11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 14:46

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  AKIRA TOME 6

 

 

C'est de qui ? Otomo

 

 

La Couv':

 

Akirapocalypse !  /  Akira tome 6  Vs.  Doomsday

 

Déjà lu chez nous? Oui, le mois dernier encore.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

 

Une planche:

 

Akirapocalypse !  /  Akira tome 6  Vs.  Doomsday

 

Ca donne Quoi ? L’apocalyptique conclusion du manga d’Otomo dans une VF qui lui fait honneur !

L’armée américaine débarque à Néo Tokyo, les factions en présence sont à couteaux tirés, Tetsuo perd peu à peu le contrôle de ses transformations alors que son pouvoir augment démesurément, la coalition de Kei et Miyako pour tenter d’endiguer le drame massif semble mal en point , et quid de Akira, potentiellement le plus dangereux des cobayes du projet secret ?

 

Ce sixième et ultime volet, proposé dans une édition soignée, supervisée par l’auteur en personne, est une suite de combats épiques, de destruction massive et autres moments de gloire et d’apothéose visuelle et scénaristique, avec un final ouvert et plutôt optimiste en prime.

 

A la lecture de l’ensemble, on comprend aisément l’engouement et le succès d’Akira au fil des décennies. Sous ses aspects de récit post-apocalyptique parfois bourrin, l’œuvre d’Otomo possède une véritable réflexion sur le danger de l’armement nucléaire et la folie des hommes avides de pouvoir.

 

Alors que son créateur vient d’annoncer une nouvelle adaptation en anime de la série, sa (re)lecture prouve que c’est une œuvre majeure du 9° Art et qu’elle n’a pas pris une ride.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DOOMSDAY

 

 

C'est de qui ? Tyler Bates

 

 

La Couv':

 

Akirapocalypse !  /  Akira tome 6  Vs.  Doomsday

 

Déjà entendu chez B.O BD? oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quand on pas de dollars on –essaye- d’avoir des idées.

Après produire un mélange hasardeux entre Escape frome New York et Mad Max peut s’avérer casse-gueule ; ce qu’apprendront à leur dépend les responsables de ce Doomsday qui n’a heureusement pas l’ambition de rivaliser avec ses grandes sœurs  (mais n’a pas trop à rougir de la comparaison cela dit).

 

Pour la musique c’est au toujours très délicat Tyler Bates qu’on a fait appel. Neil Marshall, le réalisateur, souhaitait en effet faire un clin d’œil aux classiques du genre des années 80 avec une partie électronique affirmée, mais également de la grosse machine symphonico-métallique pour les scènes d’action.

 

Et bien on peut dire qu’il a été servi avec la partition de Bates qui ne fait pas dans la dentelle, dans la lignée de ce que le compositeur propose en général (oui, pour ceux qui n’auraient pas saisi le « délicat » c’était du second degré).

Disons que Bates, comme souvent, se rapproche plus d’un Hans Zimmer que d’un Brian May (le compositeur austraien de Mad Max, pas le guitariste de Queen) et que coté années 80 on repassera (ou pas d’ailleurs, est ce bien nécessaire ?).

 

Reste un score rentre dedans qui fait largement le job (à défaut de faire dans l’originalité) sur cette conclusion d’Akira et sa déferlante pyrotechnique.

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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bobd - dans manga Glénat Otomo Bates SF
8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 09:56

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES SANSON ET L'AMATEUR DE SOUFFRANCE 2.

 

 

C'est de qui ? Mallet & Beuzelin

 

 

La Couv':

 

Bourreau à travers les âges  /  Les Sanson tome 2  Vs.  The Man who turned to stone

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le précédent.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat.

 

 

Une planche:

 

Bourreau à travers les âges  /  Les Sanson tome 2  Vs.  The Man who turned to stone

 

Ca donne Quoi ? On retrouve notre lignée de bourreaux au XVIII° siècle, période riche en événements historiques puisque c'est celle qui va voir la chute de la royauté en France, en grande partie due à l'ennemi juré des Sanson, le terrible Amateur de souffrances.

 

Mais Jean Baptiste, l'actuel bourreau, après un problème de santé, reste handicapé de la jambe et décide, alors que son jeune fils reprend la charge contraint et forcé, de s'opposer à l'Amateur.

Il fédère les autres familles de bourreaux et, si leur tentative échoue au dernier moment, il n'en reste pas moins qu'ils savent maintenant que leur condition n'est pas une fatalité.

 

Jusqu'à ce qu'ils découvrent que l'Amateur n'est pas seul et fait même partie d'une confrérie !

 

Avec ce second volet encore chargé en suspense et en scènes chocs, avec l'évocation d'une époque charnière fort bien évoquée et exploitée, le duo d'auteurs derrière les Sanson confirme tout le bien que l'on avait pensé du précédent tome, que ce soit au scénar comme au dessin.

 

Suite et fin à la rentrée !

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE MAN WHO TURNED TO STONE

 

 

C'est de qui ? R. Di Maggio & G. Duning

 

 

La Couv':

 

Bourreau à travers les âges  /  Les Sanson tome 2  Vs.  The Man who turned to stone

 

Déjà entendus chez B.O BD? Oui pour Duning.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Sur ce petit film de science fiction de 1957 le rôle de George Duning est assez obscur.

Le compositeur a pondu pas moins de 7 scores cette année là dont celui de 3h10 pour Yuma et s'est fait un nom à Hollywood depuis une paire d'année et le From Here to Eternity de Zinnemann.

 

Gageons qu'il est responsable du thème principal et que Ross Di Maggio, faiseur moins doué mais plus versé dans la série Z, s'est chargé du reste de la partition.

 

Celle ci fait dans le suspense appuyé assez classique mais s'apparente souvent plus à une B.O de thriller que de fantastique sans pour autant que ce soit gênant à la lecture de ce second tome des Sanson, en effet la tension est quasi constante dans un médium comme dans l'autre.

 

Notons que si son titre ne le laisse pas supposer, et sa réalisation laisse à désirer, The Man who turned to stone est un peu l'archétype du film de femmes en prison qui deviendra un vrai filon d'exploitation deux décennies plus tard.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 07:44

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CONAN LE CIMMERIEN. CHIMERES DANS LA CLARTE LUNAIRE.

 

 

C'est de qui ? V. Augustin

 

 

La Couv':

 

Sâches Ô Prince... / Conan Le Cimmérien. Chimères de fer dans la clarté lunaire.

 

Déjà lue chez nous? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

Sâches Ô Prince... / Conan Le Cimmérien. Chimères de fer dans la clarté lunaire.

 

Ca donne Quoi ? Défait par l'armée d'Hyrkanie, Conan est le seul survivant de sa bande de mercenaires mais l'occasion lui est donnée de se venger quand il tombe sur le roi qui dirigeait les troupes ennemies.

Notre barbare fait d'une pierre deux coups puisqu'en trucidant le souverain il sauve une jeune femme qu'il va prendre sous son aile. Les voilà en fuite sur la Mer de Vilayet, ils accostent bientôt sur une île où se tapit un ennemi aussi énigmatique qu'invisible. Réfugiés dans un temple en ruines, nos deux héros vont réaliser qu'il abrite un mal antédiluvien dont ils n'échappent que pour tomber sur un équipage de pirates.

 

Vous l'aurez compris, cette aventure de Conan est une suite de situations périlleuses pour notre barbare qui ne cesse de tomber de Charybde en Scilla, accompagné d'un personnage féminin moins « faire valoir » qu'à l'accoutumée puisque c'est même elle qui sauvera la mise au cimmérien à un moment.

 

Sâches Ô Prince... / Conan Le Cimmérien. Chimères de fer dans la clarté lunaire.

 

Si, je dois l'avouer, à l'annonce de la collection d’adaptations chez Glénat j'étais un peu frileux, au fur et à mesure des parutions mes craintes se sont bien dissipées.

 

L 'album de Virginie Augustin se place dans le trio de tête des réussites que sont La Fille du Géant de Gel et La Reine de la Côte Noire.

Augustin avec ses décors à couper le souffle, son découpage dynamique et ses personnages racés, se place dans la droite lignée des illustres prédécesseurs qui se sont frottés au héros d'Howard, de Buscema à Nord, capturant la sauvagerie du texte d'origine et en rendant avec talent l'ambiance de fantasy et d'aventure.

 

Allez si je devais émettre une toute petite réserve sur l'album ce serait peut être certaines variations du visage de Conan qui le rendent parfois assez différent d'une case à l'autre ; détail qui n'a pas pour autant entamé le plaisir de la redécouverte de cette histoire !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : VIKING WOMEN AND THE SERPENT

 

 

C'est de qui ? A. Glasser

 

 

La Couv':

 

Sâches Ô Prince... / Conan Le Cimmérien. Chimères de fer dans la clarté lunaire.

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Roger Corman, derrière sa réputation de réalisateur/producteur de séries B fauchées à la chaîne, avait néanmoins un véritable amour du 7° Art (il distribuera par exemple certains films de la Nouvelle Vague ou du cinéma expressionniste italien) et un savoir faire évident quand on voit ce qu'il était capable de faire avec fort peu de moyens et en un temps record.

 

S'il a peu ou prou touché à tous les genres le fantastique reste son domaine de prédilection et la fantasy est un de ceux dans lequel il a le moins oeuvré.

On constatera, à la vision de ce Viking Women, que ce n'est pas plus mal et on comprendra qu'il n'est pas voulu renouveler l'expérience.

 

En effet malgré un pitch intéressant et des croquis préparatoires ambitieux, le résultat sera assez catastrophique, en passant du jeu d'acteur quasi amateur aux décors extérieurs cheap au possible, il ne reste quasiment rien à sauver de ce long métrage (heureusement assez court en réalité) si ce n'est la musique de Glasser, qui remplace ici Ronald Stein compositeur attitré de Corman.

 

Glasser qui a derrière lui une solide carrière dans la fantasy et l'horreur bis se démène comme il peut pour sauver le film du ridicule complet avec des thèmes inventifs et épiques qui alternent avec des passages bien plus sombres aux cuivres grondants, le totu bien rendus par un orchestre réduit.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 08:04

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MICKEY ALL STARS

 

 

C'est de qui ? Divers

 

 

La Couv':

 

Jeunesse animalière  /  Mickey All Stars  &  Buck Chien Perdu

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour pas mal d'entre eux.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat.

 

 

Une planche:

 

Jeunesse animalière  /  Mickey All Stars  &  Buck Chien Perdu

 

Ca donne Quoi ? Le nouvel opus dans la collection Disney de chez Glénat est un album choral sur lequel 50 auteurs se sont vus proposé d'imaginer une histoire en une page avec la seule contrainte que Mickey entre par une porte dans la première case et ressorte par une porte dans la dernière.

 

Exercice de style amusant qui donne lieu à de jolies trouvailles avec des gags réussis, d'autres plus anecdotiques, des jeux sur la narration et la mise en page (Kermaidas et Flix par exemple)qui ne sont pas sans faire penser au Imbattable de Jousselin, ou encore des clins d'oeils à d'autres personnages.

Jeunesse animalière  /  Mickey All Stars  &  Buck Chien Perdu

 

Dans le panel d'artistes ont constate que nos compatriotes oeuvrent dans des styles graphiques souvent décalés (Bouzard, Alfred, Brüno,...) tandis que les auteurs transalpins font dans le plus classique avec de fort belles planches, comme celle de Federico « Love » Bertolucci (accompagné au scénario de son inséparable pote Fredéric Brrémeaud).

 

Un album hommage qui ravira les fans de la souris la plus célèbre de la bande dessinée qui vient de souffler ses 90 bougies excusez du peu !

 

 

 

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LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BUCK LE CHIEN PERDU

 

 

C'est de qui ? A. Demont

 

 

La Couv':

 

Jeunesse animalière  /  Mickey All Stars  &  Buck Chien Perdu

 

Déjà lu chez B.O BD? Oui sur le précédent.

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil.

 

 

Une planche:

 

Jeunesse animalière  /  Mickey All Stars  &  Buck Chien Perdu

 

Ca donne Quoi ? Revoilà l'étrange créature mi-chien mi-niche, Buck, qui, comme une tortue ou un escargot porte sa maison sur son dos et semble avoir peur d'en sortir.

Et pourtant il vaincra, un temps du moins, cette crainte, dans sa quête de moutons perdus.

 

N'ayant pas lu en amont le résumé de ce nouvel opus de Buck, album totalement muet , dans un format à l'italienne original (mais qui, plus grand, aurait permis de mieux apprécier les superbes peintures d'Adrien Demont), j'ai cru que notre atypique héros partait sur les traces de son père, chien de berger, et, au terme d'aventures fantastiques en parties rêvées (la chouette géante, les autres « animaux-maisons », les nuages en forme de moutons,,,,) reprenait sa paisible existence.

 

Il s'avère que ce n'était pas exactement ce qui se passe dans l'album mais peu importe, les errances de Buck, superbement mises en images par un artiste doué qui travaille « à l'ancienne », sont propices aux interprétations poétiques et mes enfants et moi y avons été particulièrement sensibles !

 

 

 

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Deux Chroniques de Fab

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 08:35

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  L’AGENT. 1 INITIATION.

 

 

C'est de qui ? Gabella & Dagnino

 

 

La Couv':

 

Une Agent très spéciale  /  L'Agent  Vs.  Being Human

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

 

Une planche:

 

 

Une Agent très spéciale  /  L'Agent  Vs.  Being Human

 

Ca donne Quoi ? Rhym, agent des stups, a des « visions » qui lui permettent de résoudre des affaires. Quand une opération tourne mal, impliquant plusieurs dizaines de personnes dans un cas d’amnésie collective surnaturelle, notre héroïne est contactée par un autre mystérieux agent, qui lui laisse entendre que le paranormal fait bel et bien partie de notre monde et qu’elle a un don qu’il va lui falloir exploiter.

Les voilà sur les traces d’une drogue particulièrement puissante.

 

Mathieu Gabella, décidément à l’aise dans de nombreux genres, de la biographie historique à la relecture médiévale de super héros, livre ici un récit nerveux à la croisée des chemins entre le BPRD de Mignola et la série TV Supernatural.

 

De série TV cet Agent a beaucoup d’éléments d’ailleurs, le scénariste explique être grand fan du Bureau des Légendes (dont l’univers n’est pas si éloigné que ça de celui de l’album d’ailleurs), et situe son action en France. Si j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire au départ, on accroche en fait assez rapidement à une intrigue qui mêle astucieusement fantastique, action et suspense.

 

Le trait réaliste du dessinateur espagnol Fernando Dagnino, habitué du super héros de l’autre côté de l’Atlantique remplit bien le job même si le style n’est pas ma tasse de thé.

Ce premier tome auto-conclusif présente les personnages principaux et les factions en présence, en laissant assez de pistes ouvertes et de zones d’ombre pour avoir envie de découvrir la suite.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : BEING HUMAN

 

 

C'est de qui ? R. Wells

 

 

La Couv':

 

Une Agent très spéciale  /  L'Agent  Vs.  Being Human

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le grand public boude parfois des séries britanniques pourtant très réussies du fait d’un manque de moyens comparées à leurs cousines américaines.

Il n’est pas rare d’ailleurs de voir des adaptation « U.S » de ces séries (aux qualités évidentes) avec des aspects plus prompts à attirer l’audimat, ce qui est le cas de la série qui nous intéresse aujourd’hui.

 

C’est pourtant bien le score de la version d’origine qu’il est question comme accompagnement de l’Agent.

 

Richard Wells, qui dans le cinéma et les séries TV, a essentiellement œuvré dans le fantastique, fait preuve d'une sensibilité intéressante en alternant pistes mélancoliques d'illustration musicale et des morceaux d'épouvante pure sur des modes qui provoquent le trouble chez l'auditeur.

L'ensemble fait preuve d'une belle unité et d'une richesse manifeste dans la variété des ambiances.

Si toutes ne s'accordent pas avec notre BD du jour, il y a tout de même de quoi faire largement l'affaire.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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