20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 16:26

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : UNE SOEUR

 

 

C'est de qui : Bastien Vives

 

 

La Couv':

 

Premier émois  /  Une Soeur  Vs.  Simon Werner a disparu

 

Déjà lu dans le coin ? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

Premier émois  /  Une Soeur  Vs.  Simon Werner a disparu

 

Ca donne Quoi ? Une famille de parisiens en vacances à la mer, les deux garçons, Antoine 13 ans et son petit frère Titi, pensent passer leur été à chercher les crabes à marée basse ou a dessiner quand leur quotidien est chamboulé par l’arrivée de Sylvie, une amie de leurs parents qui vient de faire une fausse couche, et de sa fille, Hélène, 16 ans.

Cette dernière va éveiller Antoine aux choses de l’amour et aux jeux de grands.

 

 

Parenthèse dans la saga Lastman pour Bastien Vivès qui revient, seul aux manettes, à un registre plus intimiste, dans la lignée des œuvres de jeunesse de l’auteur avec un récit sur l’adolescence, la découverte des sentiments et de la sexualité, les premiers amours et les premières frustrations.

 

Le ton est très juste, les réactions et les répliques des ados sonnent aussi vraies que possible (et je sais de quoi je parle !) même si une scène ou deux pourront paraître un brin osées (celle de la fellation par exemple).

 

Premier émois  /  Une Soeur  Vs.  Simon Werner a disparu

 

Le style caractéristique de Vivès, épuré parfois jusqu’à l’esquisse et pourtant très évocateur, fait une fois de plus des merveilles.

 

Un album réussi de plus dans la biographie d’un auteur important du paysage de la BD Franco-Belge d’aujourd’hui.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? SIMON WERNER A DISPARU

 

 

C'est de Qui ? Sonic Youth

 

 

La couv'

 

Premier émois  /  Une Soeur  Vs.  Simon Werner a disparu

 

Déjà entendu chez nous? Oui.

 

 

On peut écouter ?  

 

 

Ça donne quoi? : Difficile année pour les fans du groupe mythique de New-York qui, après 30 ans d’exercice splitte suite au divorce de ses membres fondateurs, Kim Gordon et Thurston Moore.

 

C’est néanmoins l’année de leur seconde « vraie »  B.O (le tout premier coup d’essai ayant accouché d’un seul titre retenu), une galette purement instrumentale, loin des brulots noisy auxquels le combo nous avait habitués mais qui porte la marque indélébile de leurs créateurs.

 

Retravaillés en studio pour mieux coller au film - long métrage de genre français (oui je sais y en a beaucoup à qui ces deux mots mis cote à cote hérissent le poil) qui évoque des disparitions étranges dans un lycée- les morceaux de la B.O font preuve d’une belle unité ; s’ils sont essentiellement des plages très atmosphériques, ils ne sont pas moins écrits pour des instruments standards du rock, de la guitare avec saturation à la basse et aux effets rajoutés.

 

Un piano soliste vient s’immiscer dans cet ensemble apportant une touche mélancolique bienvenue, c’est d’ailleurs ce qui va le mieux aux errances ados de Une Sœur.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 15:53

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : ORNITHOMANIACS

 


C'est de qui : D. Scmitt

 

 

La Couv':

 

De bien étranges bestioles  /  Ornithomaniacs  Vs.  Big Fish

 

Déjà croisé chez nous? Non

 

 

C’est édité par ? Casterman

 

 

Une planche:

 

De bien étranges bestioles  /  Ornithomaniacs  Vs.  Big Fish

 

Ca donne Quoi ? Alors que sa mère semble prête à tout pour tirer profit de la difformité de sa fille - une minuscule paire d‘ailes dans le dos- Nine, comme la surnomme sa meilleure amie, va, sur les conseils de cette dernière sonner à une bien étrange maison où elle est accueillie par un homme oiseau et un squelette qui parle.

 

Loin de pouvoir la débarrasser de son petit problème, ces deux drôles d’oiseaux (hum !) vont même l’encourager à s’en servir.

 

Quand leur employeur, le sombre oiseleur, rentre au nid ( !!), les choses vont dramatiquement se compliquer pour notre héroïne.

 

Dans un noir et blanc pointu et détaillé, qui marie le pictural d’un Arthur Rackham et le gothique décalé des premières œuvres d’Eric Libergé, Daria Schmitt déroule en une centaine de pages un conte étrange et décalé, où des personnage atypiques et travaillés évoluent dans un univers aux confluents des influences de l’auteure.

 

Mariant avec minutie et passion le fond et la forme elle évoque la différence et comment l’assumer en soignant une partie graphique parfois assez épatante.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? BIG FISH

 

 

C'est de Qui ? D. Elfman

 

 

La couv'

 

De bien étranges bestioles  /  Ornithomaniacs  Vs.  Big Fish

 

Déjà entendu chez nous ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne quoi ? Si, une fois encore, on est en terrain connu pour un long qui réunit l’inséparable –à l’époque du moins- duo Burton Elfman, la B.O de Big Fish se démarque de pas mal de ses comparses par des thématiques moins marquées des mélodies sautillantes qui sont devenue la marque de fabrique du compositeur.

 

Assagi probablement par le sujet du film, Elfman, s’il cède bien aux chœurs aériens et autres ritournelles faussement naïves sur quelques pistes, laisse plus de place à une certaine émotion, ses compositions sont plus contemplatives même, via notamment un piano solo qui sait se faire discret.

 

La bonne humeur et le grain de folie de ses œuvres précédentes sont belles et bien là et le générique final est un beau patchwork de son savoir faire. A lui seul, s’il était un brin plus long, il pourrait d’ailleurs  faire office de B.O à Ornithomaniacs.

 

 

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Une chronique de Fab

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 15:38

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LES TROIS GROGNARDS. SUITE AUTRICHIENNE.

 

 

C'est de qui ? Hautière et Salsedo

 

 

La Couv':

 

Suite de Trois  /  Les 3 Grognards 2  Vs.  La Folie des Grandeurs

 

Déja croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

Suite de Trois  /  Les 3 Grognards 2  Vs.  La Folie des Grandeurs

 

Ca donne Quoi ? Notre duo, Honoré, missionné par les ennemis de l’Empereur, et Félicien, soldat le plus improbable qui soit, se transforme en trio inattendu avec l’arrivée du colosse Kemeneur, lassé des exactions de ses anciens camarades.

 

Honoré se voit chargé de porter un message au général ennemi mais ses deux envahissants compagnons vont grandement lui compliquer la tâche. Après s’être fait arrêtés, ils réussissent à s’évader mais, déguisés en paysannes, vont bientôt retomber tout droit dans les ennuis.

 

Hautière, après avoir présenté intrigue et protagonistes dans le tome précédent, développe dans cette suite le coté aventures loufoques à rebondissements multiples et burlesques. Aspect grandement appuyé par le trait de Salsedo qui penche plus vers la caricature – avec un net aspect hérité du manga parfois- que sur le premier volet.

 

Distrayant et bien mené.

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : LA FOLIE DES GRANDEURS

 


C'est de qui : M. Polnareff

 

 

La Couv':

 

Suite de Trois  /  Les 3 Grognards 2  Vs.  La Folie des Grandeurs

 

Déjà entendu sur le site? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? J’ai été le premier surpris de découvrir que Polnareff, dont je ne suis pas fan du répertoire à coté de ça, c’est rien de le dire, avait écrit une poignée de musiques pour le grand écran.

 

Oury, qui vient de collaborer avec Delerue, décide de faire le grand écart en s’acoquinant avec Bouclettes et ses  lunettes blanches. On dit le compositeur aussi inspiré qu’intransigeant, il ne hésite pas à tenter, avec un succès certain, le mélange aussi improbable qu’efficace des genres : accents Léoniens, folklore hispanisant ou soviétiques, breaks de batterie et ritournelles pop rock font –bon- ménage avec des mélodies plus inspirées historique.

 

Le mot qui vient clairement à l’esprit est décalage et tout ne va pas, loin s’en faut, à la lecture du second tome des 3 Grognards, mais une grosse poignée de pistes se marient plutôt bien à l’humour et l’aventure qui peuplent cette Suite Autrichienne.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 07:24

 

 

 

Retrouvez, en fin de chronique, l'interview "Musique et BD" de Renaud Farace.

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : DUEL

 

 

C'est de qui ? R. Farace

 

 

La Couv':

 

Dualité retrouvée  /  Duel  Vs.  Jeanne la Pucelle

 

Déja croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

Dualité retrouvée  /  Duel  Vs.  Jeanne la Pucelle

 

Ca donne Quoi ? Je devais avoir une douzaine d’années quand j’ai vu pour la première fois le film Les Duellistes, premier long métrage aujourd’hui injustement oublié d’un réalisateur qui allait être amené, en faisant chasser Sigourney Weaver en petite culotte par un dangereux alien ou en faisant traquer des réplicants à un jeune Harrison Ford,  à inscrire son nom au panthéon des metteur en scène du XX° siècle.

 

Pourtant, en lisant la nouvelle de Joseph Conrad-  auteur que j'affectionne- quelques années plus tard, j’ai trouvé à l’adaptation cinématographique des manques, ne serait-ce que dans la portée psychologique du propos de l’auteur, qui font qu’aujourd’hui je ne peux que me réjouir de la version en BD de Renaud Farace, plus en adéquation à mon goût avec le texte d’origine.

 

Le postulat de départ peut sembler maigre pour remplir un album de plus de 190 pages ( la longue nouvelle de Conrad en fait cependant déjà 150 ) : pendant les guerres napoléoniennes, deux officiers diamétralement opposés, Hubert et Féraud,  vont, sur près de deux décennies, s’affronter en duel à maintes reprises.

 

L’affaire part d’une question d’honneur assez triviale et prendra des proportions dantesques qui feront des deux hommes et de leur différend (par ailleurs inconnu de tous hormis le lecteur) une légende au sein des armées.

 

Dualité retrouvée  /  Duel  Vs.  Jeanne la Pucelle

 

 

Outre une belle exploitation du background historique et une mise en avant bienvenue d’un Féraud plus sympathique que celui campé par Keitel chez Scott, Farace réintroduit la dimension psychologique via l’alliance fond et forme qui sont une constante chez Conrad (si vous en doutez je vous invite à relire Au Cœur des Ténèbres qui, via un parcours initiatique prenant, recèle de réflexions quasi philosophiques d’une grande richesse).

 

L’auteur n’a pas hésité à introduire quelques éléments de son cru, tous bienvenus (le frère d’armes Corse en tête), et, surtout, a fait preuve d’une ingéniosité graphique pour représenter les différents duels via une bichromie rouge sang assez géniale.

 

Le trait, étonnante symbiose d’un Breccia et d’un Juncker, dans un noir et blanc tantôt réaliste et précis, tantôt plus lâché est un vecteur aussi inattendu que réussi.

 

Un de mes gros coup de cœur de ce premier semestre !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? JEANNE LA PUCELLE

 

 

C'est de Qui ? Jordi Savall

 

 

La couv'

 

Dualité retrouvée  /  Duel  Vs.  Jeanne la Pucelle

 

Déjà entendu sur B.O BD? Au moins une fois oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? S’inspirant entre autre de la Messe de l’Homme Armé de Dufay, le compositeur catalan, accompagné de  ses deux ensembles de musique médiévales Hespèrion XXI et la Capella Reial de Catalunya, compose pour la vision de Jacques Rivette de l’histoire de Jeanne D’Arc, une bande son majestueuse.

 

Séparée en deux parties, l’une toute instrumentale et l’autre ponctuée de voix, la musique de Savall, directement héritée des modes d’écriture (harmonies et instruments) du XV° siècle, arrive à décrire avec force à la fois l’épopée guerrière de la Pucelle d’Orléans et de sa foi quasi mystique.

 

Tout un pan de la musique de l’époque est revisité ici, martiale, populaire, et, évidement, sacrée, l’interprétation est à la mesure de l’écriture, avec une mention toute particulière aux solistes.

 

Les puristes (si toutefois il y en avait !) me feraient justement remarquer que les époques entre la BD du jour  et la musique retenue sont fort éloignées ; je le rétorquerais que la dimension dramatique de l’œuvre de Savall, ainsi que sa variété, en font un compagnon de route aussi remarquable que l’adaptation du Duel par Farace.

 

 

 

 

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Bonjour  Renaud et merci d’avoir accepté de te prêter au jeu du questionnaire croisé B.O/BD.

 

 

 

Commençons par un classique :

 

 

Tes Cinq Cd de chevet ?

 

 

Justement, je vais essayer de sortir des éternels classiques incontournables (Beatles, The Who, The Clash et toussa toussa) pour retenir :

 

 

- Wampas, le Toutafonlive
- Stupeflip, The Hypnoflip Invasion
- Svinkels, Bons pour l’asile
- Beck, Odelay
- The Pixies, Trompe le monde (peut-être pas le préféré des amateurs, mais j’ai commencé avec celui-ci, et on reste toujours plus attaché à l’album qui fait découvrir tel groupe ou tel artiste)

 

 

 

 

 

Et tes Albums de Bd ?

 

 

- Qrn sur Bretzelburg, Spirou & Fantasio n°18, André Franquin
- La Valléé des bannis,  Spirou & Fantasio n°41, Tome & Janzy
- 3 ombres, Cyril Pedrosa
- Vitesse moderne, Blutch
- Les 5 conteurs de Bagdad, Duchazeau & Vehlman
- Ici même, Tardi
- Dieu est mort ce soir, Soda n°4, Tome & Gazzotti


Ça en fait 7, mais ça aurait pu en faire 700, je me suis limité…

 

 

 

Dualité retrouvée  /  Duel  Vs.  Jeanne la Pucelle

 

 

 

 

Les influences et les goûts :

 

 

Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

 

Conan le barbare, de Basil Poledouris.
Sinon, dans la catégorie purs films musicaux, The Rocky Horror Picture Show et Hair.

 

 

 

Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 


                  Les influences restent inconscientes, dans le sens où je ne me rends pas compte si je cherche à dessiner ou raconter comme untel ou untel, mais j’ai une grande admiration pour :
Franquin, Tome & Janry, Blutch, Blain, Tardi, Pratt, Alberto Breccia, Goscinny, Luc Warnant, Pedrosa, Duchazeau, Frederic Peeters, Alfred, Frank Miller (ses œuvres en N&B), Alan Moore, Bonhomme, Brüno...

 

 

Dualité retrouvée  /  Duel  Vs.  Jeanne la Pucelle

 

 

Ton travail :

 

Ecoutes tu de la musique quand tu écris/dessine, et plutôt quoi ?

 

 

 

J’écoute tout le temps quelque chose. Après, cela dépend du moment dans la conception de la BD.

 

Pour le scénario, du non vocal pour ne pas être distrait : du classique (beaucoup), du jazz, des BO…

 

Pour le dessin, ça dépend de l'énergie requise et bien entendu de l'envie du moment : hip hop, punk, rock inde, electro, chansons françaises...  les émissions musicales « Certains l'aiment Fip » et « C’est MagniFip », et les podcasts de France Culture.


Sinon, je me suis mis License to ill des Beasty Boys pour répondre à tes questions.

 

 

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

Ma priorité : une saga tragique qui prend place au crépuscule de la colonisation en Indochine. Puis un récit d’aventures avec des pirates et du vaudou. Et, en parallèle à tout ça, écrire des scénarios en apparence légers mais bien trashs dans le fond — un peu à la Joe Dante — pour des potes/ses incroyablement doué/e/s.


Sinon, la suite des aventures de Détective Rollmops, mon précédent album, avec Olivier Philipponneau.

 

 

 

 

Et si…

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

 

 

Ce qui est marrant, c’est que tous les auteurs de BD que je connais font de la musique, voire jouent dans un groupe. Je crois que ce n’est pas un hasard si on appelle « album » l’objet produit en BD et en musique, il y a un lien d’amour, d’admiration et de désir entre ces 2 univers (Solé et Crumb ont illustré pas mal de pochettes de 33 tours par exemple).

 


Je gratouille moi-même à mes heures perdues (ou gagnées, parce que c’est toujours un plaisir), et si j’avais choisi une vie de musicien, j’aurais été moi-même, à hurler du hip hop punk hardcore psychédélique à la face de ce monde de merde, à fumer avec Zappa, les Cypress Hill et Iggy Pop…

 

 

 

Encore un grand merci pour tes réponses, et au plaisir de te retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !


 

Big up !

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 16:51

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LIBERTALIA. 1

 


C'est de qui : Grella, Pigière & Miel

 

 

La Couv':

 

La Liberté ou...la liberté  /  Libertalia  Vs.  The Sea Hawk

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour le dessinateur.

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman.

 

 

Une planche:

 

La Liberté ou...la liberté  /  Libertalia  Vs.  The Sea Hawk

 

Ca donne Quoi ? S’emparant de la légende de la colonie Libertalia où une poignée de gentilshommes de fortune donneront naissance aux prémices de l’anarchie, les deux scénaristes de cette trilogie font souffler le vent de la grande aventure à l’ancienne.

 

Leurs deux jeunes héros, un riche héritier idéaliste et un prêtre désabusé par les inégalités, vont être pris dans le tourbillon d’évènements qui les mènent, dans ce premier tome, de la France de la fin du XVII° siècle aux plages sauvages de Madagascar où ils vont fonder Libertalia.

 

Avec un scénario classique mais sans temps morts (souffrant même parfois de certaines ellipses un rien abruptes) ponctué de batailles navales dignes des grandes oeuvres du genre, Le Triomphe ou la mort a surtout été l’occasion pour moi de retrouver le dessinateur de l’excellente série Galkiddek qui démontre là une autre facette de son talent sur des paysages et scènes plus grandioses.

 

La Liberté ou...la liberté  /  Libertalia  Vs.  The Sea Hawk

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE SEA HAWK

 

 

C'est de Qui ? E. Korngold

 

 

La couv'

 

La Liberté ou...la liberté  /  Libertalia  Vs.  The Sea Hawk

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? La valeur se mesure donc belle et bien au nombre des années, j’n veux pour preuve ce score de l’Age d’Or Hollywoodien, composé par l’un de ses plus illustres représentant et dont l’influence s’est étendu sur plus de six décennies.

 

The Sea Hawk, après les succès des deux précédents longs en costume mettant en vedette Eroll Flynn, bénéficie d’un budget plus que conséquent et réunit tout ce que le genre a de meilleur. Coté musique Korngold conjugue ce qui a fait le succès de ses précédents efforts : l’humour soigné de The Adventures of Robin Hood, les grands airs d’aventure de Captain Blood, le tout panaché de thèmes aux accents plus historiques et plus majestueux. Il écrit 1h 40 de score pour un film d’à peine plus de deux heure et bénéficie pour l’exécution d’un orchestre de plus de 50 musiciens.

 

Ses phrases recherchées, l’utilisation des leitmotiv et du chromatisme font de The Sea Hawk une B.O remarquable en tout points, bien bel accompagnement au tome 1 de Libertalia.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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