26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 15:16

 

 

 

Retrouvez après la chronique musicale l'interview "Musique et BD" de Kid Toussaint, scénariste de Brulez Moscou!

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BRULEZ MOSCOU 

 

 

C'est de qui ? Kid Toussaint et Stéphane Perger

 

 

La Couv':

 

Brasiers sovietiques  /  Brulez Moscou!  Vs.  Stalingrad

 

Déjà croisés dans le coin? Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

Brasiers sovietiques  /  Brulez Moscou!  Vs.  Stalingrad

 

 

Ca donne Quoi ? Je l’évoquais encore il y a peu, le procédé d’évoquer/de se servir de la Grande Histoire pour en raconter une « petite » est bien souvent payant.

 

Nous en avons aujourd’hui un bel exemple avec cet album se déroulant lors de l’invasion napoléonienne de la Russie quand, arrivés dans Moscou, les troupes françaises découvrent que cette dernière a été abandonnée aux mains des prisonniers libérés par le gouverneur de la ville, Fédor Rostoptchine qui les a même encouragé à piller, bruler saccager à leur gré (suivant ainsi la politique de terre brulée appliquée par l’armée Russe).

 

Au sein d’un innommable chaos, Vassili, officier emprisonné pour insubordination, doit rapidement retrouver femme et enfant s’il veut les soustraire à la rage de l’Ogre de Moscou, un cannibale avec qui il a eu maille à partir en prison et qui a juré de se venger.

 

Le scénario est diablement bien ficelé, il déroule une action continue à un rythme soutenu, ponctué de flashbacks qui nous en apprennent un peu plus sur le sombre passé de notre héros.

 

Kid Toussaint, qui a une actualité bien fournie ces jours ci puisque on l’a croisé ici il y a peu sur les déjà réussi Holly Ann et 40 Eléphants et dont un très attendu Télémaque sort le mois prochain, prouve qu’il est un des scénaristes les plus intéressants et touche à tout de sa génération.

 

Aux crayons on retrouve un Stéphane Perger en grande forme avec un style pictural assez flamboyant à la colo qui n’est pas sans faire penser à la peinture, et dont les rendus de décors n’ont d’égal que l’expressivité des personnages.

 

On regretterait presque que Brûlez Moscou ne soit qu’un one-shot tant on sent que l’intrigue aurait eu du potentiel mais on ne va pas bouder notre plaisir !

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : STALINGRAD

 

 

C'est de qui ? J. Horner

 

 

La Couv':

 

 

Brasiers sovietiques  /  Brulez Moscou!  Vs.  Stalingrad

 

Déjà croisé sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si une fois encore, on pourra reprocher à Horner, pour cette nouvelle collaboration avec Annaud, de réutiliser sans vergogne certains motifs et phrases de travaux précédents, on lui reconnaitra tout de même un sens du grandiose et de l’imposant.

 

En effet même si on trouve bien un thème romantique dans la partition, il est quasi complètement noyé dans la masse de suspense, de froideur et de dureté du reste.

Pourtant n’allez pas me faire dire ce que je ‘ai pas dit, l’émotion est bien là, sous l’agressivité feinte, et si la tension, construite par les cordes, et le motif principal à quatre notes répété presque jusqu’à la nausée, mettent les nerfs de l’auditeur à rude épreuve, la force d’expression du score est indéniable.

 

C’est pour cette raison que je l’ai retenu pour écouter avec Brulez Moscou  et je ne l’ai pas regretté !

 

 

 

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Bonjour  Kid et merci d’avoir accepté de te prêter au jeu du questionnaire croisé B.O/BD.

 

 

 

Commençons par un classique :

 

 

 

Tes Cinq Cd de chevet ?

 

 

 

Revolver des Beatles et en ce moment ce qui tourne c’est

Five leaves left de Nick Drake,

Willy and the poor boy de Creedence Clearwater Revival,

Modern Vampires of the city des Vampire Weekend et, disons,

Dictionary of Soul d’Otis Redding

 

 

 

Et tes Albums de Bd ?

 

Impossible d’en citer 5. Je vais plutôt te dire ce que j’ai lu récemment et qui m’a plu :

L’homme Gribouillé de Lehman&Peeters,

Baker Street de Veys&Barral,

le Mickey de Tebo,

les réalités obliques de Clarke.

Et juste deux BDs qui m’ont marqué plus jeune mais ce ne sera pas très original : Le  Watchmen de Moore et Daredevil Born Again de Miller.

 

Brasiers sovietiques  /  Brulez Moscou!  Vs.  Stalingrad

 

Les influences et les goûts :

 

 

 

Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

 

 

         Il y en a trop. Les thèmes de Jon Brion, de Danny Elfman, de Nino Rota, les ambiances de Morricone.

Enfant, c’est Alan Silvestri qui m’a tout de suite marqué sur Retour vers le futur et Forrest Gump et la BO de Michael Kamen sur Dragon Heart (le film nettement moins).

 

Mais je vais aussi citer Hans Zimmer qui est très souvent critiqué alors que je trouve qu’il a (la bonne) tendance à complètement se mettre au service du film pour lequel il travaille que celui-ci soit un blockbuster ou un récit plus humaniste. C’est à partir de The Thin Red Line que j’ai commencé à avoir un avis différent sur lui.

 

 

 

Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 

 

Euh... à part citer Moore et Miller pour faire comme tout le monde, je vais répondre prétentieusement que je n’en ai pas et que c’est sans doute ce qui m’a permis d’avoir la conviction que je peux, moi aussi, faire de la BD.

J’aurais été écrasé par le poids de mes aînés si j’avais eu des références, des maîtres consciemment.

 

Brasiers sovietiques  /  Brulez Moscou!  Vs.  Stalingrad

 

 

Ton travail :

 

 

Ecoutes tu de la musique quand tu écris/dessine, et plutôt quoi ?

 

 

Oui. Je me fais une playlist en fonction de ce que j’ai écrit…même si au bout d’un moment, je ne l’entends plus.

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

 

En ce moment, j’écris une histoire d’amour… J’écoute du Nat King Cole, Feist, Norah Jones, Sam Cook, Asaf Avidan mais aussi les Beatles ou No doubt. Ma compil’ des slows de l’été en somme.

 

 

 

Et si…

 

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

 

J’aurais été très mauvais.

J’ai joué un peu de guitare (très très mal) et composer et écrit (encore plus mal) quand j’étais ado. J’étais plutôt Rock…ou en tout cas, j’aurais voulu l’être.

 

 

 

 

Encore un grand merci pour tes réponses, et au plaisir de te retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !

 

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 13:22

 

 

Un week-end consacré à la bd de genre, à réserver aux plus avertis de nos lecteurs, avec deux nouveautés aux antipodes l'une de l'autre!

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  INGUINIS TOME 2

 

 

C'est de qui ? Even & Guénet

 

 

La Couv':

 

Cycle Bd X  / Inguinis tome 2  Vs.  Les Gladiateurs

 

Déjà croisé dans le coin? Oui sur le premier tome.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou éditions.

 

 

 

Une planche:

 

 

Cycle Bd X  / Inguinis tome 2  Vs.  Les Gladiateurs

 

Ca donne Quoi ? Maintenant qu’elle a la certitude que son père a été assassiné, et que quasiment tous les autres sculpteurs ont également été victimes de ce qui semble être un immense complot, Artemis se lance dans une enquête pour retrouver les commanditaires, quitte à mettre sa vie en jeu et à ne pas apprécier les réponses à ses questions.

 

Quelques mois après un premier tome dont nous avions salué ici la sortie, le qualifiant de chainon manquant entre Muréna et Messalina, voici le second et dernier. L’intrigue est corsée et prenante et demandera de ne pas se mélanger les pinceaux dans les noms et fonctions des protagonistes, surtout que l’on est continuellement distrait par les dessins réalistes sensuels de Guénet, pas avare en scènes torrides et plutôt calé en anatomie !

 

Inguinis se révèle être une bonne surprise d’un genre qui tend souvent à se perdre dans ses propres lieux communs.

 

Cycle Bd X  / Inguinis tome 2  Vs.  Les Gladiateurs

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LES GLADIATEURS

 

 

C'est de qui ? F. Waxman

 

 

La Couv':

 

Cycle Bd X  / Inguinis tome 2  Vs.  Les Gladiateurs

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Bien souvent même.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Les Gladiateurs est la  suite  de La Tunique, réalisé en même temps et qui sortira l’année d’après suite au succès inespéré de ce dernier, sa B.O est signée par Franz Waxman qui succède donc à Alfred Newman.

 

Avec des tableaux de chasse qui se tiennent la dragée haute, les deux compositeurs ont un style flamboyant bien à eux mais Waxman considère le travail de Newman comme un exemple et s’en inspire  grandement pour le sien.

 

Il crée néanmoins son propre paysage musical romain, avec force chœurs féminins et cuivres  majestueux, les thèmes sont très contrastés, apportant une belle variété à l’ensemble et, si quelques uns sonnent un brin trop pompeux pour cette suite d’Inguinis le reste est d’une qualité indéniable et relève encore le niveau d’une BD de genre aboutie.

 

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Une Chronique de Fab

 

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15 février 2018 4 15 /02 /février /2018 17:43

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MON TRAITRE

 

 

C'est de qui ? Alary

 

 

La Couv':

 

Judas made in IRA  /  Mon Traître  Vs.  In The Name Of The Father

 

Déjà croisé dans le coin? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

 

Une planche:

 

 

Judas made in IRA  /  Mon Traître  Vs.  In The Name Of The Father

 

Ca donne Quoi ? Je crois que j’adhère tellement au style graphique de Pierre Alary que même s’il faisait une BD sur l’élection de Miss Limousin ou sur la culture des tulipes, je jetterais un œil au bouquin.

 

Et c’est, vous l’aurez compris, la raison principale qui m’a attiré sur Mon Traître, sa dernière production, album généreux paru chez Rue de Sèvres, adaptation d’un roman à succès de Sorj Chalandon.

 

Cela étant, soyons honnête, le sujet avait également tout pour me plaire, Chalandon, journaliste et romancier français en connaît un rayon sur le conflit Nord-Irlandais et le sujet du roman d’origine est en partie autobiographique puisque Chalandon lui même fut ami avec un membre de l’IRA qui se révèlera avoir été un agent double.

 

Judas made in IRA  /  Mon Traître  Vs.  In The Name Of The Father

 

Pourtant le choix du personnage principal, un jeune luthier idéaliste qui s’enflamme pour une cause qui n’est pas la sienne, m’a paru peu adapté à la force du propos et du sujet, n’ayant ressenti que peu d’empathie avec ce héros parfois assez insignifiant face à la lutte d’un peuple divisé.

 

Le traitement graphique de son coté est très réussi avec toujours ce trait faussement cartoony, légèrement durci ici –background oblige- et un choix d’une palette monochrome très en adéquation avec l’atmosphère froide et dure de l’époque.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

 

C'est quoi : IN THE NAME OF THE FATHER

 

 

C'est de qui ? Trevor Jones

 

 

La Couv':

 

Judas made in IRA  /  Mon Traître  Vs.  In The Name Of The Father

 

Déjà entendu chez B.O BD? Quelques fois oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Sur ce biopic qui a permis  l’excellent Daniel Day Lewis de livrer une de ses plus poignantes performances, la musique, localisation et époque obligent, fait la part belle à la pop, le rock et le folk irlandais et US.

Mais au milieu de morceaux de Sinead O’Connor, de Hendrix ou encore de Bob Marley, Bono, du groupe U2 et Trevor Jones proposent une poignée de pistes originales aux accents des plus poignants.

 

Le compositeur, qui a rappelons le débuté sa carrière avec le cultissime Excalibur de Boorman, sait évoquer aussi bien la tension que la mélancolie, panacher ses mélodies de rythmiques mixtes empruntant aussi bien à la pop culture qu’au traditionnel irlandais.

 

Certes, comme il l’a déjà fait de par le passé, Jones utilise des effets électroniques  et autres synthés pas encore enterrés au début de cette décennie, ce qui fait sonner sa partition un rien datée (et quasi inécoutable en tant que telle aujourd’hui à moins d’être un fan hardcore de Jean Michel Jarre mais j’ose croire qu’il n’y en a pas parmi les lecteurs de B.O BD…n’est ce pas ?!) mais l’action de Mon Traître se déroulant sur plusieurs années, ce n’est finalement pas dérangeant, le problème venant à la rigueur plus de la brièveté des plages simplement instrumentales qui obligent à les réécouter plusieurs fois ou à panacher avec une autre B.O. (je vous conseillerai dans ce second cas de figure d’opter pour quelque chose d’assez sombre).

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 15:24

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES AMIES DE PAPIER 2

 

 

C'est de qui ? Cazenove, Chabert et Cécile

 

 

La Couv':

 

Jeunesse épistolaire ou Jeunesse Réfugiée

 

Déjà croisé dans le coin? Oui sur le premier.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Bamboo

 

 

 

Une planche:

 

 

Jeunesse épistolaire ou Jeunesse Réfugiée

 

Ca donne Quoi ? J’en connais une qui attendait ce nouvel album des Amies de Papier avec impatience, voyons voir ce qu’elle en a pensé :

 

- Alors Mathilda (9 ans) que se passe t-il dans ce nouveau tome ?

Les deux copines, Mei et Charlotte repassent des vacances ensemble, à la rentrée Mei s’inscrit à la boxe, malheureusement ses parents vont se séparer parce qu’ils se disputent, et du coup elle doit déménager.

Charlotte de son coté rend visite à une vieille voisine solitaire qui lui montrent les livres que son fils (qui est mort dans un accident de voiture) a écrit, elle oublie d’en rendre un et le trouve passionnant...

 

- Attends, attends ! Ne racontons pas tout, laisses un peu la surprise aux autres lecteurs, dis nous plutôt comment tu l’as trouvé cet album ?

Aussi bien que le premier mais beaucoup plus triste, tu sais pourquoi ?

 

- Non ?

A cause de la séparation des parents de Mei et parce que la boulangerie des parents de Charlotte a brulé, mais heureusement ça finit plutôt bien, Mei vient même rendre visite à Charlotte avant les grandes vacances !

 

Et bien, bravo au trio d’auteurs qui réussissent là à proposer une suite aussi accrocheuse à son public !

 

 

 

 

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LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BADDAWI

 

 

C'est de qui ? L. Abdelrazaq

 

 

La Couv':

 

Jeunesse épistolaire ou Jeunesse Réfugiée

 

Déjà lue chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Steinkis

 

 

 

Une planche:

 

 

Jeunesse épistolaire ou Jeunesse Réfugiée

 

 

Ca donne Quoi ? Conçu au départ comme un webcomic dans lequel Leila Abdelrazaq mettait en image les anecdotes de son père sur son enfance au sein d’un camp de réfugiés au Liban, Baddawi s’est développé et a finalement muté en un récit à part entière que les éditions Steinkis nous permettent de découvrir en français aujourd’hui.

 

Sur plus de 20 ans, on y suit le quotidien d’Ahmed dont les parents ont fui la Palestine pour échapper à la guerre, sa vie avec ses nombreux frères et sœurs, l’école, les amis, les jeux les amours ; le tout sur fond de situation géopolitique ultra tendue.

 

Le style graphique est simple, dans un noir et blanc semi réaliste avec des personnages très cartoony, parfois volontairement caricaturaux,

 

Loin de toute polémique, et très d’actualité au vu des évènements récents avec le sort des réfugiés en Europe, Baddawi est un album au ton très juste qui arrive à point nommé.

 

 

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Deux Chroniques de Fab

 

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 15:34

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  VALOIS 1. LE MIRAGE ITALIEN.

 

 

C'est de qui ? Gloris et Calderon

 

 

La Couv':

 

Sanglante Renaissance!  /  Valois. Le Mirage Italien  Vs.  Lancelot du Lac

 

Déjà croisés dans le coin? Oui, ensemble même.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

 

Une planche:

 

 

Sanglante Renaissance!  /  Valois. Le Mirage Italien  Vs.  Lancelot du Lac

 

Ca donne Quoi ? En scénariste chevronné qu’il est, Thierry Gloris sait qu’il n’y a pas meilleur moyen d’évoquer l’Histoire avec un grand H qu’en en utilisant une avec un petit.

Ainsi, pour sa nouvelle série historique après l’excellente Isabelle la Louve de France, déjà avec Jaime Calderon, il nous propose la destinée de deux jeunes hommes, un français sans avenir et un espagnol destiné à devenir moine qui, en pleine Renaissance, entre France et Italie, vont forger leurs destinées.

 

Alors que l’Europe sort juste de la Guerre de 100 ans, les Valois, Charles VIII à leur tête, derniers descendants des Rois Maudits, envisagent sérieusement de mener une nouvelle guerre sainte, mais vont peut-être se contenter de l’Italie des Borgia.

 

Les grandes figures sont là, les florentins sus-cités mais également leurs ennemis jurés, l’échiquier est en place une partie pleine de coups tordus, de trahisons et de sang peut commencer.

 

Coté dessin le trait de Calderon est à la hauteur de l’ambition du scénario, superbe, ultra détaillé et très réaliste ; même la personnification de pas mal des protagonistes par des acteurs connus (mais pas que, les fans de Rolland Garos comprendront) ne m’a pas dérangé -malgré mon aversion pour le procédé- car les visages sont loin d’être figés et possèdent une vraie personnalité.

 

La suite confirmera si nous tenons-là une futur réussite du genre mais l’affaire est clairement bien engagée.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LANCELOT DU LAC

 

 

C'est de qui ? P. Sarde

 

 

La Couv':

 

Sanglante Renaissance!  /  Valois. Le Mirage Italien  Vs.  Lancelot du Lac

 

Déjà entendu chez nous? Quelques fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour l’un de ses deux seuls films historique, Robert Bresson adapte une partie de la version de la légende arthurienne inspirée du Lancelot-Graal du Moyen Âge.

Tourné en décors naturels, avec peu de fioritures, le film est bien loin des canons hollywoodiens qui ont marqué les deux décennies précédentes, la musique est signée Phillipe Sarde dont c’est la première expérience de musique d’époque.

 

Il joue sur les rythmiques avec force percussions, mais les flutes  et les cuivres sont également à la fête. L’ensemble se veut résolument médiéval, voire héroïque même si Sarde, spécialiste du genre, n’hésitera pas à reprendre des parties de cette B.O pour de futures compositions pas forcément dans le même genre (exception faite du Bossu que nous avons croisé il y à peu dans ces pages).

 

Notons que la musique est finalement assez peu présente sur l’ensemble du film, réservée plutôt aux passages de chevauchées, de combats et quelques scènes romantiques, le matériau total ne dépassant pas la demi heure mais étant néanmoins suffisant pour accompagner la lecture de ce premier tome de Valois.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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