23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 18:00
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DYLAN DOG. LE POINT DE VUE DES ZOMBIES.

 

 

C'est de qui ? Scalvi & Cavenago

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comme mû par une force surnaturelle notre détective de l’occulte beau gosse entre dans une boutique d’antiquité où l’étrange propriétaire lui vend un livre intitulé Contes du Lendemain.

De retour chez lui, Dylan, en compagnie de son inséparable assistant, découvre que les pages sont blanches mais, bientôt, des histoires commencent à s’écrire toutes seules !

 

Sur le mode des récits courts type Creeepy et autre Contes de la crypte, Tiziano Scalvi, le papa de Dylan Dog, imagine des scénarios post apocalyptiques assez éloignés des aventures classiques de son héros sans pour autant perdre l’atmosphère si particulière de la série.

 

 

L’originalité de cet album vient surtout de sa partie graphique, réalisée par le transalpin Gigi Cavenago qui a fait ses armes sur une poignée de séries Bonelli (l’éditeur italien historique de Tex, Dylan Dog, etc…) avant de se frotter à Dylan Dog.

La nouveauté vient de la couleur, aspect assez rare dans le genre, souvent réservée aux albums hors-série. Et ici c’est un véritable travail d’orfèvre qui embellit le trait semi réaliste anguleux et détaillé du dessinateur et enrichit des compositions déjà foisonnantes !

 

Cerise sur le gâteau, la couverture est superbe, avec une maquette dans l’esprit des graphismes de Cavenago ; Mosquito, qui propose là son sixième album de Dylan Dog, permettant au public français de découvrir des choses qui nous seraient restées inconnues autrement, a, comme d’habitude, soigné sa copie et prouve une fois encore qu’elle est une maison d’édition importante dans le paysage de la BD franco-belge qui mérite qu’on la soutienne (en achetant ses ouvrages!), surtout en cette période houleuse.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LIZARD IN A WOMAN SKIN

 

 

C'est de qui ? E. Morriconne

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Fort souvent

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ah les années 70 et leur cohorte de giallo fourre tout où des réals en passe de devenir cultes s’essayaient à tous les mélanges, osaient tous les excès !

Si aujourd’hui ces séries b (voire Z) du cinéma transalpin sont pour la plupart complètement inregardables on peut toujours apprécier à leur juste valeur leurs B.O dont toute une ribambelle sont l’œuvre du génial Morriconne, jamais meilleur que quand il a le champ libre.

 

J’en veux pour preuve la partition de ce film erotico-fantastique sommet d’expérimentation sonore stressante à base de cordes frottées pleines de reverb, de sifflements électroniques, de morceau de jazz rock dans l’ère du temps et autres thèmes romantico dramatiques hypnotiques.

Un cocktail des plus appréciables aux ambiances toutes aussi chamarrées que les contes du lendemain du livre magique de notre cher Dylan Dog !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 12:41
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MIRAGES ET FOLIES AUGMENTEES

 

 

C'est de qui ? Druillet

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà lu sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? En cette période où l’on a plaisir à offrir de beaux livres, Glénat a pensé aux amateurs de l’un des plus grands auteurs de SF de BD français, Druillet himself, en proposant une version enrichie de Mirages.

 

Sous la couverture argentée, le lecteur explore, par thèmes, des périodes clés du tout début de la carrière de l’auteur, commentées par lui-même. Si les premiers font hésitants, pour ne pas dire amateur, avec une première aventure de Lone Sloane qui a fort mal vieillie, dès la partie sur les hommages à Lovecraft, on retrouve toute la folie et la maestria graphique du dessinateur. Ses quelques pages du Necronomicon sont saisissantes, on peut sans peine comparer ses visions du mythe de Cthullu à celle d’un Breccia, les deux auteurs partageant une approche visuelle unique.

 

 

La –grosse- part sur les récits courts est, à mon sens, à réserver aux afficionados du maître tant certains sont anecdotiques, exutoires voire outranciers ou simplement trop datés (et je ne parle même pas des graphismes de certains).

 

On retrouvera pèle mêle dans le reste de ce Mirages des collaborations intéressantes, avec des accents très Metal Hurlant de l’époque, dont un sympathique Firaz et la ville fleur avec Picotto aux crayons, le Mage Acrylic, un peu daté et deux récits avec Gotlib (dont un bien décalé, où l‘on reconnaît bien la patte du papa de Gai Luron).

 

 

Une somme d’œuvres qui ont plus de 40 ans au compteur, embryons prometteurs d’une carrière magistrale s’il en est.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :IN DEN GARTEN PHARAOS

 

 

C'est de qui ? Popol Vuh

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si pour moi les teutons de Popol Vuh sont indissociables de l’œuvre barrée du cinéaste Werner Herzog (et de la tronche hallucinée de Klaus Kinsky), la douzaine de galettes qu’ils ont sorties en marge de leurs B.O sont au moins autant, si ce n’est plus, digne d’intérêt pour tout auditeur qui ne serait pas allergique à l’expérimentation psyché coté obscur de la force du début des seventies.

 

A la croisée des chemins musicaux du Miles Davis de Bitches Brew, des Pink Floyd, du MahaVishnu Orchestra ou, évidement, de Tangerine Dream, Popol Vuh explore les plages planantes, défrichant les espaces encore inexplorés à la limite du free jazz et de la New Age naissante.

 

Alternant, d’une piste à l’autre, entre piano solo simplement accompagné de percussions tribales hypnotiques,  orgue spectrale ponctuée de grands coups de cymbales gothiques, électro avant-gardiste pointue ou encore cuivre arabisant plein de reverb, le groupe livre un bel échantillon de ses expériences sonores dans cet album qui, tout aussi marqué que Mirages et Folies Augmentées, a cependant mieux vieilli, si l’on peut toutefois avancer cette comparaison.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 15:21
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi NAISSANCE DU TIGRE

 

 

C'est de qui ? Rivat & Hostache

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Les Humanoides Associés

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Sélène est une medium reconnue qui, après avoir subi maintes violences de la part de son mari –assassin à ses heures !-, a réussi a faire condamner celui-ci pour ses crimes. Mais lors d’une séance de spiritisme qui tourne mal le fantôme de ce triste sire vient régler ses comptes avec son ex-femme.

En demandant de l’aide à Lacassagne, policier aux méthodes peu orthodoxes mais fort efficaces, notre malheureuse héroïne ne pensait pas libérer des forces maléfiques qui dépassent l’entendement.

 

Frederik Rivat, pour son premier scénar de BD, installe son intrigue dans le background de son propre roman uchronique La 25° Heure. Ce Paris de la fin du XIX° siècle se prête parfaitement à ce polar fantastique nerveux qui traite de spiritisme et d’esprits vengeurs et où les personnages sont finement écrits avec des parts d’ombre intéressantes.

 

Le tout est bien rendu par le style graphique de Jean Baptiste Hostache, proche de celui de qui, comme celui de Servain –sur Holly Ann série à laquelle on pense un peu d’ailleurs ici-  porte une filiation marquée avec un certain Mike Mignola, dans le travail sur les ombres, les à-plats de noir et les visages anguleux, même si parfois c’est encore un peu hésitant, comme référence, vous en conviendrez, il y a pire !

 

Un album original et bien mené dont on espère lire des suites !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE 13TH HOUR

 

 

C'est de qui ? Midnight Syndicate

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Internet peut être une vraie merveille parfois. Si, quand j’étais jeune, pour découvrir des nouveaux groupes, tendances et autres genres musicaux il fallait avoir l’esprit d’un explorateur, ne pas hésiter à aller farfouiller dans les bacs des disquaires d’occasions quitte à y laisser de petites fortunes, aujourd’hui, en quelques clics, c’est une véritable mine d’or musicale qui est à portée de main.

 

Ainsi, via des recoupements et autres suggestions automatique voici que je tombe sur la production du groupe Midnight Syndicate, combo spécialisé dans la musique de film d’épouvante imaginaire, qui mélange instrumentation live (avec force orgues et autres instruments originaux) et effets divers et variés, le tout  s’inspirant des vieilles B.O de la Hammer et autres Universal mais aussi des univers de Tim Burton ou John Carpenter.

 

Sans être toujours à la hauteur de leurs prestigieux modèles, on peut affirmer que le duo derrière Midnight Syndicate (souvent renforcé de musiciens additionnels) a su capter l’ambiance si particulière de l’horreur gothique old-school. Du monde du jeu vidéo (Baldur’s Gate entre autre) à celui du Jeu de rôle en passant par…les parcs d’attraction (!!), l’industrie ne s’y est pas trompée et l’activité du groupe est on ne peut plus plurielle.

 

Aujourd’hui on a même rajouté la BD a leur champ d’action, c’est beau !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab


 

 

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22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 14:55

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE VAGABOND DES ETOILES 2

 

 

C'est de qui ? Riff Reb’s

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà lu sur le site? Oui, sur le précédent entre autre.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que son heure approche, Darrell Standing continue d’explorer ses existences antérieures, étranger à la souffrance de la camisole, au grand dam de ses geoliers.

Des laines de l’Ouest Américain où sa famille de pionniers  est trahie par des mormons, à une jeunesse d’esclave normand qui deviendra soldat romain assistant au supplice du christ, son voyage spatio-temporel est riche d’expériences et de souffrance et, au seuil de la mort, notre héros taciturne et dur à cuire, a vécu plus de vies que bien des hommes libres.

 

Second et dernier tome de la magistrale adaptation d’un roman de Jack London, moins connu que ses aventures enneigées mais tout aussi riche de leçons de sagesse.

Riff Reb’s a plus développé ici les flashbacks de son personnage, avec toujours des teintes dédiées aux époques et aux lieux, le tout avec un sens de la mise en page et de la narration qui force le respect.

Le Vagabond des Etoiles, dans un registre différent des précédentes adaptations de l’artiste, n’en n’est pas moins abouti et se savoure pleinement dans son intégralité.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GALAXY OF TERROR

 

 

C'est de qui ? B. Schrader

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Avant de sombrer dans le tout électronique à base d’ordinateurs et autres claviers, Barry Schrader, déjà fort actif dans le domaine et défricheur s’il en est, se faisait les dents sur des séries B de genre.

Pour ce film de sf horrifique de troisième zone essayant, une paire d’années plus tard, tant bien que mal de marcher sur les plates-bandes d’Alien, il se fait plaisir en expérimentant toutes sortes de sonorités crées de toutes pièces via divers moyens acoustiques et électroniques.

 

Jouant à la fois sur le son diégétique des divers vaisseaux et machines du film, il rajoute des effets de réverb’ d’échos et autres distorsions aussi étranges que difficilement supportables parfois.

Néanmoins l’atmosphère générale est assez saisissante dans le malaise et la tension qu’elle provoque quasiment tout du long de cette B.O inclassable.

 

Si certains passages peuvent paraître plutôt incongrus avec cette suite du Vagabond des Etoiles, quelques pistes se révèlent assez savoureuses à la lecture, la transformant en expérience proche de ses séries tv d’anthologie d’antan.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 13:51
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NEW CHERBOURG STORIES. LE SILENCE DES GRONDINS.

 

 

C'est de qui ? Gabus & Reutimann

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui sur le tome 1.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Menacés par l’activité humaine les créatures sous-marines connues sous le nom de grondins, avec leurs montures cachalots hybrides, se sont éloignées des côtes et ne donnent plus signes de vie. Notre équipe d’agents spéciaux de la police de New Cherbourg expérimente donc de grands scaphandriers robotisés pour tenter de renouer le contact.

 

Pendant ce temps, à terre, Gus et son camarade font la connaissance d’une excentrique vieille dame, gardienne d’un musée privé et arnaqueuse à ses heures qui offre à notre jeune dresseur de mouettes un étrange Cristal qui va s’avérer capital pour la suite des évènements.

 

 

L’aspect parfois un peu décousu que peut avoir cette suite s’explique peut-être par sa prépublication dans un journal régional (local ?) mais donne, je trouve, cette saveur d’histoire « feuiletonnante » des bd d’antan, impression renforcée aussi bien par l’époque à laquelle se déroule cette uchronie que par le style graphique dans la droite lignée de la ligne claire des grands noms de la BD franco-belge.

 

New Cherbourg Stories est un peu un ovni dans le paysage actuel et, rien que pour ça, vaut la peine d’être découvert et reconnu à sa juste valeur. 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LES YEUX DE LA FORET

 

 

C'est de qui ? S. Meyers

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu dans le coin? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Les années 80 n’ont pas que du mauvais, j’en veux pour reuve que mêm les studios Disney durant cette décennie ont proposé une poignée de films « live » loin d eleur ligne directrice habituelle qui ciblait –avec réussite si ce n’est succès commercial- un public plus agé que les amateurs de dessins animés.

Ainsi j’ai pu découvrir l’excellent Dragon du Lac de Feu, le terrifiant la Foire des Ténèbres, le trippant Tron et, donc, ce curieux mais stressant –à l’époque du moins- Yeux de la forêt.

 

Autre particularité du studio aux grandes oreilles à l’époque : la qualité de ses bandes sons, même sur des films de seconde zone. Aux cotés de pointures comme Henry Mancini, Alex North ou encore James Horner, on retrouve donc Stanley Meyers derrière le pupitre de ce film de maison hantée. Le compositeur anglais, qui a touché un eu à tous les genres et sort de l’éprouvent Voyage au bout de l’Enfer de Cimino, n’a que peu abordé le cinéma fantastique.

 

Pourtant il s’en sort ici avec les honneurs avec une partition certes assez balisée mais qui sait être continuellement intéressante via des idées originales comme l’utilisation d’un xylophone qui fait penser à une boite à musique enfantine, des percussions et des basses utilisées de façon assez peu habituelle au cinéma et, à quelques exceptions près - les cordes stridentes en boucles font un peu trop penser à Bernard Hermmann – Meyeers sait apporter une personnalité manifeste au fim.

 

Du suspense old school plutôt raccord avec ce second tome des New Cherbourg Stories et leur coté cinéma de quartier sympathique.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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