24 mai 2024 5 24 /05 /mai /2024 09:20

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? GODEFROY. LE SEIGNEUR DE BOUILLON




 

C'est de qui ? T. Dubois D’Enghien & R. Miel




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Anspach





 

Déjà croisés sur le site? Non




 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? Godefroy De Bouillon est une figure historique importante dont le nom est fort connu mais dont finalement on réalise que l’on connaît peu de choses.

 

Le duo d’auteurs derrière le premier tome de cette évocation du personnage en BD a décidé de remédier à ce fait et commence le récit alors que le pape Urbain II incite les nobles et chevaliers à se rendre en Terre Sainte pour participer à la croisade.

 

Godefroy, indécis, s’interroge sur son avenir aussi bien guerrier qu’amoureux. En effet le seigneur de Bouillon est promis à une riche et pieuse héritière mais est également tombé sous le charme d’une diseuse de bonne aventure, détrousseuse à ses heures.

 

C’est sur ce dernier point que l’album m’a le moins convaincu. En effet, si je suis souvent partisan d’introduire une “petite histoire dans la Grande” afin de rendre les scénarios moins didactiques et plus immersifs, j’ai trouvé que les passages avec Aëlys prenaient trop de place dans ce premier tome, un peu au détriment à mon goût des enjeux du récit.

 

Néanmoins, la partie graphique très aboutie de Théo Dubois d'Enghien, fort bien mise en valeur par les couleurs de Felideus, m’a consolé de cette petite déception, de par la richesse de la reconstitution historique et l’expressivité de ses personnages.

On sent derrière ce premier tome un travail poussé de documentation et l’histoire y gagne clairement.

 

Le tome est complété par un cahier historique fourni, où l’on apprend d’ailleurs que Godefroy de Bouillon est “disputé” en tant que figure historique entre la France et la Belgique.






 

 



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : HENRI IV



 

C'est de qui ? S. Warbeck

 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Probable.



 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? La série The Hollow Crown, production historique classe de la BBC, adapte les pièces que Shakespeare a situées durant la Guerre des Roses  (Les Henry : IV à VI, et les Richard : II et III) au casting royal (c’est le cas de le dire) Jeremy Irons, Tom Hiddleston ou encore Benedict Crumberbatch en tête, et produite par Sam Mendes.

 

C’est Stephen Warbeck qui écrit la musique du double épisode consacré à Henry IV. Le compositeur s’est déjà frotté à la musique d’époque puisqu’il est entre autre responsable de la B.O de Quills, sur le Marquis de Sade, Mrs Brown sur le deuil de la Reine Victoria, et, surtout, de Shakespeare in Love, qui lui vaudra un Oscar.

 

 

Une partition qui sait passer d’une sobriété solennelle voire mélancolique avec les cordes mises en avant  à une imposante profondeur quand les vents viennent appuyer l’ensemble.

 

Une belle richesse thématique qui a beaucoup apporté à la lecture de ce Godeffraoy de Bouillon.




 

 







 

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6 mai 2024 1 06 /05 /mai /2024 09:01

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? MOON




 

C'est de qui ? Louwes & Vandelvelde




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Anspach





 

Déjà croisé sur le site? Non




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Dans un futur plutôt  lointain (quoiqu’au rythme où ça va!) un couple d’agents spéciaux voyageant dans le temps pour empêcher des malfrats ayant les mêmes possibilités, d’infléchir sur le cours de l’Histoire, afin de ne pas causer de fractures spatio-temporelles irréversibles et dramatiques.



 

Mais ça c’est le côté facile de leur vie, l’autre l’est clairement moins puisqu’il est question d’élever leurs triplés, élèves brillants mais turbulents (c’est un euphémisme!) à qui, en plus, il dissimule leur vrai job.



 

Les enfants, on le sait, sont souvent plus malins que le pensent leurs géniteurs, et c’est le cas de Cléo, Emily et Alex qui vont découvrir le pot aux roses et suivre leurs parents à leur insu dans une de leur mission.

 



 

Ce premier tome d’une nouvelle série qui flirte avec la SF, l’humour et l’action emprunte à mon sens pas mal au manga, de par sa forme comme son fond: format plus petit que du franco-belge classique, traitement en noir et blanc, découpage et narration forts rythmés et, last but not least, intro qui, si elle en présente pas mal, ne raconte- à dessein?- pas tant que ça et laisse son lecteur sur un cliffhanger.



 

Après, à voir si le duo d’auteur aura le rythme et l'efficacité de leurs homologues japonais, histoire de creuser un filon qui semble prometteur.



 

 






 

 



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : BUMBLEBEE



 

C'est de qui ? D. Marianelli



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’on excepte V pour Vendetta (et encore !) et quelques films d’animation, le compositeur d’origine italienne Dario Marianelli n’avait jamais œuvré pour une grosse production de la carrure de ce Bumblebee (qui, pour les non-initiés, est le nom d’un Transformers, le film faisant donc partie de la franchise).

 

Je dirais que, dans l’absolu, le résultat est un peu décevant si l’on compare avec certaines autres de ses  œuvres ; gageons qu’outre l’envie de collaborer avec son réal’ attitré Travis Knight et, of course, l’appel des sirènes hollywoodiennes, il a dû se plier à un certain cahier des charges.

 

Du côté de l’héroïsme un peu grandiloquent on est donc servi avec un score orchestral voire symphonique souvent impétueux avec des mélanges d’effets électroniques intelligents, contrebalancé par des pistes plus mélo où le compositeur retrouve de sa personnalité musicale (oui parce que pour simplifier, Bumblebee c’est un peu Crin Blanc sauce Méchas géants)

 

De la musique à grand spectacle plus fine que la moyenne (et clairement que les précédents scores de la franchise signés par le faiseur Jablonski) qui rajoute une dimension épique à ce premier volet de Moon.

 

 

 

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11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 15:36

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? JYLLAND. L’ILLUSION DU POUVOIR.

 

 

C'est de qui ? De Roover & Kloosin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Anspach

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le tome 1.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Hanté jusque dans ses rêves par ls fantômes de son frère et de se dont il est responsable de la mort, Sten réalise que gouverner un peuple au bord de la révolte quand on n’a pas d’or pour les nourrir ou payer les guerriers s’avère difficile.

 

De plus en plus ombrageux et colérique il attise la haine et l’esprit de vengeance de ses proches.

Heureusement pour lui l’attaque d’un village voisin lui permet de mettre la main sur un trône en or qu’il compte faire fondre.

 

Mais les graines de l’insurrection ont déjà germées au sein de la population de son royaume et la situation est très tendue alors que Gavnar, ex allié de Sten, fomente son retour.

 

Suite du premier volet prometteur paru au printemps dernier, L’Illusion du Pouvoir continue de mélanger habilement intrigues et scènes de combat, le tout dans un style semi réaliste classique mais appliqué et détaillé.

 

L’un des points forts de Jylland est de savoir développer la psychologie de ses personnages sans pour autant sacrifier à l’action, un traitement bienvenu sur un créneau très exploité ces dernières années, tous médias confondus.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :MARGRETE

 

 

C'est de qui ? J. Ekstrand

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après une carrière essentiellement dans son pays d’origine, Jon Ekstrand s’ouvre depuis quelques années à l’international et a d’ailleurs écrit la B.O du prochain Marvel, Morbius.

Il vient de composer la musique de ce biopic romancé sur la reine Margrete, première reine des royaumes du nord unifiés qui voit son règne mis en péril par le retour du fils qu’elle croyait mort.

 

Si le film pêche parfois par le rythme de sa narration, les acteurs, les décors et, donc, la B.O sont eux de fort bonne facture.

 

A l’instar d’un Jed Kurzel sur son Macbeth -entre autres- Ekstrand utilise essentiellement  le violoncelle comme instrument lead, en tirant des nappes menaçantes, mais sait aussi construire des climax aboutissants dans des déferlements de percussions et de cordes sur une poignée de pistes où l’action le demande.

 

D’ambiance fort sombre, réhaussée de quelques morceaux de bravoure, ce score est très en harmonie avec ce second volet de Jylland.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 08:09
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JYLLAND

 

 

C'est de qui ? De Roover & Klosin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Anspach

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Sten, fils du roi Magnulv, rentre dans son Jylland natal après une série d’excursions en territoires ennemis dont il ramène un butin pus que conséquent.

 

Après avoir caché le résultat de ses pillages sur une ile secrète il débarque dans son village pour apprendre que son père se meurt et –double peine pour notre « héros »- a décidé d’embrasser cette nouvelle religion venu qui ne prie qu’un seul dieu.

 

Si Sten est un féroce guerrier c’est aussi un stratège roué et, peu enclin à se plier aux volontés de son géniteur, souhaitant faire même d’une pierre deux coups, il va fomenter un plan machiavélique pour récupérer le trône bientôt vacant (et destiné à son ainé) et endiguer la christianisation de son peuple.

 

 

Les vikings, on l’a souvent vu ces dernières années chez nous sont, au même titre que le western, la Première Guerre Mondiale ou encore le post-apocalyptique, une valeur sure, en BD comme ailleurs mais qui, du coup a forcément été fort exploitée.

 

 

Cela étant on est jamais à l’abri d’une bonne surprise et ce premier tome de Jylland en est une. Prenant comme fond la transition religieuse des peuples vikings au christianisme, avec ce que cela engendre de réticences et de conflits, il présente un casting bien campé où le héros est assez détestable, tout en nuances, ce qui le rend d’autant plus intéressant.

 

 

L’intrigue est dense et prometteuse et laisse un goût de « reviens-y » qu’on espère voir rapidement étanché avec la sortie du second tome.

 

Au dessin le polonais Klosin rend une copie plus que satisfaisante avec un trait semi réaliste bien dans la tradition de la bd européenne.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GOD OF WAR 4

 

 

C'est de qui ? B. McCreary

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Forte de l’engouement de ses épisodes précédents la franchise God Of War est devenue une référence dans le monde des gamers adeptes de ce genre de jeux (on avance dans un monde « open » et on défonce la majeure partie de ce qu’on rencontre).

 

Du coup son quatrième opus se paye le luxe (hum) d’embaucher Bear MCCreary pour écrire la B.O.

Le compositeur visiblement inspiré par le sujet pond un thème principal puissant, porté par un chœur masculin évoluant pas mal dans les registres graves, parfois contrebalancé par des voix féminines plus aériennes.

 

Epique est le premier mot qui vient à l’esprit à l’écoute de cette B.O riche en envolées lyriques et qui n’est pas sans faire penser à certains moments au Conan de Poledouris.

 

Cela étant, pour le petit bémol, on regrettera des passages assez bourrins où les cuivres et les percussions sont malmenées au possible mais auxquels on reconnaitra l’efficacité recherchée.

 

De la musique de fantasy ténébreuse et agressive juste ce qu’il faut très en accord avec ce premier tome de Jylland.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 10:48
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  L’EXILE

 

 

C'est de qui ? E. Kriek

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Anspach éditions.

 

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après sept longues années d’exil, Hallstein foule à nouveau sa terre natale d’Islande. Mais le souvenir de son crime est toujours présent dans les esprits de ceux qui sont restés et qui ont refaits leurs vies.

Son retour ravive les vieilles rancœurs et pourrait contrecarrer les plans de certains, il va donner lieu à toute une suite Evènements qui vont provoquer une escalade de violence et de vengeance.

 

Âpre et dur comme les contrées où il se déroule, le récit de l’Exilé ne cherche à aucun moment à rendre ses protagonistes plus attachants qu’ils ne devraient l’être, tous si terriblement humains, avec leurs défauts et leurs faiblesses.

A un casting bien  choisi vient s’ajouter une intrigue tragique, digne des classiques du genre où vengeance, trahison et sombres histoires de famille dysfonctionnelles viennent s’entrechoquer dans un maelstrom de sentiments qui n’a d’égal que l’inéluctabilité de son dénouement.

 

 

Pour son premier roman graphique d’envergure en solo, Erik Kriek, loin des images d’Epinal véhiculées par le cinéma les séries télé ou même la Bande dessinée (lecteurs de Thorgal, soyez prévenus !), réussit là un album sans concessions où l’originalité de son trait rend parfaitement l’ambiance terrible de son histoire.

 

L’artiste hollandais nous avait déjà enchantés sur ses adaptations de Lovecraft et de chansons folk avec Dans les Pins, mais ici le background lui donne l’occasion de faire étal de tout son talent.

Son sens de l’utilisation de la trichromie noir/blanc/gris (ou gris bleuté si l’on veut chipoter) parfois parcourue de rouges sanglants, est toute désignée pour l’atmosphère  de cette Islande du X° siècle. Que ce soit dans les paysages blafards et hostiles ou dans les trognes limites caricaturales de ses personnages, son style graphique fait mouche à tout coup.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE KING

 

 

C'est de qui ? N. Britell

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comme beaucoup de gens de sa génération (et donc de la mienne peu ou prou) Nicholas Britell a une culture musicale ultra variée dans le sens où, né à un carrefour des genres, il a pu toucher du doigt l’évolution et la naissance de pas mal de styles de musique tout en gardant un pied dans ce qui c’était fait avant.

 

Ainsi son sens et son approche de la composition s’en ressentent dans leur fraicheur et leur inventivité.

Plutôt que d’aborder l’adaptation de la pièce de Shakespeare par l’angle purement historique, il va décider d’utiliser des instruments et des techniques actuelles pour rendre une atmosphère ancienne.

 

Le procédé eut être casse gueule, nombre de ses pairs des années 80-90 s’y sont d’ailleurs fourvoyés dans les grandes largeurs. Nous voilà donc avec entre autre une clarinette basse mixée, une guitare folk en guise de luth, une section de cordes imposante et un panel de chœurs lyriques, le tout jouant des mélodies inspirées de pièces médiévales mais aux accents de score d’action.

Un peu de post-prod et se sons inhabituels (du métal tordu par exemple !) et nous voilà avec un score qui ne manque ni d’ampleur ni de qualité et c’est tout à fait ce qu’il fallait à la tragique saga nordique d’Eric Kriek !

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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