4 mai 2026 1 04 /05 /mai /2026 14:44

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : DIABLE PÂLE

 

 

C'est de qui? Brugeas & Sinner



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Le Lombard





 

Déjà croisés sur le site? Oui





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Taglito est un “indien blanc”, un jeune américain receuilli par des apaches dans sa prime jeunesse et qui a été élevé comme tel.

 

Alors que son peuple d’origine envahit peu à peu les terres indiennes, notre héros idéaliste, accompagné de Truth, une jeune apache à la personnalité bien trempée, va multiplier les déguisements et autres subterfuges pour dérober un chargement de winchesters afin d’armer sa tribu d’adoption.

 

mais quelques obstacles vont se dresser sur leur route et parmi eux, l’homme qui a vaguement tenté d’élever Taglito avant de l’abandonner aux indiens, un poivrot repenti du nom de Jo.

 

 

C’est décidément le mois “Brugeas” avec pas moins de 3 albums qui sortent quasi simultanément, dans des genres forts éloignés (quoique…).

Pour ce Diable Pâle, le scénariste s’est frotté aux cow-boys et, plus précisément, aux indiens, donnant à ces derniers l beau rôle, prenant ainsi à contre pied, comme cela a apas mal été fait depuis les années 70/80, le cliché du méchant peu-rouge.

 

En grand fan du genre, j’avoue être resté un brin sur ma faim. Il y a de bonnes idées dans ce one shot très rythmé mais tout va très vite, on a pas vraiment l’occasion de s’attacher aux protagonistes, faute de background trop poussé, malgré des liens qui ne demandaient qu'à être développés.



 

Je dirai que j’ai eu les mêmes réserves sur ce Diable Pâle que sur Braquage à la Hussarde. Peut être qu’une suite permettrait d’atténuer ce sentiment de “trop mais trop peu”; après, avec l’arrêt de deux de ses précédents projets avant leur terme, il est possible que le scénariste cherche à proposer des albums plus ou moins auto-conclusifs qui, en cas de succès, seront amenés à se développer, C’est ce qu’on lui souhaite!



 

Abonné aux récits de genre, Nicolas Sinner fait également ici sa première incursion dans le western avec un style plus léger qu’à l’accoutumée et des couleurs peut-être un peu trop claires à mon goût qui contrastent un peu avec l’aspect violent de l’histoire. Néanmoins le dynamisme de sa narration et la cinématographie de ses cadrages restent convaincants.





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LA GRANDE EVASION



 

 

C'est de qui? A. Deutch



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.




 

On peut écouter ?  

 


 

 

Ça donne Quoi ? A la fin des années 30 Alphonse Deutsch est surtout connu pour accompagner musicalement les projections de films muets, écrire des arrangements pour la scène et des compagnies de danse. 

Il signe ensuite avec la Warner et devient compositeur attitré au studio pour tout ce qui est films noirs ; High Sierra lui donne l’occasion de mettre à profit son sens de l’illustration musicale via des thèmes débordants de tension où il emploie même les vents et les cordes à contre emploi pour mieux les mettre en valeur ensuite sur des montées en puissance dédiée au suspense.

 

 

 

Si ce score a été composé pour un  film de braquage, il possède beaucoup de similitudes avec les canons du western et du film d’aventure, ce qui en a fait une B.O intéressante à la lecture de ce Diable Pâle.

 

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15 avril 2026 3 15 /04 /avril /2026 09:53

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : LA LONGUE MARCHE DE LUCKY LUKE

 

 

C'est de qui? M. Bonhomme



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dargaud





 

Déjà croisé sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Embauché par un riche industriel, l’Homme qui tire plus vite que son ombre se retrouve à crapahuter  dans les forêts enneigées du Minnesota à la recherche du neveu de son employeur, un enfant enlevé par une tribu indienne et élevé comme l’un des leurs.

Tuyeauté par Jeremiah Jonhson (oubliez de suite la version sympathique incarnée par Redford dans le film éponyme!) Luke va se rendre compte qu’il s’est fait doubler et tenter de soustraire le gamin des griffes de son oncle qui, voulant récupérer l’entreprise de son défunt frère, doit d’abord se débarrasser du fils de ce dernier.

 

S’engage alors une course poursuite où le lonesome cow-boy et le garçonnet vont devoir échapper aux conditions météorologiques ardues, les meutes de loups et, last but not least, quatre desperados que notre héros ne connaît que trop bien!

 


 

Pour sa troisième incursion dans l’univers du héros de Morris, Matthieu Bonhomme a donné à son nouveau Lucky Luke une dimension écolo appuyée.

 

On notera dans cet une poignée de jeux de mots/références aux Soulèvements de la Terre et à Extinction Rébellion (qu’ auraient pu placer un Yann ), une critique de la déforestation galopante, et, évidemment le caméo du grand méchant de l’histoire, très dans l’air du temps mais finement amené.



 

Graphiquement c’est encore une belle réussite, le paysages enneigés du Minnesota et du Canada étant un terrain de jeu que Matthieu Bonhomme exploite à merveille, que ce soit dans les décors bucoliques, les effets de  flocons et, last but not least, la couleur bleu choisie pour la neige.

 

Si j’ai trouvé cette Longue Marche un poil en deçà de son Wanted Lucky Luke, il faut reconnaître que l’amour que Bonhomme porte au personnage fait plaisir à lire et qu’on ne s’ennuie pas une seconde à la lecture de ce troisième opus. 







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : UN RABBIN AU FAR WEST



 

 

C'est de qui? F. De Vol



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 




 

Ça donne Quoi ?  Au crépuscule d’une riche carrière parsemée de quelques beaux coups d’éclats (Whatever Happened to Baby Jane ?,  The Dirty Dozen,…) Frank De Vol met en musique ce western parodique où un rabbin en route pour San Francisco va manquer se faire tuer par des indiens avant de faire équipe bon gré mal gré avec un hors la loi (joué par Harrison Ford).

 

 

 

Le film est resté une poignée d’années dans le ventre mou de la production avant d’être pris en main par Robert Aldrich qui n’évitera pas l’échec artistique et commercial.

 

 

 

De Vol reprend quelques ficelles qu’il avait déjà tirées une quinzaine d’années auparavant avec succès sur Cat Balou, un autre western comique et malgré le scénario bancal de ce Frisco Kid il parvient à écrire l’un de ses travaux les plus attachants.

 

 

 

Il varie sa partition en insérant au milieu de pistes qui empruntent autant au registre de la comédie grand public que du western, des passages plus profonds où suspense et émotion sont au rendez-vous ainsi que des éléments de musique Klezmer bien adaptés.

 

 

 

Un score rafraîchissant pour ce Lucky Luke enneigé!

 

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12 novembre 2025 3 12 /11 /novembre /2025 08:27




 

LA BD:

 


C'est quoi :SUR LA PISTE DE BLUEBERRY

 


C'est de qui? Divers artistes


 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Oui pour la plupart.



 

C’est édité chez qui? Dargaud.



 

Un visuel: 

 


 

Ca donne Quoi ? C’est un euphémisme de dire que Blueberry est une série culte de la BD franco-belge et  western qui a bercé des générations de lecteurs et influencé pléthore de dessinateurs. 

Les premiers que je me souviens avoir lus étaient Angel Face et sa superbe couverture et une version souple du Cheval de Fer (récoltée lors d’un passage à une station essence si je ne m’abuse), albums qui, allez savoir pourquoi, trainaient chez nous dépareillés du reste de la série;  mais je devais avoir une petite dizaine d’années et si - en fan de cow-boys-  je trouvais les dessin fabuleux, j’avais été impressionné par la quantité de texte des premières pages.



 

Quelques années plus tard, je retomberai dedans et lirai avec un plaisir non dissimulé toute la collection avant d’enchaîner sur la Jeunesse.



 

Pour fêter comme il se doit les soixante ans du premier tome, Fort Navajo, Dargaud, éditeur historique de la série, propose de partir Sur la piste de Blueberry avec le “who’s who” de la BD franco-belge en guise de compagnons de route.

 


 

Ce sont donc une trentaine d’artistes qui y vont de leur hommage, en inventant des historiettes qui se déroulent avant tel ou tel album, en reprenant des scènes signées Giraud à leur sauce, voire carrément en réécrivant le mythe (mention spéciale à l’histoire qui clôt l’album ou Mike Donovan a vieilli) parfois avec humour et décalage (Marini qui prête à Blueberry le look de l'Homme sans nom de la trilogie des dollars).

On y croise de façon plus ou moins chronologique notre lieutenant à différentes époques de sa vie, de sa prime jeunesse jusqu'à son grand âge, ce qui, en soi déjà, est assez original pour être noté.

 

 

Les styles graphiques vont des filiations évidentes comme Meyer, Rouge, Taduc, ou encore Gastine, aux univers picturaux plus éloignés comme ceux d’ Anlor, Thierry Martin, Alexandre Coutelis ou Vincent Perriot.

 

En bonus des BD à proprement parler l'album est aussi complété par une galerie d'illustrations elles aussi signées d'auteurs prestigieux (Manara, Blutch, Goosenes...)

 


 

A l’image des anthologies dirigées par Tiburce Oger chez Grand Angle ces dernières années, qui elles aussi réunissent des panel de scénaristes et dessinateurs de talent, Sur la Piste de Blueberry est un recueil qui prouve que le western reste une valeur sûre qui inspire les auteurs et artistes de la franco-belge.



 

Les amateurs de la série culte de Charlier et Giraud comme ceux de BD en général devraient apprécier cet hommage réussi. 



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : UNE LUNGA FILA DI CROCI

 

 

C'est de qui ?  Kojucharof




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.




 

On peut écouter ?

 

 




 

Ca donne Quoi ? Le compositeur bulgare Vasili Kojucharof s'il est bien moins connu que ses pairs transalpins de l'époque possédait néanmoins un bagage musical pas piqué des hannetons.

 

 

 

Élève d'Aram Khachaturian et conducteur d'orchestre pour Nino Rota sur pas mal de films de Fellini, en marge d'une riche carrière de compositions classiques il a beaucoup écrit de scores de western dont la particularité non négligeable était que contrairement à la mode en cours étaient de ne pas singer ceux de Morriconne.

 

 

 

Sur ce film de seconde zone, si l'on n'échappe pas à quelques poncifs -bien mis en musique cela étant- sa partition fait la part belle aux changements de rythmes, aux mélodies travaillées, aux arrangements luxuriants, le tout sans pour autant sacrifier à l'évocation du suspense et de l'action.

 

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27 octobre 2025 1 27 /10 /octobre /2025 16:17




 

LA BD:

 


C'est quoi : LUCKY LUKE. DAKOTA 1880.

 


C'est de qui :  Apollo & Brüno



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Oui.



 

C’est édité chez qui? Dargaud



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? C’est un jeune Lucky Luke que l’on retrouve ici, et s'il tire déjà plus vite que son ombre (et est du coup interdit de participation à pas mal de  concours de tirs d’ailleurs!) Il n'en n’est qu’au début de ses aventures.

 

Luke est convoyeur de diligence et va croiser le chemin de différents personnages, qu’ils soient célèbres - Annie Oakley, presque aussi bonne tireuse que Luke, Louis Riel le séditieux canadien- ou non, et qui sont tous à leur façon des figures emblématiques de l'Ouest Américain: Esclave affranchis, indiens, chercheurs d’or, prostituées…



 

Dans la lignée des Lucky Luke repris par de célèbres artistes de la BD, le tandem Appollo/Brüno, déjà complices sur de fort bonnes choses - T’zée, Commando Colonial- rend hommage au plus célèbre cow-boy de la BD franco belge.

En sept histoires courtes (procédé déjà employé par les papas du cow boy dans un titre éponyme), ils évoquent les laissés pour compte de la Conquête de l’Ouest, au travers des témoignages d’ un narrateur afro américain  fils d’esclave, qui fait un bout de chemin avec Lucky Luke (et dont les auteurs s’amusent même à inventer une origine réelle dans un document d’”époque”!).

 


 

Si c’est un retour - gagnant- au western pour Brüno (après la série Junk, et, pour les fans du dessinateur, Wanted, paru il y a plus de 25 ans!) qui sait mettre son style si personnel épuré et expressif au service du personnage,  avec, entre autres, un travail sur la couleur qui force le respect, pour Appollo c’est une première et le scénariste, fidèle à ses habitudes, met en avant les minorités et les “misfits” leur donnant le beau rôle.



 

Mon cadet, avec qui j’ai lu ce Dakota 1880, me dit au bout d’un moment « ce n’est pas vraiment un Lucky Luke ». Alors certes, Luke n’hésite pas à être violent, on ne voit pas Jolly Jumper, les Dalton ou Rantanplan et l’humour qu’on peut trouver dans les aventures classiques n’est pas de mise ici.



 

Mais, comme dans des reprises décalées style Jolly Jumper ne Répond Plus ou Lucky Luke se recycle (et ne mentionnons même pas les Choco-Boys !) les deux auteurs y sont allés de leur vision du mythe (des mythes même) en se faisant visiblement (et visuellement !) plaisir et livrent une version que les amateurs de western ne pourront que valider (les fans hardcore des Morris/Goscinny peut être un peu moins et encore !).



 

On notera avec plaisir les nombreux clins d’œil, qu’ils soient dans les dialogues : « J’aurais dû rester en Arizona » dit Lucky Luke, en référence à la toute première aventure citée ci-dessus , ou dans les graphismes comme dans la scène du concours de tir où le lonesome cow-boy prend des poses acrobatiques tirées des pages de garde des albums classiques.



 

Un hommage réussi et original sur le fond comme sur la forme.






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE PROPOSITION



 

C'est de qui ? Cave & Ellis




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ca donne Quoi ? Première d’une longue et fructueuse musique de film écrite par le duo derrière les Bad Seeds de Nick Cave, The Proposition, tout en étant clairement illustrative, n’en reste pas moins intimement marquée de la personnalité musicale de ses deux auteurs.

 

Vu que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, le scénario de The Proposition a été écrit par Nick Cave himself. Sorte de western vaguement biblique traitant de vengeance et de trahison (pas forcement dans cet ordre), à l’ambiance aride, le film est magnifié par son score, essentiellement instrumental et acoustique, parcouru de guitares et de percussions torturées, sur lesquels les violons de Ellis tantôt plaintifs tantôt grinçants, finissent de donner une aura assez unique.

 

Multi récompensée, cette B.O aussi contemplative qu’hypnotique fait une compagne fort intéressante à ce Dakota 1880

 

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22 octobre 2025 3 22 /10 /octobre /2025 13:01




 

LA BD:

 


C'est quoi : WOMEN OF THE WEST

 


C'est de qui :  Oger et toute une équipe de dessinatrices et dessinateurs. 



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Oui pour la plupart.



 

C’est édité chez qui? Grand Angle



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Je crois que dire que j’ai été biberonné au western est un doux euphémisme! Mon paternel, grand fan du genre devant l’éternel, nous réveillait les matins d’école aux sons d’Ennio Morricone, Dimitri Tiomkin ou encore Elmer Bernstein, tirés  ses 33 tours de compils de musiques de films.

 

Le week end nous regardions en boucle les VHS des films qu’il nous avait enregistrés à la Dernière Séance d’Eddy Mitchell - sur FR3 le mardi soir pour les moins jeunes de nos lecteurs- et j’ai parcouru maintes fois l’encyclopédie Far West de chez Time Life éditions, qu’il avait dû acheter par correspondance, où, sous des couvertures simili cuir digne d’une selle de cow boys on retrouvait maintes photos, reproductions de tableaux de peintres, croquis, cartes etc…

 

Une couverture qui n'est pas sans rappeler celle du premier tome de l'anthologie de Tiburce Oger d'ailleurs ^^

 

Tout comme l’anthologie de Tiburce Oger, ces recueils étaient également à thèmes et l’un d’entre eux (sur la vingtaine que possédait mon père) était lui aussi consacré aux Femmes de L’Ouest.

 


 

Le scénariste s’est à nouveau entouré d’un panel d’artistes triés sur le volet et, nouveauté -et thématique oblige!- une bonne poignée d’entre elles sont des dessinatrices que nous avons déjà quasiment toutes croisées dans nos pages et dont on a dit tout le bien que l’on pensait de leur talent.

 

 

Elles le mettent, tout comme leurs homologues masculins également présents sur l'album, au service  des scénarios de Tiburce Oger qui, comme sur les précédents tomes, propose des histoires courtes, reliées par le fil rouge -quoique ténu- de l’interview d’une amérindienne par une jeune femme dans les 70’s.

Pas d’ordre chronologique particulier cette fois ci, on est sur des portraits de femmes souvent aux antipodes; on évoque des amérindiennes victimes de la conquête de l’Ouest, les rares femmes représentantes de la loi, les épouses de colons enlevées par les amérindiens, mais aussi des destins plus atypiques: conductrice de diligence, peintre, prostituée reconvertie, ou encore desperado.

 



 

Si j’ai en général bien apprécié les divers styles graphiques des artistes -mention spéciale à Daphné Collignon dont j’adore le trait et à Dominique Bertail- je dirais néanmoins que c’est peut être le recueil qui m’a le moins emballé des cinq, peut être à cause du manque d'un réel lien entre les histoires et du narratif en voix off très présent sur certains segments qui a rendu ma lecture moins fluide.

 


 

Pour autant ce nouveau tome a, entre autre,  le grand mérite de rendre à ces Femmes de l’Ouest la place importante qu’elles ont eu en général, dans une époque et un climat hautement masculin (avec tout le côté négatif et péjoratif que cela peut impliquer), et qui a clairement été occumtée à de trop rares exceptions près; et rien que pour ça on salue l'initiative.  




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LA CHEVAUCHÉE TERRIBLE



 

C'est de qui ? Ennio Morricone




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? On retrouve à nouveau sur B.O BD l’infatigable Ennio Morricone accompagné ici par Bruno Nicolai autre stakhanoviste de la discipline, sur la partition du Mercenaire, western qui se déroule au Mexique avec Jack Palance dans son rôle habituel de méchant.

 

 

La bonne idée de la B.O est le thème sifflé puis repris par la trompette dans le morceau L’Arena -que l'on peut entendre dans le second volet de Kill Bill pour l'anecdote. Outre ce passage assez mélancolique, le reste du score; malgré les clichés inhérents du genre, n’en reste pas moins très efficace dans bien des domaines.

 

 

La guitare et les vents ont une place prépondérante et, malgré la vingtaine d’autres scores écrits rien que sur cette année 1968 (dont le mythique Il Etait Une Fois Dans L’Ouest et le non moins intéressant Grand Silence de Corbucci) le maestro transalpin parvient toujours à proposer quelque chose d’original dans ses travaux.

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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