20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 08:14

 

 

Si Tintin retourne chez les Soviets et en voit de toutes les couleurs, ce n'est pas le seul à avoir à faire aux révolutionnaires Russes.

 

La preuve, deux nouveautés ce mois ci se déroulent pendant la même période historique, consacrons leur donc la journée, elles en valent bien la peine.

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : KAMARADES. TERRE PROMISE

 


C'est de qui : Goust, Dusséaux et Abtey

 

 

La Couv':

 

Soviet Système  /  Kamarades  Vs.  Richard III

 

Déjà croisé sur le site? Oui, sur les tomes précédents.

 

 

C’est édité chez ? Rue de Sèvres

 

 

Une planche:

 

Soviet Système  /  Kamarades  Vs.  Richard III

 

Ca donne Quoi ?  Notre improbable couple ne tient pas longtemps planqué au milieu des Rouges et les voilà à nouveau en cavale. Passés en Pologne pour retrouver la mère de Volodia ils combattent les Russes aux cotés des autochtones…mais c’est compter sans la fatalité et, surtout, l’acharnement de Staline qui a juré la perte des Romanov.

 

Un troisième et dernier volet qui, une fois passée la surprise/légère déception du second m’a bien plus emballé et qui donne à la petite histoire dans la grande, lue dans sa totalité, un vrai panache d’aventure historique mélodramatique mais épique.

 

Le trait, je le redis, est vraiment à mon sens le gros point fort de Kamarades et l’on espère retrouver très vite Mayalen Goust sur un prochain projet !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? INCIDENTAL MUSIC TO RICHARD III

 

 

C'est de Qui ? J. Vogel

 

 

La couv'

 

Soviet Système  /  Kamarades  Vs.  Richard III

 

Déjà croisé dans le coin?  Non

 

 

On peut écouter? Aucun extrait vidéo de la pièce, mais vous pouvez avoir un aperçu de chaque piste par là.

 

 

Ca donne Quoi ? Le compositeur d’origine juive Jaromir Vogel (à propos duquel je vous met au défi de trouver un semblant d’informations, que ce soit en français ou même en anglais), a été commissionné pour écrire les musiques d’accompagnement de toute une série d’adaptations des grandes pièces shakespeariennes présentées au Château de Prague il y a quelques années.

Pour son Richard III s’il s’inspire de la musique d’époque, instrumentale et chantée, qu’il retranscrit de manière inventive (les percussions font très métalliques par exemple), il n’en oublie pas moins, à la manière d’un Rosza au cinéma ou d’un John Zorn dans le jazz (oui, je sais, l’écart est audacieux !), ses origines et insuffle dans sa partition des mélodies et arrangements folkloriques parfois surprenants mais toujours bien amenés.

Composée essentiellement de  thèmes dédiés aux principaux protagonistes cette « B.O » est un intéressant exemple de musique aux confluents des genres et des influences qui, grâce à un caractère intemporel métissé a fort bien accompagné cette conclusion tragico-romantique d’une épopée russe.

 

 

-----------------------------

 

 

Une chronique de Fab

Repost 0
19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 10:39

 

 

 

LA BD:

 

C'est quoi : THORGAL. LE FEU ECARLATE

 

 

C'est de qui ? Grzegorz Rosinski et Xavier Dorison

 

 

La Couv':

 

Souffler le chaud et le froid  /  Thorgal 35  Vs.  Le Dragon du lac de feu

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour les 2

 

 

Une planche

 

Souffler le chaud et le froid  /  Thorgal 35  Vs.  Le Dragon du lac de feu

 

Ca donne Quoi ? Les adeptes de la secte des magiciens rouges vénèrent Aniel, le fils de Thorgal et Kriss de Valnor, comme la réincarnation de leur prophète Kahaniel. Face à un tel fanatisme, que pourra Thorgal pour sauver son fils?

 

Le dernier album de la série devrait être le n°36 qui sera aussi le dernier et 8e de la série parallèle Louve et également le dernier et 9e de l'autre série parallèle Kriss de Valnor. Autant dire que nous risquons d'attendre quelque temps cette conclusion puisque les scénaristes doivent communiquer pour cette apothéose finale… enfin peut-être finale puisque le graphique en fin d'album montre une flèche après le 36e?

 

Concernant ce tome n°35, je peux dire qu'il y a beaucoup de batailles, de massacres, de révélations en tous genres pour les uns et les autres… et que personne ne sortira totalement indemne de cette folie.

 

Côté dessins, tout l'art de Rosinski est présent dans cet album où la couleur dominante est le rouge qui va des les yeux d'Aniel à l'eau qui brûle comme dans l'image ci-dessous.

 

Souffler le chaud et le froid  /  Thorgal 35  Vs.  Le Dragon du lac de feu

 

Je suis les aventures de Thorgal depuis l'origine de la série il y a 36 ans. Plus il vieillit et moins il est un héros, mais plus il est humain… et c'est pour cela que je suivrai fidèlement son histoire jusqu'au bout.

 

-----

 

L’avis de Fab : Si je suis également Thorgal depuis presque 30 ans, je suis moins enthousiaste sur l’évolution de la série ces dernières années.

 

Si l’on pouvait espérer un sursaut d’intérêt avec l’arrivée de Dorison, force est de reconnaître que le scénariste est face à un cahier des charges probablement trop lourd pour pouvoir vraiment s’exprimer et l’intrigue de ce nouvel opus ronronne dans la lignée des précédents.

 

Coté graphismes si j’avais plutôt bien apprécié les précédents, en peinture/couleur directe, j’ai été plus que rebuté par celui-ci, plein d’approximations ne serait ce qu’au niveau des visages. Rosinsky a été hospitalisé durant la création de l’album mais à continué à bosser dessus. Il aurait peut être mieux valu reporter la sortie de ce 35° tome afin de soigner un peu plus une partie graphique hésitante.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LE DRAGON DU LAC DE FEU

 

 

C'est de Qui Alex North

 

 

La couv'

 

Souffler le chaud et le froid  /  Thorgal 35  Vs.  Le Dragon du lac de feu

 

Déjà entendu chez nous?  Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Une BO très angoissante à base de cordes grinçantes, de cuivres hallucinés et des percussions en une alternance de morceaux relativement doux et calmes et d'autres particulièrement violents et sonores.

Voilà une BO bien en dehors des normes disneyennes, mais le film l'est également avec son scénario sombre et cynique et ses personnages ambivalents! Musique et film étaient tellement différents qu'il y a eu de nombreuses nominations (Oscars, académie des films de SF et fantastique, prix Hugo), mais pas de prix, pour l'ensemble .

 

Personnellement, j'ai retrouvé dans cette partition l'influence des grands ballets de Stravinski (entre autres le sacre du printemps) et de quelques autres compositeurs russes (dont Prokofiev). Mais c'est peut-être bien normal puisqu'Alex North a étudié deux ans au conservatoire de Moscou vers 1934 et que ses parents étaient émigrés russes.

 

Un lac de feu pour accompagner une source en flammes, quoi de mieux?

 

 

 

-------------------

 

Une chronique de Gen

Repost 0
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 08:17
Comment chroniquer un excellent album  en musique?  / Astrid Bromure Comment épingler l'enfant sauvage?  Vs.  How to steal a million

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : ASTRID BROMURE. COMMENT EPINGLER L’ENFANT SAUVAGE.

 


C'est de qui F. Parme

 

 

La Couv':

 

Comment chroniquer un excellent album  en musique?  / Astrid Bromure Comment épingler l'enfant sauvage?  Vs.  How to steal a million

 

Déjà lu sur le site ? Oui, sur les deux tomes précédents.

 

 

C’est paru chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Une Planche :

 

Comment chroniquer un excellent album  en musique?  / Astrid Bromure Comment épingler l'enfant sauvage?  Vs.  How to steal a million

 

Ça donne Quoi ? Planquez- vous, Astrid s’ennuie, et Astrid veut un petit frère ! Devant le refus de ses parents, et - vous la connaissez !- jamais à court de ressources, elle va faire embarquer tout son petit monde   au Gabokonga, contrée africaine peuplée de pygmées où elle va rencontrer un enfant sauvage.

Planquez-vous, Astrid est amoureuse !

 

Le troisième tome de la délicieuse série de Fabrice Parme apporte une nouvelle dimension avec cette touche d’exotisme et une aventure en « extérieur ». Le changement fonctionne à merveille, donnant à l’auteur l’occasion de développer l’humour imparable déjà bien présent sur les deux premiers, mais aussi son personnage principal (avec entre autre une présence plus marquée des parents) qui n’est plus simplement l’adorable petite peste mais gagne en profondeur en dévoilant ses sentiments naissants. Le tout toujours dans ce superbe style graphique qui n'est pas sans évoquer les classiques old school de l'animation comme de l'illustration.

 

Un régal de lecture pour les grands et les plus jeunes.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? HOW TO STEAL A MILLION

 

 

C'est de Qui ? J. Williams

 

 

La couv'

 

Comment chroniquer un excellent album  en musique?  / Astrid Bromure Comment épingler l'enfant sauvage?  Vs.  How to steal a million

 

Déjà croisé dans le coin? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Ah, les grands esprits ! Alors que je furetais du coté des B.O de l’adaptation « live » de Tintin et de Catch me if you can, toutes deux composées par John Williams, je me suis souvenu que Fabrice Parme, lors de la chronique du premier volet d’Astrid Bromure, avait évoqué les musiques qu’il écoutait quand il réalisait les albums de sa chipie.

 

John Williams et ce How to steal a million y figuraient en bonne place, et je me suis dit “et bien pourquoi pas ?! » Et j’ai bien fait car l’on retrouve en substance dans ce très remuant score –l’un des tout premiers du compositeur-  les prémices de pas mal de choses des deux envisagés précédemment.

 

Outre une ambiance sixties agréable, mâtinée d’une ambiance qui fait quasi dessin animé.

Les cuivres sont à la fête au point que l’on parfois l’impression d’entendre de la musique de cirque (et que le fantôme de Nino Rota plane sur certaines pistes), ce qui, pour une aventure dans la jungle, se révèle fort amusant.

 

Même la bluette chantée à plusieurs voix, écoutée sur la conclusion de la BD, apporte une touche encore plus fun à la scène du « baiser ».

Doublement merci à Fabrice Parme pour le coup !

 

 

 

 

---------------------

 

 

Une Chronique  de Fab

Repost 0
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 08:34

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : THEY’RE NOT LIKE US

 


C'est de qui Stephenson & Gane

 

 

La Couv':

 

ILS Arrivent!  /  They're not like us  Vs. Arrival

 

Déjà lu sur le site ? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Jungle Comics

 

 

Une planche :

 

ILS Arrivent!  /  They're not like us  Vs. Arrival

 

Ça donne Quoi ? Dans la mouvance dont on peut remonter les balbutiements aux historiques œuvres d’Alan Moore ou de Frank Miller, développée à outrance par des gens comme Mark Millar, They’re Not Like Us, parue chez Image Comics Outre Atlantique, a  pour héros une bande de jeunes gens ayant des capacités sur-humaines (qui tournent autour de la télépathie et de la suggestion) mais qui préfèrent s’en servir pour leur bien être plutôt que pour faire « le bien ».

 

Mais ça c’était jusqu’à ce que Syd, ado au bout du rouleau à cause de son don et de la façon dont elle est perçue, rejoigne le groupe à son corps défendant et qu’on lui intime de tuer ses parents !

 

Avec un casting qui pourrait rappeler les groupes de mutants rejettés qui ont fait les grandes heures de Marvel, la nouvelle série de Stephenson (auteur de Phonogram, on retrouve d’ailleurs sa passion de la musique dans ce titre ci) prend les clichés à contrepied en alignant à dessein des personnages presque tous antipathiques aux motivations clairement tendancieuses.

 

La mise en place et la présentation des protagonistes est peut être un brin longue et le rythme aurait bénéficié de coupes plus franches mais le but est atteint ; les accrocs de héros en collant d’aujourd’hui devraient prendre une petite  claque à la lecture de ce premier recueil dont le dessin n’est pas sans faire penser parfois à celui d’un  Paul Pope, en moins stylisé cependant.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? ARRIVAL

 

 

C'est de Qui ? J. Johannsson

 

 

La couv'

 

ILS Arrivent!  /  They're not like us  Vs. Arrival

 

Déjà croisé dans le coin? Une fois.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Est-ce que, dans 25 ans, on écoutera certains scores des années 2010 en se disant, comme l’on peut le faire aujourd’hui au sujet de ceux des années 80, que la musique de film vivait quand même une drôle d’époque, affreusement ancrée dans un genre appelé à devenir obsolète alors même qu’il était crée ?

 

Et est-ce que des gens comme Johannsson seront montrés du doigt comme les artisans de la débâcle ? Pas sur que je serais encore en train de rédiger des chroniques musicales à ce moment là, mais je ferais bien ma Cassandre en le clamant haut et fort dés aujourd’hui.

 

Composant avec force électronique produisant bourdonnements et cliquettements, nappes et parasites faisant passer l’ensemble pour un concert de drones mélangés à des pylônes hautes tensions, ces B.O, si parfois redoutables d’efficacité (on se souvient chez nous de celle de Sicario par exemple), sont parfois loins du concept même de musique.

 

Mais, si on les prend pour ce qu’elles sont, des illustrations sonores d’images et scénarios particuliers, on peut admettre que le contrat est rempli, et c’est d’ailleurs le cas avec ce They’re not like us qui, lu avec ces sonorités étranges en fond, prend une autre dimension, plus sombre, plus particulière…

 

 

 

 

---------------------

 

 

 

Une Chronique  de Fab

Repost 0
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 12:51

 

A des années lumière de l'"indé" d'hier, la suite d'une petite série qui a clairement tout d'une grande!

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA SUITE DE SKOLEM 2. DISPARITIONS.

 


C'est de qui : Kierzkowski & Marek

 

 

La Couv':

 

Bandes des Indés  /  La Suite de Skolem 2  Vs.  Attack of the crab monsters

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur le tome précédent.

 

 

C’est édité chez qui ? Editions Pirates.

 

 

Une planche:

Bandes des Indés  /  La Suite de Skolem 2  Vs.  Attack of the crab monsters

 

Ca donne Quoi ? On retrouve Roldek, son oncle Ratmir et l’intrigante Guéorguina (dans un bien inquiétant état !) dans un village perdu d’Europe de l’Est, toujours à la poursuite de la prochaine apparition de l’Homme en Noir. Notre héros va finir par comprendre que l’énigme de la Boule de Skolem et des tâches étranges sur la peau de la jeune femme sont liées à ce qui semble être une suite de voyages spatio-temporels et peut être arriver à mettre un terme à une aventure qui prend des proportions incongrues…mais à quel prix !

 

On en parlait il y a encore peu (avec Patience) le thème du voyage dans le temps est toujours un peu casse-gueule. Pourtant, et à ma grande satisfaction d’esprit plutôt cartésien, J.F Kierzkowski l’utilise à bon escient, sans tomber dans un imbroglio scénaristique et conclue en beauté une histoire prenante et bien menée que le trait « ligne claire » léger et expressif de Marek, tout en bichromie,  sert toujours au mieux.

 

Un diptyque réussi, de l’aventure intelligente et bien faite que les amateurs de grands classiques comme de S.F auront tout intérèt à découvrir.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ATTACK OF THE CRAB MONSTERS

 

 

C'est de Qui ? R. Stein

 

 

La couv'

 

Bandes des Indés  /  La Suite de Skolem 2  Vs.  Attack of the crab monsters

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Oui.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Malgré son activité quasi frénétique durant la période où il a composé pour les studios (140 B.O en 15 ans !), Stein n’a jamais eu la reconnaissance qu’ont obtenue certains de ses pairs. Il faut dire qu’il a essentiellement bossé sur des longs métrages dont la totalité du budget aurait à peine suffit à couvrir celui des scores de leurs films.

 

Pourtant, on l’a vu à plusieurs reprises chez nous, il serait dommage de passer à coté de la colossale et ô combien variée discographie de cet artiste inspiré par les grands noms de l’Age d’Or qui n’aura quasiment jamais l‘occasion de prouver qu’il valait probablement mieux que le cinéma de genre auquel il a été cantonné.

 

La musique de cette série B de 1957, réalisée par un certain Roger Corman (qui sera le premier à embaucher le compositeur et avec qui Stein collaborera à maintes reprises), est un bon exemple de score fantastique, où le manque de moyens est comblé par une inventivité thématique flagrante.

 

De par l’utilisation originale et fine d’instruments solistes en opposition (Vents/Cuivres, Cordes/Vents,…) la B.O sauve même  plusieurs fois le film du naufrage.

Très à propos avec le ton plus dramatique et le suspense exacerbé de la seconde partie de la Suite de Skolem.

 

 

 

---------------------------

 

 

Une chronique de Fab

Repost 0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags