9 juillet 2024 2 09 /07 /juillet /2024 08:05

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? BARBARIC




 

C'est de qui ? Moreci & Gooden




 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui? Urban





 

Déjà croisés sur le site? Non.




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Owen, un guerrier surpuissant qui aime profiter des plaisirs de l’existence que sont la tuerie, l’alcool et le sexe, tombe un jour sur trois sorcières qui le maudissent, l’affublent d’une hache ensorcelée buveuse de sang, dotée de la parole - et d’un humour macabre- avec laquelle il ne pourra dorénavant tuer que des adversaires qui le méritent.

 

Dans cette quête forcée qui le pèse comme pas deux, il sauve une jeune femme du bucher qui se révèle être elle aussi une sorcière et avec qui il va tomber dans un traquenard maléfique.



 

Prenez une bonne dose de Conan le Barbare. Ajoutez y un trait de Stormbringer, secouez bien. Assaisonnez de Hellboy, saupoudrez de Slaine, laissez -à peine!- reposer et vous obtiendrez le cocktail certes survitaminé mais au goût fort passe-partout qu’est ce Barbaric, récit gore et ultra violent à l’humour noir un rien potache.



 

Si vous ajoutez à ça un dessin informatique aux couleurs souvent trop prononcées pour ne pas dire criardes et des effets de “profondeur” un brin aléatoires, vous aurez compris que cette nouvelle série s’adressera clairement aux amateurs hardcore de fantasy rentre-dedans, rôlistes en mal de scénario et autres fans de surenchère à tous les étages.

 

Mais reconnaissons que, par ces chaleurs estivales, c'est une lecture sans prise de tête toute trouvée.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : WARHAMMER. THE END TIMES.



 

C'est de qui ? J. Kyd



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 


 

 

Ca donne Quoi ?  Warhammer est une franchise déclinée dans de nombreux domaines avec un succès indiscutable. Du jeu de rôle au wargame de figurines,en passant par le jeu de plateau, les romans, la BD et, last but not least, dans le monde vidéo-ludique.

 

C’est dans ce dernier que Jesper Kyd, artiste que l’on aime bien par ici, a fait ses armes et connu ses plus grands succès. En charge de la musique du dernier jeu estampillé Warhammer sur consoles dernière génération et PC, il livre une B.O tonitruante, pleine d’action et de coups d’éclats.

 

Alternant des passages  très dark fantasy avec des choses plus atmosphériques, qui ne sont pas sans rappeler son excellent travail sur les Assassin’s Creed, Kyd retrouve l’inspiration qui lui faisait un peu défaut ces dernières années.


 

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4 juillet 2024 4 04 /07 /juillet /2024 08:59

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? SAGUARO. RETOUR A WINDOW ROCK




 

C'est de qui ? Valdambrini




 

La Couv':

 




 

Déjà croisé sur le site? Non.




 

Une planche: 

 

Le texte de la VF est évidement en français mais je n'ai pas trouvé d'image sur le web.



 

Ca donne Quoi ? Saguaro, série de fumetti parue il y a une bonne dizaine d'années de l’autre côté des Alpes, est un de mes actes manqués.

En effet, attiré par le pitch et les graphismes j’ai acquis, à diverses occasions, une bonne dizaine de numéros de la série, en italien donc, me promettant de me mettre à la langue de Dante, ayant même acquis une paire de méthodes et autres cahiers d’exercices.



 

Las, je n’ai jamais persévéré et mes fascicules sont restés sagement fermés à prendre la poussière au milieu de ma collection fluctuante.



 

Mais comme semble t-il tout arrive, un éditeur français s’intéresse aujourd’hui à une poignée de séries italiennes dont Bonelli doit vendre les droits pour pas trop cher, et publie, entre autres choses, Saguaro donc, à raison d’un titre par trimestre (pour 35 numéros sortis en Italie, il faudra donc s’armer de patience).



 

Le pitch: Dans les années 70 un amérindien, vétéran de la guerre du Vietnam, revient sur la réserve où il a grandi et acquiert un bout de terrain convoité par un propriétaire terrien pourri.

Ce dernier, prêt à tout pour arriver à ses fins, tue violemment le vieil indien propriétaire du terrain vendu. Un jeune mexicain est témoin du meurtre et est embarqué par un flic véreux à la solde du magnat, afin d’être abattu à son tour.

 

 Quand Saguaro -surnom de notre taciturne héros- intervient, tout va se retourner contre lui et il devient la cible des bandits et des autorités.



 

Sur un scénario mené tambour battant, l’auteur transalpin de Saguaro écluse quelques poncifs du genre  mais sait tenir son lecteur en haleine. Son dessin réaliste en noir et blanc est dans la lignée des Tex et autres parutions mensuelles italiennes.



 

Si on peut louer la démarche de la parution française de ce western moderne nerveux, à mi chemin entre les oeuvres de Tony Hillerman et le mythique Scalped de Aaron, on reprochera cependant à l’éditeur une absence de relecture de la traduction qui donne lieu à de vilaines fautes d’accords, de participe passé, voire de langue tout simplement (avec un “comme même” en lieu et place de “quand même”, fallait le laisser passer celui là!)  pour un fascicule souple d’une centaine de pages à 10 euros, c’est un peu dommage, espérons que les retours de lecteurs feront que ces coquilles disparaîtront par la suite. 




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LE DUEL



 

C'est de qui ? Eastman



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Non



 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ?  Eastman, violoniste depuis son plus jeune âge ayant collaboré avec des pointures dans le monde de la musique (de Beck à Bryan Adams en passant par Elton John) a, hélas, été introduit à la musique de film par Hans Zimmer avec qui il a bossé sur, entre autre, Black Hawk Down ou Pirates de s Caraïbes.

 

L’expérience lui ayant plu il a depuis monté son propre studio d’enregistrement où il compose, seul dorénavant (et c’est tant mieux) ses propres scores.

 

Sur ce western en apparence classique et qui n’évite pas certains clichés, mais avec quelques variantes appréciables, s’il fait pas mal dans l’underscoring, Eastman construit lentement sa montée en tension vers un climax attendu. Son travail avec Carter Burwell sur le remake (dispensable) d’Alamo se fait sentir ici, l’influence du compositeur attitré des frères Cohen étant évidente notamment dans l’absence de thèmes répétés (voire même distincts).

 

Grand amateur d’instruments à cordes, c’est à cette famille qu’il donne la part du lion et, si pas des plus originale, la couleur générale de la B.O est agréable.



 

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1 juillet 2024 1 01 /07 /juillet /2024 09:03

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? LA BÊTE EST MORTE.




 

C'est de qui ? Calvo, Dancette et Zimmermann




 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Non.




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Si vous êtes un habitué du coin, vous savez qu’il est fort rare que l’on parle de politique dans ces pages.

Si j’ai éventuellement eu dans ma jeunesse une inclinaison plus prononcée vers l’oeuvre (au sens large) d’un Trotsky ou d’un (mais avec plus de réserve) Lénine, la politique de ces 30 dernières années m’est toujours apparue comme un cirque médiatique fumeux, où les dirigeants de tous bords ou presque étaient d’abord soucieux de leur bénéfice, élite auto-proclamée trop souvent déconnectée d’une réalité de l’existence du commun des mortels qu’elle n’a jamais côtoyée.



 

Elle a atteint ces dernières années, avec l’omniprésence d’internet et l’entrée dans le game des réseaux sociaux, un degré de grand guignol que même Debord n’aurait pu envisager.

 

Aujourd’hui des anciens journalistes sportifs bas du front s’érigent en spécialistes en analyse politique et des amuseurs vulgaires qui se sont fait connaître en soufflant dans l’anus d’un chien, explosent l’audimat avec des émissions putassières, convainquant par la même des milliers de moutons que le néo fascisme est une solution viable.

 


 

Pourtant, 80 ans ce n’est pas vieux à l’échelle de l’Histoire, oublier qu’un parti politique- tout “glamour” qu’il a pu tenter de devenir grâce à son beau gosse/ homme de paille adepte de TikTok même pas trentenaire- est né sur les cendres nauséabonds de l’une des pires abominations que l’humanité ait connue, démontre que les générations actuelles et à venir ont décidément la mémoire trop courte et que l’abus d’écrans, de multimédias et d’internet, au détriment évident de lecture et de culture, nous mène indiscutablement vers des lendemains qui déchantent.



 

Rafraichissons donc la mémoire collective (je prêche dans le désert je m‘en doute) avec la chronique de ce chef d’oeuvre de la bande dessinée, dont la genèse date de la sombre période de l’occupation allemande.

 

Sur un scénario de Dancette et Zimmermann, le dessinateur Calvo (d’origine normande comme son patronyme ne l’indique pas) opte pour une approche anthropomorphe à la Disney pour évoquer les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale et les atrocités commises par le régime nazi, puis la Libération et la chute des fascistes. Chaque peuple est représenté par une race animale, l’ensemble foisonne de détails, de références picturales et politiques



 

Oeuvre témoin magistrale qui s’adresse à tous les publics, La Bête est Morte a aujourd’hui un aspect évidemment désuet voir suranné de par son parti pris narratif (un récitatif sans bulles, à la Prince Valiant, autre chef d’oeuvre de la BD mondiale) et son dessin d’antan, mais, tout comme La Fontaine longtemps avant lui ou Maus longtemps après, prouve que la fiction peut s'avérer salvatrice voire nécessaire dans le devoir de mémoire.



 

Donc ce dimanche, camarades, allez exercer votre droit de citoyen. Votez!  Votez contre le racisme et la xénophobie, contre l’extrémisme de droite décomplexé et dangereux, ne laissez pas les autres choisir pour vous que le vol noir des corbeaux ne s’abattent sur nos plaines.

 

 



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LE CHANT DES PARTISANS.



 

C'est de qui ? Maurice Druon, Joseph Kessel.



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Non



 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ca donne Quoi ?  Hymne de la Résistance durant la Seconde Guerre Mondiale, la musique du Chant des Partisans vient d’une mélodie populaire d’Europe de l’Est adaptée par Anna Marly, sur laquelle Maurice Druon, auteur entre autre des Rois Maudits et son oncle,  Joseph Kessel, écrivain essentiel de choses magnifiques comme L’Equipage, Belle de Jour ou l’Armée des Ombres pondent de magnifiques paroles qui évoquent le sort de ceux qui ont refusé le joug nazi (les deux hommes faisaient d’aileurs partie de la Résistance) prenant le maquis ou s’exilant à Londres.



 

La version sifflée de la musique du Chant des Partisans a la particularité d’être reconnaissable sur les ondes radio en France occupée, et ce malgré les éventuelles tentatives de brouillage. Ce sera également un signe de reconnaissance dans certains maquis. 



 

Encore interprétée aujourd'hui lors de grandes cérémonies, reprises de nombreuses fois par des artistes aussi divers que variés, quelque soit leur “bord” (ou presque) cette hymne de la Résistance est plus que jamais d’actualité et, si elle n’est pas à proprement parlé un “accompagnement” musical à la Bête est morte au sens où l’on en propose d’habitude sur B.O BD, elle devrait enfoncer le clou du résistant à la barbarie qui sommeille en chacun et l’inciter à aller s’opposer au retour du fascisme chez nous!

 

 

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bobd
27 juin 2024 4 27 /06 /juin /2024 14:12

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? MARSHALL BASS. PUTAIN DE FRIC.




 

C'est de qui ? Macan, Kordey




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Delcourt



 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le reste de la série.




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? On ne crache pas sur 5000 dollars, c’est en tout cas ce que se dit Bass quand Turtle, chasseur de primes à la manque, lui propose de l’accompagner chez les Defoe, la famille qui a mis sa propre tête à prix. 



 

Dans le même temps, Madame Bass, elle aussi toujours à court d’argent, accepte d’aller porter la rançon d’une petite fille noire enlevée par des bandits, et ne trouve pas saugrenu d’embarquer toute sa progéniture dans l’aventure!



 

 A la manière des westerns spaghettis qui, prenant le contre pied de leurs homologues d’Outre Atlantique, montraient le far-west sans fards, dans toute sa crasse, sa violence et sa médiocrité, Macan et Kordey en font voir des vertes et des pas mûres à leur anti-héros, looser magnifique s’il en est, et à sa famille, souvent dommage collatéral de ses choix aléatoires pour ne pas dire arbitraires.



 

En tout cas, comme on l’a déjà dit dans ces pages, Marshall Bass est une série atypique et accrocheuse, que ce soit au scénario comme au dessin, et si tous les albums ne se valent pas l’ensemble constitue un western de qualité au rythme de parution soutenu et satisfaisant. 




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :IL PISTOLERO DELL ’AVE MARIA



 

C'est de qui ? R. Predaggio

 

 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ?  Doit-on louer ou maudire Ennio Morricone pour avoir donné au western les B.O de la trilogie des dollars qui auront enfanté des dizaines de suiveurs pas toujours inspirés.

 

 

 

A l’écoute du générique d’ouverture de ce Pistolero Oublié on se dit que son auteur, tout aussi oublié aujourd’hui (la preuve en plus de 2600 chroniques on ne l’avait jamais entendu) ne devait pas avoir beaucoup de remords à piller ainsi les scores du maestro. Néanmoins la suite, si très calibrée, laisse entendre des choses plus intéressantes avec notamment une guitare lead mélancolique et des percussions très militaires qui collent bien à l’ambiance de ce nouveau tome de Marshall Bass.

 

 

 

Les autres thématiques de la BD : vengeance, tragédie, bons sentiments, …sont également présents dans la B.O du jour avec des pistes où sifflements et cloches s’invitent à tout bout de champ (l’empreinte de Morricone une fois encore) et l’ensemble sonne donc en harmonie.

 




 

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24 juin 2024 1 24 /06 /juin /2024 08:01

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? CHIENS ET LOUPS




 

C'est de qui ? Simsolo & Hé




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat



 

Déjà croisés sur le site? Oui ensemble même.




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?  1941 Paris est sous le joug de l’occupation allemande à l’exception de Pigalle où les nights clubs et autres cabarets tournent à plein pour le bonheur des gradés nazis et du grand banditisme.



 

Au milieu de ce dangereux vivier, Victor, un juif qui se fait passer pour un turc neutre, nage avec les requis, tirant son épingle du jeu de l’extorsion et des coups fourrés.

Mais dans cette atmosphère aussi toxique que délétère le bandit en col blanc va être obligé de choisir un camp et, contre toute attente, ce sera celui de la Résistance, quitte à risquer sa vie.



 

Le duo derrière le diptyque Pornhollywood s'intéresse cette fois-ci à la période ô combien tendue de la collaboration en France durant la Seconde Guerre Mondiale avec comme axe le milieu mafieux des cabarets et boîtes de nuit.



 

Mélangeant polar et Histoire, le scénario déroule sur un rythme soutenu et un suspense constant, avec une galerie de personnages assez nuancés pour être intéressants et, coté graphismes, une reconstitution historique de qualité. 





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :LA FILLE AUX BAS NOIRS



 

C'est de qui ? Les Baxter

 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Connu pour sa science de l’arrangement, son sens de la mélodie catchy et, surtout, pour sa capacité à écrire des scores plus vite que son ombre, Les Baxter en cette année 1957 prend un bol d’air bienvenu avec cette B.O de film noir après s’être fadé rien moins qu’un western, un film de SF et au moins quatre séries b fantastiques.

 

Si le compositeur reste sur les sentiers balisés du genre, avec des envolées de violons que n’aurait pas renié un Miklos Rozsa (en petite forme cela dit), il propose surtout des thèmes aérés assez rares dans le Noir, avec des parties au hautbois et à la clarinette (instruments également peu usités dans le style).

 

Il sait aussi appuyer ses phrases de suspense en utilisant à bon escient les différentes familles d’instruments et sa partition, sans être révolutionnaire loin s’en faut, est d’une redoutable efficacité.

 

 


 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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