13 février 2022 7 13 /02 /février /2022 20:23

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? DRUUNA. AU COMMENCEMENT.

 

 

C'est de qui ? Schreiner & Eon

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Vous n’allez peut être pas me croire mais j’ai découvert Serpieri dans ma prime jeunesse avec enthousiasme via ses récits dans l’Histoire du Far West des éditions Larousse, je n’ai eu vent de Druuna, son œuvre probablement la plus connue, que bien plus tard et, n’étant pas du tout fan de SF à l’époque ne m’y suis pas intéressé... pour y revenir à intervalles irréguliers quelques années plus tard.

 

 

Aujourd’hui un duo d’auteurs adoubé par le maître italien -presque 80 ans au compteur et qui gère, à son rythme, la série principale - nous propose un « prequel » de Druuna avec ce premier tome intitulé Au Commencement.

Coté histoire nous avons droits à des bribes des évènements qui ont mené la Terre à l’état post apocalyptique dans lequel se déroule les aventures de la plantureuse héroïne. Cette dernière et son petit copain tentent de fuir une cité tenue par une milice dont les soldats vont traquer le couple.

 

 

La première chose qui saute aux yeux c’est la proximité parfois confondante des styles graphiques. En effet Eon, pseudo de l’artiste à l’œuvre ici, singe Serpieri avec une application quasi scolaire et on s’y casse le nez sur certaines cases.

 

Les amateurs du genre (SF) seront en terrain connu, avec des éléments classiques mais bien arrangés (catastrophe, élément humain déclencheur,…), les autres se consoleront avec pas mal de scènes explicites où la pauvre Druuna se retrouve bien souvent malgré elle à exhiber ses formes affolantes, la plupart du temps victime de la concupiscence de mâles en manque et en chaleur.

 

Une fois encore un album « de cul » avec un scénario (plus ou moins) développé sur un rythme soutenu et à la partie graphique très réussie.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ALIEN LOCKDOWN

 

 

C'est de qui ? J. Dickson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si sa carrière en marge du cinéma est aussi diverse que riche, on ne peut pas en dire autant de la filmo de Dickson qui, à une ou deux exceptions près, s’est cantonné à mettre en musique des séries B voire Z d’horreur ou de SF.

 

Ce sous Alien fauché où les scènes de pénombre pullulent pour tenter de cacher la pauvreté des effets spéciaux  en est un exemple frappant.  Dickson y livre une partition qui lorgne éhontément vers le travail d’un Goldsmith mais avec une économie de moyens drastiques qui s’entend évidemment dans le rendu.

 

Rien de super original sur le créneau mais du travail d’artisan honnête bien plus abouti que le film pour lequel ça a été écrit et un panaché d’ambiances pleines de tension qui collent à cette nouvelle aventure de Druuna comme le string dont elle est si souvent dépouillée !

 

 

 

 

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10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 19:40

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? IMMONDE!

 

 

C'est de qui ? E. Holleville

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisée sur le site? Non.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un bled français que l’exploitation d’un minérai aussi prodigieux que dangereux fait (sur)vivre, Nour, une jeune fille, vient s’installer pour suivre son père et son frère. Elle y fait la rencontre de deux jeunes marginaux comme elle. Ensemble ils vont s’intéresser aux étranges évènements qui entourent l’usine d’extraction : disparition, mutations, etc… sans savoir qu’une horreur cosmique les attend.

 

Si le bandeau nous présente Elizabeth Holleville comme le Charles Burns français, je vois plutôt une filiation vers un Debeurme pour le coté étrange et malaisant et un Vivès (voire un Timothée Le Boucher qui se fend d’une petite BD en fin d’album) pour les analyses des relations entre ados un brin borderline.

 

 

L’album est un vrai page-turner comme on dit de l’autre coté de l’Atlantique (ou dans les cafés littéraires huppés), réussite dans le mélange de genres pourtant éloignés, avec des thématiques aussi inattendues que bien traitées sur un récit à mi chemin entre Lovecraft et …les frères Dardenne !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE BOX

 

 

C'est de qui ? Arcade Fire

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une fois.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? A l’instar d’un Jonny Greenwood de Radiohead, les membres d’Arcade Fire, ont su, en marge de leur pop-rock british, composer la bande son de  ce thriller d’époque pas forcément réussi mais pas inintéressant non plus, loin s’en faut. (notez cependant que je ne compare pas les deux groupes, Arcade Fire étant à Radiohead ce que Hans Zimmer est à Goldsmith: une pâle resucée sans inspiration notoire).

 

Ainsi sur cet étrange long métrage à l’atmosphère oppressante et étrange, Palett et sa clique s’amusent à citer rien moins que le Bernard Herrmann période Hitchcock avec, entre autre, une utilisation des cordes classique mais bien mise au goût du jour, appuyée par une post-prod léchée qui conforte  les ambiances glauque et tendue du film.

 

 

 

 

 

 

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31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 14:41

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? WALDOR. LA CHUTE D’HELEGARD.

 

 

C'est de qui ? D. De Thuin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui, sur le précédent tome entre autre.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? A peine remis de leurs aventures avec le dragon en pièces détachées voilà que Waldor et Bromir découvrent de gigantesques grenouilles errant dans le bois, ce sont les montures d’une armée de batraciens qui s’est alliée avec le revanchard duc Avengine afin de prendre la cité de Bagnum.

 

Ni une ni deux nos courageux héros (à défauts d’être tous très fins !) vont aller prévenir le roi…mais ce dernier ne semble pas particulièrement préoccupé jusqu’à ce que l’ennemi soit aux pieds des remparts.

 

Second tome de cette série médiévale animalière loufoque que j’a trouvé un peu en deçà du précédent, le scénario se résumant en deux lignes assez classique qu'auraient enrichies quelques rebondissements ou sous intrigues.

Le casting est lui plutôt réussi avec des personnages qui se complètent sans pour autant qu’aucun ne se démarque vraiment comme héros (celui qui donne son titre à la série est d’ailleurs assez en retrait dans cette aventure).

 

Présenté dans la collection Tcho’ je présume que la cible est probablement plus jeune que moi ce qui expliquerait mon sentiment de « Donjon light » à la lecture de Waldor.

Reste une partie graphique détaillée et colorée plutôt fun.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : ATOR L’AQUILA BATTANTE

 

 

C'est de qui ? C. Cordio

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Au tout début des années 80 la vision de Milius et Stone de Conan sur grand écran -si elle prend des libertés avec le matériau de base- instaure d’emblée le canon de ce que sera la fantasy au cinéma.

 

Dans la foulée, durant une bonne décennie (voire plus) une foultitude d’ersatz verront le jour sans égaler leur modèle (il faudra attendre le Seigneur des Anneaux version Jackson pour avoir une autre pierre angulaire, et encore dans un registre différent).

 

Ce Ator ne déroge pas à la règle, s’inscrivant même dans ce qui s’es fait de plus risible (le réal lâchera d’ailleurs plus tard le cinéma traditionnel pour se lancer dans une fructueuse carrière dans le film X !)

 

Seule sa B.O reste encore à peu près viable, qui s’inspire elle aussi beaucoup de celle de Conan le Barbare mais avec plus de réussite que les images. Alors certes l’orchestre est moins grandiose (et moins grand tout court aussi !), l’inspiration est moins flamboyante, les cuivres sont plus pompiers et les percussions moins subtiles, mais l’ensemble sait rester entrainant voire épique et apporte un amusant décalage à ce second volet de Waldor.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 18:04
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? CONAN LE CIMMERIEN. XUTHAL LA CREPUSCULAIRE.

 

 

C'est de qui ? Bec & Subic

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste mais pas le dessinateur.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Conan et Natala, une jeune femme que le Cimmérien a racheté sur un marché aux esclaves, sont perdus dans le désert, à deux doigts d’une mort certaine, quand apparaît sous leurs yeux une cité aussi improbable que mystérieuse.

 

Poussés par la soif et la faim ils pénètrent dans l’inquiétante construction mais vont rapidement regretter leur audace quand ils vont croiser ses habitants, humains ni morts ni vivants, complètement sous influence qui se révèlent soit amorphes soit hostiles.

Ils vont également rencontrer Thalis une superbe femme, reine des lieux, lascive et dangereuse et, last but not least, devoir affronter Thog une horrible créature géante qui hante les tréfonds de la cité  se nourrissant de ses habitants et à qui Thalis va livrer Natala.

 

Mais Thog n’a jamais rencontré d’adversaire comme Conan (et inversement me direz-vous) !

 

 

Une fois n’est pas coutume je conseillerais de lire les notes de Patrice Louinet avant cette adaptation d’une nouvelle mineure, pour ne pas dire alimentaire, de Howard. En effet, ayant compris que la nouvelle version de Weird Tales marchait sur l’érotisme de ses textes et de ses illustrations de couverture, le père de Conan creuse le filon et entoure ce dernier de deux protagonistes féminins aussi accortes que peu farouches et dont les atouts sont constamment mis en avant.

 

Ca donne l’occasion à Subic d’en faire beaucoup coté fan service quitte à être parfois limite coté faux raccord vestimentaires pour le plus grand plaisir des amateurs de fortes poitrines dénudées et autres sévices SM.

 

De son coté Conan se contente d’opérer un véritable génocide voire presque un déicide pour sortir sa copine du moment de ce traquenard glauque.

 

Bec est assez bavard  et je ne suis pas forcément très fan du style graphique du dessinateur Serbe. Jusqu’ici j’avais trouvé que la collection n’avait aucune anicroche, ce tome me ferait presque réviser mon jugement.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE CURSE OF LA LLORNA

 

 

C'est de qui ? J. Bishara

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Féru de films d’horreur avec des références dans le genre qui vont du classique Cabinet du Docteur Caligari aux longs de Carpenter, Bishara, après quelques passages dans divers groupes de métal, se spécialise dans la B.O de films d’épouvante.

 

Si jusqu’ici on attend encore qu’il soit impliqué dans un projet qui dépasse le stade de la série B, même friquée, il faut reconnaître que le compositeur propose souvent des partitions qui sortent des sentiers battus que ce soit par l’usage de dissonances et autres bruitages inattendus au milieu des habituels gimmicks du genre.

 

 C’est le cas d’ailleurs sur ce film parlant d’une créature coincée entre le monde des morts et des vivants (ou quelque chose dans le style, il y a bien longtemps que je n’approche plus- même de loin- les films d’épouvante réalisés ces deux dernières décennies tant les ersatz sont nombreux) où Bishara pioche dans ses multiples influences pour livrer une B.O clairement flippante bien qu’un peu épuisante sur la longueur mais avec assez de tensions et de morceaux de bravoure horrifique pour aller comme un gant à cette adaptation erotico-épouvante de Howard.

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 17:49

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? EDGAR P. JACOBS. LE REVEUR D’APOCALYPSE.

 

 

C'est de qui ? Rivière et Wurm

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Le dessinateur oui, il y a fort longtemps.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Je dois avouer qu’en ouvrant à cette belle bio du papa de Blake et Mortimer, que je m’attendais à un récit plus « romancé », avec une partie aventureuse inspirée par exemple des albums de Jacobs ; ce n’est pas le cas, les auteurs ont écrit ici une lettre d’amour filiale passionnée à un monument de la BD franco-Belge qu’ils admirent et cela transpire à chaque page.

 

Entre les clins d’oeils à Blake et Mortimer donc mais aussi à d’autres œuvres fondatrices (on croise par exemple Quick et Flupke au détour d’une case), on assiste à l’évolution de Jacobs au sein de ses pairs, en parallèle de sa vie amoureuse. Ses aspirations de chanteur d’opéra douchées, sa reconversion quelque peu forcée à la bande dessinée, ses participations aux journaux mythiques que seront Spirou et Tintin…

 

 

Quelques grands noms du medium sont bien entendu présents : Hergé, Franquin, Martin…et le tout est présenté de façon chronologique. Le scénario reste un peu évasif à mon goût quant à la période de l’occupation et les activités des auteurs, notamment celle de Van Melkebeke, personnage important dans la carrière de Jacobs comme d’Hergé.

 

 

Le dessin est dans la droite lignée de celui de Jacobs, une ligne claire très soignée qui fourmille de détails (on sent un gros travail de recherche derrière) et finit de faire de ce Rêveur un must pour les amateurs de Jacobs comme ceux de cette période du 9° Art.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :VIVEMENT DIMANCHE !

 

 

C'est de qui ? G. Delerue

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui souvent même.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Dernier film de Truffaut, Vivement Dimanche est une fine parodie des films noirs d’époque, du choix du noir et blanc, en passant par les dialogues, l’affiche et, bien évidemment, la partition de Georges Delerue.

 

Ce dernier, qui collabore ici pour la dixième fois avec le réalisateur phare de la Nouvelle Vague, a tâté aussi bien de la comédie que du polar, et chaque fois avec succès.

 

 

Vivement dimanche ! sonne comme une récréation pour le compositeur qui, avec déjà 3 décennies de B.O derrière lui, connaît par cœur les ficelles du métier.

Il tire allégrement sur celles-ci, dans une ambiance comme dans l’autre, son suspense, bien que souvent tendu (dans une utilisation de cordes qui n’est pas parfois sans rappeler Bernard Herrmann) est quasiment toujours contrebalancé par des pistes beaucoup plus légères, pleines d’allant qui oscillent entre humour bon enfant et mélo maîtrisé.

 

Un charme désuet mais indémodable, un peu à l’image de cette ligne claire évoquée dans l’hommage de Rivière et Wurm.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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