29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 08:08

Retour sur la saga après lecture des intégrales (partie 2)

 

C'est quoi : LES CITES OBSCURES

 

C'est de qui ? François Schuiten (dessinateur) et Benoît Peeters (scénariste)

 

3 – Intégrale 3

Voici son sommaire :

  1. Le guide des cités : conseils aux voyageurs – Le séjour

Ces deux chapitres destinés à préparer le séjour des éventuels voyageurs sont identiques à ceux de l'ancien guide à part le titre "conseils aux voyageurs" qui était "renseignements pratiques" et quelques illustrations en plus ou en moins.

  1. L'enfant penchée

Le récit commence par quelques souvenirs de rêves que Mary von Rathen faisiant avant son aventure. La suite est identique.

 

 

 

  1. Le guide des cités : Alaxis

Deux grosses coquilles repérées dans le descriptif d'Alaxis : en page 181, la fin du paragraphe "Le régime politique" est pollué à la fin par un morceau du descriptif de Calvani – en page 182, le descriptif du "mémorial Wappendorf" commence par la répétition du descriptif du "Palazzio" de la page précédente. À part cela le texte est identique à l'ancien guide.

  1. Le guide des cités : Mylos

Pas de différences avec l'ancien guide.

  1. Mary la penchée

Textes et dessins sont identiques mais le passage d'un album en format horizontal à un format vertical a nécessité quelques modifications de mise en page.

  1. Autour d'Augustin Desombres :

Une introduction d'une page présente le peintre.

    1. L'affaire Desombres

Dans cette intégrale est transcrit le texte de la conférence de Catherine Aymerie présente sur le DVD joint à l'album original. Même si la transcription est intéressante et brillante, il lui manque la force des films.

    1. Le journal d'Augustin Desombres

Ce journal est la partie écrite de l'ancien album L'affaire Desombres. Mais il y a quelques illustrations de plus. "Le miroir sans fin" était le n°13 du catalogue du Musée A. Desombres… et aussi la couverture du livre de Mony Elkaïm Si tu m'aimes, ne m'aimes pas.

 

 

    1. Le musée A. Desombres

Plus de catalogue de ventes aux enchères des œuvres et possessions d'Augustin Desombres dans cette intégrale mais seulement la transcription de la dramatique sonore avec quelques variations. Par exemple, Vigoleis Koelber ne vient plus d'Amsterdam, mais de Zurich.

La disparition du catalogue m'attriste car il donnait un éclairage intéressant sur le travail fait dans la maison par Augustin Desombres, même si c'était de façon un peu détournée. En plus les photos de la maison étaient fantastiques (dans tous les sens du terme).

  1. L'Écho des Cités

La 1e page où Michel Ardan présentait l'album comme une anthologie du journal L'Écho des Cités a disparu et je trouve que cela manque. Cela expliquait la grande taille de l'album initial puisqu'il était aux dimensions des pages du journal. Ce changement de dimensions fait que les textes des articles sont parfois un peu difficiles à lire.

 

 

En effet, il n'y plus d'explications sur le fait qu'après avoir donné un fac-similé de la 1e publication (dont il manque la page 4 qui est entièrement blanche en page 256 – voir ci-dessous la page originale), il n'y a plus que des extraits de journaux sans datation.

 

 

 

Enfin, l'article final paru dans le journal de Michel Ardan la Lumière a une mise en page totalement différente.

  1. L'Ombre d'un homme

J'étais assez curieuse de voir ce qu'allait être cette nouvelle version de l'histoire dont les auteurs disaient : "Avec le recul, on jugeait la fin peu satisfaisante. Et on ne pouvait vraiment pas laisser l'album tel quel."

La narration de l'histoire est faite par le personnage lui-même. L'album a été découpé en chapitres avec des titres. La fin est totalement différente, mais j'avoue préférer largement la 1e version qui pouvait paraître un peu mièvre mais avait une vraie fin. Dans cette 2e version, je trouve la fin bancale et très bizarre.

  1. Le guide des cités : Blossfeldstadt

Pas de différences avec l'ancien guide et c'est bien là qu'il y a un gros problème : le spectacle d'ombre de Max Newman est placé dans les principales curiosités avec 3 étoiles alors que nous savons maintenant que le spectacle a été annulé quand Max a retrouvé une ombre normale… et donc ne devrait plus être proposé comme une attraction à ne pas manquer!

 

4 – Intégrale 4

Voici son sommaire :

  1. Tentative de chronologie

De nombreuses différences à partir de 758 quand le colonel Moncilo Radisic a pris le pouvoir en Sodrovnie-Voladachie. Il fallait prendre en compte les derniers albums parus depuis la présence de ce chapitre dans le précédent guide des cités.

C'est dans cette chronologie que le lecteur découvre des cités obscures peu ou pas connues sinon par les cartes géographiques ou les articles du journal pour certaines : Genova, Trahmer, Samarobrive, Cernovada, Galatograd, Yliaster…

  1. La frontière invisible

La nouvelle version débute par quelques pages évoquant "La jeunesse d'un cartographe", en l'occurrence Roland de Cremer héros du diptyque (voir chronique n°4).

 

 

 

Pas de différences avec mes albums, mais je trouve que la réduction d'échelle atténue la force et la lisibilité de certains pleines pages.

  1. Le guide des cités : Sodrovnie-Voldachie

Là encore, il y a eu beaucoup d'ajouts pour prendre en compte les évènements intégrés dans le diptyque précédent et expliquer l'évolution finale de la Sodrovnie-Voldachie en 2 états de dimensions réduites suite à la réaction des autres cités… finalement Roland de Cremer avait eu raison avec son interprétation de la tache de naissance de Shkodrâ comme étant les frontières de la Sodrovnie!!

Autre point amusant que je n'avais d'abord par remarqué : Galatograd est une cité-coupole dans laquelle il est impossible de rentrer pour les condamnés errant sur les coupoles. C'est ce qui arrive au fugitif des Mystères de Pâhry… aurait-il été "téléporté" à Galatograd ou cette dernière serait-elle une copie de Pâhry??

 

 

  1. La théorie du grain de sable

Le papier utilisé pour l'intégrale est d'un gris moins foncé que celui du diptyque ancien. Du coup, le contraste avec les éléments blancs est un peu moins visible quand ils sont petits… C'est dommage. Mais cela est peut-être dû aussi au rétrécissement des images puisque le passage d'un format horizontal à vertical fait qu'il y a 2 pages anciennes par page de l'intégrale.

Sinon, il n'y a pas de changements dans l'histoire.

L'ajout important est un dossier en postface sur "Les aventures d'une maison",, c’est-à-dire la maison Autrique. L'original de la maison a été construit par Victor Horta à Bruxelles en 1893. La plupart des détails intérieurs dessinés sont réellement visibles dans la maison de Bruxelles.

  1. Souvenirs de l'éternel présent

J'ai la même remarque que pour le diptyque précédent concernant les changements de dimensions des images. Le passage à 2 pages horizontales par page verticale était moins gênant dans mon ancien album car il était plus grand que l'intégrale.

L'histoire est la même.

  1. Retour à Taxandria

Je n'ai pas vu de modifications par rapport à mon album.

  1. Personnages illustres

Cette partie et les 2 suivantes faisaient partie de l'ancien Guide des cités.

Parmi les personnages illustres supplémentaires, il y a : Elsa Autrique, Albert Chamisso avec renvoi à Max Newman, Paul Ciceri, Roland de Cremer, Maurice Finnigo, Paschal Grousset, Edmond Sleeckx.

Modifications : Dieter Dennis devient Didier Denis - le texte concernant Max Newman a évolué en prenant en compte son ancien nom, mais a conservé le fait qu'il réalisait de beaux spectacles d'ombre (donc encore en désaccord avec la dernière version).

 

 

 

Des images ont disparues dont, en particulier, celles du paragraphe concerné à Axel Wappendorf concernant ses inventions pour les transports par ce que présentes dans le tome 2 de l'intégrale… Et, point amusant, beaucoup de portraits ont été inversés.

  1. Les affinités électives

Cette partie explore les relations du continent obscur avec les mondes l'entourant. Le chapitre sur Taxandria de l'ancien guide n'avait plus de raison d'être et a disparu dans l'intégrale (voir ci-dessus §8). Les textes concernant Les Terres Creuses ou La planète Phoebus sont les mêmes.

  1. Bibliographie du monde obscur

La bibliographie s'est enrichie d'un peu plus de 10 auteurs et d'illustrations. Attention, certaines de ces publications ne sont pas accessibles dans notre monde!

 

*

 

Voilà, j'ai fini ma lecture des intégrales et je ne sais que vous recommander entre les prendre ou chercher les anciens albums. Comme j'ai la chance d'être une ancienne passionnée de la série, j'ai quelques albums quasi impossibles à trouver à des prix raisonnables et ceux-là ne sont donc accessibles que par les intégrales.

J'ai ajouté 4 gros bouquins à ma bédéthèque (sur presque 15cm cumulés) mais je ne le regrette pas.

Feuilletez-le savant de vous décider ou, mieux encore, faites les acheter par vos médiathèques!

 

 

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Une Chronique de Gen

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 12:21
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  TIME LOST. OPERATION RAINBOW 2.

 

 

C'est de qui ? Sala & Khaled

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? 1944, une équipe de soldats alliés spécialisée dans la récupération de scientifiques nazis se lance à la recherche d’un génie juif retenu prisonnier.

Des décennies plus tard, une cheerleader et un footballeur parcourent un hangar plein de reliques de la deuxième guerre mondiale à la recherche d’une de leur camarade.

 

Une invention aussi géniale qu’improbable va réunir tout ce petit monde dans une réalité parallèle où ils vont devoir affronter de terribles dinosaures et de non moins agressifs nazis !

 

La nouvelle série du duo Sala/Khaled a ce goût de plaisir coupable que l’on peut ressentir en regardant un film d’exploitation improbable comme le cinéma bis ‘ricain est capable d’en produire, un truc qu’aurait rêvé de réaliser Rob Zombie ou Robert Rodriguez (enfin avant qu’il ne se mette à faire des navets pour les gamins).

 

Ajoutez à cela un excellent dessin semi réaliste aux décors riches et aux personnages inspirés « anime » et vous obtenez un album qui se lit en mode décontracté avec une B.O décalée…ah ben ça c’est juste en dessous.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CRUISE INTO TERROR

 

 

C'est de qui ? G. Fried

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Difficile fin de carrière pour Gerald Fried qui, après deux décennies sur grand écran, dont les premiers longs de Kubrick, excusez du peu, se retrouve cantonné à mettre en musique des séries B bancales pour la télévision américaine.

 

Cette croisière de la terreur, dont les invraisemblances scénaristiques n’ont d’égale que la médiocrité du jeu des acteurs has been qui la peuplent est un exemple type de ce que le compositeur était réduit à faire.

Pourtant à l’écoute de sa partition on ne peut que saluer l’effort de ne pas bâcler le travail avec, après un début de galette plutôt serein et très easy listening, une évocation de l’horreur solide via des montées hystériques de cordes, des cuivres qui s’emballent à la moindre occasion, le tout sur des rythmiques survoltées.

 

Du grandiloquent juste ce qu’il faut pour aller avec le mash-up surréaliste de ce Time Lost.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 07:57

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MORT CINDER

 

 

C'est de qui ? Alberto Breccia & Héctor Oesterheld

 

 

La Couv':

 

 

 

 

Déjà croisés sur le site? Je dirais que oui pour les 2.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans une Amérique du sud à la situation politique tendue, qui leur causera d’ailleurs bien des problèmes (nous y reviendrons dans une chronique à venir de l’Eternaute), Breccia et Oesterheld inventent, en 1962, un anti-héros immortel, témoin privilégié de certaines époques marquantes de l’Histoire.

 

Ainsi dans le premier récit de cette série hélas trop courte, Ezra Winston, un antiquaire vieillissant, fait la connaissance de l’énigmatique Mort Cinder (au nom prédestiné, Cinder en anglais voulant dire « cendre ») qui, au fur et à mesure d’acquisitions d’objets par Ezra, va narrer ses expériences passées.

 

On parcourt avec lui les tranchées de la Première Guerre Mondiale, on côtoie les pharaons, on assiste à la construction de la Tour de Babel, on est témoin privilégié de la bataille de Thermopyles (histoire qui a du fortement influencer Frank Miller pour son 300 d’ailleurs)…

 

Le fantastique est le fil conducteur de ces récits dont la qualité scénaristique manifeste trouve un écho parfait dans une partie graphique en noir et blanc réaliste magistrale, où les clairs obscurs et le travail sur les masses d’ombres et de noirs est impressionnant.

 

 

Certaines cases et planches annoncent déjà de par leur composition les expérimentations à venir de l’Eternaute cité plus haut ou encore des adaptations de Lovecraft.

Fantagraphics a fait un super boulot de réédition qui rend hommage au boulot du dessinateur et dont on aurait juste aimé qu’elle soit un poil plus grande pour profiter pleinement de la qualité du trait et de la beauté des images.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CORRIDORS OF BLOOD

 

 

C'est de qui ? B. Orr

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ça donne Quoi ? Alliant à l’affiche deux figures légendaires du cinéma fantastique (Boris Karloff qui a déjà une palanquée de films à son actif, et Christopher Lee qui, après une décennie de seconds rôles vient de trouver la gloire avec celui de Dracula), Corridors of Blood marche allégrement sur les plates-bandes des productions de la Hammer, avec cependant un scénario un peu plus étoffé que ce qu’on voit habituellement dans le genre.

 

Pour sa B.O, la prod se paye le luxe (façon de parler le budget du tournage ayant été relativement revu à la baisse) de faire appel à Buxton Orr, dont les œuvres classiques, nombreuses et variées, flirtent souvent avec la musique sérielle.

Pourtant ici, peu de fantaisie la partition de l’écossais qui se cantonnent assez souvent dans les lieux communs du genre, avec cuivres sourds et menaçants et cordes hystériques.

On notera tout de même des incursions intéressantes des instruments à vents qui ne sont pas sans faire penser aux scores de Banjamin Frankel dont Orr était l’élève.

 

Une B.O à l’ancienne qui va très bien avec les aventures effrayantes de Mort Cinder qui elles n’ont pas pris une ride tant elles sont hors du temps à tout point de vue !

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 11:56

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ASPIC DETECTIVES DE L'ETRANGE 7. LE MYSTERE DE LA MOMIE BLETTE.

 

 

C'est de qui ? Gloris & Despujol

 

 

La Couv':

 

L'Agence en goguette  /  Aspic. Le Mystère de la momie Blette  Vs.  Death on the four poster

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les précédents tomes.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil.

 

 

 

Une planche:

 

L'Agence en goguette  /  Aspic. Le Mystère de la momie Blette  Vs.  Death on the four poster

 

 

Ca donne Quoi ? Après avoir arrêté avec brio un fabricant d’ascenseur adepte du déguisement et des tentatives d’assassinat, notre duo de choc et de charme se retrouve à devoir descendre à Bordeaux afin de porter assistance à la tante revêche -et pingre- de Flora.

 

La vieille dame a fort a faire face à de récalcitrants fantômes qui hantent sa demeure, prennent possession de ses dizaines de chats et mettent une sacré panique dans la maison. Rajoutez à cela une antique momie égyptienne dans laquelle s'est réfugiée l'esprit de la défunte mère de Flora, une vieille histoire sordide d'esclavagisme, des séances de spiritisme risquées et un peu de politique de gauche et vous aurez le cocktail explosif de cette nouvelle aventure de l'agence Aspic.

 

Thierry Gloris s'en donne à cœur joie avec ses multiples pistes, plaçant jeux de mots et situations cocasses au sein d'un scénario déjà bien animé et Emmanuel Despujol a trouvé son rythme de croisière et bien repris à son compte l'identité graphique de la série.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DEATH ON THE FOURPOSTER

 

 

C'est de qui ? M. De Martino.

 

 

La Couv':

 

L'Agence en goguette  /  Aspic. Le Mystère de la momie Blette  Vs.  Death on the four poster

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans l'univers du Giallo, Death on the fourposter est un film à part. Précédant de quelques années le déferlement de longs métrage sanguinolents qu'allaient

Un groupe de jeunes gens se retrouve dans une immense maison afin d'y faire la fête. Bientôt les jeux tournent à la séance de spiritisme improvisée où sont prédits le décès de certains des convives ; décès qui commencent à survenir plus tard dans la soirée.

 

L'avantage du score de De Martino c'est qu'il mélange musique dansante et légère, essentiellement du jazz easy listening des sixties, notamment en musique diégétique, et pistes plus sombres quand les choses commencent à mal tourner pour les personnages ; ce qui ne pouvait pas mieux tomber comme panaché d’ambiances pour ce nouveau tome d’Aspic !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 13:55

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  WITZEND (Best Of)

 

 

C'est de qui ? Wood, Frazetta, Ditko, Wrightson, Spiegelman et bien d’autres.

 

 

La Couv':

 

Oldies but Goldies. / Witzend  Vs.  Circle Of Fear

 

Déjà croisés sur le site? Pour pas mal d’entre eux, oui.

 

 

Une planche:

Oldies but Goldies. / Witzend  Vs.  Circle Of Fear

 

Ca donne Quoi ? En 1966 Wallace Wood qui s’est déjà fait un nom dans la profession, décide de lancer un magazine d’anthologie où la seule règle serait « pas de règle » !

En effet, fatigué de devoir sans cesse se plier aux désidératas des éditeurs en place et au code du comics, Wood veut promouvoir une version plus ouverte d’esprit de son medium.

 

Il chapeaute les quatre premiers numéros, qui paraissent irrégulièrement sur deux années et y publie des courts récits de certains de ses pairs … et non des moindres : Frazetta fait dans la SF/Fantasy, Spiegelman dans le burlesque, Eisner, Kirby ou encore Ditko se fendent également de choses aussi variées que la fantasy, l’illustration de poème ou encore le pulp super héroique.

 

Oldies but Goldies. / Witzend  Vs.  Circle Of Fear

 

Wood passe ensuite la main, c’est Bill Pearson qui prendra la relève et éditera la petite dizaine de numéros suivants entre 1968 et…1985 !

 

Witzend est un des projets, parmi d’autres, qui aura permis de décoincer un peu la mentalité des éditeurs de comics US et, surtout, de donner plus de liberté aux auteurs.

Si son contenu, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’anthologie, est inégal, il faut tout de même reconnaître à ses contributeurs une fantaisie et un lâcher prise qui fait plaisir à lire. Durant son erratique carrière, Witzend, a proposé des histoires aux qualités évidentes que Fantagraphics avait regroupées il y a quelques années dans un superbe et coûteux coffret aujourd’hui introuvable (à un prix décent s’entend).

 

L’an passé ce « Best Of » copieux a réparé ce manque et est une occasion en or pour les amateurs de « vieilleries en or »  comme votre serviteur de redécouvrir des œuvres certes parfois marginales mais certainement marquantes dans la carrière d’illustres artistes du comics.

 

Oldies but Goldies. / Witzend  Vs.  Circle Of Fear

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CIRCLE OF FEAR

 

 

C'est de qui ? B. Goldenberg

 

 

La Couv':

 

Oldies but Goldies. / Witzend  Vs.  Circle Of Fear

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le travail du compositeur Billy Goldenberg est mondialement connu puisque le bonhomme a mis en musique pas mal d'épisodes de Columbo, des Feux de l'Amour et de … La croisière s'amuse !

Bon d'accord, comme palmarès on a vu bien mieux ici mais vous reconnaîtrez qu'il y a au moins une réelle variété dans les domaines d'intervention.

 

C'est sur une autre série qu'on le retrouve aujourd'hui, plus confidentielle (elle n'a d'ailleurs jamais été diffusée chez nous, c'est dire), fonctionnant sur le concept en vogue à l'époque d'anthologie fantastique présentée par un hôte (les plus connue étant Twilight Zone ou encore Alfred Hitchcock Présente).

 

Si moins inspiré que ses camarades officiant sur les séries citées au dessus (qui deviendront tout de même les pointures que sont Goldsmith, Hermann, Waxman...) ; Goldberg propose néanmoins des scores efficaces, tirant les ficelles habituelles du genre avec un certain métier et ce sans beaucoup de moyens.

 

Pas mal d'underscoring d'ambiance, où les bruitages viennent enrichir de longues phrases d'instruments solistes comme le piano ou le hautbois, le tout avec un vrai soucis de varier ses thèmes et ses atmosphères d'un épisode à l'autre.

 

Un vivier d'un peu plus de vingt scores qui, soigneusement sélectionnés, font une bande son tout à fait en phase avec les récits de ce best of Witzend.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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