15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 09:52

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  FEROCE

 

 

C'est de qui ? Macho & Muro Harriet

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Venus pour tourner un reportage sur le Tigre d’Amour dans son habitat naturel, une équipe d’écologistes actifs va se retrouver prise entre les trafiquants de bois russes (dont les boss ont une dent contre la chef de l’équipe de tournage), des fonctionnaires véreux et, last but not least, un tigre blessé qui a semble-t-il et d’une façon assez extraordinaire, décider d’éradiquer la présence humaine de son territoire de chasse.

 

 

Ce premier tome de Féroce, si l’on accepte le principe un peu « fantastique » du tigre vengeur, est un premier tome au rythme nerveux et au suspense soutenu qui prend son lecteur entre ses crocs pour ne le lâcher qu’à la dernière page.

 

Sur fond de désastre écologique hélas bien réel (la déforestation aussi massive que sauvage par la mafia russe et les risques de catastrophes écologiques que cela va entraîner) Muro Harriet livre un thriller aussi implacable que la taïga où il se déroule.

 

De son coté le dessinateur Alex Machio donne vie de fort belle façon aux décors enneigés et au casting bien campé. Son trait réaliste détaillé et foisonnant n’est pas sans faire penser à celui -virtuose ! - de son compatriote Landa.

 

Entre conscience écolo et polar nerveux, Féroce est indéniablement un des albums à lire en cette rentrée 2021.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE GREY

 

 

C'est de qui ? M. Streitenfeld

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une poignée de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? En dépit du sujet du film, Liam Neesson dans son énième rôle de dur qui, ici, tente d’escorter les survivants d’un accident d’avion harassés par une meute de loups affamés, la musique de Streitenfeld, transfuge du studio de Hans Zimmer, reste la plupart du temps assez en retrait pour ne pas dire anecdotique.

 

Le compositeur se contente en effet d’aligner des nappes instrumentales où l’orchestre est sous-utilisé, et où une certaine torpeur glaçante s’immisce lentement mais surement.

 

Heureusement, surtout pour la lecture de ce premier tome de Féroce, les plages illustrant les scènes d’action du film, si assez rares, sont plus énergiques, avec des cordes torturées jusqu’aux dissonances et quelques explosions de rythmiques électro industrielles inattendues mais efficace.

 

 

 

 

 

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 14:22

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? CORTO MALTESE. OCEAN NOIR

 

 

C'est de qui ? Vives et Quenehen

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble même.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Piégé par des acolytes un peu trop extrêmes à son goût, Corto se voit pris pour cible et obligé de prendre la tangente.

Entre activistes armés, reporter de guerre, agents de la CIA et autres magiciennes, le marin à la créole va parcourir la moitié du continent à la recherche d’un hypothétique trésor mais surtout, comme toujours, de lui-même !

 

Evidement, cette reprise de l’un des personnages les plus iconiques de la BD mondiale par l’un des artistes les plus en vue du paysage franco-belge actuel et son complice scénariste/journaliste/écrivain de 14 Juillet, a pris beaucoup de monde par surprise.

 

Surtout que le secret a été longtemps et savamment gardé par Casterman peut être conscient que les fans indécrottables risquaient, avant même d’avoir lu ou vu quoique ce soit bien évidement, crier au crime de lèse-majesté.

 

Dans la mouvance des reprises et autres hommages des héros classiques parues ces dernières années, cet Océan Noir se place sur le dessus du panier car ses auteurs ont su, comme Mathieu Bonhomme sur Lucky Luke ou Sfar et Blain sur Blueberry par exemple, respecter la série et ses codes tout en se les appropriant de façon fort réussie.

 

 

Là où Quenehen et Vivès se démarquent c’est dans l’ « actualisation » de Corto, puisque l’intrigue de leur opus se déroule au début du XXI° siècle alors que la série de Pratt couvrait plutôt celui du siècle précédent.

 

Notre gentilhomme de fortune, égal à lui-même, reste assez en retrait des événements qui l’entoure et de la folie des hommes (le milieu de l’intrigue est ponctuée par les attentas du 11 septembre), amoureux des femmes qu’il rencontre, méfiant envers les hommes.

 

On croise fugacement l’incontournable Raspoutine, et l’esprit Prattien se fait souvent sentir au détour d’une scène onirique, d’un dialogue poétique, le tout parsemé d’action et d’exotisme.

 

Graphiquement -quand même !- Vives réussit le tour de force de conjuguer son style si personnel au cahier des charges de la série, rajeunissant Corto, gardant parfois ses « tics » de visages sans yeux, sachant rendre ses personnages féminins désirables (de mémoire c’et bien la première fois que l’on a une femme nue dans un Corto ?!)

 

Pari gagné pour cet Océan Noir, plus original que la reprise « officielle » de la série par Canales et Pellejero et récit d’aventure prenant et rafraichissant.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :OSLO

 

 

C'est de qui ? J. Russo & Z. Keating

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui pour Russo.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Porté par deux acteurs talentueux révélés sur petit écran, Oslo évoque à la manière d’un thriller politique les accords de paix entre Israel et la Palestine, bien aidés en sous-main par un coulpe de…norvégiens.

 

C’est Jeff Russo, lui aussi abonné aux séries TV -dont certaines à succès- qui met en musique cette production Spielberg, avec, sur ce coup, la collaboration de Zoé Keating, violoncelliste et compositrice notamment connue pour son approche de l’instrument qu’elle couple de manière inventive à l’électronique.

 

Russo, qu’on a connu exubérant sur des choses comme Utopia, Umbrella Academy ou Légion, fait ici dans la sobriété quasi minimaliste, jouant pas mal sur des motifs répétitifs au piano sur lesquels Keating vient apposer des nappes de cordes modifiées.

 

Le ton navigue comme notre Corto, entre mélancolie et tension, et vient agréablement accompagner les déambulations du marin sans pour autant parasiter la lecture par une présence musicale trop marquée.

 

 

 

 

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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 07:52

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  L’ARBRE AU SOLEIL

 

 

C'est de qui ? O. Tezuka

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Tezuka, élevé au rang de Dieu du Manga par beaucoup (rien que ça), a, entre autres choses, un talent certain pour évoquer la grande Histoire via le prisme d’une « petite », procédé souvent payant si tant est que les deux se servent mutuellement.

 

 

C’est à nouveau le cas dans cette œuvre fleuve du mangaka où deux jeunes hommes que tout semble opposer au départ (l’un est un aspirant docteur passionné par la médecine occidentale- et hollandaise en particulier- alors assez mal considérée au Japon,  tandis que l’autre est un apprenti samouraï bien trop impulsif mais aux qualités de bretteur remarquables) vont évoluer en parallèle dans une société japonaise de fin du XIX° siècle où le dernier Shogun va laisser place à un ère des « lumières » sous la houlette de l’empereur.

 

 

On pourra tiquer sur certains aspects, inhérents à l’œuvre -pas mal de scènes plus ou moins burlesques qui donnent un rythme un peu lent et assez particulier à la narration, surtout au début- ou à sa version française - chez Tonkam, paru il y a 17 ans dans un format minuscule et, sacrilège, dans un sens de lecture occidental (tous les samouraïs sont donc gauchers !) – les 8 tomes de l’Arbre au Soleil permettent de découvrir une facette du talent de Tezuka qui sait aussi bien évoquer les relations humaines, les révolutions de l’Histoire et, last but not least, les progrès de la médecine, et ce à grand renforts de scènes , dessins et dialogues pointus.

 

 

Espérons que Delcourt, dans sa lancée de réédition des œuvres du maître, se penchera sur l’Arbre au Soleil.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LEGEND OF THE MOUNTAIN

 

 

C'est de qui ? Ta Chiang Wu

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Legend of the mountain, contrairement aux autres films du réalisateur, verse rapidement dans le surnaturel. A l’image cela se traduit par des jeux de lumières et d’éclairages hypnotiques tandis que la mise en scène atteint parfois des sommets expérimentaux.

 

 

A contrario la musique du film fait plutôt dans le sobre, entre introspection contemplatif et folklore mâtiné de fantastique.

 

Deux des protagonistes du film sont musiciens, une joueuse de tambour et un flutiste, ce qui donne évidement lieu à des scènes de musique diégétique qui permettent à Ta Chiang Wu de développer des phrases musicales entendues dans le film, notamment la scène cathartique des tambours, seul passage ouvertement estampillé épouvante de sa partition.

 

Ce sont sa variété et son caractère changeant, ancré dans une certaine tradition musicale orientale qui m’ont fait choisir, pour la lecture de l’Arbre au Soleil, le score de Legend of The Mountain, et le mariage s’est ma foi plutôt bien déroulé.

 

 

 

 

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bobd - dans manga Tezuka Aventures Wu
27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 09:20

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  HAMMERDAM 1

 

 

C'est de qui ? E. Fernandez

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Imaginez qu’un marteau à mi-chemin entre Excalibur et Mjolnir atterrisse un jour dans un petit village peuplé d’énergumènes aussi bizarres les uns que les autres et que ce soit une petite fille qui soit désignée comme l’élue pouvant le porter.

 

C’est ce qui arrive à Mélina, bien content de pouvoir partir à l’aventure et quitter son foyer où ses parents n’en n’ont que pour son petit frère.

Surtout qu’elle va être escortée par une guerrière aussi puissante qu’intrépide et, malgré elle là par contre, par un nain et son gros monstre de compagnon qui ont sauvé une fée des griffes d’un boulanger mal intentionné, un multiplicateur et la ribambelle d’archers qu’il a malencontreusement crée ou encore eux esprits forts critiques.

 

Toute cette compagnie s’engage dans la quête que leur propose le marteau magique !

 

 

Voici enfin la nouvelle série d’Enrique Fernandez qui nous a déjà enchanté ici avec Les Contes de l’Ere du Cobra ou, plus récemment, Nirma.

 

Si Hammerdam s’adresse peut être plus cette fois à un public plus jeune (mes deux enfants ont été plutôt convaincus), les lecteurs adultes retrouveront ce qui fait la réussite des autres titres de l’auteur complet : un scénario piochant dans les contes et légendes et se les appropriant avec réussite et, surtout, un graphisme cartoony expressif diablement original avec des couleurs pastels moins éclatantes que sur Brigada par exemple mais plus adaptée aussi au sujet et au genre.

 

Un premier tome multi-générationnel parfait pour occuper les chaudes journées d’été !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GARGOYLES SEASON 1

 

 

C'est de qui ? Car Johnson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Fréquent collaborateur - en tant qu’orchestrateur- de James Horner entre autre, Carl Johnson (qui, lui, ne court pas plus vite que ça en vrai) s’est surtout fait un nom dans le monde de l’animation avec une pléthore de dessins animés Looney Tunes et une poignée de projets pour Disney dont des suites de grands succès (Aladin, Le Bossu de Notre Dame, Winnie L’Ourson,…).

 

Au mitan des années 90 le studio aux grandes oreilles produit une série animée tv dont les héros sont des gargouilles du moyen âge écossais réveillées dans le New York du présent et qui vont devenir les anges gardiens des habitants de la Grosse Pomme.

 

Avec un ton résolument sombre et des emprunts à …Shakespeare (si, si !) la série est fort sombre pour une prod Disney et se rapprocherait plus d’un Batman Animated que d’un Bambi.

 

Elle permet à Johnson de montrer l’étendue de son savoir-faire dans un registre plus mature que d’habitude avec, après un générique un peu lambda,  des passages quasi gothiques où les chœurs lyriques sont ponctués de grands coups de cuivres et de percussions et où un clavier et une flute se partagent les parties solo.

 

On est entre le Taram de Bernstein et les films d’action à grand spectacle de la décennie, Johnson reprendra d’ailleurs quelques arrangements de la B.O de Gargoyles sur  The Perfect Storm avec Horner.

 

 

 

 

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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 07:30
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NAUTILIUS

 

 

C'est de qui ? M. Mariolle et G. Grabowski

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? L’Inde coloniale à la fin du XIX° siècle, impliqué à tort dans l’attaque terroriste d’un paquebot qui a couté la vie à nombre de passagers, Kimball O’Hara, agent des services secrets britanniques, va parcourir la moitié du globe avec une policière revancharde au train, à la recherche du capitaine Némo –prisonnier d’une forteresse imprenable- et de son légendaire Nautilus afin d’aller repêcher au fond des mers les preuves de son innocence.

 

Le pitch est ici volontairement évoqué dans une longue phrase interminable pour essayer de rendre le rythme effréné de ce récit d’aventure qui pioche à la fois dans le 20 000 Lieues sous les mers de Jules Verne et le Kim de Ruyard Kipling, deux auteurs majeurs du roman de genre.

 

Mariolle en tire un scénario qui fait –donc- la part belle à l’action et au suspense, un récit de traque dans des décors sauvages ponctué d’une séquence de prison bien tendue le tout emmené par un héros énigmatique et charismatique.

L’auteur remet avec métier au goût du jour l’ambiance des  œuvres fondatrices dont il s’inspire.

 

 

Aux dessins, pour son premier album, Grabowski rend une copie plus que satisfaisante, ses backgrounds sont riches et la dynamique de sa narration est manifeste.

 

L’influence de Montaigne- professeur du dessinateur- est bien présente mais sans pour autant être trop marquée, son style graphique est tout à fait adapté à ce genre de récits d’aventure qui va à 100 à l’heure.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE MUMMY

 

 

C'est de qui ? J. Goldsmith

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Souvent oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Malgré une expérience de travail  qu’il trouva particulièrement désagréable et sa piètre opinion sur le film fini, on peut faire confiance à Jerry Goldsmith pour donner toujours le meilleur de lui-même.

 

Dès le générique on retrouve quasiment toutes les thématiques que le compositeur va développer dans une partition fortement tournée vers l’action qu’il évoque à grand renforts de percussions et de cuivres qui partent fréquemment dans des scherzos endiablés.

 

Le tout est bien évidement teinté d’une atmosphère orientalisante bien rendue via l’utilisation inattendue d’un bouzuoki - instrument à cordes d’origine…grecque - que Goldsmith a déjà employé sur le score du 13° Guerrier.

 

Si dans l’ensemble La Momie est une suite quasi ininterrompue de morceaux de bravoure où les cordes ne sont vraiment à la fête que sur les –très- rares passages d’unerscoring, et du coup va bien avec ce premier tome du Nautilius, ça reste indubitablement l’un des 5 meilleurs efforts de son auteur dans une décennie qui en compta beaucoup.

 

 

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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