28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 12:37

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? EVOLUTION

 

 

C'est de qui ? De Panafieu et Franc

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans le cadre d’un projet de pièce de théâtre pour des lycéens, une petite troupe d’acteurs décide d’évoquer l’évolution selon Darwin en l’exposant via le prisme d’une rencontre entre Gulliver et un peuple d’hommes chevaux.

 

L’opposition farouche d’un collectif religieux et les dissensions au sein mêm de la troupe vont transformer le projet en un petit drame à base de clash de théories, de formation et déformation de couples et autres idées reçues dynamitées.

 

 

On le sait pour l’avoir déjà vu chez nous, passer par la BD pour aborder des sujets scientifiques (ou autre) est un procédé souvent payant mis aussi casse-gueule.

 

 

Le concept de De Panafieu et Franc, sur le principe, est assez enthousiasmant surtout avec la crise que l’on vient de traverser où un certain retour de l’obscurantisme a démontré à quel point nous avions besoin de la science.

 

Si, dans l’ensemble, le but est atteint, j’ai regretté cependant quelques explications trop longues, ou le fait de tant s’appuyer sur l’exemple du cheval (entre autre) pour expliquer les thèses évolutionnistes.

 

 

Cela étant, le scénario prend, à mon avis, des risques justifiés et se révèle très intéressant sur l’ensemble, bien aidé dans son exercice de vulgarisation par sa partie graphique simple sans être simpliste, pas mal axée jeunesse.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :GEMMA BOVERY

 

 

C'est de qui ? B. Coulais

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Seconde collaboration entre Coulais et la réalisatrice Anne Fontaine pour cette adaptation franco-anglaise d’une BD à succès (je n’emploie pas à dessein le terme roman graphique n’est-ce pas) elle-même adaptée du roman de Flaubert.

 

 

Le compositeur écrit pour une harpe et un piano solo accompagnés d’un ensemble réduit de cordes utilisant des motifs sautillants aux cordes pincées en pizzicato dont l’effet n’est pas sans faire penser à ce qu’il a composé pour l’animation, Coraline en tête.

 

Cela étant la partition sait aussi se faire grave, dans les deux sens du terme, sans jamais tomber dans le pathos.

 

Une B.O discrète et accrocheuse qui a su trouver sa place en accompagnement de cette Evolution revue et corrigée pour le 9° art.

 

 

 

 

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26 septembre 2022 1 26 /09 /septembre /2022 08:11

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? BETA ...CIVILISATIONS VOL. 2

 

 

C'est de qui ? Jens Harder

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Actes Sud/ l’An 2

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si cinq ans « seulement » avaient séparés les deux premiers volets de ce Grand Récit, il en aura fallu huit à Jens Harder pour accoucher de ce Beta, deuxième du nom (mais troisième de la série donc, vous suivez toujours ?).

 

L’attente en valait la peine et le contenu, l’Histoire -enfin une vision forcément tronquée et partielle/partiale- de l’Humanité, de l’avènement de Jésus Christ à nos jours, justifie évidement le temps passé sur l’ouvrage, la somme de l’iconographie et des recherches associées devant être colossale.

 

 

Car, pour ceux qui n’auraient pas eu la chance ou la curiosité de lire les précédents, le principe du concept est d’évoquer l’évolution de l’Homme via une suite d’images tirées, entre autres, de livres d’Histoire, d’images d’archives, de photos documentaires, mais aussi de BD, de films, de photos d’actualité, etc… le tout monté de façon essentiellement chronologique mais qui n’hésites pas parfois à être anachronique, histoire d’appuyer une idée ou un propos, sans pour autant que cela ne gêne la compréhension.

 

 

Au vu de la période couverte, l’accent est évidement mis sur la montée en puissance des diverses religions, souvent mises en oppositions avec des images en vis-à-vis voir en opposition, mais aussi sur les différences d’évolution des modes de vie, des coutumes, de l’architecture…des diverses civilisations.

 

 

L’ensemble, soyons clairs, n’a pas vocation à remplacer un livre d’Histoire, l’artiste le précise lui-même en fin d’ouvrage, mais apporte au contraire un autre point de vue sur des évènements et des pages de notre vécu qui, surtout au vu des évènements de ces dernières décennies (années, mois !) et de l’état actuel du Monde, sont souvent éclairants et montre à quel point l’homme, s’il a pu faire preuve d’un génie hors norme, capable d’aller explorer l’espace par exemple ou d’inventer des outils surprenants, a surtout été depuis l’aube des temps, l’artisan de sa propre perte, que ce soit dans son désir constant d’expansion aux dépends du monde qui l’entoure ou dans sa pugnacité à exterminer son prochain.

 

 

Concluons sur la forme tout de même, Jens Harder reproduit méticuleusement sa documentation, y apportant tout de même sa touche personnelle et traitant le tout dans une trichromie noir-blanc et soit doré soit argenté d’un effet saisissant.

 

 

Les amateurs de culture pop souriront souvent en tombant sur une vignette de Prince Valiant, Schwarzenegger en Conan le Barbare, un extrait d’Astérix ou encore une poignée de références de pop-culture bien placées car souvent aussi insolites qu'inattendues.

 

Un grand'oeuvre à n'en point douter dont on espère voir la conclusion dans un ultime tome qui devrait évoquer le futur de l'Humanité (si d'ici là elle ne s'est pas auto-détruite of course!) 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :MOUNT ANALOGUE

 

 

C'est de qui ? J. Zorn

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Sorti il y a tout juste dix ans, Mount Analogue a été une étape marquante dans la recherche continuelle de la polymorphie musicale par son auteur, le toujours surprenant John Zorn.

 

On retrouve dans cet album concept des ingrédients qui ont fait la réussite d’autres œuvres marquantes de l’artiste : le mélange de jazz et de musique folklorique des Masada, le coté illustratif de ses fausses B.O de films, l’expérimentation instrumentale, mélodique et rythmique de certains de ses opus moins accessibles…

 

 

Mount Analogue, pour l’auditeur qui se laisse happer et n’a pas peur d’entrer dans des territoires musicaux inhabituels, voire surnaturels parfois, c’est une œuvre d’art à part entière, au sens premier du terme, des instruments comme le guembri, l'oud et la calebasse cotoient un vibraphone, une guimbarde, un piano et j'en passe, le tout dans un maelstrom hypnotique de sons. 

 

La richesse et la variété de cette œuvre s’apprécie d’autant plus en lisant le livre 2 de Beta auquel les multiples influences et autres atmosphères font un écho certes un brin surréaliste mais à l’impact d’autant plus éclatant.

 

 

 

 

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23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 08:14

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? HAWKMOON

 

 

C'est de qui ? Le Gris, Dellac et Poli

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, tous.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un lointain et incertain futur notre monde est retourné à une sorte de Moyen Age technologique où les pays, dorénavant morcelés, s’affrontent pour la suprématie, le Ténébreux Empire en tête.

 

Au sein de ce chaos le seigneur de la cité fortifiée Koln, Dorian Hawkmoon, finit par céder, et voit son père froidement exécuté par Méliadus, un seigneur Granbreton qui va l’enfermer et lui faire incruster dans le front une pierre maudite qui permet à son ennemi de voir tout ce que voit Hawkmoon et l’oblige à obéir.

 

 

Après la réussite de l’adaptation de la saga d’Elric de Melnibonnée, c’est  une autre saga du cycle du Champion Eternel de Michael Moorcock que nous propose Glénat : Hawkmoon.

 

A mon sens moins facile d’accès qu’Elric, Hawkmoon n’en n’est pas moins dotée d’un background géopolitique riche, d’un casting haut en couleur et d’une grande richesse d’action et d’intrigue.

 

C’est à cet aspect que Legris, Poli et Dellac se sont principalement attachés, livrant un premier tome plein de bruit et de fureur, qui, graphiquement comme narrativement, s’inscrit dans la lignée de récits de fantasy (et ses dérivés) qui ont fleuri en BD franco-belge ces dernières années (dont certains dus aux  auteurs ici présents : Les Ages Perdus, Serpent Dieu, et autres séries à succès chez Delcourt, Glénat ou encore Soleil).

 

 

On peut saluer l’ambition de l’entreprise et espérer que la série connaîtra le succès de celle sur Elric même si elle se révèlera probablement plus exigeante pour les lecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE SANG DES TEMPLIERS

 

 

C'est de qui ? L. Bafle

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Il est assez rare d'entendre quelque chose d'un peu original en score de Fantasy (ou assimilé) et Balfe s'en sort pas mal ici.

 

Délaissant les relents métalliques qu'affectionnent certains de ses pairs comme Tyler Bates ou Hans Zimmer, il pioche à loisir dans le registre médiéval comme oriental, à l'instar des errances des templiers du film.

 

 

Appuyées par un coeur et un soliste puissant, les compositions font preuve de variété et de richesse, ménageant leurs effets sur des montées en puissance épiques.

Sur ce premier volet d’Hawkmoon ce score fait mouche, mettant l’emphase sur la tragédie et l'action à merveille.

 

 

 

 

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21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 06:55

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? SUPERINO

 

 

C'est de qui ? Trondheim et Keramidas.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les deux.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Milliardaire le jour et super-héros la nuit (ou quand le monde a besoin de lui mais il trouve que c’est moins commode de se changer dans sa voiture, même si c’est une Rolls), Superino défend la ville de New Napoli contre les criminels de tout poils.

 

Un peu trop bien même du coup la prison de la ville est pleine à craquer et voilà que notre justicier est obligé de ramener chez lui sa dernière capture, une voleuse (masquée of course) de bijoux (et plus si affinités) qui va se révéler une alliée inattendue dans la lutte de notre super-héros contre un méchant d’un autre gabarit que les petites frappes habituelles.

 

 

Lewis Trondheim aime la BD. Je me souviens d’un des derniers festivals du 9° Art d’Aix En Provence où l’auteur, pas prévu au programme, était venu s’asseoir dans un coin faisant rapidement la joie des amateurs l’ayant reconnu (comprenez « chasseurs de dédicaces avides »).

 

Scénariste et dessinateur qui aime à changer de genre il revient ici au super-héros décalé – après Density- en compagnie de son compère Nicolas Keramidas avec qui il a déjà signé deux hommages forts funs aux Disney d’antan.

 

 

Déterrant  Superino, un personnage de fumetto des années d’après guerre, qui avait failli s’exporter en France avant que la Mafia fasse en sorte qu’il disparaisse de la circulation (si, si !), ils en font une sorte de Batman/Bruce Wayne déjanté flanqués de sa maman en guise d’Alfred et d’une pseudo-catwoman comme acolyte temporaire.

 

 

Bien entendu sous la plume et le crayon des deux compères le super-héros est gaffeur et un brin benêt et ses armes dignes d’un Inspecteur Gadget manquent parfois d’efficacité.

Rajoutez un peu d’humour pipi-caca et un dessin dans la lignée des Disney cités cu dessus, hommage aux comics d’antan que les couleurs de Brigitte Finkdaly rendent encore plus drôle.

 

 

Pour l’anecdote, l’album est tout d’abord paru en version petit format à détacher dans Spirou magazine où mon cadet l’a découvert et, ayant beaucoup aimé, m’a conseillé de tenter la lecture, conseil que j’ai bien fait de suivre !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE INCREDIBLES 2

 

 

C'est de qui ? M. Giacchino

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? On peut quasiment dire que le premier volet des Indestructibles a mis le pied à l’étrier à Giacchino coté grand écran, juste avant que son compère d’Alias, J.J Abrams, lui confie successivement les B.O des blockbusters Mission Impossible 3 et Star Trek, faisant du compositeur un des noms majeurs de l’industrie.

 

Plus d’une décennie plus tard et avec une flopée de grosses machines à son actif autant dans le film de super héros ( Docteur Strange, Spiderman) la SF (La Planète des Singes, Rogue One) que l’animation (Zootopie, Cars 2), Giacchino retrouve la famille Parr pour une suite fort attendue des Indestructibles.

Tout comme le film, comparativement au premier volet, la musique est d’emblée plus punchy avec des cuivres survoltées à mi-chemin des James Bons de John Barry et des génériques de séries TV des années 60.

 

 

Friand d’humour- jusque dans les titres des pistes- le compositeur glisse force clins d’œil et autres effets de styles amusants tout au long d’une partition virevoltante dont l’action est clairement le maître mot.

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19 septembre 2022 1 19 /09 /septembre /2022 14:36

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? MON AMI PIERROT

 

 

C'est de qui ? Jim Bishop

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisé sur le site? Non.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un royaume médiéval une jeune fille est promise en mariage à un garçon assez falot qui a une idée de la vie maritale des plus étriquée alors que notre héroïne voudrait découvrir le monde et vivre plein d’expériences.

 

Echappant à ses obligations elle s’enfuit avec un magicien du nom de Pierrot qui lui promet monts et merveilles.

 

Nos tourtereaux habitent dans un arbre-maison où ils expérimentent la magie et vivent de l’air du temps.

Mais bien vite le joli tableau commence à se craqueler et a révéler une réalité bien plus glauque que prévue.

 

 

Je dois vous avouer qu’au début de ma lecture de cet Ami Pierrot je me suis demandé si cette variation de conte de fée façon manga -en grand format et en couleur cela dit- était vraiment pour moi.

 

Mais assez rapidement l’histoire tourne en une sorte d’allégorie maline sur les pervers narcissiques et se termine en récit fantastique tendu que n’aurait pas renié un Junji Itto (si tant est que ce dernier se lance un jour dans le shonen).

 

 

Du coup c’est clairement une réussite dans le mélange des genres et dans l’alliance du fond et de la forme ; c’est un récit qui peut s’adresser aussi bien aux jeunes qu’aux moins jeunes, pour l’anecdote mon cadet, 8 ans, qui a lu l’album, est en pleine découverte d’Harry Potter et de la série l’Atelier des Sorciers et il s’avère que ces deux œuvres ont été en partie l’inspiration de Jim Bishop pour Mon Ami Pierrot.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi: ANTLERS

 

 

C'est de qui ? J. Navarrete

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une poignée de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? L’épouvante pernicieuse et les peurs enfantines Javier Navarrete connaît plutôt bien puisqu’il a mis en musique les premiers films de son compatriote Guillermo Del Toro qui contenaient des éléments des deux domaines (et même parfois ensemble).

 

Del Toro n’est ici que producteur -gageons que c’est par son entremise que le compositeur s’est retrouvé attaché au projet- mais les thèmes du film auraient pu faire qu’il le réalise.

 

Navarrete s’appuie sur un piano soliste souvent dissonant mélancolico-gothique et lui ajoute à loisir quelques effets électroniques lugubres, des bruits métalliques, un peu de cuivre pesants, une guitare électrique et, pour couronner le tout, des voix fantomatiques

 

Un cocktail assez redoutable dans le genre qui fait mouche et a apporté une touche de fantastique plus adulte à Mon Ami Pierrot.

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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