19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 16:40

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : THE AUTUMNLANDS

 

 

C'est de qui ?  Busiek & Dewey

 

 

La Couv':

Automne Animal / The Autumnlands  Vs.  The Huntsman

Déjà croisés dans le coin? Busiek oui, mais pas Dewey.

 

 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Une  planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Imaginez un mélange entre la Ferme des Animaux et Mad Max 2 le tout dans un univers futuristico-fantasy et vous aurez une petite idée du background de la nouvelle série du vétéran Kurt Busiek.

 

Dans un monde post apocalyptique peuplé d’animaux aux coutumes plus qu’humaines (parole, castes, vêtements et j’en passe) lors d’une cérémonie secrète visant à invoquer une créature providentielle, les habitants d’une cité flottante voient cette dernière s’écraser au sol. Dans le chaos de la catastrophe, l’élu s’avère être un humain qui semble venu d’un lointain passé.

 

Alors que les rivalités s’accentuent, les menaces d’attaques de créatures extérieures se concrétisent et l’homme, quelque peu contre son gré, va tenter de venir en aide à ses invocateurs.

 

 

Si le scénario vous rappellera certaines autres choses (dont celles citées en début de chronique), et si l’on pourra regretter certains raccourcis narratifs, il faut reconnaitre que le dessin est une réussite (quasi) totale.

 

Dewey, dont c’est l’une des premières grosses séries, fait preuve d’un talent manifeste dans son anthropomorphisme, prêtant à ses protagonistes animaux des expressions parfois bouffantes. Si certaines cases semblent moins réussies niveau détail et que la colo est, à mon goût, un peu trop sombre pour vraiment rendre hommage à son trait, l’ensemble fait de Autumnlands une future référence en la matière, juste milieu entre, par exemple, Blacksad et Grandville .

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE HUNTSMAN: WINTER’S WAR

 

 

C'est de Qui ? J.N Howard

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD ? oh oui !

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Miroir, ô mon miroir, dis moi comment je pourrais engranger plus de dollars ? En imaginant une suite aussi improbable que dispensable à une version de Blanche Neige déjà pas piquée des vers par exemple. Si nous passerons sur le scénario ou la réalisation de cette suite mercantile, on remarquera que Howard rempile coté B.O.

 

Dans le précédent opus, si l’ensemble n’était pas sans défauts, Howard avait produit quelques pistes très recommandables, jouant des thématiques avec intelligence et inspiration, domaines qu’il avait continué d’explorer dans Maleficent avec un résultat équivalent (du bon…et du moins). Et bien jamais deux sans trois puisque il nous ressort ici des mélodies attendues au ton fantasy/surnaturel à base d’envolées de cordes et autres voix à la Elfman  de ci de là. Un peu plus réussis sont les passages où la menace se fait sourde et subtile, avec des changements de registres bienvenus, le reste de la B.O, qui oscille entre l’épique pompier à base de percussions et effets efficaces mais lambda, et romance sirupeuse sent le produit formaté mais bien foutu.

 

Une B.O de genre sans vraies surprises qui va cependant bien à l’épopée animale de Busiek et Dewey. 

 

 

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Une chronique de Fab

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 14:37

 

 

Et c'est avec un album à paraître la semaine prochaine que nous concluons cette thématique sur religion et 9° Art, le dernier album d'un auteur aujourd'hui majeur dans le monde du comics.

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : MARIE PLEURAIT SUR LES PIEDS DE JESUS.

 

 

C'est de qui ?  Chester Brown

 

 

La Couv':

 

 

 

Week-end Thématique : Dieu (le retour)  / Marie Pleurait  Vs. Dîvan

Déjà lu chez nous? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Cornélius

 

 

Une  planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si, on l’a vu que des versions de la Bible en BD -ou des histoires qui en sont tirées- il y en a pour tous les goûts, rares, voire inexistantes, sont ses analyses. C’est contre toute attente du coté de l’auteur alternatif Chester Brown,  dont le 23 Prostituées (édité en VF déjà chez Cornélius) avait fait sa petite sensation il y a une poignée d’années, que l’on se tourne aujourd’hui. Le canadien, motivé entre autres par la Genèse de Crumb que nous avons croisée hier, s’est intéressé de près à la prostitution (si, si) et à la condition de certaines des figures féminines dans la Bible.

 

Le résultat est assez intéressant,  Brown nous livre une sorte d’analyse culturelle et parfois crue des textes choisis (le tout dans un style épuré voire minimaliste mais efficace), et ses dialogues et interprétations sont parfois très fin.

Si les amateurs de l'auteur retrouveront ce qui fait son charme, l'ensemble n’apporte pas vraiment d’eau au moulin, que ce soit coté religion ou coté travail sexuel.

 

Le livre est complété par une postface – un peu longue à mon goût- où notes d’intention et explications diverses complètent la partie BD.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? DIVÂN

 

 

C'est de Qui ? Senem Diyici Quartet

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu ici? Oui et Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Emmené par leur chanteuse turque et Alain Blesing, son compagnon de route, guitariste émérite aux influences aussi multiples que diverses (qui fût le professeur de votre serviteur pendant une paire d’années pour la petite histoire), le quartet Senem Diyici propose une musique métissée où les couleurs de la méditerranée et de l’Orient percutent la musique improvisée et les sources d’un jazz assez libre.

 

Le résultat est souvent surprenant, dépaysant s’il en est, parfois hypnotique, comme en attestent les compositions exclusivement acoustiques  de Dîvan, troisième opus du groupe sous cette forme (Blessing s’essaiera entre autres ensuite au …onzetet ! avec bonheur, avant de revenir à ses expérimentations bariolées).

 

Une bande-son intemporelle, voire universelle qui illustre bien ces passages interprétés de textes vieux…comme Hérode !

 

 

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Une chronique de Fab

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 17:44

 

 

Après ce (court) florilège sur le sujet, on ne pouvait passer à côté d'un ouvrage ambitieux dû à un auteur qui oeuvre d'habitude dans des sphères moins...catholique (mais sait rester aussi subversif que le permet le contexte).

 

 

 

 

LA BD :

 

 

 


C'est quoi : LA GENESE

 


C'est de qui : Robert Crumb

 

 

La Couv' :

 

 

Week-end Thématique : Dieu (le retour)  /  La Genèse Vs. Classic Southern Gospel

 

Déjà lus sur le site ? Oui

 

 

Une planche :

 

 

Ca donne Quoi ? Qui aurait pu croire que le "pape" de la BD underground américaine, adapterait un jour sur plus de 200 pages La Genèse ? Il en livre pourtant une adaptation la plus fidèle possible prétant une attention parfois maladive aux détails qui, de son propre aveu, le laisera totalement vidé.

 

Trouvant le texte d'origine assez bizarre pour ne pas avoir à le pasticher, Crumb s'étonne du ridicule de certaines parties et l'adapte quasiment tel quel.

 

 

 

 

 

Se décrivant comme gnostique, Crumb ne se sent pas vraiment concerné par la portée religieuse de son matériau, il n'en n'est pas moins un perfectionniste et peaufine son trait au fur et à mesure que sa version avance, il pousse même le vice jusqu'à retravailler les chapitres précédents afin d'uniformiser l'ensemble.

 

La Genèse de Crumb montre à quel point l'Ancien Testament est une oeuvre de portée épique, et si ses paraboles sont souvent totalement désuettes, le talent d'illustrateur de l'artiste les rend  fort agréables à (re)découvrir même si la quantité impressionante de texte pourra en rebuter certains.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? CLASSIC SOUTHERN GOSPEL 

 

 

C'est de Qui ? Smithsonian Folkway Recordings

 

 

La couv' :

 

 

 

Déjà croisé sur BOBD : Non

 

 

On peut écouter : Oui

 

 

Ca donne quoi ? Smithsonian Folkways est la maison de disques à but non lucratif de l'Institution du Smithsonian Institut. Le label a été fondé en 1987, après que la famille de Moïse Asch, le fondateur de Folkways Records, ait fait don du label et de ses archives au Smithsonian. La donation a été faite à condition que celui-ci continue la politique d'Asch que chacun des plus de 2000 albums du label Folkways reste disponible pour toujours, indépendamment des ventes.

 

Ce qui permet aujourd’hui à tout un chacun d’écouter ces enregistrements des années 50 et débuts 60 de petits maitres et de chanteurs inconnus, célébrant à l’unisson leur foi et leur peur de l’enfer.
 

 

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Une chronique de JC et Fab

 

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bobd - dans Crumb comics Religion
5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 12:50

 

 

 

 

LA BD :

 

 

 

C'est quoi ?  LES ANNEES DE L’ELEPHANT

 

 

C'est de qui ? Willy Linthout

 

 

La Couv’ :

 

 

Enormément trompé  / Les Années de L’Éléphant  Vs.  Le Hérisson

 

 

 

C'est édité chez qui ? Presque Lune

 

 

Déjà lu chez nous? Non

 

 

Une Planche :

 

 

Ca donne quoi ? Willy Linthout a utilisé ce qu'il connait, son art de la bande dessinée d'humour (non traduite en français à ma connaissance), pour faire son deuil après le suicide de son fils en 2007. Avec son éditeur original, ils ont décidé de ne pas reprendre les dessins bruts faits à cette période, d'où le côté crayonné de l'album. C'est un album qui semble fortement autobiographique si ce n’est les circonstances exactes du décès, au moins pour le trouble et les difficultés à accepter la mort de son fils.

 

L'alter ego de Willy Linthout dans l'album s'appelle Karel Germonprez. Dans son délire grandissant, tout va se liguer contre lui : son travail par le biais de son directeur (inhumain et envahissant), sa psychiatre qui part en congé maternité, le groupe de discussion auquel il participe sans conviction.

Il voit la silhouette de son fils, peinte au sol pour l'enquête, se relever et il va commencer à de plus en plus lui parler. Comme il a un appareil respiratoire pour soigner ses apnées du sommeil, il croit que Wannes, son fils, lui parle en morse à travers les sons hachés de l'appareil. Le fossé grandit de plus en plus entre sa femme Simone et lui. Il s'est tellement centré sur son chagrin et sur le trou béant qu'a laissé cette disparition dans sa propre vie qu'il est incapable de compatir avec elle ou de s'appuyer sur elle.

 

Tout cela donne un album hallucinant auquel on ne peut pas rester indifférent(e). Les dessins comiques et hilarants par moments contrastent avec la dureté du propos. C'est ce qui permet de garder une certaine distance avec une histoire qui pourrait nous dévorer complètement.

 

Heureusement qu'il existe encore en France des éditeurs indépendants, comme Presque Lune, pour nous faire découvrir des pépites comme cet album.

 

À noter que cet album a obtenu le prix Adhemar de bronze en 2009 (prix biennal remis à un auteur flamand pour une œuvre récente ou l'ensemble de son œuvre) et a été nommé aux Eisner Awards 2010.

 

 

 

 

 

LA B.O:

 

 

C'est Quoi ? LE HERISSON

 

 

C'est de Qui ? Gabriel Yared

 

 

La couv' 

 

 

La musique : 

 

 

 

 

 

 

Ça donne quoi? Le film de Mona Achache est inspiré du livre "l'élégance du hérisson" de Muriel Barbery.

On y fait la connaissance de Paloma, petite fille de 11 ans, surdouée et écoeurée par la médiocrité ambiante, à commencer par celle de sa famille. Elle a décidé de se suicider à son prochain anniversaire. Mais elle va retrouver goût à la vie au contact de la concierge, Madame Michel, qui est loin d'être la femme stupide et ignorante que croient les locataires de l'immeuble. J'avais aimé le livre et j'ai été agréablement surprise par l'adaptation cinématographique.

 

La bande son y a participé aussi par sa qualité. En particulier, l'air "Madame Michel" est un dialogue entre un violoncelle et un orchestre de chambre colle parfaitement au livre de Willy Linthout. Mais, lui n'a pas eu la chance que son fils retrouve goût à la vie comme Paloma. Le violoncelle m'évoque la voix de Karel Germonprez parlant à son fils comme un écho au dialogue des instruments. Il est à la fois mélancolique et fort dans le monde qu'il s'est créé.

 

Gabriel Yared est une sorte de magicien qui sait faire des musiques de films à la fois discrètes et présentes sans écraser ce que l'on voit à l'écran (enfin, pour celles que je connais). Que ce soient des films d'animation, des comédies dramatiques ou des drames, son talent d'illustrateur sonore (plutôt que d'accompagnateur) complète les images avec douceur, mélancolie, ironie, force…

 

 

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Une Chronique de Gen

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bobd - dans Linthout Comics Indés Yared
2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 09:56

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : TOKYO GHOST

 


C'est de qui : Remender & Murphy

 

 

La Couv':

 

 

 

Tokyo Hurlant  /  Tokyo Ghost  Vs.  Metal Hurlant Chronicles

 

 

 

 

Déjà lu sur le site? Oui, les deux

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Je suis content qu’Urban publie en VF certaines séries Image car, d’une il y en a pléthore et certaines passent clairement sous mon radar, et de deux il m’arrive assez souvent de ne pas pousser plus loin une série dont le premier numéro ne m’aurait pas emballé (on parle des « single issues » qui paraissent chaque mois aux States là).

 

Tokyo Ghost fait partie des deux catégories. En effet le début de la nouvelle série de Rick Remender et Sean Murphy, aux accents furieusement cyberpunks, est d’une violence extrême et va à 100 à l’heure dans une déferlante graphique impressionnante mais parfois fort chargée. Heureusement cette débauche d’effets ne dure pas et la série prend ensuite un tour plus qu’intéressant.

 

Résumons :

Debbie et Led sont deux super « flics » dans un Los Angeles de fin de XXI° siècle,  devenu une mégapole sur urbanisée dont les habitants sont complètement soumis à la technologie, dépendants à leurs « doses » d’émissions de tv réalités, d’électronique et autres gadgets. Si Debbie, jeune femme blonde sexy et optimiste est réfractaire à ces modifications, et vis sans, Led est quant à lui à l’autre extrémité du prisme, accro à ses branchements divers jusqu’à en avoir quasiment perdu toute personnalité.

Après une arrestation aussi sanglante que destructrice, notre couple est envoyé à Tokyo où un groupuscule vivrait encore à l’époque naturelle, pour voler leurs ressources.

Si Debbie voit cette mission comme l’opportunité d’échapper à leurs existences, la conversion de Led (à cause de son passé torturé) va être plus délicate.

 

 

 

 

Si Remender évoque Judge Dredd ou Mad Max niveau influences, j’ai aussi (surtout) trouvé des réminiscences du Ronin de Frank Miller et, des airs de Wolevrine à son héros, et pas seulement dans certains dessins (faisant penser aussi à du Keith Giffen.

Le scénario opposant deux mondes aux antipodes et des héros victimes de cette dualité,  si pas d’une folle originalité, fonctionne pas mal.

 

Mais une fois encore (surtout avec Remender) le point fort de Tokyo Ghost c’est son style graphique. Sean Murphy, qui avait déjà prouvé qu’il était un artiste aussi doué qu’original, passe encore un cap avec des dessins aussi détaillés que puissants, et assure autant dans les paysages de villes gigantesques que dans ceux de nature primale. Du grand art…visuel.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? METAL HURLANT CHRONICLES SEASON 2

 

 

C'est de Qui ? Jesper Kyd

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous? A quelques reprises oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? L’avantage avec une série d’anthologie (au sens premier du terme n’est-ce pas !) telle que Métal Hurlant, c’est la diversité des genres et univers évoqués. Ces Chroniques sont une version tv récente – et francaise, mais pas sur que ce soit une bonne chose- de BD parues dans le magazine mythique.

 

Cette seconde saison permet à Jesper Kyd, l’homme derrière les excellents scores des premiers épisodes de la série vidéo ludique Assassin Creed (entre autres) de proposer diverses ambiances allant de l’ambiant old school à la fantasy musclée, le tout via diverses expérimentations sonores et orchestrations intéressantes.

 

Après, tout comme cette adaptation télévisuelle est d’une médiocrité sans nom, bien loin de son modèle papier d’origine, la B.O sent le budget serré et en pâtit quelque peu. Néanmoins sa variété et ses sonorités parfois surprenantes sont de bon ton avec ce Tokyo Ghost premier du nom.

 

 

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Une chronique par Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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