18 octobre 2025 6 18 /10 /octobre /2025 08:42




 

LA BD:

 


C'est quoi : DERYN DU

 


C'est de qui :  Sorel 



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Oui.



 

C’est édité chez qui? Dupuis



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Plusieurs morts aussi violentes qu’ inexpliquées surviennent dans un petit port gallois. Un jeune touriste rêveur et fan de littérature fantastique croise un soir non loin du lieu d’un crime une énigmatique enfant.

 

Bientôt la police locale et les habitants du bourg développent une véritable paranoïa et notre héros se retrouve au centre du maelstrom de violence alors que son lien avec la petite fille se développe.



 

Fruit de plus de deux décennies de réflexion, le nouveau Sorel s’inscrit graphiquement dans la lignée des grands opus de son auteur.

 

Désireux d’exprimer la peur via son médium de prédilection, l’artiste soigne en effet sa narration graphique jusqu’à la quasi perfection, proposant des cases et cadrages saisissants aussi bien dans leur composition que dans leur coloration (en couleur directe!), mais n’hésitant pas pour autant à s’affranchir du schéma de la planche traditionnelle pour proposer des pleines pages et des séquences horizontales sur deux pages.

 


 

Le seul bémol qui empêche peut être ce Deryn Du d’être un sans fautes c’est le fait que

 

Attention spoilers, passez la ligne en italique ci dessous si vous ne voulez pas que la conclusion vous soit gâchée:

 

Sorel laisse le lecteur sans explication claire sur la nature des meurtres, leur auteur ou le modus operandi.



 

Mais pour ceux que cela ne dérangera pas, ceux pour qui l'atmosphère l’emporte sur l’intrigue pourrait-on dire, pour les fans de l’auteur et les amateurs de bel ouvrage où la forme est pleinement au service du fond, cet album sera un vrai régal et on peut affirmer que Sorel a réussi dans son intention d'instiller la peur à son lecteur via son art!





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : OPERAZION PAURA



 

C'est de qui ? C. Rustichelli




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Une poignée de fois oui.



 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ? Alors je vais être honnête avec vous, c’est, indirectement, Guillaume Sorel lui même qui m’a “inspiré” cette B.O pour accompagner son nouvel album.

En effet, il cite -en postface de la BD avec quelques très belles pages de recherches et travaux- le giallo dont il est question ici comme une des influences/inspirations lointaines de de cet Oiseau Noir (traduction du titre gaélique).

 

Fait notable du score de ce film, nous étions à l’époque où la Cinecitta pondait des pellicules au kilomètre et n’avait pas toujours le loisir -ni surement le budget- pour faire écrire une partition originale.

Ainsi la plupart des pistes qui composent la galete sont issus de travaux précédents de leur auteur mais aussi de quelques-uns de ses pairs de l’époque pour d’autres séries B voire Z horrifico-gores.

 

Pourtant l’auditeur ne ressent pas à l’écoute un manque de cohérence ou d'unité très marqué et on peut tirer notre chapeau au responsable du patchwork musical qui a sur trouver (peut être par hasard!) des pistes allant bien ensemble et, surtout, évoquant à merveille l’épouvante

 

Repost0
14 mars 2024 4 14 /03 /mars /2024 09:33

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? BARCELONA, AME NOIRE




 

C'est de qui ? Pellejero, Torrents, Pardo, Lapière & Jakupi




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dupuis





 

Déjà croisés sur le site? Certains, oui



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que la Guerre d’Espagne débute et que Franco arrive lentement mais sûrement au pouvoir, dans Barcelone la mère du jeune Carlos est tuée par le bombardement de son épicerie. Mais le bas ventre de la femme a été lacéré au couteau et ce n’est que le premier d’une série de meurtres au même Modus Operandi.



 

Et c’est aussi le début d’une existence difficile pour le garçon entre son père veuf qui cache un sombre secret, un policier véreux qui leur rend la vie difficile et, last but not least, toute une galerie de femmes, de la sainte nitouche à la femme fatale en passant par la mère de substitution.



 

Alors qu’il grandit Carlos va prendre sa revanche sur la vie en devenant trafiquant, en épousant une riche héritière puis en devenant un chef de la pègre dans la Barcelone d’après-guerre.

 


 

Et bien, alors qu’en début de semaine je faisais l’éloge du dernier album de Pelaez, hommage au roman Noir, que dire de ce généreux one shot dans la même lignée?



 

Ici les auteurs se sont mis à  pas moins de six pour pondre ce petit bijou de noirceur aux personnages aux psychologies fines et crédibles et au background historico-politique fort bien exploité qui apporte une touche de crédibilité et de suspense supplémentaire à ce destin de bandit hors du commun.



 

Si aux graphismes on retrouve trois artistes différents c’est parce que Ruben Pellejero, initialement dessinateur du projet, a eu entre temps une offre qu’on ne peut pas refuser (oui je sais, elle est facile!) de la part de Casterman avec la reprise de Corto Maltese.

 

Mais pas d’inquiétudes, que ce soit Torrents ou Martins, les deux espagnols ont su coller au trait si particulier de leur compatriote et, si ce n’est parfois sur certains visages, il est même difficile de reconnaître qui prend le relais de qui (et on ne va pas s’en plaindre!).



 

Pour le scénario, écrit, lui,  à 4 mains, Lapierre et Jakupi ont alterné l’écriture de l’histoire avant de mettre le tout en harmonie.

 

On se retrouve donc au final avec une oeuvre plurielle mais à l’unité et à la réussite manifeste que les amateurs de Noir et/ou de récit historique vont apprécier à sa juste valeur!



 

Une pépite de plus dans la collection Aire Libre qui possédait déjà quelques belles perles! 

 

 






 

 



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : QUINZE JOURS AILLEURS



 

C'est de qui ? Raskin



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Moins axé polar que le score utilisé précédemment (et c’est une coïncidence que le même compositeur tombe deux fois d’affilée, de mémoire, hors thématiques, ce n’est jamais arrivé en douze ans de chroniques!) le score de 15 jours ailleurs est aussi plus sophistiqué s’il en est et  flirte même parfois avec le romantisme pour évoquer les affres des sentiments humains.



 

Le film a des réminiscences  de The Bad and the Beautiful tourné quelques années plus tôt par le même producteur, le même réalisateur et la même tête d’affiche. 

Raskin, qui avait déjà composé la B.O du précédent, retravaille pour celui-ci certains passages qu’on peut y entendre en leitmotiv.

 

 

Le thème principal est très soigné, avec un orchestre utilisé au maximum de ses possibilités dans une veine assez classique tandis que le reste de la partition fricote avec le jazz.

 

Point intéressant, dans la version terminée du film, ces dernières parties ont été remplacées par de la musique de « fond » des studios qui voulaient agrandir l’audience (drôle d’idée de procéder ainsi mais passons, surtout qu’ils n’obtiendront pas le résultat escompté).

 

Le score de Raskin figure cette fois parmi ses meilleurs, ses plus touchants et aboutis, avec une grande profondeur mélodique.

Un petit bijou avec la saga sanglante et dramatique de Don Carlos

 

 

 






 

---------------

 

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags