8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 07:56
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SNOW, GLASS, APPLES

 

 

C'est de qui ? Neil Gaiman & Coleen Doran

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Pas mal de fois oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Neil Gaiman, auteur multi récompensé à la carrière aussi riche que marquante, dans le domaine du comics comme de la littérature fantastique, n’a pas son pareil pour s’approprier et réinventer les contes et histoires traditionnels.

 

Les plus anglophones de nos lecteurs auront déduit qu’avec un tel titre il ne pouvait s’agir ici que de son adaptation, ô combien personnelle du conte popularisé par les frères Grimm puis, surtout (hélas) par Disney.

 

Gaiman opte pour le parti pris original et payant de faire de la belle-mère la victime de l’histoire (et non pas la « gentille » attention), transformant la pauvre héroïne de base, Blanche Neige donc, en vampire avide –et incestueuse même !- dont il va bien falloir se débarrasser !

Et l’intervention d’un jeune prince nécrophile ne va pas aider à la tache !

 

 

Si ce résumé peut vous faire hausser un sourcil et emmètre un « what the fuck » compréhensible, dites-vous que le gore de l’histoire est aussi bien tempéré que traduit par une partie graphique somptueuse que l’on doit à l’artiste américaine Coleen Doran qui s’inspire de l’Art Nouveau, du Symbolisme et des œuvres de l’Irlandais Harry Clarke pour proposer des pleines pages aux compositions spectaculaires, gothiques à souhaits et chatoyantes de couleur.

 

Hormis quelques pages de cases et bulles, ce petit album envoûtant pourrait s’apparenter à un livre illustré plus qu’à un comics lambda mais peu importe les classifications, quand le vin est bon, il faut le boire (même s’il a un goût de sang !).

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :MALEFICENT MISTRESS OF EVIL

 

 

C'est de qui ? G. Zanelli

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Probable

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? La paresse intellectuelle n’a décidément pas de limite à Hollywood et tout particulièrement chez Disney qui, dés qu’un film marche un peu, s’empresse d’enclencher une voire plusieurs suites.

 

C’est le cas pour la version « live » de La Belle au Bois Dormant, retitré à l’époque Maleficent histoire de mettre plutôt en avant le personnage Bad Ass de l’histoire, interprété par l’ex madame Brad Pitt, dont les joues n’en finissent plus de se creuser.

 

Rebelote donc avec cette fois çi l’arrivée d’une autre antiquité en la personne de Michelle Pfeifer –dont le plastique de Catwoman est décidément fort lointaine- encore plus méchante que Jolie (Angelina/Maléfique pour ceux qui n’auraient pas suivi).

 

Passons sur l’intérêt éventuel du…scénario (hum !) et intéressons-nous à la B.O.

L’un des élèves les moins doués de chez Remote Control, Geoff Zanelli, pour lequel j’ai beau chercher je ne vois pas de faits de gloire dans la filmographie, a la lourde tâche de succéder à James Newton Howard.

 

Heureusement (pour lui, pour nous) Zanelli, spécialiste des pistes additionnelles pour ses petits camarades sbires de Zimmer, est très fort dans le domaine du mimétisme. Ainsi sous couvert d’unité thématique et autre continuité musicale, le compositeur reprend une bonne grosse partie du matériel du premier film, retravaillant un thème ici, arrangeant (souvent en moins bien !) une mélodie ailleurs.

Les cuivres sont un peu plus appuyés, l’action plus tonitruante, les chœurs plus hystériques… bref, du score de fantasy calibré et rentre dedans mais dont l’aspect grand guignol a justement eu un effet des plus inespérés sur la relecture gore de Blanche Neige par Gaiman et Doran (heureusement que la lecture est tout de même assez brève par contre).

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 08:53
 

Puisque les enfants sont à la maison...autant les exploiter un peu! :)

Ma fille a lu l'un des albums de la nouvelle collection chez Urban et a décidé d'elle même (enfin presque) d'en faire la chronique sur B.O BD.

Voici donc: 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CATWOMAN. UNDER THE MOON.

 

 

C'est de qui ? Myracle & Goodhart

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? La nouvelle collection de chez Urban, Link, s’adresse clairement à un public jeune, ado voire éventuellement jeunes adultes.

Dans ce Catwoman, Under the moon, la réinvention des « origines » du personnage emblématique de chez DC est confiée à une auteure de romans destinés au même public.

Si j’ai parcouru l’album d’un œil assez circonspect, ma plus grande l’a beaucoup apprécié, laissons la donc nous dire ce qu’elle en pense.

 

« Selina est une ado qui vit avec sa mère qui travaille comme serveuse dans un bar et qui ramène des hommes chez elle. Depuis quelques années, sa mère est avec Dernell alcoolique et violent qui traite Selina  avec cruauté. Un soir, il dépasse les bornes et Selina s’enfuit. Elle devient une sans abri et rencontre un garçon qui lui apprends le « parkour » puis elle décide de rejoindre le groupe de ce garçon où il y a déjà Yang un intello et une petite fille avec un  mystérieux passé nommé Rose d’épine.

 

Cette BD est souvent triste, assez violente, on y croise Bruce Wayne jeune et de nouveaux personnages. Je connaissais déjà des héroïnes DC comics parce que j’ai lu les Gotham Academy, les DC Super Hero Girls et le Batman Aventures 1 où Catwoman apparaît d’ailleurs, mais cette version de son adolescence m’a beaucoup plu. »

 

Voilà, donc objectif atteint chez DC/Urban, le style orienté manga d’Isaac Goodhart n’est pas étranger à la réussite du titre, gageons que le reste de la collection est à l’avenant.

J’ai trouvé pertinent de la part de l’éditeur d’avoir inséré après la BD une liste de numéros d’urgence en rapport avec les violences domestiques, l’enfance en danger, SOS Amitié ou encore les violences animales, thèmes abordés dans l’histoire et hélas toujours ô combien d’actualité !

 

 

 

 

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Une Chronique de Mathilda la fille de Fab (et un coup de pouce de son papa)

 

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 13:32

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  RENCONTRES MALEFIQUES

 

 

C'est de qui ? Mignola & Johnson Cadwell

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Mignola, fort souvent.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Mike Mignola n’a jamais caché son amour inconditionnel pour le personnage de Bram Stoker, signant même, pour son entrée dans la cour des grands, une adaptation magistrale de la version de Coppola de Dracula.

 

Il revient aujourd’hui à ses premiers amours avec cette variation quelque peu burlesque où un chasseur de monstres à mi-chemin entre Van Helsing et le Professeur Bruttenholm, flanqué d’un assistant qui ressemble à un Humpty Dumpty qui aurait grandi. Ensemble, notre improbable duo lutte contre un erzatz de Dracula, s’acoquinent avec un loup garou suicidaire, s’incrustent dans un sabbat de Walpurgis ou encore affrontent des créatures infernales nées des restes de deux vampires.

 

L’ambiance décalée est surtout crée  par le style graphique de l’artiste choisi par Mignola pour sa nouvelle série, en effet, le trait de Johnson Cadwell est très dans l’esprit de cette frange de dessinateurs lancée par Sfar, Blain et consorts. Ce trait que d’aucuns qualifieraient d’hésitant, qui emprunte aux codes de la BD jeunesse, apporte une originalité bienvenue à ces Rencontres Maléfiques !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : RETURN TO HORROR HIGH

 

 

C'est de qui ? S. Widelitz

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Production un peu fauchée que l’on pourrait qualifier de surréaliste si elle ne poussait pas tant le pastiche, avec des pseudos ambitions scénaristiques peu en phase avec sa réalisation, son budget ou encore son casting.

 

De son coté Widelitz, dont on comprend que la carrière soit restée  cantonné aux téléfilms moyens et autres épisodes de séries tv) en fait des tonnes, à grands coups de piano limite désaccordé, d’orgue d’église gothique hystérique, le tout bien appuyé par des effets électronique d’un autre âge, réverb’ en tête.

 

Cet aspect ouvertement « too much » de la musique la rend, soyons honnêtes, quasi inécoutable en tant que telle mais fort amusante en fond sonore des délires mignolesques de Rencontre Maléfiques.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 10:55
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  THE SPIDER KING

 

 

C'est de qui ? Vann & D’Armini

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors qu’une lutte intestine entre un jeune roi et son oncle usurpateur gronde dans la Scandinavie du X° siècle, le petit monde de ces guerriers barbares va être chamboulé –le mot est faible- par l’apparition d’étranges machines volantes qui viennent s’écraser à divers endroits du royaume.

Les êtres qui ont survécus aux crashs, aussi monstrueux que belliqueux, vont devenir la préoccupation principale d’une poignée de héros hétéroclites unis par leur courage face à cette invasion extraterrestre.

 

Le mélange entre deux univers forts éloignés est un classique de la subculture ; et celui du mash-up à base d’aliens une variante fort prisée.

 

Outre les cow-boys, les vikings avaient déjà eu l’occasion de croiser des habitants d’une autre planète, sur grand écran ou dans des pages de BD, dans le très oubliable Outlander, ou encore, plus proche de nous, dans le sympathique Midgard de Steven Dupré (tandis qu’Alex Nikolavitch et Izu avaient décliné le principe au temps des croisades).

Si je ne suis pas fan du genre, il faut reconnaître qu’il donne généralement lieu à des survival tendus et musclés, ce  que l’on retrouve dans la mini série de Vann & D’Armini, avec son scénario anxiogène, gore et rythmé et, surtout, son graphisme très anguleux original qui sert bien le scénario même si certaines scènes auraient pu gagner en lisibilité.

 

Glénat, dans sa collection Grindhouse, propose une belle édition de The Spider King, avec une poignée d’histoires supplémentaires, dont deux dessinées par d’autres artistes que celui de la série principale, ainsi qu’une galerie de dessins/hommages et de recherches graphiques.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :HELL COMES TO FROGTOWN

 

 

C'est de qui ?

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 


Ca donne Quoi ? Plaisir coupable par excellence, cette série Z de la fin des années 80, sortie plutôt en catimini (en même temps vu le niveau de la pellicule on ne peut s’en étonner), Hell comes to Frogtown a surtout marqué les esprits pour ses scènes pseudo érotiques, ses hommes crapauds risibles et la sculpturale actrice de Conan le Barbare en petite tenue.

Sa musique cependant mérite que l’on s’y arrête, contrairemnt à ce que l’on aurait pu redouter en effet, elle évite tout sensationnalisme, et, surtout,  ne fait pas usage, comme c’était tristement la norme à l’époque, de synthés dans tous les sens.
La partition de David Shapiro, compositeur de seconde zone à la filmographie aussi obscure qu’oubliable et essentiellement dévouée aux films d’épouvante cheap, joue plutôt la carte de l’undescoring, de l’illustration musicale à base de percussions discrètes mais efficaces, de cordes hypnotiques et sourdes.

Les passages d’action sont, rassurez-vous, assez enlevés, fort rythmés et ont bien passé l’épreuve du temps puisqu’ils font une bande son honorable pour ce mash-up vikings/aliens.

 


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Une Chronique de Fab 

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 09:41

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DAYBREAK

 

 

C'est de qui ? Brian Ralph

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt Comics

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? The Walking dead, en mode Livre dont Vous Etes le Héros, sauce indé.

Voici en une phrase – à rallonge je reconnais- le résumé de DayBreak de Brian Ralph.

 

Pour creuser un peu, le lecteur (moi, vous si vous achetez cet album) se réveille dans un environnement post-apo glauque au possible, accueilli par un mec plutôt sympa, dont le bras droit à été amputé.

Commence alors une sorte de course poursuite pour leur survie face à des créatures (morts vivants, infectés, on ne sait pas trop ?) qui cherchent à vous bouffer.

Les quelques humains survivants que vous rencontrez ne sont pas forcements sympathiques, eux aussi risquent, pour diverses raisons, de tenter de se débarrasser de vous.

 

Bref, vous l’aurez compris, on n’est pas là pour rigoler même si le contrepied choisi par Ralph, que ce soit dans le traitement graphique – un trait typique indé US assez dépouillé tout en sépias- comme narratif –une aventure vécue en point de vue subjectif sans réel fil rouge ou intrigue prononcée- peut plaire aux amateurs du genre usés par ses déclinaisons à l’infini comme aux lecteurs curieux.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE ROAD

 

 

C'est de qui ? N. Cave & W. Ellis

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Disons le d'emblée, si les scores du duo Nick Cave et Warren Ellis,

Ils retrouvent John Hillcoat, le réal de The Proposition, premier effort des musiciens dans le monde du 7° art, pour cette adaptation du roman éponyme de Mc Carthy.

 

A un scénario post apocalyptique blafard, la musique répond par des nappes instrumentales atmosphériques erratiques et douloureuses, traversées à quelques endroits de passages plus tendus où les rythmiques se font frénétiques, les cordes dissonantes et les sonorités torturées.

 

De la B.O de circonstance donc même si quelque chose de plus décalé aurait peut être été plus intéressant.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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