15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 16:52

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : DEUX HOLLANDAIS A NAPLES

 

 

C'est de qui ? A. Ortiz

 

 

La Couv':

 

En quête artistique  /  2 Hollandais à Naples  Vs.  Orfeo

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Rackham

 

 

 

Une planche:

 

 

En quête artistique  /  2 Hollandais à Naples  Vs.  Orfeo

 

Ca donne Quoi ? On a déjà croisé le Caravage, l’ « autre Michelangelo » sur B.O BD et on a aussi lu du Alvaro Ortiz. Néanmoins à la lumière de ses précédents albums, je ne voyais pas forcément l’artiste espagnol se fendre d’une BD ayant le peintre italien pour sujet.

 

Sans se départir de ce petit coté décalé qui a fait son succès, Ortiz ré-imagine le parcours de deux artistes hollandais expatrié à Naples, ville d’origine du Caravage, modèle de nos deux compères, qui sont venus admirer ses œuvres dans leur jus, voire plus si possible.

En effet une rumeur affirme que le grand peintre ne serait pas mort.

 

Ortiz mène de front enquête burlesque et bio partielle (et partiale) dans ce petit album (à tous les sens du terme : taille comme pagination) livrant une BD originale au graphisme toujours aussi particulier (quoique peut être plus appliqué que sur les précédents titres de l’espagnol) mais qui se lit hélas un peu vite.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? ORFEO

 

 

C'est de Qui ?  Monteverdi

 

 

La couv' 

 

En quête artistique  /  2 Hollandais à Naples  Vs.  Orfeo

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est l’Orfeo de Monteverdi qui est généralement considéré comme la première œuvre de musique baroque. Le compositeur italien, auteur de beaucoup de pièces vocales opère-probablement bien malgré lui – avec cet opéra la transition entre la tradition ancienne et la musique nouvelle.

 

Orfeo est également souvent considéré comme l’un des premiers grands opéras du répertoire. D’inspiration mythologique et plutôt axé sur la tragédie, sa toccata  d’introduction, vive et enjouée ne donne pas forcément une bonne idée de l’ensemble.

Certains procédé, comme la basse continue, sont résolument nouveaux à l’époque et l’utilisation de clavecins, de violes de gambe ou encore de trombones et flutes donnent une belle variété à l’ensemble.

 

Bien entendu, comme le plus perspicaces de nos lecteurs l’auront noté, c’est un opéra et qui dit opéra dit chant ; ce qui en général est proscrit chez B.O BD les voix pouvant distraire l’attention du lecteur, néanmoins, entre la briéveté de la BD du jour et la musicalité des voix d’Orfeo, celles-ci ne sont pas du tout dérangeantes.

 

Il est également amusant de noter qu’Orfeo date de 1607 et que les évènements relatés dans Deux Hollandais à Naples se situent tout juste dix an plus tard.

On aurait difficilement pu faire plus concordant !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 08:05

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : LES DAMNES DE LA COMMUNE

 

 

C'est de qui ? R. Meyssan

 

 

La Couv':

 

Du neuf avec du vieux  /  Les Damnés de la Commune  Vs.  L'Homme qui Rit

 

 

Déjà lu chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

 

Une planche:

 

Du neuf avec du vieux  /  Les Damnés de la Commune  Vs.  L'Homme qui Rit

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dire que Raphaël Meyssan est acharné est probablement un euphémisme ! Le jour où il découvre que l’un des anciens habitants de son immeuble fut communard à Paris à la fin du XIX° siècle, il se lance dans une enquête de longue haleine sur l’homme – un dénommé Lavalette- et l’époque.

 

Découvrant au fil de ses recherches (6 ans quand même !) un nombre incalculable de gravures d’époque, il a l’idée saugrenue de raconter l’histoire du communard à la façon d’une bande dessinée composée uniquement des dites-gravures.

 

Le résultat est évidement atypique, hautement conceptuel, et s’étend sur 144 pages…et encore ce n’est que le premier tome.

 

Si l’album est bien pensé, avec des informations pertinentes, sans être didactique pour un sou, notamment grâce à une narration graphique inventive, j’ai trouvé l’exercice de style peut être un peu long pour vraiment emporter l’adhésion, et ne serait probablement pas de la suite, cela étant que cela ne vous empêche surtout pas de tenter l’aventure d’une BD à nulle autre pareille, qui pioche aussi bien dans le témoignage historique pointu, dans le roman graphique, dans le manuel scolaire inventif voire dans le roman photo.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? L’HOMME QUI RIT

 

 

C'est de Qui ?  X. Bussato

 

 

La couv' 

 

Du neuf avec du vieux  /  Les Damnés de la Commune  Vs.  L'Homme qui Rit

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Jamais (mais on y reviendra !)

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Vous savez, parce qu’on l’a abordé à plusieurs reprises, que si le cinéma muet, du moins jusqu‘à une certaine époque, n’avait pas de musique dédiée, les films étaient parfois accompagnés par un pianiste directement dans la salle lors de la diffusion.

 

Quelques auteurs contemporains se sont essayés à l’écriture à posteriori mais peu peuvent prétendre avoir tenté l’expérience de l’accompagnement en direct.

C’est un peu la spécialité du pianiste français Xavier Bussato, improvisateur doué, versé dans pas mal de styles et capable de faire aussi bien dans le tragi-comique (il a mis en musique le Roméo et Juliette burlesque de Lubitsch) mais aussi le film de cape et épée, la comédie pure ou encore le drame d’inspiration littéraire comme cette adaptation d’Hugo par Paul Léni.

 

Piochant allègrement et avec inventivité dans le grand répertoire classique, empruntant à tel ou tel illustre prédécesseur (on parle des grands compositeurs n’est ce pas, de Schubert à Satie en passant par Messiaen), il ne semble jamais à court d’idées et, s’il respecte les codes de la musique illustrative extensive du cinéma muet, il n’hésite pas à panacher ses mélodies d’idées parfois fort contemporaines.

 

Deux exercices de style de haut vol donc pour notre couple BD et B.O du jour !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 16:32

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : CHEVALIER ARDENT. INTÉGRALE.

 

 

C'est de qui ? F. Craenhals

 

 

Une Couv':

 

Jeunesse... d'antan  /  Chevalier Ardent  Vs.  Les Chevaliers de la Table Ronde

 

 

Déjà lu chez nous? Non

 

 

 

Une planche:

 

 

Jeunesse... d'antan  /  Chevalier Ardent  Vs.  Les Chevaliers de la Table Ronde

 

Ca donne Quoi ? Pour pallier au manque dû au rythme des réimpressions certes constant mais assez aléatoire et fluctuant de la merveille Prince Valiant par Fantagraphics (il semblerait d’ailleurs que le tome 16 soit repoussé à l’an prochain selon les sources ?), je me suis penché depuis quelques mois sur son petit cousin franco-belge, Chevalier Ardent.

 

Série à l’inspiration arthurienne évidente, imaginée par le belge François Craenhals, Chevalier Ardent est née dans les pages du journal Tintin au milieu des années 60 avant d’être publiée en albums.

Le héros, comme celui d’Hal Foster est un jeune et fougueux chevalier aux cheveux bruns, épris de justice et bien droit dans ses chausses qui va devoir faire un parcours initiatique pour prouver sa valeur.

 

Si les trames scénaristiques sont souvent un plus complexes que celles de Prince Valiant –en même temps les modes de publication étaient assez différents pour justifier les partis pris respectifs-, coté réalité historique on a tout autant de sacrés surprises parfois, mais sans pour autant que cela n’entache le plaisir de lecture.

 

Jeunesse... d'antan  /  Chevalier Ardent  Vs.  Les Chevaliers de la Table Ronde

 

 

Les premiers albums sont peut être un brin poussifs, servant d’introduction à certains protagonistes, mais rapidement, les intrigues deviennent plus intéressantes, voire assez inattendues. Mention spéciales par exemple tomes 6 et 7, Le Secret du Roi Arthus et Le Trésor du Mage ; le premier présentant une histoire de double certes un peu tiré par les cheveux mais riche en rebondissement, et le second un périple haut en couleur pour notre héros.

 

Le style graphique du belge, dans la tradition de la ligne claire de ses illustres prédécesseurs, n’atteint pas, à mon goût, la maestria de Foster mais se défend fort bien, surtout après plus de 4 décennies, on restera peut être un peu dubitatif devant certains délires psychédéliques mais rappelons que la série est parue durant la seconde moitié des années 70.

 

Parions que les aventures du Chevalier Ardent plairont aux garçons d’aujourd’hui, enfin ceux pas encore abrutis aux jeux vidéo, aux consoles next-gen et autres écrans mobiles.

 

L’ensemble des albums (une vingtaine) a été ré-édité en intégrale et je viens d’en terminer la seconde, ce qui me fait encore un peu de matériau en attendant le retour du Prince !

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? LES CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE.

 

 

C'est de Qui ?  M. Rozsa

 

 

La couv' 

 

 

Jeunesse... d'antan  /  Chevalier Ardent  Vs.  Les Chevaliers de la Table Ronde

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans une année déjà chargée (pas moins de 5 B.O) et malgré un délai des plus réduits (8 semaines et des brouettes) Miklos Rozsa, tout juste auréolé de son fort bon travail sur Ivanhoé, l’année précédente, évite de ressortir ses vieilles ficelles et écrit un score complexe destiné à un orchestre au grand complet.

 

Après un générique en mode mineur sur 5 notes, sous forme de fanfare où cuivres et percussions s’en donnent à cœur joie, le compositeur propose des thèmes dédiés aux personnages principaux, très marqués et de beaux passages pour les scènes d’action et de bataille.

 

De la grande musique de films de chevaliers à l’ancienne pour une série qui ne méritait pas moins.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 14:35

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : 40 ELEPHANTS. 1 FLORRIE DOIGTS DE FEE.

 

 

C'est de qui ? V. Augustin & Kid Toussaint

 

 

La Couv':

 

Florrie et les 40 voleuses.  /  40 Eléphants  Vs.  The adventures of Sherock Holmes

 

 

Déjà lus chez nous? Oui, les deux, mais pas ensemble.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

 

Une planche:

 

Florrie et les 40 voleuses.  /  40 Eléphants  Vs.  The adventures of Sherock Holmes

 

 

 

Ca donne Quoi ? Basé sur un gang de femmes bandits ayant réellement existé de la fin du XIX° au début du XX° siècle, ce premier tome de 40 Eléphants nous présente le personnage de Florie Doigts de Fée, pickpocket douée qui intègre cette pègre en jupons, rivale des 40 Voleurs, leur pendant masculin.

A son arrivée, les deux gangs sont à couteux tirés et l’ambiance au sein des Eléphants n’est pas au mieux.

Aux vols à la tire et pillage de grandes enseignes, il semblerait que la Reine des voleuses ajoute le trafic d’enfants, ce qui semble particulièrement intéresser notre héroïne...et pas qu’elle d’ailleurs !

 

Pour cette nouvelle série dans le Londres Victorien, Kid Toussaint, qui nous a emballé ici sur Holly Ann, propose à nouveau un scénario habile qui exploite bien une ficelle pourtant classique du polar(mais que je ne vous révélerai pas pour ne pas gâcher la surprise), à la construction fort maîtrisée et dont les nombreux protagonistes sont aussi bien campés qu’habilement introduits.

 

Pour rendre la noirceur du propos et de la vie de l’époque, Virginie Augustin a opté pour un trait plus épais, plus noir (aux deux sens du terme), le tout à l’informatique.

Si je dois avouer que je la préfère sur des titres comme Monsieur Désire ? ou Walighoé, il faut reconnaître la justesse de son choix ici.

 

Une série prévue en trois tomes (les deux suivants pour l’année prochaine) mais amenée à perdurer (si le public est au rendez-vous, croisons les doigts), dont chaque titre s’intéressera à un personnage particulier tout en suivant le fil narratif principal.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE ADVENTURES OF SHERLOCK HOLMES & DR WATSON

 

 

C'est de Qui ?  V. Dashkevich

 

 

La couv' 

 

 

Florrie et les 40 voleuses.  /  40 Eléphants  Vs.  The adventures of Sherock Holmes

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Non.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Il s’avère que l’une des adaptations les plus fidèles aux écrits de Sir Arthur Conan Doyle n’est pas britannique mais soviétique. En effet, de 1979 à 1986, la télévision russe a produit 5 longs métrages divisés en épisodes dont la musique a été écrite par Vladimir Dashkevich , compositeur classique ayant été élève de Khachaturian.

 

Si le thème principal a été inspiré par un indicatif de la BBC, dans l’idée de sonner le plus anglais que possible, le reste de la musique de la série oscille entre arrangements purement classiques et musique incidentale qui n’hésites pas à lorgner vers le traditionnel.

 

Variée, originale voire excentrique par moments (les derniers épisodes comportent même des riffs de guitare quelque peu déconcertants mais pas mal insérés dans l’ensemble) la musique de Dashkevich insiste sur le coté rétro de 40 éléphants en lui apportant une couleur parfois inattendue.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 14:12

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est quoi : LIAISONS DANGEREUSES. PRELIMINAIRES.

 

 

C'est de qui ? Djief & Betbeder

 

 

La Couv':

 

Valmont Year One  /  Liaisons Dangereuses Préliminaires  Vs.  The Madness of King George

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

Une planche:

 

Valmont Year One  /  Liaisons Dangereuses Préliminaires  Vs.  The Madness of King George

 

Ca donne Quoi ? Le roman épistolaire de Laclos, que j’ai lu vers mes 14 ans, après avoir vu le fort beau film de Stephen Frears (à la grande époque où John Malkovich n’était pas encore devenu un insupportable cabot), est un de mes livres (ceux sans images), préférés, aux cotés du Portrait de Dorian Gray de Wilde, d’Au Cœur des Ténèbres de Conrad ou encore du Spartacus de Koestler (réflexion assez brillante sur l’impossibilité de la réussite des révolutions).

 

C’est donc avec une certaine circonspection que j’ai accueilli la nouvelle d’un prologue en BD, et c’est véritablement les planches que Djef a proposé sur les réseaux sociaux au fur et à mesure de la conception de l’album qui m’ont incité à le lire.

 

On assiste donc aux premiers pas de celui qui deviendra le cynique libertin Vicomte de Valmont, « initié » à la chose par une femme qui a l’âge d’être sa mère et qui va vivre une déception sentimentale qui le marquera et l’endurcira pour la suite.

 

Si l’on retrouve quelque peu l’esprit de vengeance et de trahisons du roman original, ces premiers préliminaires m’ont beaucoup fait penser, dans l’ambiance, à la très belle série BD Sambre (et ses spin off).

 

Coté dessin c’est superbe, que ce soit dans le rendu des décors, les expressions des personnages ou encore la narration graphique c’est un quasi sans faute. Seul le visage du personnage principal me laisse un peu dubitatif, mais c’est un détail.

 

Nous verrons si la suite garde le cap.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE MADNESS OF KING GEORGE

 

 

C'est de Qui ?  Handel arrangé par Fenton.

 

 

La couv' 

 

 

Valmont Year One  /  Liaisons Dangereuses Préliminaires  Vs.  The Madness of King George

 

Déjà entendu sur le site? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ?  Avec son interprétation haut de gamme, sa reconstitution historique aussi fastueuse que véridique et son sujet original, The Madness of King George a également la particularité d’avoir une B.O composée uniquement de pièces classiques.

 

En effet, approché par le réalisateur Nicholas Hytner (avec qui il collaborera sur encore cinq films ensuite), Fenton avance que la musique la plus adaptée à ce biopic est Zadok The Priest d’Handel, écrite par le compositeur allemand, maître du baroque, pour le couronnement du Roi George II en 1727, qu’il va soigneusement ré- arranger.

 

Et on ne pourra lui reprocher ce choix tant l’illustration musicale du film colle aux images semblant presque avoir été écrite pour.

 

La concordance des époques entre la musique de Handel et celle à laquelle se déroule ce prologue aux Liaisons Dangereuses, la superbe de l’écriture et la qualité des arrangements a fait merveille sur l’alliance des deux médias !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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