2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 14:54

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SAUVAGE. BLACK CALAVERA.

 

 

C'est de qui ? Yann & Menet

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Notre héros aura décidément tout fait ! Le voilà envoyé comme espion derrière les lignes ennemies afin de découvrir si les soldats US comptent attaquer les positions clés que l'armée française tient encore au Mexique.

La mission n'ira pas sans heurts mais elle est accomplie et l'hardiesse de Sauvage empêche une déroute même si pas le massacre qui se révélera vain au final les puissances politiques en lice réglant leur conflits en coulisse sans se soucier du destin de leur soldats.

 

Dégoutté, Félix quitte l'armée et devient chasseur de primes alors que sa route recroise celle d'Esmeralda devenue une véritable femme fatale.

 

Une fin de cycle chargée en action et scènes de combats mais également en émotions. En effet on s'est attaché à ce héros romantique devenu désabusé qu'est Félix, figure tragique dont la petite histoire est emportée par celle avec un grand H. Là où ce cinquième volet est également intéressant c'est qu'il ouvre une nouvelle page dans le destin de ses deux principaux protagonistes et l'on se prend à rêver d'un virage – et d'une longévité!- à la Blueberry, la tournure que prend le scénario s'y prêtant fortement.

 

De son coté Meynet livre toujours quant à lui une copie impeccable, que ce soit dans la représentation de cette Amérique Centrale de fin du XIX° siècle ou dans la plastique de ses héro(ïne)s, faisant une immense partie du charme et de l'originalité graphique de Sauvage!

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :PONY SOLDIER

 

 

C'est de qui ? A. North

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Alors qu'il n'écrit pour le grand écran que depuis une paire d'années, North a déjà composé pour des gens aussi prestigieux qu'Otto Preminger et Elia Kazan, qui l'a convaincu de s'essayer à la discipline et pour qui il a, pour l'une des premières tentatives, testé le mélange jazz et score traditionnel sur le superbe Un Tramway Nommé Désir.

 

Petite récréation que ce Pony Soldier, western de seconde zone qui permet à North de souffler après le Viva Zapata épique de Kazan, encore.

 

Thèmes panachés, où les cuivres expriment l'action et le suspense avec une quasi naïveté attachante et incursion d'instruments plus inattendus -flûte, percussions- pour les passages plus posés, la partition de North fait le job sans esbroufe ni véritable moment marquant mais avec un bel aspect mélodique et illustratif, marque de fabrique du genre durant deux décennies.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 16:53
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  INGUINIS ORACLE 1

 

 

C'est de qui ? Even & Guenet

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur leur précédent effort en duo.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Rome. La mère de Gaïus refuse obstinément les avances de son prétendant qui cherche à se marier avec elle afin d’hériter du Cirque et de ses jeux, mais quand elle décède dans l’incendie criminel de leur maison, c’est à son fils, trublion plus porté sur le sexe que sur la politique que revient la lourde tâche de gérer cet héritage.

Une jeune vestale est nommée pour le guider mais l’attirance interdite entre les deux jeunes gens, et le secret derrière la naissance de Gaïus, va dramatiquement changer la donne.

 

Le scénario de Katia Even, à base de faux semblant et de sexualité trouble (et débridée cela dit), donne une fois encore l’occasion à Nicolas Guenet de faire étal de tout son talent, que ce soit pour représenter la Rome Antique avec force détails où des doubles pages de scènes de sexe aussi réussies qu’osées, le dessinateur fait preuve d’une maîtrise incroyable.

Son trait réaliste s’est affiné depuis le premier diptyque du duo, avec toujours ce cousinage qui fait plaisir avec celui du grand Richard Corben.

 

Il est rare que les « suites » soient meilleures que l’œuvre originale mais ce premier tome d’Oracle – qui allie une intrigue travaillée et un caractère pornographique affirmé mais jamais vulgaire- semble clairement infirmer cette affirmation. La suite confirmera surement.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE COLOSSE DE RHODES

 

 

C'est de qui ? A.F. Lavagnino

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui, une poignée de fois.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Avant de devenir mondialement célèbre pour une poignée de …westerns spaghettis, Sergio Léone se faisait les dents sur l’autre genre très en vogue à l’époque en Italie : le Péplum.

 

Le Colosse de Rhodes est un film qui ne manque pas de charme, de par sa réalisation soignée, ses décors certes kitschs mais fournis et son scénario à intrigue.

 

Lavagnino a mis en musique, une paire d’années auparavant, les Derniers jours de Pompeï, déjà réalisé par Leone. Ici, si la couleur historique est toujours de mise, elle est néanmoins bien panachée de thèmes plus passe partout dédiés soit au suspense soit à l’action, où un hautbois, une flute et des percussions assez inattendues  apportent une variété bienvenue, que ce soit au film comme à ce premier tome de Inguinis : Oracle qui, lui aussi, …mélange les genres !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 10:06
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA COUR DES MIRACLES 2

 

 

C'est de qui ? Piatzszek & Maffre

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le tome 1.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Paris, le XVII° siècle. Si Louis XIV règne sur la Capitale et le royaume les bas-fonds eux sont dirigés par le Roi des Gueux. Mais ça c’était avant que le boss de la Cour des Miracles ne tombe aux mains du nouveau chef de la police et se retrouve aux oubliettes.

 

Son fils mort, ne reste que La Marquise, rejetonne d’Anacréon, qui compte bien prendre la place laissée vacante par son géniteur.

Mais entre des forces de l’ordre bien décidées à nettoyer les rues de la capitale et des brigands et mendiants de tous poils qui aimeraient bien la place du Roi ou du moins qui ne sont pas prêts à la laisser prendre à une femme, notre farouche surineuse va devoir livrer un âpre combat.

 

Cette suite au fort bon Roi des Gueux aura pris son temps pour nous arriver mais l’attente en valait la peine, ce second volet déborde de rebondissements, de combats soutenus et autres scènes d’action de haut vol.

On est dans du feuilleton historique à grand spectacle fort bien servi par un dessin semi réaliste fouillé et riche, Julien Maffre semblant affiner son style au fil de ses réalisations.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE TEMPEST

 

 

C'est de qui ? E. Goldenthal

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si le score de Goldenthal pour cette adaptation de Shakespeare est probablement l’un de ses moins abordables, l’un de ses plus expérimental voire jusqu’au-boutiste, c’est sciemment que je l’ai sélectionné pour aller avec cette suite de la Cour des Miracles.

 

En effet l’intense et audacieux mélange des genres et des sonorités fait de l’album une sorte d’opéra rock digne d’un film de Baz Lurhman, avec, en contrepoint des batailles rangées dans les rues de Paris, les accords de guitares saturées et autres effets électro se plaçant sur les accompagnements symphoniques.

 

Certains grands écarts et autres morceaux chantés pourront je le conçois décontenancer un auditeur-lecteur non préparé, voire carrément détourner son attention de la lecture, qu’à cela ne tienne, la partition de Goldenthal est assez variée et riche pour que l’on sélectionne les pistes les moins abruptes et apprécie ce duo inhabituel à sa juste valeur (mais je ne vous en voudrais pas de ne pas pousser l’expérience of course !)   

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 10:45
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  FREDERIC, WILLIAM ET L’AMAZONE.

 

 

C'est de qui ? J.M. L’Ainé  & T. Olivier.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat / Comix Buro

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? On ne croirait pas comme ça à voir l’inanité quasi générale des comics de super héros d’aujourd’hui, en constante redite histoire de rester dans la course d’une logique commerciale initiée il y a déjà pas mal d’années et démultipliée par le business des adaptations ciné maousse, mais fut un temps les bd pour les jeunes (et moins jeunes !) c’était…le Mal !

 

Et on parle là de campagnes de (dés)information appuyées allant jusqu’à des autodafés, si , si je vous assure !

Alors c’est vrai c’était au siècle dernier, il y a presque 80 ans de cela, mais tout de même…

C’est, en filigrane, de cette période noire pour le medium qu’il est question dans Frederic, Wiliam et l’Amazone, qui évoque la création du personnage de Wonder Woman (l’Amazone en question, pour les moins initiés de nos lecteurs) par William M. Marston, un homme ambigu, un brin arriviste, polygame affirmé, défendant une certaine émancipation de la femme, idées qu’il tente de faire passer dans les scénarios de son héroïne.

 

Face à lui, Frederic Wertham, psychiatre de son état, quelque peu pétri de traumatismes et d’idées reçues qui, en marge de son travail sur la psyché de tueur en série,  va faire de la lutte contre les comics et de leur supposée influence néfaste sur la jeunesse, son cheval de bataille.

 

De cette campagne naîtra la Comics Code et une édulcoration certaine de nombre de parutions qui mettra du temps avant de redevenir (un peu) moins coincée.

 

Jean Marc Lainé - passionné de comics et de BD en général, au passé de directeur de collection, d’auteur d’essais sur le mediun, traducteur et, last but not least,  scénariste - propose avec cet album une réflexion historico-culturelle prenante que l’on sent documentée et sans parti-pris, aux thèmes multiples et bien traités.

 

 

Au dessin, Thierry Olivier livre de son côté une copie sans fautes, très old school dans l’esprit de l’époque (les amateurs reconnaîtront les –bonnes-influences !), renforcé par un choix de noir et blanc et lavis judicieux, traversé à quelques instants clés, de touches de couleur marquantes.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : STRANGERS WHEN WE MEET

 

 

C'est de qui ? G. Duning

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? A quelques reprises oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? L’action de Strangers when we meet est assez proche dans le temps de celle de notre BD du jour, et sa thématique, l’adultère, est elle aussi délicate à l’époque, même si la censure semble quelque peu se relâcher dans cette période d’après-guerre tendue.

 

Si Kirk Douglas et Kim Novack livrent une performance plus que satisfaisante, l’une des grandes réussites du film est sans conteste le score à la fois sensuel et dramatique de George Duning.

A des parties de cordes luxuriantes typées mélo américain bon ton il oppose des thèmes au hautbois et à la clarinette qui ne sont pas sans faire penser parfois à la musique d’Un Tramway nommé Désir de North, mélange de classicisme et de jazz.

 

Si Strangers n’a peut-être pas la force évocatrice de certaines œuvres de son auteur, de Tant qu’il y aura des Hommes à 3h10 pour Yuma, elle reste néanmoins une de ses partitions les plus riche et, hormis un côté peut être un peu trop romantique parfois, fait une B.O des plus intéressante pour Frederic, Wiliam et l’Amazone.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 09:46
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? NICOLAS LE FLOCH. L’HOMME AU VENTRE DE PLOMB.

 

 

C'est de qui ? Dobbs & Chaiko

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur le premier il y a peu.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Épineuse affaire pour notre commissaire Le Floch que ce cadavre retrouvé dans une chambre fermée, fils aîné d’une famille aristocratique  proche du trône dont il  faut éviter de  froisser le père.

Et quand il s’avère que le soi-disant suicide est en fait un meurtre lugubre (le cadavre est rempli de plomb fondu !), que le défunt était peut être impliqué dans un complot contre la couronne et que d’autres membres de la famille rencontrent à leur tour leur créateur, Nicolas sent qu’il va falloir jouer serré !

 

Si j’avais mis pas mal de temps à sauter le pas du premier album, ses qualités ont fait que je n’ai pas hésité un instant à la sortie du second. Dobbs, scénariste aussi chevronné que varié, a choisi d’adapter les romans d’origine dans leur ordre chronologique ce qui est une bonne chose à mon sens.

Pour avoir tenté la série télévisée, à laquelle je reconnais des efforts manifestes coté décors et reconstitution historique en général, je l’ai trouvé bien moins convaincante que la version BD qui d’ailleurs, grâce au talent de Chaiko, n’a rien à lui envier coté visuels (si toutefois l’on peut se permettre telle comparaison), l’artiste étant aussi à l’aise dans le Paris du XVIII° siècel que ce qu’il l’était, par exemple, dans la jungle chinoise.

 

J’espère sincèrement que le succès sera au rendez-vous de cette adaptation des plus réussie et que l’on aura l’occasion de savourer d’autres aventures du commissaire Le Floch !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE SPY

 

 

C'est de qui ? R. Keunen

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Au moins une fois je dirais.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si vous venez souvent sur B.O BD vous savez que les grands écarts entre musique et albums de BD ne nous impressionnent pas, certains couples se révélant même étonnamment raccords malgré les différences, par exemple, de sujet ou d’époque.

C’est de cette dernière qu’il s’agit donc ici, puisque The Spy est un film tiré d’une histoire vraie se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale.

 

Ralf Keunen, compositeur belge qui malgré une incursion aux States il y a une poignée d’années, a du mal à se faire connaître à l’international, et ce malgré un talent musical manifeste, a privilégié ici les instruments acoustiques et expérimente sur le piano en détournant l’instrument de façon aussi ingénieuse qu’efficace.

 

Qu’il pince les cordes intérieures à la manière d’une harpe ou étouffe mécaniquement les notes jouées, ses thèmes gagnent en originalité et en en puissance évocatrice.

L’ensemble de la B.O est assez sobre néanmoins avec un net penchant pour la mélancolie et le suspense, via les cordes notamment, ce qui ne pouvait pas mieux tomber pour cette seconde aventure en BD des enquêtes de Nicolas Le Floch.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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