11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 15:36

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? JYLLAND. L’ILLUSION DU POUVOIR.

 

 

C'est de qui ? De Roover & Kloosin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Anspach

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le tome 1.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Hanté jusque dans ses rêves par ls fantômes de son frère et de se dont il est responsable de la mort, Sten réalise que gouverner un peuple au bord de la révolte quand on n’a pas d’or pour les nourrir ou payer les guerriers s’avère difficile.

 

De plus en plus ombrageux et colérique il attise la haine et l’esprit de vengeance de ses proches.

Heureusement pour lui l’attaque d’un village voisin lui permet de mettre la main sur un trône en or qu’il compte faire fondre.

 

Mais les graines de l’insurrection ont déjà germées au sein de la population de son royaume et la situation est très tendue alors que Gavnar, ex allié de Sten, fomente son retour.

 

Suite du premier volet prometteur paru au printemps dernier, L’Illusion du Pouvoir continue de mélanger habilement intrigues et scènes de combat, le tout dans un style semi réaliste classique mais appliqué et détaillé.

 

L’un des points forts de Jylland est de savoir développer la psychologie de ses personnages sans pour autant sacrifier à l’action, un traitement bienvenu sur un créneau très exploité ces dernières années, tous médias confondus.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :MARGRETE

 

 

C'est de qui ? J. Ekstrand

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après une carrière essentiellement dans son pays d’origine, Jon Ekstrand s’ouvre depuis quelques années à l’international et a d’ailleurs écrit la B.O du prochain Marvel, Morbius.

Il vient de composer la musique de ce biopic romancé sur la reine Margrete, première reine des royaumes du nord unifiés qui voit son règne mis en péril par le retour du fils qu’elle croyait mort.

 

Si le film pêche parfois par le rythme de sa narration, les acteurs, les décors et, donc, la B.O sont eux de fort bonne facture.

 

A l’instar d’un Jed Kurzel sur son Macbeth -entre autres- Ekstrand utilise essentiellement  le violoncelle comme instrument lead, en tirant des nappes menaçantes, mais sait aussi construire des climax aboutissants dans des déferlements de percussions et de cordes sur une poignée de pistes où l’action le demande.

 

D’ambiance fort sombre, réhaussée de quelques morceaux de bravoure, ce score est très en harmonie avec ce second volet de Jylland.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 08:09
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JYLLAND

 

 

C'est de qui ? De Roover & Klosin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Anspach

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Sten, fils du roi Magnulv, rentre dans son Jylland natal après une série d’excursions en territoires ennemis dont il ramène un butin pus que conséquent.

 

Après avoir caché le résultat de ses pillages sur une ile secrète il débarque dans son village pour apprendre que son père se meurt et –double peine pour notre « héros »- a décidé d’embrasser cette nouvelle religion venu qui ne prie qu’un seul dieu.

 

Si Sten est un féroce guerrier c’est aussi un stratège roué et, peu enclin à se plier aux volontés de son géniteur, souhaitant faire même d’une pierre deux coups, il va fomenter un plan machiavélique pour récupérer le trône bientôt vacant (et destiné à son ainé) et endiguer la christianisation de son peuple.

 

 

Les vikings, on l’a souvent vu ces dernières années chez nous sont, au même titre que le western, la Première Guerre Mondiale ou encore le post-apocalyptique, une valeur sure, en BD comme ailleurs mais qui, du coup a forcément été fort exploitée.

 

 

Cela étant on est jamais à l’abri d’une bonne surprise et ce premier tome de Jylland en est une. Prenant comme fond la transition religieuse des peuples vikings au christianisme, avec ce que cela engendre de réticences et de conflits, il présente un casting bien campé où le héros est assez détestable, tout en nuances, ce qui le rend d’autant plus intéressant.

 

 

L’intrigue est dense et prometteuse et laisse un goût de « reviens-y » qu’on espère voir rapidement étanché avec la sortie du second tome.

 

Au dessin le polonais Klosin rend une copie plus que satisfaisante avec un trait semi réaliste bien dans la tradition de la bd européenne.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GOD OF WAR 4

 

 

C'est de qui ? B. McCreary

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Forte de l’engouement de ses épisodes précédents la franchise God Of War est devenue une référence dans le monde des gamers adeptes de ce genre de jeux (on avance dans un monde « open » et on défonce la majeure partie de ce qu’on rencontre).

 

Du coup son quatrième opus se paye le luxe (hum) d’embaucher Bear MCCreary pour écrire la B.O.

Le compositeur visiblement inspiré par le sujet pond un thème principal puissant, porté par un chœur masculin évoluant pas mal dans les registres graves, parfois contrebalancé par des voix féminines plus aériennes.

 

Epique est le premier mot qui vient à l’esprit à l’écoute de cette B.O riche en envolées lyriques et qui n’est pas sans faire penser à certains moments au Conan de Poledouris.

 

Cela étant, pour le petit bémol, on regrettera des passages assez bourrins où les cuivres et les percussions sont malmenées au possible mais auxquels on reconnaitra l’efficacité recherchée.

 

De la musique de fantasy ténébreuse et agressive juste ce qu’il faut très en accord avec ce premier tome de Jylland.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 10:48
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  L’EXILE

 

 

C'est de qui ? E. Kriek

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Anspach éditions.

 

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après sept longues années d’exil, Hallstein foule à nouveau sa terre natale d’Islande. Mais le souvenir de son crime est toujours présent dans les esprits de ceux qui sont restés et qui ont refaits leurs vies.

Son retour ravive les vieilles rancœurs et pourrait contrecarrer les plans de certains, il va donner lieu à toute une suite Evènements qui vont provoquer une escalade de violence et de vengeance.

 

Âpre et dur comme les contrées où il se déroule, le récit de l’Exilé ne cherche à aucun moment à rendre ses protagonistes plus attachants qu’ils ne devraient l’être, tous si terriblement humains, avec leurs défauts et leurs faiblesses.

A un casting bien  choisi vient s’ajouter une intrigue tragique, digne des classiques du genre où vengeance, trahison et sombres histoires de famille dysfonctionnelles viennent s’entrechoquer dans un maelstrom de sentiments qui n’a d’égal que l’inéluctabilité de son dénouement.

 

 

Pour son premier roman graphique d’envergure en solo, Erik Kriek, loin des images d’Epinal véhiculées par le cinéma les séries télé ou même la Bande dessinée (lecteurs de Thorgal, soyez prévenus !), réussit là un album sans concessions où l’originalité de son trait rend parfaitement l’ambiance terrible de son histoire.

 

L’artiste hollandais nous avait déjà enchantés sur ses adaptations de Lovecraft et de chansons folk avec Dans les Pins, mais ici le background lui donne l’occasion de faire étal de tout son talent.

Son sens de l’utilisation de la trichromie noir/blanc/gris (ou gris bleuté si l’on veut chipoter) parfois parcourue de rouges sanglants, est toute désignée pour l’atmosphère  de cette Islande du X° siècle. Que ce soit dans les paysages blafards et hostiles ou dans les trognes limites caricaturales de ses personnages, son style graphique fait mouche à tout coup.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE KING

 

 

C'est de qui ? N. Britell

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comme beaucoup de gens de sa génération (et donc de la mienne peu ou prou) Nicholas Britell a une culture musicale ultra variée dans le sens où, né à un carrefour des genres, il a pu toucher du doigt l’évolution et la naissance de pas mal de styles de musique tout en gardant un pied dans ce qui c’était fait avant.

 

Ainsi son sens et son approche de la composition s’en ressentent dans leur fraicheur et leur inventivité.

Plutôt que d’aborder l’adaptation de la pièce de Shakespeare par l’angle purement historique, il va décider d’utiliser des instruments et des techniques actuelles pour rendre une atmosphère ancienne.

 

Le procédé eut être casse gueule, nombre de ses pairs des années 80-90 s’y sont d’ailleurs fourvoyés dans les grandes largeurs. Nous voilà donc avec entre autre une clarinette basse mixée, une guitare folk en guise de luth, une section de cordes imposante et un panel de chœurs lyriques, le tout jouant des mélodies inspirées de pièces médiévales mais aux accents de score d’action.

Un peu de post-prod et se sons inhabituels (du métal tordu par exemple !) et nous voilà avec un score qui ne manque ni d’ampleur ni de qualité et c’est tout à fait ce qu’il fallait à la tragique saga nordique d’Eric Kriek !

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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