si en soi l’album reste un western nerveux, plutôt pas mal mis en image, dans un style semi réaliste aux couleurs ocres et sombres, par Luca Merli qui, après des tomes d’Elfes et de la Quête du Graal, est bien rentré dans le moule des illustrateurs Soleil. Après on aime ou pas.

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE DEERSLAYER

 

 

C'est de qui ? P. Sawtell & B Shefter

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas mal de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après une décennie chez Universal, Paul Sawtell retourne dans le giron de RKO où il s’associe à un autre stakhanoviste de la discipline, Bert Shefter, avec qui il va écrire des pelletées de scores pendant plus de 20 ans.

Si le duo a beaucoup fait dans la série B voire carrément la série Z avec pas mal de films fantastiques ou de SF dedans, on compte assez peu de westerns à leur actif.

 

C’est finalement assez dommage à l’écoute de la B.O de ce Deerslayer, adaptation d’un roman de Fenimore Cooper (où ‘on retrouve des personnages communs au Dernier des Mohicans).

Les deux compositeurs s’appuient franchement sur la rythmique pour écrire leur partition, avec des passages tribaux –censé figurer les peaux –rouges sur le sentier de la guerre- très réussis, qui accompagnent des mélodies simples mais accrocheuses essentiellement dans le registre du suspense avec quelques incursions dans l’aventure sauvage.

 

Si l’ensemble sonne parfois très rétro, surtout sur deux BD de 2020, l’atmosphère générale très axée sur ce qu’Hollywood pensait être la musique des amérindiens, est tout à fait de circonstance pour l‘un comme pour l’autre.

 

 

 

 

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 14:58
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  STERN 4. TOUT N’EST QU’ILLUSION.

 

 

C'est de qui ? J & F Maffre

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Aller exercer ses fonctions de croquemort en plein territoire vaudou n’est probablement pas la meilleure idée qu’ait eu notre morose Elijah Stern. Pourtant quand son regard croise celui azuréen d’une jeune femme trainant dans le cimetière il tombe immédiatement sous son charme. Alors quand le père de cette dernière lui demande (enfin …impose serait peut-être plus juste !) de veiller sur sa fille et ses relations peu recommandables Stern va mettre le pied dans un monde aussi étrange que dangereux de faux médiums et vrais gangsters !

 

Si les deux westerns de la chronique suivante m’ont peu convaincus, c’est rien de le dire, (pire teaser de l'année j'avoue!) ce quatrième volet de Stern, avec son anti-héros qui inspire autant l’empathie que la pitié, son background et ses seconds rôles inhabituel (on pense ici évidement au Holly Ann de Toussaint et Servain), et son scénario qui oscille constamment entre humour noir et drame, le tout drôlement bien servi par ce style graphique anguleux et expressif, lui par contre confirme l’originalité et les qualités de la série des frères Maffre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :VORACE

 

 

C'est de qui ? D. Albarn et M. Nyman

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Blur n’est apparu quasiment comme un produit de plus de la brit-pop des 90’s son leader, Damon ALbarn, a prouvé au fil des années qu’il n’était pas qu’un chanteur minet. Musicien touche à tout aux projets aussi variés que multiples il a fait des incursions dans le monde de la musique de film et de scène avec notamment la B.O de ce western atypique au possible qui, s’il n’a pas eu le succès mérité à sa sortie, a su au fil des années être reconnu à sa juste valeur.

 

Collaborant pour l’occasion avec Michael Nyman, que La Leçon de Piano a rendu célèbre à l’époque, Albarn ne cherche clairement pas à écrire une musique typique du genre, même si pas mal d’ingrédients font typiquement cow-boys (le banjo en tête).

Motifs répétés, dissonances, thèmes simples sans être simplistes et autres rythmiques hypnotiques déstabilisantes, les pistes se succèdent sans se ressembler dans une sorte de maelstrom conceptuel dont les maîtres mots sont inventivité et non-conformisme.

 

Si clairement difficile d’approche si l’on l’écoute seule, la musique de Nyman et Albarn révèle toute sa richesse et sa force évocative sur les images adéquates, et l’on peut affirmer sans peine que le 4° tome de Stern remplit ce rôle à la perfection.

 

 

 

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 09:53
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  TOMAHAWK

 

 

C'est de qui ? P. Prugne

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui, sur les précédents opus.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Milieu du XVIII° siècle, les européens, non contents de se déchirer sur leur continent, s’affrontent également aux Amériques où Français et Anglais, aidés des différentes  tribus qu’ils ont acquis à leur cause,  enchainent les raids sur les forts qui pullulent le long de la côte est.

Jean Malavoy, trappeur concubin d’une indienne, est sur la piste d’un formidable grizzly qui a tué sa mère. Sa soif de vengeance va lui faire découvrir une réalité bien différente de ce à quoi il s’attendait.

 

Tomahawk c’est un peu la rencontre entre l’Ours de Jean Jacques Annaud et Le dernier des Mohicans de Fenimore Cooper (et un tantinet du Pacte des Loups, vous comprendrez à la lecture !). Au travers de ce récit de traque, de cet affrontement entre l’homme et l’animal, Patrick Prugne, toujours aussi inspiré par cette période historique, livre une réflexion sur la folie des hommes, l’anéantissement de la vie sauvage au profit du progrès et de la civilisation, l’évangélisation souvent forcée des peuples amérindiens et le crépuscule d’un peuple emporté par le conflit cupide des puissance de la vieille Europe.

 

 

A la sauvagerie des affrontements qui parcourent l’histoire, l’artiste oppose la beauté bucolique de ses paysages, son bestiaire plus vivant que nature, le tout dans des aquarelles resplendissantes dignes des grands illustrateurs de l’époque.

Cinquième (et peut être dernier ?) tome de la superbe série sur les indiens de Patrick Prugne chez Daniel Maghen, Tomahawk, parfaite somme du fond et de la forme et de l’insertion d’une petite histoire dans la Grande, est probablement mon préféré.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE TRUE STORY OF JESSE JAMES

 

 

C'est de qui ? L. Harline

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé chez nous? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Avec plus de deux décennies au compteur dans le métier, une paire de westerns et, surtout, des dizaines de scores pour Disney (dont Blanche Neige et Pinocchio), Leigh Harline n’est pas le premier venu à Hollywood, loin s’en faut, quand on lui propose de mettre en musique cette nouvelle vision de la vie du « Brigand Bien Aimé » réalisé par Nicholas Ray, auréolé de son succès pour La Fureur de Vivre.

 

Harline et Nicholas Ray ont travaillé ensemble sur They Live By night et on sent que les deux hommes s’entendent –professionnellement et artistiquement parlant- plutôt bien. Harline, en compositeur et arrangeur chevronné, livre une partition certes classique mais soignée, qui contient à la fois le romantisme nécessaire à la version un peu glamourisée du bandit mais aussi la violence et la tension des nombreuses scènes plus typiques du genre.

 

De par sa variété et sa richesse, et l’ampleur des émotions véhiculées, notamment par les sections de cordes et de cuivres, ce score, bien qu’un peu old school, s’est révèlé très en adéquation avec Tomahawk.

 

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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