4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 10:29
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE CHATEAU DES ANIMAUX. LES MARGUERITES DE L’HIVER.

 

 

C'est de qui ? Dorison & Delep

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà lus chez nous? Oui, sur le tome 1.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Sous l’impulsion d’Azélar, Miss Bangalore et César optent pour la résistance passive mais ont bien du mal à la faire adopter au reste des habitants du Château pour qui l’oppression menée par Silvio et sa milice est de moins en moins supportable.

Alors que les affres de l’hiver se font aussi rudes que fatales, les tensions montent dans les deux camps mais l’adversité commence à faire réfléchir même les plus coriaces.

 

L’an passé, à la même époque, le premier tome de cette adaptation déguisée de la Ferme des Animaux m’avait emballé, de par son fond comme sa forme, Dorison s’appropriant à merveille le propos du roman d’origine pour le ressortir à sa sauce, superbement servi par les graphismes de Delep.

 

 

Cette suite vient enfoncer le clou, toujours aussi aboutie sur le fond comme la forme, avec peut être une légère baisse du rythme narratif, largement compensée par une dose d’émotion et de tension supplémentaires manifestes.

 

Certaines répliques –celles du Ghandi version rongeur entre autre- résonnent encore plus dramatiquement dans l’époque troublée que l’on vit et Les Marguerites de l’Hiver s’avère aussi prophétique et nécessaire qu’a pu l’être son illustre modèle, avec, pour ne rien gâcher, un support visuel somptueux.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TO KILL A MOCKINGBIRD

 

 

C'est de qui ? E. Bernstein

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Souvent oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si le thème d’ouverture, joué au piano solo, peut laisser croire que le score de cette adaptation d’un roman à succès sur le racisme aux States (oui, c’est de rigueur !) va flirter avec l’élégiaque et jouer la carte de l’underscore, c’est mal connaître Elmer Bernstein qui, dès la seconde piste, revient à ses habitudes et à des pistes plus enlevées, réminiscences de ses musiques de western entre autre.

 

Du coup To Kill a Mokingbird est probablement l’une des partitions les plus variées et intéressantes du compositeur, avec –au sein d’un orchestre fourni- des instruments solistes étonnants, de l’accordéon en passant par le timpani.

Alors certes les cuivres sont un peu trop joviaux parfois mais la réintroduction du thème principal à différents moments tempère cette allégresse.

 

Une impression tenace douce-amère se dégage de la musique de Bernstein, on passe du (sou)rire aux larmes en quelques instants  comme suspendus avant d’être happés à nouveau par une petite poignée de pistes où le suspense et l’action pointe –timidement- le bout de leurs nez.

 

Du grand –quatrième- art ici complètement au service du neuvième.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 13:51
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NEW CHERBOURG STORIES. LE SILENCE DES GRONDINS.

 

 

C'est de qui ? Gabus & Reutimann

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui sur le tome 1.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Menacés par l’activité humaine les créatures sous-marines connues sous le nom de grondins, avec leurs montures cachalots hybrides, se sont éloignées des côtes et ne donnent plus signes de vie. Notre équipe d’agents spéciaux de la police de New Cherbourg expérimente donc de grands scaphandriers robotisés pour tenter de renouer le contact.

 

Pendant ce temps, à terre, Gus et son camarade font la connaissance d’une excentrique vieille dame, gardienne d’un musée privé et arnaqueuse à ses heures qui offre à notre jeune dresseur de mouettes un étrange Cristal qui va s’avérer capital pour la suite des évènements.

 

 

L’aspect parfois un peu décousu que peut avoir cette suite s’explique peut-être par sa prépublication dans un journal régional (local ?) mais donne, je trouve, cette saveur d’histoire « feuiletonnante » des bd d’antan, impression renforcée aussi bien par l’époque à laquelle se déroule cette uchronie que par le style graphique dans la droite lignée de la ligne claire des grands noms de la BD franco-belge.

 

New Cherbourg Stories est un peu un ovni dans le paysage actuel et, rien que pour ça, vaut la peine d’être découvert et reconnu à sa juste valeur. 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LES YEUX DE LA FORET

 

 

C'est de qui ? S. Meyers

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu dans le coin? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Les années 80 n’ont pas que du mauvais, j’en veux pour reuve que mêm les studios Disney durant cette décennie ont proposé une poignée de films « live » loin d eleur ligne directrice habituelle qui ciblait –avec réussite si ce n’est succès commercial- un public plus agé que les amateurs de dessins animés.

Ainsi j’ai pu découvrir l’excellent Dragon du Lac de Feu, le terrifiant la Foire des Ténèbres, le trippant Tron et, donc, ce curieux mais stressant –à l’époque du moins- Yeux de la forêt.

 

Autre particularité du studio aux grandes oreilles à l’époque : la qualité de ses bandes sons, même sur des films de seconde zone. Aux cotés de pointures comme Henry Mancini, Alex North ou encore James Horner, on retrouve donc Stanley Meyers derrière le pupitre de ce film de maison hantée. Le compositeur anglais, qui a touché un eu à tous les genres et sort de l’éprouvent Voyage au bout de l’Enfer de Cimino, n’a que peu abordé le cinéma fantastique.

 

Pourtant il s’en sort ici avec les honneurs avec une partition certes assez balisée mais qui sait être continuellement intéressante via des idées originales comme l’utilisation d’un xylophone qui fait penser à une boite à musique enfantine, des percussions et des basses utilisées de façon assez peu habituelle au cinéma et, à quelques exceptions près - les cordes stridentes en boucles font un peu trop penser à Bernard Hermmann – Meyeers sait apporter une personnalité manifeste au fim.

 

Du suspense old school plutôt raccord avec ce second tome des New Cherbourg Stories et leur coté cinéma de quartier sympathique.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 10:28

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SAN ANTONIO. SI MA TANTE EN AVAIT

 

 

C'est de qui ? M. Sanlaville

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Changement de décor pour notre flic beau gosse et son équipe de bras cassés puisque c’est sur les côtes de Bretagne qu’on les retrouve, embarqués par leur chef à l’affut d’une re-dorure de blason qui serait la bienvenue. Et il va être servi puisque une sombre affaire de bateau russe louche se pointe et avec elle son lot d’emmerdements dans lesquels nos émérites policiers vont foncer tête la première !

 

Si il y a bien une intrigue dans cette seconde adaptation des romans cultes de Dard chez Casterman, elle passe clairement à l’arrière-plan, derrière un second degré (de ton cul comme dirait Anouk Ricard) potache souvent à la limite d’une grossièreté assumée et qui, une fois acceptée, prête souvent à sourire.

 

 

On n’est ni chez Simenon ni chez Hammet mais bien dans du polar gras et sans filtres où les jeux de mots et autres scènes grivoises – les deux principales protagonistes féminines sont fort portées sur la chose chacun à sa façon !- sont légion (parfois un peu trop avouons-le). Si, comme moi, vous êtes déjà orphelins de l’excellent série Lastman, retrouver le trait caricatural à souhait et très coloré de Sanlaville vous fera chaud au cœur, emballage aussi criard que jouissif d’une version débridée de ce pan de la littérature de genre qu’est San Antonio.

 

A ne pas mettre entre les mains d’un sympathisant de la manif pour tous ‘quoique ça pourrait lui faire du bien !)

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : COMMENT TROUVEZ VOUS MA SŒUR ?

 

 

C'est de qui ? S. Gainsbourg

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? En marge de sa prolifique carrière de chanteur et parolier, l’homme à tête de choux n’a cessé d’écrire pour le grand écran.

En trois décennies et une grosse vingtaine de B.O Gainsbourg a composé des polars, de la comédie et même de l’érotique !

 

Souvent ancrées dans leurs époques ses musiques de film sont teintées des genres alors en vogue que ce soit le jazz, la pop le funk ou l’électro psyché.

 

Sur cette comédie légère du milieu des années 60 il s’amuse ici à singer Ennio Morricone injectant dans sa partition des cris hauts perchés,  là à faire du Michel Legrand à grands renforts de piano langoureux très décalé sur des nappes de violons enflammées.

 

L’ambiance générale oscille entre l’humour bon ton et la sensualité pleine de gouaille, le tout est foncièrement surannée mais sur du San Antonio le plaisir n’en est que meilleur !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 


 

 

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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 14:43
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? TRANSPERCENEIGE EXTINCTIONS. ACTE 2.

 

 

C'est de qui ? Rochette & Matz

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà lus chez B.O BD? Oui ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Affrontement d’idéaux et froid retour à la réalité : alors que le  train supposé sauver de l’extinction une partie sélectionnée de l’Humanité entame sa folle course en avant et que les problèmes commencent à s’amonceler, la secte jusqu’au-boutiste responsable de la catastrophe planétaire est victime de la folie de ses gourous illuminés.

Dans l’adversité et la course contre la montre les bas instincts des hommes reprennent le dessus et les protagonistes de ce scénario catastrophe vont en faire les frais chacun à leur façon.

 

Utopie contre catastrophisme, le prologue au mythique Transperceneige (dont l'adaptation en série TV vient de voir le jour sur Netflix), avec toujours Rochette à bord, bon pied-bon œil, accompagné sur ce prequel par Matz, se révèle tout aussi visionnaire voire prophétique que l’était en son temps l’œuvre originale, il y a presque 40 ans !

Le propos est complètement dans l’air du temps, d’autant plus cette année qui a débutée de façon on ne peut plus catastrophique (et qui continue comme telle) et dont les événements auraient tout à fait pu faire partie du scénario d’un tome du Transperceneige.

 

Une série d’anticipation au long cours, dans le durée comme le propos, qui fait froid dans le dos,  tient en haleine ses lecteurs.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : RAINBOW SIX SIEGE

 

 

C'est de qui ? B. Frost & P. Haslinger

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui, les deux

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Depuis un peu plus d’une décennie et l’explosion du marché du jeu vidéo le budget alloué à ses productions a décuplé, permettant, entre autre, de soigner les bandes sons des jeux.

A maintes reprises nous avons écouté des B.O qui n’avaient rien à envier à celles d’Hollywwod et, dans une certaine mesure, pouvait même se permettre des expérimentations que le grand écran n’explore plus.

 

Cet énième épisode de la série à succès Rainbow Six, inspirée par l’univers des romans de Tom Clancy, est mise en musique par un duo intéressant composé de Paul Haslinger et son expérience dans des genres aussi divers que variés que ce soit au cinéma, à la télévision ou, déjà, dans le jeu vidéo, et de Ben Frost, chantre de l’électro nouvelle génération et des bidouillages multiples, qui a donné à l’excellente série Dark son ambiance aussi angoissante qu’originale.

 

On navigue ici entre noirceur technoïde métallique, mélodies tendues à l’originalité frappante et nappes ambiantes hypnotiques. Le tout fait preuve d’une efficacité chirurgicale et colle parfaitement à l’atmosphère post apocalyptique deu Transperceneige- extinction !

 

 

 

 

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 09:58

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE DRAGON NE DORT JAMAIS

 

 

C'est de qui ? Masek, Babn & Grus

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur le site? Jamais

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans la Bohème médiévale un seigneur acariâtre envoie deux de ses manants trouver une nouvelle carrière. Manque de chance les émissaires tombent sur la caverne d’un …dragon !

Mais alors qu’ils rentrent donner l’alarme au village personne ne semble trop incliné à les croire. Exaspéré le seigneur se rend sur place et subit le souffle empoisonné de la créature. Le voilà cloué au lit, à l’agonie. Alors qu’une délégation de villageois part exterminer le dragon, un religieux illuminé et une jeune vierge tentatrice débarquent.

 

Une curiosité tout droit venue de République Tchèque, ce Dragon ne dort jamais manie avec habileté et un humour noir prononcé l’allégorie. Conte folklorique à la base, le récit devient prétexte à écorcher la religion, le phénomène de masse, la lutte des classes et autres ambitions futiles ; en un mot, la bêtise humaine.

 

 

Véritable leçon de forme au service du fond, la partie graphique est superbe, composée de beaucoup de  grandes cases et planches à l’aquarelle qui illustrent aussi bien les paysages médiévaux, le terrible dragon et les trognes pas possibles des protagonistes !

 

Une belle découverte !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TRUE HISTORY OF THE KELLY GANG

 

 

C'est de qui ? J. Kurzel

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Quasiment toute sa discographie oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? On ne change pas une équipe qui gagne. La fratrie Kurzel tient à confirmer le vieil adage avec cette nouvelle collaboration sur un western australien, version habitée du parcours chaotique des frères Kelly.

 

On tiquera peut être sur l’obsession de Jed Kurzel pour le violoncelle, leitmotiv des scores qu’il a écrit pour son frère. En effet si une fois encore l’instrument, utilisé à contre emploi, trafiqué, torturé…amène une couleur particulière à la partition et une ambiance originale (surtout pour le genre), certaines parties ont tendance à beaucoup rappeler les B.O de Macbeth voire d’Assassin Creed.

 

Cependant, les effets de reverb’ et de distorsion, le renfort d’une formation réduite de cordes et d’éléments folkloriques réarrangés créent une atmosphère en contrepoint frappant avec les images du film et, contre toute attente mais avec un résultat enthousiasmant, au très beau livre du trio slave.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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