3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:16

 

 

 

Une chronique Pour/Contre aujourd'hui sur B.O BD:

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : L’AMOUR EST UNE HAINE COMME LES AUTRES

 


C'est de qui : Marty et Louis

 

 

La Couv':

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Déjà croisé sur le site? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Ca donne Quoi ? Abélard, le jeune noir futé et Will le gros rouquin pas bien malin deviennent amis à la vie à la mort quand le second sauve la vie du premier et que Abe lui promet d’être toujours là pour lui quand ses capacités seront mises à rude épreuve.

 

Les années passent et le pacte, secret, nous sommes dans la Louisiane des années 30 à 50, celle du Ku Klux Klan et des différences raciales, lie toujours les deux amis. Mais une jeune femme aux dents longues va venir chambouler tout ça et les préjugés et la haine vont rattraper Abe et Will.

 

Si pas mauvais en soi, ce one-shot aligne à mon goût un peu trop de lieux communs du genre, insitant sur le pathos de la situation, pour emporter l’adhésion.

 

Coté dessin cependant c’est très réussi, avec une influence d’Outre Atlantique intéressante et de belles couleurs.

 

 

L'avis de Gen:

 

 

Contrairement à mon ami Fab, j'ai bien aimé cet album.

 

Déjà il y a en effet les beaux graphismes et la colorisation en teintes "photos anciennes" de Lionel Marty qui donnent un charme particulier au récit en atténuant la violence de certaines scènes

 

Puis le scénario de Stéphane Louis qui certes semble très classique et inspiré de nombre de films évoquant les amitiés "contre-nature" entre noirs et blancs dans les états racistes du Sud des USA dans les années 1930/1940. Mais il y a les 2 mères, en particulier celle d'Abe (le jeune noir), qui donnent un éclairage différent.

 

Enfin, pour la fin qui redonne un peu d'espoir pour le futur de l'humanité.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? TWELVE YEARS A SLAVE

 

 

C'est de Qui ? H. Zimmer et divers.

 

 

La couv'

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si d’aucun ont salué la retenue inhabituelle dont a fait preuve Hans Zimmer sur la B.O de ce bestiau à Oscar, faisons notre langue de pute quelques instants et évoquons la plainte pour plagiat à l’encontre du thème principal du film ou encore les similitudes plus qu’évidentes entre le dit thème et celui d’Inception du même Zimmer…

 

Tout ça pour dire que, certes ce score est moins pompier que la production habituelle du boss de Remote Control,  qui de son propre aveu n’était pas forcément le meilleur choix pour mettre le film en musique et qui, heureusement, n’a pas fourni beaucoup de pistes, le reste de la galette étant composé de compositions originales d’artistes comme Alicia Keys, Chris Cornell ou encore John Legend.

 

L’atmosphère générale est évidement en phase de notre album du jour que ce soit dans la couleur comme dans les bons sentiments.

 

 

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Une chronique de Gen et Fab

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 10:41

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : HENRIQUET, L’HOMME REINE

 


C'est de qui : R. Guérineau

 

 

La Couv':

 

Dancing Queen  /  Henriquet, L'Homme Reine  Vs.  Le Roi Danse

 

Déjà lu sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt.

 

 

Une planche:

 

Dancing Queen  /  Henriquet, L'Homme Reine  Vs.  Le Roi Danse

 

Ca donne Quoi ? Il y a une poignée d’année, Richard Guérineau nous offrait une adaptation réjouissante du Charly 9 de Jean Teulé qui se distinguait autant par son fond que sa forme (si certains d’entre vous ont été tentés ici de citer Victor Hugo, je leur conseillerais d’aller lire une de ses œuvres, plutôt  que de perdre du temps sur internet, bref continuons).

 

Enchanté par les travaux de recherche effectué pour cet album et désireux de prolonger l’expérience, Guérineau a donc décidé de donner une « suite » à Charly 9 en évoquant son successeur, Henri III.

 

Alors autant être tout de suite clair, si ce généreux album ne manque pas d’humour, on sent tout de même qu’il n’y a pas le matériau de base de Teulé derrière. Guérineau garde une approche pleine d’esprit, mais on le sent avant tout désireux de coller à la réalité historique, que ce soit dans les faits comme dans le langage. Henry III se déroulant sur une période beaucoup plus longue que l’album précédent, les faits et protagonistes abondent, quitte parfois à perdre un peu le lecteur en route, mais, comme sur Charly 9, l’auteur a eu l’excellente idée de présenter certaines parties sous d’autres formes graphiques (mention spéciale au clin d’œil à Hagard Dunor et à l'anthologie de notre enfance: L'Histoire de France en BD).

 

Dancing Queen  /  Henriquet, L'Homme Reine  Vs.  Le Roi Danse

 

La partie graphique parlons en, c’est tout bonnement excellent, que ce soit dans les faciès caricaturesques à souhaits des personnages, certaines scènes de bataille silencieuses épiques (notamment une des finales toute de noir et de rouge) ou la reconstitution historique des lieux et costumes (partie que Guérineau aime beaucoup de son propre aveu), c’est à mon goût ce qui porte Henriquet, l’Homme Reine si pas au niveau de Charly 9, juste un peu en dessous.

 

 

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LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LE ROI DANSE

 

 

C'est de Qui ? Lully

 

 

La couv'

 

Dancing Queen  /  Henriquet, L'Homme Reine  Vs.  Le Roi Danse

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? C’est un euphémisme de dire que Gérard Corbiau, réalisateur du Roi Danse, connaît la –grande- musique, puisque c’était déjà la sujet principal trois de ses quatre précédents films.

 

Ici il la considère même, et c’est lui qui le dit n’est ce pas, comme l’un des principaux protagonistes du long métrage. Ainsi il écrit et tourne en fonction de ses choix d’illustrations musicales, cherchant constamment l’osmose parfaite entre les deux éléments.

 

Certes  la musique de Lully, violoniste et compositeur attitré de Louis XIV, source d’inspiration pour nombre de grands musiciens qui suivront, ne peut être qualifiée de contemporaine de l’époque de notre BD (pour la petite histoire c’est un  De Guise qui introduit Lully à Versailles, de la lignée de celui qu’Henry III fit assassiner), mais elle possède néanmoins tout le faste du baroque du XVI° siècle et, dans les extraits retenus pour la B.O du film de Corbiau, via les divers genres et ambiances représentés fait  un belle compagne à l’album de Guérineau.

 

 

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Une chronique de Fab

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 14:23

 

 

Un week-end placé sous le signe de la BD asiatique avec des nouveautés mais pas que, le tout, comme souvent, dans des genres très éloigné:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : PLINE

 


C'est de qui : Yamazaki & Miki

 

 

La Couv':

 

A Boire et à Manga  /  Pline  Vs.  Elektra

 

Déjà croisés sur B.O BD? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

A Boire et à Manga  /  Pline  Vs.  Elektra

 

Ca donne Quoi ? Après s’être fait connaître par la série Thermae Romae, Mari Yamazaki enfonce le clou de la Rome Antique avec cette évocation de Pline L’Ancien, un des grands esprits de son temps que l’on retrouve ici au pied du Vésuve, alors que le volcan est en éruption, à étudier, comme il l’a fait toute son existence, les phénomènes naturels.

 

Il y rencontre le personnage imaginaire qui sera le « fil conducteur » de la série, un jeune homme qui va devenir son scribe personnel et prendre des notes extensives sur toutes les réflexions et observations du maître, qui, à terme, composeront le sel des 37 volumes de l’Histoire Naturelle.

 

On assiste aussi dans ces deux premiers volets à ses relations complexes avec l’empereur Néron, à la triste réputation.

 

Les deux auteurs qui avaient déjà collaboré sur le dernier volet de Thermae Romae font preuve d’une belle alchimie sur ce titre. L’ultra réalisme des décors et la connaissance approfondie du sujet font le reste et si, époque oblige, pas mal des observations et affirmations du philosophe sont aujourd’hui dépassées, le témoignage historico-culturel sur un personnage finalement peu connu reste intéressant même si, personnellement je ne pense pas aller plus loin dans la série, j’ai fait le  tour du « genre » (le biopic historique en manga).

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ELEKTRA

 

 

C'est de Qui ? Mikis Theodorakis

 

 

La couv'

 

A Boire et à Manga  /  Pline  Vs.  Elektra

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Tourné au début des années 60 cette adaptation de la pièce éponyme d’Euripides, ce long métrage grec dépassa largement les limites de sa contrée d’origine puisque elle sera présentée à Cannes et concourra même aux Oscars.

 

On doit sa B.O à Mikis Theodorakis qui, quelques années plus tard, connaîtra une renommée internationale méritée avec celles de Zorba, Z ou encore Serpico. De formation classique et versé dans l’art de la composition et de l’arrangement de chansons, Theodorakis met tout son savoir faire au service de l’illustration musicale de cette tragédie : utilisation d’instruments folkloriques, percussions hypnotiques, mélodies simples mais efficaces…mais pas que, certaines thématiques sont clairement construites sur des structures inspirées du jazz voire du jazz rock !

 

L’ensemble est assez déconcertant parfois dans son fourmillement d’idées et son mélange d’influences mais sans être pour autant trop décousu et donne une belle couleur à ces deux premiers tomes de Pline.

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 10:09

 

 

 

Vu que c’est les vacances pour une bonne moitié de l’hexagone, consacrons une autre journée aux enfants, grands et petits.

 

 

 

Pour les plus jeunes :

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LES FABLES DE LA FONTAINE. MAITRE RENARD.

 

 

C'est de qui ? Waltch

 

 

La Couv':

 

Les Vacances en BD!

 

Déjà croisé chez nous? Non

 

 

C’est édité par : Bamboo

 

 

Une planche:

 

Les Vacances en BD!

 

Ca donne Quoi ? Bonne idée dans la série Ma Première BD, qui sont muettes rappelons le,  de proposer des adaptations de Fables de La Fontaine. Et quel animal plus emblématique que le goupil aurait pu mieux ouvrir le bal ?

 

Ce sont donc quatre des récits à morale que l’on retrouve ici, précédés du texte original et d’une présentation des Fables et de leur auteur intéressante (je ne savais pas par exemple que La Fontaine avait été obligé de renier ses écrits sur la fin de sa vie), que Waltch a quelque peu « modernisé » en habillant ses personnages de vêtements modernes.

 

Si la lecture accompagnée est toujours conseillée, du moins pour les plus jeunes (c’est comme ça que l’on procède chez B.O BD en tout cas) l’esprit est là et c’est une bonne introduction à une œuvre phare du patrimoine littéraire français pas toujours facile d’accès au vu du langage employé (et je sais de quoi je parle, pas plus tard que le mois dernier une explication du texte de la fable Le Lion et le Rat a été nécessaire à ma grande fille, pourtant lectrice chevronnée).

 

 

 

 

 

Pour les studieux:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : IL ETAIT UNE FOIS L’HOMME. LES VALLEES FERTILES ET L’EGYPTE.

 


C'est de qui : Barbaud, Gaudin et Studio Minte.

 

 

La Couv' :

 

Les Vacances en BD!

 

Déjà lu chez B.O BD? Oui sur le précédent.

 

 

C’est édité par qui? Soleil.

 

 

Une planche:

 

Les Vacances en BD!

 

Ca donne Quoi ? Second volet de l’adaptation/mise au goût du jour de la série - culte s’il en est – des années 80 Il était une fois l’Homme qui retraçait de façon simplifiée, claire et motivante l’Histoire de l’Humanité.

 

Nous voici donc au néolithique, en  Egypte, avec Pierre, Maestro, Le Gros et les autres. Ce chapitre évoque la naissance de l’agriculture et les efforts de l’Homme pour domestiquer la nature, notamment ses cours d’eau, essentiels à la vie, surtout dans ces régions.

 

Vulgarisation toujours aussi pertinente et ludique, la série pourrait s’imposer en BD comme, à l’époque, en dessin animé. Si je suis toujours aussi amateur des « reprises » des graphismes d’époque, assurés par Jean Barbaud, à l’origine du graphisme de l’original, je le suis un peu moins de ceux des parties dans le présent mais il faut reconnaître que les nouveaux lecteurs, ma fille la première, lisent les albums avec d’autant plus d’envie.

Vivement la suite !

 

 

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Deux chroniques de Fab

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:44

 

 

Autre temps, autre moeurs...autre guerre, non moins sanglante, non moins célèbre puisque elle est même passé dans le langage courant (voir plus bas!), seconde chronique de notre cycle thématique du week-end:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA NUIT DE L’EMPEREUR 2

 


C'est de qui : Ordas et Delaporte

 

 

Une Couv':

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

Déjà croisé sur le site? Oui sur le tome 1

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

Ca donne Quoi ? L’Empereur (pas la vieille édentée qui crèche sur l’Etoile Noire hein, on parle du petit caporal Corse là) est pour beaucoup une idole, voire, soyons fous, un fantasme. Pourtant son désir démesuré d’expansion dans les traces – toutes proportions gardées n’est-ce pas- d’un Alexandre le Grand par exemple, est tout de même, outre la marque d’un égo démesuré et d’une soif inextinguible de pouvoir,  surtout, ce qui causa sa perte.

 

La calamiteuse campagne de Russie (fait amusant : la Bérézina –rivière traversée en catastrophe par l’armée napoléonienne lors de la retraite russe- est d’ailleurs devenue une expression consacrée pour évoquer un fiasco sans précédent), début de la fin, est le cadre de ce diptyque dont le tome 2 confirme le bien qu’on avait pensé du début. 

 

Nous retrouvons notre escouade suicide ( !) aux prises avec les cosaques, qui, quitte à y laisser des plumes, décide d’y aller avec la manière forte. Si l’addition est lourde à payer, le contrat est rempli, le sosie de Napoléon est sauvé et le traitre capturé.De son côté l’Aigle fait face à l’ennemi Russe et, là aussi au prix de lourdes pertes, s’en sort avant de retrouver et remercier ses émissaires.

 

Scénar’ mouvementé et bien mené, dessin nerveux et original, bref, une petite variation historique des plus divertissantes.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE PRIDE AND THE PASSION

 

 

C'est de Qui ? G. Antheil

 

 

La couv'

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

 

Déjà croisé sur B.O BD?  Yep

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne quoi? Alors, disons le d’emblée, il faut zapper les deux premières pistes de cette galette pour ne pas être complètement décontenancé à la lecture de ce second volet de la Nuit de l’Empereur ou se demander si le rédac’ chef de B.O BD ne vous prend pas pour des guignols).

 

En effet, si la période historique correspond – les guerres Napoléoniennes- The Pride and The Passion se déroule en Espagne. Antheil, passionné de musique espagnole (ah ben ça tombait bien du coup !) se laisse donc aller, et on lui pardonnera sans peine, à insérer des éléments de folklore de ci de là dans sa partition, via des mélodies ou plus simplement l’utilisation de certains instruments.

 

Pour le reste ce sera du tout bon, du hollywoodien solide et relativement classique où les cordes sont dédiées aux grands sentiments et à la romance et où les cuivres et les percussions (là aussi souvent colorées hispanisantes) se chargent des parties plus épiques (et il y en a !).

 

Pour la petite histoire, c’est la seule B.O d’Antheil a avoir connu une sortie en disque, mais à l’ère d’internet, heureusement, on peut assez facilement redécouvrir pas mal des travaux de ce compositeur majeur.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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