23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 10:03

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : UNDERTAKER. L’OGRE DE SUTTER CAMP.

 


C'est de qui Meyer, Dorison & Delaby.

 

 

La Couv':

 

Panorama du western  /  Undertaker 3  Vs.  Lond Days Of Vengeance

 

Déjà lu sur le site ? Oui, sur les tomes précédents.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche :

 

Panorama du western  /  Undertaker 3  Vs.  Lond Days Of Vengeance

 

Ça donne Quoi ? Notre croquemort se retrouve bien malgré lui flanqué de deux associées dont il se serait bien passé ! Surtout avec la réapparition dans son existence de cet ancien colonel de la guerre de Sécession qui reconnaît en notre héros un ancien subalterne avec qui il a eu à faire à un dangereux chirurgien/savant fou.

 

Alors que Jonas pensait ce dernier mort et enterré, il s’avère qu’il est bien vivant et continue, sous couvert de docteur ambulant, ses sombres expérimentations.

 

Voilà notre quatuor sur la piste d’un ennemi des plus coriaces et tout le monde va y laisser plus que des plumes.

 

On reconnaît bien dans ce nouveau scénario de traque la patte de Xavier Dorison qui déroule son savoir-faire via des scènes chocs (parfois un brin too much) et des dialogues percutants, tout en explorant les thématiques qui lui sont chères (Revanche, rédemption, dualité...)

 

Ralph Meyer continue à livrer un travail d’orfèvre, avec des cadrages et une mise en page soignés, bien mis en valeur par les couleurs de Caroline Delaby, le trio d’auteurs étant en passe de faire de la série Undertaker un futur classique du genre…classique à tout les sens du terme cela dit, mais ce n’est pas pour nous déplaire.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LONG DAYS OF VENGEANCE

 

 

C'est de Qui ? A. Trovajoli

 

 

La couv'

 

Panorama du western  /  Undertaker 3  Vs.  Lond Days Of Vengeance

 

Déjà croisé chez B.O BD? A quelques reprises oui.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? C’est peu dire qu’Ennio Morricone a posé les pierres angulaires du score de western spaghetti pour les décennies à venir quand sortent, entre 1964 et 1966 les trois films composant la Trilogie des dollars.

 

Même le vétéran Armando Trovajoli, quand il sera amené à mettre en musique le seul film du genre de sa discographie, fera des emprunts flagrants aux travaux de son compatriote.

 

Cela étant, réduire la B.O de Long days of vengenace à un ersatz de Morricone serait à mon sens une erreur.

 

Si en effet les rythmiques galopantes, les guitares et cuivres solistes sont bien de la partie, d’autres pistes sont bien moins typées et font la part belle à des arrangements moins formatés, où suspense et émotion sont les dominantes thématiques. La photocopieuse humaine Tarantino ne s’y trompera d’ailleurs pas en incluant une partie de la musique de Trovajoli à son sanglant Kill Bill, premier du nom.

 

Un score peu connu, élaboré et varié dont les ambiances soignées sont un régal avec cette aventure de l’Undertaker.

 

 

 

 

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Une Chronique  de Fab

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 09:35

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LA PLANETE DES VULVES

 

 

C'est de qui ? Micol

 

 

La Couv':

Cycle BD X  /  La Planète des Vulves   Vs.  Le jour où la terre s’arrêta

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

Une planche:

Cycle BD X  /  La Planète des Vulves   Vs.  Le jour où la terre s’arrêta

 

Ca donne Quoi ? La collection BD Cul des Requins Marteaux réserve décidément bien des surprises ! Ainsi cette Planète... par Hugues Micol est loin de n’être qu’un délire érotique au scénario prétexte.

 

Dans un futur incertain, la population de la France est frappée d’un terrible fléau : plus aucun bébé femelle ne naît. Le colonel Vaugirard, spationaute bas du front et on ne peut plus dévoué, est envoyé en mission sur une planète peuplée de femmes afin d’en « prélever » des échantillons pour les ramener à la mère patrie.

 

Las, bientôt espionnage et trahisons de toutes sortes vont mettre son devoir en péril.

 

Ce serait mal connaître son auteur, spécialiste de projets aux antipodes les uns des autres, qui propose ici une variation X des séries B de SF old school dont il dynamite les codes en y insufflant un humour aussi fin que décalé et des références historiques et sociales surprenantes, de l’honneur national aux excès colonialistes le spectre des sujets sur lequel il tire à boulets rouges est large et fait mouche à chaque fois !

 

Il y a donc, dans cet album au dessin semi réaliste en noir et blanc parfois assez brut, des scènes explicites souvent crues, mais surtout un second degré réjouissant.

 

 

Cycle BD X  /  La Planète des Vulves   Vs.  Le jour où la terre s’arrêta

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? LE JOUR OU LA TERRE S’ARRETA

 

 

C'est de Qui ? B. Hermann

 

 

La couv'

 

Cycle BD X  /  La Planète des Vulves   Vs.  Le jour où la terre s’arrêta

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Celui qui avait débuté avec Orson Welles avant de devenir le compagnon de route de Hitchcock (comme CV on a vu pire !) était aussi un étonnant innovateur quand il se voyait assigner des projets plus pointus.

 

Ainsi ce film de SF de 1951, réalisé par Robert Wise, lui donne l’opportunité de mélanger allègrement à un ensemble de cordes des instruments électriques et/ou éclectiques : de la harpe, du vibraphone, du xylophone même ou encore l’instrument définitivement associé à un certain cinéma de genre : le thérémine.

 

Passant de mélodies sourdes et menaçantes à de véritables envolées hystériques, la B.O de The Day The Earth Stood Still va devenir pour pas mal de compositeurs (hello Danny Elfman !) une source inépuisable d’inspiration, et à juste titre.

 

Ajouté au déjà sérieux décalage de la Planète des Vulves, l’ambiance est garantie !

 

 

 

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Une chronique de Fab

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 17:23

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : BLANCHE NEIGE. LA FILLE A LA CHEVELURE MAGIQUE.

 


C'est de qui : Trif

 

 

La Couv':

 

Cycle BD X  /  Blanche Neige  Vs. Portrait of terror

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou

 

 

Une planche:

 

Cycle BD X  /  Blanche Neige  Vs. Portrait of terror

 

Ca donne Quoi ? On a croisé pas mal de versions dites « adultes » des contes classiques dans nos pages et, comme on l’a souvent fait remarquer, si l’on efface les interprétations de tonton Walt, devenues hélas pour beaucoup la norme, il s’avère que ces récits ne sont truculents que dans leurs formes d’origine, bien souvent loin d’être des histoires pour enfants.

 

L’italien Trif l’a bien compris puisque, depuis quelques années, il s’est attaché à réécrire des indémodables comme Cendrillon ou Blanche Neige en version érotique dans lesquelles il ne manque pas une occasion d’afficher la plastique affolante de ses héroïnes.

 

Si la trame reste foncièrement la même que celle que l’on connaît, l’artiste au trait semi réaliste sensuel a développé le rôle du Prince et mélange subtilement deux histoires puisque ce n’est rien moins que Raiponce qui s’invite à la fête, ce qui donne lieu à une poignée de scènes saphiques et autres ménages à trois excitants et parfois forts drôles.

 

Ajoutons à cela une utilisation maligne de Simplet, un prince pas des plus charmants,  ou encore la réhabilitation de Grimilde dans son rôle de marâtre (doublée d’un nympho sadique et, forcément, narcissique) le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour et de pas mal d’action, on peut dire que la Blanche Neige made in Tabou est une réussite du genre.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? PORTRAIT OF TERROR

 

 

C'est de Qui ? J. Ottman

 

 

La couv'

 

Cycle BD X  /  Blanche Neige  Vs. Portrait of terror

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Celui qui deviendra le composeur quasi-attitré de Bryan « les films de Super-héros, c’est moi » Singer s’est également fait une spécialité des scores de films d’horreur.

 

Un an après avoir écrit une B.O inspirée pour une version sombre de …Blanche Neige (tiens !), il est mandaté pour mettre en musique un nouveau chapitre de l’éssouflée franchise Halloween qui, le septième tout de même, n’a vu le jour que parce que le réalisateur en vogue Kevin Williamson (Scream) et l’actrice has-benn Jamie Lee Curtis sont associés à son nom.

 

Faute de temps, le projet cafouille un peu niveau post-prod et ce ne sont qu’une partie des pistes d’Ottman qui seront retenues pour le film, mélangées hasardeusement à des chutes de scores d’autres films de Marco Beltrami à qui échouera la tâche ingrate de tout assembler au mieux (enfin le cas échéant on devrait écrire « au pire »).

 

Et c’est bien dommage car le travail original d’Ottman, qui porte les séquelles de la B.O du Blanche Neige sus-cité notamment dans les chœurs et murmures féminins, pendants sombres des gimmicks de Elfman, s’il sacrifie bien évidemment aux codes du slasher, n’en reste pas moins fort varié et ne se cantonne pas à n’être qu’une bête illustration de genre.

 

Ce mélange d’ambiances est à redécouvrir dans sa forme originale, pourquoi pas en lisant cette version débridée des contes de Grimm ?

 

 

 

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Une chronique de Fab

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 08:36

 

 

Si en temps normal je ne suis pas attiré par tout ce qui est "financement participatif", j'avais fait une exception pour le recueil de courts X de Joel Jurion qui je viens de recevoir.

Le voici donc en ouverture d'un cycle consacré -encore! ^^- à la BD X ce week-end.

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : CENT PUDEURS

 


C'est de qui : J. Jurion et Scebha

 

 

La Couv':

 

Cycle BD X  /  Cent Pudeurs  Vs.  Delta Of Venus

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

Une planche:

Cycle BD X  /  Cent Pudeurs  Vs.  Delta Of Venus

 

Ca donne Quoi ? Si je ne suis pas forcément adepte/favorable à la grande mode de ces dernières années du financement participatif (essentiellement à cause de la dérive mercantile du procédé, mais ceci est une autre histoire), certains projets ne verraient peut être jamais le jour sans le crowdfunding.

 

Ainsi le recueil qui nous intéresse aujourd’hui est né grâce à la plateforme ulule sur laquelle il a connu un succès assez colossal (plus de 200% du but initial).

 

On y trouve 9 récits courts de Joel Jurion, dessinateur de Klaw entre autres, qui se livre ici à l’exercice périlleux de l’anthologie érotique, voire carrément pornographique, dans un style graphique hybride intéressant.

 

Comme à la grande époque des mythiques Eerie, Métal Hurlant et autres, Cent Pudeurs tape dans tous les genres : post apocalyptique, Fantasy, SF, humour… le dénominateur commun étant une sexualité exacerbée donnant lieu à des scènes X parfois fort crues. 

 

 

Cycle BD X  /  Cent Pudeurs  Vs.  Delta Of Venus

 

Comme souvent dans le concept même du récit court, si certains fonctionnent très bien comme ils sont, une poignée des histoires du recueil sont bien trop brèves, créant une certaine frustration (ce qui, pour une BD érotique est un peu un comble !) et l’on se prend à espérer que, au vu du succès de cette campagne, Joël Jurion aura l’occasion d’en développer quelques unes sur la longueur d’un récit complet (les choix évidents étant La Cause, Le Monde D’après mais surtout La Bataille de Tombe Rouge).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? DELTA OF VENUS

 

 

C'est de Qui ? G. S. Clinton

 

 

La couv'

 

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Pas plus d’une paire de fois je dirais.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Ce n’est évidemment pas le nom de Zalman King, réalisateur de navets érotiques soft, qui m’a attiré vers cette B.O mais bien celui de Georges S Clinton (rien à voir avec le gourou du P Funk).

 

Pourquoi me demanderez vous, vu qu’au palmarès du bonhomme on trouve les deux Austin Powers (ouch !) et un Mortal Kombat (re-ouch !) ? Et bien tout simplement car il est également responsable de la musique O combien réussie de Wild Things (Sexcrimes en VF, mention spéciale au traducteur n’est ce pas !), élément clé de la réussite d’un film qui, autrement, aurait pu ne rester que la série B qu’il aspirait à être.

 

Pour cet improbable relation sexuelle SM entre une écrivain américaine et un compatriote dans le Paris des années 40, Clinton cultive son goût pour les musiques atmosphériques à base de nappes bariolées entre l’ambiant électro et le folklore new-age sans pour autant tomber dans le maniérisme ou la facilité commerciale.

 

Nous l’avons déjà dit, trouver de la musique adéquate pour un ensemble de récits de genre différents n’est certes pas chose facile, il s’avère que le choix d’un underscoring racé est une option des plus viable !

 

 

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Une chronique de Fab

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 17:20

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA JEUNESSE DE STALINE

 


C'est de qui Delalande, Prolongeau & Liberge.

 

 

La Couv':

 

Soviet Système  /  La Jeunesse de Staline  Vs.  Sintram

 

Déjà lus sur le site ? Oui pour Eric Liberge et plusieurs fois pour Arnaud Delalande.

 

 

C’est édité chez qui ? Les Arènes.

 

 

Une planche :

 

Soviet Système  /  La Jeunesse de Staline  Vs.  Sintram

 

Ça donne Quoi ? Sur le podium des pires dirigeants qu’ait connu l’Histoire mondiale, nul doute que Joseph Staline revendique une place largement méritée. Comment un homme peut arriver à diriger l’une des superpuissances pendant des décennies, à devenir le responsable de millions de morts, l’instigateur et l’un des principaux acteurs d’une Guerre Froide aux conséquences sans précédents sur la géopolitique mondiale ?

 

Arnaud Delalande et Hubert Prolongeau via une documentation fournie, se penchent sur l’enfance du tyran.

Si celle ci fut une longue suite de souffrances et de désillusion, en aucun cas, à aucun moment, les auteurs ne laissent paraître qu’elle pourrait justifier ce que « Sosso » va devenir.

 

On  découvre dans ce premier tome un jeune homme rebelle à l’autorité -que ce soit celle d’un père alcoolique, d’une mère trop aimante, ou de religieux honnis-  épris de révolution et de lutte des classes. Celui qui n’est encore que Iossif Djougachvili découvre sous le manteau, pendant ses années d’étude dans un âpre monastère, en même temps que les grands auteurs français, le Capital de Marx qui achève de lui ouvrir les yeux sur sa destinée : le juste combat contre le pouvoir établi.

 

Plus âgé, on le retrouve recherché par la police secrète du Tsar, sans cesse en cavale, toujours sur l’organisation d’un coup, bientôt il rencontre Lénine et l’Histoire peut entamer sa marche funèbre.

 

Poursuivant sa collaboration avec le scénariste, Eric Liberge définitivement débarrassé semble t-il des expérimentations de l’époque Mardi-Gras Descendres , illustre la jeunesse de Staline dans un style réaliste innovant, avec des effets de mise en page et de narration bien pensé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? SINTRAM

 

 

C'est de Qui ? G. T. Strong

 

 

La couv'

 

Soviet Système  /  La Jeunesse de Staline  Vs.  Sintram

 

Déjà entendu chez nous? Pas l’impression non.

 

 

On peut écouter? Pas d'extraits vidéos, bloqués semble t-il par la maison de disques. Restent les plateformes de téléchargement légales ou les sites où le CD est vendu qui proposent des extraits comme ici par exemple.

 

 

Ca donne Quoi ? S’il a débuté dans la musique par l’apprentissage du piano, du hautbois et du violon, Georges Templeton Strong, new yorkais exilé en Europe, se tournera finalement vers la composition (qu’il délaissera un temps au profit de la peinture).

 

Sintram, symphonie sous titrée « Le Combat de l’humanité contre les pouvoirs du mal » (tout un programme !), et inspirée des écrits de De La Motte Fouqué, n’est pas sans faire penser aux travaux de ses contemporains,  Lizst ou Strauss, bien que le style de Strong soit moins maniéré que celui de ce dernier.

 

Ici on est sur une progression traditionnelle de crescendo où cuivres et cordes, d’abord éparses et discrets, montent peu à peu en puissance, bientôt rejoints par les instruments à vents. Si les deux premiers mouvements ont bien quelques passages légers voire lyriques, la suite (et fin) de la symphonie est plus sombre et s’emporte même parfois (on pense entre autre au Faust de Gounod d’ailleurs).

On peut déceler en substance ici les prémisses de ce qu’écriront les compositeurs des décennies suivantes, de Tchaïkovski à Dukas.

 

Si la pièce peut parfois sonner un rien grandiloquente sur ce premier volet de la Jeunesse de Staline elle fait penser, écoutée avec, à ces productions cinématographiques soviétiques mises en musique par des artistes comme Prokofiev ou Chostakovitch et leur aspect héroïque solennel suranné.

 

 

 

 

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Une Chronique  de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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