25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 08:51
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DREAMS FACTORY 2

 

 

C'est de qui ? Hamon et Zako

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà lus chez nous? Oui, sur le tome 1 entre autre.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Tandis qu’Indira met tout en branle pour retrouver son jeune frère, mystérieusement disparu dans l’usine, comme tant d’autres avant lui, c’est les origines même de la maîtresse des lieux qu’elle va découvrir, elle aussi confrontée avec son frère à des choix drastiques alors qu’elle n’était qu’une enfant.

 

 

Le tome précédent avait piqué ma curiosité et avait charmé les 2 générations de lecteurs de chez B.O BD (respectivement 45, 12 et 6 ans) par son ambiance à la fois jeunesse et steampunk et son trait hybride.

 

Si de ce coté-là la magie opère toujours, avec de belles compositions graphiques de Zako, le scénario nous a laissé un peu sur notre faim  avec de nouvelles pistes ouvertes et d’autres pas forcément éclairées alors que le background général ne demandait qu’à être développé.

 

Les personnages sont intéressants, avec des jeux de signifiants sur les fratries mais l’intrigue et les aboutissants auraient peut-être mérités un album supplémentaire pour être plus explicites.

 

Reste une fable victorienne noire à l’ambiance aussi glaçante qu’originale.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :PHANTOM OF THE OPERA

 

 

C'est de qui ? C. Davis

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? S’il a pas mal œuvré pour le cinéma britannique, Carl Davis s’est fait une spécialité de (re)mettre en musique des films de l’ère du muet avec une réussite certaine qui ont valu à ses scores de devenir les « officiels » des films en question lors de maintes projections ultérieures.

 

Ici, pour la toute première version cinéma du roman de Gaston Leroux (qui a presque 100 ans !), il s’inspire beaucoup de l’opéra de Gounod, présent dans certaines séquences du film et y ajoute des thèmes dans un esprit certes classique mais avec des orchestrations et arrangements bien plus modernes sans pour autant que cela ne choque l’auditeur.

 

Son thème pour le personnage joué par le fantastique Lon Chaney joue sur le dramatique un rien pompeux avec une dominante mineure qui met l’emphase sur la nature à la fois démoniaque et tragique du monstre.

 

Opposée à cette ambiance de frayeur, Davis mâtine sa partition d’un romantisme lyrique jamais ridicule qui ajoute une véritable dimension dramatique quasi victorienne à sa musique.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 09:11

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  GOLGOTHA

 

 

C'est de qui ? Alcante, Bollée et Breccia.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui les scénaristes (mais pas ensemble) tout comme le dessinateur.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Plus dure sera la chute ! C’est ce qu’expérimente à ses dépens un gladiateur adulé par la foule qui, alors qu’il va être affranchi, est trahi par son maître qui le livre à un adversaire terrifiant qui va le laisser défiguré et amputé.

 

Mais vous savez ce qu’on dit de la vengeance (puisque on en est aux dictons !) et notre héros va faire un come back appuyé.

Dans le même temps un étrange miraculé est capturé par les légions romaines et gardé au secret afin de lui soutirer celui de son immortalité apparente.

 

Le duo de scénaristes derrière ce premier tome de Golgotha a, ensemble ou séparément, touché un peu à tous les genres avec une certaine réussite ; leur dernier effort commun, la Bombe, leur a demandé cinq années de travail et le résultat n’a pas déçu. Ici on sent clairement qu’ils ont cherché la récréation en proposant une espèce de mélange de la série TV Spartacus et le mythe du Christ, le tout saupoudré de scènes chocs qui font mouche.

 

S’il n’a pas forcément la maestria et l’originalité de son paternel, Enrique Breccia possède néanmoins un style incisif et reconnaissable au premier coup d’œil qui avait déjà fait la réussite des Sentinelles ou de Lovecraft par exemple.

On le retrouve ici avec plaisir, la fureur du scénario, riche en scènes de combats sanglants et la richesse du background lui permettant de rendre une copie pour laquelle on lève le pouce (aucun rapport avec le like facebook n’est ce pas !).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THRO RAGNAROK

 

 

C'est de qui ? M. Mothersbaugh

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une aire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’on avait perdu au change en voyant Brian Tyler remplacer Patrick Doyle entre le premier et le second volet de la saga Thor au cinéma, l’arrivée de Mothersbaugh sur la franchise relève un peu le niveau.

 

Il faut dire que le scénario de ce Ragnarok, joyeusement barré et jouant sur une certaine dérision du concept même de super –héros (oui, Deadpool et son succès au box-office était passé par là !), permet au compositeur de jouer à la fois sur les codes de la musique souvent pompeuse de films super héroïques mais également quelques incursions bienvenues (qui a dit : salvatrices ?!) dans celui de l’action grand spectacle débridée (ce qu’il fait déjà très bien sur Disenchanted d’ailleurs)

 

Plus difficile à caser seront les pistes synthétiques que Mothersbaugh dit avoir été inspirées par…Jean Michel Jarre ! Gageons que ce cher jean Mimi n’a pas la même aura chez nous qu’Outre Atlantique !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 08:41

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : PEER GYNT. ACTE 1.

 

 

C'est de qui ? Antoine Carrion

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisés sur BO BD ? Sur quasi toute sa prod oui! 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil – collection Métamorphose

 

 

Une planche:

 

 

Ça donne Quoi ? Je ne connaissais du personnage de Peer Gynt que les suites musicale qu'Edvard Grieg avait tirées de sa musique de scène composée pour le drame d'Henrik Ibsen. C'est donc avec un grand intérêt que je me suis plongée dans cet album.

 

Qui est Peer Gynt? Un bon à rien, rêveur et menteur, coureur de jupons,… Oui tout cela ensemble. Mais il est aussi un fils qui accompagnera avec tendresse et fantaisie les derniers instants de vie de sa mère. Et aussi celui qui préfère s'éloigner de la douce et pure Solveig plutôt que de la souiller.

 

Dans son introduction, Antoine Carrion explique la difficulté d'adapter en français la langue poétique d'Henrik Ibsen, mais certains passages sont à lire à haute voix pour profiter des rimes et de la musique des paroles.

 

Mais, en bande dessinée, le plus beau des textes peut être réduite à néant si les dessins ne conviennent pas (ou plutôt s'ils ne plaisent pas quand on feuillette le livre). Ici, j'ai envie de dire que c'est l'inverse et que la beauté et la poésie des images font parfois oublier le texte. Surtout quand on profite de doubles pages qui donnent envie de partir visiter la Norvège. L'auteur joue aussi sur les dimension des cases en sortant des gaufriers classiques… plus une quadruple page fantastique qui forme un unique dessin.

 

 

Il propose également un intéressant travail sur le fond des pages pour ajouter de la noirceur dans le séjour chez les trolls par un noir profond tandis que les parties à l'air libre sont sur fond blanc.

 

J'ai découvert Antoine Carrion avec cet album dont j'attends impatiemment la suite… mais je sais, grâce à la musique, qu'elle va se passer en Orient.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? PEER GYNT

 

 

C'est de Qui ?  Edvard Grieg

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ça donne Quoi ? Edvard Grieg a écrit cette musique pour accompagner la pièce d'Henrik Ibsen et elle convient évidement parfaitement à chaque partie de la bande dessinée.

Cette version est complète alors que l'on connait mieux les 2 suites que le compositeur a faites en sélectionnant des morceaux choisis de cette longue partition. Les morceaux les plus connus sont "dans l'antre du roi de la montagne" et "la chanson de Solveig".

 

Fab va me tirer les oreilles (virtuellement) car il y a des parties chantées mais, à moins de comprendre le norvégien, cela ne devrait pas perturber plus que cela la lecture. Attention seulement à arrêter l'écoute au bon moment en attendant le tome 2 !

 

Pour les plus curieux, je signale qu'il existe un enregistrement mêlant musique et dialogues (en français) dont voici un exemple correspondant au dialogue entre le roi des trolls et Peer Gynt après la danse de la fille du roi : 

 

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Une Chronique de Gen

 

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 20:38
 
 
 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  VLAD DRACULEA 1

 

 

C'est de qui ? A. Ohkubo

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà lu chez nous? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si énormément de versions du Dracula de Bram Stoker, l’une des pierres angulaires de la littérature de vampires, voire de la littérature fantastique tout court, ont vu le jour en BD, peu se sont attachées aux origines du personnage.

Aujourd’hui c’est un mangaka qui s’y colle, s’attachant à évoquer la vie –romancée forcément- de Vlad Basarab, rince valaque pus connu sous le sympathique surnom de l’Empaleur.

 

 

Si la figure historique a effectivement inspiré Stocker pour son vampire, sa biographie est assez floue ce qui permet à l’auteur de ce Vlad Draculea de pas mal broder.

Il présente son héros comme un jeune héritier peu assuré au départ qui va rapidement faire preuve d’autant de stratégie que de cruauté.

 

 

On pense beaucoup à la lecture de ce premier tome, au Ivan Le Terrible d’Eisenstein (enfin ceux qui ont vu les films hein, ils ne doivent –hélas- pas être légion par ici) et les amateurs du roman de Stoker en sont pour l’instant pour leurs frais surtout que, comme souvent dans ce genre d’exercice, le rythme est assez lent.

 

 

Cela risque de donner une série à rallonge (euphémisme pour un manga), pas sûr que je la suive à moins que le second volet change un peu la donne.

 

 

Deux mots du style graphique pour conclure, assez lambda mais soigné notamment sur les détails des décors et architectures et, surtout, qui n’abuse pas des poncifs du genre (déformation exagérée des visages par exemple).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :SYMPHONIE N°5

 

 

C'est de qui ? Shostakocivh

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si pas mal de compositeurs prestigieux ont dû se plier aux exigences drastiques du régime stalinien, tous n’ont pas eu la tâche facile, loin s’en faut.

A l’instar d’un Prokoviev, Shostakocivh a beaucoup souffert de la période. Il débute d’ailleurs l’écriture de cette pièce en convalescence et mettra plus de trois mois à la mener à terme.

 

 

On retrouve dans cette symphonie l’ampleur lyrique de ses premiers pas dans le genre mais également la dimension novatrice des œuvres suivantes. S’il renoue avec l’héroïsme de ses prédécesseurs, Tchaikovski en tête, notamment par son utilisation des cordes, il insuffle dans ses thèmes une tristesse aussi tragique que poignante.

 

 

Un grand moment de classique qui exacerbe autant un patriotisme typiquement soviétique qu’une ode à la souffrance et à la rébellion.

Ce premier tome de Vlad Draculea n’en demandait probablement pas tant !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 08:48
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  1984

 

 

C'est de qui ? Derrien et Toregrossa

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site?Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Depuis le mois de mars de cette étrange année les références au roman 1984 d’Orwell ont fleuri un peu partout, notamment sur la Toile, pour faire référence à la situation que l’on vit, que ce soit chez nous ou à l’échelle mondiale.

 

Et si dire que l’auteur était visionnaire révèle clairement de l’euphémisme, tout comme pour le Gulliver dont nous parlions il y a peu, ou la Ferme des Animaux, évoqués ici aussi cette année à l’occasion de la sortie du second tome du Château des Animaux, peu de gens ont lu ces œuvres pourtant majeures de la littérature.

 

Qu’à cela ne tienne, comme pour les deux titres cités ci dessus (oui, oui je sais pour la Ferme !) 1984, qui tombe dans le domaine public début 2021, se voit adapté en BD, et pas une, ni même deux, mais bien trois fois en l’espace de quelques mois !

 

Penchons nous sur la version signée Derrien et Toregrossa qui réussit à condenser le texte d’Orwell en 120 pages tout en en gardant l’ambiance ô combien anxiogène et ces thématiques fortes.

 

 

Nous voilà donc dans une Angleterre dystopique et totalitaire où les humains sont divisés en classes, l’une complètement dominée par le tout puissant Parti, qui règne par la peur et l’asservissement, l’autre, le prolétariat, quasiment livré à lui même dans une pauvreté crasse.

Un homme et une femme vont braver les interdits et tomber amoureux mais payeront le prix fort pour leur désobéissance.

 

Le parti pris graphique est intéressant, avec une majeure partie de l’album en noir, blanc et gris qui retranscrivent bien l’atmosphère glauque et écrasante de la vie sous l’œil de Big Brother, tandis que les quelques scènes d’intimité et de bonheur des deux protagonistes fait apparaître de belles couleurs.

Le scénario évite l’écueil du récitatif trop présent sans – donc- trop diluer le propos d’origine.

 

Un album certes peu joyeux pour finir une année qui ne l’a pas été non plus, mais qui a le mérite de donner une vision intéressante d’un roman toujours cruellement d’actualité

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :I THINK WE’RE ALONE NOW

 

 

C'est de qui ? A. Taylor

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Il semble évident qu’Adam Taylor a été approché pour mettre en musique ce scénario post-apo suite au succès –amplement mérité- de l’adaptation télévisée d’Handmaid Tales où ses compositions participaient grandement à la réussite de l’ensemble.

 

Reprenant la formule qui a fait la réussite de la série en question, Taylor marie à nouveau les instruments acoustiques aux nappes et effets électroniques pour créer des paysages musicaux planants et anxiogènes aussi subtils qu’insidieux.

 

Laissant quelque peu de coté le minimalisme dont il est friand, il lorgne pas mal ici sur le travail qu’Angelo Badalamenti a fourni pour son compère David Lynch, mélangeant un mélo faussement sirupeux à un tragique pesant.

Vous l’aurez compris, ici non plus on n’est pas là pour rigoler, mais les deux media se complètent à merveille !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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