23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 08:14

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? HAWKMOON

 

 

C'est de qui ? Le Gris, Dellac et Poli

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, tous.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un lointain et incertain futur notre monde est retourné à une sorte de Moyen Age technologique où les pays, dorénavant morcelés, s’affrontent pour la suprématie, le Ténébreux Empire en tête.

 

Au sein de ce chaos le seigneur de la cité fortifiée Koln, Dorian Hawkmoon, finit par céder, et voit son père froidement exécuté par Méliadus, un seigneur Granbreton qui va l’enfermer et lui faire incruster dans le front une pierre maudite qui permet à son ennemi de voir tout ce que voit Hawkmoon et l’oblige à obéir.

 

 

Après la réussite de l’adaptation de la saga d’Elric de Melnibonnée, c’est  une autre saga du cycle du Champion Eternel de Michael Moorcock que nous propose Glénat : Hawkmoon.

 

A mon sens moins facile d’accès qu’Elric, Hawkmoon n’en n’est pas moins dotée d’un background géopolitique riche, d’un casting haut en couleur et d’une grande richesse d’action et d’intrigue.

 

C’est à cet aspect que Legris, Poli et Dellac se sont principalement attachés, livrant un premier tome plein de bruit et de fureur, qui, graphiquement comme narrativement, s’inscrit dans la lignée de récits de fantasy (et ses dérivés) qui ont fleuri en BD franco-belge ces dernières années (dont certains dus aux  auteurs ici présents : Les Ages Perdus, Serpent Dieu, et autres séries à succès chez Delcourt, Glénat ou encore Soleil).

 

 

On peut saluer l’ambition de l’entreprise et espérer que la série connaîtra le succès de celle sur Elric même si elle se révèlera probablement plus exigeante pour les lecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE SANG DES TEMPLIERS

 

 

C'est de qui ? L. Bafle

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Il est assez rare d'entendre quelque chose d'un peu original en score de Fantasy (ou assimilé) et Balfe s'en sort pas mal ici.

 

Délaissant les relents métalliques qu'affectionnent certains de ses pairs comme Tyler Bates ou Hans Zimmer, il pioche à loisir dans le registre médiéval comme oriental, à l'instar des errances des templiers du film.

 

 

Appuyées par un coeur et un soliste puissant, les compositions font preuve de variété et de richesse, ménageant leurs effets sur des montées en puissance épiques.

Sur ce premier volet d’Hawkmoon ce score fait mouche, mettant l’emphase sur la tragédie et l'action à merveille.

 

 

 

 

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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 12:56

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? FURIOSO

 

 

C'est de qui ? Pelaez, Laval Ng

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Drakoo

 

 

Déjà croisés sur le site? Le scénariste commence à être un habitué du coin.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Un guerrier mystérieux, chevauchant un hippogriffe, libère une noble dame dont un monstre marin allait faire son quatre heures.

Il est affublé d’une épée-lance qui peut s’allonger, arme magique ayant appartenu à Garalt, guerrier légendaire tué par Roland – non moins guerrier, non moins légendaire- devenu fou, lui, par jalousie.

 

Réssucité donc semble t-il, Garalt veut revoir son ancien amour, une autre guerrière émérite (décidément !) avec qui il a eu un  fils (mais il n’est pas –encore- au courant).

 

Ah, et pour ne rien arranger, les fées Alcyna (amoureuse de Garalt) et Morgane (jalouse de sa sœur) se mêlent des affaires des mortels (enfin presque mortels) même si tout ceci ne plait pas trop à Merlin.

 

 

Les superlatifs vont commencer à manquer pour qualifier le travail de Pelaez qui prend ici encore une fois un virage innatendu dans la liste fournie de ses sorties de 2022 avec cette adaptation ambitieuse d’un poème épique du XVI° siècle.

 

Il en fait une épopée fantasy pleine de bruit et de fureur au casting peut être un peu trop dense (et encore il a écrémé celui de l’œuvre d’origine) et aux scènes d’action spectaculaires que le dessin virtuose de Laval Ng, en directe lignée des grands auteurs du genre (on pense parfois aux Chroniques de la Lune Noire par exemple, au Arn de Gal, voire à Druillet) sert bien même si parfois un peu fourni lui aussi.

 

 

Si l’on retrouve (volontairement ou pas) des choses vues ailleurs (Le Choc des Titans, Gladiator, GOT,…), et si la lecture peut s’avérer exigeante à certains moments pour ne pas perdre le(s) fil(s), ce premier volet devrait combler les mateurs du genre, ceux de la première heure notamment.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CONAN LE DESTRUCTEUR

 

 

C'est de qui ?

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Réalisé quelques années après le premier volet, pierre angulaire du cinéma de fantasy, Conan le Destructeur n’approche jamais, même de loin, son illustre prédécesseur.

 

Au pupitre, Basil Poledouris rempile également, mais lui non plus n’arrive pas à retrouver la flamme qui l’anima sur la B.O de Conan le Barbare.

Sans trop se fouler il tente de reprendre les recettes qui ont fonctionné pour les thèmes puissants du premier film mais verse soit dans une redite un brin grandiloquente soit carrément dans l’excès.

 

Les cuivres et les percussions sont rentre-dedans plutôt qu’épiques, les cordes s’envolent un peu trop dans le lyrique…et pourtant l’ensemble, dans le genre, reste souvent loin au-dessus de tout ce qui suivra, surtout dans cette décennie honnie que sont les 80’s (et surtout dans la carrière de Poledouris).

 

L’aventure fantasy évoquée par le compositeur est tout à fait en adéquation avec celle de l’adaptation de Pelaez et Laval NG.

 

 

 

 

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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 08:48

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LES 5 TERRES. PLUS MORTE QUE MORTE.

 

 

C'est de qui ? Lewelyn & Lereculey

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt.

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? La guerre est déclarée entre le clan du Coucal qui a tendu une embuscade à Alissa du clan des Sistre, la passant à tabac pour envoyer un message on ne peut plus clair.

 

Alors que les représailles se préparent, nos deux jeunes explorateurs partis dans la jungle et abandonnés par leur guide tentent de retrouver la civilisation mais tombe sur les Ames Pêcheuses.

 

De son coté Kenoa entend bien changer la mentalité de son peuple sur les autres races animales mais le chemin risque d’être long.

 

 

Les nombreux fils narratifs tissés dés le premier volet de ce second cycle des Cinq Terres, se déroulent sous les yeux du lecteur, conquis à n’ne pas douter s’il en est arrivé là de sa lecture de la série, tant les auteurs arrivent à renouveler l’intérêt de leurs intrigues tout en se démarquant assez nettement de l’ambiance du premier cycle.

 

Certes quelques une des factions en présence sont plus mis en avant que d’autres mais, à l’image d’un Game Of Thrones/Trône de Fer, influence assumée des Cinq Terres, on sent que ce n’est que partie remise et que l’ensemble va former une tapisserie passionnante, elle même incrustée dans l’ambition assumée de la série et des 30 tomes annoncés.

 

 

Et si tout ceci n’était pas assez convainquant, que dire de la teneur de la partie graphique pour laquelle le duo dessinateur-coloriste maintient une qualité rare à la fois dans le paysage ambiant mais, surtout, avec un tel rythme de parution.

 

On est pas loin du sans fautes !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : CHIMES AT MIDNIGHT

 

 

C'est de qui ? Lavagnino 

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Avant de se fourvoyer dans une ribambelle de péplums, westerns spaghettis et autres films d’aventures de série B pour la plupart, le transalpin Angelo Fransesco Lavagnino a eu l’occasion de mettre en musique l’Othello  d’Orson Welles.

 

Satisfait du travail du compositeur, c’est, plus de quinze ans plus tard, que Welles fera de nouveau appel à lui pour Chimes at Midnight, adaptation de rien de moins que cinq pièces de Shakespeare, tournée en Espagne avec un budget restreint.

Heureusement, Welles l’avait monté en pièce de théâtre quelques années auparavant, gagnant ainsi du temps (et de l’argent !) sur le tournage.

 

 

L’italien se fend d’une musique à la fois atmosphérique et entrainante qui ne garde que les éléments les plus nobles du score de péplum et de film de cape et d’épées avec des percussions et des cuivres au diapason et des vents toute en retenue.

 

Lavagnigno panache le tout d’arrangements qui empruntent autant au répertoire classique qu’à la musique médiévale et le résultat est admirable, que ce soit  dans la richesse des thèmes comme dans leur variété.

 

 

 

 

 

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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 08:51

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LE RITE

 

 

C'est de qui ? A. Bundgen

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un royaume de fantasy, les Kevarks, petit peuple de shamans pacifistes ont été décimés par leurs voisins en quête d’expansion, allié pour l’occasion a de redoutables centaures.

L’une de ces créatures, parti en chasse, va tomber sur un jeune religieux kevar, ayant échappé au génocide, est venu se poster dans une sorte de lévitation au milieu d’une rivière face au camp des envahisseurs.

 

Sous son aspect inoffensif, il cache un pouvoir capable de rendre œil pour œil (c’est le cas de le dire !) à tous ses ennemis.

 

Avec ce second album, dans un style graphique réaliste et détaillé, tout en noir et blanc, qui emprunte autant au manga (Nihai en tête) qu’à Moebius, Bündgen propose un scénario assez classique mais maitrisé d’une lutte des forts contre les faibles, opprimés sans raison si ce n’est le désir d’expansionnisme  galopant d’un leader cruel et totalitaire, ô combien visionnaire puisqu’il résonne avec l’actualité tragique en Ukraine.

 

Avec Le Rite, après un Ion Mud remarqué, Bündgen confirme so.n talent d’ auteur complet à suivre !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LIFE

 

 

C'est de qui ? J. Ekstrand

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Fréquent collaborateur de son compatriote le réalisateur suédois Daniel Epsinosa, Jon Ekstrand écrit la musique de ce 5°film en commun sur la découverte par un équipage d’astronaute d’une vie extraterrestre martienne prédatrice qui va échapper à leur contrôle (oui, on ne fait pas dans la folle originalité).

 

Avec un casting de « stars » connues au générique et des effets spéciaux à foison, le budget de Life, premier blockbuster d’Espinosa, permet à Erkstrand de mettre les petits plats dans les grands sans pour autant tomber dans le cliché SF horrifique hollywoodien.

 

Le thème principal, sur un mode atonal inattendu et d’autant plus efficace donne le ton en posant une atmosphère angoissante qui, si assez classique au début de la partition va rapidement se révéler fort anxiogène avec l’ajout d’éléments électroniques et percussifs souvent agressifs (on frôle souvent l’outrance d’un Hans Zimmer sans y tomber toutefois fort heureusement) .

 

Concordance des ambiances et des déroulés de scénarios avec ce glissement inexorable vers une apothéose d’action, les deux medias du jour se sont mariés avec réussite.

 

 

 

 

 

 

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 08:51

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? FUNERAILLES 7

 

 

C'est de qui ? F. Maudoux

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui sur les précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Rem est en guerre et Scipio et ses compagnons de route ont fort à faire, ile envisagent même de modifier la légende/prophétie des jumeaux destructeurs, c’est dire !

 

De son coté Prétorius, grâce à ses pouvoirs de guérison façon jésus, s’est retrouvé embrigadé par des illuminés machiavéliques qui le font passer pour un messie tout en le gardant solidement enchainé, entouré de jeunes vierges dont il est supposé pouvoir disposer à son envie, mais celui que l’on nomme dorénavant Funérailles a d’autres projets en vue !

 

 

Spin off ultra référencé à l’univers diablement maîtrisé, Funérailles, avec ce nouveau tome - et un nouvel éditeur – se révèle dorénavant une lecture relativement exigeante, et je défie les lecteurs de ce I Have Many Names de ne pas être au moins un peu déstabilisés s’ils n’ont pas relu d’abord les précédents.

 

En effet nos héros ont connu deux destinées différentes et on les retrouve après une ellipse temporelle, dans des rôles assez déroutants, surtout pour Prétorius et son harem de vierges aussi désirables que mortelles (et un brin de fan service au passage mais assez décalé pour ne pas faire tiquer), et malgré (ou à cause ?) des flash backs explicatifs, j’ai trouvé la lecture de ce nouveau volet moins fluide même si le plaisir de retrouver l’univers de Funérailles , toujours dessiné avec maestria et force détails, est toujours là (mention spéciale au dessin animé façon Chevaliers du Zodiaque qui rend hommage à l’une des influences majeures du titre).

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE BATMAN

 

 

C'est de qui ? M. Giacchino

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Giacchino a un parcours riche dans le monde de la B.O puisqu’il a fait ses armes sur une poignée de franchises vidéo ludiques, Medal Of Honor en tête (les gamers de la première playstation savent de quoi je parle !).

 

C’est par l’intermédiaire de J.J. Abrams qu’il passera au petit puis au grand écran pour là aussi rapidement gravir les échelons et se payer une autre poignée de franchises (dont un peu de Marvel).

 

Il succède à du beau monde (Elfman, Goldenthal=) et du moins beau (Zimmer) pour donner un son à ce nouveau Batman et réussit à marquer le film de sa patte.

 

L’inspiration est vaste puisqu’on oscille entre Schubert, dont l’Ave Maria est entendu à une paire de reprises dans le film et que Giacchino réutilise pour certains de ses thèmes et…Nirvana, le Something in the way de la bande annonce étant bel et bien présent dans le film et le score reprenant les notes du morceau pour le thème de l’homme chauve-souris.

 

A plus d’un titre la musique de The Batman évoque plus le film d’épouvante ou le thriller glauque avec ses violons lancinants et son piano solo inquiétant,  que le film de super -héros et ce n’est pas un mal, même si Giacchino sait apporter une dimension épico- rentre dedans sur une grosse poignée de scènes d’action et de baston, à grand renforts de cuivres lourds et rythmiques marteau piqueur.

 

Un peu épuisante sur la longueur (presque 2 heures pour un film qui en fait 3 mais aurait amplement mérité d’être raccourci à mon avis), la partition de The Batman recèle quelques bonnes pistes bien sombres qui vont plutôt bien avec ce nouveau cycle de Funérailles.

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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