6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 14:30
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NEW YORK CANNIBALS

 

 

C'est de qui ? Boucq et Charyn

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Le Lombard

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur le précédent entre autre. 

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pavel, le tatoueur russe exilé à New-York, rescapé du goulag, avait, à la fin de Little Tulip, adopté un bébé japonais, Azami.

Deux décennies plus tard cette dernière a bien grandi puisque, adepte du culturisme, la voilà policière bodybuildée à l’extrême. Le revers de la médaille (et de l’utilisation de trop de produits dopants !) est que notre géante et est devenue stérile. Mais un soir, ors d’une course poursuite avec des junkies, elle découvre un bébé qu’elle décide de garder.

Hélas avec l’arrivée de cet enfant, ce sont des figures du passé trouble et pas mal d’embrouilles qui vont trouver Pavel et ses deux protégées.

 

 

Thriller nerveux et teinté de fantastique, New York Cannibals, s’il se présente comme une suite de l’excellent Litle Tulip du même duo aurait aussi pu être une histoire tout à fait indépendante, même si, en effet, une poignée de personnages est commune aux deux histoires.

Boucq et Charyn on fait de la Grosse Pomme un  fruit pourri, et, surtout, l’un des principaux protagonistes de ce récit très sombre où il est question de trafic de sang, de vengeance et de clivage social. New York est ténébreuse, sale, tentaculaire…si le récit se passe dans les années 90 on pense, en suivant la descente aux enfers de Pavel et  Azami, aux rues glauques de Taxi Driver ou encore d’ Un Justicier dans la Ville.

 

J’aurais aimé que, comme dans Little Tulip, le tatouage soit plus au centre de l’intrigue mais cela n’enlève rien à la force de la nouvelle collaboration de deux grands auteurs de la BD qui prouvent, s’il y avait eu besoin, qu’ils sont toujours aussi bons dans leurs domaines !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DIRTY HARRY

 

 

C'est de qui ? L. Schifrin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après Mannix et Bullit, toutes deux chargées en coolitude jazzy mêlée à des thèmes plus axés polar, Lalo Schifrin s’attaque à Dirty Harry, l’une des franchises qui, malgré ses cotés tendancieux, allait finir de faire la gloire d’Eastwood (et sa réputation de réac aussi certes).

 

Si le groove imparable et racé des compositions de l’argentin semblent atténuer la violence du film et de son propos, il n’en n’est rien !

En effet, la richesse de leurs tessitures et le mélange entre score classique et funk-rock en fait aussi et surtout une bande son toute en tension, très variée, que les riffs de basse et de guitare, les chœurs éthérés oppressants, les dissonances pour personifier la folie du tueur et, last but not least, les rythmiques syncopées imparables, finissent de rendre aussi originale qu’efficace.

 

Indissociable de la réussite du film, la B.O de Dirty Harry se révèle aussi très en phase avec ce New York Cannibals.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 12:23
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi HOMUNCULUS. LE SERPENT DE FEU.

 

 

C'est de qui ? Bodker et Ryberg.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Les Aventuriers de l’Etrange.

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Rynberg.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le professeur Harryhausen (joli clin d’œil !) et son acolyte étrange qui attire les créatures invisibles, s’incrustent dans une séance de spiritisme, bien décidés à relever une énième supercherie. Mais quand une entité démoniaque s’invite à la fête, nos improbables héros vont devoir combattre les monstres horribles -mais invisibles au commun des mortels- qui envahissent peu à peu la capitale britannique.

 

Tentacules et explosions sont au programme de ce premier volet d’Homunculus qui joue autant la carte de l’horreur old school que du grand guignol.

On pense autant à la série TV Penny Dreadful ou au Professeur Bell de Sfar qu’à l’univers de Mike Mignola, le tout dans une atmosphère victorienne pleine de mystère et de suspense.

 

Le coté décalé des dessins de Rune Ryberg – qui s’occupe cette fois ci exclusivement de la partie graphique ayant laissé le soin à son compatriote Benni Bodker d’écrire le scénario- apporte une belle touche d’originalité à ce premier volet tout comme les couleurs bariolées de Laerke Enemark.

Après une poigné d’albums que l’on a eu la chance de découvrir chez nous grâce aux Aventuriers de l’Etrange, Rynberg confirme tout le bien que l’on pensait de lui avec ce dytique accrocheur et déjanté.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :PLAGUE

 

 

C'est de qui ? E. Robertson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Film visionnaire que ce Plague puisqu’en 1979 il imaginait déjà un scientifique au sein d’un laboratoire créant un virus mortel qui allait décimer à la vitesse grand V toute une partie de la population. Néanmoins le réal’ s’est peut-être un peu trop pris au sérieux et ce qui aurait pu être une série B fun à regarder s’avère être un nanar qui se prend pour ce qu’il n’est pas.

 

L’écossais Eric Robertson, compositeur exilé au Canada et ayant œuvré sur des choses quasi inconnues de par chez nous,  imagine une B.O très inventive où le piano joue des notes éparses déroutantes, entrecoupées de percussions qui résonnent, de montées et descentes de gammes à la harpe qui s’entrelacent à des courtes phrases stridentes de violons.

Rajoutez à cela quelques pistes qui jouent la carte du crescendo typique dans l’épouvante et vous obtenez un magma plus sonore que musical, loin de toute mélodie structurée mais dont le but- créer un malaise chez l’auditeur- est largement atteint.

Si, une fois n’est pas coutume, ce score est quasi inécoutable, ou tout du moins appréciable, en tant que tel, sur le premier tome de Homunculus il ajoute au décalage assumé de l’album.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 15:39
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  YAGA

 

 

C'est de qui ? Ozanam & Rodriguez.

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Pour le scénariste comme le dessinateur, on a du couvrir la plus grosse partie de leurs carrières respectives.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ça donne Quoi ? Dans la Russie des Tzars une jeune femme malmenée par la vie va, auprès d’une ermite des bois, apprendre les secrets des plantes et des potions. Mais bientôt la méchanceté et la bêtise des hommes la rattrape, la perte de son mentor et de sa meilleure amie la mèneront à pactiser avec le diable et à devenir la terrible Baba Yaga !

 

Antoine Ozanam, scénariste touche à tout à l’aise dans tous les genres qu’il aborde -et notamment les biographies- a imaginé l’origine de cette créature issue du folklore russe et (quelque peu) popularisée par Mike Mignola il y a quelques années quand il en a fait l’une des adversaires de son personnage fétiche : Hellboy. Si ce récit initiatique est dans l’ensemble construit sur une trame classique il est narré avec talent, présentant des protagonistes travaillés et attachants et une intrigue prenante.

 

 

L’autre particularité du scénariste est de savoir s’entourer de dessinateurs aussi orignaux que talentueux, pour Yaga il a choisi le trait cartoony hybride de Pedro Rodriguez qui, après ses adaptations de nouvelles fantastiques, se frotte à nouveau au genre avec réussite. Que ce soient les paysages de toundra, le bestiaire ou la galerie de personnages, c’est un sans-faute !

 

Financée via le crowdfunding, l’édition est soignée, la taille de l’album, un peu plus grande que le classique franco-belge, permet du coup d’apprécier les planches colorées de l’artiste espagnol à leur juste valeur.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE LIGHTHOUSE

 

 

C'est de qui ? M. Korven

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après avoir mis un bon coup de pied dans la fourmilière de la musique de film d’épouvante grâce à son travail léché sur The Witch, le canadien Mark Korven collabore à nouveau avec le réalisateur du film sus-cité pour The Lighthouse, huis clos où Robert « Twilight » Pattinson affronte le monument Willem « Dernière Tentation du Christ, mais pas que » Dafoe, au sein d’un phare.

 

Spécialiste de la word music, Korven a poussé le vice jusqu’à créer un instrument spécifique, mélange de choses diverses (orgue indien, vielle à roue, sitar, teremin, violoncelle et j’en passe) qu’il a sobrement baptisé « The Arprehension engine ». Ce redoutable hybride dont aurait rêvé des gens aussi divers –et talentueux- que Gyorgi Ligeti,  Jimmy Page ou David Gilmour, crée des sons assez ahurissants, comme tout droit sortis d’un cauchemar musical.

 

Le compositeur a mis son invention à profit donc sur la musique de The Lighthouse, tissant des thèmes aux harmoniques aussi sombres que crispants parfois, des grincements sonores personnifiant le vent, la marée, les craquements du bois. Les cuivres quant à eux, nombreux et variés semblent imiter les sirènes de bateau, les hurlements des créatures marines étranges.

B.O quasi organique aux mélodies rares et arides, jouant plus sur la tension sonore que sur la musicalité, The Lighthouse traduit par ses atmosphères plaintives et menaçantes toute la noirceur et la mélancolie qui règne dans cette évocation de la jeunesse de la Baba Yaga.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 12:41

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BETES DE SOMME. SURVEILLANCE DE QUARTIER.

 

 

C'est de qui ? Dorkin, Thompson , Mignola, Dewey & Dyer

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui au moins pour Mignola.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? C’est au travers du « crossover » entre Hellboy et l’équipe canine (et féline !) de Sommers Hill que j’ai découvert Beast Of Burden il y a maintenant une décennie. Tout de suite l’atmosphère si particulière du titre m’a branché, mélange intelligent de récit fantastique assez classique mais avec des animaux du quotidien comme héros.

Aujourd’hui ce mini récit ouvre le second tome de la version française de Bêtes de Somme où l’on retrouve notre société secrète animale aux prises avec des moutons zombies, une sorcière revancharde réincarnée, des golems ou encore des rats gigantesques.

Qu’ils fassent équipe avec Hellboy, une famille de chasseurs de monstres ou qu’ils soient seuls, nos chiens et chats aussi disparates que complémentaires parviennent toujours à sortir les pates du pétrin tout en protégeant leur quartier des menaces occultes (et avec humour !) 

 

Si les histoires courtes – comme c’est le cas à mon avis sur pas mal de séries comics, Hellboy ou The Goon en tête- sont parfois anecdotiques à cause justement de leur brièveté, dès qu’une certaine continuité entre en jeu les scénarios s’épaississent pour le meilleur. C’est d’ailleurs assez flagrant sur les récits plus longs en seconde partie de recueil.

 

Le style graphique de Jill Thompson est fantastique, ave ce côté illustration pour livres d’enfant d’antan, tout à l’aquarelle (après crayonné), avec des décors aussi somptueux que ce que ses protagonistes animaliers sont justes coté expressions tout en restant réalistes.

 

On appréciera la présence d’une paire de guest stars, Mignola en tête, dont les participations se fondent parfaitement dans l’univers imaginé par Thomson et Dorkin.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CRYSTAL LAKE MEMORIES

 

 

C'est de qui ? H. Manfredini

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? S’il y a bien une série de films qui a marqué le genre horreur c’est la saga des Vendredi 13. Pour ceux à qui ça ne parle pas il s’agit au départ des exactions d’un homme affublé d’un masque de hockeyeur dans un camp de vacances au milieu des bois. Ah et l’homme en question est un tueur en série. Ah oui, aussi : il est mort noyé étant enfant et revient hanter les inconscient qui s’aventurent sur le lieu du drame.

 

Tout ceci décliné jusqu’à déraison sur une douzaine de films où Jason (c’est son petit nom !) croisera entre autre le Freddy des Griffes de la Nuit (autre franchise culte du genre), ira faire un tour à New York et même…dans l’espace !

Harry Manfredini, si abonné à mettre en musique des sagas d’épouvante allant de la série B à Z (sans passer par le reste de l’alphabet), et responsable de la quasi-totalité des scores des Vendredi 13 (quand il n’était pas disponible la plupart du temps la prod s’est contenté d’utiliser ses précédents travaux en le collant au petit bonheur), n’est pourtant pas un tâcheron loin s’en faut.

 

Inspiré par des figures de roue du classique, de Stravinski à Penderecki, le bonhomme sait mettre à profit ses influences et son écriture s’en ressent. S’il sacrifie aux codes du genre c’est pour mieux les dévoyer avec des scores qui oscillent entre grands moments de frayeur à base de cordes virulentes et passages plus sournois où les instruments se font menaçants.

 

C’est cet esprit, à grande échelle et panaché de passages plus mélodique, que l’on retrouve dans la bande son de Crystal Lake Memories, second documentaire sur le phénomène Friday The 13th, qui décortique aussi bien les longs métrages que les produits dérivés, du comics à la série TV.

Manfredini y reprend quelques thèmes des films mais produit aussi des musiques plus illustratives, bande son de fond des passages d’interviews ou de montage scénarisés. Un vivier de pistes aux ambiances diverses dans lequel l’auditeur n’aura que l’embarras du choix pour écouter avec ce second volume de Bêtes de Somme.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 09:56

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : GEANTE

 

 

C'est de qui ? Jean-Christophe Deveney – Núria Tamarit

 

 

La Couv': 

 

 

Déjà croisés sur BO BD ? oui pour la dessinatrice.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche: 

 

 

 

Ça donne Quoi ? Quand un pauvre bûcheron découvre un bébé géant dans la forêt, il le ramène chez lui où sa femme décide d'adopter cette "petite" fille qui aura ainsi 6 frères. La famille entière va élever Céleste (puisqu'ils l'ont prénommée ainsi) avec amour et l'isoler des autres humains. Du coup, elle va être un peu trop confiante dans ses relations avec les gens qu'elle croisera et souvent à ses dépens.

 

Céleste porte sur le monde et les autres un regard naïf et franc. Elle répond franchement à ce qui lui est demandé. Il y a beaucoup du Candide de Voltaire en elle car elle subit les épreuves sans perdre son bon naturel. Elle va rencontrer des gens positifs en plus de sa famille dont les 3 hommes de sa vie : le chevalier Blanc de Parangon avec qui elle partage l'amour des livres de chevalerie, l'acrobate Alto avec qui elle partage le goût de la liberté et le prince Sandro qui trouve en elle son âme sœur et l'épouse. Laelith va l'initier aux sciences et à l'importance de suivre sa propre voie.

 

 

Côté personnages négatifs, Jean-Christophe Deveney a créé un bel échantillon : Dorso le colporteur qui ne voit en Céleste qu'une bonne occasion de gagner de l'argent en l'exhibant, l'inquisiteur Porphyre qui hait toutes les femmes, la reine mère qui ne comprend pas l'amour de son fils, la mère majeure du couvent qui est une fanatique fière de dominer Céleste et, enfin, Hapis qui a dévoyé les leçons de Laelith en voulant dominer les hommes.

 

Voilà une belle brochette de personnages négatifs qui représentent le pouvoir et ses pires travers : la mauvaise justice avec faux témoignages et bûchers, la classe dominante imbue d'elle-même, le fanatisme religieux qui vide les esprits, le féminisme d'asservissement des hommes.

 

Les dessins de Núria Tamarit peuvent déstabiliser le lecteur au début avec les yeux sans pupilles des personnages, mais cela passe vite à la lecture. Céleste est superbe avec son immense chevelure rousse, elle n'est pas aussi grande que le fait croire la couverture et n'écrase pas les autres personnages et les beaux paysages. (J'ai d'ailleurs trouvé qu'il y avait eu une belle évolution de son trait depuis les précédentes oeuvres d'elle que l'on a chroniqué chez nous. Fab)

 

Je vois Géante comme une BD humaniste (et des plus féministe tout de même! Fab) avec une héroïne au cœur généreux et honnête qui ne juge jamais les autres sans chercher à les comprendre au contraire de nombreuses personnes qui la voient comme un monstre effrayant ou une merveille de la nature selon leurs propres filtres.

À noter que l'objet-livre est de grande qualité avec une couverture à dorures et un beau papier épais, de quoi ajouter au plaisir de la lecture même si ses 1kg225 ne permettent pas vraiment de le tenir à bout de bras.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE GREAT

 

 

C'est de Qui ?  N. Barr

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ça donne Quoi ? On a découvert Nathan Barr sur le tard, avec la B.O de la série True Blood où il oscillait entre underscoring limite minimaliste et frayeur appuyée mais bon ton.

Faut dire que débuter sous la houlette de Hans Zimmer et mettre en musique les longs métrages horrifiques  poussifs d’Eli Roth ne l’ont pas aidé à sortir du lot. Cependant, en marge d’une carrière au cinéma en dent de scie où l’on peine donc à trouver des choses vraiment convaincantes, pour le petit écran l’américain a su faire montre de son talent.

 

Cette année il n’a pas chômé puisqu’il a enchaîné 3 scores extensifs avec du fantastique (Carnival Row), du show-biz (Hollywood) et, celui qui nous intéresse aujourd’hui, de l’historique décalé avec The Great.

Minisérie sur l’impératrice Catherine II, la « Grande » (The Great donc pour nos lecteurs ayant séché les cours d’anglais dès la 4°), abordée sous le ton de l’humour irrévérencieux au possible mais qui glisse subrepticement vers le dramatique.

 

Barr, qui ne s’est jamais frotté à la période, s’en sort avec les honneurs, mélangeant influences historiques, instruments folkloriques, harmonies contemporaines et orchestration mixte. On entend évidemment beaucoup de cordes, jouées de façon souvent aussi surprenante qu’amusante, le violoncelle arrive en tête, instrument qui a la cote depuis pas mal d’années dans le monde de la B.O. (Barr explique que c’est celui qui se rapproche le plus de la voix humaine en terme de possibilité mélodique ce qui expliquerait sa popularité (pourquoi pas !?) auprès du public).

 

Le compositeur avoue que le changement assez radical entre les ambiances du début de la série et celles de la fin ont été assez ardues à exprimer tout en gardant une unité musicale mais à l’écoute du résultat – à mi chemin entre du bon Danny Elfman et le Sherlock Holmes de Zimmer- on peut dire qu’à une ou deux exceptions près –les passages trop « contemporains »- il s’en est bien sorti et, surtout, que ce panel d’atmosphères est tout à fait indiqué pour la saga de notre Géante !

 

 

 

 

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Une Chronique de Gen et Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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