11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 10:15

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : JULES VERNE ET L’ASTROLABE D’URANIE

 


C'est de qui : E.Gil & C. Puerta

 

 

La Couv':

Jules Verne et l'Astrolabe d'Uranie  Vs.  Invasion Of The Body Snatchers

Déjà lus sur B.O BD ? Oui pour Puerta.

 

 

C’est édité par ? Ankama

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Passionnément attiré par la grande aventure, le jeune Jules Verne, qui s’est aventuré sur un bateau amarré au port, découvre l’existence d’un étrange astrolabe qui semble avoir d’immenses pouvoirs. Bien des années plus tard voici notre bonhomme devenu l’écrivain que l’on connaît qui va avoir l’occasion d’embarquer sur un immense paquebot en partance pour les Amériques en compagnie de son frère.

 

Le voyage lui réserve bien des surprises puisqu’il va croiser un mystérieux individu auquel semble attaché le spectre de la femme dont Verne était amoureux. Arrivé à bon port, et en route pour les chutes du Niagara à la poursuite du vieil homme, les deux frères vont découvrir un étrange passage souterrain.

 

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’Esther Gil s’est imprégnée de l’esprit des aventures écrites par son héros car celui ci souffle sensiblement sur ce premier tome (sur deux) qui se finit sur un cliffhanger promettant une suite chargée niveau rebondissements.

 

 

 

 

Par contre j’ai beaucoup moins adhéré à la partie graphique de Puerta et de son style photo réaliste extrême qui m’avait bloqué sur Adamson. Si coté décors c’est précis et documenté, pour les protagonistes ça passe moins, puisqu’ici encore il a choisi des visages d’acteurs pour personnifier ses personnages (On croise donc dans le désordre John Wayne, Le Docteur Mabuse (du film de Lang), Glenn Close, les acteurs de la série Hell on Wheels ou encore une de Game Of Thrones) et que certains, d’une case à l’autre ont tendance à ne plus se ressembler.

Néanmoins l’histoire est assez prenante pour que je sois de la conclusion.

 

 

 

 

LA MUSIQUE   

 

 

 

 

C'est Quoi ? INVASION OF THE BODY SNATCHERS

 

 

C'est de Qui ? Carmen Dragon

 

 

La couv'

 

 

Déjà entendu par ici? Pas sur.

 

 

On peut écouter ?   

 

 

Ça donne quoi? :  Je vous vois venir, vous allez dire que si la scénariste de ce Jules Verne a su capter l’esprit de l’écrivain, avec ma B.O de film d’épouvante des années 50, je prends quand même un risque.

 

Et bien, gens de peu de foi, vous devriez mieux connaître les grands écarts de B.O BD, vous sauriez que bien souvent, des média qui semblent aux deux extrêmes marchent bien ensemble.

 

Carmen Dragon (qui est un homme, si, si !) crée une B.O relativement complexe pour un film de (ce) genre en utilisant entre autre des notes de piano très basses, en staccato, schéma musical qui fera tâche d’huile par la suite jusqu’à quasiment devenir un cas d’école dans les décennies à venir.

 

Oscillant sana cesse entre  un suspense crescendo et de véritables sommets de pure terreur avec entre les deux des thèmes plus psychologiques, le compositeur fait un usage exemplaire de son orchestre et le décalage crée à la lecture de ce tome 1 de L’Astrolabe a été des plus intéressant et n’a pas été étranger dans mon intérêt pour l’album.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 13:27

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA LOTERIE

 


C'est de qui : M. Hyman

 

 

La Couv':

Le Gros Lot?  /  La Loterie  Vs.  Despite the falling snow

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Une petite ville rurale du nord est des Etats Unis, la fin des années 40, par un jour de juin ensoleillé toute la communauté s’est réunie sur la place afin de participer à une étrange loterie, préparée la veille au soir par deux hommes. Chacun à son tour, les habitants viennent tirer un petit bout de papier plié, en semblant redouter celui qui ne sera pas vierge.

 

Je ne vous dévoilerai pas ce qu’on « gagne » à cette étrange loterie que Miles Hyman (qui adapte ici une nouvelle de sa propre grand-mère) nous décrit dans le détail, s’arrêtant sur une expression faciale, un mouvement de main, sur une devanture ou un bout de paysage via de grandes cases aux couleurs vives qui ne sont pas sans faire penser à de l’illustration voire de véritables tableaux comme ont pu en produire ses compatriotes.

 

 

Si le rythme de narration pourra paraître très posé à certains, il construit lentement la tension présente tout au long du récit, amenant inexorablement et par des moyens détournés (la fausse tranquillité apparente de la vie des habitants en ce jour de loterie) au climax du scénario.

 

Dans la lignée de ses adaptations  de grands romans noirs Miles Hyman livre une étonnante version du texte de son aïeule auquel il donne une identité graphique intéressante.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? DESPITE THE FALLING SNOW

 

 

C'est de Qui ? R. Portman

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendue sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si la période historique correspond à peu près, l’action de Despite the falling snow, adapté de son propre roman par Shamim Sarif, se déroule en Union Soviétique.

 

 Si l’on pourrait se dire qu’une B.O de film d’espionnage en pleine Guerre Froide ne semble pas de prime abord tout désigné pour accompagner un récit aussi contemplatif que psychologique, il s’avère que Rachel Portman a eu la bonne idée d’éviter l’écueil de la musique trop marquée folkloriquement.

 

Dominée par un piano sobre et efficace, qui passe de la mélancolie au suspense sans prévenir, sa partition flotte entre les genres, flirtant avec l’underscoring sauf quand les cordes, notamment le violoncelle, s’invitent sur des passages plus orchestraux.

 

Portman travaille à l’économie, dans le bon sens du terme, et sa B.O des plus éthérée appuiye bien la lenteur relative de l’adaptation d’Hyman.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 16:29

 

 

Vous vous doutez que, quand on écoute autant de B.O de films et de séries, on est forcément amateur du grand et du petit écran, et de temps à autre, quand on ne lit pas en musique ou qu’on ne regarde pas un long métrage où un dernier épisode en date… on joue !

 

 

 

 

LE JEU

 

 


C'est quoi ? LE CINEMA ET LES SERIES. ALLOCINE

 

 

La Boite:

Moteur, Action, ...Jouons!  /  Le Cinéma et les Séries.

C’est édité chez qui ? Jungle

 

 

Une carte:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quand le site référence du cinéma en France (difficile en effet de passer à coté, que vous cherchiez un horaire de séance, une date de sortie, une bande annonce ou encore un filmographie) se met au « jeu apéro », c’est les afficionados du genre qui sont contents !

 

Edité chez Jungle, cette petite boite de forme rectangulaire renferme 100 cartes thématiques qui reprennent les couleurs du site internet, divisées en 3 catégories à chaque fois qui, outre tester vos connaissances en séries et cinoche (parfois pointues !) via des QCM ou des éléments clés de personnages ou de scénarios, vont aussi vous faire mimer certaines scènes cultes, imaginer une histoire en se basant sur une liste de mots, « participer » à un casting célèbre voire même pousser la chansonnette, si, si !

 

Amateurs de culture geek, fans de 7°Art et de sa petite sœur, c’est un jeu qui devrait vous plaire.

 

Ah, par contre, si vous n’aimez pas perdre, ne jouez jamais contre moi !

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 07:49

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LES TROIS FANTOMES DE TESLA

 

 

C'est de qui : Marazano & Guilhem

 

 

La  Couv':

Fantômes électriques  /  Les 3 Fantômes de Tesla  Vs.  The World, The Flesh and The Devil

Déjà lu chez nous? Oui pour le scénariste.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Lombard

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Nous sommes dans une Seconde Guerre Mondiale uchronique où la technologie est bien plus avancée qu’elle ne l’était dans la réalité. Le nouveau voisin de Travis, venu  habiter à New-York avec sa mère alors que son père vient de tomber sur le front japonais, est des plus étrange : reclus dans son appartement, craint par les jeunes du quartier, le vieil homme intrigue notre héros au plus haut point.

 

Mais d’autres mystères s’amoncèlent autour de Travis, dont d’inquiétants personnages ou de non moins dangereuses machines volantes ne sont pas des moindres.

 

Vous l’aurez compris, le nouveau projet du scénariste d’Alcyon est fort loin de la mythologie antique, mais n’en n’est pas moins captivant. Ce tome d’introduction attaque très fort par une scène qui n’est pas sans rappeler la Guerre des Mondes puis place avec méthode les pièces sur l’échiquier pour une partie qui s’annonce captivante.

 

 

Les graphismes ne sont pas en reste puisque Guilhem soigne aussi bien ses personnages charismatiques et anguleux que ses décors oppressants dans un New-York fantasmé digne des meilleurs récits d’anticipation.

 

Le trait réaliste bien rehaussé par une colorisation aussi sombre que son scénario fait de ce premier volet de la trilogie une réussite du genre.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE WORLD, THE FLESH AND THE DEVIL

 

 

C'est de Qui ? M. Rozsa

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous ? Fort souvent même.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour mettre en musique ce film narrant la survie d’un homme après un holocauste nucléaire, Miklos Rozsa, peu habitué au genre (il a composé 3 ou 4 scores de science-fiction, celui-ci était le seul que nous n’ayons pas encore écouté), s’appuie sur l’opposition entre la fragilité relative du héros face à l’immensité dévastée de son environnement.

 

Ainsi si une bonne partie de la B.O repose sur des thématiques imposantes où le compositeur fait un usage extensif des cuivres et des percussions, nous avons aussi droit à des pistes plus intimistes, voire nostalgiques, un peu de musique diégétique sur la fin et même une poignée de morceaux qui ne sont pas sans faire penser aux grands scores de film noir qui ont fait la renommée de Rosza et où les cordes ont la primeur.

 

Si The World, the flesh and the devil n’est pas l’un des travaux les plus reconnus ni apprécié de son auteur (que ce soit par lui ou par les critiques), car souvent considéré (à tort ?) comme un travail de commande loin des canons de sa filmographie, il n’en reste pas moins un score aux ambiances aussi variées que travaillées, avec une large palette de thèmes intéressants.

 

 

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Une chronique de Fab

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 11:14

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : AVERY'S BLUES

 

 

C'est de qui ? Angux & Tamarit 

 

 

La Couv':

Deux âmes pour le prix d'une  /  Avery's blues  Vs.  Blind arthur's breakdown

Déjà croisé sur le site? non

 

 

C’est édité chez qui ? Steinkis

 

 

Une planche: 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Serait-ce un énième album sur le thème de l'artiste (ou du savant) maudit qui vend son âme au Diable pour obtenir succès et célébrité? Oui et non… Oui parce que Avery rencontre le Diable et non parce que son âme est déjà tellement pourrie qu'il n'y a pas besoin de contrat pour un aller simple en Enfer. D'où l'idée originale des jeunes auteurs espagnols : le contrat fonctionne sur 2 âmes. Avery devra amener une âme pure pour que le contrat fonctionne! Mais attention, le Diable est aussi le plus grand des tricheurs…

 

Il est vrai qu'être noir, pauvre et alcoolique en ces années 30 dans le sud des États-Unis n'est pas la meilleure situation imaginable. Entre les bagarres, le KKK et autres joyeusetés du même genre, seul le blues permet de rêver un moment… De là à dire que tous les bluesmen ont un pacte avec le Diable, c'est pousser le bouchon un peu loin.

 

 

Angux et Tamarit ont créé un conte fantastique original aux superbes images évoquant à merveille la nostalgie et l'ambiance des blues de l'époque.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? BLIND ARTHUR'S BREAKDOWN

 

 

C'est de Qui  Arthur "Blind" Blake

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous?  Non

 

 

On peut écouter?

 

Ça donne Quoi ? Arthur "Blind" Blake est le pendant à la guitare de ce qu'est Scott Joplin pour le piano : un champion du ragtime. Notre Avery aurait pu le croiser sur les routes du Sud puisque Blake s'était installé vers 1920à Atlanta.

 

À l'époque, le blues était presque systématiquement accompagné de chants souvent tristes ou sombres (écoutez  Robert Johnson dans Me And The Devil Blues : )

 

et donc peu propice à accompagner la lecture d'un album "démonique". Tandis que le ragtime dynamique et sautillant de Blind Blake accompagnera parfaitement la fuite à travers les pays des protagonistes vers leur terrible rendez-vous!

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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