5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 08:36

 

 

On prend les mêmes: Lio revient ce week-end pour le cycle BD X avec le mangaka dont il nous a fait découvrir une oeuvre la semaine passée, Inio Asano:

 

 

 

LA BD :

 

 


C'est quoi : LA FILLE DE LA PLAGE. TOME 1 & 2

 


C'est de qui : Inio Asano

 

 

La Couv' :

Cycle BD X / La Fille de la plage Vs. Intimité

 

Déjà croisée chez B.O BD? Oui

 

 

C’est édité par qui ? Imho

 

 

Une planche:

 

Cycle BD X / La Fille de la plage Vs. Intimité

 

Ca donne Quoi ? Deux ans après le début de la publication de sa saga Bonne nuit PunPun, Inio Asano lançait, en parallèle, La Fille de la plage. Dernière ce titre à la tournure rohmerienne se cache l’évocation d’une relation amicale et amoureuse qui renverrait plutôt à l’univers sans fioritures de Larry Clark.    

 

Les collégiens Isobe et Kome vivent dans une petite ville portuaire qui étale son ennui entre plage et béton. Lui, voudrait qu’elle éprouve de vrais sentiments à son égard, que ses parents ne soient pas tant phagocités par leur travail et que son frère – dont il prolonge l’existence en reprenant maladroitement son blog - soit toujours en vie. Elle, comble son vide intérieur en tentant vainement d’attirer l’attention du beau gosse du lycée, en lisant des mangas et en écoutant le folk 70’s des Happy End. Pour tromper leur mal être et se donner l’impression d’exister, ils se retrouvent dès qu’ils le peuvent pour coucher ensemble.

 

Au fil du temps, et des années scolaires, les rapports entre les deux spleenagers vont évoluer, Kome se rapprochant d’Isobe, qui s’éloigne irrésistiblement d’elle… comme d’ailleurs du reste du monde. L’arrogance agressive du garçon et l’éternelle déception de son amie finiront néanmoins par trouver un bref, mais éphémère équilibre. Au terme d’une nuit d’orage passée dans la maison du garçon, après avoir tenté de s’oublier en copulant frénétiquement dans toutes les pièces, les jeunes amants seront bien obligés de livrer, à demi-mots et du bout des doigts, leurs émotions. 

 

Avec La Fille de la plage, Asano réussit l’exploit de raconter une déprime pornographique qui ne sombre ni dans la vulgarité, ni (et c’était pas gagné) dans le malsain. Sans relever du hentaï craspec, les scènes de sexe restent malgré tout d’une crudité dénuée du moindre érotisme à ne pas mettre entre toutes les mains. Quoi qu’il en soit, le mangaka livre, en seulement deux tomes, le portrait à la fois étouffant et poétique d’une jeunesse paumée en quête d’elle-même, à qui il est tout de même permis de croire en une éventuelle "fin heureuse".   

 

Cycle BD X / La Fille de la plage Vs. Intimité

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

C'est Quoi ? INTIMITE

 

 

C'est de Qui ? Eric Neveux

 

 

La couv'

Cycle BD X / La Fille de la plage Vs. Intimité

 

Déjà croisé ici? Je ne crois pas

 

 

On peut écouter? Un extrait

 

Ca donne Quoi ? Du roman de Hanif Kureishi, dont il s’est inspiré pour écrire son scénario Patrice Chéreau conserve le cadre londonien et l’idée principale : un homme et une femme, qui ignorent tout l’un de l’autre, jusqu’à leurs prénoms, se retrouvent chaque mercredi pour coucher ensemble. Cette histoire de relation sexuelle crue, d’où finiront pas jaillir quelques sentiments, et de la déliquescence des liens familiaux (l’homme a abandonné femme et enfants) n’est évidemment pas sans rappeler les amours dépassionnés et le quotidien morose de Kome et Isobe.      

 

Pour la bande-son, le réalisateur fit de nouveau appel à Eric Neveux, son collaborateur pour Ceux qui m’aiment prendront le train. Fondateur du label Microbe, Neveux a également composé une ribambelle de BO (notamment pour François Ozon, autre partenaire régulier) qui vont de la comédie sentimentale au drame psychologique en passant par la série TV (Les Borgias), dont la diversité permet de mesurer l’étendu de son talent, au-delà du cercle plus restreint de la French Touch électro.

 

En parallèle des artistes rocks classieux, choisis par Chéreau pour accompagner le travail de son héros, barman de nuit (Iggy Pop, Bowie, Tindersticks, les Clash… que du bon !), Neveux propose la sobriété éthérée d’une trip-hop aux sonorités orientales qui colle sans problème à la déprime de La Fille de la plage.

 

 

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Une chronique de Lio

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:22

 

 

Conclusion de notre cycle manga avec le nouveau tome d'une série d'un des genres les plus galvaudés de la BD, toute origine confondues, tout en restant originale. 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : STRAVAGANZA. TOME 4

 


C'est de qui : A. Tomi

 

 

La Couv':

 

A Boire et à Manga  /  Stravaganza 4  Vs.  Vanquish

 

Déjà lu sur le site? Oui, sur les précédents.

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman.

 

 

Une planche:

 

A Boire et à Manga  /  Stravaganza 4  Vs.  Vanquish

 

Ca donne Quoi ? Je ne vous cache pas que les premières pages de ce nouveau tome de Stravaganza m’ont un peu décontenancé. En effet sur le début du voyage de Viviane, qui  l’emmène dans la cité de Reydin, peuplée d’habitants à la peau noire et dotés de queues de singe gigantesques, Akihito Tomi utilise pas mal des gimmicks de mangas lambda avec force mimiques exagérées et situations pseudo comiques.

 

Heureusement, rapidement les évènements prennent une tournure dramatique et le manga repart dans son esprit fantasy plus marquée.

 

Viviane arrêtée puis torturée pour le meurtre d’un des habitants de la ville, possédé par le même poison qui avait pollué le royaume de la Reine au casque de fer, va réussir à s’enfuir mais pour tomber de Charybde en Scylla.

 

Tomi, tout en exploitant son filon aguicheur revendiqué (ici il ajoute même une pointe de SM à l’érotisme soft  qui définit Stravaganza), arrive à tenir son lecteur en haleine avec des rebondissements dans l’action bien trouvés.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? VANQUISH

 

 

C'est de Qui ? Two Steps From Hell

 

 

La couv'

 

A Boire et à Manga  /  Stravaganza 4  Vs.  Vanquish

 

Déjà croisés chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? C’est donc le dixième album de Two Steps From Hell qui, rappelons se sont fait connaître en composant des musiques de bandes annonces de film avant de sauter le pas et d’écrire des compositions plus conséquentes qu’ils ont rapidement déclinées en albums plus ou moins conceptuels, que j’ai sélectionné pour aller avec ce quatrième volet de Stravaganza.

 

Vanquish a la particularité d’être une des seules galettes de Bergersen et Phoenix, les quatre mains derrière le combo, à n’être constituée que de pistes originales, jamais entendues auparavant.

 

On y retrouve les influences habituelles de Two Steps, Hans Zimmer et son écurie de Remote Control en tête, et avec ses embardées symphonico-électro brut de décoffrage, il est clair que le duo ne fait ni vraiment dans la finesse ni dans la grande originalité. Cependant même si parfois c’est un peu trop emporté, c’est de la musique qui va plutôt pas mal à la fantasy en général et à la quasi parodie de celle du jour en particulier donc bon, on valide et on essaiera de trouver quelque chose de moins lambda pour le prochain.

 

 

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Une chronique de Fab

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 17:49

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : BONNE NUIT PUNPUN. TOME 1.

 


C'est de qui : Inio Asato

 

 

La Couv' :

 

A Boire et A Manga  /  Bonne nuit PunPun Vs. Solanin

 

Déjà lu chez B.O BD? Non

 

 

Une planche:

 

A Boire et A Manga  /  Bonne nuit PunPun Vs. Solanin

 

Ca donne Quoi ? Quand il sera grand, PunPun voudrait devenir champion de baseball, pour que son père soit fier de lui. Le jour où Aïko, la nouvelle élève de sa classe dont il tombe aussitôt amoureux, lui explique que la Terre sera bientôt inhabitable, il décide qu'il sera plutôt un "savant de l'espace", capable de sauver l'humanité et de l'amener sur une autre planète.

 

Qu'on ne s'y trompe pas, si le manga d'Inio Asano réunit tous les clichés de la comédie romantique nippone, c'est pour mieux les râper contre le mur absurde, voire malsain, de la réalité. Dès les premières pages, le père adoré de PunPun se révèle être un alcoolique qui bat sa femme, au point de l'expédier à l'hôpital. L'oncle Yûichi, jeune chômeur sympathique un brin largué, vient donc s'installer à la maison pour s'occuper du gamin. Malgré la gravité de la situation, ce dernier poursuit son apprentissage de la vie et mène l'existence "banale" d'un collégien passablement timide.

 

Entre discussions avec un Dieu hilare à coupe afro, découverte des premiers émois, masturbation et reluquages de revues pornos avec les copains, Asano livre le portrait à la fois attachant et explosif d'une enfance livrée à elle-même par des adultes tous plus barrés et irresponsables les uns que les autres, la palme revenant certainement au professeur de PunPun, aux crises de rire apoplexiques, et à la mère d'Aïko, une illuminée qui vend au porte-à-porte des bouteilles d'eau miraculeuse.

 

Oeuvre dense, fourmillant d'idées aussi improbables que géniales, dont l'une des plus réussie reste sans doute d'avoir donné à son héros (et aux membre de sa famille), l'apparence minimaliste d'un piaf mutique en forme de parapluie - ou d'une capote munie d'un bec ! - dans laquelle chaque lecteur peut se projeter, Bonne nuit PunPun confirmait déjà, en 2007, l'incroyable potentiel de l'auteur de La Fille de la plage.     

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? SOLANIN

 

 

C'est de Qui ? Ent (aka. Atsuhi Horrie)

 

 

La couv'

 

A Boire et A Manga  /  Bonne nuit PunPun Vs. Solanin

 

Déjà croisé ici? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? On reste dans l'univers d'Inio Asanato avec l'adaptation filmique de son quatrième manga, à laquelle l'auteur n'a pas participé, mais qu'il dit approuver à 100%.

Annonçant certaines thématiques qui seront reprises et approfondies par la suite, Solanin raconte la vie et les amours d'un jeune salary man (autre icône nippone incontournable) partagé entre son groupe de rock et la "mornitude" du quotidien.

Pour illustrer cette évocation poétique d'une "vie longue et ennuyeuse", Atshui Horrie a composé une BO pop mâtinée de spleen post-rock qui sied parfaitement au spleen de Bonne nuit PunPun.

 

 

 

 

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Une chronique de Lio

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 14:23

 

 

Un week-end placé sous le signe de la BD asiatique avec des nouveautés mais pas que, le tout, comme souvent, dans des genres très éloigné:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : PLINE

 


C'est de qui : Yamazaki & Miki

 

 

La Couv':

 

A Boire et à Manga  /  Pline  Vs.  Elektra

 

Déjà croisés sur B.O BD? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

A Boire et à Manga  /  Pline  Vs.  Elektra

 

Ca donne Quoi ? Après s’être fait connaître par la série Thermae Romae, Mari Yamazaki enfonce le clou de la Rome Antique avec cette évocation de Pline L’Ancien, un des grands esprits de son temps que l’on retrouve ici au pied du Vésuve, alors que le volcan est en éruption, à étudier, comme il l’a fait toute son existence, les phénomènes naturels.

 

Il y rencontre le personnage imaginaire qui sera le « fil conducteur » de la série, un jeune homme qui va devenir son scribe personnel et prendre des notes extensives sur toutes les réflexions et observations du maître, qui, à terme, composeront le sel des 37 volumes de l’Histoire Naturelle.

 

On assiste aussi dans ces deux premiers volets à ses relations complexes avec l’empereur Néron, à la triste réputation.

 

Les deux auteurs qui avaient déjà collaboré sur le dernier volet de Thermae Romae font preuve d’une belle alchimie sur ce titre. L’ultra réalisme des décors et la connaissance approfondie du sujet font le reste et si, époque oblige, pas mal des observations et affirmations du philosophe sont aujourd’hui dépassées, le témoignage historico-culturel sur un personnage finalement peu connu reste intéressant même si, personnellement je ne pense pas aller plus loin dans la série, j’ai fait le  tour du « genre » (le biopic historique en manga).

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ELEKTRA

 

 

C'est de Qui ? Mikis Theodorakis

 

 

La couv'

 

A Boire et à Manga  /  Pline  Vs.  Elektra

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Tourné au début des années 60 cette adaptation de la pièce éponyme d’Euripides, ce long métrage grec dépassa largement les limites de sa contrée d’origine puisque elle sera présentée à Cannes et concourra même aux Oscars.

 

On doit sa B.O à Mikis Theodorakis qui, quelques années plus tard, connaîtra une renommée internationale méritée avec celles de Zorba, Z ou encore Serpico. De formation classique et versé dans l’art de la composition et de l’arrangement de chansons, Theodorakis met tout son savoir faire au service de l’illustration musicale de cette tragédie : utilisation d’instruments folkloriques, percussions hypnotiques, mélodies simples mais efficaces…mais pas que, certaines thématiques sont clairement construites sur des structures inspirées du jazz voire du jazz rock !

 

L’ensemble est assez déconcertant parfois dans son fourmillement d’idées et son mélange d’influences mais sans être pour autant trop décousu et donne une belle couleur à ces deux premiers tomes de Pline.

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 10:09

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : HEARTBEAT

 


C'est de qui : M. Llovet

 

 

La Couv':

 

Le Sang c'est la vie (la BD aussi un peu)  /  Heartbeat  Vs.  Dracula

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Une planche:

 

Le Sang c'est la vie (la BD aussi un peu)  /  Heartbeat  Vs.  Dracula

 

Ca donne Quoi ? Le manga, on l’a souvent vu chez nous, n’est plus depuis longtemps, l’apanage des auteurs orientaux puisque que ce soit aux States ou en Europe, nombre de dessinateurs ont produit des choses qui n’ont pas à rougir face à leurs cousins asiatiques.

 

Maria Llovet, auteur espagnole assez peu connue chez nous (seuls trois de ces titres ont été traduits en français il y a une poignée d’années) peut se targuer de faire partie du lot ; son Heartbeat, sorte de variation vampirique dans un lycée japonais où une hjeune élève, rejettée par certains étudiants à cause de ses origines sociales modestes, va rencontrer un buveur de sang aussi charismatique que dangereux.

 

Alors attention, on n’est pas dans Twilight non plus hein, faut ps déconner, ce serait le cas je n’aurais pas pris la peine de lire et de chroniquer ce titre ; non ici on est sur un quasi exercice de style au scénar malsain et aux graphismes hybrides qui empruntent autant à des gens comme Paul Pope, James Jean qu’à, dans une moindre mesure, Suehiro Maruo.

 

La forme est donc aussi importante sinon  plus que le fond et seuls  les textes poétiques qui rendent l’ensemble  un brin bavard sont à regretter.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? DRACULA

 

 

C'est de Qui ? T. Morris

 

 

La couv'

 

Le Sang c'est la vie (la BD aussi un peu)  /  Heartbeat  Vs.  Dracula

 

Déjà entendu chez nous?  Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Vous savez que je suis un grand amateur devant l’etrenel du roman de Bram Stoker, ainsi, quand une adaptation voit le jour, qu’elle soit sur papier, petit ou grand écran, je me surprend chaque fois à espérer qu’elle fera, ne serait-ce qu’en partie, honneur à la version d’origine.

 

Làs, ce ne fût pas le cas sur cette (heureusement) éphémère série TV où la prod a eu entre autre l’idée saugrenue de confier le rôle du Comte à Jonathan Rhys Meyers pour qui le costume s’est avéré trop grand…et ce ne fût pas la moindre de ses failles.

 

Mais passons et intéressons nous quelques instants (le temps de la lecture de Heartbeat en fait, ni plus ni moins) à la musique de l’unique saison, que l’on doit au décidément prolifique (mais pas toujours inspiré) Trevor Morris.

 

Il donne la primeur à l’électronique au détriment de l’orchestre traditionnel ce qui, déjà, pour une série se déroulant dans l’Angleterre Victorienne, peut surprendre, mais admettons. Le souci c’est surtout que l’ensemble reste assez basique, très attendu, avec des montées en puissance rare et trop classiques et une alternance émotion/suspense vite répétitive. Néanmoins, soyons honnêtes, c’est un peu l’ambiance du « manga » de Llovet et la musique de Morris intensifie même cette étrange atmosphère à mi chemin de la série ado et de l’horreur trash.

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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