23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 09:13

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LE BOSSU DE MONTFAUCON. NOTRE SŒUR.

 

 

C'est de qui ? Pelaez & Stalner

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, le scénariste comme le dessinateur.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? France, début de l’année 1484. La lutte pour la régence du royaume et la tutelle du jeune Charles VIII est âpre entre Anne de Beaujeu et Louis d’Orléans qui a derrière lui les nobles dissidents.

 

Au milieu des têtes couronnées, Pierre d’Armagnac, dont le père a été assassiné sur ordre de Louis XI, le père de Année er de Charles VIII, accompagné par un être difforme qui hantait la cathédrale de Notre Dame, va tenter de jouer dans la cour des grands en les faisant chanter.

 

 

Pelaez a bien compris que la meilleure façon d’évoquer l’Histoire avec un grand H c’est de la raconter par le prisme d’une petite.

Ici il ressuscite le héros atypique du Bossu de Notre Dame de Victor Hugo en duo avec un bâtard en quête de vengeance.

 

Ces deux personnages fictifs naviguent dans le royaume de France durant la Guerre Folle, entre les intrigues de cour et autres manigances tordues, tout en prenant part à une poignée de scènes d’actions et de batailles bien dosées.

 

 

Ce premier volet du Bossu de Montfaucon a tous les atouts d’un grand roman -graphique- d’aventures, le scénariste cite d’ailleurs Hugo et Alexandre Dumas ; et on ne s’ennuie pas un instant

 

 

Du côté de la partie dessin on n’est pas en reste avec un Stalner en grande forme qui livre une galerie de personnages bien campés dans des décors vivants aux détails foisonnants (mention spéciale aux pages se déroulant dans la nature enneigée !).

Le tout fort bien réhaussé par les couleurs de Florence Fantini

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :SEASON OF THE WITCH

 

 

C'est de qui ? Atli Orvarsson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour ce film où, à l’époque Nicolas « je joue dans tout ce qu’on me propose » Cage et Ron « faut que je me sorte de mon rôle de Sons of Anarchy » Perlman cabotinent au possible en croisés chargés d’amener une sorcière à l’exorcisme, Atli Orvarsson se frotte pour la première fois au film en costume.

 

Le fantastique tenant une grande place dans le scénario (spoiler alerte : la présumée sorcière est en fait possédée par un démon), le compositeur islandais reprend essentiellement quelques ficelles du genre -sur lequel là par contre il a déjà œuvré- avec, au menu donc, cordes survoltées, chœurs lyriques hauts perchés et autres cuivres et percussions rentre dedans.

 

Si le résultat de départ était cependant intéressant, le remontage au dernier moment du fikm suite à des screen tests décevants obligent Orvarsson à réécrire du matériel, au détriment de l’unité de l’ensemble.

 

Au final on est évidement plus près du score de blockbuster que de la B.O médiéval mais le premier volet du Bossu de Montfaucon n’étant as avare en action, les deux médias se complètent plutôt pas mal.

 

 

 

 

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3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 15:52
 

 

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LA PEAU DE L’AUTRE

 

 

C'est de qui ? Le Tendre et Séjourné.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Harvey est un compositeur et parolier qui va enfin connaître le succès mais l’entrée dans la seconde guerre mondiale des Etats Unis vient mettre un frein à son rêve, surtout qu’il est victime du crash de son avion et se retrouve à moitié défiguré.

 

Le voilà sans rêve ni gloire surtout que son ancien associé s’est accaparé le succès et la femme dont Harvey était amoureux.

 

Ayant sympathisé au front avec un chirurgien doué mais radié de l’ordre pour des méthodes peu catholiques, il va retrouver un semblant de visage et se faire un nom dans le cinéma comme acteur de films fantastiques.

 

Mais le traitement qu’il prend suite à son traumatisme lui cause des absences et d’horribles meurtres de starlettes sont commis dans le même temps.

 

Avec ce diptyque, Le Tendre, loin des genres qui ont fait sa renommée, écrit une belle lettre d’amour aux films de série B hollywoodiens de l’age d’or hollywoodien…et pas que !

 

On pense aussi bien au Dorian Gray d’Oscar Wilde qu’à Jack L’Eventreur, aux films d’épouvante marquants de la Hammer et Universal avec Lugosi et Karloff (qui font d’ailleurs une apparition dans la BD !)  mais aussi à des classiques du cinéma fantastique d’après-guerre, comme les Mains d’Orlac ou les Yeux sans visages.

 

 Abordant avec ce thriller des thèmes variés et complémentaires comme le miroir que renvoie le cinéma dans l’imaginaire collectif, le culte de la beauté, ou encore celui de l’amitié trahie, le scénariste réussit l’alliance du fond et de la forme littéraire, que vient plutôt bien illustrer le trait semi réaliste de Séjourné, avec des décors bien rendus et des personnages certes parfois un peu cartoony mais convaincants.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE SERCET DERRIERE LA PORTE

 

 

C'est de qui ? M. Rozsa

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Très souvent oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’on peut reprocher à Mikos Rozsa de recycler des idées d’un score à l’autre, souvent sur des genres pourtant forts éloignés, force est de reconnaître que le bonhomme était probablement l’un des plus talentueux de ses pairs à son époque.

 

J’en veux pour nouvelle preuve ce score pour un film noir signé Fritz Lang qui se frotte à une version actualisée de Barbe Bleue pour laquelle le compositeur reprend des idées de son récent score pour la Maison du Dr Edwardes de Hitchcock (qui lui a valu un Oscar d’ailleurs), les deux films partageant des thématiques similaires (psychologie, traumatisme, suspense…).

 

Passé également maître dans la B.O de film noir, Rozsa sait parfaitement tirer profit de son orchestre que ce soient les cordes qui, quand elles ne jouent pas des thèmes romantiques luxuriants, versent dans un registre souvent à la limite de l’hystérie ; comme les cuivres souvent menaçants sans en faire des tonnes.

 

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 09:01

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? GO WEST YOUNG MAN

 

 

C'est de qui ? Oger au scénar et une impressionnante palette d’artistes au dessin (on développe plus bas)

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Déjà croisés sur le site? Tous oui sauf Taduc je crois.

 

 

Des planches:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Au travers du destin d’une montre en or et des multiples mains par lesquelles elle va passer, ce récit choral couvrant trois siècles de l’histoire de l’Ouest américain, présente un panorama extensif des grandes figures du genre. Les premiers colons et les indiens, les soldats sudistes et nordistes, les desperados et les voleurs de bétail, les joueurs, les prostituées, les mexicains…le tout sur fond de conquête de l’Ouest.

 

Mais contrairement aux westerns hollywoodiens de la grande époque, ici le far west est loin d’être glamourisé, les hommes et les femmes apparaissent sous leur vrai jour, avides, cruels, envieux et lâches, façonnés à coups de colts par la grandeur et la sauvagerie des grandes plaines et des canyons.

 

 

Tiburce Oger, en grand fan du genre, a eu l’idée ambitieuse et épatante de réunir une grosse quinzaine de ses comparses du medium pour illustrer son scénario et accoucher d’une anthologie dessinée par des artistes phares du western  (et pas que !) franco-belge.

 

 

En quatorze chapitres chronologiques le lecteur amateur va retrouver avec un plaisir non dissimulé le trait de pointures comme Dominique Bertail et son brou de noix toujours aussi original, les vieux briscards que sont Michel Blanc-Dumont, Christian Rossi (qui a quelque peu retâté du genre il y a peu), Michel Rouge, François Boucq, Steve Cuzor Félix Meynet et sa passion des uniformes d’époque, Patrick Prugne – qui retrouve ses indiens fétiches- ou encore TaDuc, mais aussi des artistes plus jeunes mais tout aussi doués tels que Benjamin; Blasco-Martinez et Paul Gastine avec leur trait ultra réaliste, , Éric Herenguel, Ronan Toulhoat, Hugues Labiano qui a repris L’Etoile du désert, Ralph Meyer, le papa de l’Undertaker qui vient de rafler le grand prix de Saint Malo… le tout sous une couverture superbe signée Enrico Marini.

 

 

Un pari gagné qui donne un des meilleurs albums de l’année, tous genres confondus !

 

Votre serviteur, biberonné à la Dernière Séance et au Cinéma de Minuit, n’a pas pu s’empêcher de penser à Winchester 73, grand classique du western au cinéma qui partage avec l’histoire de Oger le fil rouge via l’objet et une galerie de protagonistes pas toujours glorieux…et du coup :

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :WINCHESTER 73

 

 

C'est de qui ? Joseph Gershenson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Probablement.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? A la tête du département musique chez Universal pendant plus de deux décennies, Gershenson bossa sur quasiment tous les films du studio durant cette période, allant de la plus obscure série Z jusqu’à des monuments comme Spartacus, Seuls sont les Indomptés ou encore la Soif du Mal.

 

A l’époque e Winchester 73, James Stewart veut changer d’image auprès du public, il passe un deal avec Universal pour tourner ce western considéré par les producteurs comme un film mineur afin de jouer également dans Harvey.

 

Personne n’imaginait à l’époque tourner ce qui donnerait un incontournable du genre, au point que les studios ne daignent même pas engager un compositeur attitré. Gershenson récupère, comme il a l’habitude de le faire sur les films à budgets plus restreints, des compositions de « stock musique », pistes écrites au kilomètre par de jeunes compositeurs encore inconnus, qui servent à meubler les  productions les plus modestes.

 

On retrouve cependant des pistes signées par de futurs grands comme Charles Previn, Frank Skinner, Paul Sawtell, Hans Salter, Leith Stevens ou encore Daniele Amfitheatrof dans un patchwork que le métier de Gershenson fait sonner avec une remarquable unité et dont l’auditeur ne soupçonne à aucun moment la nature.

 

 

Une réussite à l’image de celle de Tiburce Oger qui a su à merveille conjuguer les talents des artistes présents sur son remarquable Go West Young Man !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 14:50

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  FAUSSES PISTES

 

 

C'est de qui ? B. Duhamel

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Déjà lu chez nous? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? « Je brise le mythe, les cow-boys sont des merdes
Que cette phrase soit écrite dans la legende dans mon journal intime (au ban titre)
Regarde-la ton idole : un plouc plein de bouse
Un mec de l'ouest reuf une tantouse, un péquenaud qui pue le boeuf sale »

 

Ces paroles d’I am sur Sad Hill (1997, voilà qui ne rajeunira personne !) auraient presque pu être intégrées au nouvel album de Bruno Duhamel dans lequel un acteur de show western sur le retour, et pas tout à fait bien sous son stetson, se voit mettre à la retraite contre son gré mais a beaucoup de mal à abandonner son personnage.

 

 

Il va participer à un tour bus dans l’Ouest Sauvage, en compagnie d’une équipe de touristes iconoclaste voire dangereuses pour certains,  qui va vite tourner au fiasco et permettre à notre Marshall erratique de découvrir une autre facette de sa réalité, de faire preuve d’héroïsme, voire même de trouver l’âme sœur.

 

 

Duhamel nous livre à nouveau une comédie douce-amère pleine d’humour noir qui analyse l’âme humaine via le prisme de quelques une de ses spécimens – pas les meilleurs- avec en thème sous-jacent une réflexion sur la normalité au sein d’un monde qui part complètement en cou…

 

Son trait cartoony ajoute une fois encore au décalage de son propos le servant au mieux.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : WHATEVER HAPPENED TO BABY JANE

 

 

C'est de qui ? F. De Vol

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après plus d’une décennie à avoir arrangé pour les plus grands artistes du jazz et de la soul Frank De Vol se tourne vers le grand écran où rapidement il gagne ses galons.

 

Fidèle collaborateur du réalisateur Robert Aldrich il met en musique ce thriller psychologique, magistralement interprété et filmé, sur l’affrontement sordide de deux sœurs has been de Hollywood.

 

Jouant sur la dualité des personnages De Vol écrit une partition qui alterne l’underscoring lourd de suspense et une illustration plus marquée du jeu des actrices et des scènes chocs, utilisant un clavecin pour l’effet flippant.

 

Une alternance d’ambiances qui va bien à ces Fausses Pistes et ses scènes à la fois loufoques et stressantes.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 09:07

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES SŒURS FOX 2

 

 

C'est de qui ? Charlot et Charlet

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le tome 1.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Partie d’un canular la renommée des Sœurs Fox a dépassé toutes leurs attentes et leur sœur ainée a fait fructifier ce succès, faisant des pseudos-spirites la coqueluche du tout New York et initiant une flambée de vocations plus ou moins avérées.

Mais la célébrité ne vient pas sans risques et quand Maggie se mérite avec un explorateur de renom dont la famille est cartésienne au possible, conjuguer ses séances et sa vie privée devient une gageure. A la mort de son nouvel époux notre héroïne craque et devient alcoolique, décidant même de se saborder en révélant au monde l’arnaque de leur supposé don.

Dans le sillon de ce naufrage elle entraîne irrémédiablement le journaliste amoureux transi, ses sœurs et leurs enfants.

 

Voici, trois ans après un intriguant tome 1, la suite et fin du drame historique de Charlet et Charlot avec toujours cet intéressant lien du fond et de la forme, le trait quasi expressionniste du premier servant à merveille le scénario tragique de ces destins brisés, dépassés par le phénomène qu’ils ont contribué à rendre célèbre. Une belle évocation de la grande Histoire par la petite qui fait des Soeurs Fox un diptyque original et prenant.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE LITTLE THINGS

 

 

C'est de qui ? D. Newman

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Mine de rien, Thomas Newman, si moins sous les projecteurs que, par exemple, Zimmer et ses décalcomanies de l’écurie Remote Control, est un compositeur qui pèse dans le domaine depuis pkus de 40 ans.

Rien que la dernière décennie l’a vu mettre en musique deux James Bond et écrire pour des pointures comme Spielberg ou Soderbergh.

Loin du sensationnalisme bruyant des faiseurs cités plus haut, l’américain sait se distinguer par une efficacité parfois minimaliste qui met en avant les images plutôt que de chercher à se rendre voyant (enfin audible pour le coup).

 

Nouvelle preuve avec ce thriller au casting trois étoiles (trois Oscarisés même) où, sur une base de piano solo inquiétant et mélancolique à la fois, Newman ajoute des effets de réverb, des plages sonores aussi planantes qu’inquiétantes et quelques passages plus tendus où une rythmique synthétique syncopée vient s’inviter à la fête.

 

L’ambiance est donc le maître mot ici et, malgré un décalage certain entre la BD et la musique, les deux fonctionnent avec une osmose intéressante.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 


 

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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