16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 07:37

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LA GRANDE OURSE

 

 

C'est de qui ? E. Bordier & Sanoe

 

 

La Couv':

 

L'étoile tombée du ciel  /  La Grande Ourse  Vs.  Le Chateau dans le ciel

 

Déjà lues chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

 

Une planche:

 

 

L'étoile tombée du ciel  /  La Grande Ourse  Vs.  Le Chateau dans le ciel

 

 

Ca donne Quoi ? Je dois vous avouer que je n’étais pas forcément emballé par le pitch de départ de La Grande Ourse mais le trait de Sanoe et, surtout, le fait que l’album soit dans la collection Métamorphose de Barbara Canepa et Clotilde Vu, qui ne m’a jamais déçu voire même qui m’a souvent enchanté, ont eu raison de mes réticences.

 

On y suit une jeune fille qui, comme le héros de 6° Sens, voit des gens morts, sauf qu’elle a pas la chance d’avoir Bruce Willis pour lui filer un coup de main. Remarquez, elle c’est carrément une étoile, une de celles qui compose la Grande Ourse, la constellation préférée de notre héroïne, qui descend sur terre pour la secouer un peu vu qu’elle est en train de sombrer subrepticement (fallait le placer celui là !) dans une langueur irréversible.

 

A force de madeleines de Proust et autres interventions fantasmées de créatures fantastiques, l’astre parvient à pénétrer la mélancolie de sa protégée.

 

Un univers à la croisée des genres, que ce soit au scénar comme au trait où l’influence du manga est évidente et qui parlera probablement bien plus à un public ado, voire ado féminin (j’hésite à le faire lire à ma fille de 8 ans, pas sur qu’elle capte tout comme il faut) qu’à moi.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? LE CHATEAU DANS LE CIEL

 

 

C'est de Qui ?  Joe Hisaishi

 

 

La couv' 

 

L'étoile tombée du ciel  /  La Grande Ourse  Vs.  Le Chateau dans le ciel

 

Déjà croisé dans le coin? Probable

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? La musique du premier long métrage des mythiques studios Ghibli est peut être la plus passe partout de son compositeur dans le genre, dans le sens qu’elle possède beaucoup de passages obligés et variations attendues, caractéristiques de l’animation, qui pourraient presque la faire passer parfois pour une B.O de dessin animé occidental (il faut préciser que la version écoutée ici, la plus courante, est celle de la version américaine du film, pour lequel Disney, distributeur US, a demandé à Hisaishi de rajouter du matériel).

 

Ici foin des rythmiques et sonorités si particulières qui ont fait le charme et l’originalité d’un Princess Mononoke ou d’un Nausicca. Hisaishi développe plutôt des thématiques à la forte portée émotionnelle qui évoluent via des cordes de plus en plus présentes avant de se conclure plus sereinement via un piano soliste délicat.

 

Les arrangements sont très propres, un rien calibrés, et le grand spectacle comme la tendresse sont au rendez-vous, ce qui colle plutôt pas mal à l’univers de La Grande Ourse.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 14:49

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est quoi : LASTMAN T.10

 

 

C'est de qui ? Balak, Vives Sanlaville

 

 

La Couv':

 

Lady Marianne /  Lastman t.10  Vs.  Liquid Swords

 

Déja lus chez nous? Oui, sur les tomes précédents.

 

 

C'est édité par: Casterman.

 

 

 

Une planche:

 

 

Lady Marianne /  Lastman t.10  Vs.  Liquid Swords

 

 

Ca donne Quoi ? Dans le précédent volet nous découvrions que le sorcier recruté par le Roi de la Vallée pour ressusciter la Garde Royale était quelque peu obnubilé par la statue de Marianne.

Entre temps nous avons eu droit à une mini série animée qui revenait sur ce qui s’était passé avant l’arrivée de Richard dans la Vallée des Rois, début de la série. En auteurs chevronnés, notre trio assemble donc peu à peu les différentes pièces du puzzle en nous proposant dans ce dixième tome (il était temps remarquez puisqu’il n’y en  a hélas plus que 2 avant la fin,) un flash back sur la jeunesse de Marianne, la découverte de sn pouvoir, son entrainement, sa rencontre avec Howard…

Parallèlement, à Paxtown Katana et les survivants essayent tant bien que mal de se remettre du chaos, Richard de son coté, viré par Tomi, retrouve Cristo dont l’identité lui réserve une sacré surprise.

 

Une narration toujours aussi nerveuse, un encrage particulier pour les séquences dans le passé, les multiples pistes déroulées dans les différents médias qui se recoupent enfin…Lastman est décidément une grande série qui, sans se prendre la tête et en mélangeant allègrement les genres, marquera très certainement la BD franco-belge (si, si !)

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? LIQUID SWORDS

 

 

C'est de Qui ? GZA

 

 

La couv' 

 

 

Lady Marianne /  Lastman t.10  Vs.  Liquid Swords

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Possible

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? En art, finalement, tout n’est que citations, meta-texte et autres recyclage. J’en veux pour témoin le projet de l’un des membres fondateurs du mythique Wu Tang Clan qui s’est lancé, en 95, dans la récréation solo avec ce Liquid Sword .

L’inspiration de pas mal des morceaux est évidente puisque on entend des samples de Shogun Assassin, série de films adaptés de Lone Wolf and Cub, l’un des mangas les plus influents de l’histoire du médium.

 

Epaulé par son cousin RZA, autre pilier du Wu Tang , et avec des apparitions de quasiment tous les membres du combo, Liquid Swords est un exemple quasi parfait de ce que doit être un bon album de hip-hop et c’est avec sa version instrumlentale, retenue ici, qu’on s’en apercoit.

 

Samples variés (soul, jazz, films de samourai…), breaks au cordeau, beats intelligents…même sans le flow de ses créateurs, l’ensemble des pistes de la galette dégage un groove et une ambiance unique.

 

J’avais déjà évoqué la difficulté d’accompagner musicalement la série Lastman, il s’avère que cette option là est bien souvent payante.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 10:53

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : L’EXTRABOURIFFANTE AVENTURE DES SUPER DELTAS.

 


C'est de qui : E. Cour

 

 

La Couv':

 

De drôles de héros!  /  L'extrabouriffante aventure des Super Deltas  Vs.  Legend Of Sanctuary

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Akiléos

 

 

Une planche:

 

De drôles de héros!  /  L'extrabouriffante aventure des Super Deltas  Vs.  Legend Of Sanctuary

 

Ca donne Quoi ?  Alors qu’une créature maléfique venue de la planète Aristeria vient de mettre une déculottée mémorable aux (ex) Super Deltas, JH’NS, entité gardienne des mondes (un demi-visage géant dans une sorte de diamant) se voit contraint de former une nouvelle équipe de héros.

 

Manque de bol, le téléporteur bug pas mal et, en lieu et place des « élus », ce sont cinq autres personnages qui sont sélectionnés…sans possibilité de faire marche arrière.

 

Et coté team de vengeurs, entre deux gamins mal dégrossis, une jeune fille, une grand mère acariâtre et…un piaf, Axios est plutôt mal barré coté sauvetage.

 

Pourtant cette équipe de bras cassés va se révéler moins manche que prévu !

 

On retrouve une fois de plus Edouard Cour là où on ne l’attendait pas. Après une relecture novatrice d’un mythe grec et la bio d’un maître des arts martiaux, le voici, une fois encore scénariste et dessinateur, aux commandes d’un hommage débridé aux jeux vidéos old-school et autres animes japonais (les connaisseurs apprécieront les caméos de Sangoku, Naruto,…)

 

Comme dans ces derniers, après une séance d’intro délirante et la présentation des protagonistes, l’essentiel de ce tome 1 réside dans un affrontement haut en couleurs (et en baston of course) entre les héros et leur ennemis.

 

Une œuvre intergénérationnelle décalée de plus pour Edouard Cour qui prouve une fois encore qu’il est probablement l’un des auteurs les plus inventifs et intéressants de sa génération

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? LEGEND OF SANCTUARY

 

 

 

C'est de Qui ? Yoshihiro Ike

 

 

La couv'

 

De drôles de héros!  /  L'extrabouriffante aventure des Super Deltas  Vs.  Legend Of Sanctuary

 

Déjà entendu chez nous?

 

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a quelques mois de ça, zappant nonchalamment sur les innombrables chaines de TV du câble (chose que je n’avais pas faite depuis bien 10 ans et qui m’a vacciné de recommencer), je tombe sur le générique d’un long métrage sur les Chevaliers du Zodiaque.

 

Ayant beaucoup aimé les premières saisons de la série animé, que je regardais avec ma jeune sœur il y a de ça plus de 20 ans, je m’apprêtais donc à retrouver avec plaisir ces héros d’une autre époque.

 

De plaisir il n’y eut point à la découverte de cette version numérique ridicule, digne de cinématiques de jeux vidéo du siècle dernier, qui m’ont promptement fait éteindre la télévision sans pousser plus loin l’hérésie.

 

Néanmoins, c’est avec un certain intérêt que je me suis penché sur la musique du film, que l’on doit à Yoshihiro Ike qui, avant de bosser intensément dans ce domaine (on lui doit les scores des adaptations de Blood ou encore d’une reboot de Cobra), était un musicien de jazz à la renommée internationale.

 

Il est agréable de voir que le compositeur nippon a su marier ses influences en dehors du monde de l’Anime et les codes de ce dernier.

 

Oscillant entre de la B.O de films d’action classique mais efficace et le travail d’un Harry Gregson Williams sur Metal Gear Solid, avec cuivres martiaux et cordes lyriques, la partition de ce Saint Seya insiste bien sur le décalage héroico-comique du  premier tome des aventures des Super Delta.

 

 

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Une chronique de Fab

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 11:51

 

 

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : STRAVAGANZA 5

 

 

C'est de qui ? A. Tomi

 

 

La Couv':

 

A Boire et A Manga  /  Stravaganza 5  Vs.  Arthur Roi des Celtes

 

Déja croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité par ? Casterman.

 

 

Une planche:

 

A Boire et A Manga  /  Stravaganza 5  Vs.  Arthur Roi des Celtes

 

Ca donne Quoi ? Viviane a découvert les abominations responsables de l’empoisonnement des contrées voisines, avec une armée ennemie en marche vers une conquête totale, notre jeune héroïne décide de tenter de rallier les peuples libres afin de contrer cet effrayant adversaire.

 

Elle va devoir composer avec les égos de chacun et autres conflits d’intérêts. Arrivée à ses fins, une fois sur le champ de bataille, elle réalise la stupidité et l’horreur de l’affrontement.

 

Tomi passe à la vitesse supérieure avec ce cinquième volet qui prend une ampleur certaine que ce soit avec l’arrivée de nouveaux belligérants (les Albes pour les Elfes, les Kenwas –très typés mangas old-school) qui donnent lieu à de jolies scènes de stratégie où, sur toute la fin du volume, les séquences de batailles contre Orghs et Lézards, dantesques et sanglantes.

 

Du coup, les scènes à l’ambiance humoristique sont plus rares et celles de nudité tombent un brin comme un cheveu sur la soupe ; néanmoins Stravaganza reste clairement dans sa lignée de Fantasy décalée et bien écrite et reste plaisante à suivre.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 


C'est quoi ? ARTHUR ROI DES CELTES.

 


C'est de qui ?  P. Lewis

 

 

La Couv' :

 

A Boire et A Manga  /  Stravaganza 5  Vs.  Arthur Roi des Celtes

 

Déjà entendu chez nous ? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Rude tâche pour Paul Lewis que de fournir une B.O pour une série dont le thème principal n’est dû rien moins qu’à Elmer Bernstein.

 

Pourtant le compositeur britannique, qui collaborera ensuite avec les Monty Pythons, ne démérite pas, il privilégie l’utilisation d’instruments traditionnels sur des thématiques très inspirées de la musique médiévale.

 

Ses compositions sont rythmiques, simples et efficaces, elles restent des plus agréable en comparaison de la surenchère d’aujourd’hui et apportent une belle touche de réalisme à cette série qui elle, par contre, a du mal a passer l’épreuve du temps.

 

Avec l’aspect plus classique que prend le récit de ce cinquième volet de Stravaganza c’est très indiqué !

 

 

 

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Une chronique de Fab

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 16:15

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LES CLASSIQUES EN MANGA

 


C'est de qui : Variety Art Works

 

 

Une Couv':

 

Classiques sauce soja  /  Les classiques en manga

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil.

 

 

Une planche:

 

Classiques sauce soja  /  Les classiques en manga

 

Ca donne Quoi ? Est-ce un lieu commun d’affirmer que les jeunes ne lisent plus aujourd’hui ? C’est en tout cas une certitude, grâce au net même plus besoin de se frapper les éventuels lectures éparses données par les enseignants, un petit coup de google et voilà un résumé de quelques lignes, emballé c’est pesé.

 

On pourra donc saluer l’initiative du studio Variety Art Works, édité en France chez Soleil, qui reprend en manga de grands titres de la littérature mais aussi des œuvres essentielles de la pensée mondiale. Chez nous on a croisé entre autre une version du Capital de Marx, mais, tout récemment, ce sont Le Discours de la Méthode de Descartes...

 

Classiques sauce soja  /  Les classiques en manga

 

Et la Théorie de l’Evolution de ce bon vieux Darwin :

 

Classiques sauce soja  /  Les classiques en manga

 

Qui sont passés par la moulinette nippone.

 

Si l’essentiel du message est bien là, expliqué plutôt clairement (ce qui n’était pas forcément chose aisée vu les textes retenus), on regrettera dans le Discours par exemple  le choix de l’ajout de séquences dans le présent qui impactent un peu le sérieux du propos.

 

Le style graphique fait old school classique et est plutôt agréable même si un peu  passe partout.

 

Coté littérature, je suis un brin plus réservé sur les versions de bouquins majeurs que sont Une Vie de Maupassant (l’un des auteurs de mon panthéon perso) et les  Misérables d’un certain Hugo (Victor de son blase).

 

Classiques sauce soja  /  Les classiques en manga

 

En effet, le premier pâtit un peu de son look « Candy » et le second condense 1500 pages en 192 (la norme de tout ces mangas)  donc forcément on perd un peu du sel de l’histoire.

 

Si, vous vous en doutez, je conseillerai évidement de lire les originaux avant de tenter ces versions manga, ils peuvent être une bonne passerelle vers la « vraie » lecture.

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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