21 juillet 2026 2 21 /07 /juillet /2026 14:33


 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA VOIE DE L’ASSASSIN



 

C'est de qui? Koike & Kojima



 

La Couv':



 




 

Déjà croisés sur le site? Oui






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Masanari est un ninja accompli qui rentre au service de Matsudaira Jirô Saburô Motonobu qui deviendra un shogun unificateur du Japon sous le nom de Tokugawa Ieyasu.

 

S’il doit veiller sur sa vie, Masanari est aussi le confident de son maître et échange avec lui notamment sur la sexualité et la stratégie guerrière.



 

Les multiples rivalités de l’époque engendrent complots, coups bas et autres guerres de clans dont celui qui deviendra célèbre sous le nom de Hattori Hanzô aura bien du mal à préserver son timoré protégé.



 

Le duo historique derrière le chef d’oeuvre qu’est Lone Wolf and Cub a enchaîné avec cette série qui s’inscrit dans l’Histoire du Japon.

Le contexte géopolitique est fort bien exploité mais on pourra clairement déplorer un problème manifeste au niveau du rythme, avec notamment de trop nombreuses scènes de sexe -soit en actes soit en paroles-  qui font passer le futur shogun pour un obsédé limite benet et plombent un peu la lecture par leur manque d’intérêt. 



 

Côté dessin Kojima propose de fort belles compositions avec un souci de la véracité historique, même si parfois quelques cases ou séquences ont un aspect un peu trop délié, n’aidant pas toujours à la compréhension. 



 

Surfant sur le succès de la série phare de Koike et Kojima  Panini s’est lancé dans celle ci, en proposant un format “luxe” dont on regrettera cependant la couverture souple au vu de l’importante pagination.

 

Si La Voie de l’Assassin est un manga intéressant à plus d’un titre, nous sommes clairement un niveau en dessous de Lone Wolf and Cub.








 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LES AVENTURES DE L’EMPEREUR CHIEN LUNG



 

 

C'est de qui? F Chan



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.




 

On peut écouter ?  

 


 




 

Ça donne Quoi ? Sorti alors que le marché oriental est littéralement inondé de films de sabres et autres ninjas (époque où sortent notamment les films dont le groupe de rap Wu Tang Clan va tirer son son et son identité) ces Aventures de l’empereur Chien Lung se distinguent du reste de la production par une quantité de bagarre bien moindre.

 

 

 

Homme aux multi-talents (acteur, réal, cascadeur et, donc, compositeur) Frankie Chan joue sur l’économie d’instruments, favorisant les traditionnels dont beaucoup de percussions folkloriques.

 

 

 

En ressort une B.O très marquée culturellement mais qui sait faire la juste part entre tradition et mélodies tout en gardant une dimension illustrative.

Un mélange d’ambiance très en phase avec le début de la série de Kojima et Koike.

 

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10 juillet 2026 5 10 /07 /juillet /2026 14:57




 

LA BD:

 


C'est quoi : V LES VISITEURS



 

C'est de qui? Yasuda Tatsuya



 

Une Couv':


 



 

Déjà croisé sur le site? Non





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Il y a tout juste 40 ans je découvrais un soir sur Antenne 2 (l’ancêtre de France 2 pour les moins de 20 …30…40 ans!) une série TV de SF qui allait me marquer, comme toute une génération!

 

V, les Visiteurs, allégorie de l’occupation nazie et de la Résistance durant la Seconde Guerre Mondiale…mais avec des extraterrestres reptiliens en guise de méchants!



 

Le pitch est assez classique: des habitants d’une autre planète débarquent en soucoupes volantes à plusieurs endroits de la Terre car  chez eux leurs ressources ne suffisent plus à leur survie.

Venus en paix, ils demandent aux humains de partager les leurs. Tout se passe bien mais rapidement l’attitude des E-T change et un reporter découvre qu’ils ne sont pas ce qu’ils sont et que leur but est d’asservir les humains pour s’en sustenter.

La résistance s’organise! 



 

 

Suspense omniprésent, scènes chocs (la découverte du secret des extra terrestres), casting bien campé avec en tête la retorse chef des envahisseurs, Diana, fantasme de tous les spectateurs masculins (et pas que!), et, de l’autre côté, le Mark Hamill du pauvre en guise de héros courageux, effets spéciaux impressionnants pour l’époque (qui ont bien entendu très mal vieillis) … V fut ce qu’aujourd’hui on pourrait qualifier par l’ anglicisme “banger” et eut même droit à un remake peu inspiré (si ce n’est le choix de …l’actrice qui joue Diana, Morena Bacarin excusez du peu!) il y a quelques années.



 

Mais pas que!

En effet V a aussi eu droit à une adaptation en Manga scénarisé par rien moins que le papa de Goldorak, Go Nagaï,  et mis en image par Yasuda TATSUYA.

 

Publiés en  1990 chez  keibunsha, les 2 tomes ont été réédités il y a peu via le financement participatif. 



 

Alors je dirais que ce manga, dont le scénario est fort fidèle à l’histoire d'origine, parlera forcément plus à ceux qui ont vu/apprécié la série d’origine, surtout que le style graphique est très classique/old school, mais donnera peut être envie à ceux qui ne la connaissent pas de tenter le visonnage (par contre, je vous aurais prévenu, ça a pris un sale coup de vieux!)






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : ROBOCOP 3



 

 

C'est de qui? B. Poledouris



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD




 

On peut écouter ?  

 


 


 

Ça donne Quoi ? Seul éventuel point positif de ce troisième volet aussi catastrophique que mercantile, le retour de Basil “Conan le Barbare” Poledouris derrière le pupitre avec une réutilisation intéressante des thèmes écrits pour le premier volet de Robocop.

 

 

 

Mais pas que puisque le scénario (co-signé par Frank Miller d’ailleurs même si il ne restera pas grand-chose de ses idées au final) introduit une faction de résistants (oui, tiens! ) qui permet à Poledouris de créer un nouveau thème où il développe des mélodies plus héroïques.

 

Contrairement à pas mal de ses autres travaux de l’époque, le compositeur évite l’écueil du tout synthétique, préférant le mélange avec les instruments classiques (et heureusement).



 

Il en résulte un intéressant mélange de score d’action traditionnel et futuriste qui va bien avec cette adaptation nippone de la série culte V.

 

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bobd - dans SF Manga Tastuya
22 mai 2026 5 22 /05 /mai /2026 07:10


 

LA BD:

 


C'est quoi : LES CHANTS DU CYGNE NOIR 1

 

 

C'est de qui? A. Alice



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Rue de Sèvres





 

Déjà croisé sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ?   Fin du XIX° siècle, alors que la colonisation spatiale bât son plein, un méga astronef en partance pour Jupiter, avec à son bord autant de riches européens que de gens du peuple, est abordé par le vaisseau pirate commandé par le Cygne Noir.

 

La pirate est à la recherche d’une invention révolutionnaire qui utilise l’éther.

En parallèle, une jeune fille déguisée en garçon cherche à se venger de l'assassin de son frère et va se faire embaucher par les pirates.



 

Décidément Alex Alice n’a pas usurpé la réputation d’être parmi les artistes les plus doués de sa génération. Si  Siegfried  était une -brillante- adaptation de la légende des Nibelungen, le Château des Étoiles, sa série suivante était une création originale où il assurait scénario et dessin avec maestria.

 

C’est dans cette uchronie brillante et inventive, où les Empires de la fin du XIX° siècle s’affrontent dorénavant dans l’espace, s’appropriant les planètes, que se déroule sa nouvelle œuvre.

Mais rassurons d’emblée ceux qui n’auraient pas lu le Château, Le Chant du Cygne Noir se lit tout à fait bien seul.

La situation géopolitique est en outre habilement rappelée en début de ce tome 1 (sur 3) et on est tout de suite dans le bain de ce space opéra mené tambour battant.



 

L’un des aspects originaux du nouveau projet d’Alex Alice est qu’il se décline sous forme de …manga!

Longtemps réticent à l’idée de se lancer dans un format qu’il ne considérait pas fait pour lui en raison de multiples facteurs (absence de couleurs, découpage, nombre de pages par volumes et j’en passe), l’exemple gagnant de certains de ses pairs l’a décidé à sauter le pas.

 

Et il a fort bien fait! Les codes à la fois du seinen et du shonen sont parfaitement maîtrisés sans pour autant verser dans les clichés du type expressions outrancières et autres gouttes de sueur omniprésentes par exemple. 

Ses personnages, s’ils gardent les traits typiques de ceux des autres bd de l’auteur, sont eux aussi fort adaptés, il faut dire que le Château s’inspirait déjà, entre autres belles choses, d’animés de nos enfances (Alice et moi sommes de la même génération) et que la transition vers un manga plus “pur” n’était pas délirante en soi.



 

Outre un scénario solide, la narration est évidemment au diapason, avec des cliffhangers en fin de page, des plans larges stupéfiants et autres cadrages dynamiques et un casting haut en couleurs  (enfin…pour du noir et blanc s’entend).



 

Au final le Chant du Cygne Noir est une belle réussite, un “manfra” qui s’adresse aux amateurs de BD franco-Belge, de mangas variés et de sagas bien foutues, elle pourra permettre en outre à ceux qui n’avaient as eu la chance de le lire de découvrir le Château des Etoiles, autre série qui mérite le détour.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LA NEBULEUSE D’ANDROMEDE



 

 

C'est de qui? 



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD




 

On peut écouter ?  

 

 


 

Ça donne Quoi ? Le bloc de l’Est boycottant les productions cinématographiques capitalistes durant la Guerre Froide, l’URSS a copieusement copié les longs métrages occidentaux en les “enrichissant” de thématiques et messages politisés dont  vous imaginez sans peine la teneur.

 

La constante étant une économie de moyens visibles dans tous les domaines.

 

 

 

The Andromeda nebula est donc loin d’être un film marquant du genre mais sa musique tient pourtant la dragée haute aux scores de SF américains, avec à la fois des phrasés hérités des grands compositeurs classiques et de cinéma russes (qui bien souvent étaient les même, Prokoviev en tête) mais également toute une batterie d’effets intéressants, que ce soit au niveau de l’utilisation d’instruments de façon inhabituelle (cordes pincées, percussions éparses et inattendues, vrombissements électroniques atmosphériques)…

 

 

 

Une B.O certes suranné et un rien décalé mais pas inintéressante avec la réjouissante uchronie manga d’Alex Alice

 

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3 avril 2026 5 03 /04 /avril /2026 14:53




 

LA BD:

 


C'est quoi : LES SEIGNEURS MAGES

 

 

C'est de qui? Fournier & Mauny



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour la scénariste.





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Le trois fois millénaire Seigneur Mage Yalnus vient de mourir, laissant le royaume sans dirigeant. Voilà donc tout un contingent de seigneurs mages venus aux obsèques et manoeuvrant en sous main pour revendiquer le trône, tandis que les Odium, de dangereux monstres métamorphes, se font de plus en plus pressants aux abords des cités.

 

C’est dans ce contexte que le lecteur va suivre les destinées de kain, un aspirant chasseur de Odium, et sa soeur Niméa, dont le rêve est d’apprendre la magie, mais aussi de Mirius et Dariel deux seigneurs mages aux caractères opposés mais qui vont décider d’aller contre leurs pairs pour respecter les lois du royaume.



 

La nouvelle série signée Juliette Fournier part sur des débuts forts prometteurs avec des ingrédients forts classiques mais bien amenés.

Au dessin, le style de Greg Mauny, dont c’est la première expérience en BD, tire ouvertement vers le manga, avec certains traits qui ne sont pas sans faire penser à ceux de Bertrand Gatignol, le dessinateur de l’excellente série des Ogres Dieux.



 

Cela étant, à propos de ces Seigneurs Mages,  je pourrais faire un copié/collé de ma remarque sur la chronique des Semi-déus -la précédente BD scénarisée par Juliette Fournier déjà chez Glénat- à savoir que :la série à cheval entre le shonen -de par son style graphique justement- et la BD franco belge - de par le format et la colo adoptés- risque de ne pas forcément toucher tous les publics visés”, comprendre : les amateurs de mangas à qui ce premier tome ne peut que plaire.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : SEVENTH SON



 

 

C'est de qui? M. Beltrami



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 


 

Ça donne Quoi ?  Si Marco Beltrami n’avait pas attendu la saga Game Of Thrones pour se faire un nom à Hollywood, force est de reconnaître que le succès de la série lui aura amené du boulot.

Et pourtant ça ne l’a pas empêché de se retrouver derrière le pupitre de série B navrante comme ce Septième Fils.



 

Se reposant sur ses acquis, il utilise  les instruments de l’orchestre et les voix pour illustrer un scénario ô combien original d’un vieux guerrier, unique survivant de sa caste, parti à la recherche d’un jeune garçon qu’une prophétie a révélé comme étant l’élu qui anéantira la reine du mal…voilà voilà voilà, tout un programme donc, les maîtres de jeu débutants à  Donjons et Dragons trouveront là certainement matière à amuser leurs joueurs.



 

Au sein de la débauche de sauvagerie épique on notera toutefois quelques passages plus inspirés, assez rares et qui ne font pas oublier les emprunts mal dissimulés à certains de ses collègues… après soyons honnêtes les score de fantasy ne sont pas monnaie courante et celui ci, dans l’ensemble, amène un coté héroïque au premier tome des Seigneur Mages pas inintéressant, donc bon.

 

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15 décembre 2025 1 15 /12 /décembre /2025 16:51





 

LA BD:

 


C'est quoi : ODR

 


C'est de qui? M. Truc & Locass



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Non.






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Le "manfra", manga à la française, a su s'imposer depuis quelques années avec de beaux coups d'éclats, dans des genres parfois forts différents, que ce soit le Save Me Pythie d'Elsa Charretier, les Lastman du trio Vivès, Balak et Sanlaville ou encore le Radiant de Tony Valente.

le premier tome du diptyque du jour va pouvoir s'inscrire dans la liste des réussites tant il est maîtrisé sur le fond comme sur la forme.

 

Violente histoire de vengeance dans une Europe Nordique moyenâgeuse, l'intrigue de Odr se déroule dans un hameau où des forces armées font une halte pendant laquelle le fils du meneur va violer la fille d'un des villageois. Celle ci va se venger de façon terrible.

En parallèle un géant berserk vivant en ermite dans les bois jouxtant le village lutte contre ses démons intérieurs et le souvenir des siens qu'il a massacré lors d'un accès de fureur.

 

Il va se retrouver à aider le village et les envahisseurs vont comprendre leur douleur. Mais la violence attirant toujours la violence et une spirale infernale est en marche !

 

Vous l'aurez compris, Odr est une oeuvre mature à conseiller aux fanas de la série Vikings, du film The Northman ou encore des romans de Robert Howard.

Si l'histoire en elle même ne respire pas une folle originalité elle met bien à profit ses inspirations et le rythme attrape le lecteur pour ne plus le lâcher.

 

 

La partie graphique est quant à elle une vraie claque visuelle! Les décors bucoliques sont criants de réalismes, avec un soucis du détail que ne renierait pas Gou Tanabe par exemple.

Les personnages sont forts expressifs tout en évitant l'écueil des gimmicks mangas traditionnels.

 

Une belle surprise que cette prod de chez nous et on souhaite à ses auteurs de transformer rapidement et durablement l'essai!




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE FIRST OMEN



 

C'est de qui? M. Korven




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

 

 

Ça donne Quoi ? The Omen - la Malédiction chez nous- avait elle vraiment besoin d’une énième suite? Question bien évidemment rhétorique quand l’on connaît la propension depuis quelques décennies à Hollywood de remaker et pondre sequel et prequel de succès du passé plutôt que d’essayer de proposer de nouvelles choses un peu originales.

 

Passons donc sur les éventuelles qualités du long métrage pour nous intéresser plutôt à sa bande originale, Mark Korven a eu la lourde tâche de passer après le grand Jerry Goldsmith et, à sa façon, relève le défi avec un certain brio.



 

Il écrit une partition essentiellement tournée vers les cordes et les voix, quasiment sans recourir aux cuivres et avec peu de percussions et aucun instrument à vent.

 

Il crée des oppositions très marquées entre les parties d’instruments, avec des violoncelles agressifs sur des violons plus doux, des chants aigus sur des basses profondes voire gutturales. 



 

Une atmosphère oppressante à souhait, tout en tension, qui souligne celle de ce premier tome d’Odr avec efficacité.

 



 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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