4 septembre 2022 7 04 /09 /septembre /2022 16:43

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LA MORT DE SPIROU

 

 

C'est de qui ? Guerrive, Abitan et Schwartz

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le dessinateur.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que le directeur des éditions Dupuis cherche à joindre désespérément Spirou et Fantasio, notre duo de choc part pour le complexe de Koralion, monde sous-marin où affluent les touristes mais sur lequel Secotine a enquêté rapport à une espèce sous marine très invasive.

Quand ils ont appris que Zorglub himself était impliqué dans l’histoire les eux héros n’ont pas hésité à se rendre sur place.

 

 

Sous des apparences idylliques ils vont vite découvrir une réalité bien plus glauque où écologie et respect humain sont mis à mal, mais leur enquête va les emmener peut être trop loin.

 

 

Après six ans sans album de la série mère – mais tout de même pas mal de parutions avec le Groom et ses amis – ce 56 tome de Spirou se devait d’être accrocheur. Dés le titre le ton est donné, et même si l’on sait que les héros ne meurent jamais, et que d’autres icones de la BD sont passé par là (au hasard : Batman, Lucky Luke, Rahan, et j’en passe…) force est de reconnaître que la curiosité du lecteur est titillée.

 

 

Coté dessin le style Atome de Schwartz, qui a déjà une expérience notable sur l’univers du Groom, est toujours très agréable et fait le job sans soucis, c’est détaillé, dynamique et bien mis en couleur, peut être moins original que dans certains autres opus du dessinateur mais ambiance et époque obligent aussi je dirais.

 

 

Le scénario m’a un peu moins emballé, même si il y a des bonnes idées et que l’action est menée à un rythme soutenu, le principe est loin d’être nouveau (au hasard : Matrix, Inception, l’Armée des 12 singes, et j’en passe).

 

 

Cela étant gardons à l’esprit que Spirou est tout de même destiné à un public en général plus jeune que ma génération, qui n’a pas forcément les références citées plus haut et devrait apprécier cette aventure (et son cliffhanger en deux temps) à sa juste valeur.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THIEVES HIGHWAY

 

 

C'est de qui ? A. Newman

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui, souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? En une petite décennie Jules Dassin (papa de Joe...mais pas de Jack ni d'Averell...ok désolé je reprends) a prouvé à Hollywood qu’il pouvait pondre de solides petits films, de série B certes mais dans des genres divers et variés.

 

Du coup ce sont souvent des compositeurs chevronnés qui mettent en musique ses réalisations, c’est d’ailleurs le cas sur ce film noir honnête pour lequel Alfred Newman, pourvoyeur de scores de qualité dont certains lui ont valu nomination et statuette aux Oscars, livre une partition sans fausses notes (oui, je sais c’est facile) où le suspense est exprimé avec une belle efficacité que ce soit dans les choix rythmiques comme mélodiques (via une belle utilisation des cuivres entre autres).

 

Si cette B.O n’est pas inoubliable et a même du mal à rivaliser avec certaines à venir qui définiront le genre, elle a néanmoins les atouts nécessaires à en faire une musique d’accompagnement tout à fait convenable pour ce Spirou sous marin !

 

 

 

 

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 07:03

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? CINQ AVRIL

 

 

C'est de qui ? Bussi, Duval et Monin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les scénaristes "ensemble" et le dessinateur également. 

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Au début du XVI° siècle un nourrisson est confié aux résidents du Clos Lucé où, peu de temps après, arrive Léonard De Vinci qui va prendre l’enfant sous son aile.

A la disparition du savant, le jeune garçon continue d’étudier l’œuvre du maître tout en aprenant également l’art du combat.

 

Mais bientôt il réalise que sa destinée est tout autre, qu’il est le descendant d’une noble lignée et qu’il va être amené à fréquenter les grands de ce monde et à prendre part à l’Histoire avec un grand H, se faisant en chemin de terribles ennemis.

 

 

Après avoir adapté de façon fort réussie Nymphéas Noirs de Michel Bussi, Fred Duval s’associe à l’écrivain pour le premier scénario de BD de ce dernier.

 

On se retrouve avec un début de saga historique à grand spectacle, pleine jusqu’à la gueule de rebondissements parfois un peu trop extravagants, parsemée de scènes d’action dignes d’un film de capes et d’épées avec Errol Flynn, et d’une pointe d’humour bienvenue.

 

Le tout est bien mis en scène par Noé Monin dans son style semi réaliste cartoony coloré et détaillé avec des personnages expressifs et des décors bien rendus. On sent une évolution intéressante depuis Les Lames d’Apretagne.

 

Une aventure haute en couleurs qui n’est pas forcément ma came mais qui devrait plaire à un large public.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CYRANO

 

 

C'est de qui ? A&B Dessner

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Les frères Dessner ont adapté la pièce de Rostand il y a quelques années sous forme de comédie musicale pour la scène et, succès du spectacle aidant, pour une version sur grand écran où le rôle de Cyrano est joué par Peter « Tyrion Lannister » Dinklage (qui s’offusque quand Disney choisit des nains pour jouer des…nains !...mais pas quand il est choisi pour interpréter le rôle de Cyrano…mais passons).

 

Les compositeurs ont mis l’accent sur l’aspect romantico-comique de la pièce avec des clins d’oeil amusants au répertoire classique, Debussy en tête, mais sans oublier d’y insuffler une savante dose d’action.

 

Au rayon des instruments, en plus de parties de cordes soignées, de cuivres caracolant et de percussions plutôt actuelles, on notera la présence inattendue d’une cornemuse.

 

L’ensemble, si pas toujours d’une folle originalité, s’avère varié et agréable à écouter, partageant avec ce premier tome de Cinq Avril une bonne humeur et un esprit un brin « too much ».

 

 

 

 

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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 17:50

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? FRNCK 8. L’EXODE.

 

 

C'est de qui ? Bocquet et Cossu.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis.

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Encore un chapitre d’aller-retours dans le temps avec ce nouvel épisode puisque l’on retrouve  Anoukis dans les années 70, qui sauve de la faillite un duo d’informaticien marginaux à qui elle va confier le smartphone de Frnck, leur permettant par là même de révolutionner (enfin pas tout de suite non plus !) la science.

 

Quand, une paire de décennies plus tard, ils arrivent à leur fins, Anoukis part rejoindre Fransisco dans la préhistoire et à nouveau chamboule la réalité en ouvrant les yeux à certains de nos héros sur les évènements et leur passé.

 

 

Ce huitième tome de Frnck se sera fait attendre mais les retrouvailles ne sont que plus réjouissantes tant, une fois encore, la série confirme qu’elle se positionne comme un déjà-classique à la fois dans la BD jeunesse-ado, d’humour, d’aventure voire même de SF, tant son concept de voyages spatio-temporels est maitrisé, ses répliques et situations souvent désopilantes, son casting impeccable et son rythme détonnant.

 

 

Ajoutez à cela le trait cartoony hybride semi réaliste de Cossu qui se bonifie avec le temps, avec un super travail sur les couleurs de Guillo et vous obtenez un sans fautes.

 

Le haut du panier de la BD franco-belge si vous voulez mon avis d’amateur éclairé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LA DESSE DE FEU.

 

 

C'est de qui ? James Bernard

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Une décennie avant cette énième adaptation du roman de HR Haggard James Bernard faisait des débuts remarqués à la Hammer avec le score de Quatermass où, malgré un orchestre réduit, il innovait déjà des parties de cordes surprenantes (qui ne seront pas sans influencer, quelques années après, Bernard Herrmann chez Hitchcock) et devenait par la même l’un des compositeurs attitrés du studio et une future référence de la B.O de film fantastique.

 

 

Après avoir laissé son empreinte sur les franchises Dracula et Frankenstein, en 65, il compose donc la musique de She, la plus grosse production de la Hammer, avec Ursula Andres en bikini de peau de bête dans une préhistoire fantasmée.

 

Il y prouve qu’il peut tout à fait produire une musique riche en aventure et en romance, aux accents orientaux marqués mais loin d’être téléphonés et d’une variété indéniable.

On appréciera son utilisation des instruments à vent, corps qu’l a peu eu l’occasion d’exploiter pour le grand écran, mais aussi – budget aidant- d’instruments auquel il n’a jamais fait appel, comme la harpe par exemple.

 

Parfois un peu décalé avec les scènes dans les années 70, le score de She est par contre surrané et décalé juste ce qu’il faut avec ce nouvel épisode de Frnck.

 

 

 

 

 

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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 10:01

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? L’ENFER POUR AUBE

 

 

C'est de qui ? Pelaez & Oger

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site? Les deux, le scénariste tout récemment et le dessinateur également (mais en tant que scénariste !)

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que Paris panse ses blessures dues aux travaux Haussmanniens et aux conséquences de la Commune, un malandrin au visage masqué et au look emprunté aux Apaches qui peuplent les faubourgs de la capitale, s’en prend à des gens hauts placés à qui il fait passer l’arme à gauche.

 

Un inspecteur affligé d’une étrange maladie et son équipier ancien brigand mènent l’enquête et vont se retrouver dans une sombre histoire de vengeance, entre massacre d’innocents, anciens bagnards et…cirque !

 

 

Début d’année chargé pour Philippe Pelaez avec pas moins de quatre titres parus dans des genres forts différents, ou tout du moins des époques, avec, pour au moins les deux que nous avons lu chez B.O BD, une qualité et un intérêt qui ne faiblissent pas.

 

Il se frotte ici au feuilleton historique, chassant sur les terres d’auteurs comme Hugo, Balzac ou encore Eugène Sue, excusez du peu, avec son anti-héros atypique, son méchant grand guignolesque et son intrigue qui mêle Histoire et enquête torve dans un background aussi original que glauque

 

Gros coup de cœur aussi pour la partie graphique avec un Tiburce Oger aussi à l’aise dans les plaines du Far West que dans le Paname de fin du XIX° siècle qui croque ses personnages avec talent et soigne ses décors détaillés, le tout dans une trichromie de gris, noirs et blancs rehaussée thématiquement de rouge.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : L’EMPEREUR DE PARIS

 

 

C'est de qui ? M. Beltrami

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Beltrami a appris la composition sous l’égide de Jerry Goldsmith on ne peut pas dire que sa filmographie, dans sa quasi-totalité, reflète le style ou le savoir-faire de son mentor.

 

Œuvrant essentiellement dans les films d’horreur (la saga des Scream), la SF à gros budget (Terminator 3, I Robot), les adaptations de comics tièdes (Hellboy) et autres thrillers de seconde zone, l’américain a étrangement croisé la route du réal français François Richet pour le diptyque Mesrine et le duo se reforme pour cette nouvelle évocation de Vidocq sur grand écran.

 

Sans être de la grande B.O, on sent tout de même Beltrami moins formaté qu’à l’accoutumée, avec des thèmes plus mélodiques voire lyriques tout en gardant ce sens de l’action et du suspense quand l’intrigue l’oblige.

 

Le compositeur soigne ses parties de cordes et de pianos avec une sensibilité qu’on ne lui connaissait pas. Si encore un peu attendu sur quelques passages, il livre là un des scores les plus intéressants de sa carrière dont la force musicale est toute à fait de rigueur pour le premier tome de cet Enfer pour Aube.

 

 

 

 

 

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16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 14:59

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? HERAUTS 1. LA BRISURE

 

 

C'est de qui ? Corbeyran et Bègue

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Landri et Mayeul, deux experts en héraldique missionnés par le roi, sillonnent les routes du royaume afin de recenser les nombreux blasons qui fleurissent dans la France du XIII° siècle.

 

Alors qu’ils font halte dans le domaine de Jeanne de Flandres ils découvrent un complot contre un jeune chevalier et décident d’enquêter, quitte à se mettre en danger.

 

Si le pitch de départ peut sembler classique (un duo de héros avec un « mentor » vieillissant et un « élève » fougueux), faisant même un peu penser parfois, dans ce contexte historique, à un illustre prédécesseur – le Nom de la Rose de Umberto Eco- ce premier volet de Hérauts se démarque  par quelques aspects originaux notables.

 

La nature même de l’occupation des deux personnages principaux, l’héraldique, sur laquelle on sent que Corbeyran s’est bien penché, l’utilisation d’éléments de langage ancien qui ne sont jamais redondants et ne nécessitent pas d’avoir un explicatif en bas de page ou autre, ou encore la teneur de cette première enquête, simple sans être simpliste, qui certes se résout un peu rapidement mais n’en reste pas moins bien narrée.

 

Ajoutez à cela un graphisme qui, si lui aussi puise ses influences dans les classiques du franco-belge, sait montrer tout l’étendue du talent du dessinateur et regorge de détails qui donnent parfaitement corps au contexte médiéval.

 

Un premier tome réussi qui, on l’espère, en appellera d’autres.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LANCELOT DU LAC

 

 

C'est de qui ? G. Delerue

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? A une époque déjà lointaine (même moi je n’étais pas né) ; la télévision française proposait aux téléspectateurs des programmes de qualité pour les fêtes de noël, sous la forme de téléfilms et/ou séries réalisés pour l’occasion.

 

C’est le cas de cette version de la légende arthurienne, plus précisément centrée sur Lancelot du Lac et son amour interdit pour la reine Guenièvre.

La magie d’internet permet aujourd’hui de revoir ce film aux multiples qualités, loin du grand spectacle à effets spéciaux dont nous abreuvera Hollywood dans les décennies à venir.

 

La réussite du long métrage est en grande partie due à la musique de Georges Delerue qui, fort d’une réputation méritée au cinéma, n’hésites pas à composer également pour le petit écran quand les projets l’intéressent (il faut également dire qu’il connaît le réalisateur depuis plus d’une décennie).

 

Ce qui fait la force des thèmes de ce Lancelot c’est un mélange habile de romantisme classe et de mystère qui les entoure. S’il sait se plier aux contraintes du format, Delerue n’en sacrifie pas moins la qualité et l’inventivité.

 

L’originalité de ce score réside dans l’utilisation que le compositeur fait des ondes Marthenot, instrument pas mal utilisé au cinéma pour la tessiture et l’atmosphère de ses sonorités qui, ici, couplées avec un orchestre classique, est du meilleur effet.

 

Il est à noter que cette B.O et celle des Rois Maudits, autre chef d’œuvre télévisuel des années 70 également mis en musique par Delerue, ont été remastérisées et ressorties en CD à partir des bandes originales de Delerue.

 

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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