9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 12:34

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LES SŒURS FOX

 


C'est de qui : P. Charlot & G. Charlet

 

 

La Couv':

 

Esprit est tu là?  /  Les Soeurs Fox  Vs.  The Handmaid's Tale

 

Déjà lus chez nous? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Esprit est tu là?  /  Les Soeurs Fox  Vs.  The Handmaid's Tale

 

Ca donne Quoi ? Nous sommes au milieu du XIX° siècle, aux Etats-Unis. Dans une bourgade pieuse, la famille Fox nouvellement arrivée va attirer toute les attentions sur elle quand les deux filles vont prétendre développer la faculté de communiquer avec l’au-delà.

 

Bientôt leur renommée dépasse les limites de la ville grâce aux articles d’un jeune journaliste ambitieux (mais qui a flairé la supercherie). Sous prétexte de protéger nos « médiums », leur grande sœur les amène à New-York où elles vont pouvoir servir ses désirs de gloire.

 

Inspiré de faits réels – qui ont d’ailleurs été à l’origine du phénomène du spiritisme qui prendra l’ampleur extravagante que l’on sait- le scénario de Philippe Charlot évite le sensationnalisme en s’intéressant aux protagonistes, dont les principales sont d’ailleurs aussi attachantes que nuancées.

 

Le dessin de Grégory Charlet –qu’il met d’ailleurs fort bien en couleur lui-même- qui n’est pas sans rappeler parfois celui de Bastien Vivès en plus précis, apporte une belle touche d’originalité à un titre déjà surprenant.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE HANDMAID’S TALE

 

 

C'est de Qui ? A. Taylor

 

 

La couv'

 

Esprit est tu là?  /  Les Soeurs Fox  Vs.  The Handmaid's Tale

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? The Handmaid’s Tale est un peu la dystopie poussée dans ses extrêmes retranchements. Dans un futur tout proche, aux Etats Unis, alors que la majorité des femmes ne peut plus avoir d’enfants, une société patriarcale impose un ordre quasi moyenâgeux de servitude et de castes.

 

La nouvelle adaptation TV du roman d’origine est assez impressionnante niveau visuel ou interprétation, indéniablement l’un de ses atouts majeurs reste son illustration musicale.

 

Adepte du minimalisme, et déjà responsable de B.O pour des courts métrages, Adam Taylor travaille ici sur l’opposition de nappes de sons électroniques sombres et bourdonnants sur lesquelles il vient parfois placer des mélodies lancinantes au piano solo, des phrases de cordes (au violon ou au violoncelle) mélancoliques, voir des chœurs éthérés.

 

L’opposition entre la nature même des instruments fonctionne à merveille créant des ambiances délétères et oppressantes qui sont le sel même de la réussite de la série TV et une vraie plus value mystique à l’évocation de Sœurs Fox.

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:16

 

 

 

Une chronique Pour/Contre aujourd'hui sur B.O BD:

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : L’AMOUR EST UNE HAINE COMME LES AUTRES

 


C'est de qui : Marty et Louis

 

 

La Couv':

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Déjà croisé sur le site? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Ca donne Quoi ? Abélard, le jeune noir futé et Will le gros rouquin pas bien malin deviennent amis à la vie à la mort quand le second sauve la vie du premier et que Abe lui promet d’être toujours là pour lui quand ses capacités seront mises à rude épreuve.

 

Les années passent et le pacte, secret, nous sommes dans la Louisiane des années 30 à 50, celle du Ku Klux Klan et des différences raciales, lie toujours les deux amis. Mais une jeune femme aux dents longues va venir chambouler tout ça et les préjugés et la haine vont rattraper Abe et Will.

 

Si pas mauvais en soi, ce one-shot aligne à mon goût un peu trop de lieux communs du genre, insitant sur le pathos de la situation, pour emporter l’adhésion.

 

Coté dessin cependant c’est très réussi, avec une influence d’Outre Atlantique intéressante et de belles couleurs.

 

 

L'avis de Gen:

 

 

Contrairement à mon ami Fab, j'ai bien aimé cet album.

 

Déjà il y a en effet les beaux graphismes et la colorisation en teintes "photos anciennes" de Lionel Marty qui donnent un charme particulier au récit en atténuant la violence de certaines scènes

 

Puis le scénario de Stéphane Louis qui certes semble très classique et inspiré de nombre de films évoquant les amitiés "contre-nature" entre noirs et blancs dans les états racistes du Sud des USA dans les années 1930/1940. Mais il y a les 2 mères, en particulier celle d'Abe (le jeune noir), qui donnent un éclairage différent.

 

Enfin, pour la fin qui redonne un peu d'espoir pour le futur de l'humanité.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? TWELVE YEARS A SLAVE

 

 

C'est de Qui ? H. Zimmer et divers.

 

 

La couv'

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si d’aucun ont salué la retenue inhabituelle dont a fait preuve Hans Zimmer sur la B.O de ce bestiau à Oscar, faisons notre langue de pute quelques instants et évoquons la plainte pour plagiat à l’encontre du thème principal du film ou encore les similitudes plus qu’évidentes entre le dit thème et celui d’Inception du même Zimmer…

 

Tout ça pour dire que, certes ce score est moins pompier que la production habituelle du boss de Remote Control,  qui de son propre aveu n’était pas forcément le meilleur choix pour mettre le film en musique et qui, heureusement, n’a pas fourni beaucoup de pistes, le reste de la galette étant composé de compositions originales d’artistes comme Alicia Keys, Chris Cornell ou encore John Legend.

 

L’atmosphère générale est évidement en phase de notre album du jour que ce soit dans la couleur comme dans les bons sentiments.

 

 

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Une chronique de Gen et Fab

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:44

 

 

Autre temps, autre moeurs...autre guerre, non moins sanglante, non moins célèbre puisque elle est même passé dans le langage courant (voir plus bas!), seconde chronique de notre cycle thématique du week-end:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA NUIT DE L’EMPEREUR 2

 


C'est de qui : Ordas et Delaporte

 

 

Une Couv':

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

Déjà croisé sur le site? Oui sur le tome 1

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

Ca donne Quoi ? L’Empereur (pas la vieille édentée qui crèche sur l’Etoile Noire hein, on parle du petit caporal Corse là) est pour beaucoup une idole, voire, soyons fous, un fantasme. Pourtant son désir démesuré d’expansion dans les traces – toutes proportions gardées n’est-ce pas- d’un Alexandre le Grand par exemple, est tout de même, outre la marque d’un égo démesuré et d’une soif inextinguible de pouvoir,  surtout, ce qui causa sa perte.

 

La calamiteuse campagne de Russie (fait amusant : la Bérézina –rivière traversée en catastrophe par l’armée napoléonienne lors de la retraite russe- est d’ailleurs devenue une expression consacrée pour évoquer un fiasco sans précédent), début de la fin, est le cadre de ce diptyque dont le tome 2 confirme le bien qu’on avait pensé du début. 

 

Nous retrouvons notre escouade suicide ( !) aux prises avec les cosaques, qui, quitte à y laisser des plumes, décide d’y aller avec la manière forte. Si l’addition est lourde à payer, le contrat est rempli, le sosie de Napoléon est sauvé et le traitre capturé.De son côté l’Aigle fait face à l’ennemi Russe et, là aussi au prix de lourdes pertes, s’en sort avant de retrouver et remercier ses émissaires.

 

Scénar’ mouvementé et bien mené, dessin nerveux et original, bref, une petite variation historique des plus divertissantes.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE PRIDE AND THE PASSION

 

 

C'est de Qui ? G. Antheil

 

 

La couv'

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

 

Déjà croisé sur B.O BD?  Yep

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne quoi? Alors, disons le d’emblée, il faut zapper les deux premières pistes de cette galette pour ne pas être complètement décontenancé à la lecture de ce second volet de la Nuit de l’Empereur ou se demander si le rédac’ chef de B.O BD ne vous prend pas pour des guignols).

 

En effet, si la période historique correspond – les guerres Napoléoniennes- The Pride and The Passion se déroule en Espagne. Antheil, passionné de musique espagnole (ah ben ça tombait bien du coup !) se laisse donc aller, et on lui pardonnera sans peine, à insérer des éléments de folklore de ci de là dans sa partition, via des mélodies ou plus simplement l’utilisation de certains instruments.

 

Pour le reste ce sera du tout bon, du hollywoodien solide et relativement classique où les cordes sont dédiées aux grands sentiments et à la romance et où les cuivres et les percussions (là aussi souvent colorées hispanisantes) se chargent des parties plus épiques (et il y en a !).

 

Pour la petite histoire, c’est la seule B.O d’Antheil a avoir connu une sortie en disque, mais à l’ère d’internet, heureusement, on peut assez facilement redécouvrir pas mal des travaux de ce compositeur majeur.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:01

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LE RETOUR

 


C'est de qui : Duhamel

 

 

La Couv':

 

Éternel Retour  /  Le Retour  Vs.  The Secret life of Walter Mitty

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Éternel Retour  /  Le Retour  Vs.  The Secret life of Walter Mitty

 

Ca donne Quoi ? Après avoir goûté à la célébrité dans le vaste monde, Cristobal, artiste peintre conceptuel, vient faire un retour aux sources méritées sur l’île volcanique qui l’a vue naître.

 

Quand il découvre les projets hôteliers immobiliers sauvages en développement il s’insurge et décide de s’engager dans un bras de fer avec les autorités locales et de faire de l’île une sorte d’œuvre d’art à part entière.

 

Comme tout grand artiste mégalo et avec sa part d’ombre, Cristobal va lentement provoquer sa propre perte.

Pour son premier album seul aux manettes, Bruno Duhamel compose un portrait sans fards de la condition de l’artiste, en décrivant un personnage foncièrement  marginal qui, sous couvert d’altruisme culturel et patrimonial va se révéler un égocentrique total.

 

Le trait que l'on pourrait qualifier de classique franco-belge d'humour (même si là le registre est en effet assez éloigné) est toujours aussi agréable, le choix des couleurs pour la vie du peintre et de la bichromie pour l’enquête sur sa mort fonctionne plutôt bien.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE SECRET LIFE OF WALTER MITTY

 

 

C'est de Qui ? T. Shapiro

 

 

La couv'

 

Éternel Retour  /  Le Retour  Vs.  The Secret life of Walter Mitty

 

Déjà entendu chez nous?  Une fois ou deux.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Mea Culpa, il peut m’arriver d’être tétu et sectaire. Par exemple, il y a une poignée d’acteurs que je ne peux pas encadrer et, de ce fait, je refuse de voir leurs films. Tom Hanks, Jim Carrey, Ryan Gosling ou encore Ben Stiller font partie du lot. Ainsi, et malgré tout le bien que j’ai pu en entendre je n’ai pas vu le film dont j’ai pourtant retenu la B.O pour Le Retour.

 

C’est en fait le nom de son compositeur qui m’a attiré sur cette galette. En effet, si l’on peut – à raison- se méfier de quelques une des comédies bas du front qui parsèment sa filmo, Shapiro a prouvé avec des travaux comme Trumbo ou Girlfight qu’il était capable de couvrir un large éventail.

 

Ici il crée une suite d’ambiances douces-amères, un vaste paysage thématique tout en nuances, à base de nappes électroniques simples, enrichies de percussions variées et de fredonnements masculins. Sur quelques rares pistes le score devient plus classique, avec le retour de vrais instruments sans pour autant nuire à l’harmonie de l’ensemble.

 

Une B.O qui donnerait presque envie de voir le film pour lequel elle a été écrite et qui a été fort intéressante sur le one-shot généreux de Duhamel.

 

 

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Une chronique de Fab

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 17:29

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi :LES CHIENS DE PRIPYAT

 

 

C'est de qui ? Ducoudray et Alliel

 

 

La Couv':

 

Au pied les irradiés!  / Les Chiens de Pripyat  Vs.  Planetarium

 

Déja croisé sur le site? Oui pour le scénariste qui est un habitué du coin!

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Au pied les irradiés!  / Les Chiens de Pripyat  Vs.  Planetarium

 

Ca donne Quoi ? Kolia, un adolescent fragile et son acariâtre de père sont aux premières loges quand, par un beau soir de printemps de 1986, la centrale de Tchernobyl se transforme en feu d’artifice maousse.

 

Profitant de l’occasion, le père et le fils, avec une bande disparate,  s’improvisent chasseurs de chiens dans la zone désertée, à raison de 30 roubles par tête d’animal.

Entre bandes rivales, survivants irréductibles et paysages surréalistes, leur mission prend un bien drôle de tournant.

 

Le Ducoudray cuvée hiver 2017 débarque, le sujet est épatant, les "respirations" dans le récit sont intéressantes et originales, on se demande clairement où on met les pieds dans ce scénario qui pioche dans pas mal de genres tout en gardant une vraie personnalité.

 

Si j'avais été un brin déçu par À coucher dehors, je suis agréablement surpris par le tome 1 de ce nouveau diptyque dont le ton et les thématiques se démarquent des précédents travaux de son scénariste sans pour autant perdre en brio.

 

Le dessin semi réaliste d’Alliel, avec des visages très expressifs, parfois à la limite de la caricature sont aussi inattendus que bienvenus sur un tel sujet.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? PLANETARIUM

 

 

C'est de Qui ? Rob

 

 

La couv'

 

Au pied les irradiés!  / Les Chiens de Pripyat  Vs.  Planetarium

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? La dernière (et seule de mémoire) fois que l’on a entendu le français Rob, c’était pour la B.O de l’intriguant mais bancal Horns d’Alexandre Aja. La musique du film possédait peu ou prou les mêmes défauts et qualités mais restait néanmoins prometteuse et nous permettait de découvrir le savoir faire d’un musicien touche à tout talentueux.

 

A l’instar de Mica Levi, que nous avons croisé il y a peu, la B.O n’est pas le domaine de prédilection (ou du moins ne l’était pas à la base) de Rob et le travail de ces « nouveaux venus », moins formatés que leurs comparses du métier, en est bien souvent d’autant plus intéressant et rafraichissant.

 

On le retrouve donc sur ce scénario qui se déroule dans les années 30 à Paris où l’excellente Natalie Portman et la « fille de » Lily Rose Depp incarnent des médiums repérées par un grand réalisateur. Rob semble avoir été inspiré par son projet, sa B.O est plus ambitieuse et symphonique que pour Horns, sans pour autant céder à la facilité des fioritures, au contraire, on appréciera une certaine économie d’effets, les cordes et les vents étant utilisés à bon escient la majeure partie du temps.

 

Balançant entre un romantisme hors du temps et des passages subrepticement menaçants, l’ensemble de la partition (assez courte puisqu’elle fait moins de 40 mns) est des plus réussie, fait un contrepoint musical prenant à ce premier tome éclectique des Chiens de PriPyat et prouve que Rob est un artiste aux influences aussi larges que digérées, on surveillera de près ses prochains travaux.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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