22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 10:48

LA BD:




 

C'est quoi ? JIM BRIDGER


 

C'est de qui ? P.Place, Regnault & Ameur


 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat.

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Regnault.


 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Loin des légendes des Buffalo Bill et autres Kit Carson relayées par des écrivailons de l’époque en quête de sensationnalisme, la vie de Jim Bridger est intimement liée à la conquête de l’Ouest par l’homme blanc, dans tout ce qu’elle a de sauvage, de beau, et, évidement, de reprochable.


 

Sous la plume de Pierre Place qui s’est visiblement imprégné du sujet, et sous la supervision du spécialiste Farid Ameur (consultant sur la collection), nous suivons le destin hors du commun de ce trappeur qui deviendra également pisteur pour l’armée, convoyeur de colons, marchand,... et se mariera - entre autre- avec une indienne.

 

Père de 6 enfants, voyageur infatigable qui croisera la route d’autres personnalités du Far West (on a droit à un passage sur Hugh Glass, personnage immortalisé par Di Caprio dans The Revenant il y a quelques années) Jim Bridger tel que raconté ici rejoint les grands récits du genre, à commencer par le Jérémiah Johnson de Sydney Pollack.


 

 

J’ai également beaucoup apprécié la partie graphique et son style mixte. 

 

Si les décors sont réalistes et criants de vérités, rendant très immersives les grandes contrées américaines, les personnages penchent parfois vers un trait un petit plus caricatural, notamment dans certaines séquences narratives qui ne sont pas sans faire penser à du Blain.

 

Impression peut être renforcée par les choix de colo, Chris Regnault dessinateur du Jesse James de la même collection,  assurant les couleurs ici.


 

En conclusion, vous l’aurez compris, ce nouveau tome de la collection La Véritable Histoire du Far West est probablement celui qui m’a le plus emballé. 





 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi :LE RETOUR D’UN HOMME NOMME CHEVAL


 

C'est de qui ? L. Rosenthal


 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.


 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après le succès du très beau Un Homme Nommé Cheval,  Richard Harris, la star du film, et le réal, Irvin Kershner, remettent le couvert en ayant à cœur, louable intention, de faire un peu plus la part belle à la culture indienne, finalement peu représentée et surtout assez injustement, dans le premier film.

 

Le compositeur Laurence Rosenthal, qui est à l’apogée de sa carrière à cette époque, compose là un de ses plus fameux scores, magnifiant la beauté des images par un mélange habile et intéressant de musique classique européenne (sensée représenter la culture du héros) et des parties plus traditionnelles amérindiennes. 


 

Quelques belles pistes d’action figurent également sur la galette, dont celle de la chasse au bison, finissant de faire de cette B.O une œuvre très recommandable qui tient sans soucis la comparaison avec celle du premier volet et se révèle de toute beauté sur ce Jim Bridger.




 

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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 15:15

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? MEMOIRES D’ALEXANDRIE 1

 

 

C'est de qui ? C. Raimondi

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà croisée sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Alexandrie, vers 300 av JC, la bibliothèque de la cité est l’une, sinon LA, des plus riche du monde civilisé d’alors.

Le graal pour tout scientifique qui a l’occasion d’y étudier les milliers d’ouvrages qui s’y trouvent.

 

C’est la chance qu’a Hérophile, apprenti médecin invité par le roi en personne. Le jeune homme a des idées et concepts révolutionnaires qui font rire ses pairs mais se révèleront les bases de la médecine moderne puisque, plutôt que de se contenter de théorie, il suggère d’ausculter les malades.

 

Si l’homme fait preuve de génie il va surtout s’attirer l’inimitié de certains et son séjour à Alexandrie pourrait s’avérer plus dangereux que prévu.

 

Avec ce premier volet consacré à la Bibliothèque d’Alexandrie, l'auteure décide d’évoquer un personnage historique important mais dont on sait fort peu de choses et donc la part de fiction est importante.

 

 

Nous l’avons déjà dit en ces pages quand il s’agit de BD historique, et même si certaines sont fort bien faits et documentées, elles n’ont pas comme rôle de remplacer un manuel d’Histoire ou – époque aidant- des recherches approfondies sur la Toile, sur des sites sérieux et avérés (j’insiste sur les termes).

 

 

Néanmoins ne serait-ce que pour une évocation réussie de l’époque, la mise en lumière d’Hérophile (et de la bibliothèque d’Alexandrie of course), et le trait original et stylisée de l’auteure, ce premier tome est une lecture que je recommande aux amateurs du genre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :JULES CESAR

 

 

C'est de qui ? M. Rozsa

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Rozsa, qui sort de la B.O du colossal Quo Vadis, retrouve (véridique !) les décors de ce dernier sur le set de ce Jules César, réalisé par Mankiewicz avec un casting hors pair en tête duquel Marlon Brando inattendu dans le rôle de Marc Antoine qui lui vaudra sa 3° nomination aux Oscars d’affilée.

 

Rozsa est, disons-le, un spécialiste du genre puisqu’il a également à son palmarès les musiques de Ben Hur ou encore King of Kings.

 

Si l’on certains de ses gimmicks, voire même des passages entendus ailleurs dont il remplace simplement quelques notes, l'ensemble reste de haute volée avec notamment l’alternance entre deux  thèmes principaux ; l’un en mode mineur et l‘autre plus martial où les cuivres s’en donnent à cœur joie.

 

C’est la déclinaison de ces deux pistes qui rend l’ensemble aussi intéressant et en fait un écrinb de choix sur le premier tome des Mémoires d’Alexandrie.

 

 

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17 novembre 2022 4 17 /11 /novembre /2022 09:36






 

LA BD:





 

C'est quoi ? KISS THE SKY



 

C'est de qui ? Dupont & Mezzo



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat.

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui ensemble même.



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Comme quoi on peut être un grand passionné de rock et néanmoins être encore agréablement surpris par une bio d’un des guitaristes pourtant les plus célèbres de la discipline.



 

Il faut dire que sur ce premier tome (sur 2) de Kiss The Sky, Dupont se penche sur la jeunesse d’Hendrix.

Né dans une famille qui aurait pû être LA définition de la famille dysfonctionnelle, entre les galères d'argent, les différentes séparations des parents, le placement des enfants, le paternel violent, la mère absente…le futur génie de la 6 cordes a eu autant de chance que de volonté de ne pas mal finir et d’arriver à vivre sa passion pour la musique.



 

D’un naturel plutôt renfermé au départ, Hendrix, tout en croisant quelques-uns des grands noms de la musique américaine de l’époque (entre autres BB King, Sam Cooke, Dylan, les Stones…) va peu à peu réussir à vivre de son talent inné même si il connaît pas mal de galères au départ.

 

Homme à femme, il aura du mal à ne pas reproduire les schémas biaisés avec lequel il a grandi comme à tomber dans toutes sortes d’excès.



 

Pour mettre sa partition scénaristique en image Dupont a fait de nouveau appel à Mezzo avec qui il a déjà collaboré sur Love In Vain la bio d’une autre légende: Robert Johnson.

 



 

L’artiste donne une interprétation des 60’s aussi criante de vérité que personnelle, dans son style semi réaliste magnifié par le choix d’un noir et blanc qui flirte parfois avec l’expressionisme.

Léchant ses compositions picturales à la manière d’un photographe voire d’un peintre Mezzo donne à cette première partie de la vie d’Hendrix une force visuelle des plus marquantes.

 

Un album qui ravira les amateurs de BD originale et bien faite, de musique, voire des deux (votre serviteur cochant allègrement les deux cases)







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :RAINBOW BRIDGE



 

C'est de qui ? J. Hendrix



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Filmé probablement en grande partie sous-acide, se voulant un temple à la contre-culture hawaïenne, à base de surf, de médiattaion, de sexe et de drogues, Rainbow Bridge est une purge plus qu’un film, un pur produit de son époque, inregardable aujourd’hui qui n’a d’ailleurs pu voir le jour qu’à la présence  d’extraits de concerts de Hendrix (charcutés cela dit) dans le long.



 

Un album est évidemment sorti dans la foulée, ne contenant bizarrement aucun morceaux live mais des versions alternatives et autres titres plus ou moins inédits tirés de sessions studios.



 

Si forcément anachronique avec la période de la vie du guitariste évoquée dans le tome 1 de Kiss the Sky, j’ai trouvé que la variété des genres, du blues au rock, abordées par Hendrix sur cette galette faisait une bande son intéressante avec les images de Mezzo, qui n’hésite pas à devenir psychédélique sur certaines planches.




 

 





 

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24 octobre 2022 1 24 /10 /octobre /2022 08:08

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LA DISPARTION DE JOSEF MENGELE.

 

 

C'est de qui ? Matz & Mailliet

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Les Arènes

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Matz

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? En pleine débâcle de l’Allemagne nazie, le docteur Mengele, médecin d’Auschwitz responsable, entre autres horreurs, de la mort de milliers de juifs, embarque pour l’Amérique du Sud où nombre de ses congénères se sont déjà réfugiés.

 

Sur place, avec en ligne de mire une hypothétique renaissance du reich, le scientifique va devoir se fondre dans le décor et exécuter entre autres des travaux agricoles, frayant avec d’autres expatriés revanchards.

Mais bientôt il va être traqué par les descndants de déportés et rien moins que le Mossad.

 

 

 

Monté en suite de séquences dans les années d’après-guerre et de flashbacks dans les camps (chaque époque ayant ses teintes de couleurs), l’adaptation du roman d’Olivier Guez par Matz se lit comme un thriller politique tout en tension.

Si d’aventure celle de l’ex nazi pourrait émouvoir le lecteur, les flashbacks sur ses exactions dans les camps remettront vite les pendules à l’heure.

 

 

Quelle que fut la déchéance de Mengele, ses rapports avec ses femmes et ses enfants, légitimes ou non, ce n’est rien à l’aulne des crimes de guerre commis, ce que Matz souligne toujours justement.

 

 

Graphiquement le trait de Mailliet, dans la (noble) lignée de celui d’un Pratt ou d’un Pellejero (avant que ce dernier singe le premier pour les besoins d’une reprise forcément un brin mercantile), est un vrai atout pour cette version en BD, le dessinateur apportant une touche d’originalité via un style graphique qu’on attendait pas forcément sur le genre aux couleurs magnifiques.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :VOYAGE AU PAYS DE LA PEUR

 

 

C'est de qui ? R. Webb

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? A l'époque de sa toute puissance -ou presque- à Hollywood, Orson Welles fait la pluie et le beau temps à l'usine à rêves sur les projets sur lesquels il est impliqué.

 

Pour ce film d'espionnage il implique donc divers artistes de son entourage dont Roy Webb, alors en contrat chez RKO et qui va entamer avec Journey Into Fear une fructueuse série de films noirs.

 

 

Et effectivement ses compositions pour ce long métrage - fort moyen au demeurant – font preuve d'une finesse et d'une palette de nuances qui enrichissent et intensifient le suspense comme les passages plus dramatiques.

 

Utilisant avec minutie les corps d'instruments, Webb sait se faire discret quand c'est nécessaire laissant sa partition respirer pour mieux relever les images à des moments cruciaux.

 

 

 

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1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 14:17

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? A SHORT STORY.

 

 

C'est de qui ? Run & Maudoux

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble même.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pleine de rêve de célébrité, Elisabeth Short débarque à Hollywood où elle compte bien devenir l’égale des stars du grand écran.

Mais de mauvaises fréquentations en choix de vie hasardeux, la jeune femme va, en quelques mois, passer du rêve au cauchemar jusqu’à un dénouement tragique.

 

 

Deux des piliers du Label 619 se retrouvent pour cette enquête immersive et extensive sur le cas d’Elisabeth Short, aspirante actrice des années 40 qui finira sauvagement assassinée et dont le tueur ne sera jamais identifié formellement.

 

Run, reprenant le concept qu’il avait commencé à développer dans Doggybags et ses dérivés, mélange pages de textes, planches de BD et reproduction de documents d’époque. L’immersion est d’autant plus intense et on sent que le scénariste a amassé une documentation qui force le respect.

 

Néanmoins je suis resté quelque peu hermétique au récit, peut être justement à cause de ce mélange des narrations, et des récitatifs trop longs à mon goût. Si Run veut dresser un portrait « définitif » de la victime et de ce qui lui est arrivé avant sa mort atroce, il n’a pu que se baser sur ce qui a été écrit/ réalisé avant et, au final, donne son interprétation des faits, forcément partiale.

 

 

Cela étant j’ai été ravi de retrouver Florent Maudoux au dessin, surtout dans un registre plus réaliste que d’habitude, sa reconstitution du Hollywood d’antan et ses personnages étant aussi convaincants que son casting et ses décors fantasy dans Funérailles.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :L. A NOIRE

 

 

C'est de qui ? A&S Hale

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? A l’époque de sa sortie, L.A Noire a été salué par la critique et le public à la fois pour sa réalisation quasi cinématographique, son scénario très fouillé aux personnages secondaires multiples,  et, last but not least  son gampelay.

 

Inspiré directement de romans noirs d’auteurs comme James Ellroy, L.A Noire vous place dans la peau d’un jeune enquêteur du L.A.P.D dans les années 40, face à des meurtres bien tordus ; le jeu possède une ambiance assez exceptionnelle qui doit beaucoup à sa B.O.

 

 

Les frères Hale se sont autant inspirés des musiques de grands classiques du genre (les premiers Kubrick, Chinatown, L.A Confidential) que de standards du jazz de l’époque, le tout pour un résultat qui tient la dragée haute à n’importe quelle production cinématographique.

 

De la B.O de grande qualité pour une BD hybride au sujet très proche qui s’en accommode au mieux !

 

 

 

 

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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