24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 11:12

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : BIG MAN PLANS

 

 

C'est de qui ? E. Powell & T. Wiesch

 

 

La Couv':

 

 

Petite terreur  /  Big Man Plans  Vs.  Planet Terror

 

 

 

Déjà lus sur B.O BD? Oui pour Powell.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? The Goon d’Eric Powell, depuis plus de 16 ans qu’elle existe, a -comme beaucoup de séries me direz-vous- connu des hauts et des bas. Cependant, au contraire du Hellboy de Mignola par exemple, la série a, à mon avis, mis du temps à trouver son ton, entre humour morbide gore et horreur gothique décalée, pour lentement glisser vers une ambiance très sombre ces dernières années.

 

Big Man Plans – imaginé pendant une période assez noire de la vie de son auteur-  transpire cette noirceur à chaque case, trop même peut être tant l’histoire de ce nain est violente parfois à l’extrême. Il faut dire que l’existence s’est acharnée contre notre inhabituel héros qui va rendre la monnaie de la pièce via une vengeance motivée par la lettre de l’amour de sa vie (à sens unique of course).

 

 

Grenade, marteau, tenailles, couteau de cuisine, pied de biche…tout est bon pour faire payer les salopards après qui Big Man en a et Powell, dans le style cartoony trash qui a fait le succès du Goon, se lâche dans les grandes largeurs, livrant une poignée de scènes plus gores les unes que les autres.

 

Big Man Plans n’est certes pas un comics à mettre entre toutes les mains, jusqu’au-boutiste s’il en est, mais -de temps en temps n’est ce pas- ça peut faire du bien de lire des trucs qui sortent des clous et vous secouent un peu !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? PLANET TERROR

 

 

C'est de Qui ?   R. Rodriguez

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé dans le coin ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Même si sa portion de Grindhouse est la moins ratée des deux, et si contrairement à son pote responsable de l’autre, lui au moins a le mérite d’utiliser de la musique écrite exprès pour, Rodriguez devrait vraiment penser à embaucher quelqu’un de spécialisé dans le domaine pour les B.O de ses films.

 

Si les couleurs de la musique de Planet Terror ne sont pas sans faire furieusement penser à celles de Sin City, il faut se rappeler que les meilleurs morceaux de la B.O de ce dernier sont ceux dus autres compositeurs. Rodriguez nous ressort ses guitares blues-saturées qui grognent, ses saxos pseudo langoureux et ses rythmiques carrées, l’ensemble sonnant comme un polar très années 90. Si la sauce prend malgré tout,  elle a tout de même un petit goût cheap qui reste dans la bouche une fois la galette écoutée, cela dit l’atmosphère générale se prête bien à l’intrigue de Big Man Plans à laquelle elle apporte une distanciation fun bienvenue.

 

 

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Une chronique signée Fab

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 15:07

 

 

 

Retrouvez, après la chronique musicale, une interview de Laurent Lefeuvre.

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : FOX-BOY 2. ANGLE MORT

 


C'est de qui ?  L. Lefeuvre

 

 

La Couv':

 

 

Le Retour du Renard  /  Fox Boy 2  Vs.  Kick-Ass

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà lu chez nous?  Oui

 

 

Une  planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si j’ai quasiment biberonné à Strange et à Nova, aujourd’hui il y a fort à parier que je ne suis pas prêt d’ouvrir un Spiderman ou un Batman vu les dizaines de versions reliftées et autres reboots commerciaux nauséabonds opérés par les Big Two au fil des décennies.

Cela étant, si un comics américain avait la teneur du Fox-Boy de Laurent Lefeuvre, la donne serait peut être différente. En effet, en amateur éclairé et fin connaisseur du média, Lefeuvre livre avec son supée-héros breton une somme de plein de bonnes choses propre à la bd de genre, tout en les mettant à sa sauce avec autant de fun que de talent.

 

On avait quitté le jeune Pol Salsado (l’alter-égo de Fox-Boy) dévasté par la mort accidentelle par noyade de son camarade, on le retrouve en vacances en Savoie, qui tente de prendre ses distances avec son identité secrète mais la disparition d’une fillette et l’intervention d’une créature monstrueuse vont l’obliger à assumer ses pouvoirs et ses responsabilités.

 

Dans la seconde partie, bien plus conséquente (et importante niveau histoire) Pol va faire la connaissance d’Alain Chevrel un collectionneur de vieux comics qui semble en savoir long sur son histoire, l’origine de ses pouvoirs et lui fait de fracassantes révélations. Il lui annonce également qu’une apocalypse super-héroique est sur le point d’arriver.

 

 

 

 

Outre une narration,  des thèmes et surtout un style graphique qui conjuguent le meilleur du genre, là où l’album révèle toute sa saveur c’est via la mise en abime par rapport à l’univers crée par Lefeuvre dans son album précédent, Tom et William, pour lequel il a crée une fausse maison d’édition ROA, avec un blog dédié, et des dizaines de couvertures de faux comics vintage. Il en fait intervenir les héros et ennemis dans Fox-Boy, lui-même personnage de comics, et se fait son petit crossover perso via des multi références parfois vertigineuses.

 

Ainsi, si vous ne le connaissez pas encore, je ne peux que vous recommander chaudement la lecture de l’album cité ci-dessus et une visite sur le blog, vous n’en n’apprécierez que plus Fox-Boy, véritable réussite du genre dont on espère avoir d’autres aventures.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? KICK-ASS

 

 

C'est de Qui ? H. Jackman, M? De Vries, J. Murphy et I. Eshkeri

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur le site? Tous je dirais

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? En marge de la poignée de morceaux rock techno qui ponctuent le film, on se demande pourquoi il a fallu quatre compositeurs si ce n’est pour écrire la quarantaine de morceaux -dont 38 ne dépassent pas les 3 minutes- présents sur la galette et, accessoirement, dans le film.

Leur principale fonction, remplie si vous voulez mon avis, est d’ajouter du suspense, de l’action et une poignée de nuances  (mélancolie bon teint, humour, héroïsme exacerbé) à une ambiance un peu trop radio, le tout avec une –très légère- distanciation bienvenue.

Fox-Boy 2, avec son coté hommage super-héroïque classe s’en accommode plutôt pas mal.

 

 

 

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Bonjour Laurent, et merci d’avoir accepté de te prêter au jeu du questionnaire croisé B.O/BD.

 

 

Commençons par un classique :

 

 

Tes Cinq Cd de chevet ?

 

 

 

1 - Les BO de la série Sons of Anarchy (du rock, Blue Grass, parfois virant au rap, ou plus folk).

2 - Des musiques de films, souvent du réalisateur Mickael Mann (Heat, Dernier des Mohicans, Collateral, Miami Vice, Revelations, Ali...). Moby et James Newton Howard

3 - Un groupe Anglais entêtant, jusqu'à l'hypnose : Flotation Toy Warning

4 - Pulp (This is Hardcore) (mais je pourrai citer bien d'autres albums).

5 – Amused to Death de Roger Waters.

6 – Violator (Depeche Mode). Pour la nostalgie qu'il me procure. Il m'aide à me connecter à une part de moi-même, un étrange pays dans ma tête où je pars piocher l'humeur voulue pour mes histoires/dessins/couleur : mon adolescence.

 

 

 

 

Et tes Albums de Bd ?

 

 

1 - Born Again (Miller Mazzucchelli)

2 - Compagnons du Crépuscule (Bourgeon) - T3 "Le Dernier des Malaterre".

3 - Weapon -X (Barry Windsor Smith)

4 - Elektra Assassin (Miller/Sienkiewicz)

5 - Dark Knight Returns (Miller/Janson)

 

 

 

3 Miller sur 5 ! Et dire que je n'ai pas mis Batman Year One pour la seule raison que ça ferait 2 albums de la même équipe.

Mais reviens demain, et j'aurais 5 autres super préférés du monde !

 

 

Les influences et les goûts :

 

Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

Conan. Il paraît que la musique de Poledouris est un plagiat de je ne sais plus qui, (Prokoviev, c'est un peu ma bête noire sur ce coup d'ailleurs...Poledouris, pas Sergueï ^^ ) mais n'est-ce pas le cas de tous ces compositeurs très prolifiques type Zimmer.

Dans Conan, chaque morceau colle à un moment, comme dans un opéra. Comme la couleur intrinsèque, une gamme chromatique bien spécifique, dans une séquence particulière d'une BD. Le choix des instruments n'est jamais anodin. Bois, cuivre, renvoie au métal des chaînes, ou l'acier des épées, ou les tambours au fracas d'une bataille, les cuivres aux chevauchées, etc.

Magique !

 

 

 

 

Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 

 

 

 

 

 

Toujours les mêmes : Frazetta (bien que peintre, et illustrateur plus que narrrateur), Wrightson, Eisner, Corben. Plus jeune : Miller, Byrne, Lee.
Chacun a entretenu la flamme a un âge donné. Mais les premiers cités sont présent chaque jour avec moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ton travail :

 

 

 

 

 

 

Ecoutes tu de la musique quand tu écris/dessine, et plutôt quoi ?

 

 

Depuis bientôt deux ans, je n'écoute quasiment QUE la BO de Sons of Anarchy, jusqu'à l'obsession. Notamment un chanteur dont le style et la voix m'ont longtemps fait penser à Bruce Springsteen et Eddie Vedder : White Buffalo. Et Noah Gundersen (« Day is Gone » et « Family »). Un petit protégé d'Eminem : Yellawolf « 'Till it's Gone ».

 

Tout dépend de l'état de tension, ou d'émotion dans lequel j'essaie de me « tendre » quand je bosse. Comme un chien de chasse. Je suis en perpétuelle tension, en fait. J'adore ça, c'est une drogue !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur ?

 

 

Un bouquin pour Mosquito. Une adaptation en noir et blanc de nouvelles fantastiques d'un écrivain Français quasi centenaire : Claude Seignolle. J'y laisserai libre-cours à mon amour du macabre, et des comics d'horreur à l'ancienne.

 

Ensuite, j'espère embrayer sur Fox 3 !

 

 

 

Et si…

 

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

 

De la guitare, ou de la basse, ou du chant, ou de la batterie.

N'IMPORTE QUOI... mais dans METALLICA  (le look en moins)!

 

 

 

 

 

 

Encore un grand merci pour tes réponses, et au plaisir de te retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !

 

 

Merci , mister Silver !

 

 

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Une chronique et une interview par Fab

Encore un grand merci pour tes réponses, et au plaisir de te retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !

 

 

Merci , mister Silver !

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 08:27

 

 

 

 

 

LA BD :

 


C'est quoi ?LE SOLDAT INCONNU

 

 

C'est de qui ?: Garth Ennis et Killian Plunkett

 

 

La Couv' :

 

 

L'Artiste du Mois: Garth Ennis  /  Le Soldat Inconnu  Vs.  Tinker, Tailor, Soldier, Spy

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui .

 

 

Une planche :

 

 

Ca donne Quoi ? Auréolé de gloire après le lancement de son chef-d'oeuvre Preacher (incessamment sous peu adapté à la télévision), Garth Ennis multiplie les productions pour le label Vertigo dans la seconde moitié des années 90. En fin connaisseur de l'histoire militaire, et notamment celle du vingtième siècle, il est ravi d'être chargé de revamper le vieux concept DC Comics du Soldat Inconnu, une création du grand Joe Kubert (en 1970 dans Star Spangled War Stories, vite retitré Unknown Soldier). Il faut dire que la mode est à la reprise de vieilles idées, comme Peter Milligan, Grant Morrison ou Neil Gaiman revisitent de leur côté Shade The Changing Man, Kid Eternity ou Sandman...

 

Le Soldat Inconnu, un soldat anonyme dont le visage défiguré est orné de bandages, officiait dans le cadre de la Seconde Guerre Mondiale, où ses talents hors-pair pour le travestissement en faisaient l'espion le plus doué de son temps, capable de se métamorphoser en femme ou en Hitler (!!) à la demande; il est tout le monde et personne à la fois. Le récit de Garth Ennis décale ce cadre temporel et se déroule à la fin des années 90, mettant en scène l'agent du FBI William Clyde, embarqué malgré lui sur la piste d'un mystérieux tueur éliminant un par un les derniers témoins des grands combats secrets menés par les Etats-Unis durant la Guerre Froide. Et si le Soldat Inconnu était toujours vivant ? Et s'il était le principal rempart contre le surgissement d'une sinistre révélation ?

 

 

 

S'adossant au travail monstrueux de son compatriote irlandais, le très doué Killian Plunkett, Garth Ennis brode une fresque d'une violence politique inouïe (il a d'ailleurs provoqué l'ire d'une partie du lectorat américain), n'hésitant pas à retourner sauvagement la figure héroïque du Soldat Inconnu, afin d'en faire l'outil idéal au service de son portrait vitriolique des relations internationales du siècle passé. Un des sommets indépassables du travail de l'irlandais.

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

 C'est Quoi ? TINKER SAILOR SOLDIER SPY

 

 

 C'est de Qui ? Alberto Iglesias

 

 

 La couv' :

 

 

Déjà croisé chez nous? Hmmm, c'est fort possible

  

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

Ca donne quoi ? Le glacial Morse (un film de vampires sacrément original) le laissait déjà largement entrevoir : un film de Tomas Alfredson, c'est pas spécialement comme un clip de Zouk Machine, au niveau des ambiances. Ni même comme un film de Pedro Almodovar ; c'est pourtant un collaborateur attitré du célèbre cinéaste espagnol, le musicien basque Alberto Iglesias, qui est chargé de mettre en musique La Taupe (quel affreux retitrage...), adaptation  par Alfredson du roman d'espionnage Tinker Sailor Soldier Spy, signé John Le Carré. Dans ce film tout en touches subtiles, ambiances feutrées et demi-teintes, les espions sont au bout du rouleau, dépossédés de leur aura héroïque, et violemment confrontés au réel le plus glauque et déprimant. Comme chez Garth Ennis, en somme.

 

 

Iglesias accouche donc d'une bande originale à l'avenant, sobre et dépouillée mais violemment mélancolique. Le compositeur ne rechigne cependant pas à construire des moments de tensions à l'appui de cordes stressés et de notes de piano inquiétantes, tout comme il n'hésite pas non plus à bâtir ses ambiances sur quelques éléments électroniques discrets à l'occasion. Brumeuse, inquiète et évanescente, semblant masquer une menace latente, la musique du film a le même statut que la vérité elle-même dans le récit de Le Carré et Alfredson, tout comme dans celui de Garth Ennis.

 

 

 

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Une chronique de Peio

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 13:34

 

 

Mais Ennis c'est aussi un grand coup de pied dans les parties du système des Big Two comme avec cet ovni délirant, annonciateur de séries à venir bien déjantées:

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : THE PRO

 


C'est de qui ?  Ennis, Conner & Palmiotti

 

 

La Couv':

 

 

L'Artiste du Mois: Garth Ennis  /  The Pro  Vs.  The Process of Wedding Out

 

 

 

Déjà lu chez nous? Oui, sauf pour Conner.

 

 

Une  planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? On a eu des journalistes, des milliardaires, des chirurgiens, des scientifiques…mais jamais de prostituées ! Cette impardonnable erreur est rectifiée au début des années 2000 quand Garth Ennis, Jimmy Palmiotti et Amanda Conner, autour d’une Guiness dans un pub en Allemagne créent, en réaction au marché pourrissant du super-héros, La Pro, jeune femme qui gagne sa vie en vendant son corps et à qui une entité extra-terrestre ; The Viewer (pendant lubrique du Watcher de Marvel) va donner des super-pouvoirs afin de prouver que n’importe quel être humain est capable d’assumer le rôle d’un héros.

 

Bien mal lui en prend car, outre continuer à jurer comme un camionneur, à fumer comme un pompier, à (mal) élever son nourrisson et à tapiner, notre marginale héroïne se voit contacter par une hilarante parodie de la Ligue de chez DC (où Superman est devenu le Saint, un coincé du c…, Batman et Robin sont clairement homos, Aquaman porte un accoutrement ridicule très SM…bref, j’en passe et des meilleurs) pour les aider à combattre le crime. Une fois introduite (non, s’il vous plait, pas de mauvais esprit, le comics en comporte déjà assez bien comme ça) la Pro ne se prive pas de battre à mort les super ennemis, leur faire subir les derniers outrages (la scène de la golden shower vaut son pesant de cacahuètes) voir même initier Le Saint à la fellation.

 

 

 

Vous l’aurez compris, on est dans les extrêmes de la parodie trash d’un genre qui se prête délicieusement à l’exercice et Ennis, qui se régale à trainer les icones dans la fange, fût aux anges devant l’engouement crée par le comics via Palmiotti (son encreur) qui a même réussi à le faire publier chez Image. Pour la petite histoire The Pro fit beaucoup rire Frank Miller, et beaucoup moins Jim Steranko (à qui le auteurs décidèrent d’ailleurs de dédier le bouquin histoire d’enfoncer le clou).

 

Un essai d'animation d'une partie du comics a même été tenté, on vous le livre ci dessous:

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE PROCESS OF WEDDING OUT

 

 

C'est de Qui ?  Black Flag

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur le site? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Mélanger sauvagerie punk, métal expérimental et free jazz, fallait oser, Black Flag l’a fait. Avec cet album entièrement instrumental et (heureusement !) assez bref –même pas une demi-heure- Greg Gynn, membre fondateur, guitariste et principal compositeur de ce combo de punk hardcore de la fin des 70’s, brisait les barrières des genres et affolait une minorité friande d’expérimentations bruitistes et sauvages que la disco émergente allait bientôt enterrer sans les honneurs.

 

Inclassable (et quasi inécoutable sur la longueur en tant que tel aujourd’hui), The Process Of Wedding Out et ses incursions atonales est assez destroy et sauvage pour aller avec le complètement politiquement incorrect brulot d’Ellis et ses acolytes ! 

 

 

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Une Chronique de Fab

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 07:34

 

 

Ce mois ci nous mettons à l’honneur l’un des plus irrévérencieux scénariste anglo-saxon du médium, responsable de brûlots incontournables comme Preacher ou la reprise d' Hellblazer mais également de comics sur les super-héros ou de guerre aussi originaux que violents : Garth Ennis.

 

 

 

 LA BD :

 

 


C'est quoi GARTH ENNIS présente HELLBLAZER

 

 

 C'est de qui : Garth Ennis, pardi !

 

 

La Couv' :

L'Artiste du Mois: Garth Ennis  /  Hellblazer  Vs.   Meliora

 

 

Déjà croisé chez nous? Je ne sais pas, je ne sais plus…

 

 

C'est sorti chez qui : Urban 

 

 

Une planche :

 

 

Ca donne Quoi ? Création du génial Alan Moore dans les pages de Saga of the Swamp Thing en 1985, John Constantine est une des incarnations les plus originales d'une figure archétypale de la bande dessinée (et de la culture populaire au sens large) : le Mage. Dans l'esprit de Moore, l'ancien punk de Liverpool constitue le versant « prolétaire » de ses très aristocratiques prédécesseurs, de Mandrake au Docteur Strange. D'entrée de jeu incroyablement populaire auprès du lectorat, le personnage décroche vite son propre titre, Hellblazer (initialement animé par l'excellent Jamie Delano), qui devient le fer de lance de la fameuse british invasion et le précurseur du label Vertigo.

 

Si Garth Ennis n'a que 21 ans lorsqu'il hérite du titre au numéro 41, il n'est pour autant déjà plus un bleu : il a signé à 19 ans à peine l'autobiographique Troubled Souls, qui traite du douloureux conflit irlandais. Le bougre signe un des meilleurs runs, si ce n'est le meilleur, de toute l'histoire du titre. A la fois respectueux des jalons posés par ses prédécesseurs, sur le plan du sous-texte politique comme celui de la caractérisation (Constantine est un maître de l'embrouille verbale dont on finit par douter qu'il dispose du moindre talent mystique...à moins que ce ne soit ça, être magicien?), Ennis apporte quand même une large part d'éléments de son propre cru, comme ces quelques moments poignants qu'il sait si bien emballer (il donne une première vraie love-story au personnage), ou quelques superbes mindfucks narratifs, comme le retournement de l'incroyable premier arc Dangerous Habits.

 

 

Ennis braconne également, avec bonheur, sur les terres de pointures comme Neil Gaiman (Constantine rencontre d'anciennes divinités oubliées très Gaiman dans l'esprit) ou Alan Moore (pour une sorte de variation sur From Hell, révélant toute la charge subversive du propos d'Ennis). Un incontournable absolu, intégralement repris en trois tomes généreux.

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

 C'est Quoi ? MELIORA

 

 

 C'est de Qui ? Ghost

  

 La couv' :

 

 

Déjà croisé chez nous? Non

  

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne quoi ? A la base, on a plutôt l'impression d'avoir à faire à une blague, sacrément élaborée qui plus est. Et à la réflexion, il n'est pas du tout impossible que ce soit vraiment le cas. Les musiciens suédois anonymes de Ghost ont des dégaines pas possibles, le chanteur ayant opté pour le sobre pseudonyme de Papa Emeritus, tandis que son backing band est déguisé en une troupe de goules sans noms. Si les musiciens de Ghost semblent sur le plan visuel sacrément allumés sur les bords, leur production (Meliora sorti l'été dernier est leur troisième album) est finalement plutôt sage, ce qui ne signifie nullement inepte. Du fait du succès invraisemblable des albums précédents, sans que l'on comprenne trop pourquoi, le groupe a mis les petits plats dans les grands et fait péter la production de luxe (ça sonne, c'est clair) pour coucher sur bandes sa heavy-pop léchée, parfois agressive (on est parfois pas très loin des ambiances de Mercyful Fate, voire de Slayer) mais surtout très radio-friendly au bout du compte.

Ne crachant pas sur les arrangements (notamment vocaux) les plus baroques voire ouvertement kitschs, le groupe convoque également les sons de synthé les plus vintage, convoquant l'ambiance des séries B horrifiques des années 60 ou 70. Le compagnon occulte idéal, en somme, des tribulations du plus rock n'roll et fendard des magiciens, John Constantine.

 

 

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Une chronique par Peio

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bobd - dans Garth Ennis Comics Ghost

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