28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 09:24

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA ROUTE DE TIBILISSI.

 

 

C'est de qui ? Chauvel, Kosakowski

 

 

La Couv':

 

Fausse Route  /  La Route de Tibilissi  Vs.  Ash of Gods

 

Déjà lus ? Oui pour le scénariste.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

 

Une planche:

 

 

Fausse Route  /  La Route de Tibilissi  Vs.  Ash of Gods

 

Ca donne Quoi ? Juste avant de mourir sous les flèches des barbares qui les poursuivent, le père de Jake et Oto leur intime de rejoindre Tibilissi afin d’y retrouver leur grand père.

 

Orphelins, traqués, affamés, plus ou moins perdus dans cette immensité glacée, nos deux frères vont finir par tomber sur une petite communauté errante de villageois ayant également abandonné leurs foyers sous la pression des troupes de guerriers envahisseurs.

 

Le répit sera de courte durée quand, alors qu’ils hésitent sur la route à prendre, le groupe se retrouve à nouveau poursuivi, et leurs assaillants ont même des dragons cette fois !

 

Si ce pitch peut vous laisser croire que ce généreux one-shot n’est qu’un récit de fantasy de plus, détrompez-vous. David Chauvel, certes habitué au genre, n’en reste pas moins un conteur expérimenté aux influences multiples.

Ainsi son scénario, si riche en moments de suspense et de tension, n’en n’oublie pas moins de faire la part belle aux sentiments et relations humaines.

 

La fin du récit, dans une tradition à la M. Night Shyamalan, apporte une touche de plus à l’émotion de la lecture.

 

De son coté, pour sa première incursion dans le monde de la BD, l’américain Alex Kosakowski livre un travail très réussi que ce soit dans l’expressivité des personnages comme dans le détail des décors, où l’on retrouve aussi bien l’ambiance des vieux contes (et pour cause !) que la modernité de la BD d’aujourd’hui, quelle soit américaine ou orientale ; le tout dans des tons bien appropriés aux ambiances enneigés et froides.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ASH OF GOD : REDEMPTION

 

 

C'est de qui ? Adam Skorupa & Krzysztof Wierzynkiewicz

 

 

La Couv':

 

Fausse Route  /  La Route de Tibilissi  Vs.  Ash of Gods

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans la lignée des très réussis Banner Saga (dont nous avons écouté les B.O ici), Ash Of Gods, financé via une campagne de crowdfunding (système en passe de devenir une norme, à l’opposé du concept même d’origine, mais passons) s’il a des failles coté gameplay, est assez convaincant au niveau de sa B.O.

 

Ecrite à 4 mains par le duo déjà responsable de la musique du dernier The Witcher, et axée dark fantasy   elle alterne entre des morceaux d’action et des choses plus calmes limites folklorique, le tout très inspiré par le travail de Trevor Morris, sur la série TV Vikings.

 

On retrouve en effet l’utilisation de voix masculine gutturales ou à l’autre opposé, féminines éthérées, scandant des psalmodies plus ou moins ethniques, des cuivres menaçants, des rythmiques puissantes et des nappes atmosphériques.

 

Une belle variété d’ambiances d’où se dégage une certaine noirceur bien en accord avec l’album du jour.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 04:22

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ATOMIC (S)TRIP

 

 

C'est de qui ? A. Kaneko

 

 

La Couv':

 

Viens dans mon Atomic Strip  /  Atomic (S)Trip  Vs.  Toward the Blessed Islands

 

Déjà croisé chez B.O BD? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Pika

 

 

 

Une planche:

 

 

Viens dans mon Atomic Strip  /  Atomic (S)Trip  Vs.  Toward the Blessed Islands

 

Ca donne Quoi ? Atsushi Kaneko dont on avait pu apprécier le Wet Moon chez nous il y a peu, voit une rétrospective de travaux divers sortir chez Pika ce mois ci.

Partageant avec le titre sus-cité l’étrangeté sinon le malaise, le décalé, le glauque voire le gore, les historiettes qui composent ce trip atomique datent pour la majeure partie de la seconde moitié des années 90, avec quelques incursions dans un passé plus proche.

 

De ces dernières on appréciera notamment les récits courts parus dans Tattoo Girls avec pour fil conducteur, vous l’auriez compris, le tatouage, et des variations délirantes et inspirées sur cette thématique (ma préférée est celle sur les vampires !) même si certaines histoires, de par leur brièveté, font parfois un peu exercice de style.

 

Les œuvres plus anciennes sont souvent plus trash, plus jusqu’au-boutiste avec cependant comme constante, outre un trait fin et maîtrisé, un vrai talent dans la narration.

 

A ranger entre le Black Hole de Burns et Le Roi des Mouches de Mezzo et Pirus.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TOWARD THE BLESSED ISLANDS

 

 

C'est de qui ? O. Coates

 

 

La Couv':

 

Viens dans mon Atomic Strip  /  Atomic (S)Trip  Vs.  Toward the Blessed Islands

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui et Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Bien souvent les musiciens les plus intéressants sont ceux qui ne se cantonnement pas à leur domaine de prédilection mais s’ouvrent aux influences et tendances les plus vastes, parfois à des années lumière de leur registre.

 

Oliver Coates, violoncelliste d’exception, est aussi à l’aise avec le répertoire classique que contemporain et reste un fan affirmé de musique électronique depuis longtemps.

Il a tâté de la musique de film avec trois œuvres marquantes (toutes entendues chez nous), aux cotés de Jonny Greenwood sur le magnifique There Will Be Blood et The Master, et a également accompagné Mica Levi pour l’envoutant Under The Skin.

 

On le retrouve donc chez nous avec un album dans lequel il approche son instrument sous différentes formes, aussi inattendues que peu orthodoxes, et enregistre dans des lieux non moins surprenants (réservoir désaffecté, tombeau, gare la nuit…) pour des reprises dérangeantes, des ré-interprétations possédées (celle proposée ci dessus du Kottos de Xenakis- l’un des instigateurs de la musique stochastique- en est un exemple frappant) proposant atmosphères protéiformes et ambiances surréalistes …

Tout juste ce qu’il fallait au cocktail atomique de Kaneko.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 08:02

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  THE END

 

 

C'est de qui ? Zep

 

 

La Couv':

 

Of everything that stands  /  The End  Vs.  Oiseaux Tempêtes

 

Déjà croisé dans le coin? Une paire de fois oui.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres.

 

 

 

Une planche:

 

 

Of everything that stands  /  The End  Vs.  Oiseaux Tempêtes

 

 

Ca donne Quoi ? Au fin fond de la foret suédoise une base de scientifiques travaillent sur un sujet particulièrement atypique puisqu’ils étudient les moyens de communication de la flore, et des arbres en particulier.

 

Le professeur Frawley a découvert de par le passé une feuille d’arbre prise dans un glacier dont l’ADN semble composer une espèce d’histoire des arbres et semblerait les mettre en cause dans la disparition des dinosaures.

 

Cette interaction aussi improbable que surprenante a mis Frawley au ban de la communauté scientifique mais ça ne l’empêche pas de penser qu’aujourd’hui encore la végétation est capable de s’adapter à l’environnement afin de se protéger des menaces. La menace actuelle étant…l’être humain !

 

Zep, que l’on connaît plus chez nous pour ses œuvres adultes (dans des genres forts éloignés mais toujours très réussies) que pour sa série jeunesse à succès, part d’un fait divers étrange (la mort d’animaux devenus nuisible probablement causée par des arbres ayant modifié leur tanin) pour proposer une fable écologique certes un peu incroyable mais dans laquelle il évoque de réels problèmes actuels.

 

Coté dessin, dans un style réaliste détaillé, l’artiste livre une superbe copie aux tons en bichromie originaux qui renforcent ce coté science fiction crédible.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :OISEAUX TEMPÊTE

 

 

C'est de qui ? Oiseaux Tempête.

 

 

La Couv':

 

 

Of everything that stands  /  The End  Vs.  Oiseaux Tempêtes

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Conceptuel s’il en est, le premier album d’Oiseaux Tempête –au titre éponyme- est né d’un voyage en Grèce des trois membres du combo français, avec un photographe, à tenter d’évoquer la magnificence perdue de l’un des berceaux de la culture, de la philosophie, de l’humanité, aujourd’hui confronté au déclin à cause de la société de consommation à outrance et de l’uber-capitalisme galopant.

 

Longues plages sonores entre rock indé, free jazz, mélodies traditionnelles et impros noisy, les morceaux d’Oiseaux Tempête ne brillent pas par leur gaieté c’est une évidence.

On apprécie néanmoins la structure toujours changeante des compositions, l’alternance entre la sérénité et le chaos, l’affrontement des guitares électriques aux saxophones torturés, des effets électro aux rythmiques lancinantes…

 

Les instruments, les musiciens, les influences de cet album sont aussi disparates que multiples, les extrêmes s’y côtoient pour un résultat parfois un rien brouillon mais toujours inspiré pour enfanter, dans la douleur, un paysage musical riche et déroutant.

 

 

 

 

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 16:22

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DEPT H. MEURTRE EN GRANDE PROFONDEUR.

 

 

C'est de qui ? Matt & Sharlene Kindt

 

 

La Couv':

 

Au fond de l'océan personne ne vous entendra crier  /  Dept H.  Vs.  Saturn 3

 

Déjà lus chez nous? Oui.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

 

Une planche:

 

 

Au fond de l'océan personne ne vous entendra crier  /  Dept H.  Vs.  Saturn 3

 

Ca donne Quoi ? Mia, scientifique habituée aux missions dans l’espace, se rend dans la station Dept H. où son père, le professeur Hardy a eu un accident mortel.

Même si ses collèges et supérieur (et petit ami par la même occasion) sont contre, notre héroïne est déterminée à découvrir si cette mort est réellement accidentelle ; elle apprend en effet qu’une « taupe » a infiltrer l’équipe de la base sous marine.

Arrivée sur place, elle va aller de situations tendues en catastrophes, la confortant que quelque chose va mal au Dept H.

 

Huis clos par excellence, l’aventure sous marine donne à Matt Kindt l’occasion de livrer une série toute personnelle aussi chargée en suspense qu’en émotion.

 

Malgré la densité de l’album, aucun temps mort n’est à déplorer ; on tiquera peut être sur certains passages où la voix-off coupe un peu trop le rythme d’une action soutenue mais dans l’ensemble ce premier recueil de Dept H. est un véritable « page-turner » aux moments de tension nombreux.

 

Coté graphismes si la narration est souvent brillante avec des compositions en double page bien pensées, je suis moins client du style un peu lâché de Kindt, c’était déjà le cas sur les précédents que j’ai lus, 2 Sœurs et Super Spy (je n’ai pas suivi ce qu’a fait Kindt en super-héros depuis) mais le genre de ces albums s’y prêtait peut être plus.

 

Cela ne m’a clairement pas empêché d’apprécier ce huis-clos nerveux dont on attend la suite (prévue en 4 tomes de 6 épisodes) avec curiosité.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :SATURN 3

 

 

C'est de qui ? E. Bernstein

 

 

La Couv':

 

Au fond de l'océan personne ne vous entendra crier  /  Dept H.  Vs.  Saturn 3

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui souvent

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comme quoi, de grands noms ne font pas un bon film.

Preuve en est faite une fois de plus avec ce Saturn 3 : entre le couple de scientifiques joués par Kirk Douglas/Farah Fawcett et leur 30 ans d’écart, un Harvey Keitel doublé parce que le réal n’aimait pas son accent et une réalisation aussi molle que possible, le film s’avère être un total échec artistique et critique…à l’exception de sa B.O.

 

En effet elle permet à Bernstein, alors plus forcément en vogue à Hollywood, de revenir à ses amours de jeunesse. Inspiré par un scénario réussi sur le papier le compositeur sort le grand jeu avec finalement peu de moyens en combinant avec métier des styles assez disparates (oui il y a du disco dans le score !).

 

Si l’on excepte un thème principal qui commence comme s’il avait été écrit pour 2001 avant de sombrer dans le n’importe quoi (le disco en question), on appréciera les poussées de cuivres menaçants rythmés par des battements électroniques étranges et très sombres qui sont une exception dans l’œuvre d’un compositeur habitué à développer des pistes utilisés dans ses travaux précédents (l’Onde Marthenot par exemple), l’ambition générale de la partition et une écriture impeccable même si surprenante par moment.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 07:01

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CEUX QUI RESTENT

 

 

C'est de qui ? Busquet & Xöul

 

 

La Couv':

 

 

Ceux qui écoutent (en lisant)  /  Ceuxi qui Restent  Vs. Calculs Meurtriers

 

Déjà lus par ici? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

 

Une planche:

 

Ceux qui écoutent (en lisant)  /  Ceuxi qui Restent  Vs. Calculs Meurtriers

 

Ca donne Quoi ? Une tragique nuit le petit Ben disparaît du domicile de ses parents, pendant des jours les recherches battent leur plein, au rythme de l’enquête piétinante de la police et des affichages d’avis de recherche.

 

Et un beau jour l’enfant réapparaît dans sa chambre, entouré d’objets bizarres, un grand sourire aux lèvres. Il raconte qu’il est parti sauver un pays imaginaire peuplé de créatures fantastiques.

C’est le soulagement pour les parents, même si personne, ni eux ni la police ni les psychologues, n’arrivent à savoir la vérité.

Alors que la vie reprend lentement son cours, Ben disparaît à nouveau.

 

Ceux qui écoutent (en lisant)  /  Ceuxi qui Restent  Vs. Calculs Meurtriers

 

Le postulat de départ de Ceux Qui Restent est assez enthousiasmant ; traiter l’envers du décor d’un conte à la Peter Pan ou Alice au pays des Merveilles vu par les parents et l’entourage - ceux dont on ne parle pas dans les histoires - sans jamais montrer quoi que ce soit (ou presque !) des héros traditionnels.

Le quotidien souvent tragique des parents du petit Ben, l’enquête menée par les deux inspecteurs qui font de Ceux qui restent une sorte de polar psychologique parfois glauque, impression renforcée par les tons de colo choisis.

 

Après l’intrigue traine peut être un peu en longueur et je dois avouer que je m’attendais à un twist final à la M. Night Shyamalan avec, par exemple, le reporter en ennemi de l’ombre venu des mondes imaginaires…

Mais non, tant pis ; Ceux qui restent est néanmoins un album au scénario et au trait originaux, ce dernier, pas sans rappeler celui d’un Cyril Bonin, avec ses tons sépia et son style semi-réaliste, participe en plein à la réussite de l’ouvrage.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : CALCULS MEURTRIERS

 

 

C'est de qui ? C. Mansell

 

 

La Couv':

 

Ceux qui écoutent (en lisant)  /  Ceuxi qui Restent  Vs. Calculs Meurtriers

 

Déjà croisé chez nous? Oui souvent même.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après la séparation du groupe Pop Will Eat Itself dans lequel il chantait et jouait de la guitare, Mansell se lie d’amitié avec le réal Daren Aronofsky pour lequel il va composer quasiment toutes les B.O de films.

 

Il alternera cependant avec des séries plus ou moins B de toutes sortes, de l’adaptation de jeu vidéo décérébré (Doom), au film d’épouvante indie (The Hole) en passant, donc, par le thriller psychologique comme ce Murder By Numbers.

 

Si on sent bien qu’il faut à Mansell l’inspiration d’un réalisateur visionnaire pour donner le meilleur de lui même et si il est encore aux balbutiements de sa nouvelle carrière, le compositeur livre néanmoins un score de genre honorable, avec les passages attendus mais repensés comme un musicien venu d’un autre horizon peut le faire, avec donc quelques petites touches originales intéressantes.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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