9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 06:35

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : VENOSA

 


C'est de qui : O. Milhiet

 

 

La Couv':

 

Voir Venosa et mourir (de rire)  /  Venosa  Vs.  Masters Of The Universe

 

Déjà croisé sur B.O BD? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt.

 

 

Une planche:

 

Voir Venosa et mourir (de rire)  /  Venosa  Vs.  Masters Of The Universe

 

Ca donne Quoi ? Quand la cité de Venosa, de par le « commerce » d’une nouvelle drogue diablement efficace,  devient trop influente dans le royaume,  Jaranis, le souverain dont la propre fille est accro, n’hésite pas à en faire le siège.

 

Et si, hors de la cité ça chauffe pas mal, à l’intérieur c’est la valse incessante pour une guilde de voleurs ingénieux, des dirigeants retors et autres sorciers dangereux !

 

Beaucoup s’y sont frottés mais peu ont vraiment réussi ! En effet la parodie d’un genre comme le médiéval fantastique, et ses dérivés, pour une poignée de choses mythiques, surtout au cinéma ou à la télévision, tombe souvent à plat.

 

C’est donc à bras ouverts que vous pourrez accueillir cette nouvelle série tant Venosa, avec son trait semi réaliste détaillé et fun, est aussi drôle qu’inventive dans un domaine où, pourtant,  tout (trop) a déjà été dit. Les personnages sont bien écrits, le bestiaire et le background fort bien développés et, cerise sur le gâteau, les situations cocasses et les dialogues, souvent décalés (voire anachroniques, mais, comme pour un Kaamelot par exemple, l’effet est radical) sont légion.

 

On y croyait plus, Olivier Milhiet nous a prouvé le contraire, merci à lui et vivement la suite !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? MASTERS OF THE UNIVERSE

 

 

C'est de Qui ? B. Conti

 

 

La couv'

 

Voir Venosa et mourir (de rire)  /  Venosa  Vs.  Masters Of The Universe

 

Déjà entendu sur B.O BD? Possible.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’on peut reconnaître à Bill Conti, connu pour ses B.O de la franchise Rocky, le mérite d’avoir produit une bande-son largement plus recommandable que le film qu’elle accompagne (exemple typique d’adaptation à fuir), et d’avoir évité l’écueil des synthétiseurs (le film date de 87), son pillage quasi parodique des Star Wars de Williams anhillie presque son effort.

 

Les thèmes d’ouverture et de fin du film semblent en effet avoir été récupérés directement sur le banc de dérushage du film de Lucas tandis que d’autres passages, comme celui présenté ici, font des clins d’œil appuyés au Conan de Poledouris.

 

Le compositeur, alors qu’il écrivait ses passages aux cuivres épiques, accompagnés de percussions héroïques et d’envolées de cordes, savait-il déjà que pour un film de l’envergure de Masters of the Universe il fallait de l’autodérision sinon rien ? Toujours est-il que la démesure et l’esprit rugissant de sa B.O est bien raccord avec ce premier tome de Venosa et son humour décapant.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 07:19

 

 

 

  LA BD:

 

 

 


C'est quoi : MICHIGAN SUR LA ROUTE D’UNE WAR BRIDE.

 


C'est de qui : J. Frey et L. Varela

 

 

La Couv':

 

American Wedding  /  Michigan sur la route d'une war bride  Vs.  My Week With Marylin

 

Déjà croisés chez nous? Oui pour Varela.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

American Wedding  /  Michigan sur la route d'une war bride  Vs.  My Week With Marylin

 

Ca donne Quoi ? Un jeune couple de français s’envole pour les Etats Unis où ils vont retrouver Odette, une octogénaire qui, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, comme pas mal de ses congénères, décidé d’épouser un soldat américain et de le suivre Outre Atlantique.

 

Le récit s’articule sur des flash backs sur la nouvelle vie d’Odette et des passages dans le présent sur le regard de français sur l’American way of life.

 

On découvre (c’est en tout cas mon cas) dans cet album, tiré de faits réels, le destin assez surprenant de ces jeunes femmes qui firent le choix de partir aux States pour épouser un GI. Ce qui frappe surtout c’est ce « formatage » qu’ont subies les françaises afin de plaire à leurs futurs époux, épreuve aussi extrême que surréaliste à mon goût (autres temps, autres mœurs n’est ce pas).

 

Ce qui m’a d’abord amené à Michigan c’est la partie graphique tant j’étais curieux de voir Lucas Varela à l’œuvre sur un sujet « classique ». En effet, les précédents albums du dessinateur italien étaient tous pour le moins décalés.

 

Dans un style semi réaliste un peu plus sage où seuls les visages sont parfois un rien caricaturaux (dans le bon sens du terme) il s’en tire très bien, apportant un décalage intéressant au propos du scénario.

 

Un album original et instructif.

 

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LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? MY WEEK WITH MARYLIN

 

 

C'est de Qui ? Desplat et Pope

 

 

La couv'

 

American Wedding  /  Michigan sur la route d'une war bride  Vs.  My Week With Marylin

 

Déjà entendu par ici? Oui, les deux (et même ensemble sans le savoir)

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si Conrad Pope est communément ce que l’on pourrait appeler un homme de l’ombre, ses apports à de nombreuses B.O, et non des moindres est unanimement salué.

 

Toute la hype autour de ce biopic partiel de Marylin, où Michelle Williams est plutôt convaincante, a permis, un temps au moins, de changer la donne en mettant le compositeur sous les projecteurs.

 

Si le thème principal, plutôt mélancolique avec des passages d’accords majeurs/mineurs, est signé par Alexandre Desplat, le reste de la B.O est de Pope (recommandé à la prod par Desplat lui-même). Tout en incluant des rappels au thème en question, Pope explore deux pistes intéressantes. La première, en relation avec l’époque et les chansons originales entendues dans le long métrage, tire vers le jazz de la fin des 50’s et ses instruments traditionnels (cuivres en tête).

 

L’autre, aussi intelligente qu’opposée, évoque les principaux protagonistes via des thèmes dédiés, le plus intéressant restant celui pour le personnage de Marylin et sa dualité évoquant celle de l’actrice.

 

Un cocktail gagnant, quoique parfois un brin convenu sur certaines pistes, à la variété et aux couleurs très en adéquation avec Michigan.

 

 

 

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Une chronique de Fab

 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 17:15

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : HAWKS OF THE SEA

 

 

C'est de qui ? W. Eisner

 

 

La Couv':

 

Naissance d'une légende  /  Hawks Of The Sea  Vs.  The Master Of Ballantrae

 

Déja croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Néofelis éditions.

 

 

Une planche:

 

Naissance d'une légende  /  Hawks Of The Sea  Vs.  The Master Of Ballantrae

 

Ca donne Quoi ? Au commencement étaient Les Boucaniers ! C’est en effet par ce comics peu connu et heureusement aujourd’hui tiré de l’oubli par les éditions Néofelis, que la légende Will Eisner a débuté dans le médium.

 

Strip d’aventure, de grande aventure même, Hawks Of The Sea, qui voit le jour en 36, est directement inspiré de films comme Capitain Blood ou The Sea Hawk (tiens !) où Errol Flynn promène son sourire charmeur sur des ponts de navires en faisant valser son sabre et ses partenaires féminines.

 

Eisner, qui signe la bande d’un pseudonyme, fait de son héros, le Faucon, un pirate héroïque, combattant farouche de l’esclavage. Le reste du casting est au diapason avec une galerie de second rôles hauts en couleur, et, si l’intrigue est assez classique, elle n’en n’est pas simpliste pour autant.

 

L’autre intérêt de Hawks Of The Sea est de pouvoir apprécier l’évolution dans le trait comme dans la narration de celui qui sera amené à devenir l’un des plus grands auteurs de comics.

 

Si au départ on sent l’influence des strips à l’ancienne, Prince Valiant en tête, rapidement l’art du cadrage, le sens du stroytelling prennent une dimension réjouissante qui annonce les œuvres à venir du maître.

 

On ne remerciera donc jamais assez Jean Depelley et Louis Chance, ainsi que Néofélis d’avoir exhumé cette centaine de planches, véritable patrimoine de la BD mondiale.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE MASTER OF BALLANTRAE

 


C'est de qui : W. Alwyn

 

 

Une Couv':

 

Naissance d'une légende  /  Hawks Of The Sea  Vs.  The Master Of Ballantrae

 

Déjà entendus sur le site? Oui, très probablement.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Alwyn, de formation instrumentiste, musicien virtuose et compositeur au répertoire classique solide, a déjà un solide CV sur grand écran quand il écrit la B.O de cette adaptation du roman de Stevenson avec en vedette, oui, vous l’aviez compris Eroll Flyn.

 

L’année précédente il a mis en musique The Crimson Pirate, avec Burt Lancaster, et l’expérience a été semble t-il des plus bénéfique vu la flamboyance de ses thèmes, l’ambiance luxueuse et héroïque de ses pistes.

 

Si nous sommes en 53, le score d’Alwyn fait clairement référence à l’Age d’Or d’Hollywood,  Korngold en tête, avec ses mélodies de cordes travaillées et ses cuivres aux accords riches.

 

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Une chronique de Fab

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 17:03

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LE BOURREAU 2

 


C'est de qui : Gabella & Carette

 

 

La Couv' :

 

Sanction suprême?  /  Le Bourreau 2  Vs.  Brocéliande

 

Déjà lu chez B.O BD? Oui.

 

 

C’est édité par qui ? Delcourt.

 

 

Une planche:

 

Sanction suprême?  /  Le Bourreau 2  Vs.  Brocéliande

 

Ca donne Quoi ? Alors que son aura et son pouvoir même sont remis en cause par les apparitions rocambolesques du Bouffon, son nouvel ennemi, le Bourreau va devoir explorer son mystérieux passé pour y trouver des explications, au grand dam de ses employeurs.

 

Graphiquement ce second volet est toujours aussi réussi, notamment dans des décors soignés ou sur des choix d’angles dynamiques et bien pensés, cependant la narration, via certains enchaînements de cases, m’a parfois semblée moins fluide que sur le précédent.

 

Si j’aime bien le mélange entre le background médiéval et l’aspect parcours initiatique façon super-héros, pas sur néanmoins  que je sois de la suite d’une série au potentiel intéressant mais à l’exploitation un peu alambiquée à mon goût.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? BROCELIANDE

 

 

C'est de Qui ? S. Long

 

 

La couv'

 

Sanction suprême?  /  Le Bourreau 2  Vs.  Brocéliande

 

Déjà entendu chez nous?  Non.

 

 

On peut écouter? Si vous avez des tendances masochistes je vous invite même à tenter le visionnage du film en entier.

 

 

Ca donne Quoi ? En France, quand on aborde le cinéma de genre, la douche froide n’est jamais très loin. Même des projets aux budgets conséquents et avec quasiment toutes les cartes en mains peuvent se retrouver plombé par de mauvais choix (tout le monde a encore à l’esprit le duel final catastrophique du Pacte des Loups) ; alors, quand en plus il n’y a pas grand chose dés le départ…

 

C’est le cas de ce Brocéliande, avec son scénario digne d’un mauvais livre fantastique pour ados, son casting de sitcom de TF1 et sa réalisation à la truelle. Daube long métrage de « fils de » (Manchette) et « copain de » (Gans), on y découvre une histoire rabâchée et abracadabrante de folklores celtiques, sacrifices humains et créatures cauchemardesques (le tout aligné avec un manque abyssal de créativité) sur laquelle nous aurons la décence de ne pas s’éterniser pour s’intéresser (une vingtaine de minutes, pas plus, n’abusons pas des bonnes choses non plus) à la B.O de cette purge.

 

Sarry Long n’a composé que deux scores pour le cinéma de fiction, il s’était fait les crocs sur le docu consacré au Pacte des Loups (ah, tiens, encore !) avant de mettre en musique les prétentions fantastiques de Headline.

 

Si l’originalité n’est pas au rendez-vous, les thématiques exploitées ici sont amusantes puisqu’elles vont du pastiche grand spectacle  à peine dissimulé (à Williams, à Newton Howard) aux clichés du fantastique basique.

 

On comprend que le bonhomme n’ait pas été plus sollicité par le grand écran et, une fois la lecture de ce second volet du Bourreau terminé, il y a fort peu de chances qu’on le recroise chez nous non plus.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 16:49

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : LES ANNEES ROUGE ET NOIR. TOME 2

 

 

C'est de qui ? Douay, Convard, Boisserie

 

 

La Couv':

 

Le bon grain de l'ivraie  /  Les Années rouge et noir  Vs.  La Nuit des Généraux

 

Déja croisé sur le site? Oui, sur le premier entre autre.

 

 

C’est édité par ? Les Arènes.

 

 

Une planche:

 

Le bon grain de l'ivraie  /  Les Années rouge et noir  Vs.  La Nuit des Généraux

 

Ca donne Quoi ? 46-47, On retrouve dans ce second tome toujours aussi prenant toute notre petite ronde de personnages aux passés sombres qui essayent tant bien que mal de tirer leur épingle d’un jeu bien dangereux.

 

Simone, qui a intégré la rédaction naissante de Elle, règle ses comptes avec Agnès, maintenant au gouvernement. Le colabo notoire Bacchelli, point commun gênant des deux femmes, place ses pièces dans les hautes sphères tandis qu’Alain, est partagé entre son attrait pour Paco- son collègue de travail espagnol- et la recherche des causes de la mort de son frère.

 

Dans un background riche, miroir d’une époque troublée de notre passé, le duo de scénaristes valse avec ses protagonistes, emportés dans le tourbillon de l’Histoire. Tandis qu’ils passent par la case « beaucoup de textes » un brin obligée vue le contexte,  Stéphane Douay donne corps à cet univers de façon réaliste dont les seuls bémols seraient le détails de certains visages un peu bizarres et des cases de « remplissage » étranges (cadrages sur les pieds ? Oiseaux ?) mais rien cependant qui ne vienne entacher cette suite réussie.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 


C'est quoi ? LA NUIT DES GENERAUX

 


C'est de qui ?  M. Jarre

 

 

La Couv' :

 

Le bon grain de l'ivraie  /  Les Années rouge et noir  Vs.  La Nuit des Généraux

 

Déjà entendu chez nous ? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Film de guerre à grand spectacle, au casting all-stars, réalisé par Anton Litvak et scénarisé par rien moins que Joseph Kessel, La Nuit des Généraux permet à Maurice Jarre, auréolé du succès de ses B.O pour des longs métrages du même genre comme Le Jour le plus Long ou encore Paris Brule t-il ?, de mélanger à une musique martiale  soignée une atmosphère sombre de thriller (avec la 2° Guerre Mondiale en background, le film retrace l’enquête d’un officier allemand sur le meurtre d’une prostituée).

 

Le compositeur tisse une partition complexe, où les ambiances se télescopent et qui, tout en étant souvent lourde de tension, reste particulièrement mélodique.

 

Les thématiques retenues par Jarre font partie intégrante ici de la réussite du film auquel elles apportent une plus value inestimable.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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