24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 16:31

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LE COUP DE PRAGUE

 

 

C'est de qui ? Fromental et Hyman

 

 

La Couv':

 

Valses de Vienne...et de Prague  /  Le coup de prague  Vs.  La Veuve Noire

 

Déja croisé sur le site? Oui pour Hyman.

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Une planche:

 

Valses de Vienne...et de Prague  /  Le coup de prague  Vs.  La Veuve Noire

 

Ca donne Quoi ? En « repérage » pour son prochain roman, destiné à être adapté au cinéma, Graham Greene, atterrit à Vienne, au lendemain de la Seconde Guerre Monidale, alors que la ville a été partagée entre les nations vainqueurs. Dans ce vivier d’espions et d’agents doubles, guidé par Elizabeth, la narratrice,  une jeune femme aux connivences multiples, notre romancier va faire bien plus que simplement glaner des informations.

 

Alors que seconds couteaux aussi pittoresques que dangereux et cadavres encombrants s’amassent autour de notre duo, leur aventure les mènera finalement dans une Prague prête à tomber aux mains des soviétiques.

 

Mélangeant allègrement et avec un certain brio grande et petite histoire, faisant moult clins d’œil –graphiques comme scénaristiques- au Troisième Homme, le roman dont la genèse est évoquée ici- Jean Luc Fromental rend un fort bel hommage à un écrivain trop souvent réduit à cette œuvre phare mais qui, en parallèle d’une carrière littéraire riche mena une existence faite de double jeu et de zones d’ombres propices à l’imagination.

 

 

 

Valses de Vienne...et de Prague  /  Le coup de prague  Vs.  La Veuve Noire

 

Mené de main de maître, ce récit d’espionnage digne de son inspiration, est mis en image par un Miles Hyman inspiré, qui croque décors et personnages de façon très cinématographique dans son style si particulier.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LA VEUVE NOIRE

 

 

C'est de Qui ? L. Harline

 

 

La couv'

 

Valses de Vienne...et de Prague  /  Le coup de prague  Vs.  La Veuve Noire

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Après avoir longtemps officié chez Disney, qu’il quitte couronné de deux Oscars, Harline s’essaye à la B.O de films traditionnels, oscillant entre les genres, sans pour autant rencontrer le même succès.

 

La faute n’en n’est certainement pas à ses talents de compositeur puisqu’il continue à appliquer les recettes gagnantes apprises sur l’animation : les mélanges de styles, les thématiques à plusieurs niveaux avec répétitions de motifs par différents instruments et l’underscoring discret mais très efficace.

 

On appréciera sur le score de ce petit film de genre hélas passé à coté de son sujet, une écriture riche, inspirée notamment de certains classiques aux idées originales comme le suspense apporté par les cordes graves et la romance personnifiée par les cuivres, comme le hautbois par exemple, le tout fort inhabituel sur du Noir.

 

Une atmosphère variée qui, si elle n’a pas le décalage de la B.O d’Anton Karas  pour le Troisème Homme (entendu chez nous une fois ou deux), n’en n’est pas moins très adaptée à celle du Coup de Prague.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 13:35

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : L’HOMME

 


C'est de qui : Meralli & Ulric

 

 

La Couv':

 

Homo Burlesqus  /  L'Homme  Vs. The Seven Per Cent Solution

 

 

Déjà croisé chez nous? Non

 

 

Une planche:

Homo Burlesqus  /  L'Homme  Vs. The Seven Per Cent Solution

 

Ca donne Quoi ? Le scénario de cet album à l’italienne est des plus déroutant ! Mélangeant allègrement l’absurde à la SF de seconde zone et à l’espionnage grotesque, il se présente en plus sans aucune bulle, les descriptifs étant placés, à l’ancienne (Prince Valiant Style !) en dessous des cases.

 

Le héros, si tant est que l’on puisse définir ainsi le personnage principal, qui semble tout droit sorti des Marx Brothers, est le témoin de choses aussi surprenantes que cocasses, allant d’un boucher friand d’expériences interdites à la filature par des agents pas très secrets, en passant par des tentacules lovecraftienne.

 

Le tout est traité sur le thème de l’absurde et, si le dessin minimaliste faussement old school est plutôt fun, ça tourne quand même bien vite en rond.

 

Dommage on est passé pas loin de la déclinaison à la Monty Python, peut être pour la prochaine livraison ?

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE SEVEN PER CENT SOLUTION

 

 

C'est de Qui ? J. Addison

 

 

La couv'

 

Homo Burlesqus  /  L'Homme  Vs. The Seven Per Cent Solution

 

Déjà entendu chez nous ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Pour célébrer la rencontre entre le plus grand des détectives et le père de la psychanalyse le tout dans une ambiance victorienne bon enfant mais classe, il ne fallait pas moins qu’un compositeur de la trempe de John Addison.

 

Outre la présence prédominante du violon, instrument dont joue Sherlock Holmes, on oscille entre un romantisme chatoyant, des mélodies légères et sautillantes et un peu de valse, époque et lieu obligent.

 

Néanmoins, ce méli-mélo d’ambiances à l’unité irréprochable sait aussi se parer d’un soupçon bienvenu de  suspense qui finit de faire de la B.O de The Seven Per cent Solution une belle réussite, tout à fait écoutable en tant que telle, voire, puisque c’es de cela qu’il s’agit ici, en lisant cet album à qui elle fait beaucoup de bien !

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 15:48

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : STREAMLINER 1

 


C'est de qui : Fane

 

 

La Couv':

 

Fane & Furious  /  Streamliner 1  Vs.  The Lost Man

 

Déjà lu sur le site? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Une planche:

 

Fane & Furious  /  Streamliner 1  Vs.  The Lost Man

 

Ca donne Quoi ? Alors que les gros bras de Fast and Furious se tirent la bourre depuis presque seize ans, avec un actuel huitième volet frôlant le second degré surréaliste et que les bikers de Joe Bar Team ont poncé l’asphalte et le zinc pendant plus de 20 piges, l’auteur de cette dernière mélange allègrement les deux et nous pond une histoire pleine de voyous à bagnoles et de minettes à grosses cylindrées.

 

Pourtant ce serait à la fois réducteur et peu flatteur de comparer Streamliner à la franchise de Vin Diesel, la BD de Fane étant bien plus fun et, surtout, se rapprochant plus des films de courses des années 70.

 

Pour vous la faire courte, au début des seventies une bande organisée, aux volants de bolides transformés, viennent s’incruster sur la propriété des O’Neill, (un vieux pompiste et sa fille) en plein désert, afin d’organiser leur course annuelle, censée désigner leur nouveau chef.

Bientôt rejoints par un gang de motardes affriolantes, un jeune tueur en cavale, une rockeuse rebelle avec son fan club et beaucoup trop de public que prévu, l’équation va se compliquer encore plus quand la télévision et le FBI s’en mêlent. Avec la station service et la propriété en jeu, tout le monde est chaud bouillant pour remporter une course où tout les coups risquent de pleuvoir.

 

Fane & Furious  /  Streamliner 1  Vs.  The Lost Man

 

Dans un style graphique très dynamique et sexy, proche de celui d’Olivier Vatine, en nettement plus délié, Fane se fait plaisir avec ce premier volet à la pagination généreuse, au rythme soutenu et qui, à quelques exceptions près (le passage du récit de guerre, des dialogues un peu téléphonés parfois…) fait mouche dans le genre récit de bagnoles et d’aventures !

 

 

a

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? THE LOST MAN

 

 

C'est de Qui ? Quincy Jones

 

 

La couv'

 

Fane & Furious  /  Streamliner 1  Vs.  The Lost Man

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Monsieur Quincy Jones s’il vous plait: arrangeur, compositeur, producteur aux doigts d’or ; l’homme qui, sur plus de 60 ans a marqué le jazz, la soul, le funk et le hip hop, s’est aussi superbement illustré sur grand écran.

 

The Lost Man est souvent considéré comme le précurseur du genre blaxploitation de par sa musique à tendance jazz funky racé que Jones avait déjà expérimenté sur In the heat of the night ou The Italian Job, brèche dans laquelle s’engouffreront ensuite les Isaac Hayes Bobby Womack et autres Curtis Mayfield.

 

Une guitare en cocotte, des cuivres groovy, une orgue parfois très free, heureusement que le tout est rejoint de temps à autre par un orchestre plus conséquent car on a parfois plus l’impression d’entendre un groupe jammer plus qu’une B.O à proprement parler. L’ambiance très cool et downtempo qui se dégage de l’ensemble, parfois dynamitée par quelques pistes plus énervées ou, au contraire, épicé par des moments de suspense tendu, se révèle bien fun sur Streamliner premier du nom qui, en plus, se déroule à l'époque du film.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 07:15
Magique jeunesse  /  Sacha et Tomcruz  &  Le Voleur de Souhaits

 

 

Mercredi + Vacances scolaires pour encore une partie de l'hexagone: deux bonnes raisons pour une double ration d'albums jeunesse!

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : SACHA ET TOMCRUZ. 1 LES VIKINGS

 


C'est de qui : Halard & Quignon

 

 

La Couv':

 

Magique jeunesse  /  Sacha et Tomcruz  &  Le Voleur de Souhaits

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche:

 

Magique jeunesse  /  Sacha et Tomcruz  &  Le Voleur de Souhaits

 

Ca donne Quoi ? La collection Métamorphoses, si elle penche souvent vers le gothique classe, possède aussi une poignée de titres dédiés à la jeunesse.

 

J’en veux pour preuve cette nouvelle série dont le protagoniste principal est un jeune garçon un peu à part, fils d’une antiquaire perchée dont la dernière trouvaille est une authentique épée viking. Par la faute de son chien Tomcruz, qui est allé farfouiller dans le laboratoire du défunt père de Sacha, nos deux héros vont être projetés  dans le monde des drakkars et des clans guerriers.

 

Bastien Quignon dont le trait pastel et hybride nous avait déjà maqué sur Sixteen Express et El Paso, s’adapte à merveille au style jeunesse du scénario et au concept de sa scénariste qui mélange avec réussite chronique de tous les jours, aventure fantastique et fiches « pratiques » rigolotes.

 

Atypique et rafraichissant.

 

 

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LA BD

 

 

 

C'est Quoi ? LE VOLEUR DE SOUHAITS

 

 

C'est de Qui ? Clément et Gatignol

 

 

La couv'

 

Magique jeunesse  /  Sacha et Tomcruz  &  Le Voleur de Souhaits

 

Déjà lus chez nous?  Oui pour le dessinateur.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt.

 

 

Une planche :

 

Magique jeunesse  /  Sacha et Tomcruz  &  Le Voleur de Souhaits

 

Ca donne Quoi ? C’est le nom de Bertrand Gatignol, dont j’ai adoré le travail sur les deux tomes des Ogres Dieux, qui m’a fait m’intéresser à cet album jeunesse et je dois dire que, si moins « spectaculaire » que sur la série parue chez Métamorphoses, le style graphique de l’artiste est toujours aussi avenant.

 

Il illustre ici une fable sur un jeune garçon qui a  un hobby bien singulier puisqu’il attrape et collectionne …les souhaits !

 

Ceux des autres pour être précis ; à chaque fois que quelqu’un éternue, Félix lance un « A mes souhaits » qui lui permet d’enfermer les vœux des gens dans des récipients de verre. Pourtant un jour il croise la route de l’énigmatique Calliope sur qui son don ne marche pas : la jeune fille ne souhaite rien… ce qui renvoie Félix à sa propre absence de souhait. Les deux enfants ne vont alors plus se quitter (mais où sont donc leurs parents respectifs d’ailleurs ?) afin de découvrir ce qu’ils souhaitent réellement. 

 

Essentiellement récitatif, les bulles étant même parfois remplacées par des images, Le Voleur de Souhaits est un récit poétique et touchant qui, de par ses qualités graphiques et son sujet original, plaira à un large public.

 

 

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Deux chroniques de Fab

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 07:40

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : NAM-BOK

 


C'est de qui : T. Martin

 

 

La Couv':

 

Le retour de l’esquimau  /  Nam-Bok  Vs.  Drowning By Numbers

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

Le retour de l’esquimau  /  Nam-Bok  Vs.  Drowning By Numbers

 

Ca donne Quoi ? "Don't shoot the messenger" comme on dit dans la langue de Jack London. C'est ce qu'aurait pu s’écrier Nam Bok le héros de la nouvelle du London en question que Thierry Martin a choisi d'adapter pour Futuro.


En effet cet esquimau, parti un beau jour sur sa frêle embarcation de pêcheur va se perdre et rencontrer d'autres hommes et avec eux la civilisation.


Les bateaux à voile, le train, les immeubles... Mais aux yeux de son peuple, à qui il revient raconter son aventure, tout ceci révèle de la plus sombre magie et Nam Bok est vu d'un plutôt mauvais œil.


Au delà du récit de grand nord cher à l'auteur de Construire un feu, c'est la parabole du choc des civilisations et le mythe du bon sauvage que l'on retrouve en sous texte.


 

 

Le retour de l’esquimau  /  Nam-Bok  Vs.  Drowning By Numbers

 

Martin alterne les portraits anguleux expressifs de personnages, proche de son style jeunesse habituel, aux pleines pages de décors superbes dont certaines n'ont rien à envier aux marines de Cromwell.

 

Une adaptation inspirée et originale d'un auteur important de la littérature américaine, trop souvent réduit à ses quelques œuvres connues.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? DROWNING BY NUMBERS

 

 

C'est de Qui ? M. Nyman

 

 

La couv'

 

Le retour de l’esquimau  /  Nam-Bok  Vs.  Drowning By Numbers

 

Déjà entendu chez nous?  Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Les films de Peter Greenaway sont, n’ayons pas peur des mots, souvent difficiles d’accès. La musique qui les accompagne leur ressemble, oscillant entre minimalisme et conceptuel.

 

C’est dans ce dernier domaine que l’on peut classer la B.O de Drowning By Numbers pour lequel le réalisateur a demandé à Michael Nyman, son compositeur attitré des débuts, d’écrire une partition entièrement et exclusivement basée sur la Symphonie Concertante en Mi bémol de Mozart.

 

Le résultat est évidement très « thématique » puisque Nyman, qui joue et compose beaucoup dans le registre classique en parallèle de sa carrière cinématographique, a pondu 13 variations plus ou moins développées de la pièce musicale créeant de véritables pistes à part entière. 

 

Comme chez Mozart, l’alto et le violon sont à l’honneur et l’atmosphère faussement monotone au départ - mais en fait aussi mélodique que parfois enjouée et séduisante-  de la B.O ont apporté un décalage intéressant et amusant à l’adaptation de Thierry Martin.

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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