8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 09:22

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BLACKSAD. ALORS TOUT TOMBE.

 

 

C'est de qui ? Guarnido & Canales

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? John Blacksad se serait bien passé de ce job de protection du président du syndicat des travailleurs du métro de New York, figure intègre qui, comme son prédécesseur, est visé par la pègre.

Mission quasi perdue d’avance de maintenir un tel client en vie surtout avec les implications financières et politiques qui entourent les chantiers de la Grosse Pomme.

 

De son coté Weekly, qui en pince pour une jeune actrice de théâtre journaliste indépendante à ses heures, se met en tête d’écrire un article sur le magnat de la construction de la ville et va vite s’apercevoir que plus il y a de l’argent et du pouvoir en jeu plus les ramifications sont nauséabondes.

 

Les auteurs de Blacksad nous avaient habitués à être patients mais là il faut avouer que l’attente aura été longue. Il faut dire que l'un s'était aventuré pour les Indes tandis que l'autre voguait avec un gentilhomme de fortune.

 

Cependant la teneur de ce nouvel album, début d’un diptyque (c’est une première pour la série), console sans problèmes le lecteur amateur de Noir classique mais bien ficelé et/ou de dessin disneyen parfaitement maîtrisé, parmi ce qui se fait de mieux dans le genre.

 

Avec son intrigue à tiroirs, sa narration à plusieurs voix, son casting animalier enthousiasmant (surtout du coté des bad guys, avec des associations d’espèces bien choisies) et ses réminiscences de faits réels, ce Alors Tout Tombe convainc sans peine et fait espérer que sa suite ne tarde pas trop à venir.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :PERRY MASON

 

 

C'est de qui ? T. Blanchard

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? J’ai un problème avec Terence Blanchard, fréquent collaborateur de Spike Lee, qui si en tant que musicien ou compositeur m’intéresse assez, je trouve plutôt « passe partout » sur ses scores pour le grand écran.

 

Dans le cas présent c’est pour le petit qu’il a écrit avec cette nouvelle version de Perry Mason.

Blanchard a fait le choix de s’inspirer du jazz d’époque tout en lui insufflant une couleur et des arrangements assez modernes.

 

Restant dans un registre underscoring qu’il affectionne, le compositeur arrive à souligner l’action et à mettre l’emphase sur le suspense sans jamais en faire des caisses.

 

La lecture de ce nouveau Blacksad aurait peut-être demandée un peu plus de pistes d’action mais dans l’ensemble la partition de Blanchard fait son job.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 07:54

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA PART MERVEILLEUSE. 1

 

 

C'est de qui ? Ruppert & Mulot

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans une France fort semblable à la notre, d’étranges entités extra terrestres protéiformes et multicolores, généralement de grandes tailles, se sont installées un peu partout.

 

De nature en apparence pacifiste, elles cohabitent dorénavant avec l’être humain -qui les a baptisées « toute »- jusqu’au jour où Orsay, jeune homme de nature un peu renfermée qui vit à la campagne avec ses parents, est agressé par une créature et voit ses mains devenir protéiforme à leur tour.

 

Il monte à Paris pour consulter des spécialistes et rencontrent d’autres gens qui ont également été modifiés par des Toutes avec qui il va, bien malgré lui, passer du coté obscur.

 

Sur un postulat assez classique du genre, le duo Ruppert et Mulot livre une variation d’anticipation originale sur le fond comme la forme.

Au fantastique de la situation les auteurs opposent une certaine banalité du quotidien avec des protagonistes « terre à terre » très humains.

 

Un récit qu’aurait pu écrire un Bastien Vivès (avec qui le duo a d’ailleurs collaboré), mélange de genre inspiré qui, si au départ un peu contemplatif, vire rapidement au thriller SF intriguant.

 

Le graphisme lui aussi présente des similitudes avec celui de Vivès mais avec plus de détails et les couleurs choisies (notamment celle des Toutes) font un bel effet !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :SIGNES

 

 

C'est de qui ? J.N Howard

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Troisième collaboration entre Howard et Shyamalan, Signes n’est pas le score le plus spectaculaire de son auteur, surtout si on le compare à ceux du 6° Sens et d’Incassable.

Néanmoins la partition d’Howard, si en majeure partie assez en retrait pour ne pas dire minimaliste, est riche en textures.

 

Si le piano, instrument de prédilection de l’américain, est ici à nouveau l’instrument principal, il est agréablement complété par la harpe, assez inattendue sur le genre.

Les vents sont à la fête notamment le hautbois et la clarinette, qui jouent parfois sur les demis tons ou en motifs staccato pour déstabiliser l’auditeur.

 

Les ambiances étranges dominent sur le spectacle ici mais c’est tout à fait ce qu’il fallait pour ce premier volet de La Part Merveilleuse.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 14:57

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  UNDERTAKER. SALVAGE

 

 

C'est de qui ? Dorison et Meyer

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui souvent, et souvent ensemble d’ailleurs.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Forcément quand on fait des erreurs de jeunesse parfois elles reviennent vous hanter plus tard. C’est ce que notre undertaker apprend à ses dépends comme on l’a vu dans le tome précédent.

 

En effet Sid Beauchamp, arriviste du pire acabit et prêt à tout pour arriver à ses fins est responsable de la mort de Caleb, l’indien blanc, fils de la femme qu’il compte épouser. Mais quand Jonas s’en rend compte et veut rendre le cadavre aux indiens, l’amitié d’antan se transforme en inimitié menaçante.

 

Entiché de la femme et du fils du cadavre de l’indien blanc, la troupe de Sid et Jonas fait route vers Tuscon alors que la situation s’envenime doucement mais surement et que l’on sent qu’elle est prête à exploser à la moindre étincelle.

 

Fin de diptyque chargée en émotions comme en action que ce Salvaje qui, s’il reprend bien quelques ficelles classiques du western, les tire avec un métier indéniable, construisant une tension palpable et imparable.

 

Au dessin Meyer fait là encore étal de tout son talent et tutoie les grands maîtres de la BD franco-belge avec réussite, bien aidé encore une fois par les couleurs de Caroline Delabie.

 

Je ne sais pas si Undertaker sera un jour l’égale de Blueberry comme le mentionne avec une certaine malice le sticker sur l’album, mais parti comme c’est parti, il y a de fortes chances qu’elle marque le genre !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :WANTED SABATA

 

 

C'est de qui ? V. Kojucharov

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Au moins une fois je dirais.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? En marge d’une belle carrière dans la musique classique, comme compositeur et directeur d’orchestre, la filmographie de Kojucharov laisse, de prime abord- quelque peu à désirer !

 

En effet, en un peu plus d’une décennie, le russe, qui a fait ses armes avec Katchakurian avant de quitter l’URSS pour l’Italie où il assiste quelque temps Nino Rota, écrit une grosse poignée de westerns de seconde zone avant de bifurquer vers les films d’exploitation et le giallo érotique.

 

Néanmoins, et si elles n’échappent pas aux codes marqués du genre, ses partitions de westerns ont toujours une ou deux petites choses qui les font se démarquer du lot.

 

Ainsi sur ce Wanted Sabata on appréciera quelques curiosités instrumentales comme ces breaks de percussions diverses et variées, ces phrases de flute discrètes mais marquantes, et quelques effets de reverb inattendus qui viennent apporter à la fois une certaine fraicheur aux traditionnels harmonicas et guitares mais aussi un sentiment de malaise tenace.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 09:52

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LUCKY LUKE. UN COW-BOY DANS LE COTON

 

 

C'est de qui ? Achdé et Jul

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisés sur le site? Pas sur du tout.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le poor lonesome cow-boy a la surprise d’apprendre qu’une de ses admiratrices acharnées, propriétaire d’une plantation de coton dans le Sud des Etats Unis, vient de faire de lui son légataire.

 

Peu intéressé par cette forme d’existence sédentaire et par l’appât du gain, Luke décide de se rendre néanmoins sur place afin de faire don de cet héritage inattendu aux ex-esclaves noirs travaillant sur place.

 

Mais notre héros idéaliste ne s’attend pas à tomber sur ses nouveaux voisins, des propriétaires terriens bornés et racistes qui ne voient pas d’un bon œil la grandeur d’âme de l’homme qui tire plus vite que son ombre.

 

Entre méfiance des anciens esclaves et influence violente du Ku Klux Klan, cette virée sudiste réserve bien de mauvaises surprises à Lucky Luke.

 

Alors que l’on fête aujourd’hui les 20 ans de la mort de son créateur, la série Lucky Luke ne s’est jamais mieux portée, avec pas moins de deux « hommages » parus en moins d’un an et ce neuvième tome des « Aventures d’après Morris ».

 

Comme je le disais dans la chronique du Lucky Luke se recycle, je n’avais pas lu d’albums du lonesome cow-boy depuis un bail mais j’ai retrouvé avec un certain plaisir l’esprit de mes lectures de jeunesse avec ce Cow Boy dans le Coton. L’humour de la série est bien là, parsemé de clins d’œil plus actuels aussi malins que bienvenus et le scénario est original et agréable à suivre avec une thématique toujours fort d’actualité même si traitée de façon fort manichéenne avouons-le.

 

Niveau graphisme là aussi, les amateurs ne seront pas décontenancés, Achdé respecte à la lettre un cahier des charges qui suit de près la charte graphique des Lucky Luke originaux et dessine comme Morris.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :BITE THE BULLET

 

 

C'est de qui ? A. North

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? A l’aube des années 70 le western est sur le déclin à Hollywood et ailleurs, les cow-boys ayant littéralement envahis les grands écrans durant deux décennies, le public, dans une époque partagée entre peace and love, révolte et libération des moeurs, n’ayant plus d’engouement pour un genre souvent trop manichéen.

 

Bite the bullet tente en vain de raviver la flamme moribonde mais accumule trop de défauts pour espérer y arriver. Sa B.O pourtant, signée d’un des plus grands noms de la discipline, tire son épingle du jeu.

 

Dans une ambiance générale dédiée à l’aventure et à l’évocation de grands espaces, via un orchestre fourni, on reconnait évidement les petits « tics » typiques de North, les notes sautillantes de flutes, rejointes pas les cuivres enjoués, qui apportent une légèreté et une bonne humeur imparable ; les passages plus calmes, voire même romantiques de temps à autre où les cordes se font langoureuses et où hautbois et clarinette complètent la partition.

 

Seule véritable réussite de ce chant du cygne d’un genre surexploité à l’époque, le score de Bite The Bullet est une gemme méconnue qu’il est très agréable de redécouvrir surtout avec cette nouvelle aventure réussie du cow-boy solitaire.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 08:51

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NUIT COULEUR LARME

 

 

C'est de qui ? B. Gonzalez

 

 

La Couv':

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisée sur le site? Oui sur son précédent

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans sa bourgade paumée des states (peut-être ?!), où les gens ont la fâcheuse habitude de disparaître,  Teresa trompe son ennui de tenancière de libraire occulte et autres bizarreries en écrivant une histoire dans son fanzine auto-édité et en …conjurant des démons.

 

Enfin une démone surtout, à l’allure de jeune femme, fan de mangas de yokais et autres japoniaiseries. Laura, c’est son petit nom, propose à Teresa de lui exaucer un vœu (pensant que ça va encore être une histoire de richesse ultime)…mais voilà que notre héroïne se trouve bien incapable d’en formuler un.

 

Laura ne pouvant repartir tant qu’elle n’a pas exaucé de vœu, elle décide de squatter chez Teresa en attendant que celle-ci se décide. A ce duo surréaliste ajoutons Matilde, fan des œuvres de Teresa dont va quelque peu s’enticher Laura.

 

 

Si ce résumé peut faire penser à une comédie noire ado, gardons à l’esprit que son auteure est aussi celle de The Black Holes qu’à l’époque de sa chronique voici une paire d’années je n’avais pas hésité à taxer d’ »ovni ».

 

 

Ici le scénario est plus tangible et se base essentiellement sur la relation des trois personnages féminins, finement analysée, le tout dans une sorte d’ambiance Tim Burton au féminin. Certes la conclusion en laissera plus d’un sur sa faim mais chez Gonzalez, qu’on se le dise, c’est l’ambiance qui prime, vous voilà avertis.

 

 

Comme sur son précédent opus j’ai beaucoup apprécié la partie graphique à la croisée des styles d’un Tom Gauld et d’un  Mike Mignola (si, si !) même si l’aspect vide des visages, un peu comme Vivès parfois, est un peu déroutant sur toute la longueur d’un album.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GATHER

 

 

C'est de qui ? Neroche

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Le concept Neroche est une curiosité dans le panorama de la musique électronique actuelle tant ses inspirations semblent émaner de combos comme The Cinematic Orchestra (et leurs comparses de chez Ninja Tune) ou encore Dj Krush, pointures s’il en est dans l’électro des années 90 à la naissance du mouvement  trip-hop.

 

Leurs marques de fabrique entre autre était le mélange de samples, de loops et, cerise sur le gâteau, d’extraits de films souvent assez jubilatoires pour ceux qui avaient les références.

 

Neroche emploie peu ou prou une recette identique pour tisser un univers sonore à la fois gothique ou poétique aux mélodies entêtantes parfois flippantes souvent hypnotiques où s’invitent parfois la voix du génial Vincent Price entre autres surprises des plus agréables.

 

Des univers sonores et graphiques qui étaient faits pour se rencontrer, se percuter et s’unir, voilà, c’est chose faite.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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