7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 10:55

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : MAC COY. INTEGRALE

 

 

C'est de qui ? Gourmelen et Palacios

 

 

La Couv':

 

Panorama du Western  /  Mac Coy  Vs.  The Jayhawkers

 

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui pour Palacios.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud.

 

 

 

Une planche:

 

 

Panorama du Western  /  Mac Coy  Vs.  The Jayhawkers

 

 

 

Ca donne Quoi ? Vous savez que depuis tout jeune je nourris une passion invétérée pour le western ; passion initiée dés mon plus jeune âge par mon cher paternel à grands renforts de films enregistrés sur VHS à la Dernière Séance d’Eddy Mitchell ou au Cinéma de Minuit de Patrick Brion (ce qui m’a également grandement aidé dans mon apprentissage de la langue de Shakespeare, la plupart de ces films étant alors proposés en V.O).

 

Mais pas que puisque je me souviens encore aujourd’hui de ce petit album carré qu’il avait du m’acheter alors que j’avais 7 ou 8 ans présentant en couverture un soldat sudiste moustachu, tout colts dehors avec un superbe mustang cabrant en fond.

 

C’était la version 16 22 d la première aventure d’Alexis Mac Coy qui, s’il était hélas sudiste, se posait un peu là coté héros de missions suicides.

 

Certaines images m’ont marqué longtemps, comme celle de ses visages hyperréalistes de soldats  où l’expression de surprise transpirait alors qu’ils disaient « Cet homme est un lion », parlant de notre héros.

 

Panorama du Western  /  Mac Coy  Vs.  The Jayhawkers

 

Belle Madeleine de Proust pour moi que cette version intégrale (ce premier recueil englobe les 5 premiers albums de la série) où l’on retrouve l’excellentissime dessin de Palacios, associé aux scénars du français Gourmelen qui, format de parution originale oblige (la série a débuté dans les pages de l’éphémère magazine Lucky Luke, il y a a maintenant plus de 40 ans), proposait au départ plutôt des scénettes sous formes de missions (donc) données à Mac Coy avant de passer à quelque chose de plus conséquent. L’ensemble reste classique mais prenant.

 

Outre les couleurs qui sont parfois assez flashy, époque oblige (et encore j’ai trouvé que c’était moins flagrant que sur Manos Kelly par exemple), la série vieillit fort bien et ravira les amateurs de  western, old school comme actuels.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE JAYHAWKERS

 

 

C'est de Qui ?  J. Moross

 

 

La couv' 

 

 

Panorama du Western  /  Mac Coy  Vs.  The Jayhawkers

 

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? The Jayhawkers fait partie de ces quelques scores de western sur lesquels Jerome Moross s’est littéralement surpassé.

 

A ses descriptions typiques de grande envergure le compositeur ajoute une bonne dose d’action rugissante, à grands renforts de cuivres, trompette en tête, et reste, malgré le sujet assez sombre du film, plutôt dans la bonne humeur héroïque.

 

Procédant par paliers de tensions, sa partition, très rythmique, propose une belle montée en puissance et en faisant un bon usage des codes du genre, sait se démarquer de ce que l’on entend à l’époque dans la surproduction hollywoodienne.

 

Si, pour cinq albums, il sera évidement intéressant de varier les accompagnements musicaux, ces Jayhawkers est une bonne entrée en matière à la (re)lecture de Mac Coy.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 08:21

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : LES MAITRES DE WHITE PLAIN

 

 

C'est de qui ? Chevais-Deighton & Belmonte

 

 

La Couv':

 

Toujours la même histoire...Les maîtres de White Plain  Vs.  Providence

 

 

 

Déja croisé chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

 

Une planche:

 

 

Toujours la même histoire...Les maîtres de White Plain  Vs.  Providence

 

 

Ca donne Quoi ? Fin du XIX° siècle en Caroline du Sud, alors que l’esclavage des noirs commence à faire grincer des dents les principaux intéressés et que des rumeurs de sécession grondent déjà, on suit le destin d’une famille de propriétaires terriens esclavagistes qui va être secouée par le scandale de l’adultère interracial.

 

Règlements de comptes, vieilles rancoeurs et autres vengeances à retardements rythment ce premier volet au dessin directement hérité de Rossi et Giraud.

 

Si le scénario reste assez classique, avec l’affrontement entre deux personnages que tout oppose, à commencer par leur couleur de peau et leur origine sociale,  le reste de la distribution ne détone pas et on apprécie une intrigue bien posée quique parfois un brin déstabilisante dans sa narration.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? PROVIDENCE

 

 

C'est de Qui ? M. Rozsa

 

 

La couv' 

 

 

Toujours la même histoire...Les maîtres de White Plain  Vs.  Providence

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour son premier film en langue anglaise, Alain Resnais, grand admirateur de Miklos Rosza, fut ravi d’apprendre que, contrairement à ce qu’il pensait, le compositeur n’était pas à la retraite bien qu’il n’ait plus rien écrit depuis 4 ans.

 

Si le film est bancal il permet au hongrois de renouer avec ses thématiques riches, ses incursions dans le folklore traditionnel et, of course, son sens du dramatique. Le tout via des modes mineurs aux couleurs mélancoliques, portés par cordes et cuivres au diapason et, l’une de ses grandes marques de fabrique : le théremine.

 

Variée et, n’ayons pas peur des mots, magistrale (elle remettra le pied à l’étrier à Rozsa qui composera ensuite une poignée de fort bonnes choses), peut être même trop bonne pour le film de Resnais, elle porte ce premier volet des Maîtres de White Plain à des hauteurs bienvenues.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 10:49

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : L’HOMME QUI N’AIMAIT PAS LES ARMES A FEU. LA LOI DU PLUS FORT

 

 

C'est de qui ? Lupano & Salomone

 

 

La Couv':

 

 

L'Homme qui aimait les bonnes BD  /  L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu  4  Vs.  Bonanza

 

 

 

Déja croisé chez nous? Oui, ensemble sur le tome précédent.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

 

Une planche:

 

L'Homme qui aimait les bonnes BD  /  L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu  4  Vs.  Bonanza

 

 

Ca donne Quoi ? Tout notre petit monde est réuni à Washington, en plein débat sur la réévaluation des terres indiennes. Margot est en cavale, pistée à son insu par un Knut assoiffé de revanche, Byron se retrouve sans rien mais a la lumineuse idée de renouer avec son ancien partenaire et ami tandis que notre quatuor d’idéalistes, en possession des lettres de Madison, veut faire pression sur le Congrès.

 

La course (poursuite) pour tirer profit des documents sur la législation sur les armes à feu s’achève enfin dans ce quatrième tome; si tout un chacun est prêt à tout ou presque pour arriver à ses fins, cette conclusion va s’avérer riche en rebondissements et certains de nos protagonistes, Byron en tête, vont y laisser des plumes, victimes de leur propre soif de réussite.

 

Entre humour et cynisme L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu se termine en beauté et son ton doux amer la classe dans les réussites du genre de son scénariste, au coté de Communardes ou Le Singe de Hartlepool.

Comme souvent, il a su bien s’entourer coté dessin, le trait semi réaliste pétillant et détaillé de Paul Salomone étant un des atouts majeurs de la série.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? BONANZA

 

 

C'est de Qui ? D. Rose

 

 

La couv' 

 

 

L'Homme qui aimait les bonnes BD  /  L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu  4  Vs.  Bonanza

 

Déjà entendu sur B.O BD? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Un de mes premiers souvenirs de western, probable pierre angulaire de ma passion pour le genre, est très certainement la diffusion sur Antenne 2 (aujourd’hui France 2) de la série TV Bonanza, où la famille Cartwright, au milieu du Nevada, défendait son petit carré de tranquillité vachère.

 

C’est le compositeur attitré du studio de l’époque, David Rose, qui, entre autre chose, écrivit les illustrations musicales de plus d’une soixantaine d’épisodes. Rompu à la musique de « remplissage », et à la diversité des genres, s’il livre bien une poignée de thèmes aux accents westerns très réussis, le reste de la galette, réinterprété ici par un grand orchestre, fait plus passe partout coté genre.

 

Néanmoins l’ambiance générale reste bon enfant et l’humour et la légèreté sont les ambiances prédominantes ce qui, le coté désuet en prime, en fait une B.O que je ne saurais trop vous recommander pour ce dernier volet de L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 16:59

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : SONORA. LA VENGEANCE.

 

 

 

C'est de qui ? Pécau et Dellac

 

 

La Couv':

 

Panorama du Western  /  Sonora  Vs.  L'Homme des Hautes Plaines

 

 

Déjà croisés sur B.O BD? Je dirais oui pour les deux.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt.

 

 

Une planche:

 

 

Panorama du Western  /  Sonora  Vs.  L'Homme des Hautes Plaines

 

Ca donne Quoi ? Après avoir survécu à un massacre sur les barricades parisiennes de 1848, Maximilien Bonnot traverse l’Atlantique afin d’assouvir sa vengeance.

 

Peu intéressé par les mines d’or pillées par d’innombrables chercheurs improvisés, notre héros, après avoir trouvé la première de ses cibles va rentrer au service d’un général avide d’argent et de pouvoir afin de mener à bien ses plans.

 

Mais ses plans vont être quelque peu changés par l’apparition de Lola Montez,  l’aussi belle que vénéneuse compagne du général.

 

Hasard (ou pas ?) du calendrier, les compères de longue date Pécau et Kordey sortent chacun de leur coté un western en ce mois de juin, et tout deux chez Delcourt.

 

Si celui du dessinateur croate est assez classique sur le fond tout en recelant quelques point originaux, celui du prolifique Pécau, sur un fond solide de récit de vengeance, puise son background dans la ruée vers l’or du milieu du XIX° siècle.

 

On a bien quelques lieux communs du genre : le héros ténébreux et impitoyable (ou presque), le méchant délicieusement retors et dangereux, le jeune tête brulée, la femme fatale…mais ce tome d’introduction (sur trois prévus) se lit bien et recèle de belles scènes digne d’un Deadwood.

 

Coté dessin, le style de Dellac est moins atypique que Kordey mais les styles sont trop dissemblables pour vraiment comparer, le trait, si parfois un peu hésitant reste néanmoins de bonne facture et va bien au western.

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

 

C'est quoi :L’HOMME DES HAUTES PLAINES

 

 

C'est de qui ? Dee Barton

 

 

La Couv':

 

 

Panorama du Western  /  Sonora  Vs.  L'Homme des Hautes Plaines

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour son second film derrière la caméra Eastwood ne prend pas trop de risques en reprenant le personnage qui a en a fait la star que l’on connaît, celui de l’Homme sans Nom de la trilogie des Dollars.

 

Héros en demi-teinte, seconds rôles pas mieux lotis, le western selon Clint est parsemé de zones d’ombres, High Plains Drifter est d’ailleurs souvent classé (un peu à tort à mon sens) dans la mouvance des westerns révisionnistes des années 70.

 

Pour la B.O c’est Dee Barton, multi instrumentiste de jazz et déjà responsable de la musique du précédent long du réal’ qui rempile.

 

Le compositeur utilise une dominance d’accords mineurs pour le thème principal, chose assez inhabituelle dans le genre, et les complète de chœurs féminins éthérés.

Seule la rythmique est assez classique, faisant indéniablement penser à certaines B.O de Morricone.

 

Le reste de la bande son est du même tonneau, avec des dissonances et autres tensions qui installent un malaise souvent papable. Barton incorpore une basse électrique et un synthé sur quelques pistes finissant de faire de sa partition une curiosité d’une belle efficacité.

 

Si le score choisi pour le western d’hier était assez classique, celui retenu pour Sonora, si de la même décennie, ne pourrait en être plus éloigné, et c’est tout bénef’ avec l’album de Pécau.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 12:35

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : MARSHALL BASS. BLACK AND WHITE.

 

 

C'est de qui ? Macan & Kordey

 

 

La Couv':

 

Panorama du western  /  Marshall Bass  Vs.  And The Crows will dig your grave

 

Déjà lu sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une Planche :

 

Panorama du western  /  Marshall Bass  Vs.  And The Crows will dig your grave

 

Ca donne Quoi ? Embauché comme marshall adjoint par le shérif qui a failli le pendre, River Bass, un afro-américain, est chargé par ce dernier de s’immiscer dans un gang de desperados noirs menés de main de maître par un blanc aussi énigmatique que dangereux.

 

 Après s’être fait passer pour un hors la loi défunt, Bass va réaliser que sa tâche va être coton, surtout quand la supercherie va être découverte.

 

Les héros blacks ont rarement eu de premiers rôles dans les westerns produits par l’usine à rêves, Macan met à profit tout le sel de cette possibilité (racisme, incompréhension, rejet…) en le tournant à la dérision et livre un western bien mené illustré de main de maître par un Kordey au top de sa forme.

 

Avec Macan, Kordey nous avait déjà livré l’an passé une variation uchronique avec morts-vivants qui, souvenez vous, avait beaucoup plu à Jet.

 

Ici le dessinateur se lâche sur les scènes de cavalcade et de gunfights et propose des faciès moins abusés que d’habitude (léger bémol perso cependant coté colo, l’abus de photoshop étant mauvais pour la BD)

 

Un récit auto conclusif (avec un second épisode à paraître en fin d’année) très réussi, ce qui est bien souvent une gageure vu la prolifération dans le genre.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? AND THE CROWS WILL DIG YOUR GRAVE

 

 

C'est de Qui ? B. Nicolai

 

 

La couv'

 

Panorama du western  /  Marshall Bass  Vs.  And The Crows will dig your grave

 

Déjà croisé sur B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Nous sommes au début des années 70 et la Cinecitta voit depuis quelques années une surproduction massive de westerns spaghettis à l’intérêt décroissant.

 

Bruno Nicolai, probablement l’un des plus prolixe et intéressants compositeurs de musique de films de sa génération, sévit encore à l’époque sur des séries B et Z de genre, le film de cow-boys dont il produira pas moins de 3 B.O rien qu’en cette année 1971.

 

Pour cette production italo-espagnole fauchée où un chasseur de primes chargé de surveiller un chargement d’or de bandits est trahi par le hors la loi qu’il a pourtant sauvé, Nicolai abandonne quelque peu les gimmicks qui ont été la marque de fabrique du genre la décennie précédente et choisit d’inclure un piano en instrument principal, réminiscence de ses multiples expérimentations sur le giallo.

 

La guitare électrique s’invite néanmoins sur une poignée de pistes essentiellement pour exprimer le suspense.

L’ensemble est souvent atypique et rafraichissant, tout comme peut l’être ce premier volet de Marshall Bass.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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