5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 08:03

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LE HAVRE. DE LA PREHISTOIRE A LA REVOLUTION.

 

 

C'est de qui ? D. Delahaye & Divers.

 

 

La Couv':

 

Le Havre dans sa bulle  /  Le Havre de la Préhistoire à la Révolution  Vs.  Ermessenda

 

Déja croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Petit à Petit

 

 

Une planche:

 

Le Havre dans sa bulle  /  Le Havre de la Préhistoire à la Révolution  Vs.  Ermessenda

 

Ca donne Quoi ? Comme cela avait été le cas pour Rouen, dont le tome 2 vient également de paraître, les éditions Petit à Petit continuent leur intéressant travail patrimonial en proposant cette fois ci un vision de l’histoire du Havre en BD.

 

Alternant, sur le principe gagnant du précédent ouvrage, parties documentaires et récit court  BD, ce premier tome se déroule chronologiquement de la Préhistoire jusqu’à la Révolution.

 

Cette partie de la France n’étant absolument pas mon fief, j’ai fait de passionnantes découvertes ; outre une évidente tradition maritime, j’ai également appris que la ville a subi les invasions vikings ou les sanglantes guerres de religion du XVI° siècle.

 

Les pages documentaires, rédigées par la spécialiste Béatrice Merdrignac, sont claires, bien présentées et avec une iconographie riche qui fera pâlir n’importe quel manuel scolaire ; je suis moins fan des parties purement BD, au fil conducteur ténu et aux styles semi-réaliste un peu trop passe partout pour moi mais assez bien réalisé pour plaire à un large lectorat ce qui est évidemment  l’intérêt d’une telle collection.

 

Le Havre dans sa bulle  /  Le Havre de la Préhistoire à la Révolution  Vs.  Ermessenda

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? ERMESSENDA

 

 

C'est de Qui ? A. Bataller

 

 

La couv'

 

Le Havre dans sa bulle  /  Le Havre de la Préhistoire à la Révolution  Vs.  Ermessenda

 

Déjà entendu sur B.O BD? Pas sur.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? S’il a bien inclus des éléments qu’il définit comme « archaïques » (!!) le but d’Arnau Bataller pour la partition d’Ermessenda n’était pas d’essayer de reproduire une quelconque musique historique.

 

Le compositeur, en utilisant beaucoup les cordes étouffées et notamment le violoncelle, est resté assez sobre dans ses thématiques, il a préféré mettre l’accent sur l’aspect humain, romantique et romanesque du scénario de cette série TV en gardant une approche d’écriture actuelle.

 

Le résultat, si évidemment loin de ce que l’on aurait pu espérer pour un biopic se déroulant au IX° siècle, est néanmoins assez convaincant et emprunt d’une solennelle beauté pour faire un accompagnement soigné sans être trop omniprésent aux différentes périodes historiques évoquées dans le premier volet du Havre en BD.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 14:25

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ESCOBAR. EL PATRON

 


C'est de qui : Palumbo & Piccoli

 

 

La Couv':

 

Colombian Pastoral  /  Escobar. El Patron  Vs.  American Pastoral

 

Déjà croisé chez nous? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

Colombian Pastoral  /  Escobar. El Patron  Vs.  American Pastoral

 

Ca donne Quoi ? Je ne sais pas si c’est en vieillissant, ou du fait d’être père, voire à cause de l’état désastreux du monde aujourd’hui, mais j’ai de plus en plus de mal avec ces évocations de personnalités criminelles célèbres qui auraient tendance à faire passer leur sujet pour le « héros » de l’histoire, un « mec sympathique » et ce malgré les divers exactions qu’il ait commises.

 

C’est un peu sous ce jour que l’album du duo d’auteurs italiens Escobar El Patron, présente ce baron du crime organisé en Colombie, alors qu’il vient de faire un deal avec les autorités afin de ne pas avoir à faire à la justice américaine. Escobar et ses sbires se retrouvent dans une pseudo prison grand luxe d’où ils continuent à diriger leur empire et s’adonnent à divers loisirs et autres beuveries quand ce n’est pas carrément à de petites sorties.

 

Mais c’est sans compter sans l’acharnement de leurs nombreux ennemis, services secrets ricains en tête, qui vont bientôt parvenir à faire voler en éclat cette retraite dorée et obliger le mafieux à s’échapper. Bains de sangs et autres règlements de comptes ponctueront la traque qui se conclura par la mort d’Escobar.

 

Ce que réussit fort bien ce généreux one-shot –assez bavard mais au graphisme semi-réaliste très réussi- c’est de montrer la puissance et l’influence du Roi de la cocaïne, à défaut peut être de le présenter comme  le peu fréquentable personnage qu’il était réellement.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? AMERICAN PASTORAL

 

 

C'est de Qui ? A. Desplats

 

 

La couv'

 

Colombian Pastoral  /  Escobar. El Patron  Vs.  American Pastoral

 

La couv'

 

 

Déjà entendu chez nous ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Ewan McGregor se décide à passer derrière la caméra (tout en restant devant également) pour adapter ce roman de Phillip Roth où, dans les années 60, un couple d’américains voit leur fille devenir une activiste radicale.

Desplats, depuis sa percée Outre Atlantique, a aussi bien su mettre en musique du gros blockbuster calibré, de la romance tire-larmes guimauve ou encore des choses plus décalée indies.

 

On ne s’interrogeait donc pas sur sa capacité à écrire le score de ce drame socio-historique mais plus à y insuffler une originalité qui commence à faire défaut à sa discographie. Si on a bien des passages aussi bien écrits qu’intéressants, et une certaine volonté de ne pas toujours faire dans le mélodique facile, on regrettera une fois encore que le compositeur se soit glissé dans certains moules pour répondre au cahier des charges. Quand ce  n’est pas le spectre de James Horner qui plane sur un thème à la trompette,  c’est celui de Jerry Goldsmith sur des passages plus fournis.

 

Certes ce ne sont pas de mauvaises influences et Desplats utilise de ci de là ses recettes à lui (l’incursion de l’électronique, les basses vrombissantes) qui font de l’ensemble une B.O dominée par la tragédie et la mélancolie assez prenante à la lecture de cet Escobar.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 07:33

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : TERREUR

 

 

C'est de qui ? Follet & Duchateau

 

 

La Couv':

 

Terrifiante beauté  /  Terreur  Vs.  Isabelle duchesse du diable

 

Déja croisé sur le site? Oui pour Follet.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Lombard

 

 

Une planche:

 

Terrifiante beauté  /  Terreur  Vs.  Isabelle duchesse du diable

 

Ca donne Quoi ? En fait de Terreur, il s’agit ici de la période historique auquel on a affublé ce sobriquet en raison du climat qui régnait juste après la Révolution Française où les têtes roulaient pour un oui pour un non.

 

C’est dans ce  trouble background que la toute jeune Marie pas encore Tussaud tient déjà une exposition de statues de cire criantes de vérité qui ont un succès jusque dans les hautes sphères.

 

Ses fréquentations vont lui causer du tort puisqu’elle sera accusée d’avoir dérobé un diamant bleu, véritable fil conducteur de Terreur puisque l’on suivra la trace de notre héroïne et du joyau jusqu’en Angleterre où s’établira finalement Madame Tussaud et son Musée de Cire.

 

Si le scénario de Duchateau ne manque ni de sel ni de rebondissements, il est parfois un peu confus et ce sont clairement les dessins en couleur directes de Follet – l’un de mes idoles du 9° Art comme vous le savez peut être déjà – qui sont la vraie réussite de ce diptyque.

 

Délicieusement old-school, réalistes sans être figés, tout l’art du dessinateur - trop rare en BD- s’étale au long des péripéties des protagonistes de Terreur, son style proche des impressionnistes, est toujours aussi fort même si certains le trouveront clairement daté (ce qui fait, à mon goût, toute sa saveur).

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 


C'est quoi ? ISABELLE DUCHESSE DU DIABLE

 


C'est de qui ?

 

 

La Couv' :

 

Terrifiante beauté  /  Terreur  Vs.  Isabelle duchesse du diable

 

Déjà croisé chez B.O BD? Non.

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Moins connu que son frère Sergio, pour qui il a écrit une poignée de scénarios, Bruno Corbucci met en scène l’adaptation du premier fumetti érotique qui se déroule dans la France du début du XVII° siècle.

 

Son héroïne, qui donne son nom au titre du film, comme les plus perspicaces d’entre vous l’auront remarqué, est le pendant bad girl d’Angélique Marquise des Anges. Le film est donc bien plus olé-olé que celui avec Michèle Mercier, pleins de promesses frustrantes, sans pour autant être un navet de genre c’est même d’ailleurs clairement le meilleur long de son réalisateur. Romance, aventure et action sont au rendez-vous, quant à la musique, Sante Maria Romitelli, compositeur de seconde zone, fait plutôt dans le grandiloquent, s’inspirant sans vraiment d’originalité de certains de ses illustres contemporains.

 

Néanmoins tout n’est pas à jeter dans sa B.O, quelques passages baroques sont limites hors-genre, faisant presque penser à de la musique de film fantastique, et les incursions de sonorités tziganes (l’héroïne est élevée par des gens du voyages) sont de bon ton.

 

Tous ces éléments, en plus de faire un cocktail divertissant, font écho à pas mal de passages de la BD de Duchateau et Follet pour un effet des plus raccord !

 

 

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Une chronique de Fab

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 16:11

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : ALIX SENATOR. LE HURLEMENT DE CYBELE

 

 

C'est de qui ? Mangin, Demarez.

 

 

La Couv':

 

Avé Alix!  /  Alix Sénator. Le Hurlement de Cybèle.

 

Déja croisé sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman.

 

 

Une planche:

 

Avé Alix!  /  Alix Sénator. Le Hurlement de Cybèle.

 

Ca donne Quoi ? En fait d’Alix c’est plutôt de Kephren et Titus, ses rejetons, qu’il s’agit ici puisque notre héros ne vas pas intervenir avant une bonne trentaine de pages pour tenter de sauver la mise aux deux adolescents.

 

En effet Kephren s’est mis en tête de pénétrer dans le temple de Cybèle afin d’y découvrir sa (possible) grande destinée, rien que ça. Hélas pour le jeune homme, la perfidie et la duplicité des prêtres vont vite contrarier ses espoirs.

 

Valérie Mangin se révèle une fois de plus à la hauteur de sa tâche ardue –reprendre les personnages crées par Jacques Martin- et mêle adroitement fiction et réalité ; si, à mon goût, les deux jeunes héros sont moins charismatiques et porteurs que leur père, l’album n’en reste pas moins très distrayant et mené tambour battant.

 

Le trait quasi photo-réaliste de Démarez, s’il fait de véritables merveilles niveau reconstitution historique, est parfois un peu moins convainquant sur certaines expressions faciales, mais rien de choquant, loin de là !

 

En marge de la série mère, Alix Sénator est en train de faire son bonhomme de chemin, sans aucun doute.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE FURY OF ACHILLES

 

 

C'est de Qui   C. Savina

 

 

La couv' 

 

Avé Alix!  /  Alix Sénator. Le Hurlement de Cybèle.

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Le titre de ce péplum de 62 vous aura probablement mis sur la voie du sujet traité. Pour ceux qui auraient séché les cours, au choix, d’Histoire, de Grec ou de littérature, il s’agit bel et bien d’un épisode de la guerre de Troie telle que la raconta Homère dans son Illiade.

 

Mode des films en jupettes aidant, l’Italie produit à la chaine des séries B voire Z où des bellâtres aux corps huilés paradent et font admirablement (hum !) semblant de se mettre sur la gueule, avec force décors cheap derrière. Pour ce film ci on a même droit à une poignée de scènes récupérees d’une production antérieure, histoire de remplir un scénario qui autrement devait tenir sur un timbre poste.

 

Nonobstant les hypothétiques  qualités de Fury of Achilles, on appréciera sans retenue sa B.O où Carlos Savina, entre un drame et une comédie,  fait preuve d’une maestria pas si rare dans le genre qui a été hélas victime de sa surproduction et a quelque peu plombé les éventuelles (re)découvertes de musiques pourtant soignées.

 

Outre un thème aux accents héroïques repris de ci de là dans la B.O, notamment par des chœurs lyriques, l’italien alterne les mélodies romantiques aux envolées guerrières d’une efficacité qui feraient pâlir de honte n’importe lequel des clones du studio Remote Control.

 

L’influence de Rozsa est parfois assez flagrante, pour le meilleur, puisque débarrassé des fixettes folkloriques du maître.

 

Peut être que cette B.O aurait été plus attendue sur un des albums de la série Alix classique mais il est évident qu’elle apporte à la version Mangin-Démarez un coté épique et old-school bienvenu.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 17:40

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : REBELS

 


C'est de qui :  Wood, Mutti & d’autres

 

 

La Couv':

 

Rebel, Rebel...Young Americans!  /  Rebels  Vs.  Rogue

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C'est édité chez qui?  Urban Comics

 

 

Une planche:

Rebel, Rebel...Young Americans!  /  Rebels  Vs.  Rogue

 

Ca donne Quoi ? Mon rapport avec l’œuvre de Brian Wood est assez tranché : soit j’adhère à ce qu’il fait quasiment sans retenues (Northlanders, son run de Conan avec Becky Cloonan) soit je fais limite un rejet (DMZ, New York Four, …), cela étant on est obligé de lui reconnaître une épatante faculté à s’emparer de sujets aussi éloignés que possible et à les traiter avec métier.

 

C’est clairement le cas de Rebels, sa dernière série en date à paraître en VF, dans un omnibus où Urban collecte les 10 « single issues » parues aux States, qui donne une vision plus humaines et clairement plus humaniste de la Guerre d’Indépendance américaine.

 

Rebels évoque les prémices de cet affrontement fondateur des Etats Unis tels que nous les connaissons aujourd’hui et de ses conséquences sur les hommes femmes du commun. On y suit un homme idéaliste, forestier de son étât qui n’hésitera pas à quitter femme (et, sans le savoir, enfant !) pour participer à la lutte contre l’oppresseur anglais, lutte qui se répandra comme une trainée de poudre aux travers de toutes les colonies de la jeune Amérique.

 

Alternant scènes de batailles sauvages et parties plus intimistes Wood ne ménage pourtant pas son lecteur, mais a la bonne idée de changer de protagonistes en cours de récit (comme dans Northlanders) et nous donne à partager le point de vue des femmes restées au foyer ou, au contraire, ayant participé à la lutte (bel épisode d’ailleurs) ainsi que celui des natifs.

 

Si le scénario tient plus ou moins le lecteur intéressé, la partie graphique pêche un peu plus. Souvent assez inégale et chargée elle est de plus assurée par différents artistes sans pour autant qu’une réelle unité ou une amélioration se fasse sentir, dommage.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ASSASSIN CREED. ROGUE

 

 

C'est de Qui ? Elitsa Alexandrova

 

 

La couv' 

 

Rebel, Rebel...Young Americans!  /  Rebels  Vs.  Rogue

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Sorte de spin-off de l’épisode précédent de la franchise, Black Flag, qui avait la particularité de se passer sur l’eau, ce Rogue se déroule durant la Guerre de Sept Ans à New-York et l’on pouvait donc s’attendre à une concordance quelle qu’elle soit, avec notre comics du jour.

 

Las, à part à quelques trop rares moments, la bulgare Elitsa Alexandrova, compositrice en résidence chez Ubisoft, s’est plutôt contentée (peut être sur directives express remarquez) de reprendre les recettes utilisées par son prédécesseur, Brian Tyler (qui a fait bien du chemin depuis puisqu’il s’est vu confier une paire de blockbusters Marvel) à savoir action et suspense à tous les étages, sur des progressions d’accords assez basiques et aux arrangements téléphonés.

 

C’est d’autant plus dommage qu’outre le background qui permettait d’utiliser des influences folkloriques, la musicienne s’est essayée à coté à la musique traditionnelle Hélène (pas celle des Garçons n’est ce pas !) et ne doit pas être réfractaire à l’expérimentation.

 

Reste une musique certes un brin calibrée mais dont les grondements de cordes et de cuivres associés aux rythmiques maousse sont de bon ton avec Rebels et ces nombreuses scènes de batailles.

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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