6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 06:53

 

 

 

 

J'en vois déjà lever un sourcil soupçonneux quant au titre de ce bouquin, la raison de sa place ici et, surtout, qu’est ce qui a bien pu me pousser à lire (hum ! c’est un bien grand mot) ceci.

 

Deux mots : Led Zeppelin. Ou comment l’un des plus grands groupes de rock a fait atterrir ce livre sur ma table de chevet.

Fan inconditionnel de la bande à Jimmy Page depuis ma prime jeunesse, mon premier souvenir des Led Zep c’est cette pochette de 33 tours (le sobrement intitulé III) qui tournait sur elle même en dévoilant les visages des musiciens au milieu de diverses images plus psychédéliques les unes que les autres.

 

 

Un concept que je trouvais assez « magique » à l’époque, surtout que j’appris plus tard que Page était fasciné par Aleister Crowley, dont il avait même fait graver sur le premier pressage du vinyle deux phrases cultes (Advienne que pourra et Fais ce que tu veux).

 

 

Un troisième album tout bonnement ensorceleur d’ailleurs, de par sa diversité dans les genres abordés, que ce soit la fureur métallique qui ouvre les hostilités (l’évocation des raids vikings d’Immigrant Song avec les cris stridents de Robert Plant répondant à un riff imparable de son guitariste) au blues nostalgique de Since I’ve been loving you, en passant par le folk rugeux de Gallows Pole et Bron Y Aur Stomp.

III , après deux opus résolument heavy, prouvait à ceux qui en doutaient encore que le quatuor était plein de ressources et définitivement une référence musicale.

 

Depuis presque 30 ans il n’a pas du se passer une semaine sans que j’écoute tout ou partie de cet album, c’est dire ce que Led Zep représente pour moi.

 

(Je me situe largement dans la seconde colonne aujourd'hui!)

 

Et Aleister Crowley, donc, sorcier auto-proclamé, ex Franc Maçon ayant crée son propre mouvement et adepte/gourou de la …Magie Sexuelle, forcément cité dans cet ouvrage.

 

 

Une petite présentation du bonhomme ainsi que d’autres de ses semblables ouvre le recueil, qui, au fil de vos envies et autres motivations, vous fera envisager l’acte sexuel comme vecteur de puissance, de réussite personnelle, j’en passe et des meilleurs … si tant est que vous trouviez un(e) partenaire consentante (c’est recommandé à demi mots dans le bouquin d’ailleurs), voir plusieurs (si, si!) vous pourrez tester diverses cérémonies censées décupler vos prouesses et votre plaisir et canaliser celui ci vers de plus hautes sphères… et éventuellement organiser de sympathiques happenings dans la plus pure tradition zepelinienne.

 

 

Et si vous ne trouvez pas l’intéressé(e) –ce qui ne devrait pas vous étonner outre mesure j’espère-pas de soucis, y a même un passage pour faire l’amour à un(e) amant(e) non physique, concept qu’Alan Moore, également  amateur de Crowley n’a pas hésité à développer.

 

 

Profitons donc de cette planche finale pour retourner à nos BD, les livres sans images me font rédiger de bien étranges chroniques !

 

 

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Une chronique de Fab

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 08:17

 

 

 

 

LA BD :

 

 

 

C'est quoi ?  C’EST PAS TOUJOURS PRATIQUE D’ETRE UNE CREATURE FANTASTIQUE

 

 

 

C'est de qui ? Sibylline et Marie Voyelle

 

 

 

Une Couv’ :

Vis ma vie de créature  /   C'est pas toujours pratique d'être une créature fantastique  Vs.  Legend

C'est édité chez qui ? Des Ronds dans l'O

 

 

Déjà vu chez nous?  Non

 

 

Une Planche :

 

 

 

 

 

Ca donne quoi ?  Voici une série pour la jeunesse (et les autres) fort sympathique qui compte 3 tomes pour le moment : la licorne, la sirène et le loup-garou.

But de la série : montrer au lecteur que les créatures fantastiques n'ont pas la vie facile… comme le prouvent les exemples accompagnant cette chronique.

 

Difficile en effet pour une licorne de cacher sa corne, pour une sirène de se démêler les cheveux le matin ou, pour un loup-garou, de se transformer au mauvais moment!

 

 

Des dessins tout ronds et brillamment colorés d'une part et un humour assez dévastateur pour les mythes évoqués font de cette série une bonne initiation à la BD de genre

 

J'espère que les auteures vont bientôt nous faire découvrir les problèmes des vampires, des dragons et autres créatures fantastiques.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

C'est Quoi ? LEGEND

 

 

C'est de Qui ? Jerry Goldsmith

 

 

La couv'

 

 

Déjà entendu par ici? Carrément!

 

 

On peut écouter

 

 

Ça donne quoi? Si le mélange d’instruments classiques et d’effets de synthés très ancrés dans leur époque ne trompent pas sur l’âge du film, le score de Goldsmith, l’un de ses plus évocateur et original (ce qui au vu de la carrière du compositeur n’est pas peu dire), est clairement plus adapté au film de Scott que celui que le groupe Tangerine Dream composera en quelques semaines pour le public américain (Fusse bonne idée de la prod’ désireuse de plaire aux teenagers).

 

Certes, parfois avec les albums du jour, l’ambiance dominante est éthérée et mystérieuse, Goldsmith fait d’ailleurs un fort bel usage des chœurs notamment sur le moment où la princesse Lili découvre les licornes si belles et si majestueuses… Et nos licornes de BD diraient sûrement que c'est un peu trop "céleste" et bien loin de leurs problèmes, mais quelques morceaux plus légers sont bien adaptés.

 

 

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Une chronique de Gen

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 07:31

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : L’HERBIER SAUVAGE

 

 

C'est de qui ? F. Vehlman et Chloé Cruchaudet

 

 

La Couv':

Plantes vénéneuses  /  L'Herbier Sauvvage  Vs.  I Wanna Do Something Freaky To you

Déjà lus dans le coin? Oui, tous les deux.

 

 

C’est édité par ? Soleil.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Je ne vous cache pas que je me suis intéressé à L’Herbier Sauvage sur les noms de ses deux auteurs, dont j’apprécie énormément le travail séparément et que j’étais donc plus que curieux de découvrir ensemble.

 

J’en ai été quelque peu pour mes frais à la découverte du résultat qui s’avère en fait ne pas être un album de BD mais plus une suite de témoignages sur la sexualité de parfaits inconnus, recueillis par Fabien Vehlman et complétés, de temps à autre, par de fort belles illustrations de Chloé Cruchaudet, visiblement inspirée par le sujet.

 

Cela étant les histoires compilées si elles sont souvent très crues ne tombent jamais dans le salace ou le voyeurisme, et sont même parfois très touchantes. Peut être qu’un traitement à la Première Fois, paru il y a quelques années chez Delcourt m’aurait plus parlé.

En l’état, L’Herbier Sauvage est un album hors-norme et des plus original qui, une fois de plus, vaut le coup d’œil, ne serait-ce que pour la maestria graphique de la dessinatrice.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi? I WANNA DO SOMETHING FREAKY TO YOU

 

 

C'est de Qui ? Leon Haywood

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Vous connaissez très probablement la mélodie de ce morceau hyper sensuel de Leon Hayward (qui nous a quitté le mois dernier à l’âge de 76 ans) vu qu’elle a été largement samplée par une clique de rappeurs des années 90,  Dr Dre en tête, pour son Nothing but a G thang.

 

Sorti au milieu des années 70, I Wanna do Something Freaky To You fût un success instantané, un brûlot de funk langoureux et moite où les riffs de guitar saturée répondent aux cris d’orgasme d’une voix feminine, le tout emballé par le groove imparable et la voix de Hayward.

Une bande-son des plus en phase avec le sujet de l’Herbier Sauvage.

 

 

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Une chronique de Fab

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 17:59

 

 

Le Crépuscule des (Super) Héros.

 

 

 

Il est commun de lire que les super-héros sont morts en 1986, enterrés par Frank Miller et son Dark Knight qui nous montrait un Bruce Wayne vieillissant, fatigué, essoufflé et surtout aussi schizophrène que violent et par les Watchmen d’Alan Moore qui, Lio nous en a d’ailleurs fort bien parlé dans le cycle De la case à l’écran en début de mois, en ressuscitant une équipe de personnages oubliés du comics de cape, signait par la même le certificat d’autopsie de tout un genre déjà miné. Moore qui enfonce le clou avec un mythique Whatever Happened to the Man Of Tomorrow? Où il n’hésitait pas à mettre en scène la mort de Superman.

 

 

 

 

 

 

Mais ne soyons pas dupes, les super héros sont toujours bien vivants, et, via de multiples « reboot » et autres réécritures des différentes mythologies, mais surtout des adaptations barnums sur grands écrans, n’ont jamais autant eu la côte. Pas que le sujet me réjouisse, ni même me passionne, vous le savez si vous êtes des habitués du coin, mais, quand je me retrouve face à un ouvrage, publié par PUF qui plus est, qui s’intitule sobrement (hum !) Vie et Mort des Super-Héros, je me dis peut être un peu naïvement, que le débat mérite d’être relancé.

 

 

 

 

Las ! Il s’avère que les « dix trentenaires » (qui sont pour certains plutôt bien quarantenaires, ce qui n’est pas anodin, mais passons) responsables d’autant d’analyses de phénomènes sociétaux via le prisme d’icones de la culture comics, tapent bel et bien à coté de leur titre.

 

 

Si je n’aurais pas la prétention d’aller analyser certaines des digressions audacieuses réunies dans l’ouvrage supervisé par L. De Sutter, j’aurais déjà tendance à déplorer qu’au moins trois des essais se basent sur les versions cinéma des personnages évoqués, alors qu’il est notoire, à de trop rares exemples près, que ces dernières sont fort peu fidèles au matériau de base sinon dans la forme au moins sur le fond. Celles évoquant les héros de papier se révèlent plus intéressantes à mon sens, l’analyse sur Captain America par exemple, outre le rapport du personnage à l’Amérique, son évolution de symbole militaire à figure d’une nation (un passage de l’anomalie à l’anachronisme très justement relevé) n’hésites pas à s’aventurer dans une symbolique fantasque comparant par exemple l’alter égo de Steve Rogers au golem du folklore juif via le symbole sur le front du héros. Spideman, est également astucieusement remis dans son rôle de modèle d’une certaine jeunesse (à l’époque tout du moins), de celle qui ne fait pas partie des  oppresseurs mais plutôt des victimes, du jeune homme aux failles aussi grandes que seront les « responsabilités qu’engendrent de grands pouvoirs » , en un mot de super héros « psychologique » intéressant à plus d’un cas clinique (même si le summum du genre restant le Silver Surfer, cruellement absent du recueil).

 

 

 

Au final, dans les deux sens du terme, c’est Pacôme Thiellement, déjà croisé chez nous, qui, sans trop de surprise, tire le mieux son épingle du jeu, choisissant un modèle on ne peut plus éloigné de ceux de ses camarades d’écriture, Professor Chaos. Si ce nom ne vous dit rien c’est que vous n’êtes pas spectateur de South Park et donc êtes passé à coté d’une version assez délirante du super vilain made in Parker et Stone qui, vous vous en doutez, brocarde allègrement les figures manichéennes des Big Two.

 

 

 

 

Un ouvrage donc qui ne manque pas de pistes et de réflexions intéressantes mais qui aurait gagné à se présenter sous un titre moins définitif et plus en relation avec son contenu.

 

 

Bon, alors, Morts ou pas ces super-héros ? Si la question reste clairement rhétorique, consacrons donc un cycle thématique à ce que le genre a pu proposer d’ « alternatif » à la production mainstream calibrée. 

 

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bobd - dans Livre Super héros Essai
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 07:53

 

 

Lorsqu'un universitaire disparaît, la nouvelle fait rarement la une des journaux. C'est donc en effectuant quelques recherches pour les besoins de cette chronique que j'ai appris la mort de David A. Beronä en mai dernier. Hommage soit donc rendu à un passionné qui a largement contribué à la reconnaissance d'un moyen d'expression graphique trop méconnu. 

 

 

LA BD :

 

 

 

C'est quoi : LE ROMAN GRAPHIQUE : DES ORIGINES AUX ANNEES 50

 

 

C'est de qui ? David A. Beronä

 

 

La Couv' :

 

 

Déjà lu chez nous ? Non

 

 

Une planche :

 

Ca donne Quoi ? Nominé en 2009 aux Harvey Awards (le pendant confidentiel des Eisner Awards), son essai Le roman graphique : des origines aux années 50 constitue une mine d'or pour qui s'intéresse, ou voudrait découvrir le genre éphémère des « woodcuts novels », ces « romans en gravures sur bois », dont l'influence reste déterminante pour la bande dessinée contemporaine, et tout particulièrement pour le « graphic novel » qui en est le digne héritier. Œuvre purement graphique (donc sans paroles), porteur d'un message à la fois critique, symbolique et humaniste, le roman graphique se situe à la confluence d'un mouvement et de deux phénomènes artistiques et culturels majeurs du début du 20ème siècle : l'expressionnisme allemand, le cinéma muet et les comic strips américains.

Au fil des chapitres, et après un bref historique, Beronä dresse les portraits des différents artistes qui ont marqué le genre, depuis les figures majeures que sont Frans Masereel et Lynd Ward (le maître de Will Eisner), jusqu'au plus obscures comme l'Allemand Otto Nückel, la Tchèque Helena Bochorakova-Dittrichova, l'Américain William Gropper, le Hongrois Istvan Szegedi Szüts, l'Italien Giacomo Patri ou encore l'Anglais Laurence Hyde (oui, le roman graphique est plutôt une forme d'art européenne). Chaque portrait est suivi d'un résumé et d'une analyse des œuvres, assortie d'illustrations aussi abondantes que belles à pleurer (chapeau à La Martinière pour l'excellent travail de mise en page). Ouvrage didactique, mais bien plus que… le livre de David Beronä est porté par une qualité d'écriture et une passion qui donnent envie au lecteur d'aller explorer chacune des pistes (y compris cinématographiques) qu'il nous livre. Il permet également de replacer dans une perspective historique le travail d'artistes comme Eisner, Wrighston ou Miller. Une claque gravée sur bois !

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

C'est Quoi ? METROPOLIS

 

 

C'est de Qui ? Jeff Mills

 

 

La Couv' :

 

 

Déjà entendu sur B.O BD ? Metropolis oui, mais sur la musique d'Abel Korzeniowski

 

 

On peut écouter ? Le 1er titre (les autres sont disponibles sur le Tube et permettent par la même occasion de regarder tout le film).

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Lors de sa sortie en 1928, le film de Fritz Lang bénéfice d'une musique originale composée par Gottfried Huppertz, déjà collaborateur du réalisateur autrichien sur son diptyque des Nibelungen. A partir des années 70 – et de la lente exhumation de Metropolis qui, rappelons-le, connut en son temps un bide monumental – plusieurs artistes se mettent à composer des bandes-son alternatives à celle d'Huppertz, jugée trop marquée par une inspiration héritée du XIXème siècle (Wagner en tête, ce qui, pour l'adaptation de Siegfried pouvait faire sens, mais plombait nettement une œuvre futuriste telle que Metropolis). La plus célèbre de ces relectures musicales modernes reste celle commise par Giorgio Moroder avec la version disco rock du film qu'il produit en 1984, laquelle permet toutefois à une nouvelle génération de spectateurs de redécouvrir ce chef d’œuvre du 7ème art (reconnaissons lui au moins le mérite de cette initiative « couillue » au début de l’ère MTV). En 2000, le pionnier de la scène électronique de Détroit, Jeff Mills, propose sa version de la BO du film de Lang. Le DJ livre un album de techno minimaliste, parsemée de textures sombres et grinçantes, qui rend justice à la modernité de Metropolis et permettra au lecteur de Beronä de trouver l’accompagnement suggestif approprié à sa plongée dans l’univers expressionniste et foisonnant du roman graphique.

 

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Une chronique signée Lio

 

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bobd - dans Livre Comics Berona

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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