11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 09:25

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi ? CROSSOVER

 

 

C'est de qui ? Cates & Shaw

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un univers semblable au notre, une sorte de portail est apparu au milieu de Denver d’où sont sortis tous les super héros et créatures maléfiques de la création.

 

Enfermés dans un dôme qui les coupe de la population humaine, ils passent leur temps à s’affronter.

 

Une jeune orpheline, employée dans une boutique de comics, accompagnée de son vieil ami et –ancien-patron, découvrent une fillette super héros qui est sortie du dôme. Avec l’aide d’autre encapés, ils vont tenter de la ramener et, accessoirement, de découvrir ce qui est arrivé aux parents de notre héroine.

 

 

Chassez le naturel… l’idée de départ est amusante, avec cette voix off qui brise le quatrième mur, mais rapidement entre clins d’œil à répétition et volonté de faire trop « méta », le récit retombe dans un scénario super-héroïque à grand spectacle, piochant de çi de là des idées et demandant, pour être pleinement apprécié, des références que seuls les fans hardcore de comics possèdent (Cates fait surtout référence à ses propres travaux, et un peu à ceux d’imminents collègues, avec quelques apparitions de personnages de seconde zone – Hit Girl, Savage Dragon,…- les super héros les plus connus n’étant probablement pas libres vous apercevrez un bras de spider-man par là, un masque de Batman par ici…)

 

Les graphismes sont à l’avenant, détaillés et dynamiques, avec quelques bonnes trouvailles (grâce au travail de la colo notamment).

Ils donnent bien corps à cette débauche pyrotechniques et convaincront les amateurs du genre.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DAMANTION ALLEY

 

 

C'est de qui ? J. Goldsmith

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Plein de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comme beaucoup de ses pairs de l’époque, Jerry Goldsmith a, dans les années 70, une activité créatrice à la hauteur de son talent.

 

Boulimique insatiable il lui arrive de dépasser les 10 B.O par an, la plupart du temps sans jamais sacrifier à la qualité. J’en veux pour preuve cette série Z fauchée dont les effets spéciaux semblent dater de la décennie précédente et au scénario ras les pâquerettes pour laquelle le compositeur explore plus avant encore les expérimentations sonores et rythmiques qui ont fait le succès -entre autre- de la Planète des Singes.

 

On retrouve ici son sens de l’action et de la musique de guerre, les motifs sont courts, percutants, l’ambiance est anxiogène au possible sur plus des deux tiers de la partition avec des cuivres et des cordes rivalisant d’originalité autant que d’ardeur.

 

Une pépite cachée qui  fait le plus grand bien à ce premier volet de Crossover.

 

 

 

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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 14:16

 

 

En hommage au grand Neal Adams, décédé récemment, revenons sur ce comics hors normes paru au mitan des années 70.

 

 

 

LA BD :

 

 

 

C’est quoi : SUPERMAN VS. MUHAMMAD ALI

 

 

C’est de qui : Neal Adams, sur une histoire originale de Dennis O’Neil.

 

 

La couv :

Choc de titans  /  Superman Vs.  Muhammad Ali  Vs.  Ali

Déjà croisés sur ce site ? Non.

 

 

 

Une planche :

 

 

Ça donne quoi ? Au milieu des années 70, le boxeur Mohammed Ali est une légende vivante à son apogée. Une icône non seulement sportive mais aussi politique et culturelle. Presque un super-héros ? C’est en tout cas ce qui a dû passer par la tête de l’editor-in-chief de DC Julius Schwartz, qui confie au tandem Dennis O’Neil et Neal Adams l’idée d’organiser une rencontre au sommet entre le Champion qui vole comme le papillon et pique comme l’abeille, et Superman, l’Homme d’Acier plus rapide qu’une balle de revolver et plus puissant qu’une locomotive. O’Neil et Adams ne sont pas exactement des premiers venus non plus : quelques années plus tôt, ils ont ensemble redéfini le concept même de super-héros avec leur Green Lantern/Green Arrow et redonné au Batman ses couleurs sombres.

 

D’abord sceptique sur le concept qui lui est soumis, O’Neil accepte néanmoins le défi ; il se borne toutefois à établir l’histoire, laissant ensuite toute liberté à Neal Adams pour l’adapter (même si la rumeur veut qu’Ali ait négocié, entre autres clauses portant sur l’utilisation de son image, le droit d’écrire ses propres dialogues) ; il en résultera un titre véritablement mythique. Un cheminement d’un début incertain jusqu’au triomphe – qui n’est pas (coïncidence ?) sans rappeler le propre parcours de Mohammed Ali à la reconquête de son titre de champion du monde jusqu’au fameux combat contre George Foreman – que l’on peut retrouver à la lecture même du titre.

 

 

En effet, à le relire aujourd’hui, le début de l’album peut sembler assez cousu de fil de blanc : une race d’aliens belliqueux, les Scrubbs, débarquent sur Terre, qu’ils menacent d’anéantir sous un prétexte spécieux si le plus grand champion local ne défait pas leur champion en combat ; Sup’ et le « Greatest » devront dans un premier temps s’affronter entre eux pour déterminer lequel est le plus à même de représenter la planète bleue, avant que le vainqueur ne se retrouve sur le ring face à son opposant extraterrestre.

 

 

Mais l’album saura heureusement dépasser ce début un peu boiteux pour gagner progressivement en étoffe et en puissance, donnant de l’épaisseur à ses protagonistes et à leurs interactions, et entraînant le lecteur dans une intrigue prenante et (un peu) plus complexe qu’on ne pouvait le penser initialement. Surtout, Adams, au sommet de son art et, multiplie les planches superbes, d’une immersion dans le ghetto noir de Metropolis à une bataille spatiale en passant, bien sûr, par les morceaux de bravoure que sont les différents affrontements sur le ring, avec Jimmy Olsen en guise de commentateur sportif. Sans oublier une couverture culte qui tire le portrait de plus de 150 célébrités et artistes mêlés à des personnages de DC, tous venus assister au match du siècle.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

C’est quoi : ALI

 

 

C’est de qui : divers artistes

 

 

La couv :

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ça donne quoi ? Mohammed Ali a fait l’objet de plusieurs films et leurs B.O. ont toutes en commun de faire la part belle aux chansons pour restituer l’ambiance de l’époque.

 

Loin de faire exception à la règle, le biopic réalisé par Michael Mann avec Will Smith dans le rôle du boxeur poids lourd peut presque donner l’impression d’être construit pour enchaîner les séquences musicales ; le disque publié n’en propose qu’une partie, et malgré ça on n’y a visiblement trouvé que trois minutes à accorder au score original du film, signé Lisa Gerrard et Pieter Bourke, en guise de dernière piste.

 

Reste néanmoins une compilation où piocher tout ce qu’il faut pour agrémenter la lecture du classique de Neal Adams, des tubes d’Al Green ou Aretha Franklin jusqu’à une reprise instrumentale, électrique et résolument space d’All Along the Watchtower, en passant par la puissance contenue de l’hymne Tomorrow de Salif Keita.

 

 

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Une Chronique de Léo

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bobd - dans Comics Adams Super héros DC
6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 08:51

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? FUNERAILLES 7

 

 

C'est de qui ? F. Maudoux

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui sur les précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Rem est en guerre et Scipio et ses compagnons de route ont fort à faire, ile envisagent même de modifier la légende/prophétie des jumeaux destructeurs, c’est dire !

 

De son coté Prétorius, grâce à ses pouvoirs de guérison façon jésus, s’est retrouvé embrigadé par des illuminés machiavéliques qui le font passer pour un messie tout en le gardant solidement enchainé, entouré de jeunes vierges dont il est supposé pouvoir disposer à son envie, mais celui que l’on nomme dorénavant Funérailles a d’autres projets en vue !

 

 

Spin off ultra référencé à l’univers diablement maîtrisé, Funérailles, avec ce nouveau tome - et un nouvel éditeur – se révèle dorénavant une lecture relativement exigeante, et je défie les lecteurs de ce I Have Many Names de ne pas être au moins un peu déstabilisés s’ils n’ont pas relu d’abord les précédents.

 

En effet nos héros ont connu deux destinées différentes et on les retrouve après une ellipse temporelle, dans des rôles assez déroutants, surtout pour Prétorius et son harem de vierges aussi désirables que mortelles (et un brin de fan service au passage mais assez décalé pour ne pas faire tiquer), et malgré (ou à cause ?) des flash backs explicatifs, j’ai trouvé la lecture de ce nouveau volet moins fluide même si le plaisir de retrouver l’univers de Funérailles , toujours dessiné avec maestria et force détails, est toujours là (mention spéciale au dessin animé façon Chevaliers du Zodiaque qui rend hommage à l’une des influences majeures du titre).

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE BATMAN

 

 

C'est de qui ? M. Giacchino

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Giacchino a un parcours riche dans le monde de la B.O puisqu’il a fait ses armes sur une poignée de franchises vidéo ludiques, Medal Of Honor en tête (les gamers de la première playstation savent de quoi je parle !).

 

C’est par l’intermédiaire de J.J. Abrams qu’il passera au petit puis au grand écran pour là aussi rapidement gravir les échelons et se payer une autre poignée de franchises (dont un peu de Marvel).

 

Il succède à du beau monde (Elfman, Goldenthal=) et du moins beau (Zimmer) pour donner un son à ce nouveau Batman et réussit à marquer le film de sa patte.

 

L’inspiration est vaste puisqu’on oscille entre Schubert, dont l’Ave Maria est entendu à une paire de reprises dans le film et que Giacchino réutilise pour certains de ses thèmes et…Nirvana, le Something in the way de la bande annonce étant bel et bien présent dans le film et le score reprenant les notes du morceau pour le thème de l’homme chauve-souris.

 

A plus d’un titre la musique de The Batman évoque plus le film d’épouvante ou le thriller glauque avec ses violons lancinants et son piano solo inquiétant,  que le film de super -héros et ce n’est pas un mal, même si Giacchino sait apporter une dimension épico- rentre dedans sur une grosse poignée de scènes d’action et de baston, à grand renforts de cuivres lourds et rythmiques marteau piqueur.

 

Un peu épuisante sur la longueur (presque 2 heures pour un film qui en fait 3 mais aurait amplement mérité d’être raccourci à mon avis), la partition de The Batman recèle quelques bonnes pistes bien sombres qui vont plutôt bien avec ce nouveau cycle de Funérailles.

 

 

 

 

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26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 10:11

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LA BRIGADE CHIMERIQUE ULTIME RENAISSANCE

 

 

C'est de qui ? Lehman et De Caneva

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les deux.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Paris, de nos jour, suite à une agression dans la métro un homme se transforme en rat humanoïde et sème la terreur dans les sous-sols de la capitale.

Les autorités font alors appel à Charles Dex, spécialiste des phénomènes étranges qui a notamment étudié l’existence d’êtres aux pouvoirs surhumains qui auraient vécu en France au début du XX° siècle.

 

Dex a pour mission de retrouver les éventuels survivants de ce qui s’appelaient alors la « Brigade Chimérique » afin de combattre la menace qui règne sur Paris.

Sa quête va l’emmener à plusieurs endroits du monde où il rencontre ces super héros atypiques et recrée une nouvelle Brigade.

 

 

Lehman livre avec ce pavé une belle suite à sa magistrale Brigade chimérique, œuvre phare à mon sens du super-héros à la française qui avait su, il y a déjà une décennie,  emprunter les bons codes du genre sans tomber dans le pastiche et en faisant preuve d’une véritable personnalité.

 

 A la manière d’un Alan Moore, le scénariste fait dans le récit « méta », hommage et référencé à la fois, tout en réussissant à être moins pointu, pour ne pas dire lourd, que le Barbu de Northampton.

 

Au dessin exit son dessinateur de la première Brigade et de l'Oeil de la nuit,  Gess, attelé à ses excellents Contes de la Pieuvre, c’est De Caneva avec son trait semi réaliste très détaillé (et fort bien mis en couleur par Lou) qui met en image cette Brigade du XXI° siècle.

Les deux auteurs ont déjà collaboré sur Metropolis et l’alchimie marche toujours bien (même si, personnellement je préfère le style plus atypique de Gess mais passons).

 

Graphiquement aussi les clins d’oeils sont nombreux et amusants à découvrir, l’album est divisé en épisodes (pensés au départ pour paraître séparément avant que l’éditeur préfère sortir le récit dans sa totalité).

 

Bel effort au final que cette version « actuelle » de la Brigade Chimérique, pleine d’action et de grand spectacle à laquelle on pardonnera sans problèmes ses petits « défauts » mineurs (le langage un peu cliché des jeunes de banlieue, la copine du scientifique qui ne semble penser qu’à la bagatelle quelle que soit la situation…).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :SPIDER-MAN. NO WAY HOME

 

 

C'est de qui ? M. Giacchino

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? A chaque décennie son héros…ou plutôt sa remise au gout du jour des personnages bankables à Hollywood.

 

Ainsi après la trilogie à succès du début des années 200 et celle avortée du début des années 2010, Marvel/Disney ont rebooté une nouvelle fois le lanceur de toile, probablement l’un des super héros- sinon LE super héros- le plus emblématique du genre.

 

Et il faut reconnaître que les longs métrages sortis jusqu’à présent sont convainquant, les résultats au box office du dernier en date établissant d’ailleurs des records.

 

Pour les B.O c’est Michael Giacchino qui a été choisi et le compositeur, si respectant assez sagement le cahier des charges, propose sur ce No Way Home une partition tonitruante.

Cuivres tantôt menaçants tantôt héroïques, cordes survoltées parfois jusqu’à l’hystérie, percussions caracolantes, on est clairement dans de l’héroïque épique hollywoodien pur jus qui tape là où ça réagit.

 

Le grand spectacle de qualité est donc au rendez vous de cette chronique du week end, que ce soit dans la bd de Lehman et De Caneva ou la musique choisie pour aller avec !

 

 

 

 

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 10:45

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? GOLDORAK

 

 

C'est de qui ? Dorison, Bajram, Cossu Sentenac, Guillo.

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Tous je dirais.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Partons du postulat que vous ne connaissez pas le dessin animé des années 70/80, ce qui est tout à fait plausible si vous êtes de la génération après la mienne, et j’ose espérer que, dans le lectorat de B.O BD il n’y  pas que des quadras/quinquas !

 

 

Goldorak raconte donc la destinée d’Actarus, un prince extraterrestre (mais qui a tout les attributs d’un être humain, en tout cas de l’extérieur) qui atterrit sur Terre à bord de Goldorak son robot géant, après la destruction de sa planète par des envahisseurs venus de Véga ...qui eux par contre ont de sales tronches reptiliennes (ce sont les méchants après tout).

 

Il va être accueilli par un scientifique qui en fait son fils, se faire des amis, retrouver sa petite sœur et botter le train aux forces du grand Stratéguerre et de Minos, les dirigeants des forces de Véga ayant jeté leur dévolu sur la Terre.

 

Tout ça en 74 épisodes de 20 minutes chacun dont votre serviteur a du voir une bonne partie et possédait nombre de jouets dérivés.

Si je n’ai pas un souvenir précis de l’histoire en entier (j’avais 6/7 ans à l’époque il faut dire) je me souviens en tout cas avoir été impressionné par les bad guys, que ce soit les golgoths ou les soldats de Véga et leurs masque façon KKK funky.

 

Aujourd’hui, un quintet d’auteurs franco belges parmi ce que le medium compte de pointures, sort, après 5 années de gestation forcenée, la suite des aventures de l’icône qui lança, chez nous du moins, la mode des mangas et des mechas.

 

L’action se passe 10 ans après la fin de la série TV, Actarus a été capturé par l’armée qui veut le faire avouer où il a caché son robot géant et ce afin de contrer une nouvelle invasion des survivants de Véga.

Enfermé dans un mutisme forcené, il faudra l’intervention de ses anciens compagnons devenus entre autre magnat des affaires, docteur ou encore…vendeuse de sandwichs, pour le faire revenir à la raison et décider d’affronter ses anciens Némésis.

 

Mais finalement, la paix et l’harmonie ne seraient-elles pas plus enviables que des milliers de morts dans les deux camps et des destructions massives aux dégâts collatéraux colossaux (c’est évidemment une question rhétorique n’est-ce-pas !) ? Après il y a toujours un judas pour chercher à tout faire capoter mais à la fin ce sont les gentils qui gagnent toujours, ne vous inquiétez pas.

 

 

Ecrit à 4 mains et dessiné à 6 ( !) ce Goldorak des temps nouveaux respire l’hommage de fans qui ont choisi de donner un traitement assez actuel à leur reprise qui prend du coup des airs de blockbusters des années 2020, à grands renforts de spectacle pyrotechnique et d’immeubles qui s’éffondrent.

 

Le traitement graphique résolument actuel, signé Bajram, Sentenac et Cossu est réussi, que ce soit dans la reprise des robots géants, des personnages emblématiques de la série tv ou encore des ennemis, les décors sont fouillés et le découpage est d’une efficacité assez redoutable (si l’on excepte une paire de petites ellipses narratives).

 

Si la réalisation a été partagée (à l’instar d’un Lastman) on reconnaît bien le coup de crayon de Cossu pour les gentils (mon fils de 7 ans m’a d’ailleurs dit : « les personnages ressemblent à ceux de Franckk).

 

Au scénar Bajram et Dorison livrent une histoire classique qui respecte l’esprit de l’œuvre de Go Nagai tout en se l’appropriant, avec de ci de là des clins d’œil aux fans et une science manifeste du stroytelling.

 

J’aurais éventuellement un petit bémol sur le choix de certaines teintes et couleurs, parfois très « actuelles », qui atténuent un peu l’effet Madeleine de Proust mais pas de là à gâcher la lecture, loin s’en faut.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : FANTASTIC FOUR : RISE OF THE SILVER SURFER

 

 

C'est de qui ? J. Ottman

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour ce qui restera probablement le rendez vous le plus raté entre un personnage de comics iconique et le grand écran, cette suite des 4 Fantastiques où apparait le Silver Surfer voit de nouveau son score écrit par John Ottman, malgré les critiques justifiées de son travail sur le précédent opus.

 

Le reproche principal fait au compositeur vient surtout de l’aspect assez lambda de ses thèmes, pourtant nombreux (chacun des Fantastiques en a un, tout comme le Surfer, déjà plus réussi), dont la diversité  ne rend pas sa partition plus originale pour autant.

 

Si l’inspiration semble une fois encore faire défaut à Ottman l’efficacité est elle au rendez-vous avec une utilisation des chœurs et des cuivres certes attendue mais assez imposante pour rendre le tout spectaculaire (et ce malgré beaucoup de pistes d’underscoring).

 

Que ce soit les pistes dédiées aux apparitions de Galactus où celles où le Surfer affronte ses ennemis (en gros : tout le monde une bonne partie du film), l’action est au rendez-vous tout comme dans le Goldorak sauce 2021 à qui ce score de super héros va plutôt bien.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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