6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 15:39
 

 

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  L’AGE D’OR TOME 2.

 

 

C'est de qui ? Moreil & Pedrosa

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis.

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le tome 1.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? La lutte fratricide pour le pouvoir qui oppose Tilda et son usurpateur de cadet tourne au désavantage de notre héroïne qui entretient une étrange relation au trésor retrouvé dans les ruines.

Alors qu’elle s’aliène son plus fidèle compagnon, que son ami d’enfance, Bertil, est condamné à mort par le roi et qu’elle refuse l’aide d’alliés providentiels, Tilda va avoir une révélation par l’intermédiaire d’un simple d’esprit.

 

Cette suite et fin de l’excellent tome paru il y a maintenant 2 ans tranche pas mal puisque l’action se déroule quasi exclusivement sur le champ de bataille au pied du château, ce qui donne l’occasion à Cyril Pedrosa de faire à nouveau étal de tout son talent que ce soit dans la composition des planches, les subtilités narratives ou encore l’impressionnant travail sur les couleurs.

 

 

Le propos politico-philosophique du scénario de Roxanne Moreil n’en n’est pas délaissé pour autant avec toujours en filigrane le spectre du livre mythique (l’Age D’Or du titre) qui comporterait le secret du bonheur (l’égalité entre tous les hommes…et les femmes !). L’allégorie, sur l’ensemble de l’œuvre, fonctionne plutôt bien, même si, peut-être, la forme prend le pas sur le fond.

Il faut dire que graphiquement l’Age D’Or est une des plus belles BD que j’ai lu ces dernières années et vous savez que j’en lis…beaucoup.

Encore un album à mettre sur votre liste de lecture du confinement qui vous paraitra moins difficile du coup!

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :BECKET

 

 

C'est de qui ? L. Rosenthal

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le compositeur, imposé par le réalisateur contre l’avis de la production, est invité à assister à une partie du tournage afin de s’immerger dans l’esprit du film (tiré d’une pièce de Jean Anouilh).

 

Il s’inspire de plusieurs sources d’époque, en commençant par les chants grégoriens, la musique religieuse étant la plus répandue au 12°siècle. Pourtant loin de lui l’idée d’essayer d’écrire de la musique médiévale. Il y fait plutôt des allusions, des clins d’œil, en l’incorporant à des choses plus modernes, comme l’ajout de triades, et autres canons.

Rosenthal, qui réduit son instrumentation à une dizaine d’instruments en plus des voix, cherche avant tout à créer une tapisserie musicale pour l’histoire qu’à proposer un panorama de mélodies d’antan.

 

Si le film comporte peu de scènes riches en action ou en batailles, l’émotion et la tension sont néanmoins fort bien représentées et ce sont deux atmosphères très présentes dans ce second volet de l’Age D’Or, et l’opposition entre l’aspect souvent solennel du score et les scènes guerrières de la BD est souvent saisissants et permet de plus se focaliser sur les images.

 

Le travail de Rosenthal sera reconnu par ses pairs puisque il sera nommé aux Golden Globes et aux Oscars cette année même s’il perdra derrière…Mary Poppins.

 

 

 

 

 

 

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 16:17

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA COURONNE DE VERRE. PLUS PEINE QUE GLOIRE.

 

 

C'est de qui ? Richemond & Bennato.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour France Richemond

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? En cette fin de XIV° siècle la France vit des heures bien incertaines alors que Charles V s’éteint et que son héritier n’est pas encore en âge de gouverner.

Les oncles du futur Charles VI entendent en effet bien récupérer leur part du gâteau même si cela doit être aux dépends du pays et de la paix. Exsangue, la couronne voit le peuple se révolter contre les impôts injustes et bientôt la capitale est en proie aux émeutes.

 

Heureusement pour le dauphin de nouveaux et fidèles alliés font leur apparition dans son entourage.

 

L’excellent Trône d’Argile étant en stand-by jusqu’en 2022, France Richemond, seule au scénario cette fois ci, entreprend de raconter les évènements qui y ont amené avec cette nouvelle série. Après Jeanne la mâle Reine, l’historienne chevronnée prouve une fois encore qu'elle est également une scénariste et une narratrice de talent, en mariant à la perfection la Grande Histoire et la petite via une intrigue prenante aux personnages attachants, qu’ils soient réels ou inventés (voire les deux dans le cas de Tanneguy.

 

Tout comme sur la précédente série elle a bien su s’entourer avec, au dessin, l’italien Tommaso Bennato, formé aux comics, qui livre ici une copie sans fautes.

Son trait est moins réaliste peut être que celui de Théo mais non moins riche et détaillé et tout aussi expressif.

Si comme moi vous êtes amateurs de belle BD historique pas didactique pour un sou, je ne saurais que trop vous recommander la lecture de ce premier volet de la Couronne de Verre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : JEANNE D’ARC

 

 

C'est de qui ? E. Serra

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Fort de son succès du 5° Elément et souhaitant à nouveau donner un grand rôle à son égérie du moment, Besson le nabab se lance dans la superproduction historique Jeanne d’Arc. Casting trois étoiles, gros moyens, décors naturels et B.O épique signée, une fois encore, par son collaborateur des premières heures : Eric Serra.

 

Grand orchestre symphonique, chœurs fournis, on est loin des synthés des précédents opus et ce n’est pas moi qui m’en plaindrait (même si l’électronique pointe son nez de temps à autre cela dit). Serra met les petits plats dans les grands en alternant des thèmes simples mais efficaces – essentiellement aux cordes- repris ensuite avec d’intéressants développements dans des passages aux envolées lyriques souvent saisissantes.

 

Si on pourra lui reprocher de s’être beaucoup inspiré de grandes œuvres classiques, le Carmina Burana de Orff en tête, on appréciera le changement de registre du compositeur et la volonté de coller à l’aspect grand spectacle soigné des images.

 

Il n’en fallait pas moins pour ce premier volet de la Couronne de Verre.

 

 

 

 

 

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 09:53
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  TOMAHAWK

 

 

C'est de qui ? P. Prugne

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui, sur les précédents opus.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Milieu du XVIII° siècle, les européens, non contents de se déchirer sur leur continent, s’affrontent également aux Amériques où Français et Anglais, aidés des différentes  tribus qu’ils ont acquis à leur cause,  enchainent les raids sur les forts qui pullulent le long de la côte est.

Jean Malavoy, trappeur concubin d’une indienne, est sur la piste d’un formidable grizzly qui a tué sa mère. Sa soif de vengeance va lui faire découvrir une réalité bien différente de ce à quoi il s’attendait.

 

Tomahawk c’est un peu la rencontre entre l’Ours de Jean Jacques Annaud et Le dernier des Mohicans de Fenimore Cooper (et un tantinet du Pacte des Loups, vous comprendrez à la lecture !). Au travers de ce récit de traque, de cet affrontement entre l’homme et l’animal, Patrick Prugne, toujours aussi inspiré par cette période historique, livre une réflexion sur la folie des hommes, l’anéantissement de la vie sauvage au profit du progrès et de la civilisation, l’évangélisation souvent forcée des peuples amérindiens et le crépuscule d’un peuple emporté par le conflit cupide des puissance de la vieille Europe.

 

 

A la sauvagerie des affrontements qui parcourent l’histoire, l’artiste oppose la beauté bucolique de ses paysages, son bestiaire plus vivant que nature, le tout dans des aquarelles resplendissantes dignes des grands illustrateurs de l’époque.

Cinquième (et peut être dernier ?) tome de la superbe série sur les indiens de Patrick Prugne chez Daniel Maghen, Tomahawk, parfaite somme du fond et de la forme et de l’insertion d’une petite histoire dans la Grande, est probablement mon préféré.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE TRUE STORY OF JESSE JAMES

 

 

C'est de qui ? L. Harline

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé chez nous? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Avec plus de deux décennies au compteur dans le métier, une paire de westerns et, surtout, des dizaines de scores pour Disney (dont Blanche Neige et Pinocchio), Leigh Harline n’est pas le premier venu à Hollywood, loin s’en faut, quand on lui propose de mettre en musique cette nouvelle vision de la vie du « Brigand Bien Aimé » réalisé par Nicholas Ray, auréolé de son succès pour La Fureur de Vivre.

 

Harline et Nicholas Ray ont travaillé ensemble sur They Live By night et on sent que les deux hommes s’entendent –professionnellement et artistiquement parlant- plutôt bien. Harline, en compositeur et arrangeur chevronné, livre une partition certes classique mais soignée, qui contient à la fois le romantisme nécessaire à la version un peu glamourisée du bandit mais aussi la violence et la tension des nombreuses scènes plus typiques du genre.

 

De par sa variété et sa richesse, et l’ampleur des émotions véhiculées, notamment par les sections de cordes et de cuivres, ce score, bien qu’un peu old school, s’est révèlé très en adéquation avec Tomahawk.

 

 

 

 

 

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 15:32
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  INGUINIS ORACLE 2

 

 

C'est de qui ? Even & Guenet

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur leurs précédents duos.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? La fin du précédent volet nous avait laissé sur un cliffhanger où notre jeune vestale attirée par l’homme qu’elle doit protéger, faisait une découverte majeure !

Le secret des origines de Lacinia et  Gaïus met les deux amants interdits dans une position plus qu’inconfortable dont tout le petit monde qui gravite autour de la succession du cirque et de ses jeux - à commencer par Cecile -pourrait bien tirer parti.

Mes nos malchanceux héros ne sont pas au bout de leurs surprises, loin de là !

 

Sur cette suite et fin du second cycle d’Inguinis Oracle Katia Even complique peut être un peu trop son intrigue en multipliant les rebondissements, et autres coups de théatre même si, pour le coup, on n’a pas le temps de s’ennuyer et que, comme sur les précédents chapitres, on ne pourra pas lui reprocher de faire du X sans un scénario –travaillé- derrière.

 

De son côté  Nicolas Guenet assure toujours sa partie avec brio, que ce soit pour le coté pornographique chargé ou la richesse de ses décors antiques. On peut clairement affirmer qu’au fil des albums l’artiste fait évoluer son style et se détache de ses influences corbennienes.

 

Comme on l’avait dit dans la chronique de Oracle tome 1, ces deux diptyques pourront être rangés (mais à l’abri des mains les plus jeunes of course) dans les étagères entre le Messalina de Mitton et le Muréna de Delaby, Théo et Dufaux.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE GEANT DE THESSALIE

 

 

C'est de qui ? C. Rusticelli

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui, à plusieurs reprises.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Mélange fumeux des légendes de Jason (et les Argonautes) et d’Ulysse,   entaché d’un casting local aussi peu inspiré qu’ improbable et de scènes montées parfois hasardeusement font de ce péplum à grand spectacle de l’époque un film à l’intérêt plus que restreint aujourd'hui.

 

Néanmoins, Carlo Rusticelli, professionnel et talentueux, lui écrit une partition enlevée jouée par  un large orchestre.

On retiendra un thème principal dans le style épique interprété par des voix masculines aux variations originales que l’on retrouve décliné à divers endroits de la B.O, dans des versions intéressantes.  

Une fois encore on ne peut qu’être admiratif de la qualité des parties de cuivres, de cordes et de percussions du compositeur transalpin qui alignait pourtant les travaux alimentaires déjà à l’époque.

Si l’ambiance générale est un peu surannée à la lecture de cette fin d’Inguinis Oracle elle ne dénote pas avec l’exagération amusante de certaines péripéties.

 

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4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 07:06
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  PHILBY NAISSANCE D’UN AGENT DOUBLE.

 

 

C'est de qui ? P. Boisserie & C. Gaultier.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Les Arènes

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, pour le scénariste comme pour le dessinateur.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Qui est Kim Philby, agent secret britannique ayant succombé aux sirènes de Moscou et jouant sur les deux tableaux pendant deux décennies avant de devoir fuir pour la capitale soviétique quand les masques tombent ?

Eh bien c’est lui-même qui va le raconter à un compatriote venu le rencontrer à l’automne de sa vie, n’omettant aucun détail de sa carrière dangereuse…mais, avec un espion –doublé d’un traitre- on ne sait finalement jamais si tout est vrai !

 

Pierre Boisserie, en spécialiste de la BD d’Histoire, passé maître dans l’art de raconter des faits réels en les rendant aussi prenants qu’un bon scénar de fiction, livre ici une bio en flashback pour laquelle il n’a pas eu besoin de trop enjoliver ou romancer la réalité tant celle-ci est riche à l’origine.

 

Christophe Gaultier de son côté, comme sur le précédent ouvrage qu'il a signé aux Arènes,  rend une copie plus sobre que ce à quoi il a pu nous habituer, avec un encrage marqué sur une ligne claire soignée que Marie Galopin, comme à son habitude, embellit d’une palette bien choisie.

 

Un one shot qui plaira aux amateurs d’Histoire pas didactique pour un sou et aux fans de romans d’espionnage.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : UNDER FIRE

 

 

C'est de qui ? J. Goldsmith

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Fort souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Goldsmith, alors au pinacle de sa carrière, sait choisir ses projets et, surtout, les travailler avec soin. Sur ce film de guerre où des journalistes ricains couvrant l’évènement tombent amoureux le maestro varie l’instrumentation et opère des mariages payants.

 

Aux pistes axés suspense –domaine dans lequel Goldsmith est passé maître- il oppose des thèmes limite surréaliste sur les paysages dévastés par les combats, limite atmosphérique, loin des clichés du genre habituels.

 

Alors c’est sur l’utilisation de la flute de Pan (et d’un peu de synthés très années 80) de ci de là est à zapper à la lecture de l’album de Boisserie et Gaultier mais la guitare de Pat Metheny (excusez du peu) amène une couleur aussi inattendue qu’originale et un petit côté léger qui colle pas mal à la personnalité de Philby tel que croqué par le duo d’auteurs.

 

 

 

 

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