17 juillet 2026 5 17 /07 /juillet /2026 13:14




 

LA BD:

 


C'est quoi : ALIENOR UNE REINE A FONTEVRAUD



 

C'est de qui? Izabo & Python



 

La Couv':


 





 

Déjà croisées sur le site? Non




 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? S’il y a bien une reine qui a marqué l’Histoire c’est Aliénor d’Aquitaine! Epouse successive du roi de France puis du roi d’Angleterre, femme de pouvoir et d’aventure (elle participera à une croisade!), sur la fin de sa vie - qu’elle aura fort longue pour l’époque puisqu’elle s’éteindra à 82 ans dont  15 en détention - Aliénor travaillera même à consolider le règne de deux de ses enfants (sur 10!) les plus célèbres: Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre (oui, ceux de Robin des bois ^^ ).



 

C’est son histoire que tente de résumer cet album paru chez Glénat en partie consacré également à l'abbaye de Fontevraud (en Maine et Loire) qui a tenu une place importante dans la vie de la deux fois reine.

 

J’écris “tente” car évoquer une destinée aussi riche en 56 pages est un pari risqué, et oblige à faire d’inévitables raccourcis et coupes franches tout en essayant d’éviter le catalogue de faits historiques.

 

Je dirais que le pari est à moitié gagné; Delalande, Mogavino, Gomez, le trio d’auteurs derrière la précédente “bio” d’Aliénor en BD, ne s’y étaient d’ailleurs pas trompés. Au lieu de la trilogie prévue au départ, ils avaient décliné leur histoire en 6 tomes afin de couvrir au plus près le destin hors norme d’Aliénor d’Aquitaine. 



 

L'approche est cependant différente ici, le parti-pris aussi, avec un vrai souhait d’évoquer le lien entre le personnage historique et le haut lieu culturel et religieux qu’est l’abbaye de Fontevraud. 

 

La vie d’Aliénor est parfois un peu rapidement narrée, avec pas mal de textes pour combler les ellipses mais l’album sait éviter l’écueil d’être trop didactique.



 

Le dessin d’Isa Python qui allie un souhait de véracité historique -dans les décors et les vêtements notamment- et un trait semi réaliste qui pioche à la fois dans l’illustration classique et le style jeunesse, se mari fort bien au récitatif.








 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : WOLF HALL



 

 

C'est de qui? D. Wiseman



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 


 


 

Ça donne Quoi ? Wolf Hall, mini série britannique au succès retentissant (et mérité), se penchant sur la destinée de Thomas Cromwell face à Henry VIII, possède en fait deux B.O, une composée de pièces de musique dite tudorienne et l’autre écrite dans un esprit bien plus contemporain par Debbie Wiseman. 



 

Cette dernière a préféré une partition pour ensemble léger (une douzaine) où les cordes traditionnelles sont renforcées par des instruments d’époque (tels le luth par exemple), qui lui a permis d’évoquer avec bien plus de  subtilité mais tout autant de force que l’aurait fait un grand ensemble les émotions et les méandres du scénario.



 

Les compositions de Wiseman sonnent ainsi intemporelles et leur mélancolie éthérée apporte un plus inattendu à cette bio condensée d’Aliénor d’A

 

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16 juin 2026 2 16 /06 /juin /2026 16:03


 

LA BD:

 


C'est quoi : L’EXODE DU LOUVRE



 

C'est de qui? G. Smudja



 

La Couv':

 




 

Déjà croisé sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Même si la liesse est de mise en ce mois de juillet 39, l’ombre des fascismes voisins et le douloureux souvenir de la Grande Guerre planent sur le France.

A Paris, Jacques Jaujard, directeur du Louvre, sentant la menace d’un nouveau conflit se préciser, va, avec l’aide de ses collègues et de douzaines de volontaires de tous horizons (on croise des boulangers, des danseuses, des étudiants en art!), organiser  le transit de centaines d'oeuvres et notamment les plus précieuses du musée vers des endroits où les nazis n’iront pas les chercher…du moins l’espère-t-il!

 

Jaujard fait face à une logistique infernale pour gérer les flots de camions, l'emballage et le transport de certaines oeuvres que leur taille ou poids rendent complexes à déplacer alors que la guerre est finalement déclarée et que le compte à rebours s'amenuise!



 

Décidément, Gradimir Smudja n’est jamais là où l'on croirait le trouver!

Après s’être penché avec talent sur le destin de grands artistes, de Van Gogh à Toulouse Lautrec en passant par Mozart (dont il a fait… une souris!), il s’était intéressé dans son précédent opus à la biographie du coureur Jesse Owens.



 

Voilà qu’on le retrouve sur ce projet historico-culturel tiré d’une histoire vraie qui lui permet, comme c’était déjà le cas dans Le Bordel des Muses ou Au fil de l’Art, de croquer quelques grandes figures littéraires et artistiques.

 


 

Ce véritable Midas du 9° Art, qui travaille tout à la peinture à l’ancienne, a encore trouvé là un sujet qui lui permet de faire étal de tout son talent. Le chatoiement de ses couleurs n’a d’égal que le fourmillement des détails.

On sent que le Louvre et ses trésors inspirent Smudja, et pas qu’un peu.

 

Une fois encore l’artiste marie le fond et la forme et livre un écrin graphique magistral à une histoire peu connue d’une autre forme de résistance- qu'il parsème d'un humour bon enfant et d'un soupçon de fantastique - peut être un peu moins héroïque mais néanmoins essentielle.  



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : UNE HEURE AVANT L’AUBE



 

 

C'est de qui? M. Rozsa



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 



 

Ça donne Quoi ?Un film qui commence comme un drame psychologique humain pour finalement tourner en histoire d’espionnage nazi et l’occasion pour un Miklos Rosza alors encore dans les débuts de sa carrière de faire montre de l’étendue de son talent. 



 

Le compositeur passe sans sourciller de l’émotion au suspense, de la douceur mélancolique à la froideur implacable et imparable. Il insuffle dans sa partition ce qui sera un leitmotiv payant tout au long de sa filmo, à savoir des éléments de musique folklorique et classique de sa contrée d’origine.



 

Un petit score assez peu connu dont le panel d’émotions exprimées, toutes avec autant de réussite, est très en phase avec cette première partie de l’Exode du Louvre.

 


 

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12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 13:49




 

LA BD:

 

 


C'est quoi : CAUCHON…OU L’HOMME QUI TUA JEANNE D’ARC.

 

 

C'est de qui? Dorison, Parnotte & Delahaye



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dargaud





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Dorison et Parnote.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ?   France, alors que la Guerre de Cent Ans bât son plein, celle qui a influé sur son cours en faveur des Français a été capturée. Jeanne D’Arc, abandonnée par le Dauphin, est vendue aux Anglais et Henry VI mandate Pierre Cauchon pour conduire le procès de la Pucelle.

 

Mais le prélat, pourtant arriviste et ambitieux, va voir sa détermination flancher peu à peu alors qu’il tente de confondre la jeune fille.

Et si elle disait vrai, si elle avait été vraiment choisie?

 

Pour son nouveau et ambitieux projet, Xavier Dorison s’est associé avec Louis David Delahaye, scénariste chevronné du documentaire sur  petit écran qui se lance pour la première fois dans le 9° art.

Les deux hommes ont décidé de se pencher sur celui qui fit condamner (malgré lui?) l’une des figures marquantes de l’Histoire de France, un homme de l’ombre considéré comme un “méchant” dont ils atténuent l’image manichéenne, en retraçant avec une certaine minutie le procès de Jeanne D’Arc.

 

Pourtant, et malgré la présence d’un historien sur le projet, il transpire qu'une réalité historique poussée n'est pas la préoccupation majeure des auteurs, c'est d’ailleurs quelque peu expliqué dans le dossier en fin d'album et Dorison a souvent dit, sur ses scénars "historiques" que ce qui l'intéressait c'était d'abord l'ambiance, l'intrigue, les personnages...bref la grande Histoire au service de la petite (il a même dû citer la phrase associée à Dumas sur l'Histoire violentée et des beaux enfants qui en résultent).

 

Ici, ils imaginent des seconds rôles ou transforment les personnages historiques pour mieux servir le propos et, au vu du métier du duo, ça fonctionne fort bien.



 

Je pense que les lecteurs cherchant une BD pointue sur le procès de la pucelle d’Orléans (ou même sur le rendu des lieux historiques) devront peut être passer leur tour ou accepter que l’Histoire -qui, comme le dit un autre dicton, est écrite par les vainqueurs- puisse être modifiée à des fins de spectacle.

 

Les autres, la majorité de ceux qui s'intéresseront à ce généreux album à la fabrication classe, devraient être servis par un casting convaincant, un suspense bien distillé et une tentative de réhabilitation d’un personnage peu connu de l’Histoire contrairement à sa victime.

Que la pseudo réhabilitation en question soit pertinente n’est finalement même pas le propos, les scénaristes préférant s’attacher à rendre le procès et -surtout- ses biais, et quelques autres thématiques qui, plusieurs siècles après, ont toujours la dent dure.



 

Et on ne peut évidemment pas ne pas évoquer la partie graphique, où là aussi talent et savoir-faire rivalisent de brio.

Que ce soit dans une narration efficace (on notera par exemple l’usage judicieux des inserts de gros plans dans des planches, pour attirer l’oeil du lecteur et l'imprégner dans l’histoire) où un dessin semi réaliste aux décors riches et aux personnages diablement expressifs, Parnotte livre là un de ses travaux les plus aboutis qui ne faiblit jamais tout au long des 140 pages de l’album.

 

L’un des albums marquants de ce printemps à n’en pas douter!

 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : BECKET



 

 

C'est de qui? 



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD




 

On peut écouter ?  

 

 




 

Ça donne Quoi ? Le compositeur, imposé par le réalisateur contre l’avis de la production, est invité à assister à une partie du tournage afin de s’immerger dans l’esprit du film (tiré d’une pièce de Jean Anouilh).

 

 

Il s’inspire de plusieurs sources d’époque, en commençant par les chants grégoriens, la musique religieuse étant la plus répandue au 12°siècle. Pourtant loin de lui l’idée d’essayer d’écrire de la musique médiévale. Il y fait plutôt des allusions, des clins d’œil, en l’incorporant à des choses plus modernes, comme l’ajout de triades, et autres canons.

 

Rosenthal, qui réduit son instrumentation à une dizaine d’instruments en plus des voix, cherche avant tout à créer une tapisserie musicale pour l’histoire qu’à proposer un panorama de mélodies d’antan.

 

 

Si le film comporte peu de scènes riches en action ou en batailles, l’émotion et la tension sont néanmoins fort bien représentées et ce sont deux atmosphères très présentes dans l'album de Dorison, Parnotte & Delahaye.


 

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30 avril 2026 4 30 /04 /avril /2026 08:21

 

LA BD:

 


C'est quoi : AVILA

 

 

C'est de qui? Radice & Turconi



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Sous le règne de Louis XIII, la France est encore sous le coup des procès pour sorcellerie et, parce qu’elles sont versées dans la science des plantes médicinales, Avila et sa mère  vont subir la bêtise de leurs contemporains qui vont condamner la maman au bûcher.

 

Mais notre jeune héroïne invoque grâce à un grimoire  un démon, Astor, avec qui elle passe un pacte pour sauver l'herboriste des flammes. Ce faisant, la créature s’attache à l’ombre de l’enfant dont la mère s’évanouit dans un nuage de fumée.

 

Commence alors pour Avila, qu'un sous fifre de Richelieu veut voir arrêtée et brûlée,  une longue errance à la recherche de la disparue au cours de laquelle elle va croiser le chemin d’un jeune coupeur de bourse et d’un chevalier vieillissant qui a connu la mère de la jeune fille.


 


 

Teresa Radice et Stefano Turconi ont l’habitude de proposer des projets souvent originaux, toujours soignés et aux sujets parfois très éloignés.

 

Avec Avila, leur nouvel opus, sur lequel ils ont travaillé durant deux ans tout de même, ils livrent une variation de Faust sur fond de chasse aux sorcières, le tout mâtiné de références à quelques grands courants culturels de l’époque (ici un clin d’oeil à Molière, là une référence à Vermeer…).

 

Si le scénario pêche peut être par moment par ses aspects bon enfant, à la fois dans le caractère un peu manichéen de ses personnages ou dans son discours de résilience, l’histoire est plaisante à suivre et plutôt fédératrice (mon cadet, pourtant abonné aux mangas et autres récits fantastiques, l’a lu d’une traite).



 

Le dessin disneyen en diable de l’artiste transalpin, si il a un côté “jeunesse” qui pourra peut être freiner certains lecteurs adultes, est, comme à l’accoutumée, de toute beauté, avec des décors riches en détails, et des couleurs presque trop joyeuses pour l’époque évoquée.





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LE FRERE DU GUERRIER



 

 

C'est de qui? Top



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 


 

Ça donne Quoi ? Serge Perathoner et Janick Top, en marge de leur filmographie commune sur petit comme grand écran, ont collaboré avec des pointures de la pop, du jazz, de la comédie musicale comme de la musique de film, en France comme à l’international.

 

 

Instrumentistes, arrangeurs, directeurs musicaux, les deux hommes ont plusieurs cordes à leurs arcs et non des moindres.

 

 

Sur ce film médiéval étonnamment sobre, sorte de western moyenâgeux âpre et loin des clichés héroïques véhiculés par des décennies de films de chevalier, Pierre Jolivet fait dans l’économie d’effets d’esbroufe, peut être un brin trop parfois.

 

 

Coté musique c’est aussi une certaine austérité qui est de mise avec des pistes souvent contemplatives aux arrangements aussi discrets que soignés et une menace sous jacente qui pointe le bout de son nez de temps à autre.

 

 

Les quelques morceaux plus enlevés, où l’action s’invite, sont également très réussis sans pour autant verser dans  l’épique qui n’est pas de mise ici.

 

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28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 08:38

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : BRAQUAGE A LA HUSSARDE

 

 

C'est de qui? Brugeas & Mr Fab



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Oui





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Alors que Napoléon est acculé de toutes parts par ses ennemis européens coalisés, un petit groupe d’officiers va tenter de faire main basse sur des lettres compromettantes et - surtout- une quantité d’or qui pourrait infléchir le cours de la guerre.

 

Le magot en question se trouve en possession de la cousine de Louis XVIII, une comtesse qui l’a ramené de Russie, avec tout un contingent de cosaques prêts à défendre bec et ongles le château, perdu dans le nord-ouest de la France, où ils sont retranchés.

 

L’assaut s’annonce brutal et la mission hautement périlleuse.



 

Une histoire de casse en temps de guerre en général, ça fonctionne plutôt pas mal, on citera par exemple au cinéma De l’or pour les braves ou en BD le récent Comment Faire fortune en Juin 40.

 

Mais situer son récit sous le règne de Napoléon 1er apporte déjà une touche d’originalité bienvenue, surtout que, côté reconstitution historique, ne serait-ce que dans les uniformes, le dessinateur produit un travail plus que convaincant.



 

Après le genre a ses limites et, si Brugeas a du métier, elles sont ici assez rapidement atteintes la faut peut être au format en un tome unique qui ne permet pas forcément de développer les relations entre certains personnages ou le background historico-politique compliqué de l’époque.



 

Reste que le dessin est stylisé et précis -même si certains protagonistes manquent parfois de dynamisme sur une poignée de cases-  et que le rythme et le suspense sont soutenus tout au long d’un  scénario nerveux fait que l’on n’a pas le temps de s'ennuyer. 






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LACENAIRE



 

 

C'est de qui? L. Petitgirard



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 




 

Ça donne Quoi ? Laurent Petitgirard, compositeur à la solide formation classique, auteur de nombreux opéras, pièces de chambre et symphonique, collabore à nouveau avec Francis Girod et choisit de mettre en avant cuivres et vents pour sa partition.

 

 

 

S’il est venu au grand écran autant par hasard que pour l’aspect lucratif, la richesse de son écriture est manifeste et n’est pas sans faire penser à d’illustres prédécesseurs des débuts du cinéma quand les grands du classique s'essayent à l’exercice de la musique de film.

 

 

 

Mariant avec savoir faire les possibilités de l’orchestre et l’illustration musicale pure, Petitgirard livre une B.O bien au-dessus du film pour lequel elle a été écrite (et qui ne sera pas un succès d’ailleurs) dont les qualités sont des plus appréciables ici.

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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