3 avril 2026 5 03 /04 /avril /2026 14:53




 

LA BD:

 


C'est quoi : LES SEIGNEURS MAGES

 

 

C'est de qui? Fournier & Mauny



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour la scénariste.





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Le trois fois millénaire Seigneur Mage Yalnus vient de mourir, laissant le royaume sans dirigeant. Voilà donc tout un contingent de seigneurs mages venus aux obsèques et manoeuvrant en sous main pour revendiquer le trône, tandis que les Odium, de dangereux monstres métamorphes, se font de plus en plus pressants aux abords des cités.

 

C’est dans ce contexte que le lecteur va suivre les destinées de kain, un aspirant chasseur de Odium, et sa soeur Niméa, dont le rêve est d’apprendre la magie, mais aussi de Mirius et Dariel deux seigneurs mages aux caractères opposés mais qui vont décider d’aller contre leurs pairs pour respecter les lois du royaume.



 

La nouvelle série signée Juliette Fournier part sur des débuts forts prometteurs avec des ingrédients forts classiques mais bien amenés.

Au dessin, le style de Greg Mauny, dont c’est la première expérience en BD, tire ouvertement vers le manga, avec certains traits qui ne sont pas sans faire penser à ceux de Bertrand Gatignol, le dessinateur de l’excellente série des Ogres Dieux.



 

Cela étant, à propos de ces Seigneurs Mages,  je pourrais faire un copié/collé de ma remarque sur la chronique des Semi-déus -la précédente BD scénarisée par Juliette Fournier déjà chez Glénat- à savoir que :la série à cheval entre le shonen -de par son style graphique justement- et la BD franco belge - de par le format et la colo adoptés- risque de ne pas forcément toucher tous les publics visés”, comprendre : les amateurs de mangas à qui ce premier tome ne peut que plaire.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : SEVENTH SON



 

 

C'est de qui? M. Beltrami



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 


 

Ça donne Quoi ?  Si Marco Beltrami n’avait pas attendu la saga Game Of Thrones pour se faire un nom à Hollywood, force est de reconnaître que le succès de la série lui aura amené du boulot.

Et pourtant ça ne l’a pas empêché de se retrouver derrière le pupitre de série B navrante comme ce Septième Fils.



 

Se reposant sur ses acquis, il utilise  les instruments de l’orchestre et les voix pour illustrer un scénario ô combien original d’un vieux guerrier, unique survivant de sa caste, parti à la recherche d’un jeune garçon qu’une prophétie a révélé comme étant l’élu qui anéantira la reine du mal…voilà voilà voilà, tout un programme donc, les maîtres de jeu débutants à  Donjons et Dragons trouveront là certainement matière à amuser leurs joueurs.



 

Au sein de la débauche de sauvagerie épique on notera toutefois quelques passages plus inspirés, assez rares et qui ne font pas oublier les emprunts mal dissimulés à certains de ses collègues… après soyons honnêtes les score de fantasy ne sont pas monnaie courante et celui ci, dans l’ensemble, amène un coté héroïque au premier tome des Seigneur Mages pas inintéressant, donc bon.

 

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15 décembre 2025 1 15 /12 /décembre /2025 16:51





 

LA BD:

 


C'est quoi : ODR

 


C'est de qui? M. Truc & Locass



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Non.






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Le "manfra", manga à la française, a su s'imposer depuis quelques années avec de beaux coups d'éclats, dans des genres parfois forts différents, que ce soit le Save Me Pythie d'Elsa Charretier, les Lastman du trio Vivès, Balak et Sanlaville ou encore le Radiant de Tony Valente.

le premier tome du diptyque du jour va pouvoir s'inscrire dans la liste des réussites tant il est maîtrisé sur le fond comme sur la forme.

 

Violente histoire de vengeance dans une Europe Nordique moyenâgeuse, l'intrigue de Odr se déroule dans un hameau où des forces armées font une halte pendant laquelle le fils du meneur va violer la fille d'un des villageois. Celle ci va se venger de façon terrible.

En parallèle un géant berserk vivant en ermite dans les bois jouxtant le village lutte contre ses démons intérieurs et le souvenir des siens qu'il a massacré lors d'un accès de fureur.

 

Il va se retrouver à aider le village et les envahisseurs vont comprendre leur douleur. Mais la violence attirant toujours la violence et une spirale infernale est en marche !

 

Vous l'aurez compris, Odr est une oeuvre mature à conseiller aux fanas de la série Vikings, du film The Northman ou encore des romans de Robert Howard.

Si l'histoire en elle même ne respire pas une folle originalité elle met bien à profit ses inspirations et le rythme attrape le lecteur pour ne plus le lâcher.

 

 

La partie graphique est quant à elle une vraie claque visuelle! Les décors bucoliques sont criants de réalismes, avec un soucis du détail que ne renierait pas Gou Tanabe par exemple.

Les personnages sont forts expressifs tout en évitant l'écueil des gimmicks mangas traditionnels.

 

Une belle surprise que cette prod de chez nous et on souhaite à ses auteurs de transformer rapidement et durablement l'essai!




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE FIRST OMEN



 

C'est de qui? M. Korven




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

 

 

Ça donne Quoi ? The Omen - la Malédiction chez nous- avait elle vraiment besoin d’une énième suite? Question bien évidemment rhétorique quand l’on connaît la propension depuis quelques décennies à Hollywood de remaker et pondre sequel et prequel de succès du passé plutôt que d’essayer de proposer de nouvelles choses un peu originales.

 

Passons donc sur les éventuelles qualités du long métrage pour nous intéresser plutôt à sa bande originale, Mark Korven a eu la lourde tâche de passer après le grand Jerry Goldsmith et, à sa façon, relève le défi avec un certain brio.



 

Il écrit une partition essentiellement tournée vers les cordes et les voix, quasiment sans recourir aux cuivres et avec peu de percussions et aucun instrument à vent.

 

Il crée des oppositions très marquées entre les parties d’instruments, avec des violoncelles agressifs sur des violons plus doux, des chants aigus sur des basses profondes voire gutturales. 



 

Une atmosphère oppressante à souhait, tout en tension, qui souligne celle de ce premier tome d’Odr avec efficacité.

 



 

 

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28 novembre 2025 5 28 /11 /novembre /2025 15:21




 

LA BD:

 


C'est quoi :PRINCESSE SAPHIR

 


C'est de qui? O. Tezuka


 

La Couv':


 



 

Déjà croisé sur le site? Oui



 

C’est édité chez qui? Delcourt



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Au royaume de Silverland ce sont les garçons qui héritent de la couronne royale, alors, quand la reine donne naissance à Saphir, quelle n’est pas leur stupeur quand ils réalisent qu’un ange (car ce sont eux qui décident du sexe des nouveaux nés) lui a attribué à la fois un coeur de garçon et de fille!

La souveraine et son proche conseiller décident de  travestir Saphir  pour faire croire à un héritier mâle afin de garder le pouvoir entre de bonnes mains.

 

Mais c’est sans compter sur les manigances du Duc Duralmine et de son âme damnée qui veulent confondre la princesse afin que Plastic, le fils idiot du Duc, soit couronné roi.

 

La jeune Saphir aura fort à faire pour cacher sa dualité à ses sujets, éviter les pièges de ses ennemis et, last but not least, l’amour du Prince Franz pour sa personnalité féminine.

 


 

Princesse Saphir, qui date du début des années 50, est une des œuvres de “jeunesse” de Tezuka, où l’influence de Disney est encore omniprésente que ce soit dans le graphisme de certains protagonistes ou dans la réappropriation des contes traditionnels.

 

Ici on pense entre autres à Cendrillon, à la Belle au bois dormant ou encore Blanche Neige et Fantasia.

 

J’ai un peu plus tiqué sur le côté “chrétien” mais il faut plus le voir comme une curiosité qu’un quelconque prosélytisme (surtout au sein d’un récit qui emprunte à autant de sources)



 

Si quelques deus ex machina rendent l’intrigue un peu trop facile, le rythme et l’humour très présents (mention spéciale au soldat qui demande d’où vient le cavalier et à celui qui lui répond “de la planche précédente”) ainsi que le côté délicieusement suranné du manga, en font un classique intemporel qu’on prend plaisir à relire, surtout dans l’édition super soignée que Delcourt consacre à l’oeuvre du “Dieu du Manga”.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : IL RACONTO DEI RACCONTI




 

 

 

C'est de qui ?  A. Desplats




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ? Sorte de conte à tiroir baroque et foutraque au casting enthousiaste mais à la narration décousue, Tale of Tales est un festin visuel qui permet à Alexandre Desplat une parenthèse bienvenue après quelques longs à l’international dont le blockbuster…Godzilla.

 

 

Malgré la durée du film (plus de 2 heures) Desplat est assez économe dans son écriture, choisissant de développer une paire de thèmes auxquels il apporte des variations intéressantes.

 

 A l’aspect à la fois onirique et ténébreux de sa partition, appuyé par l’utilisation notamment d’un idiophone, instrument à percussion en métal à cheval entre un mini piano et un xylophone, le compositeur apporte quelques touches bienvenues d’action et de fantastique.

 

Une œuvre originale et envoûtante, qui a apporté une touche décalée à ce premier recueil de Princesse Saphir.

 

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21 juin 2025 6 21 /06 /juin /2025 08:12


 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? ABC BAZOOKA



 

C'est de qui ? Y. Sawada



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat



 

Déjà croisé(e) sur le site? Non



 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Il y a déjà quelques années de ça j’avais fait une ou deux chroniques avec mon aînée qui lisait beaucoup de BD (bon sang ne saurait mentir!).

Si elle est aujourd’hui passée à autre chose (littérature et, surtout, réseaux sociaux!) mon cadet a pris la relève ( bon sang ne…oui bon vous avez compris!)  et dévore bd et -surtout!- mangas.

 

Donc cet ABC Bazooka semblait présenter les caractéristiques toutes désignées pour lui plaire.

 

Je lui ai laissé la primeur de lire ce généreux one shot et voilà ce que donne sa chronique.

 

“Alors, ce manga, tu en as pensé quoi”

“Trop bien, j’ai bien aimé que les personnages principaux aient un pouvoir qui les rend différent des autres élèves. Et du coup ils sont à part, et il y en a qui sont plutôt des “gentils” et d’autres qui le sont un peu moins mais sans être vraiment méchants…”

“Attends mais ce que tu me racontes là c’est plus ou moins le postulat de départ des X-Men!”

“...”

“Oui; bon pardon, continues”

“Alors y a Aiko qui a le pouvoir du feu mais quand elle était petite sa mère est morte à cause d’elle parce qu’elle a foutu le feu à sa maison…”

“Ah, ouais un peu comme Liz Sherman dans Hellboy quoi”

“... je sais pas papa, j’ai pas lu Hellboy”

Non mais c’est pas grave, et donc, qu’est ce qui t’as plu dans cette histoire?”

“Les héros sont cools, leur vie au lycée est bien racontée et il y en a un qui ne sait pas s’il est une fille ou un garçon. Ca fait penser à du manga mais pas tout à fait comme ce que j’ai l’habitude de lire, c’est tout en couleur, j’ai bien aimé”



 

Bon, voilà, après l’avoir lu également je confirme effectivement que le pitch ne révolutionne pas le genre (quoique, faut voir de quoi on parle), mais que l’aspect questionnement sur l’identité et le genre est bien traité et amène un plus.



 

Je ne suis pas sur que ça ait vraiment joué dans l’ appréciation du manga par mon fils, mais ce qui est certain c’est qu’il a bien apprécié à la fois l’histoire et le graphisme et que, en grand fan du genre, il est devenu difficile, c’est donc qu’on doit pouvoir considérer qu’ ABC Bazooka est une réussite. 






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : UNBREAKABLE



 

C'est de qui ? J. N. Howard




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ? Après un premier film au succès critique et publique manifeste, dont le principe allait hélas devenir la marque de fabrique de son réal’, le second long de Shyamalan propose un ingénieux détournement des codes des histoires de super héros.

 

 

 

Celui qui va devenir son compositeur attitré sur quasi toute sa filmographie écrit un score à contre pied du grand spectacle inhérent au genre avec une nette dominante mélancolique interprétée par les cordes. Seul le thème principal, décliné à différentes sauces, sonne vraiment héroïque.

 

 

 

Le mot d’ordre ici est « atmosphérique », avec de subtils ajouts d’électronique,  Howard utilise son orchestre avec parcimonie, les coups d’éclats, si marquants, sont néanmoins assez rares ce qui n’est pas très grave pour aller avec cet ABC explosif.

 

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12 mai 2025 1 12 /05 /mai /2025 15:07





 

LA BD:





 

C'est quoi ? SORCIERES




 

C'est de qui ? D. Igarashi



 

La Couv':

 



 

Déjà croisé sur le site? Non



 

C’est édité chez qui? Delcourt




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Sorcières est un manga en deux tomes de Daisuke Igarashi qui était paru il y a une vingtaine d’années en VF avant de devenir indisponible.

Delcourt le réédite aujourd’hui sur son label Moonlight.



 

Si les thématiques abordées, notamment celle des femmes puissantes, résonnent avec l’actualité, je suis assez mitigé sur le fond comme sur la forme.

 

Coté scénar si les deux histoires courtes - notamment celle de l’esprit protectrice et vengeresse de la jungle - sont réussies, la première, découpée en deux longues parties, est ambitieuse mais trop touffue, n’exploitant à mon sens pas assez certains de ses fils narratifs.



 

Côté dessin, si les décors sont très détaillés et immergent bien le lecteur dans les différentes ambiances, les visages des différents protagonistes sont souvent trop déliés, amenant un décalage de style graphique bizarre.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi ? BACK FROM THE DEAD




 

C'est de qui ? R. Kraushaar




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ? 


 

 

Ca donne Quoi ? Attrapant le train en marche des premiers succès des studios de la Hammer, les boîtes de prod se mettent à tourner du film d’horreur à la chaîne avec plus ou moins d’inspiration (et de budget !). 

Ce Back from the dead qui voit une jeune femme sous l’influence d’un culte démonique possédée par l’esprit de la première femme de son époux (tout un programme !) se distingue par une B.O inventive signée Raoul Kraushaaar qui ajoute à un orchestre réduit un termine, instrument utilisé avec réussite par Bernard Herrman quelques années auparavant pour notamment Le Jour où la Terre s’arrêta.

 

 

 

L’instrument apporte à une partition efficace mais assez lambda dans son traitement du suspense et de la peur, une ambiance très particulière, éthérée et surnaturelle qui ponctue quelques thèmes où les cordes sonnent tantôt menaçantes tantôt hystériques.

 

 

 

Une B.O clairement surannée mais qui est toute désignée pour aller avec ces récits de sorcières.

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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