9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 13:29

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : DANS L’ANTRE DE LA PENITENCE

 

 

C'est de qui ? Tomasi, Bertran et Stewart

 

 

La Couv':

 

 

L'Heure de la Pénitence a sonné.  /  Dans L'antre de la Pénitence  Vs.  Undead Nightmare

 

Déjà croisés sur le site? Stewart oui, pas les autres.

 

 

 

Une planche:

 

 

L'Heure de la Pénitence a sonné.  /  Dans L'antre de la Pénitence  Vs.  Undead Nightmare

 

Ca donne Quoi ? Basé sur une histoire vraie, ce copieux album nous raconte une version hallucinée, baroque et gore de la Maison Winchester, aberration architecturale construite au début du siècle dernier par Sarah Winchester (de la célèbre fabrique d’armes à feu) qui après avoir perdu sa fille et son mari, bascule dans la folie et, sur les conseils d’un médium, se lance dans cette croisade salvatrice afin de donner un refuge aux âmes des victimes des armes de la fabrique.

 

Pour les besoins de leurs comics, les deux auteurs ont ajouté un protagoniste masculin fort, en la personne de Warren Peck, un tueur repenti en proie à ses propres démons et enveloppé le tout d’une « présence » des esprits ressentis par les deux personnages principaux, matérialisée par des sortes de tentacules ensanglantées géantes.

 

Le trait torturé et hybride de Bertran, avec ses personnages aux yeux étranges, ses effets de matière, ses corps noueux, est des plus original et donne une forte personnalité et un coté horrifique à un scénar déjà pas mal barré ; les couleurs de Dave Stewart, le ténor dans le domaine finissent d’apporter à Dans l’Antre de la Pénitence une atmosphère singulière qui en fait un titre clairement à part.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? UNDEAD NIGHTMARE

 

 

C'est de Qui ?  Elm & Jackson

 

 

La couv' 

 

L'Heure de la Pénitence a sonné.  /  Dans L'antre de la Pénitence  Vs.  Undead Nightmare

 

Déjà entendus sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? A l’époque où je tâtais encore un peu les manettes de consoles de jeu, le dernier gros kiff vidéoludique que j’ai eu se nommait Read Dead Redemption.

 

Western d’action/exploration ouvert à la réalisation soignée et réaliste (pour l’époque n’est ce pas, on parle de 2010, et 7 ans dans le monde des consoles c’est une éternité !), RDR possédait aussi une excellente B.O, qui rendait un bel hommage au genre, que ce soit dans ses thèmes ou ses musiques d’accompagnement et d’illustrations.

 

Un petit add-on a vu le jour peu après, pour surfer avec second degré sur la vague de la hype morts-vivants, intitulé Undead Nightmare.

Si l’intérêt était bien moindre et la durée de vie passablement raccourcie, c’est coté score que cette suite s’est démarquée.

 

Le duo responsable de la musique du premier a rempilé mais, plutôt que de recycler leur formule ils se sont amusés à expérimenter sur les sons, les effets d’échos, de réverb’, les instruments inattendus, les rythmiques…bref, un tout autre concept où les maîtres mots sont ambiance torve, frissons sonores et autre bizarreries.

 

Remixant un ou deux des thèmes de RDR, cette suite conjugue l’esprit de John Carpenter pour l’associer aux meilleures heures de Morricone, le tout avec une furieuse modernité.

Il n’en fallait pas moins pour faire d’une lecture originale une expérience prenante !

 

 

 

---------------

 

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 13:19

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : GRANDVILLE . FORCE MAJEURE

 

 

C'est de qui ? B. Talbot

 

 

La Couv':

 

Adieu Blaireau!  /  Grandville Force Majeure  Vs.  Mary Reilly

 

 

Déjà lu par ici? Sur les précédents tomes.

 

 

Une planche:

 

 

Adieu Blaireau!  /  Grandville Force Majeure  Vs.  Mary Reilly

 

 

Ca donne Quoi ? Pour cette cinquième aventure de l’inspecteur LeBrock, Bryan Talbot a mis les petits plats dans les grands, notre incorruptible blaireau, futur papa concerné, est la cible d’un terrible chef de gang  qui a décidé de faire de sa vie un enfer.

Mais c’est mal connaître LeBrock qui ne va pas hésiter à mettre sa vie et sa carrière en jeu afin de faire tomber sa Nemesis.

 

On a droit, outre une intrigue riche en rebondissements et en action, à quelques flashbacks sur la jeunesse du héros et son ascension à son poste actuel.

 

Coté graphismes c’est toujours aussi bon, Grandville se place dans le quinté de tête de la BD anthropomorphe (même si de temps à autre j’ai encore quelques réticences sur la colo tout informatique) avec de belles trouvailles coté personnification des protagonistes.

 

Au rayon des moins bonnes nouvelles, ce Force Majeure est hélas le dernier des Grandville, comme l’explique Talbot dans sa postface, chaque planche lui prenant deux à trois jours, la réalisation d’un album complet est bien trop chronophage et pas assez viable ni satisfaisante semble t-il.

 

Si l’on regrettera les enquêtes de notre Blaireau hard-boiled, on attend avec impatience de découvrir le prochain projet de l’artiste.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? MARY REILLY

 

 

C'est de Qui ?  G. Fenton

 

 

La couv' 

 

Adieu Blaireau!  /  Grandville Force Majeure  Vs.  Mary Reilly

 

 

Déjà croisé dans le coin? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Parti pris intéressant de raconter l’histoire archi-connue du Dr Jekyll et Mr Hyde du point de vue de la servante du Docteur.

Casting au top : Malkovich dans le double rôle principal, Julia Roberts dans le rôle titre ; Stephen Frears derrière la caméra (assisté de Rousselot) et last but not least, Georges Fenton au pupitre, toutes les cartes étaient réunies pour faire un bon film.

 

Si le public et la presse n’ont pas été au rendez vous, et si dans l’absolu on ne peut pas trop leur donner tort vu  forcément les espoirs fondés sur le film (à l’instar du Frankenstein de Branagh dans le même esprit par exemple), il serait dommage de ne pas redonner une chance à ce qui reste l’un des meilleurs travaux du compositeur.

 

Tout comme pour l’une de leurs excellentes précédentes collaborations, Les Liaisons Dangereuses, Fenton et Frears décident de mélanger musique de la période du film (ici l’Angleterre Victorienne) et gimmicks du genre (le gothique), le tout en tirant la substantifique moelle des deux sans jamais tomber dans le cliché.

 

On se retrouve donc avec une B.O aux accents classiques qui sait par moment être tout bonnement terrifiante, avec des accents à la Herrmann bienvenus et une grande mélancolie générale, le tout porté par un thème principal luxueux.

 

Le dernier tour de piste de Grandville ne méritait pas moins !

 

 

 

 

 

---------------

 

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 16:58

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

                                                                           
C'est quoi : HELLBOY LE CIRQUE DE MINUIT

 


C'est de qui : Mignola & Fegredo & Gianni

 


La Couv':

 

 

 

En piste!  / Hellboy. Le Cirque de Minuit  Vs.  Carnival Of Souls

 

 


Déjà croisé dans le coin? Oui, les deux.

 

 

C'est édité chez qui? Delcourt comics

 

 

Une planche:

 

En piste!  / Hellboy. Le Cirque de Minuit  Vs.  Carnival Of Souls

 

 

Ca donne Quoi :  Pour démarrer 2018 en beauté Delcourt Comics a la fort bonne idée de proposer en VF un réjouissant one-shot paru il y a quelques années aux States et qui m'avait emballé!

 

On y retrouve, dans le récit qui donne son titre au TPB, sous le crayon affûté comme jamais de Fegredo, un Helboy junior désireux de s'émanciper qui va se retrouver dans un cirque on ne peut plus particulier.

 

Hommage vibrant au Freaks de Tod Browning et au Pinochio de Collodi (vous imaginez le mélange!), cette histoire captivante où l'incontournable Dave Stewart fait des merveilles  notamment sur toute la partie "cirque" de l'histoire qui est une tuerie visuelle.

 

En piste!  / Hellboy. Le Cirque de Minuit  Vs.  Carnival Of Souls

 

On l'a dit hier, l'asociation entre Mignola et Gary Gianni semblait être une évidence tant l'univers de l'un, nourri aux grands mythes gothiques de la littérature comme du cinéma est un creuset idéal pour l'art de l'autre qui, dans ses meilleurs moments (comme ici) se place comme rien de moins qu'un digne héritier de Gustave Doré ou Arthur Rackham, excusez du peu.

 

Dans le second récit proposé dans cet album, Hellboy, naufragé au milieu de l'océan, délire et s'imagine capturé par un navire fantôme sans voiles, où une mystérieuse femme s'apprête à conjurer une abomination venue du fond des mers.

 

L'artiste américain déploie un bestiaire fantastique à plus d'un titre et nous régale de par sa maestria.

 

En piste!  / Hellboy. Le Cirque de Minuit  Vs.  Carnival Of Souls

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 


C'est Quoi : CARNIVAL OF SOULS

 


C'est de Qui  G.Moore

 

 

La couv' 

En piste!  / Hellboy. Le Cirque de Minuit  Vs.  Carnival Of Souls

 

 

Déjà croisé sur B.O BD ? Non

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne quoi? Joué essentiellement à l’orgue, ce score tient clairement l’auditeur en haleine si tant est qu’il ne soit pas rapidement lassé par l’instrument en question et les effets divers- tirés directement du film- qui parsèment l’enregistrement.

 

Il est vrai qu’en tant que telle cette  musique est particulière mais sur ces deux histoires oniriques et gothique d’Hellboy, elle renforce le coté surnaturel et irréel, notamment des passages au cirque de la première.

 

Un peu de jazz s’invite sur la galette, pas désagréable avec les scènes entre autres  au BPRD du tout début. On pourra éventuellement switcher sur quelque chose de plus sombre pour le second récit.

 

Une B.O atypique sur un TPB à part dans une mythologie qui bat parfois de l’aile. Du très bon !

 

 

 

------------------

 

 

 

Une chronique de Fab

Repost0
27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 08:25

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : CORPUS MOSNTRUM

 

 

C'est de qui ? G. Gianni

 

 

La Couv':

 

 

Epouvante...Choc?!  /  Corpus Mostrum  Vs.  The Vault Of Horror

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

 

Une planche:

 

 

Epouvante...Choc?!  /  Corpus Mostrum  Vs.  The Vault Of Horror

 

Ca donne Quoi ? Mike Mignola, s’il se contente aujourd’hui de pondre des scénars au kilomètre pas forcément toujours inspirés, a toujours su bien s’entourer pour les mettre en image.

Gary Gianni est un exemple flagrant ; l’univers graphique du dessinateur, dont la filiation remonte aux grands du genre, de Colan à Wrightson en passant par Severin, gothique à souhait donc, est un vecteur idéal pour l’univers Mignolesque.

 

Mais pas que ; il y a plus d’une vingtaine d’années, dans les anthologies Dark Horse Books Of Witchraft/the Dead/Haunting…j’avais découvert les illustrations de textes de grands maîtres de l'épouvante par Gianni avec beaucoup de plaisir.

 

Et puis Gianni, c’est aussi une quasi décennie de reprise du Comics des Comics, Prince Valiant, et sa version n’a pas (trop) à rougir de celle de son illustre prédécesseur et créateur du titre.

 

Epouvante...Choc?!  /  Corpus Mostrum  Vs.  The Vault Of Horror

 

Voici que Mosquito, toujours à l’affut, nous propose ce Corpus Monstrum, recueil de cinq aventures des héros de Gianni, enquêteurs du paranormal, menés par Benedict un personnage énigmatique au visage masqué par un casque de chevalier (les amateurs de Franco-Belge ne manqueront pas de faire le parallèle avec, Choc Némésis de Tif et Tondu dont Gianni n’apprit l’existence que bien après avoir crée son personnage).

 

Créatures dantesques, situations cauchemardesques, les scénarios basculent en un instant dans le chaos le plus total à l’inspiration ouvertement lovecraftienne, le tout servi par un dessin en noir et banc old school expressif et détaillé à souhait dans une mise en page inventive voire audacieuse.

 

Un must du genre à n’en pas douter !

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE VAULT OF HORROR

 

 

C'est de Qui ?  D. Gamley

 

 

La couv' 

 

Epouvante...Choc?!  /  Corpus Mostrum  Vs.  The Vault Of Horror

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Adaptation plus ou moins lointaine de récits parus dans les anthologies d’horreur EC Comics Tales From The Crypt, The Vault of Horror manque cependant d’originalité et d’ambition pour vraiment se démarquer du reste de la trop grande production de séries B d’épouvante de l’époque (ils auraient pu au moins faire l’effort de garder le narrateur horrifique du comics, mais non, même pas !).

 

Pour les six sketches du film, l’australien Gamley, a la carrière pourtant prolifique et riche dans le registre classique, se contente de recycler la recette qu’il a appliquée à Tales From The Crypt, précédente adaptation du comics (déjà plus agréable).

Rien de bien original donc, on reste dans ce qui s’est fait la décennie précédente, chez la Hammer entre autre : violons toujours menaçants passant d’un suspense tendu à une apothéose sauvage, vents atmosphériques et autres arrangements du même ordre.

 

Si on n’est clairement pas dans l’originalité coté musique d’épouvante c’est tout juste ce dont on avait besoin par contre !

 

 

 

---------------

 

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 06:08

 

 

 

En ce jour particulier (puisque c’est l’anniversaire de votre serviteur) la chronique de la pièce maitresse d’une collection de pourtant plus de 3000 ouvrages. Un livre à la hauteur du chef d’œuvre du medium qu’il compile.

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : HAL FOSTER’S PRINCE VALIANT  FANTAGRAPHICS STUDIO EDITION

 

 

C'est de qui ? Hal Foster

 

 

La Couv':

 

Grand artiste, grande oeuvre, grand bouquin, grand jour!

 

Déjà croisé chez nous? Pas mal de fois.

 

 

Des planches:

 

 

Grand artiste, grande oeuvre, grand bouquin, grand jour!

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a une poignée d’années de ça je suis tombé littéralement en adoration devant la saga historique de Hal Foster, Prince Valiant.

 

Publiée sans interruption depuis 1937, avec plus de 4000 pages à son actif (à raison d’une par dimanche depuis 80 ans) la série a été assurée par son créateur jusqu’à 1971. Modèle pour de prestigieux auteurs dont Frank Frazetta, Jack Kirby, Joe Kubert, Gil Kane, Wally Wood et j’en passe le strip de Foster se déroule à l ‘époque arthurienne, vers le V° siècle même si, de temps à autre l’auteur se permet des libertés avec la réalité historique, allant même jusqu’à inclure des passages fantastiques dignes des grandes œuvres de la fantasy.

 

Avec la particularité de privilégier une narration sans phylactères, qui peut rebuter au début le lecteur de BD traditionelle, Prince Valiant se révèle vite un trésor d’inventivité narrative, d’humour, d’aventure épique et de romance bon ton.

 

La partie artistique est superbe, avec un souci du détail tout bonnement hallucinant parfois et des personnages diablement expressifs.

 

Grand artiste, grande oeuvre, grand bouquin, grand jour!

 

 

Fantagraphics a, depuis quelques années, entrepris la bénéfique réimpression de l’ensemble des strips et va publier d’ici peu le 16° volet (couvrant les années 1967-1968). Après deux ans d’attente fébrile, cet automne nous avons enfin pu voir paraître une Studio Edition de Prince Valiant, compilée par Brian Kane, sommité en la matière (et éditeur de la réimpression) qui propose dans un format gigantesque (on parle d’un bouquin de 60 cm sur 44, de plus de 160 pages et pesant son bon poids) d’admirer une sélection chronologique de certaines des plus belles planches d’Hal Foster.

 

Me faisant un cadeau d’anniversaire en avance (bon de deux mois certes !) j’ai réussi à trouver un exemplaire sur la toile, chez Books Etc…, et à un prix défiant toute concurrence (presque 80$ moins cher que chez l’éditeur). Si je reconnais que c’est un investissement certain, je ne le regrette pas une seule seconde, tant le livre est magnifique avec sa couverture ciselée et son papier de qualité (pour info il est déjà en rupture de stock) promettant de longues heures de lecture émerveillée…en famille !

 

Grand artiste, grande oeuvre, grand bouquin, grand jour!

 

 

Au rayon des bémols on regrettera l’absence d’annotations en bas de pages, qui auraient pu s’avérer pertinentes quand à leur origine, leur particularité, leur spécificité au sein de la saga et, forcément, un certain manque de continuité séquentielle.

 

 

 

---------------

 

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags