31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 15:57

 

 

 

Nous avions encore tout récemment avec Jet une conversation lapidaire sur la situation de la BD en France aujourd’hui. Loin de moi l’idée de dresser un quelconque état des lieux du médium, que ce soit qualitatif, quantitatif ou même financier, d’autres s’en chargent fort bien surtout ces temps ci.

 

 

 

Etat des lieux / La Tribune de 2016.

 

Si Gilles Ratier, forcené des chiffres et statistiques en tout genre, livre son rapport annuel en parlant de stabilisation, force est de reconnaître que le nombre assez faramineux de parutions annuelles, qu’elles concernent les nouveautés ou les rééditions, n’aide pas à la visibilité générale et il est à craindre que pas mal de choses probablement dignes d’intérêt, passent forcément à la trappe, même pour un lecteur boulimique comme votre serviteur.

Etat des lieux / La Tribune de 2016.

 

Vous avez pu constater si vous suivez un tant soit peu nos parutions, que la variété dans les goûts parfois éloignés des chroniqueurs alimente la constante tentative d’éclectisme à laquelle nous aspirons chez B.O BD.

 

Je ne vous cache pas néanmoins qu’à l’aube de cette nouvelle année, pour être un peu moins « littéraire » que dans les précédents paragraphes, il n’y plus grand chose qui me fasse vraiment bander * dans le flot incessant de parutions BD.

* A de flagrantes exceptions près...

* A de flagrantes exceptions près...

 

Tout comme l’exercice de style du mariage BD et B .O peut parfois s’avérer laborieux, trop subjectif, voire fantaisiste ou même anecdotique, en regardant par dessus mon épaule (et je ne parle que des chroniques que j’ai rédigées et donc de mes lectures), je me dis qu’un bon tiers de mes albums de l’année aurait pu passer à la trappe sans pour autant me manquer…et qu’aujourd’hui cette affirmation peut s’appliquer à quasiment la même proportion des plus de 3000 albums qui peuplent mes étagères.

 

Venons en à ce qui a déclenché la conversation évoquée au début de cette nébuleuse tribune, responsable également de ce texte interminable:

 

 

Prince Valiant.

 

 

Etat des lieux / La Tribune de 2016.

 

Vous le savez, depuis bientôt deux ans j’ai redécouvert via les anthologies Soleil puis Fantagraphics (l’éditeur français n’ayant pas jugé bon de continuer la série, faute de ventes suffisantes probablement) ce chef d’œuvre de bande dessinée que sont les strips d’Hal Foster, qui a consacré près de 40 ans de sa vie à cette série moyenâgeuse.

 

Au lecteur d’aujourd’hui, surtout chez les plus jeunes, Prince Valiant peut, à juste titre, sembler rédhibitoire. Pas de phylactères remplacés par, un texte parfois fourni en dessous de chaque case, une ambiance clairement surannée (en même temps on parle d’une œuvre qui a commencé à paraître il y a 80 ans !) des bons sentiments à la pelle et une nette influence chrétienne.

 

Ce serait pourtant dommage de s’arrêter à l’arbre qui cache la forêt et se priver d’un dessin virtuose que fort peu d’artistes aujourd’hui seraient capables d’approcher, d’un humour fin et savamment distillé, de vrais scénarios rythmés et novateurs (rappelons tout de même que Foster livrait une page chaque dimanche et qu’en trois décennies – j’en suis au volume 11, le début des années 60- on compte les éventuelles « redites » sur les doigts d’une main … bref des qualités dont quasiment aucune œuvre des vingt dernières années ne peut se targuer.

 

 

Etat des lieux / La Tribune de 2016.

 

Ce n’est d’ailleurs probablement pas pour rien qu’une grande partie de mes acquisitions de ces deux dernières années (hors S.P s’entend) se constitue en grande partie de rééditions de vieilles choses, et quand je dis vieille je parle donc de BD des années 30 à 60.

 

 

 

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Alors, en conclusion - car je vous ai déjà bien assez retenu pour un dernier jour de l’an, et je vais vous laisser aller vous faire beaux ou préparer la table pour ce soir après ces dernières lignes- je ne suis pas en train de vous dire que je jette aux orties toutes les nouveautés parues et à venir, ni qu’on vous enfume depuis des mois avec nos chroniques musicales, ni qu’il n’y a pas un vrai plaisir d’échange dans ces associations BD et musique, mais plutôt qu’il n’est pas impossible qu’en 2017 on essaye de lire moins pour lire mieux, qu’on ne lève pas un peu le pied coté rythme de parution pour privilégier la qualité sur la quantité.

 

Etat des lieux / La Tribune de 2016.

 

Ce qui est sur c’est que vous risquez de retrouver pas mal de vieilleries au sein de nos pages, qui je l’espère vous plairont autant qu’à moi, mais, pas d’inquiétudes, mes compères, de l'éclectique Gen au cultivé Lio en passant par l’irremplaçable Jet (et espérons le le retour du reste de l'équipe!), continueront à vous proposer des choses aussi originales que diversifiées et que si cette tribune ne nous a dores et déjà pas aliéné une bonne partie de notre –formidable !- lectorat en constante évolution, il y a de grandes chances qu’on fasse encore un bon bout de chemin ensemble.

 

 

 

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A demain pour nos vœux, et d’ici là, si cet article vous a interpelé, n’hésitez pas à y répondre ou à le commenter, vous m’en verrez ravi !

 

 

 

Fab

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 16:44

 

 

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : LE VOYAGE IMPROBABLE.

 

 

C'est de qui ? Turf

 

 

La Couv':

 

À vos marques, prêts, partez… /  Le voyage improbable Vs. Grand Budapest Hôtel

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche:

 

À vos marques, prêts, partez… /  Le voyage improbable Vs. Grand Budapest Hôtel

 

Ca donne Quoi ? L'histoire de ce Voyage Improbable est clairement du domaine de l'absurde puisque cela raconte l'envol dans l'espace d'un phare sous l'effet d'une grosse explosion de gaz avec 6 personnages piégés dedans.

 

Turf et Delcourt ont choisi de réaliser cette intégrale dans un format très spécial : 20cm x 44cm. À part le fait que cela donne un album difficile à ranger autrement qu'à plat sur d'autres, cela a demandé à Turf de reprendre quelques planches pour permettre à des planches en vis-à-vis de venir l'une au-dessus de l'autre. Les cases sont un peu réduites par rapport à un format standard et cela nuit un peu à la lisibilité des bulles.

 

Les graphismes et couleurs de Turf sont toujours aussi efficaces avec des personnages expressifs et des décors ou paysages fantastiques sous des angles de vues souvent originaux.

 

Cela donne une belle édition, mais je recommande plutôt aux fans de Turf de choisir celle en 2 tomes classiques.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? GRAND BUDAPEST HOTEL

 

 

C'est de Qui Alexandre Desplat

 

 

La couv'

 

À vos marques, prêts, partez… /  Le voyage improbable Vs. Grand Budapest Hôtel

 

Déjà entendu chez nous?  Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Cette musique ironique avec la présence obsédante et répétitive d'un cymbalum fou a été composée par Alexandre Desplat pour un film qui peut répondre en absurde à l'album de Turf. La musique suit le rythme échevelé du film avec son sautillement quasi permanent mis à part un passage avec un concerto pour mandoline de Vivaldi et un morceau de balalaïkas.

 

Alexandre Desplat n'aime pas vraiment la routine. Il compose aussi bien pour la télévision que pour le cinéma sans oublier les publicités. Ce grand ogre musical accompagne les grands films d'aventure aussi bien que des films plus contemplatifs en passant par les dessins animés. Il sait composer avec brio tous les styles de musique de la plus sage à la plus déjantée sans renier les compositeurs classiques.

 

 

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Une chronique de  Gen

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 14:50

 

 

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : LES DESARMES

 


C'est de qui : Mezzo & Pirus

 

 

La Couv':

 

Oeuvre(s) au Noir  /  Les Désarmés  Vs.  Assurance sur la Mort

 

Déjà croisé sur le site? Oui, les deux.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat.

 

 

Une planche:

 

Oeuvre(s) au Noir  /  Les Désarmés  Vs.  Assurance sur la Mort

 

Ca donne Quoi ? Mezzo, pour ses premières armes (et c’est le cas de le dire !), s’attaquait aux grands classiques du noir américain, mélangeant histoires de gangsters, road-movie, et drame familiale torve. Entre flashbacks et forwards on démêle l’embrouille dans laquelle les Farell, la mère alcoolique notoire, Jack le fils à maman (un peu trop proche de maman d’ailleurs) et le petit dernier qui rêve que de mustangs et de liberté se sont empêtrés jusqu’au point de non retour.

 

Alors que Jack vient de braquer la banque de la ville il découvre que sa génitrice est impliquée dans un hold-up de plus grande envergure dans lequel trempent également le shérif ripou et un bandit notoire.

 

Of course tout ça va finir très mal. Outre les influences sus-citées on sent celle, graphiquement évidente, de Charles Burns (qui sera encore plus flagrante dans Le Roi des Mouches, on y reviendra) et, si l’histoire n’est pas exempte de défauts, on ne peut que se réjouir de cette réédition luxe (et, du coup, un peu chère) d’une œuvre majeure de ses deux auteurs.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ASSURANCE SUR LA MORT

 

 

C'est de Qui ? M. Rozsa

 

 

La couv'

 

 

Oeuvre(s) au Noir  /  Les Désarmés  Vs.  Assurance sur la Mort

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Fort Souvent.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? La B.O de ce modèle de film Noir tourne autour de trois  thèmes principaux. Celui qui ouvre le film, très anguleux et profond, évolue de façon surprenante via une mélodie où se mélangent romantisme et suspense, on le retrouve avec quelques variations sur pas mal de scènes tendues.

Le thème d’amour,  typique du style de Rozsa, qui  inclut des arrangements classiques aux accents très européens.  Enfin le thème du meurtre est bien plus cru, tragique  voire brutal, avec ses rythmiques haletantes.

Pour leur seconde collaboration (qui en comptera cinq en tout) Rozsa et Wilder sont sur la même longueur d’ondes et la musique est un élément clé de la réussite du film, elle rapportera d’ailleurs à Rozsa l’Oscar cette année là.

On prendra donc beaucoup de plaisir à l’écoute de ce score en accompagnement des Désarmés de Mezzo & Pirus dont elle accentue encore le coté Noir.

 

 

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Une chronique de Fab

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 16:05

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : SANDMAN OUVERTURE

 

 

C'est de qui ? N. Gaiman, J.H.William III & D. Stewart

 

 

La Couv':

 

Toujours plus à l'Ouest  /  Sandman Ouverture  Vs.  Westworld S.1

 

Déja croisé sur le site? Oui tous.

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Une planche:

 

Toujours plus à l'Ouest  /  Sandman Ouverture  Vs.  Westworld S.1

 

Ca donne Quoi ? Vingt ans après ! On ne parle évidemment pas ici de la suite qu’Alexandre Dumas père écrivit à ses Trois Mousquetaires mais du prologue que Neil Gaiman, l’une des figures les plus marquantes de l’histoire du medium vient de pondre à son mythique Sandman (mais pas vraiment un prologue, de toute façon la série n’a pas de réelle chronologie donc bon).

 

Si certaines reprises récentes de comics historiques, de Dark Knight en passant par Watchmen, ont pu –souvent à raison- faire hurler au mercantilisme, la lecture des 7 chapitres d’Ouverture convaincra même les plus réticents de la qualité et du bien fondé de l’œuvre. On y retrouve ses protagonistes incontournables, les Infinis, dans un maelstrom scénaristiques et visuels des plus impressionnants.

 

Sur un scénario où la philosophie devient poétique, J.H .Williams rend une copie qui frôle le sans faute, éclatant les limites narratives du médium, dans la droite lignée de sa collaboration avec un autre fleuron du scénario, Alan Moore, sur Prométéha. Le tout est magnifié par les couleurs de Dave Stewart -loin de ses automatismes pour la team Mignola- et le lettrage de Tod Klein n’est pas en reste puisqu’il participe pleinement à la réussite de l’ensemble.

 

Toujours plus à l'Ouest  /  Sandman Ouverture  Vs.  Westworld S.1

 

Alors qu’est ce qui a fait que, une fois encore, je sois resté assez hermétique à cette lecture ? Un trop plein d’informations qui n’en sont pas peut être ? Des pistes et des lignes directrices toutes aussi mystérieuses et évasives que tout ce que j’ai pu lire de la série auparavant ?

 

Probablement un peu de tout ça. Je dirais que je suis soit trop vieux soit pas assez pour apprécier Sandman à sa juste valeur, et que ça fait bien 15 ans que c’est le cas.

 

Néanmoins, si vous vous sentez l’aventure, si vous êtes fans d’une série clairement à part dans l’univers parfois si formaté de la BD anglo-saxonne, je ne saurais que vous recommander de plonger dans la beauté formelle de cette Ouverture, les plus de 40 pages d’interviews et autres bonus graphiques qui concluent l’album étant d’une valeur inestimable pour tout amateur de comics.

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 


C'est quoi ? WESTWORLD

 


C'est de qui ? R. Djawadi

 

 

La Couv' :

 

Toujours plus à l'Ouest  /  Sandman Ouverture  Vs.  Westworld S.1

 

Déjà croisé chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Soyons, une fois n’est pas coutume (hum !) mauvaise langue et gageons que Ramin Djawadi n’aurait surement pas eu le succès et l’exposition qu’il connaît aujourd’hui sans son travail sur Game Of Thrones (pourtant répétitif et décroissant dans le temps, mais passons).

 

Toujours est-il qu’aujourd’hui le compositeur est en odeur de sainteté et se retrouve associé à des projets de plus ou moins grande envergure. C’est sans surprises qu’on le retrouve attaché à la nouvelle tendance chez HBO (déjà chaine du GOT cité ci dessus), Westworld, série de SF aux qualités qui n’ont d’égales que ses défauts.

 

Coté B.O Djawadi est allé piocher une poignée de morceaux cultes des années 60 à 90, d’artistes aussi éloignés que les Stones, Radiohead, Soundgraden ou encore The Cure, qu’il a remixé en version piano mécanique et grand orchestre. Le tout, servant de musique diégétique dans la série, est amusant même si le procédé est loin d’être nouveau.

 

Pour le reste de la B.O, le piano, traditionnel cette fois, et les cordes qui ont fait le succès du thème de GOT, sont de mises, Djawadi mélangeant les styles, entre anticipation tendue et classicisme désuet afin, dixit l’auteur himself, d’entretenir l’ambiance particulière du show où, au fur et à mesure, les limites entre réalité et virtuel s’amoindrissent.

 

Si pas mauvais en soi, le score de Westworld est loin d’être un modèle d’originalité mais reste assez intéressante et pas trop mal fichue pour coller à l’atmosphère de cet ultime résurrection de Sandman.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 14:25

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ESCOBAR. EL PATRON

 


C'est de qui : Palumbo & Piccoli

 

 

La Couv':

 

Colombian Pastoral  /  Escobar. El Patron  Vs.  American Pastoral

 

Déjà croisé chez nous? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

Colombian Pastoral  /  Escobar. El Patron  Vs.  American Pastoral

 

Ca donne Quoi ? Je ne sais pas si c’est en vieillissant, ou du fait d’être père, voire à cause de l’état désastreux du monde aujourd’hui, mais j’ai de plus en plus de mal avec ces évocations de personnalités criminelles célèbres qui auraient tendance à faire passer leur sujet pour le « héros » de l’histoire, un « mec sympathique » et ce malgré les divers exactions qu’il ait commises.

 

C’est un peu sous ce jour que l’album du duo d’auteurs italiens Escobar El Patron, présente ce baron du crime organisé en Colombie, alors qu’il vient de faire un deal avec les autorités afin de ne pas avoir à faire à la justice américaine. Escobar et ses sbires se retrouvent dans une pseudo prison grand luxe d’où ils continuent à diriger leur empire et s’adonnent à divers loisirs et autres beuveries quand ce n’est pas carrément à de petites sorties.

 

Mais c’est sans compter sans l’acharnement de leurs nombreux ennemis, services secrets ricains en tête, qui vont bientôt parvenir à faire voler en éclat cette retraite dorée et obliger le mafieux à s’échapper. Bains de sangs et autres règlements de comptes ponctueront la traque qui se conclura par la mort d’Escobar.

 

Ce que réussit fort bien ce généreux one-shot –assez bavard mais au graphisme semi-réaliste très réussi- c’est de montrer la puissance et l’influence du Roi de la cocaïne, à défaut peut être de le présenter comme  le peu fréquentable personnage qu’il était réellement.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? AMERICAN PASTORAL

 

 

C'est de Qui ? A. Desplats

 

 

La couv'

 

Colombian Pastoral  /  Escobar. El Patron  Vs.  American Pastoral

 

La couv'

 

 

Déjà entendu chez nous ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Ewan McGregor se décide à passer derrière la caméra (tout en restant devant également) pour adapter ce roman de Phillip Roth où, dans les années 60, un couple d’américains voit leur fille devenir une activiste radicale.

Desplats, depuis sa percée Outre Atlantique, a aussi bien su mettre en musique du gros blockbuster calibré, de la romance tire-larmes guimauve ou encore des choses plus décalée indies.

 

On ne s’interrogeait donc pas sur sa capacité à écrire le score de ce drame socio-historique mais plus à y insuffler une originalité qui commence à faire défaut à sa discographie. Si on a bien des passages aussi bien écrits qu’intéressants, et une certaine volonté de ne pas toujours faire dans le mélodique facile, on regrettera une fois encore que le compositeur se soit glissé dans certains moules pour répondre au cahier des charges. Quand ce  n’est pas le spectre de James Horner qui plane sur un thème à la trompette,  c’est celui de Jerry Goldsmith sur des passages plus fournis.

 

Certes ce ne sont pas de mauvaises influences et Desplats utilise de ci de là ses recettes à lui (l’incursion de l’électronique, les basses vrombissantes) qui font de l’ensemble une B.O dominée par la tragédie et la mélancolie assez prenante à la lecture de cet Escobar.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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