31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 08:27
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  WILD WEST. WILD BILL.

 

 

C'est de qui ? Gloris et Lamontagne

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble même.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Nous avions laissé Martha Canary, la future Calamity Jane, à l’orée d’un nouveau départ sous les traits d’un jeune engagé dans l’’armée, après son expérience traumatisante dans la monde des maisons closes mais c’était sans compter le destin qui va replonger notre rouquine dans la tragédie avec le massacre de son régiment par les indiens qui enlèvent la pauvre fille.

 

De son coté, fidèle à sa parole, Wild Bill continue son implacable traque des meurtriers de la famille de l’enfant qu’il a sauvé d’une mort certaine. Pour arriver à ses fins il va proposer ses services aux soldats bleus et recroiser la route de Martha qui désire rester avec les indiens, enceinte du guerrier dont elle est devenue la compagne.

 

Mais Martha est une héroïne encore plus malchanceuses que Thorgal –c’est dire- et le futur père de son enfant à naître va passer de vie à trépas, remettant en perspective le futur de la veuve.

 

 

Bon vous l’aurez compris le second tome de Wild West fait dans le crépusculaire, à l’image de ses héros, et l’action, les coups de feu et autres rebondissements sont le lot de cette suite qui m‘a peut-être un peu moins emballé que le précédent volet. Mention spéciale néanmoins au background de cette conquête de l’ouest dramatique pour les autochtones, fort bien exploité ici.

 

Néanmoins ce qui est toujours aussi abouti c’est le trait réaliste de Lamontagne qui rend une copie sans fautes, que ce soit dans la beauté des paysages, l’expressivité des faciès ou encore le choix de colorisation très soigné.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE NAKED DAWN

 

 

C'est de qui ? H. B. Gilbert

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sur.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Responsable de centaines de pistes d’illustration musicale utilisées à toutes occasions dans des dizaines de séries tv et autres séries B durant plus de deux décennies, Gilbert a eu aussi l’occasion de s’exprimer un peu plus sous les projecteurs même si ceux-ci éclairaient surtout des films de seconde zone.

 

Pourtant sur ce western on peut apprécier l’éventail du talent du compositeur qui donne corps aussi bien à la liaison dramatique entre les protagonistes du film qu’aux –rares- séquences de gunfight et de suspense. Si, en lieu et place de l’ambiance mariachis de quelques pistes on aurait préféré des morceaux plus marquées musique amérindienne, on se consolera avec la belle utilisation des cuivre et des vents qui se répondent de manière tantôt menaçante tantôt mélancolique.

 

Un score quelque peu old school légèrement décalé sur ce second Wild West pour lequel cependant une B.O plus actuelle et noire serait tout aussi conseillée (voire plus).

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 09:09

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DUKE. UN PISTOLERO TU SERAS.

 

 

C'est de qui ? Hermann et Yves H.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Le Lombard

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur les précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Duke et Swift, pistés par l’escouade de Buffalo soldiers –où des distensions commencent à émerger- qui en veulent  aux 100000$ de Mullins, se retrouvent dans la ferme d’une ancienne connaissance du Duke où ils vont devoir subir un siège sanglant.

De son coté Peg est amenée, dans un sale état, à l’homme qui l’a acheté et que l’on découvre être le « père » adoptif de Duke et de son frère, responsable en partie du destin du pistolero.

 

Ce nouveau tome lève le voile sur la jeunesse tragique de notre taciturne héros et éclaire sa vision pessimiste de l’existence, entre ces flash-backs et les nombreuses séquences de nuit de cet album très « road trip », Hermann fait des prouesses coté paysages et mises en couleurs/travail des éclairages. On peut regretter encore quelques visages un peu approximatifs parfois mais entre l’âge du capitaine et son rythme de croisière coté parutions, on lui pardonnera sans soucis.

 

Certes l’intrigue avance peu et voilà Duke avec un nouveau poursuivant au train, mais les amateurs de western crépusculaires seront aux anges.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GANGS OF NEW YORK REJECTED SCORE

 

 

C'est de qui ? E Bernstein

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Gangs of New York est un bon Scorcese et –donc- un bon film, le processus créatif a été assez douloureux pour ce dernier. Pour la B.O il fait appel au départ à Bernstein, son collaborateur sur 6 autres films (et non des moindres) qui écrit tout un score aux accents lyriques et épiques, teinté d’un peu de folklore irlandais et, surtout, de beaucoup d’emphase dramatique.

 

Les cuivres sont majestueux, les cordes lyriques et les chœurs présents juste ce qu’il faut. L’ambiance est belle est bien là mais il semblerait qu’à l’écoute la musique de Bernstein eut été trop classique par rapport à l’ambiance que désire Scorcese après coup.

 

Howard Shore écrira quelque chose de plus contemporain, voire clairement anachronique par moments et le travail de Bernstein sortira bien plus tard avec les deux autres B.O refusées qu’à écrites le compositeur ; heureusement pour nous puisque la musique originale de Gangs Of New York colle bien à l’atmosphère tragique de ce nouveau Duke.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 15:33
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA VENIN. ENTRAILLES.

 

 

C'est de qui ? Astier

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Rue De Sèvres

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui sur les précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Emily continue sa méthodique vengeance, flanquée de la jeune Claire qu’elle a sauvé d’un destin peu enviable, c’est cette fois dans le rôle d’une institutrice qu’elle débarque dans la ville de sa prochaine victime.

 

Mais ses précédents meurtres commencent à faire des remous et entre les deux agents de Pinkerton toujours à ses trousses, une poignée de chasseurs de primes et un ennemi plus retors que les précédents, la partie cette fois s’annonce plus que serrée.

 

 

Ce nouvel épisode de La Venin continue à jouer la carte de l’originalité - bienvenue sur un créneau ô combien couru - en proposant à nouveau un background fort différent des précédents et une intrigue qui fait la part belle aux rebondissements et au suspense tout en conservant cette alternance de flashbacks.

 

 

Astier mène toujours aussi bien sa barque, illustrant son western féministe (hum) de son style coloré semi réaliste avec forces détails et des cadrages des plus dynamiques, le tout, là aussi, dénotant de la plupart des autres productions du genre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DJANGO PREPARE A COFFIN

 

 

C'est de qui ? Les frères Reverberi

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Alors qu’il vient à peine d’opter pour le pseudonyme qui le rendra célèbre, Terence Hill reprend le personnage iconique de Django –joué par une poignée d’acteurs avant lui- dans ce film de vengeance qui s’en sort un peu mieux que pas mal des douzaines d’autres tournés à la chaine à l’époque.

 

 

Du côté de la musique ce sont les frères Reverberi qui signent une partition assez lambda, dans la droite lignée de confrères plus prestigieux (voire plus doués avouons-le). Sifflements, trompette galopantes, guitares rythmées jouant dans les graves, canons de cordes…on trouve là tout l’attirail de la B.O de western spaghetti.

 

 

Notons que le distributeur français capitalisera sur le succès du personnage de Trinita, associé chez nous à l’acteur pour changer le titre en Trinita, prépares un cerceuil !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 


 

 

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 10:03
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DON VEGA

 

 

C'est de qui ? P. Alary

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà lu chez nous? Une bonne partie de sa production oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans une Californie à l’aube de son existence, malmenée par la ruée vers l’or et l’avidité de quelques puissants, un jeune héritier spolié de son domaine par un cruel général en retraite, va rendre la justice à sa façon en se dissimulant derrière un masque, perpétuant la révolte des paysans locaux.

La légende de Zorro est née !

 

Comme probablement toute une frange du lectorat de B.O BD j’ai grandi avec les rediffusions de la série Disney du vengeur masqué, pleine d’allant et de bonne humeur, qui, comme pour pas mal d’autres figures de la culture populaire, a défini une vision de l’oeuvre.

 

Pierre Alary, seul aux commandes de ce généreux one-shot (qui n'en sera peut être pas un, à voir si le succès est au rendez-vous), donne sa version de la naissance de Zorro, replacée dans un contexte géopolitique bien exploité, dans une aventure menée tambour battant où les scènes marquantes s’enchaînent entre suspense et duels, avec quelques clins d’oeils de ci de là et, surtout, une identité graphique des plus originale.

 

 

De Belladone à Silas Corey, je suis amateur du style de l’artiste, néanmoins, comme récemment sur son très bon Conan, certains esprits chagrins pourront le trouver  un peu trop cartoony ou coloré, surtout vu la noirceur du ton qu’il a choisi de donner à son scénario, ce qui est indéniable cependant c’est la réussite d’Alary à s’approprier l’icône, sa science de la narration et du cadrage et, surtout,  la maîtrise de son trait, que ce soit dans les visages anguleux et expressifs de ses protagonistes ou la beauté des décors de la Californie du XIX°.

 

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :HELL OR HIGH WATER

 

 

C'est de qui ? Cave & Ellis

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une poignée de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Fidèles à une certaine ligne de conduite, les deux compères des Bad Seeds, poètes musicaux et légendes du milieu, composent pour ce western contemporain très sombre, une B.O aux thèmes épurés, où les cordes jouent dans des registres bas, avec des boucles répétées parfois jusqu’à l’hypnose.

 

Atmosphérique est le maître mot ici, on est clairement plus dans l’illustration musicale voire sonore que dans la mélodie à proprement parler, même si une poignée de pistes plus mélancoliques, où un violon et quelques chœurs éparses s’invitent, viennent contrebalancer l’ambiance générale.

 

Comme souvent dans les scores d’Ellis et Cave, les séquences d’action sont rares et ne prônent pas l’énergie comme on peut l’entendre ailleurs, et il est vrai que quelques morceaux un peu plus vigoureux auraient été bienvenus pour accompagner les nombreuses scènes animées de l’album d’Alary ; mais ce petit bémol mis à part le duo musique et BD fonctionne très bien.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 06:58
 

 

 

 

Le western a donc le vent en poupe en cette rentrée, et notamment chez soleil où une série sur les légendes de l’Ouest vient de débuter et où l’on trouve également une série sur une autre figure du genre : Jeremiah Johnson.

Alors, à l'Ouest enfin du nouveau? Voyons cela:

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JEREMIAH JOHNSON

 

 

C'est de qui ? Duval, Pecau & Jadson

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site? Les scénaristes oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? J’ai quasiment appris l’anglais grâce aux westerns hollywoodiens. Ceux qui passaient à le Dernière Séance ou au Cinéma de Minuit, que mon père nous enregistrait sur K7 Vidéo et que, pour certains, j’ai visionné des dizaines e fois.

Le Jeremiah Johnson de Pollack avec Redford fait partie de mes westerns de chevet même si je le considère comme à part dans le sens où le héros n’est pas un personnage manichéen à la Eastwood ou à la John Wayne et que les indiens y sont traités de manière réaliste, loin de toute image d’Epinal biaisée.

 

J’étais donc curieux de voir le traitement que Duval & Pecau ont réservé au personnage. Il faut annoncer d’emblée qu’ils se sont plus penchés sur sa version historique, dont la biographie est probablement très exagérée cependant, et ils livrent dans ce premier tome une histoire âpre, aux (anti) héros bruts de décoffrage dans un environnement hostile et réaliste.

Je vous avoue que je ne suis pas fan du point de vue, ni de la narration qui fait un brin énumération chronologique via le récitatif. Les scènes sanglantes sont nombreuses, peut être un peu trop, surtout que le style graphique réaliste de Jadson, artiste œuvrant habituellement sur du comics US notamment pour Marvel,  s’il livre de forts beaux paysages, n’est pas ma tasse de thé, pas plus que la colo dans l’esprit Digikore, qui est un canon chez Soleil.

 

Je ne saurais que trop conseiller à ceux qui ne le connaissent pas de découvrir le film de Sydney Pollack.

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  WEST LEGENDS. SITTING BULL.

 

 

C'est de qui ? Peru & Merli

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site? Peru je dirais que oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? En six one shot cette collection présente autant de figures marquantes du far West, avec pour chaque album un duo d’artistes différents. Pour évoquer l’un des plus célèbres chefs indiens, emblème de la révolte de son peuple face à l’envahisseur blanc, Olivier Peru a choisi de le confronter à une troupe violant le traité passé avec le gouvernement et censé protéger les Black Hills de toute intrusion.

Hélas ce territoire recèle une énorme mine d’or qui va signer la fin de l’accord et le massacre de milliers d’indiens.

 

Raconter la grande histoire par le prisme de la petite fonctionne en général pas trop mal et Peru, en scénariste chevronné, ficelle bien son intrigue pourtant on a parfois un peu l’impression d’être « trompé sur la marchandise » du fait que le personnage principal prend un peu trop le pas sur Sitting Bull lui même qui aurait pu limite être n’importe quel indien revanchard.

La figure historique du chef indien aurait probablement mérité un traitement plus épique même si en soi l’album reste un western nerveux, plutôt pas mal mis en image, dans un style semi réaliste aux couleurs ocres et sombres, par Luca Merli qui, après des tomes d’Elfes et de la Quête du Graal, est bien rentré dans le moule des illustrateurs Soleil. Après on aime ou pas.

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE DEERSLAYER

 

 

C'est de qui ? P. Sawtell & B Shefter

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas mal de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après une décennie chez Universal, Paul Sawtell retourne dans le giron de RKO où il s’associe à un autre stakhanoviste de la discipline, Bert Shefter, avec qui il va écrire des pelletées de scores pendant plus de 20 ans.

Si le duo a beaucoup fait dans la série B voire carrément la série Z avec pas mal de films fantastiques ou de SF dedans, on compte assez peu de westerns à leur actif.

 

C’est finalement assez dommage à l’écoute de la B.O de ce Deerslayer, adaptation d’un roman de Fenimore Cooper (où ‘on retrouve des personnages communs au Dernier des Mohicans).

Les deux compositeurs s’appuient franchement sur la rythmique pour écrire leur partition, avec des passages tribaux –censé figurer les peaux –rouges sur le sentier de la guerre- très réussis, qui accompagnent des mélodies simples mais accrocheuses essentiellement dans le registre du suspense avec quelques incursions dans l’aventure sauvage.

 

Si l’ensemble sonne parfois très rétro, surtout sur deux BD de 2020, l’atmosphère générale très axée sur ce qu’Hollywood pensait être la musique des amérindiens, est tout à fait de circonstance pour l‘un comme pour l’autre.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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