13 mars 2026 5 13 /03 /mars /2026 14:22




 

LA BD:

 


C'est quoi : MORT BLANCHE



 

C'est de qui? Kid Toussaint & Holgado



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Grand Angle





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Toussaint





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?  A l’aube de la Seconde Guerre Mondiale, l’ogre russe décide d’envahir son minuscule voisin la Finlande. Mais les troupes de Staline ne s’attendaient pas à ce que cette Guerre d’Hiver s’éternise et que les soldats finlandais leur opposent une résistance farouche à l’image du sniper meurtrier surnommé La” Mort Blanche”.

 

Si Olivier Norek a raconté avec brio l’histoire véridique de Simo Häyhä dans son très réussi “Les Guerriers de l'Hiver” il y a une paire d’années, Kid Toussaint, scénariste aussi prolixe que varié, a décidé  de simplement s’en inspirer, ainsi que de celle de Hiro Onoda, compatriote de la Mort Blanche, pour pour ce one shot tendu.



 

Le héros est donc un jeune soldat, traumatisé par la violence de son père, qui va devenir une redoutable machine à tuer et semer la terreur au sein de l’armée d’invasion soviétique.

 

Mais le mal a fait son chemin dans l’âme de Riku et une spirale de violence va désormais diriger son existence, quitte à lui faire perdre pied avec la réalité. 



 

Le but de Toussaint est largement  atteint -montrer l’horreur et l’absurdité de la guerre et les séquelles qu’une éducation abusive peut provoquer sur un individu- et, en scénariste qui sait toujours bien s’entourer, il a choisi le trait semi réaliste de Inaki Holgado (et des colos à 4 mains!) qui rend bien l’environnement nordique de l’histoire (même si, une fois encore, on pourra regretter quelques fonds un peu vide sur certaines cases).



 

 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : L’ENNEMI SILENCIEUX



 

 

C'est de qui?  W. Alwyn



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 



 

Ça donne Quoi ? En marge d’une très riche carrière de compositeur classique, William Alwynn a écrit pour le cinéma pendant quasiment 3 décennies.



 

Le compositeur ne limite du coup jamais ses partitions à la seule illustration d’un scénario ; ses embellissements thématiques et autres fioritures,  directement inspirés du répertoire classique, apportent une vraie variété aux B.O dont il est en charge.

 

 

 

Ainsi dans ce film de sous marins durant la Seconde Guerre mondiale, il exploite à fond les codes du genre tout en  les enrichissant via des mélodies de cordes et des envolées de cuivres qui évoquent respectivement les émotions et l’héroïsme.

 

 

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9 mars 2026 1 09 /03 /mars /2026 14:27




 

LA BD:

 


C'est quoi : PRINTEMPS A LA CHARITE



 

C'est de qui? Pelaez & Chabert



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Grand Angle





 

Déjà croisés sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?  Dans le Paris du XIX° siècle qui s’éteint, les victimes du brasier du Bazar de La Charité sont encore dans tous les esprits. Et quand certains notables commencent à trépasser dans d’étranges conditions, Amaury, qui doit combattre ses propres démons et addictions suite au décès de sa fille, découvre le lien des macchabés avec le terrible incendie.



 

Lors de son enquête il fait la connaissance de l’entomologiste du Muséum et tombe sous son charme…vénéneux!



 

On pourra trouver à ce “troisième” tome de la tétralogie des saisons du duo Pelaez-Chabert, peu ou prou les mêmes qualités -et défauts- que l’on avait remarqués sur Automne en Baie de Somme, à savoir: une intrigue policière rondement menée mais tout de même assez classique (Pelaez nous propose une variation de la Veuve Noire version Belle Époque) et une belle partie graphique, inventive et originale, qui pioche bien dans les influences picturales de l’époque évoquée malgré quelques problèmes mineurs de lisibilité.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : INTERVIEW WITH A VAMPIRE SEASON 2



 

 

C'est de qui? D. Hart



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.




 

On peut écouter ?

 


 

Ça donne Quoi ?  Si la filmographie de Daniel Hart ne plaide pas vraiment en faveur du bonhomme, force est de constater que sur la version TV d’Entretien avec un vampire (dont je n’ai pas dépassé l’épisode pilote de la première saison, donc je me garderai de la juger) il se débrouille plutôt pas mal.

 

Il reprend un concept qui a fait ses preuves depuis belle lurette chez les compositeurs, notamment de classique (Prokoviev pour ne citer que l’un des plus fameux), à savoir dédier un instrument ou un corps d'instrument et un thème à chaque protagoniste et les faire évoluer voir se mélanger suivant les scènes, le rythme, l’action…



 

Le résultat est intéressant à plus d’un titre, avec un penchant pour le romantico-gothique lugubre qui évite toutefois de verser trop dans le grandiloquent.

 

Cor anglais, saxophone ténor, piano, les instruments lead sont variés et sont bien entourés par un orchestre certes réduit mais où chacun trouve sa place.


 

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22 octobre 2025 3 22 /10 /octobre /2025 13:01




 

LA BD:

 


C'est quoi : WOMEN OF THE WEST

 


C'est de qui :  Oger et toute une équipe de dessinatrices et dessinateurs. 



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Oui pour la plupart.



 

C’est édité chez qui? Grand Angle



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Je crois que dire que j’ai été biberonné au western est un doux euphémisme! Mon paternel, grand fan du genre devant l’éternel, nous réveillait les matins d’école aux sons d’Ennio Morricone, Dimitri Tiomkin ou encore Elmer Bernstein, tirés  ses 33 tours de compils de musiques de films.

 

Le week end nous regardions en boucle les VHS des films qu’il nous avait enregistrés à la Dernière Séance d’Eddy Mitchell - sur FR3 le mardi soir pour les moins jeunes de nos lecteurs- et j’ai parcouru maintes fois l’encyclopédie Far West de chez Time Life éditions, qu’il avait dû acheter par correspondance, où, sous des couvertures simili cuir digne d’une selle de cow boys on retrouvait maintes photos, reproductions de tableaux de peintres, croquis, cartes etc…

 

Une couverture qui n'est pas sans rappeler celle du premier tome de l'anthologie de Tiburce Oger d'ailleurs ^^

 

Tout comme l’anthologie de Tiburce Oger, ces recueils étaient également à thèmes et l’un d’entre eux (sur la vingtaine que possédait mon père) était lui aussi consacré aux Femmes de L’Ouest.

 


 

Le scénariste s’est à nouveau entouré d’un panel d’artistes triés sur le volet et, nouveauté -et thématique oblige!- une bonne poignée d’entre elles sont des dessinatrices que nous avons déjà quasiment toutes croisées dans nos pages et dont on a dit tout le bien que l’on pensait de leur talent.

 

 

Elles le mettent, tout comme leurs homologues masculins également présents sur l'album, au service  des scénarios de Tiburce Oger qui, comme sur les précédents tomes, propose des histoires courtes, reliées par le fil rouge -quoique ténu- de l’interview d’une amérindienne par une jeune femme dans les 70’s.

Pas d’ordre chronologique particulier cette fois ci, on est sur des portraits de femmes souvent aux antipodes; on évoque des amérindiennes victimes de la conquête de l’Ouest, les rares femmes représentantes de la loi, les épouses de colons enlevées par les amérindiens, mais aussi des destins plus atypiques: conductrice de diligence, peintre, prostituée reconvertie, ou encore desperado.

 



 

Si j’ai en général bien apprécié les divers styles graphiques des artistes -mention spéciale à Daphné Collignon dont j’adore le trait et à Dominique Bertail- je dirais néanmoins que c’est peut être le recueil qui m’a le moins emballé des cinq, peut être à cause du manque d'un réel lien entre les histoires et du narratif en voix off très présent sur certains segments qui a rendu ma lecture moins fluide.

 


 

Pour autant ce nouveau tome a, entre autre,  le grand mérite de rendre à ces Femmes de l’Ouest la place importante qu’elles ont eu en général, dans une époque et un climat hautement masculin (avec tout le côté négatif et péjoratif que cela peut impliquer), et qui a clairement été occumtée à de trop rares exceptions près; et rien que pour ça on salue l'initiative.  




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LA CHEVAUCHÉE TERRIBLE



 

C'est de qui ? Ennio Morricone




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? On retrouve à nouveau sur B.O BD l’infatigable Ennio Morricone accompagné ici par Bruno Nicolai autre stakhanoviste de la discipline, sur la partition du Mercenaire, western qui se déroule au Mexique avec Jack Palance dans son rôle habituel de méchant.

 

 

La bonne idée de la B.O est le thème sifflé puis repris par la trompette dans le morceau L’Arena -que l'on peut entendre dans le second volet de Kill Bill pour l'anecdote. Outre ce passage assez mélancolique, le reste du score; malgré les clichés inhérents du genre, n’en reste pas moins très efficace dans bien des domaines.

 

 

La guitare et les vents ont une place prépondérante et, malgré la vingtaine d’autres scores écrits rien que sur cette année 1968 (dont le mythique Il Etait Une Fois Dans L’Ouest et le non moins intéressant Grand Silence de Corbucci) le maestro transalpin parvient toujours à proposer quelque chose d’original dans ses travaux.

 

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5 septembre 2025 5 05 /09 /septembre /2025 12:43




 

LA BD:

 


C'est quoi : LES JUSTES. CARL LUTZ

 


C'est de qui :  Le Naour & Goepfert



 

La Couv':


 




 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.



 

C’est édité chez qui?  Grand angle



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Si, grâce à Spielberg, tout le monde ou presque connaît Oskar Schindler, le nom de Carl Lutz, 

Vice consul helvète en poste en Hongrie pendant la Seconde Guerre Mondiale, Lutz mènera une action tout aussi admirable que Schindler, permettant à des dizaines de milliers de juifs d’échapper aux camps de la mort, leur procurant des papiers, les cachant aux nazis et aux collabos hongrois, n’hésitant pas à tenir tête à Eichmann en personne.



 

Et pourtant, donc, le nom de Lutz est un des grands oubliés de l’Histoire, heureusement remis -un peu- dans la lumière aujourd’hui dans le premier volet du diptyque Les Justes (le second est consacré à Schindler), par Jean Yves Le Naour, spécialiste de l’Histoire, et tout particulièrement de celle du XX° siècle, et Brice Goepfert dans un style réaliste certes un peu académique mais qui sert bien son propos.



 

Un devoir de mémoire qui, comme nous le disons souvent, est toujours aussi important à la l’aulne des évènements actuels.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LE CERCLE ROUGE



 

C'est de qui ? E. Demarsan




 

La Couv':

 



 

Déjà entendus chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ca donne Quoi ? Demarsan a appris le métier de compositeur pour le cinéma avec des gens aussi illustres que Michel Magne et François de Roubaix.

Ce bagage et son expérience d’arrangeur et directeur musical le feront apprécier de nombre de grands réalisateurs hexagonaux qui lui confieront durant près de quatre décennies la mise en musique de leurs longs métrages. 

 

En 1969, son premier long sera  l’Armée des Ombres du grand Melville, qui , emballé par la touche de Demarsan, remettra ça sur le Cercle Rouge en lui demandant une musique très jazzy (genre que le réalisateur affectionne). 



 

Demarsan s’entoure d’un quintet de jazz pour la peine, ainsi que d’une section cordes pour les passages plus traditionnels où le suspense le réclame. 

Si sur le papier ce score pourrait sembler décalé avec la BD du jour, il n’en apporte pas moins un contrepoint intéressant. 


 

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7 janvier 2025 2 07 /01 /janvier /2025 15:53


 

LA BD:




 

C'est quoi ? LES FESSES A BARDOT 



 

C'est de qui ? Pelaez & Sejourné


 

La Couv':


 

 

C’est édité chez qui? Grand Angle



 

Déjà croisés sur le site? Oui


 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Dans un patelin français où la salle de cinéma récemment inaugurée est l’une des principales attractions, un jeune homme débarque de la capitale en faisant miroiter aux habitants la possibilité du tournage chez eux du prochain film de Brigitte Bardot et Jean Gabin.

 

Pour appuyer ses dires il avance des connaissances dans le milieu et possède un cliché de la scène coupée du dernier film du duo, En cas de malheur, où B.B dévoile …son postérieur.

 

Voilà que tout le village se met à courtiser le parisien, qui semble bien profiter de la situation!


 

Le stakhanoviste Philippe Pealez, à l’aise sur à peu près tous les genres qu’il aborde, adresse ici une fort divertissante lettre d’amour à tout un pan du cinéma français, celui des années 50/60 avec ses réalisateurs stars et ses monstres sacrés.

 

Il adopte le ton de la comédie avec ce récit d’un citadin bonimenteur qui vient bercer la France profonde des illusions du 7° Art à l’époque où celui-ci commençait tout juste, avec les postes de télévisions, à s’instaurer dans le paysage culturel français.

 

L’hommage est réussi et plaira particulièrement au lecteur cinéphile un peu au fait des références citées.


 

Au dessin on retrouve le trait semi réaliste aux accents cartoony de Stéphane Séjourné qui est tout désigné pour illustrer au mieux l’humour du scénario et les “gueules” de ses protagonistes volontairement caricaturaux (au sens artistique du terme…mais pas que!) notamment …mais non, je vous laisse la surprise de la découverte!




 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi : LE NOTTI DI CABIRIA


 

C'est de qui ? 



 

La Couv':

 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui


 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Les Nuits de Cabiria est la 5ème collaboration entre Nino Rota et Fellini,  film que le réalisateur décide de faire suite à l’interprétation de Giulietta Masina, son actrice principale, et pour lequel il aura clairement eu le nez creux puisque le film récoltera pléthore de prix dont l’Oscar du film étranger en 1956 et trois prix d’interprétation pour Masina.

 

 

 

La B.O reprend les éléments qui ont fait la réussite des précédents scores, du Cheik Blanc à la Strada : une pincée de jazz easy listening de l’époque, quelques touches latines et un soupçon de burlesque.  Nino Rota écrit une composition colorée et entraînante où la bonne humeur est de rigueur même si quelques arrangements en tonalité mineure amène une ambiance mélo bienvenue.

 

 

 

Riche et enthousiasmant, ce score amène un esprit très en phase avec la BD du jour de par ses sonorités surannées !


 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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