21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 09:55

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LES CENT NUITS DE HERO

 


C'est de qui : I. Greenberg

 

 

La Couv':

 

 

les 99 et une nuits  /  Les Cent Nuits de Hero  Vs.  Sur le Borysthène

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman.

 

 

Une planche:

 

les 99 et une nuits  /  Les Cent Nuits de Hero  Vs.  Sur le Borysthène

 

Ca donne Quoi ? Après l’étonnante Encyclopédie des débuts de la Terre il y a deux ans, déjà chez Casterman, ce début d’année voit paraître chez nous le nouvel opus d’Isabel Greenberg qui continue sur sa lancée de réappropriation/adaptations de contes et légendes et autres mythes fondateurs.

 

Ici, comme le laisse sous entendre le titre, c’est de l’histoire de Shérazade dont elle s’inspire en la situant dans des contrées plus septentrionales. Cherry, épouse chaste et digne est l’enjeu d’un obscène pari, son butor de mari a mis sa vertu dans la balance en pariant à son ami, non moins vil, que 100 nuits ne suffiraient pas pour venir à boût de la virginité de la jeune femme.

 

Heureusement cette dernière a pour alliée Héro, amante secrète et conteuse hors pair, petite fille de la lune par dessus le marché, qui, par ses récits hautement addictifs, va envouter le triste sire nuit après nuit.

 

Récits imbriqués telles des matriochkas reptiliennes, quitte parfois à égarer son lecteur, les histoires des Cent nuits de Héro  sont un panégyrique épatant de la condition féminine à travers les siècles, de l’importance des contes et des récits et de leur transmission et, plus largement, de la liberté et de l’amour. Isabel Greenberg, dans son style graphique si particulier au trait simple mais expressif dans une bichromie bien pensée,  sait égrener ses histoires en mélangeant fond et forme et passe encore un cap dans son art.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? SUR LE BORYSTHENE

 

 

C'est de Qui ? S. Prokoviev

 

 

La couv'

 

 

les 99 et une nuits  /  Les Cent Nuits de Hero  Vs.  Sur le Borysthène

 

Déjà entendu chez nous?  Pas mal de fois oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Ce ballet de Prokoviev, probablement l’un des moins connu, narre l’histoire d’un soldat russe démobilisé après la Première Guerre Mondiale qui, rentrant chez lui, réalise que l’amour qu’il portait à sa promise s’est amoindri et que, tombé amoureux d’une autre, il va devoir à nouveau partir pour pouvoir l’épouser.

 

Après la mort de Sergei Diaghilev, qui avait rendu célèbre les précédents ballets de Prokoviev, c’est sur commande du Théâtre de l’Opéra parisien quil compose Sur le Borysthène. Outre son titre français (le nom russe de la rivière Dnieper ayant été jugé imprononçable par nos compatriotes de l’époque), l’œuvre regorge de motifs et arrangements foncièrement européens, c’est d’ailleurs, à mon avis, l’œuvre la moins caractéristique du compositeur russe.

 

Elle n’en reste pas moins d’une beauté manifeste et les thématiques chères à Prokoviev se retrouvent de ci de là, que ce soit dans Betrothal et ses oppositions d’ambiances aux accents épiques ou dans l’épilogue qui marie avec réussite les deux principaux thèmes du ballet.

 

En substance on retrouvera pas mal d’influences de Roméo et Juliette, qu’il écrira quelques années plus tard, revenu sous le joug stalinien.

Avec son caractère métissé, son mélange de légèreté et de gravité et son sujet parfaitement maîtrisé, j’ai souvent trouvé ce ballet t très en phase avec les Cent nuits de Héro.

 

 

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Une chronique de Fab

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 08:05

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : ÉCUMES

 

 

C'est de qui ? Ingrid Chabbert , Carole Maurel

 

 

La Couv':

 

Amour infini  /   Écumes  Vs.  La Valse Triste

 

Déjà croisé sur le site? Oui, il y a peu même pour la dessinatrice

 

 

C’est édité chez qui ? Steinkis

 

 

Une planche:

 

Amour infini  /   Écumes  Vs.  La Valse Triste

 

Ca donne Quoi ? Elles s'aiment et, après une longue attente, une grossesse débute. Mais, hélas, celle-ci ne va pas se terminer comme prévue. Il n'y aura pas de bébé à câliner, mais un nouveau départ à prendre pour le couple.

 

D'après le dossier de l'éditeur, Ingrid Chabbert s'est inspirée de son histoire personnelle. Elle a écrit de façon très pudique et tout en retenue, laissant le lecteur boucler seul les non-dits. C'est une bonne façon d'impliquer le lecteur et de déclencher de l'empathie pour les personnages. Si la psychologue existe dans la vie réelle, elle est vraiment super!

 

Carole Maurel l'a mis en images de façon tout aussi pudique avec un trait d'une infinie douceur. La colorisation m'a d'abord un peu surprise avec son alternance de parties colorées et grises, mais cela permet de visualiser l'évolution psychologique des protagonistes vers un retour à la vie sans oubli de ce qui s'est passé.

 

Cette tranche de vie racontée sans pathos est un beau portrait de couple face à l'épreuve. Et il concerne tous les couples qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels…

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? VALSE TRISTE

 

 

C'est de Qui Jean Sibélius

 

 

La couv'

 

Amour infini  /   Écumes  Vs.  La Valse Triste

 

Déjà entendu chez nous?  oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? La musique de Jean Sibélius est liée aux légendes et sagas finlandaises. Il est surtout connu en France pour ses poèmes symphoniques dont Le cygne de Tuonela (tiré de la Suite Lemminkäinen) ou Finlandia ou encore la Valse Triste (tirée de Kuolema qui veut dire la mort en finnois). Bref des morceaux qui ne rendent pas vraiment euphorique l'auditeur.

 

La Valse Triste commence par une partie mélancolique et lente qui devient plus dynamique et rapide au fur et à mesure. Tout à fait ce qu'il faut pour accompagner une histoire douce-amère avec des personnages qui arrivent à reprendre le cours de leurs vies.

 

Pour les plus curieux : un dessin animé avait été réalisé sur cette musique dans le film Allegro non Troppo de Bruno Bozzetto (sorti en 1979 en France).

 

 

 

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Une chronique de Gen

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 08:16

 

 

A l'occasion des 80 ans de Prince Valiant ce mois ci, j'ai eu l'occasion de traduire (à la demande de son auteur) un texte célébrant la série de Hal Foster écrit par Brian Kane, l'homme derrière les ré-impressions classes de Prince Valiant chez Fantagraphics, et véritable passionné de l'oeuvre de Foster.

Anniversaire Princier!

 

Le Roman Graphique épique Prince Valiant a 80 ans

Par Brian M. Kane


Traduction française par Fabien Guigue



Avant la télévision, quand la plupart des films étaient en noir et blanc, les Comics du Dimanche étaient une oasis de couleur dans l’ère grisâtre de la Dépression. Des comics strips très populaires dictaient les ventes des journaux au début du vingtième siècle il ne faut donc pas s’étonner si leurs créateurs étaient perçus comme des stars. Le récit épique Prince Valiant à la cour du Roi Arthur par Harold Rudolf “Hal” Foster débuta dans la section des comics en couleur, le 13 février 1937. Avant Prince Valiant, Foster fut à l’origine des strips d’aventures incluant des protagonists adultes en adaptant Tarzan dans un strip journalier en noir et blanc, en 1928, qui fut suivi par le Tarzan en couleur du dimanche, de 1931 à 1937. Confronté à de sévères restrictions financières et créatives en tant qu’artiste employé, Foster concentra ses grandes qualités d’illustrateur sur son propre strip. Cet effort extraordinaire apporta une renommée internationale à Prince Valiant et à son créateur. Aujourd’hui, après 80 ans, « Val » reste l’un des seuls strip d’aventure encore en publication.



Il est difficile d’imaginer l’impact que le Prince Valiant de Foster a eu sur la culture populaire des années 30 et 40. Quand Prince Valiant est apparu, les débuts de Superman dans Action Comics avaient déjà plus d’un an. Enormément des créateurs de comics des deux premières générations doivent beaucoup à Foster. Les jeunes artistes de comics étudiaient la technique de Foster, copiant parfois des cases de ses bandes. Des « traces » de l’art de Foster peuvent être retrouvées dans l’origine de Batman et des comics dessinés par Jack Kirby, co-créateur de la plupart des héros de cinéma d’aujourd’hui, dont Captain America, Les Avengers, les X-Men ou Thor. Plus important encore, Val incarnait un code morale chevaleresque, créant une éthique de conduite dont les standards étaient la vérité, la justice et ce que ça signifiait d’être un héros.



Des oeuvre novatrices comme le Hobbit, L’épée dans le roc et les Chroniques de Narnia n’existaient pas en 1937. Quand le révolutionnaire Le Héros aux Milles Visages de Joseph Campbell fut publié, Prince Valiant avait déjà vécu douze années de son propre périple héroïque. Pourtant, contrairement à Campbell, les aventures de Val contenaient des personnages féminins forts et confiants, attestant de l’influence de l’épouse de Hal Foster sur son écriture. Pour les néophytes, Valiant, petit prince du royaume de Thulé, tombe amoureux et finit par épouser Aleta, reine des Iles Brumeuses. Grace à Hal et Hélène, Aleta devint un modèle pour des millions de femmes obligées de « gérer » l’Amérique durant la Seconde Guerre Mondiale, combattant l’oppresseur grâce à leur esprit, leur charme et leur intelligence ; et, l’on retiendra que, un poignard dissimulé à sa taille, Aleta défaisait les ennemis bien avant la Princesse Leia, Katniss Everdeen, ou la plupart des princesses Disney.



Bien que se déroulant à l’époque du Roi Arthur, le Prince Valiant de Foster était foncièrement actuel. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Val combattait les Huns, ce qui eut pour consequence l’interdiction du strip dans les journaux allemands. En 1943, Val se lia d’amitié avec un garçon à la jambe atrophiée qui ne pouvait pas « jouer au soldat » avec les autres enfants. Néanmoins le garçon fut encouragé à affuter ses capacités afin qu’un jour il puisse devenir fabriquant de flèches pour le Roi Arthur. L’histoire parut l’année où une épidémie de polio frappait l’Amérique, et 16 mois après Pearl Harbor, et fut un véritable appel aux armes à tous ceux qui ne pouvaient pas rejoindre les rangs. Après la Guerre, alors que les troupes américaines rentraient au pays, Val et Aleta naviguaient vers le « Nouveau Monde » et eurent un fils, annonçant le Baby Boom. Ainsi, alors que la démographie des années 50 changeait, les couples multiraciaux dans Prince Valiant se mariaient et avaient des enfants, tout comme dans la sitcom populaire « I Love Lucy ».



Le Prince Valiant de Foster n’est pas qu’un strip d’aventure, de romance ou d’humour ; bien que parsemé de tout ces éléments, Prince Valiant est un roman graphique sur la vie, où les gens tombent amoureux, où des batailles sont livrées, où des enfants naissent et grandissent, des coeurs y sont brisés, des amis disparaissent au front et où même des protagonists défigurés ou handicapés, jeunes ou vieux, hommes et femmes, ont une place et un but dans le monde que Foster a façonné. Alors que certains pourraient penser que Prince Valiant est archaïque au regard des standards d’aujourd’hui, peut être que le vigoureux message « La Force au service des Bonnes Actions » est simplement en avance sur son temps. Vive Val !

+++

Brian M. Kane, Ph.D. est l’auteur de la biographie Hal Foster: Prince of Illustrators, qui lui a valu un prix IPPY et est l’éditeur de la réimpression chez Fantagraphics de la série Prince Valiant.

 

Anniversaire Princier!
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 17:20

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA JEUNESSE DE STALINE

 


C'est de qui Delalande, Prolongeau & Liberge.

 

 

La Couv':

 

Soviet Système  /  La Jeunesse de Staline  Vs.  Sintram

 

Déjà lus sur le site ? Oui pour Eric Liberge et plusieurs fois pour Arnaud Delalande.

 

 

C’est édité chez qui ? Les Arènes.

 

 

Une planche :

 

Soviet Système  /  La Jeunesse de Staline  Vs.  Sintram

 

Ça donne Quoi ? Sur le podium des pires dirigeants qu’ait connu l’Histoire mondiale, nul doute que Joseph Staline revendique une place largement méritée. Comment un homme peut arriver à diriger l’une des superpuissances pendant des décennies, à devenir le responsable de millions de morts, l’instigateur et l’un des principaux acteurs d’une Guerre Froide aux conséquences sans précédents sur la géopolitique mondiale ?

 

Arnaud Delalande et Hubert Prolongeau via une documentation fournie, se penchent sur l’enfance du tyran.

Si celle ci fut une longue suite de souffrances et de désillusion, en aucun cas, à aucun moment, les auteurs ne laissent paraître qu’elle pourrait justifier ce que « Sosso » va devenir.

 

On  découvre dans ce premier tome un jeune homme rebelle à l’autorité -que ce soit celle d’un père alcoolique, d’une mère trop aimante, ou de religieux honnis-  épris de révolution et de lutte des classes. Celui qui n’est encore que Iossif Djougachvili découvre sous le manteau, pendant ses années d’étude dans un âpre monastère, en même temps que les grands auteurs français, le Capital de Marx qui achève de lui ouvrir les yeux sur sa destinée : le juste combat contre le pouvoir établi.

 

Plus âgé, on le retrouve recherché par la police secrète du Tsar, sans cesse en cavale, toujours sur l’organisation d’un coup, bientôt il rencontre Lénine et l’Histoire peut entamer sa marche funèbre.

 

Poursuivant sa collaboration avec le scénariste, Eric Liberge définitivement débarrassé semble t-il des expérimentations de l’époque Mardi-Gras Descendres , illustre la jeunesse de Staline dans un style réaliste innovant, avec des effets de mise en page et de narration bien pensé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? SINTRAM

 

 

C'est de Qui ? G. T. Strong

 

 

La couv'

 

Soviet Système  /  La Jeunesse de Staline  Vs.  Sintram

 

Déjà entendu chez nous? Pas l’impression non.

 

 

On peut écouter? Pas d'extraits vidéos, bloqués semble t-il par la maison de disques. Restent les plateformes de téléchargement légales ou les sites où le CD est vendu qui proposent des extraits comme ici par exemple.

 

 

Ca donne Quoi ? S’il a débuté dans la musique par l’apprentissage du piano, du hautbois et du violon, Georges Templeton Strong, new yorkais exilé en Europe, se tournera finalement vers la composition (qu’il délaissera un temps au profit de la peinture).

 

Sintram, symphonie sous titrée « Le Combat de l’humanité contre les pouvoirs du mal » (tout un programme !), et inspirée des écrits de De La Motte Fouqué, n’est pas sans faire penser aux travaux de ses contemporains,  Lizst ou Strauss, bien que le style de Strong soit moins maniéré que celui de ce dernier.

 

Ici on est sur une progression traditionnelle de crescendo où cuivres et cordes, d’abord éparses et discrets, montent peu à peu en puissance, bientôt rejoints par les instruments à vents. Si les deux premiers mouvements ont bien quelques passages légers voire lyriques, la suite (et fin) de la symphonie est plus sombre et s’emporte même parfois (on pense entre autre au Faust de Gounod d’ailleurs).

On peut déceler en substance ici les prémisses de ce qu’écriront les compositeurs des décennies suivantes, de Tchaïkovski à Dukas.

 

Si la pièce peut parfois sonner un rien grandiloquente sur ce premier volet de la Jeunesse de Staline elle fait penser, écoutée avec, à ces productions cinématographiques soviétiques mises en musique par des artistes comme Prokofiev ou Chostakovitch et leur aspect héroïque solennel suranné.

 

 

 

 

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Une Chronique  de Fab

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 08:14

 

 

Si Tintin retourne chez les Soviets et en voit de toutes les couleurs, ce n'est pas le seul à avoir à faire aux révolutionnaires Russes.

 

La preuve, deux nouveautés ce mois ci se déroulent pendant la même période historique, consacrons leur donc la journée, elles en valent bien la peine.

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : KAMARADES. TERRE PROMISE

 


C'est de qui : Goust, Dusséaux et Abtey

 

 

La Couv':

 

Soviet Système  /  Kamarades  Vs.  Richard III

 

Déjà croisé sur le site? Oui, sur les tomes précédents.

 

 

C’est édité chez ? Rue de Sèvres

 

 

Une planche:

 

Soviet Système  /  Kamarades  Vs.  Richard III

 

Ca donne Quoi ?  Notre improbable couple ne tient pas longtemps planqué au milieu des Rouges et les voilà à nouveau en cavale. Passés en Pologne pour retrouver la mère de Volodia ils combattent les Russes aux cotés des autochtones…mais c’est compter sans la fatalité et, surtout, l’acharnement de Staline qui a juré la perte des Romanov.

 

Un troisième et dernier volet qui, une fois passée la surprise/légère déception du second m’a bien plus emballé et qui donne à la petite histoire dans la grande, lue dans sa totalité, un vrai panache d’aventure historique mélodramatique mais épique.

 

Le trait, je le redis, est vraiment à mon sens le gros point fort de Kamarades et l’on espère retrouver très vite Mayalen Goust sur un prochain projet !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? INCIDENTAL MUSIC TO RICHARD III

 

 

C'est de Qui ? J. Vogel

 

 

La couv'

 

Soviet Système  /  Kamarades  Vs.  Richard III

 

Déjà croisé dans le coin?  Non

 

 

On peut écouter? Aucun extrait vidéo de la pièce, mais vous pouvez avoir un aperçu de chaque piste par là.

 

 

Ca donne Quoi ? Le compositeur d’origine juive Jaromir Vogel (à propos duquel je vous met au défi de trouver un semblant d’informations, que ce soit en français ou même en anglais), a été commissionné pour écrire les musiques d’accompagnement de toute une série d’adaptations des grandes pièces shakespeariennes présentées au Château de Prague il y a quelques années.

Pour son Richard III s’il s’inspire de la musique d’époque, instrumentale et chantée, qu’il retranscrit de manière inventive (les percussions font très métalliques par exemple), il n’en oublie pas moins, à la manière d’un Rosza au cinéma ou d’un John Zorn dans le jazz (oui, je sais, l’écart est audacieux !), ses origines et insuffle dans sa partition des mélodies et arrangements folkloriques parfois surprenants mais toujours bien amenés.

Composée essentiellement de  thèmes dédiés aux principaux protagonistes cette « B.O » est un intéressant exemple de musique aux confluents des genres et des influences qui, grâce à un caractère intemporel métissé a fort bien accompagné cette conclusion tragico-romantique d’une épopée russe.

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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