24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 09:10

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CORTO MALTESE. EQUATORIA

 

 

C'est de qui ?

 

 

La Couv':

 

Toujours un peu plus près  /  Corto Maltese. Equatoria  Vs.  Pandora

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

 

Une planche:

 

 

Toujours un peu plus près  /  Corto Maltese. Equatoria  Vs.  Pandora

 

 

Ca donne Quoi ? Après un bref passage à Venise, notre Marin à la boucle d’oreille voyage, dans cette quatorzième aventure, en Afrique où, à la recherche d’une relique merveilleuse et probablement chimérique –mais Corto aime déjà l’aventure !- et sauvant au passage d’un attentat rien moins qu’un jeune Winston Churchill, il va faire la rencontre de mystérieuses jeunes femmes, de soldats peu fréquentables, de trafiquants d’esclaves, j’en passe et des meilleurs.

 

L’histoire est bien garnie, les rebondissements nombreux, quitte à s’éparpiller un peu, et le cadre (où Corto retournera quelques années plus tard, dans Les Ethiopiques) se prête fort bien au genre. 

 

 

Coté scénar, Canales a clairement intégré l’esprit de la série, aventures romantiques voire poétiques où l’action est au rendez-vous ; Corto est rêveur et énigmatique, lettré et charmeur tout en n’hésitant pas à mettre la main à la pate, ou dans le figure des sales types, quand c’est nécessaire.

 

Avec ces pages complètement muettes, ces cadgrages expressifs que ce soit sur les gros plans comme sur ceux d’ensemble (souvent fort beau) Pellejero lui aussi s’est imprégné du style graphique de l’artiste italien, tant que s’en est parfois troublant.

 

Un second volet d’une reprise qui confirme que le duo retenu est le bon, Equatoria  devrait plaire aux amateurs éclairés (à savoir ceux qui ne sont pas réfractaires aux reprises quelles qu’elles soient n’est ce pas !) comme aux néophytes qui trouveront là une entrée idéale dans la série autant coté style et ambiance que chronologiquement (puisque nous sommes là juste avant La Ballade de la Mer Salée).

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : PANDORA AND THE FLYING DUTCHMAN

 

 

C'est de qui ? A. Rawsthorne

 

 

La Couv':

 

Toujours un peu plus près  /  Corto Maltese. Equatoria  Vs.  Pandora

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Quelque fois.

 

 

On peut écouter ?

 

 

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 14:47

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est quoi : HOLLY ANN 3. NE DANS LE BAYOU

 

 

C'est de qui ? Servain & Toussaint

 

 

La Couv':

 

Noir Cajun  /  Holly Ann 3  Vs.  Southern Comfort

 

Déjà lus sur B.O BD? Oui sur les tomes précédents.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

 

Une planche:

 

 

Noir Cajun  /  Holly Ann 3  Vs.  Southern Comfort

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que la maison close la plus en vue de La Nouvelle Orléans part en fumée, le spectre d’un pyromane ressurgit du passé de Holly Ann, trainant avec lui des révélations aussi sinistres que choquantes.

 

Les masques tombent, les personnalités se révèlent et il faudra toute  la pugnacité de notre singulière héroine pour faire la lumière sur cette sombre enquête.

 

Avec ce troisième tome, au dessin anguleux et expressif toujours aussi réussi, la série prend encore plus d’envergure avec un coté thriller dévellopé digne des classiques du genre. Les personnages sont attachants car travaillés et ne manquent ni de personnalité ni d’épaisseur.

 

Gageons que si elle rencontre le succès qu’elle mérite Holly Ann est amenée à devenir un classique.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? SOUTHERN COMFORT

 

 

C'est de Qui ?  Ry Cooder

 

 

La couv' 

 

Noir Cajun  /  Holly Ann 3  Vs.  Southern Comfort

 

Déjà entendu sur B.O BD? Une fois ou deux.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le maître incontesté de la guitare slide, qui, outre avoir donné l’identité musicale inséparable au Paris, Texas de Wenders, a joué avec certains des artistes les plus emblématiques de leur époque, s’est illustré sur une grosse  poignée de B.O pour le grand écran où son inimitable son fait des merveilles.

 

Ici si le Bottleneck est de rigueur et la ritournelle cajun abordée sur la générique, Cooder sait aussi jouer le mystère aussi épais que les marais de Louisianne avec des effets de reverb’ et autres échos bienvenus qui inspireront entre autres les B.O de Wild Things, du Dead Man de Jarmusch  ou encore de The Hot Spot .

 

Certes la musique est assez rare dans le long métrage mais chacune de ses incursions est aussi réfléchie qu’efficace. L’ambiance est évidement fort raccord avec le background de Holly Ann et les touches de suspense décalé sont fort intéressantes avec ce troisième volet.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 16:08

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : EPIPHANIA

 

 

C'est de qui ? L. Debeurme

 

 

La Couv':

 

 

De bien étranges Messies  /  Epiphania  Vs.  Twin Peaks Season 3

 

Déjà lus chez nous? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

 

Une planche:

 

 

De bien étranges Messies  /  Epiphania  Vs.  Twin Peaks Season 3

 

 

 

Ca donne Quoi ? Jeune trentenaire en couple, David est plus obsédé par sa musique qu’à l'idée d'avoir un enfant avec sa compagne Jeanne. Il en fait même des cauchemars chaque nuit en s'imaginant engendrer un enfant monstrueux.

Un étrange tsunami va bouleverser son quotidien provoquant la disparition de Jeanne et l'apparition d'étranges enfants dans la terre une fois les eaux descendues... Il va en adopter un pour compenser son deuil....

 

Bienvenue dans l'univers étrange de Ludovic Debeurme qui offre cette fois un nouveau regard sur la paternité après Le Père Vertueux, petit chef d'oeuvre méconnu.

Si l'inspiration de Charles Burns et de Daniel Clowes n'est guère éloignée, l'auteur offre un style et un rythme qui lui sont propres dans un univers étrange mêlant écologie, filiation et monstruosités. L'histoire se suit assez facilement pour peu que l'on adhère à cet univers fantastique cotonneux magnifié par de jolies couleurs pastel à tendance rose sur un gaufrier à 6 cases presque invariable.

 Néanmoins le monde étrange décrit par Debeurme est cruel et sans concessions. Sa ligne claire épurée permet de s'immiscer rapidement dans un récit anxiogène traitant des mutations comme d'une évolution logique de la nature. On peut regretter un arrêt abrupt du récit qui sera composé de deux autres tomes mais l'envie de poursuivre est belle et bien là. 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? TWIN PEAKS SEASON 3

 

 

C'est de Qui ?  A. Badalamenti

 

 

La couv' 

 

De bien étranges Messies  /  Epiphania  Vs.  Twin Peaks Season 3

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pas plus tard que la semaine dernière nous écoutions l’album de musiques d’ambiance de cette nouvelle saison de Twin Peaks.

Element prédominant et inextricable de la série, et ce depuis le tout début, la musique dans Twin Peaks se présente sous trois formes : l’illustration sonore sus-citée, pléthore de chansons par des artistes aussi divers que possible et, last but not least, la partition d’Angelo Badalamenti.

 

Double musical de Lynch, avec qui il partage une sensibilité artistique qui leur permet de se comprendre et de se compléter (selon leurs propres dires), Badalamenti n’hésites pas à sauter du coq à l’âne pour mettre en musique les délires visuels et scénaristiques du réal à la chevelure argentée.

 

Si moins bariolée et excentrique que sur les deux saisons précédentes, la B.O du retour de Dale Cooper et sa clique puise toujours son inspiration autant dans les genres (fort heureusement) oubliés des années 80 (à grands renforts de synthés) que dans le swing jazzy chaloupé des 50’s et 60’s.

On retrouve quelques rappels aux scores d’antan mais c’est le nouveau matériel qui est le plus intéressant et qui rend encore moins conventionnel et plus prenant ce tome 1 d’Epiphania.

 

 

 

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Une Chronique de Jet et Fab

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 07:03

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? SOUTERRAINS

 

 

C'est de Qui ?  R. Baudy

 

 

La couv' 

 

L'enfer sous terre  /  Souterrains  Vs.  A Monster Calls

 

Déjà croisé dans le coin? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

 

Une planche:

 

 

L'enfer sous terre  /  Souterrains  Vs.  A Monster Calls

 

Ca donne Quoi ? Je pense pouvoir avancer sans trop me tromper que Romain Baudy aime les huis clos, les espaces confinés où les situations peuvent vite devenir des plus anxiogènes. Après le lovecraftien en diable Pacifique, qui se déroulait dans un sous-marin au fond des mers, voici qu’il nous emmène dans les profondeurs de la terre, tout au fond d’une mine où suite à une explosion, un petit groupe d’hommes et un androïde destiné à leur faciliter le travail, vont découvrir un monde souterrain peuplé de nains méfiants qui ont asservi une race de géants et vont faire prisonniers nos malheureux héros.

 

Si vous venez souvent dans le coin vous avez probablement remarqué que je parle souvent de « mixité » des genres, que ce soit au scénario ou au dessin. Et en effet on voit éclore depuis quelques années toute une génération d’artistes dont les influences puisent leurs sources aussi bien dans la BD franco-belge que dans les comics et les mangas.

 

Souterrains est un exemple assez parlant de ce mélange de genres, outre le côté «Germinal revu par Jules Verne » assez ambitieux (et bien géré !), on pense également au design des nains du Brigada de Fernandez, au robot géant du Roi et L’oiseau (et/ou à son descendant du Géant de fer) au royaume des gobelins de Bilbo Le Hobbit…et pourtant tous ces clins d’œil, volontaires ou non, ne donnent jamais l’impression d’un hasardeux pèle-mêle réchauffé. Au contraire l’ambiance de l’album est aussi cohérente que ce que l’action est prenante ; le décalage entre le monde des mineurs terre à terre et l’univers fantasy/steampunk fonctionne au mieux.

 

Coté graphismes aussi, Baudy, en donnant un aspect manga old-school aux visages de ses personnages sur des décors réalistes et détaillés enfonce le clou de cette croisée des chemins. Notons également (ça fera plaisir à Gen !) l’excellent boulot de Albertine Ralenti à la couleur qui traduit à merveille les différentes atmosphères.

 

Un one-shot généreux à tous les sens du terme qui devrait bien plaire aux amateurs de fantastique.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? A MONSTER CALLS

 

 

C'est de Qui ?  F. Velasquez

 

 

La couv' 

 

 

L'enfer sous terre  /  Souterrains  Vs.  A Monster Calls

 

Déjà croisé sur B.O BD? Une poignée de fois.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Dans A Monster Tale aussi les univers s’entrechoquent ce qui permet à Velasquez qui sort de pas moins de 3 films d’épouvante bien lambdas (et d’un blockbuster fantasy bas du front) de revenir à des choses plus  nuancées, des  qui rappellent ses travaux de jeunesse notamment le très réussi L’Orphelinat.

 

La partition du compositeur se concentre sur le personnage principal, le jeune Connor qui passe tout au long du film par des sentiments mitigés où la peur et le doute tiennent des places prédominantes, les atmosphères sont donc panachées et peuvent passer d’une piste à l’autre de la mélancolie voire la tendresse a des choses bien plus dramatiques aux climax surprenants forts bien rendus par l’orchestre.

 

Le piano mène la danse en tant que soliste mais, vous vous en doutez, les cordes sont également à la fête. Vibrantes à la limite du tremblement même parfois, elles sont bien mieux employées que souvent dans le genre, avec une palette plus large.

Sur les pistes plus effrayantes les cuivres et les percussions sont littéralement déchainées apportant un contraste marquant.

 

On pense parfois au travail de son compatriote Javier Navarette sur les longs métrages de Del Toro et, s’il est vrai que les passages calmes l’emportent sur le reste, c’est un contrepoint intéressant à Souterrains.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 11:41

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : BALTHAZAR AU PAYS BLEME

 

 

C'est de qui ? Corteggiani et Domecq

 

 

La Couv':

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

Déjà lus dans le coin? Oui pour le scénariste.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman.

 

 

 

Une planche:

 

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

 

Ca donne Quoi ? Raspoutine, oui, le tristement célèbre Moine Fou, sorcier à ses heures, veut capturer Balthazar, un orphelin de Saint Petersbourg. Et quand le terrible barbu veut quelque chose il ne recule devant rien : créatures maléfiques, gardes terribles et loups affamés…heureusement que notre jeune et blond héros pourra compter sur l’aide d’une voyante énigmatique, d’une jeune fille intrépide et d’une troupe de cirque courageuse pour échapper aux griffes de son ennemi et retrouver la mère qu’il n’a jamais connu.

 

Le vieux routard Corteggiani s’intéresse à la richesse du folklore russe et en tire une aventure jeunesse (mais pas que !) très rythmée qui n’est pas sans faire penser à certains grands contes classiques, comme Mignola en so temps le scénariste s’est approprié les figures emblématiques de Raspoutine, la Baba-Yaga, les animaux possédés qui parlent, resservant avec métier le tout à sa sauce.

 

Le trait de Mathilde Domecq dans un style jeunesse délié et subtil, aux couleurs tantôt froides tantôt chaude en fonction des scènes, fait merveille sur les 120 pages de cet album, aux chapitres séparés par de belles illustrations en noir et blanc,  qui plaira, donc, autant aux enfants qu’aux amateurs éclairés de contes et légendes revisités.

 

 

 

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LE BOUFFON

 

 

C'est de Qui ?  S. Prokoviev

 

 

La couv' 

 

Si Jeunesse m'était contée  /  Balthazar au pays blême  Vs.  Le Bouffon

 

 

Déjà croisé sur B.O BD? Oui, fort souvent.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ecrit en 1915 puis remanié par l’auteur en personne un lustre plus tard, Chout est au départ un ballet composé pour Draghilev que Prokoviev transposera en une suite plus courte et moins loufoque.

 

Après son thème d’introduction engageant, où le hautbois (instrument apprécié par le compositeur) se positionne comme premier soliste, la pièce s’emballe assez rapidement via notamment des percussions et des cuivres aux dialogues aussi endiablés que burlesques, le tout dans une atmosphère débridée qui contrastait pas mal avec celle de la triste époque où elle a été écrite.

 

Si pas parmi mes œuvres préférées de Prokoviev, la nature enjouée et la richesse des variations du Bouffon en font une pièce agréable à écouter et dont la démesure est tout à fait assortie au conte russe de Corteggiani et Domecq.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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