25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 09:29

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LE BARON

 

 

C'est de qui ? Jean-Luc Masbou

 

 

La Couv': 

 

 

Déjà croisés sur BO BD ? oui

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche: 

 

 

Ça donne Quoi ? Les aventures fantastiques du baron de Münchhausen ont déjà été adaptées, détournées, modifiées… très souvent entre cinéma, bande dessinée et autres média. Donc on pourrait penser que ce nouvel album ne mérite pas vraiment que l'on s'y attarde. Je vais essayer de prouver le contraire.

 

L'apprentie conteuse que je suis ne pouvait ignorer un album évoquant l'un des plus grands conteurs (certains diront menteur ou affabulateur…) qui soient. Surtout que j'ai découvert grâce à lui que le baron avait vraiment existé alors que j'étais persuadé que c'était un personnage de fiction.

 

C'est la découverte que fait le camelot Engelbert Bodmann en s'arrêtant dans la ville de Bodenwerder au printemps 1787. Il propose le livre aux citadins qui lui expliquent que c'est "leur" baron qui habite à côté. Ils vont tenter de décider le baron à venir à l'auberge pour raconter ses histoires. Le garde-chasse va lui montrer le livre et réentendre au passage des histoires de chasse. Un jeune serviteur aura droit aux aventures lunaires, le capitaine aux histoires russes, le cuisinier aux aventures sur mer. Hélas, le baron respecte la promesse faite à sa femme de ne plus s'enivrer à l'auberge. Mais…

 

 

Jean-Luc Masbou a eu l'heureuse idée de placer les aventures du baron au milieu d'une histoire entre histoire revisitée et conte. Le baron est flatté d'être devenu le personnage principal d'un livre qui restera à la postérité tandis que sa femme déplore que son nom reste attaché à des mensonges. Mais quel noble des environs, aussi riche et/ou snob soit-il, peut se vanter d'être le héros d'un livre? De quoi se poser des questions : vaut-il mieux être connu de son vivant pour ses richesses, sa beauté… ou rester dans les mémoires même comme un intarissable vantard ou menteur ou conteur (parfois les 3 à la fois)?

 

C'est le traitement graphique de l'auteur qui fait de cet album une vraie pépite originale. S'il a conservé au personnage le physique régulièrement utilisé depuis longtemps, il a choisi un style d'illustration différent pour chaque série d'aventures :

Images d'Épinal pour la vie du baron

Toiles de Jouy rose pour les aventures de chasse (voir ci dessous)

Théâtre de marionnettes pour les aventures dans la Lune (voir plus haut)

Pages cernées de petits dessins dans le style des illustrations de Bilibine pour les aventures russes (pour lesquelles on peut regretter le choix d'inverser quelques lettres pour évoquer le cyrillique)

 

 

Tonalité jaune et rose pour les aventures sur mer

Pages de parchemin pour les aventures exotiques et sous la mer

 

Et le boulet me direz-vous? Qu'en est-il du boulet?

À vous de le découvrir en lisant l'album!

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LES AVENTURES DU BARON DE MÜNCHHAUSEN

 

 

C'est de Qui ?  Michael Kamen

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ça donne Quoi ? C'était une évidence pour la fan de Terry Gilliam que je suis que la musique de son film soit un accompagnement idéal pour l'album.

 

Michael Kamen a composé de nombreuses musiques de films ou téléfilms dont certaines sont bien connues des cinéphiles (voir sa filmographie ailleurs). Il a montré dans ce score une souplesse extrême pour s'accorder avec la fantaisie du réalisateur en passant du côté martial de la guerre à une douceur tendre en passant par une fantaisie orientale. Mais il y a souvent avec des trompettes tonitruantes pour rappeler la carrière militaire du baron ou que c'est un "claironnant" vantard?

 

Mais ma partie préférée (et celle que je vous propose) concerne les aventures dans la Lune avec des instruments un peu étranges sifflants ou désaccordés bien en phase avec le côté baroque des aventures contées.

 

 

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Une Chronique de Gen

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 09:16

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES 4 DE BAKER STREET. LE DRESSEUR DE CANARIS.

 

 

C'est de qui ? Djian, Legrand, Etien.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Vent d'Ouest

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les précédents entre autre.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Charlie s’essaye à pousser la chansonnette sur les planches du cabaret quand Wilson un sombre personnage vient menacer Polly, qui, un peu plus tard va être agressée dans la rue et ne devra son salut qu’à l’intervention de Charlie et de Watson (le chat hein, pas le moustachu camarade de Holmes, ces deux-là étant à Rome à ce moment-là).

 

Nos trois enquêteurs en herbe et leur compagnon à 4 pattes vont alors s’intéresser d’un peu plus près à Wilson, surnommé le « dresseuse de canaris » qui serait mouillé dans la disparition d’au moins deux jeunes chanteuses ayant travaillé pour lui.

 

 

Mais en l’absence de leur mentor les choses sont toujours un peu plus compliquées, que ce soit pour Charly qui infiltre la troupe de Wilson, Tom qui s’érige en garde du corps improvisé ou Billy et ses rapports tendus avec la police. Néanmoins le Irréguliers ont été à bonne école et vont, tant bien que mal, arriver à leurs fins.

 

 

Un nouveau tome des 4 de Baker Street est toujours un plaisir et ce neuvième ne déroge pas à la règle. Inspiré par une affaire évoquée dans les écrits de Conan Doyle ce Dresseur de Canaris avec cet original background de music-hall crapuleux, comporte comme à l’accoutumée son lot de suspense, de  drame, d’émotion et d’humour, le tout toujours aussi bien mis en image par un David Etien dont nous louions le talent il y a peu et qui continue d’assurer sa partie sans failles.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :PENNYWORTH S.1

 

 

C'est de qui ? D. Russo

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? L’équipe derrière l’intéressante série Gotham, sur la jeunesse de Bruce Wayne, se retrouve derrière la caméra et au pupitre pour ce spin-off sur les jeunes années de Alfred Pennyworth, le plus célèbre majordome de l’histoire du comics.

 

Située dans l’Angleterre des années 60 on y suit un jeune Pennyworth qui va devenir agent du SAS et rencontrer Thomas Wayne (entre autre).

Si coté B.O, Gotham permettait à Russo de couvrir un large panel de genres et d’ambiances, vu le mélange des genres, ici le cadre est plus restreint mais non moins intéressant. Pour recréer la dite ambiance Russo s’est essentiellement inspiré des scores de John Barry de l’époque, utilisant un orchestre moins fourni que pour Gotham, avec des instruments comme la guitare la flute et des percussions.

 

La musique sur cette série est également moins présente, plus subtile et en retrait, sans pour autant être moins efficace. On appréciera, à la lecture de ce nouveau 4 de Baker Street, un certain underscoring contrebalancé par quelques morceaux de bravoure très british dans l’esprit, sans qu’une quelconque impression d’anachronisme gène l’auditeur  en plus !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 08:41

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : PEER GYNT. ACTE 1.

 

 

C'est de qui ? Antoine Carrion

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisés sur BO BD ? Sur quasi toute sa prod oui! 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil – collection Métamorphose

 

 

Une planche:

 

 

Ça donne Quoi ? Je ne connaissais du personnage de Peer Gynt que les suites musicale qu'Edvard Grieg avait tirées de sa musique de scène composée pour le drame d'Henrik Ibsen. C'est donc avec un grand intérêt que je me suis plongée dans cet album.

 

Qui est Peer Gynt? Un bon à rien, rêveur et menteur, coureur de jupons,… Oui tout cela ensemble. Mais il est aussi un fils qui accompagnera avec tendresse et fantaisie les derniers instants de vie de sa mère. Et aussi celui qui préfère s'éloigner de la douce et pure Solveig plutôt que de la souiller.

 

Dans son introduction, Antoine Carrion explique la difficulté d'adapter en français la langue poétique d'Henrik Ibsen, mais certains passages sont à lire à haute voix pour profiter des rimes et de la musique des paroles.

 

Mais, en bande dessinée, le plus beau des textes peut être réduite à néant si les dessins ne conviennent pas (ou plutôt s'ils ne plaisent pas quand on feuillette le livre). Ici, j'ai envie de dire que c'est l'inverse et que la beauté et la poésie des images font parfois oublier le texte. Surtout quand on profite de doubles pages qui donnent envie de partir visiter la Norvège. L'auteur joue aussi sur les dimension des cases en sortant des gaufriers classiques… plus une quadruple page fantastique qui forme un unique dessin.

 

 

Il propose également un intéressant travail sur le fond des pages pour ajouter de la noirceur dans le séjour chez les trolls par un noir profond tandis que les parties à l'air libre sont sur fond blanc.

 

J'ai découvert Antoine Carrion avec cet album dont j'attends impatiemment la suite… mais je sais, grâce à la musique, qu'elle va se passer en Orient.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? PEER GYNT

 

 

C'est de Qui ?  Edvard Grieg

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ça donne Quoi ? Edvard Grieg a écrit cette musique pour accompagner la pièce d'Henrik Ibsen et elle convient évidement parfaitement à chaque partie de la bande dessinée.

Cette version est complète alors que l'on connait mieux les 2 suites que le compositeur a faites en sélectionnant des morceaux choisis de cette longue partition. Les morceaux les plus connus sont "dans l'antre du roi de la montagne" et "la chanson de Solveig".

 

Fab va me tirer les oreilles (virtuellement) car il y a des parties chantées mais, à moins de comprendre le norvégien, cela ne devrait pas perturber plus que cela la lecture. Attention seulement à arrêter l'écoute au bon moment en attendant le tome 2 !

 

Pour les plus curieux, je signale qu'il existe un enregistrement mêlant musique et dialogues (en français) dont voici un exemple correspondant au dialogue entre le roi des trolls et Peer Gynt après la danse de la fille du roi : 

 

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Une Chronique de Gen

 

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17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 11:38
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CURTISS HILL

 

 

C'est de qui ? Pau

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Paquet

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que de l’autre coté de l’océan la guerre menace sur fond de montée des extrémismes, Curtiss Hill le play boy et Rowlf Zeichner son taciturne rival de toujours, s’affrontent sur les circuits de courses automobiles.

 

Entre coups bas et coups d’éclats, derrière le feu des projecteurs nos deux chiens ne sont pas ceux qu’ils veulent bien laisser paraître ; c’est la  reporter Maugène Berk qui va découvrir les vrais visages de ces cabots et tout ce qui gravite autour de leur rivalité !

 

Après nous avoir conquis sur Atlas et Axis, sa saga fantasy animalière, Pau enfonce le clou avec cet hommage aux films américains des années 50 qui mariaient les histoires d’hommes et les grands sentiments.

 

 

Graphiquement l’auteur espagnol a également encore franchi un cap, et son travail est tout simplement génial. Ses personnages anthropomorphes sont très réussis, dans la lignée des grands spécialistes du genre, de Disney à Juanjo Guarnido en passant par Tesuka, Le reste est à l’avenant avec des effets de narration très  dynamiques et des décors fouillés, le tout dans des teintes sépias qui renforcent l’atmosphère old school du scénario.

 

Un one shot qui a du chien !

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE CINCINNATI KID

 

 

C'est de qui ? L. Schifrin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé chez nous? Une poignée de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Ce Cincinnati Kid est probablement l’un des plus gros films que le compositeur argentin de Bullit ait eu à écrire, et ça se sent tout au long de sa partition.

 

Si son sens du swing est évidement bien présent ici, Schifrin se fait plus « sage » que sur les B.O de Enter The Dragon ou Dirty Harry, favorisant de arrangements plus classiques, des ambiances variées où la romance est exprimée par des cordes langoureuses, le suspense par des notes de piano accompagnées de cuivres moins funky qu’à l’accoutumée pour un résultat qui se rapproche des classiques que sont L’Homme au bras d’or ou Anatomy of a murder.

 

Si la personnalité du compositeur n’en n’est pas pour autant effacée, loin de là, avec quelques petites fioritures instrumentales et rythmiques de ci de là qui démarquent son score du reste de la production du genre, c’est cet aspect film noir groovy qui m’a fait sélectionner cette B.O pour ce Curtiss Hill est les compositions de Schifrin se sont révélées largement à la hauteur !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 10:33

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  IRA DEI 4. MON NOM EST TANCREDE.

 

 

C'est de qui ? Brugeas & Toulhoat

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur les précédents entre autre.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Tancrède, encombré d’Eudoxie et Marie, traqués par Hugues le revanchard, préfère épargner ses compagnes de route et se fait capturer. Guillaume de Hauteville, leader des troupes normandes, teste son intéressant prisonnier lors de duels à mort que notre héros remporte tous, finissant même par se débarrasser de l’incontrôlable Hugues, ce qui arrange Hauteville.

 

Le salut vient cependant de là où Tancrède l’attendait le moins en la personne d’Etienne qui veut retrouver Marie, sa sœur.  

 

Entre combats épiques et psychologie poussée des personnages, cette conclusion du second cycle d’Ira Dei tient ses promesses, faisant de la saga du duo doué Brugeas /Toulhoat, une série aux qualités manifestes, que ce soit dans son scénario qui s’appuie bien sur le background historique tout en sachant ne pas s’y enliser (on pense parfois aux –bonnes – saisons de la série TV Vikings par exemple) que dans ses graphismes furieux où portraits expressifs et paysages sauvages se partagent bien la vedette.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : LE SEIGNEUR DE LA GUERRE

 

 

C'est de qui ? J . Moross

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

https://i.imgur.com/3bccOGi.jpg

 

Ca donne Quoi ? Bien plus subtile que beaucoup de bandes originales du même acabit (celles de Rozsa par exemple), la partition de The War Lord fait la part des choses entre thèmes hauts en couleurs où héroïsme et action sont exprimés via des cuivres flamboyants, et introspection plus dramatique où ce sont les cordes qui sont à l’honneur.

 

Le seul bémol finalement de ce score est sa durée, particulièrement réduite pour l’époque puisque l’on dépasse à peine la demi heure de musique, mais ce n’st pas du fait de Moross qui vit sa deadline réduite de moitié suite à des soucis de final cut sur le film ; il aura même un providentiel coup de pouce de la part de Hans Slater, pilier de studio que l’on a souvent écouté chez nous, et qui amène son savoir faire et son expérience dans la partie pour un résultat encore plus orignal.

 

Probable que pour Ira Dei quelque chose de moins dâté aurait mieux fait l'affaire ais c'était histoire de changer un peu d'ambiances. 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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