15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 09:51

 

 

Hors-séries originaux = Le musée A. Desombres, Le mystère d'Urbicande, Encyclopédie des transports présentes et à venir, Arts et Métiers- direction Mairie des Lilas, Le Guide des Cités, L'étrange cas du Docteur Abraham, Autour des cités obscures

 

Fin de la saga de l'été avec des albums hors-série dont certaines parties ont été reprises dans les intégrales d'après le site de l'éditeur. Certains ont eu des tirages limités qui expliquent leurs raretés.

 

C'est quoi : LES CITES OBSCURES

 

C'est de qui ? François Schuiten (dessinateur) et Benoît Peeters (scénariste)

 

 

 

 

1 – LA MYSTERE D'URBICANDE (1985)

 

La Couv':

 

Ça donne Quoi ? Mille pardons mais je n'ai jamais eu cet album entre les mains.

Il a été tiré 1900 exemplaires et jamais réédité.

 

Si j'ai bien compris, quelques morceaux en ont été repris dans Le guide des cités sous le chapitre "urbicanologie".

 

2 – ENCYCLOPEDIE DES TRANSPORTS PASSES ET À VENIR (1988)

 

La Couv': 

 

 

Ça donne Quoi ? Là encore, je n'ai jamais eu cet album entre les mains et j'ai rechigné à casser ma tirelire pour l'obtenir vu que sa côte oscille entre 400€ et 500€. Côte qui est sûrement dit à un tirage de 800 exemplaires (réservés aux membres du club À Suivre) et jamais réédité.

 

Il semblerait que certaines illustrations ont été reprises dans Le guide des cités (encore!).

 

3 – LE MUSEE A. DESOMBRES (1990)

 

La Couv':

 

 

Ça donne Quoi ? Plus qu'un album, c'est une coffret contenant un CD contenant une dramatique sonore et un livre carré qui n'est autre que le catalogue de la vente aux enchères de tout ce qui a pu être récupéré avant la destruction du musée de l'Aveyron (voir chronique 3).

 

La dramatique sonore raconte l'étrange rencontre qu'a faite le commissaire-priseur Vigoleis Koelber lors de sa visite au musée A. Desombres. Tout a commencé quand les enchères ont flambé pour un tableau et 4 dessins du peintre… inconnu à cette époque. Vigoleis Koelber décide d'aller voir le musée où il découvre les fresques lors de la visite obligatoirement guidée. Malgré l'interdiction, il photographie une fresque et se retrouve dans la maison de Mary von Rathen où vivent aussi Eugen Robick et Axel Wappendorf. Ce serait le flash de son appareil qui aurait ouvert le passage, mais ses ampoules sauf une ont été cassées. En photographiant Mary, il  lui offre un passage vers notre monde mais il reste bloqué dans le monde obscur.

 

J'avoue que suivre une dramatique sonore est  un peu difficile tellement nous sommes habitués à suivre des textes et des images, mais l'éclairage donné sur ls relations entre le peintre Augustin Desombres et le monde obscur mérite que l'on fasse un effort.

 

Le catalogue raisonné des œuvres et des biens ayant appartenu à Augustin Desombres (c'est le sous-titre du livre) est l'inventaire de ce qui va être proposé dans une vente aux enchères dirigée par le beau-père de Vigoleis Koebler, Arnold Büch. Il y a des photos en N&B du musée sur chaque page de droite. Photos qui montrent le délabrement du bâtiment.

 

Sur les pages de gauche, il y a l'inventaire classé en diverses catégories :

  1. Tableaux et fresques : le cabinet Büch & Steiner a réussi à récupérer les immenses fresques pour les placer sur d'autres supports que les murs. Chaque œuvre a un numéro de catalogue et une valeur de mise à prix. Certaines œuvres sont montrées dans le catalogue et toutes sont décrites par un texte plus ou moins court.
  2. Œuvres diverses : sous ce nom sont regroupés des sculptures et objets variés tel un buste d'Eugen Robick ou une mappemonde du monde obscur.
  3. Œuvres et documents personnels : cela va du carnet de notes d'Augustin à l'acte de vente du domaine en passant par une série de livres rares (dont le fameux Urformen der Kunst de Karl Blossfeldt).
  4. Lettres et papiers intimes : lettres écrites ou reçues par Augustin.

 

Certaines mises à prix sont exorbitantes : 1.450.000F pour la fresque "La découverte inattendue" en version diurne. La version nocturne ne démarre qu'à 1.250.000F. D'accord, ce sont des fresques de 500 x 1000 cm, mais le prix demandé est impressionnant. Ces 2 œuvres sont reproduites en pages de garde du catalogue. Je suppose que les prix étaient en francs belges et pas en francs suisses : 1.450.000FB = 39945€ ou 1.450.000FS = 1327359€ (1.450.000FF = 221050€). Le cabinet de commissaires-priseurs couvrant Amsterdam – Londres – Paris – Zürich.

 

Le catalogue est passionnant car c'est une mine graphique sur les cités obscures. D'ailleurs plusieurs tableaux sont reproduits dans Le guide des cités. La plupart des illustrations du catalogue proviennent de diverses publications en magazines ou affiches d'expositions ou couvertures de livres…

 

4 – ARTS ET METIERS – DIRECTION MAIRIE DES LILAS (1994)

 

La Couv':

 

 

 

Ça donne Quoi ? Cette fois encore, j'avoue mon ignorance concernant cet album tiré à seulement 1050 exemplaires numérotés et présentés dans une enveloppe avec cachet du CNAM.

 

La seule chose dont je suis sûre est que cette station du métro parisien est réputée être un lieu de passage.

 

5 – LE GUIDE DES CITES (1996)

 

La Couv':

 

 

Une planche: 

 

 

Ça donne Quoi ? Le guide est un des hors-série des plus intéressants car il donne beaucoup de détails sur l'univers inventé par Peeters et Schuiten. Il se présente comme un guide des plus traditionnels en commençant par les généralités : les données géographiques avec quelques représentations graphiques plus ou moins partielles du monde obscur, la nature et les hommes (végétation, faune, quarxs, populations humaines), quelques notions d'histoire obscure avec une tentative de chronologie, la civilisation obscure (langues, religions, beaux-arts, littérature, sciences et techniques).

 

Puis viennent les renseignements pratiques pour organiser son voyage : les moyens d'accès avec quelques lieux de passage (re)connus, les modalités du séjour (les transports, la monnaie, le gîte, la table, les divertissements et spectacles, les journaux).

 

Viennent ensuite les chapitres concernant les grandes cités (par ordre alphabétique pour ne pas causer de problème de préséance) :

  • Alaxis
  • Armilia
  • Blosslefdstadt (ex Brentano)
  • Brüsel
  • Calvani
  • Mylos
  • Pâhry

 

  • Sodrovna-Voldachie (plus un pays selon nos critères terrestres qu'une cité)
  • Urbicande
  • Xhystos

 

Ensuite, un dossier présentant quelques personnages illustres est donné.

Un chapitre supplémentaire évoque des mondes proches de celui des cités : Taxandria, Les Terres Creuses, La planète Phoebus.

Enfin, que serait un guide sans bibliographie pour les lecteurs curieux?

 

Le guide des cités est un ouvrage indispensable quand on s'intéresse aux cités obscures, sinon pour préparer un voyage au moins pour mieux appréhender les aventures racontées dans les albums de la série et mieux comprendre les liens entre les deux mondes.

 

6 – L'ETRANGE CAS DU DOCTEUR ABRAHAM (2001)

 

La Couv':

 

 

Ça donne Quoi ? Cet album non destiné à la vente était offert pour l'achat de 2 albums de la série.

L'histoire du Docteur Abraham avait initialement pris place dans le numéro spécial de (à suivre) consacré au 10e anniversaire du Centre Georges Pompidou en 1987 (comme expliqué dans la préface de Jean-Jacques Aillagon, président du Centre George Pompidou en 2001).

 

 

Le docteur Abraham est un jeune médecin étranger venu à Pâhry suivre les cours du professeur Chocart. En proie à d'affreuses migraines, il déterre dans le sous-sol parisien de curieux tuyaux multicolores. Accusé d'espionnage, il est fusillé. Après sa mort, un bâtiment aux tubes multicolores surgit du sous-sol en remplaçant un des éléphants.

 

D'où vient le docteur Abraham? De Sodrovni peut-être puisque les 2 villes ont été longtemps en guerre. Cela expliquerait les remarques acerbes sur le jeune médecin genre "ceux de sa race"… Cela expliquerait aussi le fait qu'il ait du mal à parler français. Bien sûr, les cours du Professeur Chocart sont une réplique de ceux du professeur Charcot sur l'hystérie même si j'ai tendance à penser que sa patiente est une complice qui joue la comédie (elle le suit partout)!

 

7 – AUTOUR DES CITES OBSCURES (1994)

 

La Couv':

 

 

Une planche:

 

 

Ça donne Quoi ? À part le fait que c'est un ouvrage collectif sur le monde obscur auquel ont participé d'autres auteurs pour les textes, je n'en sais pas plus.

 

HS – VOYAGES EN UTOPIE (2000)

 

La Couv':

 

 

Ça donne Quoi ? Voyages en Utopie n'est pas un album de la série et même pas un album de BD.

C'est un livre qui rassemble les grandes réalisations de Peeters et Schuiten hors bande dessinée : expositions avec ou sans spectacles associés, scénographies, études variées d'architecture.

 

On y trouve entre autres :

  • La ville imaginaire "Cités-Cinés" Montréal
  • Le musée des Ombres : exposition qui a circulé en Europe
  • Voyage sous la Manche
  • Les inattendus de Maubeuge
  • Le Mundaneum de Mons
  • La Cenerentola (opéra de Rossini) – théâtre de la Monnaie de Bruxelles
  • Plus de nombreux projets non réalisés.

 

Un livre d'art où le lecteur peut picorer tel ou tel article selon sa fantaisie du moment

 

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Pour cette série de chronique, je me suis appuyé en complément de mes lectures sur 2 sites en particulier :

  1. Alta Plana (rappel : c'est l'emplacement des archives du monde obscur) : https://www.altaplana.be/fr/start
  2. BDGest pour m'y retrouver dans la chronologie de parution des diverses éditions : https://www.bedetheque.com/serie-414-BD-Cites-obscures__10000.html

 

 

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Une Chronique de Gen

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14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 07:23
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  PARASITES 3. AGNES.

 

 

C'est de qui ? Stan Silas

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà lu chez nous? Oui sur le précédent.

 

 

C’est édité chez qui ? EP éditions.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après Duke et Olga, c’est au tour d’Agnes d’être mise en avant, survivant tant bien que mal à la mort de son enfant, elle voit le bout du tunnel et la fin des parasites envahisseurs grâce à l’invention d’une sorte de savant fou qui habite la colonie : un spray dévastateur ! Voici que commence la bataille ultime entre les derniers humains et les bestioles prédatrices ! Mais tout n’est pas simple quand des tensions entre les membres survivants règnent encore et toujours.

 

Fin de partie (quoique) pour nos survivants, avec ce troisième volet de Parasites, œuvre hybride franchement déconnante qui s’assombrit un brin sur cette conclusion avec une suite de scènes chargées en suspense, en tension, et, surtout, en hémoglobine et où les dialogues claquent toujours, tout comme les graphismes, empruntant au manga et au jeu vidéo.

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : OPERATION RAGNAROK

 

 

C'est de qui ? H. Lundgren

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Pas mal de similitudes entre les scénars de Opération Ragnarok et Parasites puisque le film suédois évoque l’arrivée d’un virus dans une petite ville portuaire qui est mise en quarantaine par l’armée et dans laquelle infectés et survivants s’affrontent.

Côté musique, Lundgren et son réal avaient évoqué la B.O pas mal d’années avant la mise en chantier du tournage et…ça ne se sent pas du tout !

 

En effet, leur admiration commune pour le style pompier de Hans Zimmer oblige, les deux hommes ont cherché à sonner comme le boss de Remote Control, mettant l’accent plus sur le côté film d’action/guerre que sur le fantastique/survival.

 

Néanmoins cette débauche d’énergie à base de cuivres rugissants et de percussions on ne peut moins subtiles est d’une efficacité redoutable ; ajoutez quelques chœurs enflammés et un peu d’électro pour la forme et vous obtenez un score lambda de blockbuster (qui n’en n’est pas un en plus) mais qui, sur un troisième tome comme ce Agnes ; rend plutôt pas mal.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 11:43
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BLACK HAMMER 3

 

 

C'est de qui ? Lemire & Ormston.

 

 

La Couv':

 

Si j'avais un marteau  /  Black Hammer 3  Vs.  Our House

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur le premier tome.

 

 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Une planche:

 

Si j'avais un marteau  /  Black Hammer 3  Vs.  Our House

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que Lucy, la fille du défunt Black Hammer, erre dans des dimensions aussi parallèles qu’improbables, tombant de charybde en scylla ou plutôt de bar démonique miteux en enfer surréaliste, le reste de la troupe de la ferme voit son quotidien passablement modifié.

Que ce soit les relations amoureuses qui évoluent en bien ou les révélations post mortem qui choquent, nos super héros exilés vont devoir faire face à une situation difficilement acceptable qui va tout remettre en question.

 

Cette suite de Black Hammer propulse la série à des hauteurs rarement atteintes dans le genre –super héroïque- qui permet à Lemire de se hisser au rang des Alan Moore et Autre Neil Gaiman (si, si !) que ce soit sur un plan scénaristique, avec des études de personnages poussées et des rebondissements aussi inattendus que bien amenés, que sur le plan de la narration et de la mise en page.

 

Dean Ormston, assisté de Peter Gross sur des story-boards détaillés, livre lui aussi une copie plus que convaincante avec certaines idées de composition de page qui ne sont pas sans faire penser parfois à celles de Kevin O’Neill sur la Ligue des Gentleman extraordinaires.

Ce troisième tome se conclue sur un cliffhanger qui laisse présager une conclusion en apothéose !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : OUR HOUSE

 

 

C'est de qui ? M. Korven

 

 

La Couv':

 

Si j'avais un marteau  /  Black Hammer 3  Vs.  Our House

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Korven avait attiré notre attention avec l’excellent score de The Witch il y a une paire d’années et a continué de faire parler de lui en créant –entre autres choses- avec un luthier un instrument dédié à la musique d’épouvante.

 

On le retrouve ici derrière le pupitre pour ce film d’horreur qui modernise tant bien que mal le mythe de Frankenstein et pour lequel le compositeur, s’il n’opère pas une approche aussi radicale que sur le précédent long, sors néanmoins des sentiers battus en mélangeant l’électronique et l’acoustique afin de créer des passages hypnotiques effrayants non pas par leur intensité mais par le suspense sous-jacent qui affleure constamment.

 

Une poignée de pistes est plus radicale dans l’expression de la peur, avec des thématiques un brin plus traditionnelles mais qui ne rendent pas l’ensemble moins original, loin s’en faut.

 

Un score rafraichissant dans sa catégorie et qui intensifie la qualité de ce nouveau Black Hammer.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 13:03

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MEMORABILIA

 

 

C'est de qui ? S. Ponchione

 

 

La Couv':

 

Pour mémoire  /  Mémorabilia  Vs.  Le Monstre

 

Déjà lu chez nous? Non

 

 

Une planche:

 

Pour mémoire  /  Mémorabilia  Vs.  Le Monstre

 

Ca donne Quoi ? Sergio Ponchione, comme moi (nous sommes de la même année) et probablement une partie du lectorat de B.O BD, a biberonné au comics et compte dans son panthéon personnel Steve Ditko, Jack Kirby, Wallace Wood,Will Eisner et Richard Corben comme piliers de la BD américaine (liste à laquelle je rajouterai, en tête, l’immense Hal Foster).

 

Dans ce docu-fiction il se met lui même en scène, expliquant à un jeune dessinateur venu lui demander des conseils, ce qui fait la force des auteurs cités ci dessus, ainsi que des éléments de leur biographie, via des historiettes réalisées dans le style graphique propre à chacun.

 

Pour mémoire  /  Mémorabilia  Vs.  Le Monstre

 

Tout à fait dans l’esprit de ce qu’aurait pu faire un Laurent Lefeuvre, lui aussi amateur éclairé du medium, et même si peut être un brin anecdotique et, forcément, fan boy, cette collection d’hommages parlera aux afficionados de comics qui rangeront ce Memorabilia au coté de très bonnes bios sorties ces dernières années sur les auteurs en question (notamment chez Urban, Fantagraphics, les Moutons Electriques et j’en passe).

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE MONSTRE

 

 

C'est de qui ? J. Bernard

 

 

La Couv':

 

Pour mémoire  /  Mémorabilia  Vs.  Le Monstre

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas mal oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi Ce « Monstre » (traduction on ne peut plus générique du titre original, mais passons) permit aux mythiques studios de la Hammer de rebondir en lançant les séries de films d’horreur qui feront son succès (Dracula, Momies,Frankenstein et j’en passe) mais c’est surtout le premier film à être mis en musique par celui qui allait définir LE son des studios britanniques, James Bernard.

 

Responsable entre autres de scores mémorables dans les séries citées ci dessus, Bernard se retrouva en charge de cette B.O par hasard, le compositeur pressenti à l’origine étant tombé malade. N’ayant jusque là écrit que pour des pièces radiophoniques, il ne démérite pas un seul instant sur les vingt petites minutes retenues pour le film, avec une partition articulée autour d’un thème atonal de quelques notes.

 

Une musique de genre originale, qui a fait beaucoup de bien à une BD qui ne l’est pas moins

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 09:53
 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  OBLIVION SONG 2

 

 

C'est de qui ? Kirkman & De Felici

 

 

La Couv':

 

Monstrueuse amnésie  /  Oblivion Song 2  Vs.  Bumblebee

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le précédent.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt Comics.

 

 

Une planche:

 

Monstrueuse amnésie  /  Oblivion Song 2  Vs.  Bumblebee

 

 

Ca donne Quoi ? Ce second volet d’Oblivion Song lève le voile sur les causes de la catastrophes spatio-temporelle ayant frappé Philadelphie et les raisons pour lesquelle Nathan est aussi impliqué dans les recherches : lui et son équipe sont responsables de la faille !

 

Quand le gouvernement découvre le pot aux roses voilà que l’armée cherche à s’emparer de la technologie de nos savants irresponsables afin de capturer des créatures pour en faire des armes de guerre.

 

Robert « Walking Dead » Kirkman connaît son taff et sait ménager ses effets. Ici ils sont souvent spectaculaires (à défaut d’être toujours originaux) et plutôt bien rendu en image par un De Felici dont les monstres, lovecraftiens en diable, sont aussi efficace que ses décors post apocalyptiques.

 

Si ce second volet conclue l’histoire, le succès étant au rendez-vous et une adaptation pour le petit écran d’actualité, les auteurs ont préféré ménager un demi cliffhanger qui ouvre la porte toute grande à une suite.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : BUMBLEBEE

 

 

C'est de qui ? D. Marianelli

 

 

La Couv':

 

Monstrueuse amnésie  /  Oblivion Song 2  Vs.  Bumblebee

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’on excepte V pour Vendetta (et encore !) et quelques films d’animation, le compositeur d’origine italienne Dario Marianelli n’avait jamais œuvré pour une grosse production de la carrure de ce Bumblebee (qui, pour les non-initiés, est le nom d’un Transformers, le film faisant donc partie de la franchise).

 

Je dirais que, dans l’absolu, le résultat est un peu décevant si l’on compare avec certaines autres de ses  œuvres ; gageons qu’outre l’envie de collaborer avec son réal’ attitré Travis Knight et, of course, l’appel des sirènes hollywoodiennes, il a dû se plier à un certain cahier des charges.

 

Du côté de l’héroïsme un peu grandiloquent on est donc servi avec un score orchestral voire symphonique souvent impétueux avec des mélanges d’effets électroniques intelligents, contrebalancé par des pistes plus mélo où le compositeur retrouve de sa personnalité musicale (oui parce que pour simplifier, Bumblebee c’est un peu Crin Blanc sauce Méchas géants)

 

De la musique à grand spectacle plus fine que la moyenne (et clairement que les précédents scores de la franchise signés par le faiseur Jablonski) qui rajoute, si il y a avait eu besoin, une dimension épique à ce second Oblivion Song.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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