13 août 2025 3 13 /08 /août /2025 12:45

 

LA BD:

 


C'est quoi : TOP TEN

 


C'est de qui : Moore, Ha & Cannon


 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Moore, moins sur pour les autres.


 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Suite des (re) découvertes de l’été avec la lecture de cette mini série scénarisée par le Vieux Barbu de Northampton dont ma fille m’a offert la version poche” de chez Urban pour la dernière fête des pères.

 

Tout au long de ma lecture je me suis demandé si je n’avais pas essayé de lire la série il y a déjà une ou deux décennies sans être allé au bout et ait pas plus tard qu’hier retrouvé en effet le premier TPB U.S dans me étagères.



 

A l’époque j'avais été intrigué par les propos d’Alan Moore lui même qui, dans une interview -qui doit pouvoir se trouver sur youtube je dirais- affirmait être fan de séries TV policières comme The Wire (excellent découverte pour ma part dans la foulée d’ailleurs) et NYPD Blues, oeuvres télévisuelles marquantes dans le polar U.S sur petit écran, qui lui avaient inspiré, au moins pour la seconde, le concept de base de Top Ten.


 

Et Top Ten c’est exactement ça: le quotidien d’enquêteurs ô combien humains d’un commissariat d’une grande ville, confrontés à tout ce que le vice peut faire naître chez leurs semblables.

 

A celà près que dans l’univers de ce fourmillant comics tout le monde est affublé d’un pouvoir plus ou moins puissant et que des minorités extra terrestres et autres robots cohabitent avec des humains.


 

Alan Moore s’amuse comme un petit fou à mélanger allègrement les genres,   pastichant les comics de super-héros, tirant sur les ficelles du polar et saupoudrant le tout d’un humour fort décalé.


 

Tout ceci avec, en sous thème omniprésent, une critique acerbe de la société et de ses travers, via des problématiques comme le racisme, l’homophobie, la violence …

intelligemment abordées 

La série est dessinée dans un style réaliste foisonnant et ultra-référencé (comme d’hab avec Moore me direz vous) qui donne un vrai corps à Néopolis et ses habitants. Les couleurs peuvent paraître un brin too much aux standards d’aujourd’hui mais font partie intégrante de l’ambiance.


 

Alors si l’on devait faire un reproche à Top Ten c’est qu’à la lecture des douze épisodes qu’a pondu Moore on a l’impression d’avoir pris une série TV en cours, sans savoir grand chose de l’histoire de ses protagonistes ni de son background, et qu’on la quitte dans le même état d’esprit.

Mais c’est évidemment l’effet recherché et pour le coup Moore fait un sans fautes.



 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi : FANTASTIC FOUR: FIRST STEPS


 

C'est de qui ? M. Giacchino



 

La Couv':

 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui


 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ? Il y a de cela ce qui semble être une éternité j’ai découvert Michael Giacchino sur 3 ou 4 épisodes de la série vidéoludique Medal Of Honor où il apportait un vrai plus dans l’immersion du joueur par la qualité de ses compositions.

Rapidement le bonhomme a intéressé Hollywood et son aura auprès des real et des studios a rapidement grimpé en flèche, et à raison.

 

Depuis plus de deux décennies en effet Giacchino a marqué de sa patte aussi bien l’univers de l’animation - il a entre autre écrit les scores des Indestructibles ou de Là haut par exemple, ce dernier lui a d’ailleurs valu une poignée de récompenses prestigieuses- que celui du cinéma d’action/SF - Une paire de Mission Impossible et autre Jurrassic World ou encore Star Trek jalonnent sa filmo- voire de celui du film de super-héros, Thor, Spiderman et, donc, aujourd’hui, ce nouveau rebbot des 4 Fantastiques.

 

A l’image du film, plus intéressants que les précédentes tentatives (vous me direz le challenge n’était pas très élevé!) la B.O de Giacchino est aussi fun que pleine de panache.

On retrouve des idées qui avaient fait la réussite de ses partitions pour les Indestructibles avec des thèmes énergiques où l’orchestre s’en donne à coeur joie, cuivres en tête.

 

Se déroulant dans des années 50 alternatives, le film donne l’occasion au compositeur d’utiliser des instruments rétro comme des synthés, de la guitare électrique ou encore des percus.

 

Néanmoins l’ensemble reste un peu trop calibré “Marvel” à mon goût, avec un sacrifice au cahier des charges de l’univers des films dorénavant passés sous étendards Disney.

Cela étant le décalage certains des ambiances s’accorde plutôt bien au pastiche intelligent de Moore et de son commissariat super-héroique.

 

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18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 09:03


 

LA BD:





 

C'est quoi ? JENNY SPARKS



 

C'est de qui ? King & Spokes



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Urban



 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste



 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? Quand les cadors de la Justice League ne sont pas capables de régler un problème de super héros qui appelle t-on?

Alors que Captain atom, un encapé aux pouvoirs démesurés, fait une crise existentielle dans un bar des states, risquant, outre la vie ds otages présents, celle de la planète entière, c’est Jenny Sparks, la “fée électricité”, l'esprit du XX° siècle”, sorte de gendarme/garde-fou des super héros qui dérapent, qui s’y colle! 



 

Bon, n’est pas Alan Moore qui veut. Tom King, en allant marcher sur les plates bandes de certains de ses célèbres pairs, le sorcier de Northampton cité ci dessus, Warren Ellis ou encore Garth Ennis, prêtait le flanc à une certaine critique.



 

Le principe du super héros uber puissant qui pête un plomb (au risque de dégâts collatéraux majeurs!)  et de l’anti-héros qui va le calmer a déjà été pas mal rabattu dans le comics U.S et, à mon humble avis, la “reprise” de Jenny Sparks (originellement apparue dans Authority de …Warren Ellis) par King n’apporte pas d’eau au moulin.



 

Souvent bavard, un brin répétitif (le nombre incalculable de fois où Sparks demande du feu sans succès…et qu’on ne vienne pas m’avancer l’excuse du comique de répétition), plein de cases quasi similaires où à peine un détail change (je pensais que depuis les efforts solo de B M Bendis plus personne n’osait faire ça), le run se révèle parfois laborieux à lire, dans son rythme comme dans son intérêt. 



 

Après je présume que les aficionados du scénariste seront en terrain connu et apprécieront cette mini série, tout comme ceux, plus jeune peut être ou n’ayant pas lu les scénaristes cités plus haut, apprécieront ce Jenny Sparks à sa juste valeur.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : MORBIUS



 

C'est de qui ? J. Ekstrand




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ca donne Quoi ? On peut avoir des maîtres à penser, voire s’en inspirer (après tout l‘histoire de la musique est un éternel recommencement à grands coups de citations et autres accaparement) mais de là à pondre des choses qui s’apparentent plus à la photocopie qu’à l’hommage voire simplement à une œuvre originale, c’est assez dommage.

 

 

 

A l’écoute du score de Morbius, film littéralement éreinté par la critique à sa sortie, et probablement à juste titre, on se dit que Jon Ekstrand, pourtant prometteur sur ses précédents opus, aurait pu éviter cet écueil.

 

 

 

 

 

Fan de Carpenter tout comme le réal’ de Morbius qui l’a lancé dans cette direction du coup, Ekstrand reprend des recettes du maître de l’horreur en utilisant des claviers électroniques très old-school, agrémentés de bruits divers et variés (alarmes, drones, chauve-souris !) et soutenus de percussions massives.

 

 

 

L’ensemble est évidemment agressif, manquant souvent d’unité (ne parlons même pas de mélodie) mais apporte une touche noire intéressante à Jenny Sparks

 

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21 juin 2025 6 21 /06 /juin /2025 08:12


 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? ABC BAZOOKA



 

C'est de qui ? Y. Sawada



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat



 

Déjà croisé(e) sur le site? Non



 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Il y a déjà quelques années de ça j’avais fait une ou deux chroniques avec mon aînée qui lisait beaucoup de BD (bon sang ne saurait mentir!).

Si elle est aujourd’hui passée à autre chose (littérature et, surtout, réseaux sociaux!) mon cadet a pris la relève ( bon sang ne…oui bon vous avez compris!)  et dévore bd et -surtout!- mangas.

 

Donc cet ABC Bazooka semblait présenter les caractéristiques toutes désignées pour lui plaire.

 

Je lui ai laissé la primeur de lire ce généreux one shot et voilà ce que donne sa chronique.

 

“Alors, ce manga, tu en as pensé quoi”

“Trop bien, j’ai bien aimé que les personnages principaux aient un pouvoir qui les rend différent des autres élèves. Et du coup ils sont à part, et il y en a qui sont plutôt des “gentils” et d’autres qui le sont un peu moins mais sans être vraiment méchants…”

“Attends mais ce que tu me racontes là c’est plus ou moins le postulat de départ des X-Men!”

“...”

“Oui; bon pardon, continues”

“Alors y a Aiko qui a le pouvoir du feu mais quand elle était petite sa mère est morte à cause d’elle parce qu’elle a foutu le feu à sa maison…”

“Ah, ouais un peu comme Liz Sherman dans Hellboy quoi”

“... je sais pas papa, j’ai pas lu Hellboy”

Non mais c’est pas grave, et donc, qu’est ce qui t’as plu dans cette histoire?”

“Les héros sont cools, leur vie au lycée est bien racontée et il y en a un qui ne sait pas s’il est une fille ou un garçon. Ca fait penser à du manga mais pas tout à fait comme ce que j’ai l’habitude de lire, c’est tout en couleur, j’ai bien aimé”



 

Bon, voilà, après l’avoir lu également je confirme effectivement que le pitch ne révolutionne pas le genre (quoique, faut voir de quoi on parle), mais que l’aspect questionnement sur l’identité et le genre est bien traité et amène un plus.



 

Je ne suis pas sur que ça ait vraiment joué dans l’ appréciation du manga par mon fils, mais ce qui est certain c’est qu’il a bien apprécié à la fois l’histoire et le graphisme et que, en grand fan du genre, il est devenu difficile, c’est donc qu’on doit pouvoir considérer qu’ ABC Bazooka est une réussite. 






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : UNBREAKABLE



 

C'est de qui ? J. N. Howard




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ? Après un premier film au succès critique et publique manifeste, dont le principe allait hélas devenir la marque de fabrique de son réal’, le second long de Shyamalan propose un ingénieux détournement des codes des histoires de super héros.

 

 

 

Celui qui va devenir son compositeur attitré sur quasi toute sa filmographie écrit un score à contre pied du grand spectacle inhérent au genre avec une nette dominante mélancolique interprétée par les cordes. Seul le thème principal, décliné à différentes sauces, sonne vraiment héroïque.

 

 

 

Le mot d’ordre ici est « atmosphérique », avec de subtils ajouts d’électronique,  Howard utilise son orchestre avec parcimonie, les coups d’éclats, si marquants, sont néanmoins assez rares ce qui n’est pas très grave pour aller avec cet ABC explosif.

 

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17 mai 2025 6 17 /05 /mai /2025 08:52




 

LA BD:





 

C'est quoi ? GOTHAM BY GASLIGHT 1893




 

C'est de qui ? Diggle & Fernandez



 

La Couv':

 



 

C’est édité chez qui? Urban




 

Déjà croisés sur le site? Non



 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ?  Chez Marvel on a les “What If” chez DC c’est les “Elseworlds” (mas si je ne m’abuse on en a déjà parlé?!), des arcs narratifs parallèles, hors continuité, qui permetent aux auteurs toutes les libertés.

 

Ca a pu donner de très bonnes choses, comme au hasard 1602 chez Marvel (mais pas forcément ses suites) ou …Gotham by Gaslight chez DC mais…pas celui ci!

 

Le tout premier, scénarisé par Brian Augustyne et -surtout!- dessiné par un Mike Mignola qui n’était pas encore le papa de Hellboy mais avait déjà trouvé les bases de son style graphique si personnel.

On y voyait le chevalier noir affronter rien moins que Jack L’Eventreur dans une variation victorienne gothique des plus réussies.

 

Dans la version 1893 qui vient de paraître, pourtant scénarisée par Andy Diggle qui n’est pas un perdreau de trois semaines vu le CV du bonhomme, on a une version western / Révolution Industrielle de l’univers DC où on assiste à un défilé du casting des super héros et bad guys maison.

Batman tente d’empêcher Catwoman de piquer des trucs, Wonder Woman sauve une expédition menée par Adam Strange des griffes de créatures d’un autre âge, Superman est sheriff de la ville où s’est écrasée son vaisseau, celui qui sera peut être Green Lantern récupère un anneau convoité par la Ligue des Ombres…

 

Bon bref c’est un peu “il y en a un peu plus j' vous le mets quand même?!” et le côté accumulation du scénario a eu raison de moi avant la fin de ce premier TPB.

 

Heureusement la partie graphique est plus à on goût, mélange de styles aux confluences d’un Risso, et d’un Darwyn Cooke 




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi ? ROBOCOP 3



 

C'est de qui ? B. Poledouris




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Au générique de ce troisième volet des aventures du robot mi-homme mi-machine, on retrouve tout de même les noms de Frank Miller au scénario et celui de Basil Poledouris à la musique.

 

Cela étant, ne vous faîtes pas d'illusions, le long métrage est une daube sans nom! 

Il faut dire qu’il ne reste pas grand-chose des idées de Miller au final (si vous voulez voir ce que donne Miller sur la franchise tentez plutôt le comics) 



 

Poledouris par contre, et contrairement à pas mal de ses autres travaux,  évite ici  l’écueil -qui pourtant lui tendait ses bras robotisés- du tout synthétique, préférant le mélange avec les instruments classiques (et heureusement).

 

Il en résulte un intéressant mélange de score d’action traditionnel et héroïque de bon ton avec ces histoires Elseworlds du Batman et de ses petits camarades.

 

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18 septembre 2024 3 18 /09 /septembre /2024 14:28


 

LA BD:





 

C'est quoi ? BAT-MAN FIRST KNIGHT




 

C'est de qui ? Jurgens & Perkins




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Urban 



 

Déjà croisés sur le site? Non.




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Louable idée que de proposer une aventure du Dark Knight dans un contexte historique raccord avec ses premières apparitions, à savoir l’Amérique de la première moitié du siècle dernier, avec ce que cela implique de background historico-politico-social…



 

Après, encore faut-il que le scénario suive.

Et ici c’est tout de même un peu là que le bât blesse. A Gotham, Bruce Wayne qui vient de décider de devenir le justicier masqué connu sous le nom de Bat-Man, enquête en marge des forces de police de Gordon sur des personnalités qui sont assassinées par…des macchabés!

 

Bon entre un Batman qui se carapate quand il se prend une dérouillée par les méchants zombies (sans plus se préoccuper de la potentielle victime du coup), des dialogues et situations qui tombent à plat (la scène avec les acteurs qui viennent solliciter Wayne)  et une poignée de rebondissements un brin téléphonés, autant dre que l’effort ne m’a pas convaincu.



 

Le graphisme s’en sort un peu mieux avec notamment un look old shool pour le Batman mais son approche ultra réaliste, si elle colle plutôt pas mal à la fois à l’ambiance et à l’époque, souffre à mon goût de certains traitements trop infographiques des décors et des couleurs et, surtout, de visages de personnages qui ont tendance à ne pas se ressembler au sein d’une même planche (donner la tronche d’un jeune Cary Grant à Bruce Wayne pourquoi pas mais alors autant essayer d’être constant dans son rendu!).

 

Encore une aventure de l’Homme Chauve-Souris dans le Multiverse (je ne suis pas sûr que ce soit la bonne catégorie remarquez) dont j’aurais pu me passer mais qui pourra intéresser les fans de comics friands de “what if”




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : JE DOIS TUER



 

C'est de qui ? Raskin




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ?Avec une palanquée de films ( et non des moindres : Laura de Preminger, c’est lui !) dans divers genres derrière lui, Raskin s’était pourtant assez peu frotté au polar urbain avant ce film nerveux où un tueur prend une famille en otage dans leur maison, prévoyant d’assassiner le président des USA en visite dans la ville.

 

Raskin, après une brève mise en jambe plutôt calme histoire de tromper son monde, développe des thèmes nerveux et pleins de tension, où les cuivres jouent sourds mais menaçants.

 

Si l’on ne retrouve pas forcément ce qui a fait la maestria de certains des travaux précédents du compositeur, ce dernier fournit un score remarquable à bien des points, ne serait-ce que par une certaine économie d’effets tape à l’œil pour se concentrer sur l’illustration du suspense via des passages annonciateurs de l’underscoring à venir des décennies suivantes.

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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