27 février 2026 5 27 /02 /février /2026 16:15





 

LA BD:

 


C'est quoi : SAUVAGE



 

C'est de qui? R. Radosti



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Ankama





 

Déjà croisée sur le site? Non





 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? Au royaume médiéval de Val des Roses, la  jeune princesse Sauvage, véritable garçon manqué, est dorénavant en âge de se marier.

Mais non seulement elle veut choisir son prétendant mais encore faut-il que celui-ci ne soit ni macho, ni autoritaire, ni vieux jeu, ni vieux tout court… bref c’est pas gagné!

 

Pourtant, un beau jour dans la forêt Sauvage rencontre un jeune homme aussi aventureux et libre d’esprit qu’elle et, au fil des jours, des sentiments naissent entre eux.

Alors quand un prince vient demander sa main au château et qu’elle reconnaît son bel inconnu des bois, son bonheur est complet et les noces sont célébrées dans la foulée.



 

Mais, si nous sommes dans un conte, ce n’est pas pour autant un conte de fées, loin s'en faut, et, comme vous pouvez vous en douter,rapidement tout ne va pas se passer comme prévu!

 

Pour sa première incursion dans le 9° art, l’artiste italienne Rosalia Radosti frappe un grand coup!

 

S’emparant des codes des contes classiques, avec ses protagonistes habituels, elle les tourne à sa façon pour raconter une histoire féministe cruelle et tragique qui fait mouche.

 


 

Évidemment il faut saluer la qualité graphique de ce premier album, au style qui s’inspire beaucoup de l’illustration classique mais avec à la fois une vraie personnalité et une modernité manifeste et qui n’est pas sans faire penser à James Jean, l’illustrateur des couv’ de la série Fables, et à Bertrand Gatignol et sa magnifique série des Ogres Dieux (excusez du peu).



 

Un one-shot qui a sa place aux côtés des réussites du genre, de L'Âge d’Or de Moreil et Pedrosa,  Beauté de Kerascoet et Hubert,  Peau d’Homme, du même Hubert et de Zanzim ou encore des 3 Fruits de Zidrou et Oriol! 








 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : MUSIC FOR MACBETH



 

 

C'est de qui?  Third Ear Band



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Une fois oui




 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

Ça donne Quoi ? Chantres du mouvement psychédélique, expérimentateurs d’un mélange de free jazz et d'acoustique, le jeune combo Third Ear Band a déjà connu des changements de line up quand ils sont approchés par Polanski pour mettre en musique sa version de la pièce de Shakespeare.



 

S’ils délaissent leur approche quelque peu jusqu’au-boutiste de la composition pour ce score, il n’en gardent pas moins une originalité manifeste.

S’inspirant de mélodies médiévales, il n’hésitent pas à superposer sur des lignes de hautbois, de violoncelle et autres instruments d’époque, de la guitare électrique -certes discrète- des rythmiques anachroniques et quelques dissonances surprenantes. 



 

L’ensemble pourtant reste dans l’esprit de l’histoire, avec un côté film historique assumé et, si l’ambiance générale est lugubre voire glauque (en même temps, dans Macbeth, vu le kill ratio, on rigole pas beaucoup!), quelques pistes de danses  médiévales et autres airs de ménestrels éclairent un peu.

 

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20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 09:15





 

LA BD:

 


C'est quoi : THORGAL SAGA. LA DEESSE D’AMBRE



 

C'est de qui? Mangin & Bec



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Le Lombard





 

Déjà croisés sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?  On le sait, le plus célèbre viking de la BD franco-belge est un chat noir! Enfin disons que, à l’image d’un Ulysse du nord, les dieux aiment jouer avec le destin de notre infortuné héros.

 

Cette fois-ci, c’est une ancienne déesse misandre qui l’a pris pour cible. Enfin pas lui directement puisque c'est sur son rejeton, Jolan, que tombe la malédiction.

 

Et le pire c’est qu’une fois encore, Thorgal est victime de son bon fond: parce qu’il  lui est venu en aide alors qu’elle allait se faire dépouiller par des voleur, une jeune femme offre une pendentif en ambre.

Ce dernier recèle un terrible charme: tout homme qui le porte tombe dans un sommeil profond, et c’est le tout jeune Jolan qui va s’amuser à mettre le collier.

 

Pour sauver son fils, Thorgal part à la recherche de la guerrière qu’il retrouve dans son village menacé par les flammes. Là, il découvre que tous les hommes qui ont approché les lieux ont également sombré dans le sommeil à cause d’exactions perpétrées par une bande de pillards.

 

C’est face à la déesse Huldra en personne que devra se dresser l’Enfant des étoiles pour tenter de sauver les victimes de son ire.



 

Pour ce 6° Thorgal Saga, Valérie Mangin et Christophe Bec ont choisi de placer leur histoire peu ou prou dans le premier tiers de la série mère, avant la naissance de Louve (avant le Cycle de Qa je dirais).

 

Écrit à quatre mains, le scénario est assez classique mais pas inintéressant, avec un bon rythme et assez de rebondissements pour ne pas lasser le lecteur.

On sent la connaissance et l’amour des deux auteurs pour la création de Van Hamme et Rosinsky.



 

Coté dessin et narration je suis un brin moins enthousiaste; si les décors sont la plupart du temps réussis et immersifs, avec une paire de belles pleines pages, Bec a, comme souvent des problèmes récurrents sur les visages et placement des personnages, probablement dûs à une habitude de travail “photo-réaliste” heureusement moins marquée ici que sur beaucoup d’albums qu’il a dessinés de par le passé.



 

Les amateurs du viking le plus malchanceux de la BD seront servis mais ce nouveau volet de la série alternative Saga manque à mon sens, de peu certes mais tout de même, de remplir le cahier des charges du principe de base, à savoir faire du Thorgal “personnel et alternatif”, ce que n’a finalement vraiment réussi que le premier opus, Adieu Aaricia.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : BLACK ANGEL



 

 

C'est de qui?  Trevor Jones



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ça donne Quoi ? A l’aube d’une riche (quoiqu’un peu en dent de scie, surtout sur la fin) carrière pour le 7° Art, Trevor Jones écrit la musique de ce moyen métrage, réalisé par le directeur artistique de Star Wars et Alien qui, lui par contre, ne percera jamais à Hollywood en tant que réal (et sa courte filmo fait plutôt peur d’ailleurs).



 

Black Angel est un récit de fantasy où le côté artistique l’emporte un peu sur l’histoire: les décors sont bien choisis et bien filmés, les costumes et maquillages tiennent leurs promesses (mention spéciale au méchant et son look à la Frazetta) et l’ensemble n’a pas trop vieilli si ce n’est que le film, à cause notamment de quelques ralentis inutiles, arrive à être plombés par des longueurs ce qui, pour une durée de 25 minutes, est un tour de force!



 

La musique de Jones est quant à elle une totale réussite, à la fois hypnotique et épique, avec des chœurs féminins hauts perchés habités, à la fois tonale et néo classique dans son approche,  annonciatrice évidente de celle que le compositeur Sud Africain va livrer l’année suivante à John Boorman pour son Excalibur.



 

Le film, redécouvert des décennies après sa diffusion au cinéma -en première partie de l’Empire Contre Attaque- est dispo sur youtube entre autre si vous souhaitez vous faire votre avis (et écouter la B.O de Jones)

 

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12 février 2026 4 12 /02 /février /2026 16:59




 

LA BD:

 


C'est quoi : LA BETE DU NORD

 

C'est de qui? Martin & Castellani



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Delcourt





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Martin.





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Zamora, probablement l’un des territoires les plus dangereux du monde Hyborien, mais ce n’est pas ce qui impressionne Conan, né sur un champ de bataille, descendu de ses collines de Cimmérie pour faire fortune et devenir roi (même s’il ne le sait pas encore).

 

Alors qu’il entre dans une des cités mal famées de la contrée des voleurs, le barbare est pris à partie par l'émissaire d’un puissant chef de gang qui cherche un mercenaire assez hardi pour aller délivrer sa fille des griffes de son rival.

 

Contre promesse de récompense sonnante et trébuchante, Conan accepte la mission sans se douter qu’il va devoir affronter des périls toujours plus grands, de sentinelles sauriennes en fieffés bandits, en passant par femmes fatales, créature sauvage et autres sorciers démoniaques.

 

 

Le sous titre de ce one shot que l’on doit au créateur de la série Solo, post-apo animalière elle aussi chargée en bagarres et hémoglobine, aurait pu être: “Y en a un peu plus, je vous le mets quand même?”

 

Parce qu’effectivement, on n’a pas le temps de s’ennuyer dans cette aventure du cimmérien, imaginé par Oscar Martin qui ne laisse aucun répit à son héros ni à son lecteur. Il ne sa passe pas 2 pages sans que le sang gicle, que des membres soient détachés de leurs corps d’origine et que des méchants toujours plus dangereux passent de vie à trépas sous les coups du héros de Howard.

 

Après, dans l’absolu, ce récit haut en couleurs (et quelles couleurs!) est, je trouve, fidèle dans l’esprit aux écrits du créateur de Conan, même si en l’état ça fait un peu “digest”, comme si le scénariste avait voulu condenser des passages de plusieurs histoires en une seule histoire d’avoir un panel des faits d’armes de son héros.

 


 

Côté dessin c’est du tout bon, le style de l’illustrateur argentin, qui avait déjà collaboré avec Oscar martin sur un spin off de Solo, à mi chemin entre semi réalisme détaillé et trait disneyen, s’avère tout désigné pour une aventure de Conan.

Au milieu de décors fouillés, il dessine des combats sanguinolents, des filles accortes et un bestiaire sauvage et s’offre même une poignée de doubles splash pages impressionnantes d'efficacité.



 

Un one shot que les amateurs de fantasy de tous bords devraient apprécier!



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE ROYAL HUNT OF THE SUN



 

 

C'est de qui?  D. Hinchliffe



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ça donne Quoi ? Ce film sur la capture d’un empereur inca par le conquistador Pizzaro aurait pu être un blockbuster grand spectacle s’il n'avait pas  été  plombé par un réalisateur de seconde zone et un producteur rapiat.



 

Heureusement la musique échappe au naufrage grâce au bagage de Wilkinson qui vient d’écrire pour la scène pendant presque une décennie, notamment pour du Shakespeare.

 

Et ça se ressent dans ses compositions où les arrangements classiques et l’utilisation des percussions et des cuivres ne sont pas sans faire penser à l’élan épique d’un Prokoviev, modèle qui inspirera notamment beaucoup Basil Poledouris pour le score de … Conan le Barbare. On ne pouvait guère mieux tomber pour le coup.

 

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2 février 2026 1 02 /02 /février /2026 09:15


 

LA BD:

 


C'est quoi : LES SEMI DEUS 3. AU NOM D’AMRA.

 


C'est de qui? Deschard & Fournier



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Oui






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Le culte d’Amra soupçonne la  reine Bérénice d’avoir enlevé leur messie et a déclenché une véritable guerre civile dans Sayran.

Alors qu’Orphée et Asmodée essayent de tromper Antios, le guide des Amranites, Bérénice déchaine sur le temple de ces derniers des semi deus aux pouvoirs terrifiants qui vont encore ajouter au chaos ambiant.



 

Sur les chroniques des deux tomes précédents nous louions les qualités à la fois scénaristiques et graphiques de la série, et notamment les fortes influences de manga. 

Ce troisième volet vient enfoncer le clou, empruntant les bons éléments à la fois à la fantasy classique mais aussi au genre super héroïque avec ses personnages qui sont mis au ban de la société à cause de leurs pouvoirs. 



 

Riche en nombreuses scènes d’action, la tension scénaristique continue de monter et promet un développement haut en couleur pour la suite! 






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : HOUSE OF THE DRAGON SEASON 2



 

 

C'est de qui? R. Djawadi



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 




 

Ça donne Quoi ?  Paresse quand tu nous tiens! Je ne parle pas pour moi hein (quoi que…) mais pour Ramin Djawadi qui, après le score d’une première saison pas forcément folichon côté originalité si l’on se réfère à son travail sur la série mère (Game Of Thrones pour ceux qui ont vécu dans une grotte ces 12 dernières années), remet le couvert dans la saison 2 en déclinant les thèmes déjà écrits.



 

Bon, certes il amène quelque nouveautés le long de cs plus de 30 pistes, notamment des voix féminines, quasiment absentes des B.O de GOT, et des rythmiques électroniques aux sonorités intéressantes, mais dans l’ensemble on reste sur de la musique plutôt d’ambiance avec heureusement une poignée de coups d’éclats qui ont fait du bien aux scènes épiques de ce troisième volet des Semi Déus.



 

On attendra encore une poignée d’épisodes pour juger de son boulot sur A Knight of the Seven Kingdoms, second spin-off de Game Of Thrones, et voir si le compositeur est arrivé à se renouveler un peu.

 

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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 13:30




 

LA BD:

 


C'est quoi : MERLIN

 


C'est de qui? Buscema & Moench



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Oui.




 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Au royaume du Roi Arthur un jeune homme se présente à la cour et va bientôt se faire apprécier de tout le monde jusqu'à se voir proposer une place à la prestigieuse Table Ronde.

Mais Merlin a des doutes sur la nature de ce nouvel arrivant, doutes qui vont bien vite se révéler plus que fondés!

 

De son propre aveu, Big John Buscema était un fan absolu du magnifique Prince Valiant de Hal Foster et ce n’est pas votre serviteur qui ira l’en blâmer, loin de là.

 

Alors quand le dessinateur alors attitré de Conan chez Marvel est sondé par son éditeur sur une histoire plus personnelle qui lui plairait de réaliser il s’est donc empressé de choisir la légende arthurienne et plus précisément le personnage de Merlin dont il va assurer scénario comme dessin.



 

La filiation avec Foster - toutes proportions gardées- saute souvent aux yeux dans cette aventure somme toute assez classique dans son scénario -Moench sera appelé en renfort quand Buscema calera un peu au niveau de l’intrigue- avec des cases hyper détaillées de décors magnifiques.

Côté casting et bestiaire, Buscema imprime déjà plus sa pate caractéristique avec des personnages et créatures dynamiques aux expressions criantes de réalisme.

Le tout est en plus fort bien mis en valeur par l'encrage inspiré de Tom Plamer.



 

On pourra peut être tiquer un peu sur le prix de l’album mais gardons en tête que Néofelis est un petit éditeur marseillais qui a le mérite de dénicher des comics parfois devenu introuvable (voire jamais traduits en VF) et que le plaisir de découvrir ce récit des années 80 n’a -presque- pas de prix, que l’on soit amateur du grand Buscema, de  fantasy, de classiques old school ou tout simplement de BD en général.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LES CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE




 

 

C'est de qui? M. Rozsa




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 


 

Ça donne Quoi ?  Fort de son récent succès sur  Ivanhoé l’année précédente, Rozsa est de nouveau mis à contribution par les studios pour écrire celui d’un autre film de chevaliers -genre fort prisé par Hollywood à l’époque- Les chevaliers de la Table Ronde,  qui sera en plus le premier réalisé en cinémascope et se doit donc être un sans-faute.

 

Si le film a vieilli (ah! Ces couleurs chatoyantes!!) du côté de la musique c’est un modèle du genre, et ce malgré le temps relativement court laissé au compositeur pour s’acquitter de sa tâche. 

 

 

 

Les Chevaliers de la Table Ronde porte la marque indélébile de son auteur qui rajoute néanmoins à ses gimmicks habituels de belles trilles de flûtes et de percussions haut perchées, le tout toujours porté par un thème riche et des phrases de violons romantico-épiques, des tambours martiaux et des cuivres grandioses.

 

 

 

Peut-être plus grand spectacle que celui d’Ivanhoé, ce score marque un tournant du genre dans l’approche de Rozsa, et maintes idées conçues ici seront développées dans des grandes œuvres postérieures de Ben Hur au Cid.

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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