16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 14:34

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LA GESTE DES CHEVALIERS DRAGONS

 


C'est de qui : Ange, toute une flopée de dessinateurs, et S. Paitreau à la colo

 

 

 

En guise de première partie de conclusion (si, si, promis!) à cette saga de l'été, je voudrais revenir sur quelques points qui sont soit importants pour la lecture des albums déjà publiés ou pour les prochains, soit curieux (erreurs des auteurs ou mauvaises lectures et/ou incompréhensions de ma part).

 

Importants tout au long de la série :

 

  • Les dragons : il n'y a pas un seul modèle de dragon. L'imaginaire de chaque dessinateur y est sans doute pour beaucoup. Ailé ou non, cracheur de flammes ou non, cornu ou pas, avec ou sans crête, ces charmantes bestioles vont du lézard surgonflé au gigantesque cauchemar volant à 6 yeux en passant par le yong coréen. Un point est apparu rapidement dans l'album 13 : les dragons apparaissent le long de lignes sur la carte (des méridiens du monde?)… Il ne semble pas avoir été repris par Ange depuis.

 

 

 

 

 

 

  • Le Veill : cette aura des dragons qui contamine leur entourage et grandit en force avec la puissance de la bête. Personne ne sait vraiment comment agit le Veill : certains êtres sont touchés immédiatement, d'autres après une longue durée; certains êtres sont touchés physiquement, d'autres mentalement ou les 2 ensemble.

  • La virginité des chevaliers dragons : seules les vierges ne sont pas touchées par le Veill et peuvent approcher des dragons… bien que la proximité des dragons puisse leur provoquer des cauchemars (le plus souvent des réminiscences du passé).

  • Les épées : seules les armes faites en écailles de dragon ou dans un métal créé par le Veill peuvent traverser la carapace des dragons. 3 armes historiques ont été faites avec le premier métal trouvé : 2 épées et 1 hache. Une épée peut être transmise de chevalier à chevalier. Mais quand l'une d'elle meurt face à un dragon, ses compagnes marquent sa tombe avec son épée ou l'incinère avec.

 

 

 

  • La politique : officiellement, l'ordre ne se mêle pas de politique, mais en réalité celle-ci est omniprésente. De plus comme le dit Oris dans le tome 2 : "un acte public, quel qu'il soit, est toujours politique." Ce qui explique l'hostilité de l'ordre religieux d'Aman ou de certains dirigeants à diverses époques envers l'ordre.

  • La corruption : elle existe un peu partout (ordres religieux, dirigeants ou fonctionnaires des cités). Côté ordre des chevaliers dragons, il y a beaucoup d'hypocrisie : les chevaliers ont interdiction d'accepter des dons d'argent mais elles peuvent recevoir des cadeaux "symboliques" comme vêtements, armes, denrées à manger ou à boire… à condition que cela ne soit pas trop voyant auquel cas elles devront tout donner au trésor de l'ordre. Comme le dit la très vieille Oris dans le tome19 : "La prochaine fois, elles n'auront qu'à mieux dissimuler leurs bêtises…"

 

 

 

 

  • La sexualité : elle est sous-jacente plus d'une fois dans la série. D'abord au sein de l'ordre : soit par des pratiques hétérosexuelles protégeant la virginité (voir Eléanor dans le tome 19: "Rien en-dessous de la ceinture"), soit par des pratiques homosexuelles plus ou moins cachées. Hors de l'ordre: mariages forcés, polygamies, viols, dons d'êtres humains… reviennent plus d'une fois dans les albums.

 

 

 

  • La misogynie : mis à part les chevaliers dragons, la position des femmes n'est pas vraiment enviable dans la plupart des lieux rencontrés dans la série. Les prêtres d'Aman maintiennent des règles tenant la femme en position de faiblesse vis-à-vis des hommes. Le mariage les met sous la tutelle de leur époux après celles de leurs pères ou leurs frères. Dans beaucoup de villes, les femmes doivent avoir une tenue chaste et décente (comportement et vêtements). Mais, curieusement, Messara a une impératrice dirigeant la partie ouest du monde au moment de la guerre des Sardes… Comme disait La Fontaine dans la fable "Les animaux malades de la peste" : "Selon que vous serez puissant ou misérable, / Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

  • Les sciences : le monde des chevaliers dragons est dans un contexte plutôt médiéval où les études scientifiques ne semblent pas être faites au grand jour (voir Hassan dans le tome 9 et les allusions faites à ses écrits dans les tomes 13 et 19). Seule la cartographie du monde semble être couramment pratiquée (même si les auteurs ne nous ont pas encore donné une carte du monde). L'utilisation de tisanes ou drogues sans doute issues des plantes est utilisée pour soigner et sans doute aussi des onguents ou cataplasmes.

 

 

 

  • Les arts et artisanats : le travail des métaux ou des tissus ou du verre, la fabrication du papier, la construction de bâtiments, la fabrication de meubles ou de bijoux… sont florissants et ont générés quelques merveilles. Des artistes réputés sculptent, peignent ou, sans doute, composent (plus difficile à représenter en BD!)

  • La magie : elle est sous-jacente dans certains albums comme le 1e où la ville est protégée des chutes d'eau par un sort si l'on en croit les prêtres d'Aman. Ellys peut devenir enceinte grâce à un collier magique dans le tome 12. Le fonctionnement des bateaux volants, évoqué dans le tome 19, est lié à la magie des routes de pierres rouges qu'ils sont obligés de suivre. Sans doute, une persistance des pratiques religieuse et magiques des Nauris du tome 6. Le capitaine du vaisseau résume ainsi : "Vous ne savez pas pourquoi les dragons apparaissent… et nous ignorons pourquoi nos vaisseaux volent."

 

 

 

 

  • Les sardes : ce peuple de pillards nomades vivant dans le désert est cité quelques fois avant d'apparaître dans le tome 11 et d'être en permanence soit physiquement, soit en citation dans d'autres tomes puisque ce sont les ennemis de l'empire de Messara pour la guerre de 1000 ans.

  • La liste n'est sans doute par complète. À chacun de rajouter ses points marquants manquants.

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Nous avons eu la chance de pouvoir échanger avec le scénariste Ange (la partie féminine du duo) et voici ses commentaires et éclaircissements :

 

 

 

 

"Analyse extrêmement intéressante et complète ! Merci Gen !

 

 

J’en profite pour rajouter quelques points qui intéresseront peut-être les Nerds de la Geste. ;)

 

 

L’univers de la Geste s’étale sur 12 000 ans environ, de l’histoire de « La Première », à l’époque actuelle. L’époque actuelle, dans la Geste, évolue constamment : elle correspond à l’album le plus avancé chronologiquement dans notre histoire. Pour l’instant, « l’époque actuelle » est la Guerre des Sardes ; il n’y a rien de publié qui se passe « après »… cela va changer bien sûr.

 

Dans les pages de garde des albums, tu trouveras maintenant les histoires classées par ordre chronologique, donc de « La Première » (- 11 000 ans) à « Naissance d’un Empire », + 628 dans notre chronologie non officielle.

 

L’an zéro correspond au premier album de la Geste.

 

Il y plusieurs époques dans notre série :

 

- D’abord, l’avant premier tome... La préhistoire (avec « La Première »), la création de l’Ordre des Chevaliers Dragon (dont on voit la légende dans « La Faucheuse d’Ishtar », et ses débuts difficiles (illustrés dans « Par delà les Montagnes »). Au moment de la création de l’Ordre, Messara est une petite ville, dirigée par un petit roi. Mais la montée en puissance de l’Ordre des Chevaliers Dragons, dont le premier Ordre est installé à Messara, donne à la cité l’impulsion pour devenir une puissance militaire… puis un Empire.

 

 

 

 

 

 

 

- Ensuite vient « notre époque narrative numéro un ». C’est l’an zéro de notre chronologie non officielle, l’époque de « Jaïna » (le tome 1), la première époque où nous nous sommes arrêtés. L’époque classique, l’âge d’or de l’Ordre des Chevaliers Dragons. Là, nous avons écrits toute une série d’albums dont les histoires s’enchevêtrent sur une période de soixante ans environ… (« Brisken », « Aveugles », « Jaïna », « Akanah », «Le Pays de Non Vie », « les Jardins du Palais »). C’est l’époque de la bataille de Brisken et de ses conséquences, ce sont les histoires de Jaïna, d’Ellys, d’Akanah et d’Eléanor.

Et d’Oris qui est le Chevalier Dragon qu’on voit le plus dans la Geste. Oris apparaît à peu près dans tous les albums de cette époque, à des âges divers. C’est notre Chevalier préféré !

 

Un Empereur, celui qui a trahi les Chevaliers à Brisken, est à la tête de l’Empire de Messara, qui sera ensuite nommé simplement « l’Empire », puis « L’Empire d’Occident » après la scission.

 

- Ensuite… six cent ans passent. Certains albums non reliés aux autres, comme « La Déesse », « La Porte du Nord », « Revoir le Soleil », sont placés entre les deux époques majeures.

 

- Puis vient notre « époque narrative numéro deux », celle de la Guerre des Sardes. Là encore nous nous arrêtons pour toute une série d’albums dont les histoires s’enchevêtrent sur une période de cinquante ans. « La Guerre des Sardes » bien sûr, mais aussi « Toutes les Mille et Une Lunes », « La Mer Close », « L’Ennemi », « Vers la Lumière » « Naissance d’un Empire », et même certaines parties de « La Première » qui montrent Amarelle enfant.

 

Oris était le personnage clé de la première période narrative, Amarelle est le personnage clé de cette période ci. C’est le moment du schisme, et de la séparation de l’Ordre des Chevaliers Dragons en deux organisations rivales : l’Ordre des Chevaliers Dragons d’Orient et l’Ordre des Chevaliers Dragons d’Occident… qui vont se haïr et se combattre. Et il y a maintenant deux Empires. L’empire d’Occident (l’ancien Empire) est dirigé par une femme, Helsana.

 

Pour l’instant, la chronologie s’arrête là – il n’y a pas d’album publié qui se déroule après la mort d’Amarelle. Mais deux d’entre eux sont en cours de réalisation.

 

 

 

 

 

 

Tout cela pour dire que certaines des différences culturelles entre les albums de La Geste des Chevaliers Dragons sont des différences d’époques. En 12 000 ans, beaucoup de choses changent, et même en six cents.

Nous faisons bien attention à faire évoluer les rituels, les habitudes et les traditions… il ne serait pas crédible que deux Ordres séparés de mille kilomètres et de sept cent ans aient les mêmes habitudes.

 

Et quant aux femmes (bien vu !), en l’an – 400 (« Par delà les Montagnes ») elles n’ont pas le droit d’entrer dans les auberges non accompagnées, en l’an zéro c’est un Empereur sur le trône et les femmes commencent à se battre pour leurs droits (la Comtesse de Cressay dans « Aveugles ») et six cent ans plus tard, une femme est impératrice.

 

La magie existe en effet mais elle est légère, et parfois, elle n’est qu’un mensonge. Comme le collier qui permet à Ellys de tomber enceinte dans le Tome 12. (Ne le répétez pas, mais la voyante n’a fait qu’un peu de travail psychologique…)"

 

 

 

 

2e partie de cette conclusion à paraître en début de semaine prochaine.

 

 

 

 

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Une chronique de Gen, commentée par Ange

 

 

 

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 08:23

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LE CREPUSCULE DES IDIOTS

 


C'est de qui : P. Krassinsky

 

 

La Couv':

Religion de Singe  /  Le Crépuscule des Idiots  Vs.  Bacchanale

Déjà lu chez nous ? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Vaste sujet, brulant et d’actualité s’il en est (mais depuis pas mal de siècles remarquez) que la religion. En BD, elle a plutôt la côte d’ailleurs, on l’a vu (si, si, souvenez-vous on avait même fait deux cycles sur le sujet), mais les albums et séries les plus efficaces sont souvent ceux qui la brocarde.

 

Nous nous réjouirons donc que Krassinsky, qui se fait trop discret si vous voulez mon avis (si vous ne le vouliez pas en même temps vous ne seriez probablement pas en train de lire ces lignes), ait abandonné l’idée de faire un album lambda et ait recentré son projet (longuement muri !) sur une satyre anthropomorphique réjouissante.

 

Prenant comme protagoniste principal l’un de ses singes cobayes envoyés dans l’espace par la Nasa pendant la décennie 50-60 qui serait retombé dans la région nippone du parc de Jigokudani (rien que cette idée est excellente) l’auteur nous présente une tribu de singe, dirigée d’une main de fer par un mâle dominant, dont les croyances (c’est le cas de le dire !) vont être ébranlées par l’arrivée de ce messie et du concept qu’il prêche, celui de l’existence de Diou.

 

De luttes d’influence en péchés capitaux, de flagellations en massacres sanglants, cette comédie acerbe et clairvoyante est un un pamphlet anti religieux fin et délicieux à lire (surtout pour un athée éclairé comme votre serviteur).

 

 

 

De plus, vous savez comme j’apprécie le trait « à la main » et la couleur directe, et là, on peut dire que j’ai été servi, Krassinsky oppose au style ultra réaliste superbe des décors, un beaucoup plus caricatural très amusant pour ses protagonistes simiesques. Fond et forme au service d’un sujet pareil, que demander de plus !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? BACCHANALE DE SAMSON ET DALILA

 

 

C'est de Qui ? Saint Saens

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Oui, au moins une fois je dirais.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si Samson et Dalila est probablement l’un des opéra les plus connus de son auteur, voire du genre en France, il faut savoir que Saint Saens qui mettra des années à accoucher de son opéra, n’avait pas, à la base, prévu de faire de l’épisode biblique une œuvre aussi développée.

 

Ceci explique en partie la présence de cette bacchanale instrumentale dans le troisième et dernier acte, conçue aussi dans le souci d’amener un peu de gaieté et de légèreté dans un opéra autrement fort sombre et recouvert par l’ombre imposante de Wagner. A un caractère héroïque, soutenu par des ballets travaillés, la bonne humeur parfois sauvage de cet intermède est une vraie respiration.

 

C’est uniquement ce passage que j’ai retenu pour notre Crépuscule, quitte à l’écouter en boucle au fil des chapitres de la BD.

 

 

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Une chronique de Fab

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 12:38

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : NARAGAM. L’APPEL DES PRIMORDIAUX

 


C'est de qui : Le Galli & Mike

 

 

La Couv':

World of Fantasy  /  Naragam 2  Vs.  Warcraft

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Nous avions laissé nos trois protagonistes- le chétif mais volontaire  Geön, le reptilien Sajiral et la grosse brute Brog- dans une mauvaise passe à la fin du premier volet de Naragam. Les voilà prisonniers et destinés à périr en combats ou en sacrifice, mais c’est  sans compter sur leur opiniâtreté et, au mépris d’un certain danger, les voilà qui faussent compagnie à leurs ravisseurs…pour tomber de Charybde en Scylla !

 

Araignée géante, créatures colossales, guerriers assoiffés de sang… ce second volet est mené à une allure soutenue, de rencontres dangereuses en course poursuites le tout sur fond visuel impressionnant de primordiaux figés titanesques qui apportent une atmosphère très dark à la trilogie fantasy de Le Galli et Mike.

 

Le premier prouve qu’il sait écrire dans des domaines pourtant fort différents avec la même réussite, et il est fort bien secondé ici par le second qui crée un univers marquant dans un genre pourtant surexploité en BD.

 

Naragam est un récit qui, si sa conclusion reste à ce niveau, n’aura aucun mal à figurer dans e haut du panier de la fantasy franco-belge de ces dernières années !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? WRACRAFT

 

 

C'est de Qui ? R. Djawadi

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé par ici ? Oui

 

 

On peut écouter? En entier même:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ne nous leurrons pas, si Ramin Djawadi s’est retrouvé aux manettes de la B.O de cette adaptation à gros budget de l’un des jeux vidéo les plus célèbres de sa catégorie, c’est très probablement grace à ses travaux sur la série TV Game Of Thrones.

 

A l’écoute de morceaux comme The Horde la ressemblance avec certains thèmes de GOT est tellement évidente qu’elle en deviendrait presque génante, c’est dire.

 

Après, le scénario et le monde de Warcraft étant résolument plus fantasy que la série de HBO, le film permet au compositeur des envolées épiques bien heavy, à base de percussions survoltées et de chœurs masculine lyriques comme on peut en attendre dans ce genre d’univers.

 

Djawadi, connu pour son manque certain de subtilité et d ‘originalité, laisse cependant entendre, au milieu de cette furie musicale, quelques passages plus calmes de bon aloi, axés sur les ambiances sourdes ou mélancolico-héroique (comme dans My Gift To You aux accents là encore très GOTiens).

Un cocktail explosif bien dans l’esprit de ce second volet de Naragam.

 

 

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Une chronique de Fab

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 18:59

 

 

 

 

C'est (toujours) mercredi non? Donc voici un autre fort bon titre axé jeunesse, mais pas que!

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : PILE OU FACE. CAVALE AU BOUT DU MONDE.

 


C'est de qui : Larson & Mock

 

 

La Couv':

Les deux cotés de l'aventure  /  Pile ou Face  Vs.  Les aventures Fantastiques

Déjà croisé chez nous ? Non

 

 

C’est édité par ? Rue de Sèvres

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? L’Aventure avec un grand A et de la lecture pour les 7 à 77 ans, voici comment on pourrait résumer ce premier tome bien épais de Pile Ou Face qui nous narre l’histoire de jumeaux, un frère et une sœur, orphelins et membres d’une bande de jeunes voyous qu’ils vont trahir afin d’échapper à la prison et avoir une chance de retrouver leur père disparu des années plus tôt.

 

En essayant de se faire passer pour deux frères disparus ils font la connaissance d’une autre paire de jumeaux (décidément !) avec qui ils vont, bon gré mal gré, se lier d’amitiés avant de se voir séparés, par paire (vous suivez toujours ?) et  vivre des aventures maritimes haute en couleur.

 

Vous l‘aurez compris, le roman graphique de Hope Larson et Rebecca Mock est un concentré d’action et de retournements rocambolesques, digne héritier des livres de genre, de Jules Verne à J.K Rowling en passant par Mark Twain et Stevenson.

 

Les graphismes, anguleux et cartoony, non sans rappeler ceux de I.N.J Culbard, sont très colorés et plairont à un vaste lectorat.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

   

C'est Quoi ? LES AVENTURES FANTASTIQUES

 

 

C'est de Qui ? Zdeněk Liška

 

 

La couv'

 

 

Déjà croisé sur B.O BD ? Non

 

 

On peut écouter ?   

 

 

Ça donne quoi? : Décors dessinés, prises de vues réelles sur fond d’images animés, personnages interprétés successivement par des acteurs ou des marionettes…le moins que l’on puisse dire c’est que le tchèque Karel Zeman était un précurseur avant l’heure.

 

Pour la B.O de son ovni il fait appel à son compatriote Zdenek Liska, compositeur chevronné pendant plus de 30 ans dans son pays, qui affectionnait le mélange d’instrumentation traditionnelle avec les instruments plus inattendus et les effets électroniques en vogue à l’époque.

 

Pour cette adaptation de Verne il produit une musique aussi ambitieuse et originale que les images qu’elle accompagne, avec un sens solide de la mélodie et de l’illustration musicale.

 

Entre merveilleux naïf et aventure bon enfant cette B.O d’un autre âge est des plus amusante avec le premier tome de Pile Ou Face.

 

 

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Une chronique de Fab

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 06:56

 

 

C'est mercredi!

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : PERSONNE N’AIME LES GOBELINS

 


C'est de qui : Ben Hatke

 

 

La Couv':

Adoptes un Gobelin  /  Personne n'aime les Gobelins  Vs.  Charlie and the chocolate factory

Déjà lu chez nous ? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ancien rôliste acharné, je vous confirme que le titre de ce charmant petit album à l'italienne est tout ce qu'il y a de plus exact, rares sont les gens qui peuvent blairer Les Gobelins, archétype de la créature non-humaine de base de tout bon récit de Fantasy (et de partie de jeu de rôle digne de ce nom).


Pourtant Ben Hatke, en prenant le parti d'évoquer ces bestioles sur le ton du livre jeunesse, arrive à faire de son héros rabougri, qui ne vas pas hésiter à partir tirer son ami squelette des griffes du groupe de héros qui a dévalisé  leur donjon, un  personnage des plus attachant.


Dans un style graphique coloré old-school typiquement anglo-saxon, Personne n'aime Les Gobelins est, vous pouvez me croire sur parole, le bouquin idéal à lire à vos enfants, s'ils ont entre 2 et 7 ans, et, qui sait,  peut être les guidera-t-il plus tard vers les pages du Seigneur des Anneaux ou une partie de Donjons et Dragons !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? CHARLIE AND THE CHOCOLATE FACTORY

 

 

C'est de Qui ? Danny Elfman

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé sur B.O BD ? Fort souvent.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Y a t-il quelque chose de plus énervant qu'un compositeur, pourtant doué, qui se repose sur ses acquis quitte même à prendre ses auditeurs pour des jambons?

La marque de fabrique du bonhomme se reconnaît au bout d'une paire de notes: piano sautillant, chœurs enfantins hauts perchés, mélodie entêtante qui alterne entre l’effrayant et le merveilleux…certes l’ensemble est chamarré et couvre peut être un spectre plus large que ses autres travaux mais par contre, non content de livrer un thème que l'on croirait directement tiré de ses précédentes B.O pour Burton (de Edward Scissorhands à The Nightmare before Christmas, faites votre choix ), Elfman reprendra quasiment tout de ce morceau pour le thème principal du Alice In Wonderland, également mis en scène par Burton au passage, quelques années plus tard.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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