24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 10:19

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? BERGERES GUERRIERES 4

 

 

C'est de qui ? Fléchais & Garnier

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les tomes précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Recueillis dans un village après avoir été séparés d’une partie de leur compagnie, nos vaillants héros retrouvent le frère de Liam -prisonnier- qui était avec les hommes partis pour la guerre et qui a tenté d’empêcher Tara de se laisser dépasser par le même pouvoir destructeur qui grandit en Sarah.

 

Ils vont découvrir la vérité sur le mal qui ronge le pays et qui a transformé de paisibles animaux en terrifiantes créatures, ils vont également rencontrer le roi et tenter de ramener la paix dans le royaume.

 

 

Ultime tome de cet arc, Bergères Guerrières aura décidément tenu toutes ses promesses et s’impose comme une référence de la BD d’aventures fantasy pour la jeunesse …mais pas que.

 

On appréciera en effet tout le sous texte dans ses thématiques abordées, comme celle de l’acceptation de l’autre, du devoir d’accueillir les populations chassées de leurs foyers par la guerre ou les catastrophes, sujet terriblement d’actualité, voire même -mais là c’est peut être moi qui extrapole- le port du masque en cas de danger (les masques étant bleus ça m’a d’autant plus interpelé).

 

Le style lui aussi assez axé jeunesse d’Amélie Fléchais apporte un décalage intéressant à certaines scènes, comme c’était un peu le cas du Bjorn Le Morphir de Lavachery et Gilbert et fais de cette saga une lecture intergénérationnelle de qualité.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE CASPIAN PRINCE

 

 

C'est de qui ? H.G. Williams

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Quand Disney se lance dans l’adaptation des Chroniques de Narnia, au début des années 2010, l’ambition est de surfer sur la vague de regain d’intérêt du public pour la fantasy grand public initiée par le Seigneur des Anneaux version Peter Jackson.

 

Le succès sera évidement moindre, le matériau étant destiné à un public plus jeune et les qualités du premier film étant assez éloignée de celles du barbu néozélandais.

 

Pour la suite, le Prince Caspian, la prod est déjà plus rodée et, non des moindres, Harry Gregson Williams, qui avait eu des difficultés à trouver un angle d’attaque satisfaisant sur le précédent opus, lorgne ici du coté du travail d’Howard Shore pour la trilogie de Tolkien.

De sa partition d’origine il garde les thèmes majeurs et les fait évoluer vers une dimension plus épique, à l’image de dernier morceau du premier volet, abandonnant quasiment tout l’électronique pour un tout acoustique bienvenu.

 

On appréciera les chœurs qui vont crescendo, le violon électrique qui sait se faire discret quand nécessaire, la rythmique marquée de certaines pistes ou encore les cuivres triomphants sur d’autres.

L’unité qui faisait quelque peu défaut au premier score est bien plus marquée ici et si Williams recycle de ci de là des phrases on lui pardonnera cette paresse au vu de la qualité certaine de son écriture ici.

 

Peut être un peu enthousiaste parfois pour cette conclusion des Bergères Guerrières, la B.O de ce second Narnia l’accompagne souvent avec brio, notamment pour les scènes avec les animaux géants.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 13:27

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? TENEBREUSE

 

 

C'est de qui ? Hubert et Mallié

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis 

 

 

Déjà croisés sur le site? Souvent pour Hubert.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un royaume médiéval, Arzhur, un ancien chevalier est devenu un mercenaire peu regardant, pas mal porté sur la boisson. Quand un trio de vieilles femmes étranges vient lui proposer beaucoup d’or et la rédemption pour aller délivrer une princesse enfermée dans un château en ruines entourée de créatures, le guerrier et son écuyer -qui persiste à dire que c’est une mauvais ide- se mettent en route sans tarder.

 

Mais alors qu’il réussit dans sa quête et est sur le point de ramener la jeune fille au roi son père il découvre que celle-ci est dotée d’étranges pouvoirs, que les trois commanditaires ne sont pas celles qu’elles prétendent et que derrière ce sauvetage se cache une sombre malédiction familiale et des enjeux qui dépassent notre pauvre héros déchu.

 

Hubert, pour l’un des ses derniers scénarios, réussit le mariage entre un conte d’antan cruel et fantastique comme il se doit et la tragédie shakespearienne (les trois vieilles font évidemment penser à Macbeth) avec son lot de tromperies, de relations familiales tordues et autre réflexion sur le pouvoir et ce qu’il pousse les hommes à faire.

 

 

Les protagonistes sont loin d’être caricaturaux avec leurs parts d’ombre respectives et l’on retrouve ici avec un grand plaisir l’aura d’œuvres précédentes du regretté scénariste, des Ogres Dieux à Peau d’Homme en passant par Beauté.

 

 

Que ce soit dans les scènes bucoliques, les décors de château, un bestiaire à mi-chemin entre la Belle au Bois Dormant d’Elwynd Earle et les créatures de Mignola, ou encore ses personnages aux visages si expressifs, Vincent Mallié livre lui aussi un boulot assez remarquable, soignant sa mise en scène par une narration et des cadrages impeccables.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TALE OF TALES

 

 

C'est de qui ? Desplat

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Sorte de conte à tiroir baroque et foutraque au casting enthousiaste mais à la narration décousue, Tale of Tales est un festin visuel qui permet à Alexandre Desplat une parenthèse bienvenue après quelques longs à l’international dont le blockbuster…Godzilla.

 

 

Malgré la durée du film (plus de 2 heures) Desplat est assez économe dans son écriture, choisissant de développer une paire de thèmes auquel il apporte des variations intéressantes.

 

 A l’aspect à la fois onirique et ténébreux de sa partition, appuyé par l’utilisation notamment d’un idiophone, instrument à percussion en métal à cheval entre un mini piano et un xylophone, le compositeur apporte quelques touches bienvenues d’action et de fantastique.

 

Une œuvre originale et envoutante, très en phase avec ce premier volet de Ténébreuse.

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 10:02

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SA MAJESTE DES OURS 2

 

 

C'est de qui ? Cassegrain et Dobbs

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat / Comix Buro

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Nous avions laissé nos valeureux héros en bien fâcheuse posture, capturés par un pachyderme géant.

Tombant de Charybde en Scylla, Kodiak et ses compagnons se retrouvent séparés après la mort de leur ravisseur par une troupe de crocodiles.

 

Ces derniers ont capturé le maître d’armes des ours et son ami ailé, destinés tout deux à un sacrifice, tandis que le prince ours et son amie ont été secourus par une chamane féline et ses singes.

 

Kodiak part courageusement sauver ses alliés dans le temple des sauriens.

 

Tout juste un an après un premier tome enthousiasmant, cette suite enfonce le clou avec un scénario riche en rebondissements et en action où l’intrigue n’est pas pour autant laissée pour compte loin s’en faut même puisque Dobbs, tisse, sur l’idée de Vatine, un scénario aux ramifications ambitieuses –le rôle des humains et des augures- promettant d’intéressants développements.

 

Avec son trait si personnel, Cassegrain continue de son coté à donner vie avec originalité à tout ce bestiaire, cette aventure dans la jungle lui donnant l’occasion de livrer de fort belles planches de paysages et de décors.

 

 Ce second volet de Sa Majesté des Ours n’est pas sans faire penser dans le fond à l’épisode du Livre de la Jungle où Baloo sauve Mowgli des singes mais revue et corrigé façon… Conan le Barbare !

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DELILER

 

 

C'est de qui ? I. Yurtcan

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Grosse production turque, très probablement motivée par le succès planétaire du regain de fantasy causé à l’époque par Game Of Thrones, ce long métrage a des airs d’une série B  des années 90 aux  moyens importants mais au jeu d’acteurs digne de Bollywood .

 

Coté musique là aussi on navigue à vue avec des inspirations de blockbuster occidental affirmées à grand renfort de rythmiques rentre dedans, de chœurs masculins qui se veulent épiques mais sont souvent sur la corde raide du ridicule et quelques passages qui lorgnent vers le travail de Trevor Morris notamment sur Vikings, avec une utilisation des voix plus intéressantes.

 

On regrettera des incursions de guitare électrique que même un Hans Zimmer n’aurait pas osées mais hormis une paire de pistes aussi dispensables que surréalistes la B .O de Deliler se révèle assez épique et variée pour faire l’affaire sur ce second tome de Sa Majesté des Ours.

 

 

 

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Une Chronique de Fab


 

 

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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 09:22

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES BRUMES ECARLATES

 

 

C'est de qui ? Wu Qingsong

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un royaume oriental médiéval fictif, divisé en maints états rivaux, un mariage d’alliance est arrangé entre deux d’entre eux.

Mais le royaume est sujet à de terribles brumes dont sortent des vers de sang meurtriers, véritable fléau qui ravage les populations.

 

Alors qu’un terrible épisode de ces brumes écarlates s’abat sur le pays, des factions ennemies tentent d’empêcher le mariage en attaquant le convoi nuptial.

 

Les Brumes écarlates pourrait être considéré comme un manwa de fantasy, mais avec un traitement à l’européenne puisqu’il se présente sous la forme d’un très bel album grand format tout en couleur.

 

Les dessins sont très beaux, même si certaines cases tendent à être assez chargées, et seuls les visages des protagonistes m’ont parfois un peu gênés de par leurs traits limites caricaturaux.

 

Là où le bât blesse c’est plutôt dans la multiplication des noms propres, des protagonistes qui s’accumulent, et des scènes de combat outrancières qui font sombrer une histoire qui débute comme une légende asiatique en un seinen fantasy hybride que j’ai eu du mal à finir.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :MASTER OF THE UNIVERSE

 

 

C'est de qui ?

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Bien, bien, bien, donc en 2021 on avait semble t-il besoin d’une suite des Maîtres de l’Univers, dirigée par Kevin « Clerks » Smith qui a de plus, apparemment, déçu une partie des fans qui attendaient ce retour avec impatience.

S’en est suivi une passe d’arme avec le réal via réseaux sociaux interposés où se dernier aurait notamment conseillé aux déçus de « grandir ».

 

De la part d’un geek avéré, éternel ado qui succombe à l’appel du tiroir-caisse de Mattel, fabricant de jouets qui espère bien que ce reboot va lui permettre de vendre moult figurines à une fan base de quarantenaire mélancoliques, c’est un peu ubuesque je trouve.

 

Bon cessons là ces réflexions stériles et penchons-nous un peu sur la B.O de cette nouvelle mouture des aventures de Musclor.  

D’emblée Bear McCreary que l’on connaît pour ne pas être un afficionado de la subtilité (non je ne vous refais pas la blague sur son prénom, promis), singe le Conan de Poledouris à grand renfort de chœurs masculins graves, cuivres triomphants dignes d’un Marvel et autres percussions heavy qu’il a hélas le malheur de coupler avec un peu de claviers et de guitares électriques métal.

 

Heureusement le score n’est pas tout du long dans cet esprit et, si l’action bodybuildée est tout de même le fil rouge de sa partition, le compositeur sait la panacher de passages plus aériens vite rattrapés cependant par des pluies de cordes virevoltantes, et autres saillies instrumentales fantasy.

 

S’inspirant peu ou prou de ce que le genre compte de mieux (on pense, outre le Poledouris suscité au Howard Shore du LOTR voire à quelques classiques de Disney comme Sleeping Beauty) il est tout de même regrettable qu’il les exploite si basiquement et ajoute autant d’électro et de sonorités rock, qui, si efficaces sur le moment -et probablement pour faire un peu rétro- feront que ce score vieillira fort mal à mon sens.

 

En attendant sur cet hybride manga fantasy c’est juste ce qu’il fallait de violence et d’éique.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 09:45

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  UNE HISTOIRE DE VOLEURS ET DE TROLLS.

 

 

C'est de qui ? Ken Broeders

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Drakoo

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

Des planches:

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ysabeau est une jeune femme sur laquelle une terrible sorcière avide de pouvoir a jeté son dévolu. Projeté dans le Monde Dérivant, sorte de plan parallèle à la Terre, elle va, pour échapper à l’emprise de la sorcière et retrouver sa jeune sœur, faire équipe bon gré mal gré avec Delric, un elfe fieffé coquin.

 

 

Notre duo mal assorti se retrouve au centre d’un conflit entre races -trolls, elfes- qui va bientôt être balayé par l’intervention musclée de la sorcière qui menace maintenant aussi le Monde Dérivant.

 

Drakoo continue de panacher son catalogue avec ce récit en trois tomes -le second vient de paraître- signé par le belge Ken Broeders dont j’avais beaucoup aimé à l’époque la série sur la Rome Antique Apostat.

 

Il propose ici de la fantasy plutôt classique, avec une bonne dose d’humour un mélange d’univers bienvenu et un casting attachant, le tout dans un style graphique semi réaliste très agréable et fort détaillé qui, lui aussi, parlera aux amateurs du genre de la grande époque Soleil et compagnie.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DAR L’INVINCIBLE

 

 

C'est de qui ? L. Holridge

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Sorti quelques mois après Conan The Barbarian, Beastmaster, croisement entre le cimmérien et tarzan, souffre clairement de la comparaison avec le film de Milius et ne devra son statut qu’aux multiples rediffusions tv qui en feront un classique du genre.

 

Coté B.O là aussi on ne boxe pas dans la même catégorie, même si Poledouris avait honteusement pillé un certain répertoire classique (Prokoviev en tête), Holridge ne démérite pas en choisissant de se placer plutôt sur le créneau du film fantastique destiné à un large public avec des thèmes qui oscillent entre l’aventure épique, les mélodies à la Disney et le romantisme hérité de l’Age d’Or Hollywoodien. .

 

On appréciera autant les passages où l’orchestre symphonique au grand complet s’en donne à cœur joie sur des thèmes ouvertement héroïques que les arrangements plus discrets qui souligne habilement les passages plus calmes du film.

 

De l’aventure old school avec un grand A qui se révèle plutôt fun avec ces deux premiers volets d’Une Histoire de Voleurs et de Trolls.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab


 

 

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