10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 11:46

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : VOLTAIRE AMOUREUX

 

 

C'est de qui ? C. Oubrerie

 

 

La Couv':

 

 

La Faute à...  /  Voltaire Amoureux  Vs.  Concerto pour Hautbois

 

Déjà lu chez nous? Oui.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Les Arènes

 

 

 

Une planche:

 

La Faute à...  /  Voltaire Amoureux  Vs.  Concerto pour Hautbois

 

Ca donne Quoi ? Dans le Paris du début du XVIII° siècle un tout jeune et fringuant Voltaire, débarrassé des projets d’avenir que son père avait pour lui, n’aspire qu’à devenir rien moins que le plus grand auteur de son temps. Après un bref séjour en prison (et il n’était même pas coupable !) le voilà qui butine les conquêtes féminines, tente désespérément d’éditer son Henriade et voyage en Europe où il va notamment retrouver son ancien mentor, Rousseau en personne, que l’âge a bien changé.

 

C’est donc au tour de Clément Oubrerie, auteur à succès entre autre des séries Aya De Yopougon ou encore de l’adaptation des Royaumes du Nord, de rejoindre le giron de la branche BD des Arènes (qui compte déjà quelques pointures) pour livrer une bio de l’un des plus grands auteurs de son temps.

 

Poète, philosophe, dramaturge, libertin (oserai-je dire libertaire, ne serait-ce que dans son anticléricalisme forcené  !?), Voltaire, sous le crayon d’Oubrerie devient également un personnage attachant, brillant et hors-norme, au cœur d’artichaut et aux réparties cinglantes.

 

Dessiné dans un style plus délié que les précédents, avec toujours de belles couleurs bien choisies,  l’album est souvent fort drôle (mention spéciale au passage avec les docteurs charlatans) et prouve si besoin était tout le talent de conteur et d’illustrateur de son auteur.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? CONERTO POUR HAUTBOIS

 

 

C'est de Qui ?  G.P. Telemann

 

 

La couv' 

 

La Faute à...  /  Voltaire Amoureux  Vs.  Concerto pour Hautbois

 

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est d’autant plus étrange que l’on ait jamais rien écouté de Telemann sur B.O BD car c’est probablement l’un des compositeurs les plus prolifiques de l’histoire de la musique classique.

Avec plusieurs centaines (milliers même semblerait-il) d’œuvres à son actif, l’allemand était, en son temps, plus connu que ses pairs Haendel ou Bach, précurseur de bien des genres, on se perd littéralement dans la profusion des styles et des compositions.

 

Je vous avouerai que c’est avant tout de par sa proximité chronologique avec Voltaire que j’ai choisi ce concerto pour hautbois. Souvent aérien, voir enjoué, l’ensemble reste tout de même trop baroque pour moi et je préfère largement l’emploi de l’instrument soliste chez Prokoviev par exemple.

 

Néanmoins que ce soit sur les quelques scènes de cour, sur celles de représentation ou celles du périple en carrosse, la musique de Telemann apporte à Voltaire Amoureux autant de classe que de gaieté et c’est très bien comme ça.

 

 

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Une Chronique de Fab

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 14:08

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : PANAMA AL BROWN

 

 

C'est de qui ? A. W Inker et J. Goldstein

 

 

La Couv':

 

Victoire par K.O  /  Panama Al Brown  Vs.  The Cotton Club

 

Déjà lus par ici ? Oui pour le dessinateur.

 

 

C’est édité par ? Sarbacane.

 

 

Une planche:

 

 

Victoire par K.O  /  Panama Al Brown  Vs.  The Cotton Club

 

Ca donne quoi ? Le noble art, peut –être encore plus que les autres disciplines, compte un lot incroyable de fulgurants destins dont la chûte n’aura eu d’égale que la célébrité.

Mais pour un Mohamed Ali ou un Mike Tyson, qui se souvient de Jack Johnson sinon par l’album hommage de Miles Davis, de Jake La Motta (qui nous a quitté hier!) sinon via le Raging Bull de Scorcese ou encore de Hurricane Carter heureusement immortalisé par Bob Dylan.

 

A ce panthéon de boxeurs oubliés vient aujourd’hui s’ajouter Panama Al Brown à qui Jacques Goldstein et Alex W. Inker ont consacré une superbe BD.

 

Conçu sur le principe classique de l’enquête en flashbacks (menée ici par un journaliste has been) l’album narre avec talent la carrière de ce jeune homme d’origine hispanique qui, des quais de Colon au Panama, au clubs à la mode parisiens décrochera le titre de champion du monde poids-coqs, vivra une vie dissolue au possible la brûlant par les deux bouts en claquant son argent plus vite qu’il ne le gagnait et, après avoir fréquenté Joséphine Baker et Jean Cocteau, finira dans la misère et l’alcoolisme à Harlem.

 

Le graphisme d’Inker, qui faisait déjà des merveilles sur l’excellent Apache, avec son coté old school surané tout juste parfait pour le sujet, finit de faire de Panama Al Brown un des ouvrages les plus sympathiques de cette année, une des BD les plus réussie sur la boxe, le tout présenté avec soin par Sarbacane, entre la taille de l’album, sa couverture classe et son cahier historique à la fin de la bd.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE COTTON CLUB

 

 

C'est de Qui ?  J . Barry

 

 

La couv' 

 

Victoire par K.O  /  Panama Al Brown  Vs.  The Cotton Club

 

 

Déjà croisé dans le coin? Pas mal.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? De la grande époque où Francis Ford Coppola, fort de ses succès de la décennie précédente, pouvait encore se permettre de tourner des projets qui lui tenaient à cœur tout en ayant un certain soutien financier des studios, The Cotton Club est une évocation assez brillante et, forcément, très musicale, du célèbre club des années 30 à New York.

 

A la direction musicale on retrouve John Barry, entre deux James Bond (et pas les meilleurs) en grande forme et visiblement dans son élément, qui, entre son score original et l’adaptation fidèle mais énergique de standards célèbres (Cab Calloway, Duke Ellington, j’en passe et des meilleurs), ressuscite avec brio l’ambiance frénétique du jazz de l’époque.

 

Une B.O swing et classe, hommage vibrant aux big band, qui est des plus adaptée à accompagner Panama Al Brown…et sinon les auteurs vous ont également proposé une petite playlist en début d’album qui le fait également fort bien !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 15:01

 

 

 

 

 

 

LA BD

 

 

 

 

C'est Quoi ? EL NAKOM

 

 

C'est de Qui ?  Jéronaton

 

 

La couv' 

 

L'Ile de la tentation  /  El Nakom  Vs.  Rapa Nui

 

 

Déjà croisé dans le coin ? Non

 

 

C’est édité par? Le Long Bec

 

 

Une planche :

 

L'Ile de la tentation  /  El Nakom  Vs.  Rapa Nui

 

Ca donne Quoi ? De Danse avec les Loups au Dernier Samouraï en passant par un Homme Nommé Cheval (pour n’en citer que quelques uns), le sujet du héros arrivant au sein d’un groupe dont il n’est pas originaire qui va l’adopter et pour lequel il n’hésitera pas à risquer sa vie a déjà été exploité dans la fiction avec succès.

 

Sauf que le récit narré dans El Nakom est tiré d’une histoire vraie, à savoir celle de Gonzalo, un castillan qui, au début du XVI° siècle,  suite au naufrage de son navire, va rencontrer une tribu d’indigènes dont il va apprendre la langue et les mœurs puis, à l’appel d’un chef voisin menacé par une tribu agressive, enseigner à ses nouveaux amis le maniement d’armes qui leur étaient jusque là inconnues et qui vont leur permettre de défaire leurs assaillants.

En récompense Gonzalo gagne la main de la fille du chef avec qui il a des enfants.

 

Si le photoréalisme du trait m’a quelque peu gêné parfois (mais je suis, vous le savez, assez allergique au procédé), le talent de Jéronaton et sa mise en couleur directe (superbe par moments) a fait passer la pilule sans soucis, surtout que le récit est mené tambour battant et qu’on est complètement immergé dans l’environnement magnifiquement rendu de ce premier tome réussi au cliffhanger qui laisse envisager le pire pour nos héros !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? RAPA NUI

 

 

C'est de Qui ?  S. Copeland

 

 

La couv' 

 

L'Ile de la tentation  /  El Nakom  Vs.  Rapa Nui

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Au début des années 90, encore tout auréolé de son succès sur Robin des Bois avec « l’autre » Kevin (les deux homme se retrouveront l’années suivante pour le naufrage de Waterworld) Kevin Reynolds se fait plaisir en tournant ce film sur la guerre civile entre deux tribus de l’Île de Pâques.

 

Si le succès ne sera pas forcément au rendez-vous, le long métrage est loin d’être raté et sa B.O, que l’on doit à l’ex-pote de Sting (non remarquez ils sont peut être toujours potes ?), est à l’avenant.

 

On échappe pas aux rythmiques tribales entrainantes, aux chants et cœurs styles polynésiens, mais le coté folklore s’arrête –heureusement- là, Copeland, suivant peut être le scénario du film, ne cherchant pas à sonner forcément authentique ou historique mais accentuant plus le coté aventure et dramatique du film.

 

En découle un score métissé très correct dans l’ensemble, qui n’est pas , malgré ce que l’on aurait pu redouter, envahi d’effets et autres claviers qui sévissaient encore à l’époque et qui, si peut être un peu pénible sur le long terme de par ses aspects tribaux, est, vous vous en doutez, tout à fait adapté à une histoire comme El Nakom.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 11:42

 

Le seul blog de la planète à proposer un accompagnement musical à la lecture de bandes dessinées de toutes sortes fête aujourd’hui ses six années d’existence.

 

6 ans de chroniques quasi quotidiennes au succès florissant, et à la  fréquentation soutenue.

 

Merci donc aux collaborateurs du site, aux lecteurs assidus et, évidemment, à tout ceux, dans la chaine du livre, qui font que la BD continue à nous passionner.

 

Pour l’occasion, une chronique inhabituelle puisqu’il s’agit non pas d’une BD mais d’un ouvrage sur un auteur majeur du médium, j’ai nommé :

 

 

 

 

LE LIVRE

 

 

 

 

C'est Quoi ? BIG JOHN BUSCEMA

 

 

C'est de Qui ?  F. Florez

 

 

La couv' 


 

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

 

C’est édité par? Urban

 

 

Un extrait?

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

Ca donne Quoi ? Ma première rencontre, dans les années 80, avec le personnage qui allait squatter le haut de mon panthéon durant des décennies, j’ai nommé Conan le Barbare, le héros de Robert Howard, fût sous les traits que lui a prêté le dessinateur John Buscema, dans une série de comics écrite par Roy Thomas et publiée chez Marvel.

 

Ensuite, via les Strange que m’achetait mon père, j’ai retrouvé certains de mes super héros favoris (Wolverine, les Vengeurs, le Silver Surfer) sous le crayon affuté du même Buscema, avec toujours la même virtuosité dans le trait, la même sauvagerie dans les poses et une dynamique narrative des plus efficaces.

 

Ayant débuté sous la coupe du grand Jack Kirby (dont il recopiait pas mal le style au départ), aux cotés d’autres légendes comme John Romita, Gil Kane, ou encore Gene Colan, et avec des maîtres à penser aux noms aussi glorieux qu’ Hal Foster (papa de Prince Valiant, juste la meilleure série au monde) ou Milton Canif, John Buscema marquera d’une patte indélébile le monde du comics, en donnant de pas mal de ses icônes des versions quasi définitives et en inspirant toute une génération d’artistes à venir.

 

Big John pour Big Day!  /  Big John Buscema

 

 

 

Ce mois ci Urban sort un de ces énormes omnibus dont ils ont le secret, grande taille, grosse pagination, qui rend enfin un hommage digne de ce nom au dessinateur.

 

Rédigé par l’un de plus éminents spécialistes du bonhomme, riche d’une iconographie soignée (mention spéciale aux reproductions pleines pages de planches d’époque, façon Artist edition !), c’est un témoignage prenant sur l’histoire du médium et un régal pour les yeux de fans de comics old school !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 08:36

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : RENDEZ VOUS A PHOENIX

 

 

C'est de qui ? Tony Sandoval

 

 

La Couv'

 

Le Rêve américain ?/ Rendez-vous à Phoenix Vs. Frida

 

Déjà croisé sur le site? oui

 

 

C’est édité chez qui ? Paquet

 

 

Une planche

 

Le Rêve américain ?/ Rendez-vous à Phoenix Vs. Frida

 

 

Ca donne Quoi ? Tony Sandoval est sorti de ses histoires où fantômes et rock font bon ménage pour nous raconter une tranche de sa propre vie : son passage en fraude du Mexique vers les États-Unis.

 

Tout commence avec un visa refusé et, donc, 1 an d'attente avant d'en demander un autre. Pourtant, Tony est attendu à Phoenix par sa petite amie américaine Suzanne. Donc il décide de passer clandestinement la frontière à Nogales.

Par 2 fois, cela échoue et il se retrouve au poste avec prise d'empreintes et tout le toutim. Dans ses déambulations le long de la frontière, il entend des gens parler de leurs fuites de leurs pays (Guatemala, Honduras et plus loin encore)… et des risques énormes qu'ils ont pris. Il a un nouveau contact pour aller à Phoenix, mais il n'a pas les 600$ demandés.

 

Pas de problèmes pour Suzanne qui lui promet de les donner au passeur quand il sera arrivé : le voilà parti pour une traversée par le désert avec attaque de voleurs, 1e rendez-vous manqué avec la voiture et, enfin, 2e rendez-vous réussi et départ en voiture pour Phoenix où Suzanne l'attend pour de belles retrouvailles.

Le seul trésor qu'il a emmené avec lui est un Rotring® 0.3 avec lequel il a dessiné ses premières planches d'auteur de BD.

 

En bonne fan de Tony Sandoval, je ne pouvais pas passer à côté de cet album. J'y ai découvert un pan de sa vie qui est le reflet des affres de ce que vivent tous les migrants du monde à proximité des frontières. Tony Sandoval ne se fait pas porte-paroles des migrants, il raconte son propre vécu sans fioritures.

 

Pour l'avoir vu en dédicace, je peux affirmer qu'il n'a pas un aussi gros nez que dans le livre,mais qu'il a une grosse barbe… et que c'est quelqu'un de très agréable qui est capable de dessiner et parler en même temps (contrairement à d'autres que je citerai pas ici).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? FRIDA

 

 

C'est de Qui   Elliot Goldenthal

 

 

 

La couv' 

 

Le Rêve américain ?/ Rendez-vous à Phoenix Vs. Frida

 

Déjà entendu chez nous?  oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Le morceau choisi est une ballade nostalgique où dominent un accordéon et une mandoline avant l'entrée en scène de cordes aux accents plutôt tristes.

 

Elliot Goldenthal a évité ici le piège d'une musique "folklorique" mais on entend quand même quelques discrètes sonorités hispaniques. Le rythme s'approche un peu du ronronnement d'un train et colle bien avec le titre The journey  (le voyage en anglais).

L'ambiance de ce voyage n'est vraiment pas gaie et convient bien à l'état d'esprit d'un jeune mexicain coincé du mauvais côté de la frontière.

 

Il faut noter que cette BO composée pour le biopic sur la peintre mexicaine Frida Kahlo a permis au compositeur d'obtenir en 2002 l'oscar et le golden globe de la meilleure musique originale.

 

 

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Une chronique de Gen

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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