22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 07:38

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : TEBORI TOME 3

 

 

C'est de qui ? Robledo & Toledano

 

 

La Couv':

 

Seppuku big time!  /  Tebori tome 3  Vs.  Black Rain

 

Déjà lus chez nous? Oui sur les précédents tomes.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

 

Une planche:

 

 

Seppuku big time!  /  Tebori tome 3  Vs.  Black Rain

 

Ca donne Quoi ? La fête est finie pour Yoshi, à cause sa liaison avec une flic infiltrée qui a posé un mouchard dans le salon où il tatoue les mafieux locaux, les petites confidences de ces derniers ont conduit notre jeune héros et son vieux senseï directement dans la salle d’interrogatoire de la Police d’où ils ressortent sans être condamnés mais considérés comme cibles vivantes pour les yakuzas.

 

Après la mort par sepukku (un rien forcé !) de son maître Yoshi doit fuir, poursuivi par un Takeshii avide de vengeance. Mais le Yokai volant, cette étrange créature surnaturelle qui hante le récit depuis le début, n’a pas dit son dernier mot.

 

Aux confluents du polar, du récit fantastique et de l’hommage à un art ancestral, ce troisième volet de Tebori conclue à grands renforts de scènes chocs dignes d’un blockbuster hollywoodien, une série menée sans temps morts au dessin hybride semi réaliste soigné.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? BLACK RAIN

 

 

C'est de Qui ?  H. Zimmer

 

 

La couv' 

 

Seppuku big time!  /  Tebori tome 3  Vs.  Black Rain

 

 

Déjà entendu chez nous? Hélas oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le fléau ! Le film par lequel tout a commencé, celui qui a infligé au 7° Art les rouleaux compresseurs made in Hans Zimmer qui, bientôt, via son écurie Remote Control, allait lâcher sur la planète Hollywood (pas la chaine de restaurant hein, encore que !) une horde de suiveurs/photocopieurs dont la marque de fabrique serait le mélange d’épique aux gros sabots et de sonorités rock bas du front.

 

Sorti à la fin des années 80, Black rain est un film certes mineur dans la filmo de Ridley Scott, mais aux quelques atouts évidents. Il connaîtra d’ailleurs un succès public et, donc, lancera la carrière du compositeur d’origine teutonne qui expérimente là des arrangements et autres effets de manche à bas de mélange d’électronique et d’instruments qui feront plus tard les belles heures du Dernier Samouraï ou de Batman Begins.

 

Bac à sable involontaire de Zimmer, on retrouve déjà ses thématiques catchy (qui a dit simplistes ?), ses rythmiques bétonnées et ses grandes envolées lyrico clipesques.

Rajoutez à cela des passages sonnant volontairement orientaux forts clichés, hélas aux synthés (époque oblige), et vous obtenez une B.O qui a (mal) vieilli mais qui se prête bien à l’accompagnement de Tebori et ses mélanges improbables mais qui fonctionnent.

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 14:08

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : PANAMA AL BROWN

 

 

C'est de qui ? A. W Inker et J. Goldstein

 

 

La Couv':

 

Victoire par K.O  /  Panama Al Brown  Vs.  The Cotton Club

 

Déjà lus par ici ? Oui pour le dessinateur.

 

 

C’est édité par ? Sarbacane.

 

 

Une planche:

 

 

Victoire par K.O  /  Panama Al Brown  Vs.  The Cotton Club

 

Ca donne quoi ? Le noble art, peut –être encore plus que les autres disciplines, compte un lot incroyable de fulgurants destins dont la chûte n’aura eu d’égale que la célébrité.

Mais pour un Mohamed Ali ou un Mike Tyson, qui se souvient de Jack Johnson sinon par l’album hommage de Miles Davis, de Jake La Motta (qui nous a quitté hier!) sinon via le Raging Bull de Scorcese ou encore de Hurricane Carter heureusement immortalisé par Bob Dylan.

 

A ce panthéon de boxeurs oubliés vient aujourd’hui s’ajouter Panama Al Brown à qui Jacques Goldstein et Alex W. Inker ont consacré une superbe BD.

 

Conçu sur le principe classique de l’enquête en flashbacks (menée ici par un journaliste has been) l’album narre avec talent la carrière de ce jeune homme d’origine hispanique qui, des quais de Colon au Panama, au clubs à la mode parisiens décrochera le titre de champion du monde poids-coqs, vivra une vie dissolue au possible la brûlant par les deux bouts en claquant son argent plus vite qu’il ne le gagnait et, après avoir fréquenté Joséphine Baker et Jean Cocteau, finira dans la misère et l’alcoolisme à Harlem.

 

Le graphisme d’Inker, qui faisait déjà des merveilles sur l’excellent Apache, avec son coté old school surané tout juste parfait pour le sujet, finit de faire de Panama Al Brown un des ouvrages les plus sympathiques de cette année, une des BD les plus réussie sur la boxe, le tout présenté avec soin par Sarbacane, entre la taille de l’album, sa couverture classe et son cahier historique à la fin de la bd.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE COTTON CLUB

 

 

C'est de Qui ?  J . Barry

 

 

La couv' 

 

Victoire par K.O  /  Panama Al Brown  Vs.  The Cotton Club

 

 

Déjà croisé dans le coin? Pas mal.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? De la grande époque où Francis Ford Coppola, fort de ses succès de la décennie précédente, pouvait encore se permettre de tourner des projets qui lui tenaient à cœur tout en ayant un certain soutien financier des studios, The Cotton Club est une évocation assez brillante et, forcément, très musicale, du célèbre club des années 30 à New York.

 

A la direction musicale on retrouve John Barry, entre deux James Bond (et pas les meilleurs) en grande forme et visiblement dans son élément, qui, entre son score original et l’adaptation fidèle mais énergique de standards célèbres (Cab Calloway, Duke Ellington, j’en passe et des meilleurs), ressuscite avec brio l’ambiance frénétique du jazz de l’époque.

 

Une B.O swing et classe, hommage vibrant aux big band, qui est des plus adaptée à accompagner Panama Al Brown…et sinon les auteurs vous ont également proposé une petite playlist en début d’album qui le fait également fort bien !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 07:17

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : LE ROY DES RIBAUDS LIVRE 3

 

 

C'est de qui ? Toulhoat & Brugeas

 

 

La Couv':

 

Le Roy Maudit  /  Le Roy des Ribauds Livre 3  Vs.  Spartacus Legends

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui sur les précédents livres.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Akiléos

 

 

 

Une planche:

 

 

Le Roy Maudit  /  Le Roy des Ribauds Livre 3  Vs.  Spartacus Legends

 

 

Ca donne Quoi ? L’heure des règlements de comptes à sonné dans les bas fonds du Paris de Phillipe Auguste, alors que le Roy des Ribauds, prèt à tout pour reprendre sa place dans le cœur du souverain et à la tête des confréries, prépare sa vengeance contre le Rouennais et sa troupe sanguinaire, de son coté, Saïf, poussé par les femmes fortes de la cour du Grand Coësre, se voit déjà roi des souterrains.

 

Une fin de cycle en apothéose, où les scènes d’action dignes d’un film hollywoodien (mais un bon hein, pas le King Arthur de Ritchie par exemple –private joke, on y reviendra !) et les manigances à faire pâlir d’envie un G. R.R. Martin rivalisent sans cesse.

 

Coté narration graphique et dessin là aussi c’est assez bluffant de constater une vraie évolution au fil des albums du talent de Ronan Toulhoat. Un trait anguleux, nerveux et dynamique, des trouvailles de mises en page inventives et des couleurs et effets d’ombrage qui renforcent l’ambiance qui terminent de faire du Roy des Ribauds une réussite sans conteste.

(Allez, un petit bémol tout de même, j’ai trouvé le « chapitrage » un peu trop haché, avec des parties parfois trop courtes, mais c’est un détail)

 

Un mix aussi inventif que réussi entre les Roi Maudits et Assassin’s Creed ; le pari n’était pas forcément gagné au départ, il est admirablement rempli !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? SPARTACUS LEGENDS

 

 

C'est de Qui ?  J. Lo Duca

 

 

La couv' 

 

 

Le Roy Maudit  /  Le Roy des Ribauds Livre 3  Vs.  Spartacus Legends

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Depuis quelques temps, je croise de plus en plus de « conseils » ou d’annotations dans les notes et avant-propos des albums concernant un éventuel accompagnement musical à la lecture du dit-album.

De là à dire que les auteurs me coupent l’herbe sous le pied, ou me mâchent le travail c’est selon, il n’y a qu’un pas que je ne saurais franchir. Je préfère à penser que le concept de lecture en musique se développe quelque peu, sans pour autant m’attribuer en quoique ce soit ce fait (encore que, je me souviens d’une note fort sympathique à l’attention de votre serviteur par Patrice Buendia dans Les Enragés du Normandie Niemen qui conseillait des ambiances musicales à sa série…).

 

Alors par contre, pas de bol que ce soit Wardruna (sur, entre autre, le premier tome du Roy des Ribauds d’ailleurs !) ou la (très réussie) B.O du (très mauvais quoi qu’en dise Toulhoat ^^) King Arthur de Guy Ritchie, tout ceci a déjà été utilisé chez nous.

 

  Une qui était passée sous mon radar par contre de B.O, c’est celle du jeu vidéo éphémère dérivé de la série TV Spartacus et sobrement intitulé Legends.

 

Joseph LoDuca, composeur hautement mésestimé malgré (ou à cause remarquez) son boulot plus qu’intéressant sur divers séries de genre (Xéna, Hercules,…) et quelques longs métrages pas dégeu (Le Pacte des Loups, Saint-Ange), quasiment tous entendus dans le coin d’ailleurs, s’est également fendu de la musique de ce jeu de baston qui surfe honteusement sur la réussite de la série TV.

 

Il reprend peu ou prou les même recettes que sur les 3 saisons et demi, avec un peu moins de moyen (et hélas parfois ça s’entend) : thèmes épiques, mélange d’orchestration classique et de sonorités et instrument métal (guitares saturées, batteries qui avoinent)…moins subtil que ses grands frères (et pour cause, ici tout est dédié aux combats de gladiateurs), le score de ce jeu vidéo fait néanmoins bon effet sur la conclusion du Roy des Ribauds, riche également en sang versé et violentes batailles.

 

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Une Chronique de Fab

 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 11:41

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : BALTHAZAR AU PAYS BLEME

 

 

C'est de qui ? Corteggiani et Domecq

 

 

La Couv':

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

Déjà lus dans le coin? Oui pour le scénariste.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman.

 

 

 

Une planche:

 

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

 

Ca donne Quoi ? Raspoutine, oui, le tristement célèbre Moine Fou, sorcier à ses heures, veut capturer Balthazar, un orphelin de Saint Petersbourg. Et quand le terrible barbu veut quelque chose il ne recule devant rien : créatures maléfiques, gardes terribles et loups affamés…heureusement que notre jeune et blond héros pourra compter sur l’aide d’une voyante énigmatique, d’une jeune fille intrépide et d’une troupe de cirque courageuse pour échapper aux griffes de son ennemi et retrouver la mère qu’il n’a jamais connu.

 

Le vieux routard Corteggiani s’intéresse à la richesse du folklore russe et en tire une aventure jeunesse (mais pas que !) très rythmée qui n’est pas sans faire penser à certains grands contes classiques, comme Mignola en so temps le scénariste s’est approprié les figures emblématiques de Raspoutine, la Baba-Yaga, les animaux possédés qui parlent, resservant avec métier le tout à sa sauce.

 

Le trait de Mathilde Domecq dans un style jeunesse délié et subtil, aux couleurs tantôt froides tantôt chaude en fonction des scènes, fait merveille sur les 120 pages de cet album, aux chapitres séparés par de belles illustrations en noir et blanc,  qui plaira, donc, autant aux enfants qu’aux amateurs éclairés de contes et légendes revisités.

 

 

 

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LE BOUFFON

 

 

C'est de Qui ?  S. Prokoviev

 

 

La couv' 

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

 

Déjà croisé sur B.O BD? Oui, fort souvent.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ecrit en 1915 puis remanié par l’auteur en personne un lustre plus tard, Chout est au départ un ballet composé pour Draghilev que Prokoviev transposera en une suite plus courte et moins loufoque.

 

Après son thème d’introduction engageant, où le hautbois (instrument apprécié par le compositeur) se positionne comme premier soliste, la pièce s’emballe assez rapidement via notamment des percussions et des cuivres aux dialogues aussi endiablés que burlesques, le tout dans une atmosphère débridée qui contrastait pas mal avec celle de la triste époque où elle a été écrite.

 

Si pas parmi mes œuvres préférées de Prokoviev, la nature enjouée et la richesse des variations du Bouffon en font une pièce agréable à écouter et dont la démesure est tout à fait assortie au conte russe de Corteggiani et Domecq.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 07:08

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : HARMONY 3. AGO

 

 

C'est de qui ? M. Reynes

 

 

La Couv':

 

La revanche d'une blonde  /  Harmony. Ago  Vs.  Harmony 3

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui sur les tomes précédents.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

 

Une planche:

 

 

La revanche d'une blonde  /  Harmony. Ago  Vs.  Harmony 3

 

 

Ca donne Quoi ? Les hommes de Richards et Steinman ont retrouvé la trace d’Harmony, mais sans savoir que les pouvoirs de cette dernière se sont grandement développés depuis qu’elle s’est échappée du complexe militaire. Complexe où elle décide de retourner de son plein  gré, et ce afin de sauver ses deux amis encore retenus sur place.

Même avec l’aide de William et de Mahopmaa l’évasion va s’avérer compliquée surtout qu’un nouveau joueur des plus puissants fait son entrée dans la partie.

 

Si Harmony est considérée comme de la BD « Franco-Belge » (oui, regardez dans les « tags » tout en bas de la chronique), la filiation avec l’univers comics est évidente, de par un dessin virtuose à la colo très réussie, une narration dynamique et bien pensée et, surtout, dans les thématiques abordées : de jeunes êtres différents face à des adultes hostiles qui convoitent leur pouvoir à des fins peu recommandables, qui  ne sont  pas sans évoquer par exemple les X-Men de Marvel.

 

Mathieu Reynes conclue une première trilogie de haut vol, pleine de pistes à explorer, qui devrait rencontrer le succès qu’elle mérite et donner lieu à d’intéressants développements.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? HARMONY 3

 

 

C'est de Qui ?  T. Kubler

 

 

La couv' 

 

La revanche d'une blonde  /  Harmony. Ago  Vs.  Harmony 3

 

Déjà entendu chez nous? Oui sur les tomes précédents aussi.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Je vais être honnête avec vous, au départ j’avais choisi le score de The Dark Knight pour accompagner la conclusion de cette trilogie ; plus par facilité qu’autre chose, en effet pour écouter la B.O dédiée de Thomas Kubler il fallait que j’allume le Mac tout en lisant la BD.

 

Bien vite pourtant j’ai changé mon fusil d’épaule ; en effet outre le fait que je n’aime pas trop la pyrotechnie du boss de Remote Control, la moindre des choses était tout de même d’apprécier à sa juste valeur un travail que je savais de qualité vu le résultat sur les deux premiers volets.

 

Avec ce troisième opus, Kubler se place dans la lignée de gens comme John Powell ou Henry Jackman, compositeurs capables de produire des B.O calibrées grand spectacle sans pour autant se départir d’une certaine sensibilité.

 

Le dosage très juste entre ambiances feutrées mais à la tension sous jacente et passages plus emportés dédiés à l’action pure ; le tout écrit pour un large panel d’instruments fait de cette nouvelle B.O d’Harmony une œuvre digne des standards hollywoodiens.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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