LA BD:
C'est quoi : JEKYLL & HYDE. LE DOCTEUR ET L’ASSASSIN.
C'est de qui : Cannavo & Roi
La Couv':

Déjà croisés sur le site? Oui à quelques reprises.
C’est édité chez qui? Glénat.
Une planche:
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Ca donne Quoi ? Le docteur Jekyll, fasciné par son propre côté sombre, crée un philtre capable d’exacerber ses pires travers. Son “double” se nommera Mister Hyde et pourra laisser libre cours à ses penchants les plus inavouables. Mais voilà que lors de ses virées nocturnes, Hyde rencontre une femme obsédée par la violence et, dans le même temps, un mystérieux assassin qui éventre ses victimes, des prostituées londoniennes.
Tout comme Crepax en son temps, le duo Roi/Cannavo a choisi d‘adapter trois récits emblématiques de la littérature gothique. Nous avons chroniqué les deux précédents, Dracula et Frankenstein, que nous avions bien plus appréciés sur la forme -leur graphisme- que sur le fond -les adaptations toutes deux assez éloignées du matériau d’origine- l’une comme l’autre.
Ce Jekyll & Hyde partage peu ou prou les mêmes qualités, avec moins de défauts, et, s’il prend tout autant de libertés avec le roman de Stevenson, se révèle néanmoins plus convaincant.
Il faut dire que les multiples adaptations que ce soit au cinéma, en série tv ou en BD s’étaient déjà bien éloignées de l’histoire originelle même si, en substance, le postulat de départ -la dualité- était respecté.
Cannavo s’y tient donc aussi, mais injecte un côté méta intéressant avec l’ajout d’un Jack L’éventreur contemporain de l’action du livre de Stevenson, et un personnage féminin fort.
De son coté Roi excelle ici encore plus que sur les deux autres adaptations avec un noir et blanc uber expressif digne de ses illustres prédecesseurs, les maîtres du médium que furent Breccia, Toppi ou encore Battaglia avec des compositions d’une puissance évocatrice peu commune.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : LES CHRONIQUES FRANKENSTEIN
C'est de qui ? Harry Escott & Roger Goula
La Couv':
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Déjà entendus chez B.O BD?
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? L’horreur victorienne dont nous parlions ci dessus a la côte depuis…pfiouu deux siècles facile ! Du coup le filon est exploité plus ou moins continuellement depuis, se résumant fort souvent hélas aux déclinaisons des figures emblématiques du genre.
The Frankenstein Chronicles, vous l’aurez compris, s’inspire au départ vaguement du roman éponyme de Mary Shelley pour glisser vers la série d’enquête fantastique d’époque.
Sa B.O, écrite à quatre mains par deux compositeurs ayant surtout œuvré dans le docu, la série TV et une paire de films indés, joue la carte de l’underscore avec piano lead aux notes éparses sur un fond musical sourd et menaçant.
Cette économie de moyens (aux deux sens du terme probablement) s’avère néanmoins payante sur un genre qui a plutôt l’habitude de la démesure grandiloquente. Ici la tension règne quasiment tout du long avec une paire de pistes plus mélancoliques et, tout de même quelques passages plus enlevés où un orgue spectral s’invite notamment à la fête.
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