24 août 2026 1 24 /08 /août /2026 15:10





 

LA BD:

 


C'est quoi : AMERICAN PARANO. BURN HOLLYWOOD BURN



 

C'est de qui? Bourhis & Varela



 

La Couv':


 




 

Déjà croisés sur le site? Oui

 

 

C'est édité chez qui? Dupuis




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Ses précédentes enquêtes entre San Francisco et New York ont vacciné Kim de la police et nous la retrouvons serveuse dans un dinner mais c’était sans compter sur l'opiniâtreté du FBI qui veut l’infiltrer dans les fraternités universitaires proches des Black Panthers.

 

Pourtant, si elle accepte de remettre le couvert c’est parce que sa collègue de boulot, qui fréquente des hippies sous la houlette d’un gourou pas net, meurt d’une overdose.

 

Kim va rentrer dans la secte menée par Charles Wilcocx, illuminé frustré au passé trouble dont les fidèles sont prêts à tout pour leur guide spirituel.

 

Quatrième tome de la série de Bourhis et Varela sur la culture américaine des 60’s avec une variation sur le cas Charles Manson, remis au goût du jour il y a une paire d’années par la photocopieuse humaine Quentin Tarantino dans son Il était une fois Hollywood.

 

Bourhis ficelle une fois de plus bien son enquête au sein d’un background maîtrisé et le trait si particulier de Varela bien rehaussé par des couleurs parfois très psychédéliques apporte une bonne dose d’originalité au sujet.



 

Seul point que je trouve étrange c’est l’emploi de certains noms de personnalités connues et d’autres sous des patronymes fictifs (Zappa, Morrison ou, donc, Manson par exemple). Mais rien qui ne vienne entacher la qualité de cette nouvelle enquête!








 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : MIO CARO ASSASSINO



 

C'est de qui? E. Morricone 



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 




 

Ça donne Quoi ?  Stakhanoviste de l’écriture, Morricone pouvait produire jusqu’à plus de 20 B.O dans une année, au plus fort de sa carrière, dans les années 70.

 

C’est du début de cette décennie que date ce Cher Assassin, que l’on doit au réal de Mon nom est Personne sur lequel Morricone signait déjà la musique. Unique giallo de son réal’, ce thriller brille par son suspense, la tension constante de son déroulement et la crudité de certaines scènes.

 

 

 

Qualités (hum !?) que l’on eut également appliquer à la partition du compositeur qui commence déjà a expérimenter sur ses scores dans l’esprit jazz fusion que des gens comme Miles Davis affectionnent, avec un saxo radicalement free jazz et des parties de percussions jouées en même temps à la batterie et au vibraphone.

 

 

 

Les scores dit « expérimentaux » de Morricone sont loin d’être parmi ses plus connus et c’est fort dommage car ils se révèlent tous aussi intéressants et efficaces. Ici l’ambiance flirte avec l’irréel, la peur de l’inconnu ou encore l’angoisse névrosée.

 

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30 juin 2026 2 30 /06 /juin /2026 12:18




 

LA BD:

 


C'est quoi : GUNNAR LE VAMPIRE.



 

C'est de qui? N. Dumontheuil



 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui? Dupuis





 

Déjà croisé sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Au début du siècle dernier, dans une petite bourgade française, un vampire pacifique s’est installé dans un château proche du village où il est apprécié de -presque!- tout le monde.

 

Aussi quand des animaux sont vidés de leur sang et mutilés, leur têtes apparaissant dans divers endroits de façon macabre, les villageois se demandent si leur voisin multi centenaire ne serait pas redevenu un prédateur sanguinaire! A moins que ce ne soit la faute des gens du voyage?! Bref, l'ambiance paisible du lieu va en prendre un coup, surtout avec l’arrivée de la sœur de Gunnar, de son dangereux et fantasque époux  et d’un chasseur réputé qui aimerait bien ajouter nos suceurs de sang à son palmarès!



 

Deux ans après son adaptation de Paasilina, Dumontheuil revient avec un personnage principal tout aussi marginal et décalé avec lequel il se frotte au mythe du vampire.

 

Loin des clichés du genre, auxquels il tord même le cou à une poignée de reprises (ail, crucifix et autre lumière du soleil n’ont par exemple pas d’incidences sur notre suceur de sang) l’auteur propose une histoire loufoque et mélancolique doublée d’une réflexion sur l’existence et la perte de ce que l’on aime ponctuée de moments aussi burlesques que gore.

Les références, notamment cinématographiques, feront plaisir aux connaisseurs!

 

La partie graphique est, une fois encore, une belle réussite, exit la trichromie grisée du titre précédent, Dumotheuil retrouve sa palette de couleurs en privilégiant les ocres et les oranges pour les extérieurs jours, les verts et kakis pour les intérieurs et les bleus pour la nuit.

Les décors fourmillent de détails, les personnages sont expressifs en diable et l’ambiance est d’une belle originalité.



 

Au rayon des bémols on pourra tiquer sur le rythme de la narration qui, sur plus de 270 pages, tend à être inégal parfois, et sur quelques arcs narratifs qui auraient mérités d’être plus développés, mais force est de reconnaître à ce généreux album une personnalité manifeste qui tend à faire défaut à beaucoup de choses qui sortent ces dernières années. 




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE FEARLESS VAMPIRE KILLERS



 

 

C'est de qui? K. Komeda



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 





 

Ça donne Quoi ? Kristof Komeda n’aura eu l’occasion de mettre en musique que peu de films avant sa disparition prématurée à 38 ans.

 

On retiendra de sa courte discographie les longs métrages fantastiques qu’a expérimenté son ami Polanski (oui, à défaut de savoir choisir ses amis Komeda écrivait de la bonne musique c’est déjà ça!)dont ce Bal des Vampires.



 

Komeda livre une partition prenante, tant par son utilisation des voix éthérées et des chœurs gothiques que celle des vents, le tout dans l’esprit des grands films de la Hammer.



 

Ajoutez quelques passages humoristiques bien amenés, et vous obtenez un score très recommandable qui sera d'ailleurs souvent pompé par la suite (et par des compositeurs souvent fo

 

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19 mai 2026 2 19 /05 /mai /2026 12:53




 

LA BD:

 


C'est quoi : FRNCK 11. DEUXIEME CHANCE

 

 

C'est de qui? Bocquet & Cossu



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dupuis





 

Déjà croisés sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ?  Malgré les innombrables mésaventures -le mot est faible- qu’il a pu vivre lors de ses multiples voyages dans le temps, qui lui ont coûté d’ailleurs quelques doigts entre autre choses, Frnck (à l’instar du héros de Lost, il doit y avoir un terme pour désigner ce syndrome?) n’a qu’un désir, 10 ans après être “rentré”: retourner dans la préhistoire.

 

Oh pas que les coulées de lave, les créatures gigantesques et autres dangers mortels lui manquent, non lui ce qu’il veut c’est retrouver Kenza.

 

Pour ce faire, il décide d’utiliser le prototype permettant de voyager dans le temps.

Et c’est reparti pour un tour sachant que le moindre faux pas pourrait chambouler tout le “futur” du passé (et vice versa).

 

Bon, si on a encore un album chargé en humour et en action débridés (mention spéciale à la mise en abyme/ clin d’oeil à la BD et ses ellipses) je dois vous avouer que je suis moins passionné par ce dernier cycle qui, s’il garde l’esprit de la série, semble parfois la rallonger sans vraiment apporter un plus.



 

Néanmoins ne boudons pas le plaisir d’un scénario riche et inventif et d’un dessin  cartoony très réussi (et toujours aussi bien colorisé), l’ensemble des deux faisant de Frnck, on l’a dit depuis que l’on chronique la série, une réussite du genre!






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE TIME TUNNEL



 

 

C'est de qui? R. Drasnin



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? 



 



 

Ça donne Quoi ? A l’exception de participation sur des séries aussi connues que Mannix, les Rues de San Fransisco ou encore Hawaï Police d’Etat, la carrière de Robert Drasnin reste assez confidentielle, cantonnée à de la série B voire Z.

 

Pour The Time Tunnel, adaptation en 30 épisodes d’un roman de SF des années 60, Drasnin applique à la lettre les recettes qui ont fait le succès du genre à Hollywood à l’époque. 



 

Il ajoute tout de même quelques petites fantaisies alors peu usitées pour le fantastique que ce soit  l’utilisation d'une clarinette (dont il jouait d’ailleurs) et des effets d’échos et de reverb, alors plutôt réservées à la pop rock psychédélique qui commençait à fleurir Outre Atlantique dans cette fin des sixties.

 

Évidemment datée voire dépassée, la B.O de cet épisode, Crack of doom, est à la fois assez fun et tendue pour accompagner cet avant-dernier Franck comme il se doit.


 

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13 avril 2026 1 13 /04 /avril /2026 08:48




 

LA BD:

 


C'est quoi : DORTMUNDER. BANK SHOT.

 

 

C'est de qui? Headline, Alonso Iglesias.



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dupuis





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Braquer une banque, un classique qui, bien préparé, peut être mené à bien même par une équipe de bras cassés comme celle que John Dortmunder vient de rejoindre malgré ses réticences sur certains coéquipiers.

 

Sauf que là il faut carrément braquer LA banque, celle ci ayant été installée dans un mobil home le temps des travaux du  bâtiment d’origine.

 

Qu’à cela ne tienne, notre bande se dégote un camion … et un châssis de roues de caravane, vu que la banque/mobile home en est dépourvue -sinon ce serait trop facile! - et se lance dans ce qui va se révéler, vous vous en seriez douté, un fiasco de première!

 


 

Bon, je ne vous cache pas que, côté atmosphère et scénario, je suis plutôt team Parker que team Dortmunder. Westlake, avec un certain humour, explique qu’il a inventé le personnage parce que “Parker avait refusé le rôle qu’il lui avait trouvé”. Et on peut comprendre notre dur à cuire quand on voit le chat noir que Dortmunder peut être.

 

Pour l’ambiance ce Bank Shot lorgne plus vers du Elmore Leonard ou un Ocean Eleven sans le glamour que vers la violence sourde des histoires ou Parker tient le premier rôle.



 

Le trait semi réaliste anguleux et un rien cartoony du dessinateur espagnol Jesus Alonso Iglesias, s’il n’a pas à mon goût l’impact de celui de Kieran ou de Darwyn Cooke sur …Parker (décidément!), est tout à fait adapté à l’humour noir du scénario et se démarque du lot de la bd franco belge mainstream par son originalité.

 

Du noir fun et old school très recommandable! 

 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : NEVER LET GO



 

 

C'est de qui? J. Barry



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 


 

Ça donne Quoi ?  John Barry, responsable entre autre de certains des plus mémorables scores de la saga des James Bond met en musique ce petit film noir où Peter Sellers, joue un de ses rares rôles non comiques.

 

 

 

Ouvertement orientée jazz, la B.O de Never Let Go n’en oublie pas le suspense et si l’orchestre de Barry se fait parfois très présent (notamment sur certaines séquences du long métrage), le compositeur sait aussi ménager ses effets avec des breaks rythmiques lourds de menaces, des phrasés de flûte dans l’esprit d’un Lalo Schifrin et des cuivres menaçants qui ne sont pas sans rappeler parfois l’excellent travail de Bernstein sur The Man With The Golden Arm, quelques années plus tôt.

 

 

 

Un panaché d’ambiances très cool à l’image de cette adaptation de  Dortmunder.

 

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1 avril 2026 3 01 /04 /avril /2026 13:46




 

LA BD:

 


C'est quoi : FRANKENWOOD



 

C'est de qui? Kordey & Macan



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dupuis





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour les 2.





 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ?  Sam Marlowe est détective privé à L.A voit débouler dans son bureau  une cliente qui ressemble à s’y méprendre à Marylin et qui lui demande de se renseigner sur la disparition de George Reeves, l’acteur qui jouait le rôle de Superman et qui devait aider Marylin à découvrir qui était…son assassin.

 

Mais Sam est-il bien détective privé? Et d’ailleurs est ce que Sam est bien son prénom? Et si oui, pourquoi certaines personnes s'obstinent à l’appeler Boogie et le réclamer sur un plateau de tournage?

 

Et quelle est donc cet étrange “castle” géré par un sosie de Boris Karloff, où d’autres stars du grand écran défunte semblent être ramenées à la vie, et pour le compte de qui?



 

Le duo derrière le très bon Marshall Bass s’était déjà essayé au récit fantastique à base de morts vivants sur Nous les Morts.



 

Ici foin de zombies et, si on est bien face à des revenants, ceux-ci sont célèbres puisque on croise quelques grandes figures de l'âge d’or Hollywoodien.  Kordey et Macan proposent à leurs lecteurs un pastiche de roman noir pur jus qu’ils matînent comme à leur habitude d’un humour trash et décalé.



 

Certains personnages sont très ressemblants, pour d’autres ça fluctue un peu (je n’ai reconnu Nicholson qu’à sa seconde ou troisième apparition par exemple) mais l’ambiance de l’usine à rêves des années 60 est bien retranscrite et l’atmosphère générale plaira beaucoup aux amateurs/connaisseurs de polars classiques, surtout sur grand écran, mais pas que, tant ce généreux one-shot se révèle original et souvent fun.





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LES CADAVRES NE PORTENT PAS DE COSTARDS



 

 

C'est de qui? M. Rozsa



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.




 

On peut écouter ?

 

 

 




 

Ça donne Quoi ?  Dernier score d’un des plus grands compositeurs de l’Age D’Or Hollywoodien, Dead Men Don’t Wear Plaids est intéressant à plus d’un titre. Comédie inventive de films noirs, composée quasi exclusivement de montage d’extraits d’une vingtaine de grands classiques du genre mis en parallèle d’une intrigue parodique avec Steve Martin, elle permet à Rozsa, pour son dernier tour de piste après une décennie en demi teinte peu remplie,  de livrer une B.O à la hauteur de ses grands succès où les mélodies sont riches, les rythmiques travaillées, et qui regorge de références et autres clins d’œil.

 

 

 

Si Rozsa n’a quasiment pas mis en musique de comédie, le souci ne se ressent pas ici puisque le réalisateur, grand fan du compositeur devant l’éternel, lui avait demandé justement de ne pas prendre cet aspect en compte, ni même de se soucier des B.O des films utilisés (même si, paradoxalement certaines étaient de lui !), mais plutôt de rester dans la veine de choses comme Double Indemnity ou The Killers.

 

 

 

Néanmoins, certaines pistes sont tellement classiques qu’elles sont à la limite du pastiche (tout en restant exceptionnelles) et l’ambiance générale du score rajoute encore au décalage omniprésent de Frankenwood.

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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